Jauja - Lisandro Alonso / Shaun le mouton - Mark Burton, Richard Starzak
Voici deux films qui n'ont rien voir l'un avec l'autre, sauf que je les ai vus dans la même soirée.
Jauja de Lisandro Alonso est sorti mercredi 22 avril 2015 dans quelques salles à Paris. C'est un film qui sort de l'ordinaire. Les dialogues sont en deux langues, le danois et l'espagnol. Le format de l'image est carré avec des bords arrondis. La lumière tire plutôt vers les tons jaune ocre et gris. Le décor principal est le paysage venté (on entend peu de musique et beaucoup le vent), caillouteux et assez aride de la Patagonie argentine. De nombreux plans fixes s'attardent sur ce paysage. A la fin du XIXème siècle, en plein coeur de la Patagonie, Gunnar Dinesen, un ingénieur danois, et Ingeborg, sa fille âgée de 15 ans, bivouaquent avec l'armée argentine qui est là pour exterminer la population indigène dont le chef habillé en femme se nomme Zuluaga. L'armée est en quête d'une ville mythique appelée Jauja qui a disparu depuis des siècles. Gunnar est nommé capitaine dans l'armée pour l'occasion. Bien qu'il surveille de près sa fille (blonde aux yeux bleus), cela n'empêche pas Ingeborg de s'enfuir avec un soldat. Le père désespéré part à sa recherche. Si vous voulez vivre une expérience cinématographique qui change du tout venant, allez voir ce film un peu abstrait où le rêve et le fantastique se mêle à la réalité. Viggo Mortensen (coproducteur du film) est très bien. En revanche, je n'ai pas compris une partie de l'épilogue qui se passe de nos jours. Lire le billet très complet d'Alex-6.
Et maintenant, je passe à Shaun le mouton (sorti le 1er avril 2015), produit pour partie par les studios Aardman. Nick Park, le créateur de Wallace et Gromit et des poules de Chicken Run, a imaginé le personnage de Shaun, un mouton intelligent, plein de ressources qui, un jour, en a assez de la routine de la ferme où il habite avec six ou sept de ses congénères. Régulièrement, il passe à la tondeuse comme les autres. Il faut dire que le fermier est un as de la tonte. Ces moutons sont gardés par Bitzer, un chien de berger très attaché à son maître. Pour profiter un peu de liberté, Shaun a l'idée d'enfermer le fermier dans une caravane après que celui-ci se soit endormi en ayant compté les moutons. La caravane se met à rouler toute seule et se dirige vers la grande ville voisine. A partir de là, les gags se multiplient. Shaun et les autres partent à la recherche du fermier qui, entretemps rendu amnésique par accident, devient un coiffeur à la mode (il tond les cheveux comme la laine). Ils doivent faire face à un méchant gardien de fourrière digne de Mme Tweedy dans Chicken Run. J'ai vu des clins d'oeil aux films Le silence des agneaux ou Les évadés (The Shawshank Redemption). Il y aussi des références aux films précédents de Nick Park. Le chien Bitzer a un air de famille avec Gromit (en moins intelligent, tout de même). Ce film qui dure 1H20 est très amusant. Le public de la salle (des adultes en majorité) riait beaucoup. Un film à voir et à conseiller.










Quelques masques
Une coupe avec un couvercle et des piquants
Une coupe avec l'effigie d'un bassaris (mammifère d'Amérique centrale de la famille des ratons laveurs)
Un être mythologique
Déesse du cacao


























































un kapokier.


Un des nombreux tumulus qui abrite un édifice. Depuis presque 1000 ans, la nature a repris ses droits, en particulier les arbres aux longues racines.
La plupart des sculptures sur le site sont des copies. Les originaux sont conservés dans un vaste musée à l'entrée du site.
Un édifice à moitié enfoui avec un arbre au mileu.
Un autel : sur chaque côté sont réprésentés les 16 rois mayas qui ont régné à Copan (entre 400 et 800 après J.-C.), dont le plus célèbre est le 13ème, surnommé "18-lapin", qui a été décapité lors d'un sacrifice.
Le dieu Jaguar.
Le Soleil.
Le terrain de jeu de pelote. 
Il y a encore des traces de couleur sur certains bâtiments: la couleur principale utilisée par les Mayas était le rouge. Les deux autres couleurs étaient le jaune et le bleu.
Et voici, recouvert par une bâche, le fameux escalier hiéroglyfique: il "comporte le plus long texte maya connu (2 200 glyphes), sculpté avec beaucoup de précision dans la pierre des contremarches. Malheureusement, sur les 63 marches, seulement 15 ont été trouvées encore à leur place, dont 5 partiellement détruites : les autres s'étant effondrées, elles ont été replacées de façon arbitraire lors de la restauration de l'édifice en 1935. Il n'a donc pas été possible de déchiffrer entièrement le puzzle incomplet actuel; le texte constitue une chronique de la dynastie copanèque depuis le premier roi Yax K'uk' Mo'. Les cinq statues assises tout au long du milieu de l'escalier représentent les cinq prédécesseurs de K'ak' Yipyaj Chan K'awiil. Ce dernier est représenté sur la Stèle M qui se trouve au pied de l'escalier" (source Wikipedia).


Un des côtés de l'escalier.
J'aime beaucoup cette tête.
Encore des traces de couleurs.
Un bel oiseau.
Une des stèle sur la place de Copan.


Les 5 dernières photos ont été prises dans le musée de Copan. Grand édifice aéré.

Seul le petit édifice au milieu de la photo a été mis au jour, tout le reste est encore enfoui.
Voilà l'édifice. Quelques stèles disséminées aux alentours sont protégées par des toits de chaume.















