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7 avril 2010

Hypothermie - Arnaldur Indridason

Hypothermie d'Arnaldur Indridason (Editions Métailié Noir), sixième volume des enquêtes du commissaire Erlendur (et le 4e que je commente, cf. mon billet sur Hiver arctique avec les liens vers les précédents), entraîne à se poser une question existentielle: y-a-t-il une vie après la mort? Une jeune femme, Maria (très riche, mariée à un médecin), est retrouvée morte, pendue, dans leur maison d'été. L'enquête conclut au suicide, mais une amie de Maria, Karen, n'est pas convaincue par cette thèse et croit plutôt à un meurtre. Elle demande à Erlendur de mener enquête officieusement. Pour une fois, les deux adjoints d'Erlendur ne jouent aucun rôle. En revanche, les deux grands enfants du commissaire, Eva Lind et Sindri, se rapprochent de plus en plus de lui (Eva Lind essaie même de faire se rencontrer Erlendur et son ex-femme). Dans le même temps, les investigations menées par Erlendur lui font découvrir que Maria fut très proche de sa mère, Leonora, jusque par-delà la mort. On sent qu'il envie cette femme. L'hypothermie du titre est un état dans lequel (lors d'une expérience) on peut plonger pour que le coeur s'arrête (en se trempant dans une eau glacée quelques instants par exemple). C'est aussi une cause de décès quand une voiture (avec deux personnes dedans) tombe accidentellement dans un lac gelé islandais et que la glace se referme. Proust et sa "recherche du temps perdu" sont un élément important de l'histoire alors qu'Indridason (par l'intermédiaire d'Erlendur) dénonce les charlatans/voyants extra-lucides qui parlent avec les morts. Erlendur, qui n'est pas croyant, ne s'est pas pas remis de la disparition de son frère (dont il se sent un peu responsable). Cette tragédie, vieille de 35 ans, a eu des répercussions depuis lors, sur sa vie et dans les relations avec les autres. Très beau roman qui m'a vraiment plu et que je conseille. J'attends la suite avec impatience. Voir le billet d'Aifelle.

23 décembre 2009

Les larmes de Tarzan - Katarina Mazetti

Les larmes de Tarzan est paru en poche aux éditions Babel. Après Le mec de la tombe d'à côté, c'est le deuxième roman de Katharina Mazetti qu'ils publient, et je ne saurais trop vous le conseiller si vous avez le moral dans les chaussettes. Il s'agit d'une jolie histoire d'amour improbable digne des meilleurs Harlequin. Tout commence avec Tarzan qui rencontre Janne, ou plus exactement, Mariana, une jeune maman de 34 ans, percute, en se laissant tomber d'une branche alors qu'elle jouait à être Tarzan dans un arbre avec une corde, un homme dont le nom est Janne, et qui est âgé, lui, de 29 ans. Bien qu'elle travaille à mi-temps en donnant des cours d'Arts plastiques dans un collège, Mariana est pauvre, très pauvre, a des fins de mois difficiles et a du mal à nourrir ses deux enfants, Bella et Billy. Elle refuse le temps complet pour être avec eux. Janne, lui, est riche car il a fait fortune dans l'informatique: il conduit une Lamborghini. Suite à cette rencontre fracassante (les lunettes de soleil Armani de Janne ont été cassées), ils passent une nuit ensemble, et Janne (lui qui a toutes les femmes qu'il veut) pense sans arrêt à Marianna avec "ses seins en oreilles de basset" [personnellement, je n'arrive pas à les visualiser!]. Il n'aura de cesse de la conquérir, bien que Mariana considère, elle, cette nuit comme une aventure sans lendemain. En effet, elle n'arrive pas à oublier son mari Micke, qui est parti subitement sans prévenir. Le roman se compose de petits chapitres dont les narrateurs sont les personnages eux-même. C'est aussi plaisant que Le mec de la tombe d'à côté, même si cela m'a paru un peu superficiel à cause du "happy end". Voir aussi mon billet sur deux autres romans de Katharina Mazetti.

27 septembre 2009

Deux romans de Katarina Mazetti

Le mec de la tombe d'à côté nous ayant plu, à mon ami et moi (cf. mon billet du 03/05/09), on s'est retrouvés après une "descente" à ma bibliothèque de quartier à lire deux autres romans de l'auteure: Entre Dieu et moi, c'est fini et Entre le chaperon rouge et le loup, c'est fini (Editions Gaïa) sur papier rose (1). Les deux romans se suivent et se passent à Suède pour une grande partie; on y fait la connaissance de Linnea Nilsson, la narratrice, 16 ans dans le premier et 17 ans dans le deuxième. Dans Entre Dieu et moi, c'est fini, Linnea nous parle de sa vie d'adolescente dans un lycée en Suède, et de son amie Pia dont on apprend dès le début qu'elle va se suicider. L'histoire se passe pendant les 6 mois qui précèdent la disparition de Pia (qui demeure inexpliquée). Linnea nous fait connaître ses états d'âme et par la même occasion sa mère, son demi-frère Knotte, son beau-père, Ingo (artiste vivant au crochet de la mère), ainsi qu'un amoureux transi, Markus. Dans le deuxième, Entre le chaperon rouge et le loup, c'est fini, Linnea est le petit chaperon rouge de l'histoire (elle porte un bonnet rouge) qui va rencontrer un loup en la personne de Mark (alias Mats), un garçon légèrement plus âgé qu'elle, qui lui fait perdre sa virginité et miroiter monts et merveille: elle se retrouvera à Los Angeles comme une SDF. Les deux romans se lisent bien même si ce n'est pas impérissable. Katarina Mazetti emploie un style tonique avec une tonalité parfois ironique.

(1) Je sais enfin pourquoi les Editions Gaïa imprime en rose. Voici le texte à la fin des deux ouvrages: "Imprimé sur "perle sanguine" (ou "zéphir rose!") 90 g, spécialement fabriqué pour Gaïa édition. La teinte du papier sur lequel cet ouvrage a été imprimé est le résultat d'une recherche soucieuse d'un plus grand confort de lecture: le coefficient de lisibilité est en effet jugé optimum, sous condition d'un bon éclairage ambiant." Personnellement, je ne peux pas me prononcer s'il y a du mieux pour le confort de lecture. Je n'ai pas vu la différence.

3 mai 2009

Le mec de la tombe d'à côté - Katarina Mazetti

Bien que son nom ait une consonance italienne, Katarina Mazetti est suédoise et écrit dans cette langue. J'ai acheté Le mec de la tombe d'à côté (paru en poche aux éditions Babel) car j'ai trouvé ce titre amusant. Désirée et Benny n'ont rien en commun et ils n'auraient pas dû se rencontrer. Mais voilà, Désirée vient de perdre son mari prématurément et va presque tous les jours sur la tombe de celui-ci. Benny, lui, va régulièrement arroser les plantes sur la tombe de sa mère. Il apparaît que les tombes des deux défunts sont voisines. Benny et Désirée se remarquent. Et le début n'est pas prometteur: il la trouve terne, mal fagotée et sans beaucoup de rondeurs. Elle note que la tombe d'à côté est vulgaire avec toutes ses plantes, et que celui qui vient les entretenir (elle le surnomme le Forestier) dégage une drôle d'odeur et n'a plus que trois doigts à une main. Mais de fil en aiguille, un déclic se fait, il a suffi qu'un sourire soit échangé et là tout bascule. Benny est amoureux, lui, l'éleveur de bétail, célibataire endurci. Désirée, elle, est bibliothécaire. Avec un récit où Désirée et Benny sont tour à tour les narrateurs, nous assistons à une histoire d'amour en accéléré avec des problèmes de couple qui surgissent au bout d'un moment alors qu'il vivent à plus de 20 km l'un de l'autre. En particulier, Désirée ne sait pas faire la cuisine alors que Benny a été "bichonné" par sa maman jusqu'à la mort de cette dernière: elle lui faisait tout (logé, nourri, blanchi). D'autres incompatibilités se greffent. Leur seul terrain d'entente est leur relation physique. Mais Désirée considère que leur liaison s'est terminée dès qu'elle a commencé. Je ne vous dévoilerai pas la toute fin qui donne une note d'espoir. Le roman est tonique et on s'attache aux personnages. Une jolie découverte.

PS: j'ai été voir avec mon ami la pièce de théâtre qui a été tirée de ce roman. Elle se joue à Paris jusqu'en mars 2010. Cf. mon billet du 7 février 2010.

13 mars 2009

Hiver arctique - Arnaldur Indridason

Je viens de lire le cinquième roman d'Arnaldur Indridason, Hiver arctique (Editions Metailié Noir) dans lequel le commissaire Erlendur ainsi que les inspecteurs Elinborg (c'est une femme pour ceux qui ne le savent pas) et Sigurdur Oli enquêtent sur le meurtre d'un petit garçon de 10 ans, Elias, d'origine thaïlandaise par sa maman. Il a été poignardé et son corps repose sur la neige islandaise dans un quartier de Reykjavik. C'est l'occasion pour Indridason d'évoquer le problème du racisme lié à l'immigration d'Asiatiques en Islande. Un grand nombre de Philippins, Thaïlandais et Vietnamiens se sont installés en Islande. Dans le cas précis de l'histoire, un Islandais était parti se trouver une épouse (Sunee) en Thaïlande et l'a ramenée (il n'en n'est pas à sa première épouse immigrée). Depuis, le couple a divorcé. Sunee, la mère d'Elias, parle mal l'Islandais, son frère Virote et son fils aîné Niran (né d'un premier lit) également. D'ailleurs, pendant l'enquête qui se passe sur une courte période, une interprète est présente. Niran se sent déraciné. Il supporte mal cette situation. Concernant le meurtre d'Elias, tout porte à croire qu'il s'agit d'un crime raciste ou pédophile. Indridason donne, cette fois-ci, moins d'importance aux relations houleuses entre Erlendur et ses enfants, Sindri et Eva Lind, que dans l'Homme du lac ou la Voix (mon billet du 15/04/2008). L'intrigue est resserrée sur différents suspects dont on fait la connaissance tour à tour. Parmi ceux-ci, des enseignants de l'école où allait Elias, un voisin de palier et même Niran. Si, comme mon ami, vous aimez savoir comment cela se termine, vous pouvez lire les 25 dernières pages... mais vous ne serez pas beaucoup avancé en connaissant le nom du ou des meurtrier(s), puisqu'il(s) n'apparait(ssent) qu'au tout dernier moment, presque par hasard. En effet, Arnaldur Indridason a l'art de distiller au compte-goutte les informations. Je pense que l'auteur se sert une fois de plus d'une intrigue policière (bien menée) pour décrire une certaine réalité de la société islandaise. Je conseille cet Hiver arctique

7 mars 2009

Profondeurs - Henning Mankell

Je connaissais Henning Mankell, auteur de romans policiers; voici Henning Mankell, auteur de romans, tout court. J'avais entendu parler de Profondeurs au moment de sa sortie en janvier 2008. Ce roman vient de paraître en édition de poche "Points Seuil". C'est une histoire étrange qui commence de façon somme toute banale. En Suède, le capitaine Lars Tobiasson-Svartman (très important les deux noms de famille accolés, celui de sa mère d'abord, et celui de son père ensuite) est engagé par le Ministère de la Marine pour sonder les côtes afin de mesurer la profondeur de l'eau dans le but d'éviter que les bateaux ne s'échouent ou ne heurtent un rocher. Lars a sa sonde, il dort même avec. Il faut tracer la cartographie des routes militaires, Car nous sommes au tout début de la 1ère guerre mondiale, en octobre 1914. Lars est marié depuis peu à une dénommée Kristina Tacker (qui a gardé son nom de jeune fille) mais il est très seul. Au détour de phrases et à mesure que le récit avance, on se rend compte que Lars est un dangereux malade mental. Son esprit est un gouffre sans fond comme les profondeurs qu'il mesure. Il est capable de crise de rage et de violence envers les hommes et les animaux (il tue un chat par exemple ou même un déserteur allemand) et puis plus rien, comme si de rien n'était, il pense à autre chose. Dès le début de sa mission, il se retrouve à accoster sur un îlot rocheux, Hallskär, où vit une jeune veuve, Sara Fredrika. Il a une relation intime avec elle, et même s'il est fascinée par cette femme, il ne l'aime pas vraiment. D'ailleurs, est-il capable d'aimer? A partir de là, il se met à mentir et à inventer des missions pour la rejoindre. Il ment à sa femme, il ment à la Marine, il ment aussi à Sara Fredrika (il dit qu'il est veuf). Il est aussi très jaloux. Mankell n'explique pas le comportement de Lars si ce n'est que cela remonte à son enfance et à ses sentiments envers son père. Mankell a un regard clinique sur son personnage. Sans avoir de l'empathie pour Lars, on a envie de lui dire d'arrêter d'agir comme il le fait. Mais il est pris dans un engrenage sans issue. C'est un roman qui se lit assez vite grâce à de courts chapitres. Malgré la noirceur de l'histoire et son côté étouffant, j'ai vraiment aimé.

PS: depuis ce billet, j'ai chroniqué deux autres romans d'Henning Mankell: Le cerveau de Kennedy et Les chaussures italiennes.

19 août 2008

Rouge-gorge - Jo Nesbo

Ouf, je suis presque arrivée au tiers de ma sélection de PAL (25 titres) en date du 24/10/2007, avec un 8ème titre lu et que je chronique aujourd'hui (mais, bien entendu, j'en ai acheté et lu ou stocké plein d'autres depuis lors!). L'auteur de Rouge-gorge est norvégien, et ce titre, le troisième que je lis de lui (après Les Cafards qui se passait en Thaïlande, et L'homme chauve-souris, qui se déroulait en Australie) met en scène une intrigue située pour une fois en Norvège.   Harry Hole, l'inspecteur de police, héros récurrent des romans de Nesbo, est affecté (suite à une bavure) dans une section parallèle qui mène des enquêtes sur le milieu néo-nazi. Toute une première partie du roman nous permet de remonter le cours de temps, plus exactement en 1942, à la bataille de Stalingrad jusqu'en 1944. Six jeunes Norvégiens se sont engagés dans la Waffen SS. Quelques-uns sont tués mais au moins deux reviennent blessés mais vivants. L'un des deux prend l'identité d'un mort pour éviter d'être pris comme déserteur. En 2000, lors de la fête nationale norvégienne qui est le 19 mai, un attentat contre le roi de Norvège se prépare. Un vieil homme (sur le point de mourir de maladie) est le tueur. Tout le roman nous fait comprendre le rapport qu'il y a entre ce qui s'est passé pendant la seconde guerre mondiale et les motivations du tueur. Jo Nesbo nous montre que les milieux néo-nazi se sont infiltrés dans la police. Roman qui tient en haleine (mais avec une intrigue un peu compliquée du fait de la subtilisation d'identité). J'ai néanmoins préféré ses deux précédents (peut-être faisaient-ils plus exotiques?). De toute façon, je vais continuer à suivre les enquêtes d'Harry Hole qui est un personnage attachant.

15 avril 2008

Deux polars nordiques - Asa Larsson et Arnaldur Indridason

Ils figuraient tous deux dans ma PAL, et je les ai lus coup sur coup durant quelques jours de vacances.

Horreur boréale de Asa Larsson est paru aux Editions Gallimard Noire. Premier roman traduit en français de cette femme écrivain. Un crime horrible, dont la victime est un pasteur, Viktor Strandgard, est perpétré dans la nef de l'église de la Force originelle, congrégation évangéliste au nord de la Suède, à Kiruna, en Laponie. La soeur de la victime, Sanna, qui est suspectée, appelle à l'aide son amie Rebecka, avocate qui exerce à Stockholm. Rebecka mènera son enquête en parallèle avec la police au péril de sa vie. Parmi les inspecteurs de police, se distingue Anna-Maria, enceinte jusqu'aux yeux. Le déroulement de l'histoire se passe sur sept jours. Chaque partie commence par ce libellé "il y eut un soir, il y eut un matin". Se lit sans déplaisir mais ce n'est pas le meilleur polar que j'ai lu et certains traits de caractères m'ont paru peu crédibles. Le contexte particulier lapon y est certainement pour quelque chose et pourtant les motifs des crimes peuvent être aussi sordides que partout ailleurs: crapuleux et pédophiles.

La voix de Arnaldur Indridason (Editions Metailié et Poche Seuil) est le troisième roman que je lis de cet auteur islandais après La cité des jarres et La femme en vert (voir mon billet du 22 octobre 2007). Là, l'intrigue se passe dans un hôtel de luxe. Un portier, Gudlaugur (Gulli), qui fait le Père Noël au moment des fêtes, a été poignardé. Gulli vivait dans l'hôtel, on ne lui connaissait pas d'ennemi. Nous retrouvons le commissaire Erlandur qui  s'installe dans une des chambres de l'établissement pour mener l'enquête. La voix du titre se rapporte à Gulli qui était enfant quand on a découvert qu'il avait une magnifique voix de chanteur. Il avait même enregistré deux ou trois disques (qui font le bonheur des collectionneurs). Puis, à l'adolescence, juste avant un concert qui devait lui assurer une certaine gloire, sa voix a mué. Gulli ne chante plus et sa famille (père et soeur) découvre qu'il est homosexuel. Peu avant son assassinat, Gulli avait appris qu'il était licencié après de nombreuses années de bons et loyaux service comme portier. Après avoir exploré plusieurs pistes, Erlandur s'aperçoit que Gulli n'est pas victime d'un crime passionnel. Je ne vous en dirai pas plus. L'histoire plus intimiste que les deux romans précédents m'a peut-être moins enthousiasmée mais c'est quand même très bien. Vous pouvez lire un autre avis sur le blog de Dominique.

15 novembre 2007

Millenium 3 - La reine dans le palais des courants d'air - Stieg Larsson

Je viens de terminer le tome 3, La Reine dans le palais des courants d'air, de la trilogie Millenium (voir mon billet du 21 janvier 2007) qui est en train de faire du bruit. Des panneaux immenses dans le métro parisien annoncent qu'un coffret des trois volumes est disponible. Et en cadeau, les lecteurs ont la chance d'avoir un fascicule "collector" d'une vingtaine de pages contenant les derniers mails échangés entre l'écrivain Stieg Larsson et son éditrice. L'auteur est mort subitement d'une crise cardiaque juste avant que les romans ne sortent en librairie. Tout cela pour dire que ce troisième et dernier volume termine en beauté cette entreprise. Il est la suite et fin de Millenium 2. C'est un roman à suspense où se mêlent des journalistes d'investigation, des "hackers", des policiers, des hommes politiques et des services secrets, et des proxénètes. Certains personnages comme la journaliste Erika Berger sont plus étoffés, d'autres font des apparitions. On s'attache à tous les protagonistes qui sont inspirés parfois par des personnages existants ou ayant existés. Stieg Larsson était lui-même rédacteur en chef d'une revue très semblable à Millenium. La trilogie est à lire dans l'ordre, même si le premier tome peut se lire séparément. Ne lisez pas le troisième avant le second. Mais lisez la trilogie, je pense que vous ne regretterez pas.

22 octobre 2007

La femme en vert - Arnaldur Indridason

 

Deuxième roman policier de l'écrivain islandais Arnaldur Indridason paru aux Editions Metailié (et depuis peu en Livre de Poche) après l'excellent la Cité des Jarres, La femme en vert est tout aussi remarquable. Dans la banlieue de Reykjiavik, on retrouve l'inspecteur Erlendur menant une enquête suite à la découverte macabre d'un squelette enfoui à côté d'une colline. Côté personnel, il connaît des problèmes avec sa fille droguée et enceinte de sept mois, qui se retrouve dans le coma. Deux récits se déroulent en parallèle : l'enquête de nos jours et l'histoire d'une famille, un couple et leur trois enfants pendant la seconde guerre mondiale, époque où les Anglais, puis les Américains s'étaient installés en Islande. Le mari bat sa femme comme plâtre sous les yeux impuissants des enfants, deux garçons et une fille qui est devenue une "tordue" suite à une maladie d'enfance. Tout finira mal et on saura qui était ce squelette qui en cache un deuxième. L'histoire est prenante. La description des sévices physiques et le harcèlement moral et psychologique que fait subir le mari à sa femme sont insoutenables. On comprend comment la femme, Margaret, ne peut que subir. Les enfants, de témoins, deviennent acteurs de cette tragédie. On a la gorge nouée. A l'heure où, "dans la vraie vie", un chanteur est libéré pour bonne conduite après 4 ans de prison pour avoir tabassé à mort sa compagne, ce roman prend une résonance tragique. La violence conjugale a toujours existé et n'est pas prêt de disparaître. J'ai hâte de lire le troisième roman, La voix, du même auteur, qui fait partie de ma liste à lire [chroniqué le 15/04/2008].

13 avril 2007

Romans policiers

Pour la littérature policière, il n'y a pas que les Américains. Depuis peu, sont apparus des romanciers de polars venus du nord qui viennent d'être traduits en français. Il est dommage qu'il n'y ait pour l'instant pas d'adaptations cinématographiques dignes de ce nom. Certains noms me viennent à l'esprit : Jo Nesbo (norvégien), Gunnar Staalasen (norvégien), Arnaldur Indridason (islandais), Ake Edwardson (suédois), Henning Mankell (suédois).
La télévision suédoise a adapté au moins un des romans de ce dernier, la 5ème femme, dont le héros récurrent est le commissaire Wallander. Depuis quelque temps, la télévision écossaise porte à l'écran les enquêtes de John Rebus de l'auteur écossais Ian Rankin.
Des romans policiers situés au 19ème siècle pourraient donner des films excellents mais évidemment très chers à cause de la reconstitution des époques comme ceux parus dans la collection "Grands Détectives" en poche 10/18.
De très bons romans policiers japonais adaptables existent aux Editions Philippe Picquier.

21 janvier 2007

Trilogie Millenium - Stieg Larsson

Les deux premiers tomes sont parus et j'attends avec une grande impatience le 3ème qui doit sortir à la fin de l'année. L'auteur, Stieg Larsson, a remis cette trilogie à son éditeur en 2004 et est décédé peu après d'une crise cardiaque. Cette trilogie parue aux Editions Actes Sud est à lire toutes affaires cessantes. Les intrigues des deux premiers tomes sont passionnantes de bout en bout. L'auteur suédois situe ses intrigues en Suède. Les principaux protagonistes sont un journaliste et une jeune femme qui semble être désaxée mais qui dans les deux premiers tomes se révèle être pleine de ressources et une "hacker" hors pair, ce qui lui permet de se sortir de situations inextricables. Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, T1, et La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette, T2 (les titres sont singuliers surtout le deuxième) vous laissent un sentiment de frustration car on n'attend qu'une chose, le 3ème tome, qui doit paraître sous le titre La reine dans le palais des courants d'air. (chroniqué le 15/11/2007)

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