Le blog de Dasola
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Pour les challenges de l'année en cours, 
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16 mai 2025

Tu ne mentiras point - Tim Mielants

J'avais été bouleversée en 2003 par le film de Peter Mullan, The Magdalene Sisters. Plus de vingt plus tard, Tu ne mentiras point du Belge Tim Mielants reprend un peu le même sujet, en le traitant de manière très différente. Entre 1922 et 1996, a priori, plus de 56 000 jeunes femmes irlandaises ont été enfermées dans des couvents. Elles avaient eu le malheur de se retrouver enceintes hors mariage, ce qui était inacceptable dans l'Irlande catholique. Parfois, c'était un comportement inapproprié qui les conduisaient dans ces lieux austères où elles passaient leur temps à faire des lessives, à être maltraitées et humiliées. Quand elles avaient accouché, leurs bébés leur étaient retirés et ils étaient mis à l'adoption. Dans Tu ne mentiras point, on fait la connaissance de Bill Furlong (Cillian Murphy), un charbonnier marié et père de cinq filles. Lors d'une livraison de charbon au couvent voisin, il assiste de loin à une scène qui le traumatise. Une mère de famille emmène de force sa fille au couvent malgré les pleurs de cette dernière. Cet épisode le fait repenser à sa propre enfance, car lui-même est né hors mariage et sa mère a eu de la chance de trouver une femme riche qui l'a prise à son service. On sent que l'église est présente partout. Personne n'ose rien dire sur ce qui se passe dans le couvent. À un moment donné, la confrontation entre la mère supérieure (Emily Watson, effrayante) et Bill Furlong est glaçante. Comme elle sait ce qu'il a vu, elle fait des menaces à peine voilées envers lui et ses filles qui profitent de l'éducation de ce couvent. L'histoire se passe dans une petite ville irlandaise grisâtre avec un ciel plombé pendant la période de fin d'année. C'est lugubre. Je me suis demandée si la fin n'était pas un rêve. Cillian Murphy avec son regard bleu et son air mutique est impressionnant. Un film à voir éventuellement même si j'ai nettement préféré The Magdalene Sisters qui abordait le sujet d'une manière plus frontale. À noter qu'Eileen Walsh qui interprète le rôle de la femme de Bill a joué dans le film de Peter Mullan. Elle était Crispina, la fille un peu simplette à qui on faisait subir les pires outrages. Lire les billets de Pascale et Selenie

13 mai 2025

Ghostlight - Kelly O'Sullivan et Alex Thompson / Les enfants rouges - Lofti Achour

J'ai vu ces deux films l'un après l'autre le 8 mai 2025. 

 

Ghostlight de Kelly O'Sullivan et Alex Thompson est un beau film sur le deuil et sur la manière dont une pièce de théâtre (Roméo et Juliette de William Shakespeare) et le triste destin des jeunes amoureux de Vérone servent de thérapie à une famille. Dan travaille sur un chantier près d'une salle de théâtre amateur. Sa fille Daisy est en pleine révolte et Sharon, la mère, fait ce qu'elle peut. Un jour, Dan entre par hasard dans la salle et de fil en aiguille intègre la troupe qui répète Roméo et Juliette. Face à Dan, on est conquis par Rita (Dolly de Leon) qui doit jouer Juliette. Elle a plus de 50 ans. Je vous laisse deviner qui va jouer Roméo. Et Daisy est acceptée dans la troupe dans le rôle de Mercutio. La thérapie par le théâtre est une belle chose. Toutes ces répétitions débouchent sur une seule représentation. C'est émouvant et magnifique de voir ces acteurs dans cette pièce dont on ne voit que des bribes. Il faut noter que la famille formée par Dan (Keith Kupferer), Sharon (Tara Mallen) et Daisy (Katherine Mallen Kupferer) est une vraie famille à la ville et ça se sent. Lire le billet de Pascale.

 

Je passe au film Les enfants rouges d'un réalisateur franco-tunisien. C'est un drame épouvantable qui s'est passé peu de temps après les attentats du Bataclan. Le scénario est donc tiré d'une histoire vraie qui a traumatisé les Tunisiens. Nous sommes donc en Tunisie, en 2015. Deux jeunes bergers de 14 et 16 ans, Ashraf et Nizar (ils sont cousins), emmènent leur troupeau de chèvre dans un paysage magnifique de montagnes au sol crayeux. Il semble que cela se soit passé pas loin de la frontière algérienne. Les deux garçons sont attaqués par derrière, on voit peu de choses si ce n'est que Nizar est décapité et Ashraf est contraint de prendre la tête de Nizar dans un sac et l'emporte dans sa famille. Ashraf est complètement traumatisé. On ne saura pas vraiment qui étaient les assaillants. Le réalisateur s'est concentré sur les victimes. Ashraf et sa famille vivent pauvrement au milieu de nulle part. La grande partie du film présente l'expédition des hommes de la famille pour récupérer le reste du corps. La mère de Nizar a accouché d'un homme en entier et son garçon doit être enterré en entier. En attendant que le reste du corps soit retrouvé, la tête est conservée au frigo. J'ai appris que le terme "rouge" du titre veut dire courageux. Un beau film interprété avec beaucoup de talent par des non-professionnels et, je le répète, les paysages sont magnifiques. Lire le billet de Selenie.

8 mai 2025

Little Jaffna - Lawrence Valins

Je suis allée voir très confiante Little Jaffna et ma déception a été à la hauteur de mes attentes. Lawrence Valin, d'origine sri lankaise, qui interprète le rôle principal (Michael, un gardien de la paix infiltré dans la communauté tamoule du nord de Paris), est aussi le réalisateur. L'histoire se passe à la fin des années 2000 à Paris, pendant qu'il y a la guerre civile au Sri Lanka. Un groupe de Tamouls extorque de l'argent auprès des commerçants de la communauté. L'argent récolté et blanchi est envoyé aux rebelles séparatistes au Sri Lanka. J'ai trouvé que le film se composait de plusieurs séquences qui ne se terminent pas vraiment, dont une course-poursuite. Si j'ai bien compris, Michael est chargé de trouver et faire saisir les marchandises et pour ce faire, il se rapproche d'Aya, le patriarche qui fait la pluie et le beau temps dans la communauté. Avec son regard perçant, il est impressionnant. A part ça, j'ai aimé le personnage de la grand-mère de Michaël. Un film qui bénéficie de bonnes critiques et je ne sais pas pourquoi. Pascale n'est pas enthousiaste non plus. 

3 mai 2025

Ce nouvel an qui n'est jamais arrivé - Bogdan Mureşanu

Je viens de voir Ce nouvel an qui n'est jamais arrivé, un film roumain qui se passe entre les 20 et 21 décembre 1989, un jour avant la chute de Ceaucescu. J'ai été vraiment emballée par ce film que j'ai trouvé prenant et très bien interprété. Pendant 2h18, on suit six personnages (hommes et femmes) qui se préparent soit aux festivités de fin d'année, soit à fuir le régime de Ceausescu et la Securitate. Il y a Gelu, l'artisan et ouvrier qui a un petit garçon, Marius, qui commet une grosse gaffe. Margareta, une femme d'une soixantaine d'année, est désespérée car elle ne veut pas quitter sa maison qui doit être démolie (Gelu fait partie des déménageurs de la maison). Son fils, agent de la Securitate, est intraitable. Il y a Florina, une actrice à qui on ordonne de prendre la place d'une autre pour participer à un clip à la télé. Il s'agit de souhaiter les meilleurs voeux de la population au chef suprême. Les hommes de la télé qui sont chargés de cette tâche ont bien du mal à boucler cette corvée car Florina leur donne du fil à retordre. Enfin, il y a Laurentiu, le fils d'une professeure de roumain et d'un des responsables de la télé qui est décidé à quitter la Roumanie avec son copain Vlad. C'est filmé au plus près des acteurs. Il n'y a pas de temps mort. J'ai apprécié la musique du Boléro de Ravel à la fin, quand la population se soulève contre le dictateur en train de discourir. Je rappelle que Ceaucescu et sa femme Hélène ont été jugés et fusillés dans la foulée le 25 décembre 1989. Un film à voir. 

1 mai 2025

The Amateur - James Hawes / Des jours meilleurs - Elsa Bennett & Hippolyte Dard

Voici deux films vus récemment que j'ai bien appréciés. 

Le premier, The Amateur, est une adaptation d'un roman de Robert Littell. Charles Heller (Rami Malek, qui est aussi coproducteur du film) est un cryptographe doué à la CIA qui perd sa femme dans un attentat terroriste à Londres. Il se rend compte que des moutons noirs font partie de l'Agence et qu'il ne doit compter que sur lui-même pour venger sa femme. Le thème m'a fait penser un peu aux films avec John Wick sans les combats rapprochés et les échanges de coups de feu, mais on assiste à des scènes spectaculaires que je vous laisse découvrir. Charles Heller est plutôt fluet et paie pas de mine. Grâce à son habileté avec les ordinateurs et à une brève formation, il va se venger des meurtriers de sa femme. Un bon film d'action plutôt bien fait. Lire les billets de Selenie et Henri Golant.

Je passe à Des jours meilleurs qui divise la critique. Personnellement, j'ai trouvé les actrices formidables et le thème de l'alcoolisme chez les femmes très intéressant. C'est rarement traité au cinéma sauf peut-être Une femme en enfer de Daniel Mann (1955) avec Susan Hayward. Dans Des jours meilleurs, Suzanne (Valérie Bonneton, très bien) est alcoolique (elle boit de la vodka au goulot). Veuve avec trois enfants qui sont tout pour elle, elle provoque un accident. On lui enlève ses enfants et elle se retrouve dans un centre qui s'occupe de femmes alcooliques comme elle. Parmi les femmes qu'elle va côtoyer, il y a Alice (Sabrina Ouazani) et Diane (Michèle Laroque). Et puis, il y a Denis (Clovis Cornillac), un éducateur qui veut faire participer quelques femmes au rallye des dunes au Maroc. J'ai trouvé l'histoire touchante avec des inserts d'entretiens de patientes qui expliquent ou pas comment elles en sont arrivées là. Je conseille. 

24 avril 2025

Comment devenir riche (grâce à sa grand-mère) - Pat Boonnitipat

Un "feel good movie" nous arrive de Thaïlande: Comment devenir riche... de Pat Boonnitipat nous raconte une histoire émouvante entre un petit-fils et sa grand-mère. Amah est une dame gravement malade mais qui garde son caractère bien trempé. Veuve, elle vit seule dans une maison de ville depuis des années. Ses trois enfants adultes ont leur propre vie, en particulier sa fille qui vit seule avec son fils, M. Justement, c'est M qui est le personnage principal du film. En apprenant qu'une de ses amies venait d'hériter de la maison de son grand-père (elle s'est occupée de lui jusqu'au bout), M qui ne sait pas trop quoi faire de sa vie (il passe son temps sur des jeux vidéo) décide de se rapprocher de sa grand-mère Amah qui n'est pas dupe, tout au moins au début. Mais son état de santé se dégrade et tout compte fait, elle est contente d'avoir quelqu'un avec elle, même si elle n'arrête pas de le houspiller. L'évolution de leur relation est touchante et M se rend compte que sa grand-mère n'a pas eu une vie facile avec sa propre famille (frère et parents). La fin est triste et gaie à la fois. Un film qui cartonne au box-office dans les pays d'Asie et c'est justifié, car il traite de sujets comme les relations dans les familles et il montre en particulier comment sont traités les personnes âgées dont on attend la fin pour hériter ... peut-être. Lire les billet d'Henri Golant et Selenie.

21 avril 2025

Doux Jésus - Frédéric Quiring / Piégé - David Yarovesky

Voici deux films vus récemment qui ne révolutionneront pas le cinéma mais en tout cas le premier, Doux Jésus de Frédéric Quiring (que Télérama considère être de la guimauve) m'a fait passer un bon moment.

Quand le film commence, un petit garçon appelé Gabriel fait les quatre cents coups dans un couvent. Dans un long flash-back qui se passe quelques années plus tôt, on va apprendre pourquoi Gabriel est là. Comme tous les ans, les soeurs d'un couvent assez fermé vont à leur visite médicale à pied. Elles sont tenues de ne pas regarder ce qui se passe aux alentours, Mère Henriette (Isabelle Nanty, impayable) y veille. C'est compter sans le comportement impulsif de Soeur Lucie (Marilou Berry, très bien) qui sur un coup de tête prend un bus. Et voilà Soeur Lucie qui s'embarque dans une aventure inattendue et qui lui réserve plein de surprises. Et elle en profite pour essayer de retrouver son amoureux qui l'avait laissée tomber vingt ans auparavant. C'est un film sympa, plutôt amusant, avec des bons sentiments et pas vulgaire. C'est peut-être de la guimauve mais de temps en temps, cela fait du bien. A vous de voir. Lire le billet d'Henri Golant.

Je passe à Piégé de David Yorvesky que j'ai trouvé très violent. Je trouve que c'est un film un peu nauséeux. J'ai été contente qu'il se termine. Eddie, un trentenaire sans le sou qui doit de l'argent partout ne peut pas régler la réparation de sa fourgonnette. Il erre dans les rues à la recherche d'une voiture à voler. Au milieu d'un parking entouré d'immeubles, il ouvre la portière d'un beau SUV d'une marque fictive, Dolus. A partir de là, le cauchemar commence pour Eddie car la voiture est piégée, il ne peut plus en sortir et une voix sort de l'habitacle. Il s'agit de William (Anthony Hopkins, terrifiant), le propriétaire du véhicule, qui veut faire payer à Eddie toutes les dégradations et vols de ses véhicules précédents. C'est un homme qui va mourir et qui n'a rien à perdre depuis que sa fille est morte. L'histoire se passe sur cinq jours avec un homme enfermé dans une voiture avec le manque de nourriture, de boissons, etc. - je vous passe les détails. Je reconnais que le film est bien joué par Bill Skarsgard (qui est coproducteur du film). L'ayant vu une fois, je ne le reverrai pas. Lire à nouveau un billet d'Henri Golant

15 avril 2025

Bergers - Sophie Deraspe

Je n'ai pas attendu le conseil de Pascale (que je remercie) pour aller voir Bergers de la québécoise Sophie Deraspe. Avec Ta d loi du cine, on a assisté à une avant-première il y 9 jours. On avait vu la bande-annonce qui nous avait plu. Et donc, dans une salle à moitié pleine, un dimanche soir, on est parti avec Mathyas (Félix-Antoine Duval, mignon comme tout), un Québécois qui a laissé sa vie professionnelle de publicitaire derrière lui à Montréal afin de vivre une expérience hors du commun avec des brebis. Quand on n'a jamais été berger comme Mathyas qui en plus ne possède pas de permis de séjour longue durée en France, les choses s'annoncent compliquées pour travailler. Il propose ses services à différents éleveurs. Le premier le prend à l'essai mais il renonce vite à former un néophyte car il n'a pas de temps pour cela. Le deuxième est un homme qui a des problèmes financiers et comportementaux. C'est la troisième personne qui semble la bonne. Une femme qui est propriétaire de plus de 800 brebis et qui lui fait confiance pour emmener les ovins en transhumance dans les montagnes des Alpes de Haute Provence. Mathyas a la chance d'être accompagné par Elise (Solène Rigot, charmante), une jeune fonctionnaire qui laisse tout tomber pour le suivre. La dernière partie du film nous montre le dur métier de berger à flanc de montagne avec les intempéries comme l'orage et la foudre, et les loups. Mais il y a de magnifiques nuits étoilées. Mathyas et Elise forment un joli couple inséparable. Leur chien Hola ne les quitte pas. Mon ami Ta d loi du cine s'est procuré dans une bibliothèque parisienne le livre de Mathyas Lefebure dont le film est une adaptation. Il compte écrire un billet dessus dès qu'il l'aura terminé [chroniqué le 28/04/2025].

12 avril 2025

Au pays de nos frères - Raha Amirfazli et Alireza Ghasemi

Au pays de nos frères est un très beau film iranien découpé en trois parties et trois années : 2001, 2010 et 2021. En préambule, on nous annonce qu'il y a 5 millions d'Afghans qui vivent en Iran sans avoir les mêmes droits que les Iraniens de souche. En 2001, Mohammad, un jeune Afghan de 14 ou 15 ans, suit sa scolarité dans un lycée. C'est un élève doué. Un jour, en quittant le lycée, il est arrêté par des policiers qui lui demandent ses papiers. Il se retrouve, contraint et forcé, à éponger une inondation dans un local de police. Il revient plusieurs fois dans les jours qui suivent. Mohammad a un tendre sentiment envers Leïla, qui cueille des tomates dans une serre. Un des policiers qui a arrêté Mohammad devient un dangereux prédateur pour Mohammad (qui a des yeux magnifiques). Je vous laisse découvrir comment Mohammad arrive à éloigner son tourmenteur. En 2010, c'est Leïla qui est le personnage central de la deuxième partie. Elle a épousé un autre que Mohammad. Elle est devenue femme à tout faire dans une famille aisée qui vit dans une belle maison en bord de mer. Elle a un petit garçon. Quand cette deuxième partie commence, elle retrouve son mari mort par terre dans une remise. Leïla est terrifiée car elle n'ose pas annoncer cette nouvelle à ses patrons de peur d'être expulsée vers l'Afghanistan. Je vous laisse découvrir comment elle arrive à se débarrasser du corps de son époux défunt sans alerter personne. Dans la troisième partie en 2021, c'est Qasem, le père de Mohammad qui est le personnage principal (avec sa femme sourde). Qasem apprend que son fils qu'il croyait en Turquie est mort en soldat en Syrie. On a pu identifier Mohammad grâce à son portable qui est presque devenu une plaque d'identité. Qasem est dévasté mais avec la mort de son fils, son statut de citoyen de seconde zone va changer. Le film est très bien construit. On est chaviré par ce qui arrive aux personnages. Le film dure 1h35 et je le recommande. Lire les billets de Pascale et Selenie.

9 avril 2025

Deux soeurs - Mike Leigh

Pendant 1h37, dans Deux soeurs de Mike Leigh, on voit et on entend une femme qui souffre d'un mal-être pas possible. Pansy (Marianne Jean-Baptiste, étonnante) est mariée à Curtley, un plombier. Ensemble, ils ont eu un fils de 22 ans appelé Moses, souffrant d'une surcharge pondérale et qui ne fait pas grand-chose de ses journées. Pansy a aussi une soeur, Chantelle, qui est coiffeuse, et a deux nièces. Pansy n'arrête pas de critiquer tout et tout le monde: la caissière de supermarché, une femme médecin, un dentiste, un automobiliste. Elle ne supporte plus rien. Au contraire, Chantelle est lumineuse, pleine d'entrain, elle a bien du mérite de supporter sa soeur. Il n'y a pas de répit au désespoir de Pansy. On se demande ce qu'elle va devenir. La fin du film est plutôt ouverte à cause d'un événement. Ce n'est pas un film gai mais certaines réparties de Pansy peuvent faire sourire. Après, ce n'est pas un film distrayant mais intéressant. Un film sur le mal de vivre, sujet qui n'est pas traité si souvent au cinéma. 

6 avril 2025

Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan - Ken Scott / Lire Lolita à Téhéran - Eran Riklis,

Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan de Ken Scott est une comédie sympathique d'après un récit autobiographique de Roland Perez (dont je n'avais pas entendu parler). En 1963, Roland, le 6ème enfant d'une fratrie, naît avec un pied bot. Sa mère Esther prend les choses en main car pour elle, son fils pourra marcher et aller tout seul à l'école malgré son handicap qui, pour elle, n'existe pas. Roland, qui est le narrateur du film, se déplace assis car sa mère refuse qu'il soit appareillé. Elle a une foi qui déplace les montagnes. Elle arrive même à faire patienter et attendrir une assistante sociale (Jeanne Balibar, très bien) alors que Roland à 5 ou 6 ans, ne va pas à l'école et ne sait pas lire. Ce qui va tout changer, c'est l'incursion des chansons de Sylvie Vartan dans la vie de cette famille. Grâce aux chansons de Sylvie Vartan et à un des frères de Roland, ce dernier apprend à lire. Devenu adulte, Roland se marie et devient père de famille mais sa mère n'est jamais loin, elle veille sur lui. Elle a tout sacrifié pour lui, même sa vie de couple. Le film vaut pour la prestation de Leïla Bekhti dans le rôle de la mère. Elle crève l'écran. Elle est drôle, touchante, crispante, envahissante. Elle est l'incarnation de la mère juive surprotectrice. J'ai entendu des critiques mitigées. C'est vrai que ce n'est pas le film de l'année mais il fait passer un bon moment. Lire les billets de Pascale, Selenie.

Au contraire de Lire Lolita à Téhéran du réalisateur israélien Eran Riklis que j'ai trouvé ennuyeux, mou, pas intéressant malgré le sujet. C'est plan plan au possible. Les actrices font ce qu'elles peuvent mais elles ne sont pas aidées par le scénario et la réalisation. L'histoire qui est tirée d'un récit autobiographique se passe entre 1979, avec l'arrivée de l'Ayatollah Khomeini au pouvoir, et 1997 lorsque Azir Nafisi, le personnage principal, repart avec mari et enfants aux Etats-Unis. Cette professeure d'université pense qu'avec la chute du Shah en 1978, les choses vont changer en Iran. Et bien a priori, les choses ne s'améliorent pas, en particulier pour les femmes qui sont obligées d'être voilées. Le film se découpe en au moins quatre parties avec des titres comme Gatsby le Magnifique, Lolita, Daisy Miller et Orgueil et préjugés. On peut s'attendre à ce que ce soit un film qui parle de littérature, et bien pas vraiment ou si peu. Il y a des débuts de scène qui ne vont pas au bout de leur propos. Une grande déception en ce qui me concerne et je ne sais pas ce que vaut le livre d'Azir Nafisi. Lire les billets de Pascale, Selenie (qui a aimé). 

29 mars 2025

Berlin, été 42 - Andreas Dreisen

J'ai suivi le conseil de Pascale et d'un collègue et je viens donc de voir Berlin, été 42 du réalisateur allemand Andreas Dreisen. Le récit raconte l'histoire pendant presque 2 ans de Hilde et Hans Coppi, entre 1941 et 1943, en Allemagne, dans les environs de Berlin. L'été 42 fut, pour ce couple et d'autres connaissances, une parenthèse enchantée de calme et presque d'insouciance malgré leurs activités "subversives" pendant ces deux années. Le film alterne, sans que le spectateur soit perdu, les périodes avant et pendant la détention de Hilde Coppi (Liv Lisa Fries, lumineuse) dans une prison pour femmes à Berlin. Hilde est tombée amoureuse de Hans, un peu plus jeune qu'elle. Il mène une activité clandestine dangereuse en envoyant par radio des messages en Russie juste après l'attaque de l'Allemagne contre la Russie. Hilde est enceinte de Hans alors qu'elle pensait ne pas pouvoir avoir d'enfant et elle accouche en prison avant terme. On suit cette jeune femme courageuse, qui ne se plaint jamais car totalement absorbée par son fils dont elle s'occupe au mieux. Le dernier quart d'heure est bouleversant, surtout quand Hilde est séparée de son fils. Un film qui ne peut qu'émouvoir. Le destin de Hilde Coppi fait évidemment penser à celui de Sophie Scholl à Munich. 

26 mars 2025

Le joueur de go - Kazuya Shiraishi

Voici un beau film que je conseille absolument. J'espère que Le joueur de go de Kazuya Shiraishi est distribué dans toutes les bonnes salles en France. Il sort aujourd'hui, mercredi 26 mars 2025. L'histoire se passe à Edo (l'ancien nom de Tokyo) en 1871. Kakunoshin Yanagida, un Ronin (un samouraï errant), vit chichement avec sa fille. Ils ont du retard dans leurs loyers. Yanagida est veuf. Plusieurs années auparavant, Yanagida avait été contraint de quitter le service de son maître suite à une fausse accusation de vol. Depuis, il est devenu graveur de sceaux et il joue au jeu de go (qui se joue agenouillé) où il excelle mais il n'ose pas le montrer. Il exerce son métier de graveur et sa passion de jouer avec honnêteté et sincérité. Un jour, son passé le rattrape et tout bascule pour lui et sa fille. J'ai été fascinée par la manière dont les joueurs posent les "pierres" blanches ou noires du jeu avec beaucoup de délicatesse dans le geste. Il y a un très beau travail sur la lumière, les décors et les costumes. Les acteurs sont tous excellents. Je le répète, un film à voir cette semaine.

 

23 mars 2025

On ira - Enya Baroux

Je viens de voir On ira d'Enya Baroux avec mon ami Ta d loi du cine qui a été secoué par l'histoire. Marie, une octogénaire (Hélène Vincent, épatante) souffrant d'un cancer en stade terminal, a décidé de mettre fin à sa vie dans le cadre du protocole du droit de mourir dans la dignité. Ce suicide assisté encore interdit en France aura lieu dans la banlieue de Zürich. Pour ce dernier voyage, elle est accompagnée par Rudy (Pierre Lottin, épatant lui aussi) qui est au courant de sa démarche. Rudy est un auxiliaire de vie en pleine galère qui a un unique compagnon, Lennon, un rat noir. Rudy n'a pas d'illusion sur sa condition, lui, le fils de médecins. En tant qu'auxiliaire de vie, c'est comme s'il était le petit gros dans une équipe de sportifs. Bruno (David Ayala) et Anna (Juliette Gasquet), le fils et la petite-fille de Marie, sont du voyage mais ils ignorent longtemps la vraie raison de ce déplacement. Ils vont faire de belles rencontres comme un groupe de gens du voyage. Ce périple va permettre aussi une meilleure entente entre un père et sa fille car Bruno est un immature toujours entre deux combines pour gagner sa vie. C'est un très joli film plein d'émotion que je conseille rien que pour Hélène Vincent et Pierre Lottin. Lire les billets de Pascale, Henri Golant et Selenie

17 mars 2025

La convocation - Halfdan Ullmann Tøndel

La convocation (sous-titré Armand) est un film norvégien qui a été réalisé par le petit-fils d'Ingmar Bergman et Liv Ullmann. J'ai été attirée par la bande-annonce. Ce huis-clos se passe de nos jours dans une très grande école avec des escaliers et des couloirs. Ce décor m'a fait plus penser à un hôpital ou à une prison qu'à une école. Six personnes vont se réunir dans une salle de classe à la veille de vacances scolaires. Trois font partie de l'administration de l'école et les trois autres sont des parents d'élèves, Anders et Sarah, un couple, et Elisabeth, une mère célibataire. Un incident s'est produit peu de temps auparavant dans cette école: Armand, le petit garçon de six ans d'Elisabeth, semble avoir agressé sexuellement Jon qui est du même âge. C'est le fils du couple. Le cinéaste filme tous les visages au plus près, en particulier quand Elisabeth est prise d'un fou rire irrépressible qui dure un certain temps. Néanmoins, il y a plusieurs "respirations" pendant le film qui permettent de respirer et de s'échapper de cette salle de classe dans laquelle une des personnes de l'administration se met à saigner du nez. Il y a quelques retournements de situations bien amenés. Je n'ai pas forcément compris ce que le réalisateur voulait nous dire mais il sait instiller une atmosphère étouffante. Le film se termine en extérieur sous une pluie battante. Lire le billet de Pascale

11 mars 2025

Dis-moi juste que tu m'aimes - Anne Le Ny / Mercato - Tristan Séguéla / Le secret de Khéops - Barbara Schulz

Un billet sur trois films français qui se regardent agréablement. 

 

Avec Dis-moi juste que tu m'aimes, la réalisatrice, Anne Le Ny, a de nouveau donné un rôle inquiétant à José Garcia qui excelle dans ce registre. Directeur financier d'une entreprise à Vannes, Thomas (José Garcia), lors d'un audit, jette son dévolu sur Marie, une femme mariée depuis plusieurs années à Julien (Omar Sy). En effet, Marie est perturbée en apprenant le retour d'Annaëlle (Vanessa Paradis) qui fut le premier amour de Julien. Bien entendu, Thomas va semer le désordre, il devient envahissant et menaçant envers Marie envers laquelle il fait une fixation. J'ai trouvé ce film très regardable grâce aux acteurs, en particulier Omar Sy qui est très sobre et à l'aise dans son rôle. Il m'a agréablement surprise... 

 

Tout comme Jamel Debbouze qui tient le film Mercato de Tristan Séguéla de bout en bout. Il joue le rôle d'un agent de joueurs de foot pendant la période de "mercato" où les joueurs sont transférés d'un club à l'autre à coup de millions d'euros. Driss (Jamel Debbouze) est dans la panade car il doit une grosse somme d'argent à des associés alors que lui-même est en faillite et dort dans son bureau. Il faut voir la course effrénée qu'il mène pour trouver de l'argent. Dans ce film, il ne fait pas dans l'humour, il reste sérieux. On se demande comment il va s'en sortir. Le film est très rythmé. Je n'ai pas regretté de le voir même si le sujet à la base ne m'attirait pas plus que cela. 

 

Je passe, pour terminer, au Secret de Khéops de Barbara Schulz qui est plutôt une fantaisie, une course au trésor du pharaon Khéops. Quand le film débute, Christian Robinson (Fabrice Luchini), un archéologue reconnu, est au Caire avec un collègue égyptien. Puis grâce à des notes laissées par Dominique Vivant-Denon ("DVD", 1747-1825) qui a participé à la campagne d'Egypte avec Bonaparte, Robinson revient à Paris après quatre d'absence. Il retrouve sa fille et son petit-fils. Sa quête l'emmène au château de Malmaison, puis dans des coins mystérieux de Paris. Il est poursuivi par de méchants trafiquants d'oeuvres archéologiques. Un film sympa à voir éventuellement. Lire le billet d'Anne.

5 mars 2025

Black dog - Hu Guan

Aujourd'hui, mercredi 5 mars 2025, sort un film chinois singulier. L'histoire se passe en Chine près du désert de Gobi, dans le nord de la Chine. Le premier plan large nous montre un paysage lunaire avec une végétation rare et des cailloux. Dans le fond, on voit des collines et surtout des chiens, partout il y a des chiens de toutes races qui semblent attendre. Un mini-car arrive sur la gauche de l'écran et il se renverse, voulant peut-être éviter les chiens qui se mettent à aboyer. Nous sommes en 2008, trois mois avant les JO de Pékin. Lang, un grand échalas, revient dans sa ville natale, qui est une des villes principales de la région. Lang est un taiseux (le personnage prononce à peine quatre phrases pendant tout le film). Il sort de prison où il a purgé une peine de 10 ans, a priori pour homicide. Sans qu'on sache vraiment pourquoi, la ville a décidé d'attraper tous les chiens et de les mettre dans un grand chenil. On craint la rage. Lang se fait embaucher pour ce travail. Les chiens ne se laissent pas attraper facilement, surtout un: un grand chien noir efflanqué qui mord Lang. A force, les deux vont s'apprivoiser mutuellement. Pendant ce temps, on voit la ville partir en déliquescence, des bâtiments abandonnés et plus ou moins en ruines sont détruits. Le zoo héberge encore quelques animaux, dont des singes et un tigre de Mandchourie. Le gouvernement chinois semble vraiment loin et puis les JO se préparent. On voit une ville en friche. Il semble que l'on veut la reconstruire et l'embellir, même si on peut avoir des doutes sur le sujet. Le film montre une Chine à l'abandon. Le constat n'est pas brillant. Un film d'ambiance qui m'a plu. Lire le billet de Rue2Provence.

1 mars 2025

Un parfait inconnu - James Mangold / Palmarès des César 2025/ Décès de Gene Hackman

Ayant appris que Timothée Chalamet avait été récompensé comme meilleur acteur d'un SAG award (Screen Actor Guild award) la semaine dernière, je me suis décidée à aller voir Un parfait inconnu de James Mangold. Pour ceux qui l'ignorent le "SAG award" est décerné exclusivement par les acteurs d'Hollywood qui sont membres de l'académie des Oscars. La plupart du temps, les récompensés du SAG award reçoivent l'Oscar dans la foulée. Et donc je reconnais que Timothée Chalamet, dont je ne suis pas forcément fan, est époustouflant dans le rôle du chanteur Bob Dylan (né en 1941 et prix Nobel de Littérature en 2016). J'avoue que je ne connais pas trop l'oeuvre de ce chanteur mais ce film donne envie de mieux connaître ses chansons. C'est un vrai film musical qui se passe entre 1961 et 1965, au début de la renommée de Bob Dylan. En 1961, ce dernier est parti du Minnesota où il est né et a débarqué à New-York avec sa guitare sous le bras et son harmonica en poche. Il est venu pour rencontrer son idole Woody Guthrie (1912-1967), un des pionniers de la musique folk, hospitalisé depuis quelques années. Bob Dylan, dans les années 60, a rencontré Joan Baez avec qui il a eu une liaison cahotique. Dans le film, on n'apprend rien de la vie de Bob Dylan ou ce qu'il peut penser. Il reste un parfait inconnu. Timothée Chalamet s'est approprié le personnage en apprenant à chanter et à jouer de la guitare et de l'harmonica. Il crève l'écran sans en faire trop. La performance devrait être récompensée aux Oscars. De James Mangold, j'avais déjà bien apprécié Walk the line (2005) sur la vie et l'oeuvre de Johnny Cash. Lire les billets de Pascale et Selenie.

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Je passe au palmarès des César 2025 que j'ai vu en partie. Je suis très contente pour L'histoire de Souleymane qui été récompensé de quatre César dont un pour Abou Sangare (meilleur révélation masculine) et un pour Nina Meurisse (meilleur second rôle féminin). Je suis aussi contente de la récompense de Karim Leklou (meilleur acteur pour Le roman de Jim) et pour Hafsa Herzi (meilleure actrice pour Borgo). Je suis ravie pour la récompense pour La ferme des Bertrand de Gilles Perret (j'ai bien apprécié le discours de ce dernier). En revanche, dommage qu'En Fanfare n'ait rien reçu et que La zone d'intérêt ait été préféré au film Les graines du figuier sauvage de Mohamad Rasoulof. Et par ailleurs, à part une allusion de Justine Thieret, il n'y a pas eu d'hommage à David Lynch et les femmes n'ont pas été trop à l'honneur. Franck Dubosc avec son "Césariot", le César de ceux qui ne l'on jamais eu, a fait un discours très amusant.

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Je termine avec le décès de Gene Hackman (95 ans) et de son épouse (63 ans). J'appréciais bien Gene Hackman (1930-2025) qui était un acteur très éclectique qui a joué des rôles parfois ambigus. Il a joué dans des grands films comme L'épouvantail de Jerry Schatzberg (1973) et Conversation secrète de Francis Ford Coppola (1974, deux Palmes d'or à Cannes). D'autres films à retenir, French Connection de William Friedkin (1971), La firme de Sydney Pollack (1993) et bien entendu Impitoyable de Clint Eastwood (1992) ainsi que Mississipi Burning (1988). Un grand acteur qui n'avait plus rien tourné depuis 20 ans. 

23 février 2025

L'attachement - Carine Tardieu / Haut les mains - Julie Manoukian

Après avoir lu une critique dithyrambique dans un hebdo télé que je lis et une bande-annonce prometteuse, je viens d'aller voir L'attachement de Carine Tardieu et j'ai beaucoup aimé, surtout la prestation de Valeria Bruni-Tedeschi (qui à elle seule vaut la peine d'aller voir le film). Heureusement que je n'avais pas encore lu le billet de Pascale. Alex (Pio Marmaï) accompagne sa femme qui est sur le point d'accoucher. Elliot, le garçon de la famille âgé de 6 ou 7 ans, est confié momentanément à Sandra (Valeria Bruni Tedeschi), la voisine de palier. Cette dernière n'est pas mariée, n'a pas d'enfant et elle s'occupe d'une librairie féministe. Donc, la vie de cette famille est loin de son univers. La parturiente décède subitement et Alex se retrouve à devoir élever tout seul Lucille, la nouvelle-née, et Elliot. Heureusement que Sandra est là car Elliot s'est très vite attaché à elle. Le film se déroule sur pendant les deux premières années de Lucille où on la voir grandir à la différence d'Elliott (le seul bémol du film). C'est une histoire sur la vie qui aborde de nombreux sujets sur le deuil, de la résilience, le bonheur, l'amour. J'ai passé un bon très moment sans m'ennuyer. 
Je voudrais vous narrer sur ce qui s'est passé pendant la projection à laquelle j'ai assisté. À peine cinq minutes après le début du film, j'entends un ronflement (je me suis dit, le film semble ennuyer quelqu'un!) et ce ronflement a duré presque toute la projection. Je n'ai pas osé émettre une remarque derrière mon dos. A la fin de la projection, je me lève et que vois-je? Un labrador ou un golden retriever avec ses deux maîtresses. Il avait dormi comme un bienheureux pendant la projection avec un ronflement régulier. Je pense que c'est un chien d'aveugle (?) en période de dressage. Je n'ai pas eu la présence d'esprit de demander.

 

Je passe à Haut les mains de Julie Manoukian, une petite comédie très sympathique avec Vincent Elbaz, qui interprète le rôle de Bernard, un veuf inconsolable qui joue au cambrioleur, un as de l'ouverture de coffres. Il n'est plus de la première jeunesse pour escalader des murs. Lors d'un cambriolage, il fait la connaissance d'un trio qui se livrait à la même activité: les "Green Panthers", deux femmes et un homme qui font tout pour dénoncer les ravages que certaines sociétés capitalistes font subir à la nature sous couvert d'écologie et accessoirement, l'abus de pouvoir contre les femmes. Vincent et les trois autres vont devoir affronter Kramer, un flic ripoux relégué aux archives de la police, qui rêve d'appréhender les trois Green Panthers. Il a un vieux compte à régler que je vous laisse découvrir. Je crains malheureusement que le film ne reste pas longtemps à l'affiche et c'est bien dommage. Lire le billet d'Henri Golant.

16 février 2025

The Brutalist - Brady Corbet

J'ai hésité avant de me décider à voir ce film en avant-première dimanche dernier, 9 février 2025, dans l'une des salles que je fréquente à Paris. The Brutalist de Brady Corbet est un film de 3h30 divisé en deux par 15 minutes d'entracte décomptées sur l'écran. 1h40 pour la première partie qui se passe entre 1947 et 1952 et la deuxième partie dure 1h50 et se déroule à partir de 1952 jusqu'au début des années 60, et enfin un épilogue qui se passe en 1980. The Brutalist, c'est Lazlo Toth (Adrian Brody, absolument remarquable), un architecte juif hongrois qui débarque d'un bateau à New-York avec une simple valise en 1947. Sa première vision du Nouveau Monde est la statue de la liberté filmée en diagonale au large de Manhattan. Il a laissé derrière lui sa femme Erzsébet et sa nièce Zsofia qui sont restées coincées en Europe. Il est d'abord hébergé à Philadelphie dans un cagibi sans fenêtre par son cousin Attila (marié à une catholique), qui fabrique et vend des meubles que Lazlo trouve assez laids. Puis Laszlo et Attila acceptent d'honorer un contrat inespéré: créer et fabriquer une immense bibliothèque dans la demeure d'une famille fortunée. À partir de là, le destin de Laszlo bascule: il se lie d'amitié avec un Noir et son fils, il est rejeté par son cousin, il est renvoyé par le père du commanditaire de la bibliothèque avant d'être rappelé. Le père Harrison Van Buren (Guy Pearce, impérial) lui propose de construire un grand projet communautaire dans le style "brutaliste".  Mais on rappelle bien à Laszlo qu'il n'est que toléré. Le racisme est sous-jacent en permanence dans cette Amérique d'après-guerre. Il y a un très beau travail sur la musique, le cadre, les couleurs, la lumière. Le film est aussi une belle histoire d'amour, mais tragique, entre un homme et une femme (Felicity Jones dans le rôle d'Erzébet est sensationnelle). Cette dernière est devenue handicapée à cause de l'ostéoporose. La nièce, elle, ne parle pas depuis son arrivée aux Etats-Unis. Je pourrais continuer à vous raconter les péripéties de ce film très maîtrisé mais Wiki*** le fait très bien. Pour résumer, on ne voit pas passer les 3h30. Au bout d'une heure 40, on n'a qu'une hâte c'est de voir la suite sans attendre. Le film ne plaira pas à tout le monde mais moi j'ai aimé (sauf l'architecture brutaliste assez écrasante), tout comme Pascale et Selenie. Une dernière remarque: The Brutalist m'a fait penser à There Will Be Blood de Paul Thomas Anderson, d'un point de vue style de film.

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