jeudi 1 mars 2007

Little Miss Sunshine - Jonathan Dayton et Valerie Faris

Parce qu'il vient d'être récompensé du César du meilleur film étranger après avoir reçu de nombreux autres prix aux BAFTAS (les Césars britanniques) aux Oscars, aux Independent Film Awards et et lauréat du Grand Prix au Festival de Deauville en 2006, le moment est propice à évoquer Little Miss Sunshine qui a été la bonne surprise du dernier trimestre 2006. C'est un grand succès public en France depuis sa sortie et partout où il est sorti. L'héroïne de ce film est une gamine de 8 ou 9 ans, Olive dont le rêve est de gagner un concours de beauté pour petites filles "Little Miss Sunshine" comme il ne peut en exister qu'aux Etats-Unis. Olive a une famille. Un grand frère qui refuse de parler et qui ne communique que par cartons écrits interposés, un grand-père accro à la cocaïne, un père qui fait des conférences sur les gagnants et les perdants, et une maman fumeuse invétérée dépassée par les événements. En effet, quand le film commence, elle apprend que son frère, l'oncle d'Olive, vient de faire une tentative de suicide suite à une déception amoureuse avec un étudiant. Elle le recueille. Et voici que tout ce petit monde décide d'accompagner Olive au concours, en estafette jaune au démarrage laborieux. Plusieurs péripéties surviendront le long du voyage dont les répétitions de la prestation d'Olive. Quand ils arriveront à destination et que le concours aura eu lieu, Olive n'aura pas gagné mais la famille en sortira transformée. Si vous voulez savoir comment, allez voir Little Miss Sunshine, vous passerez un bon moment.

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mercredi 28 février 2007

L'obsédé (The Collector) - John Fowles

Le roman est étrange et traite d'une histoire que l'on n'oublie pas car elle fait froid dans le dos. La narration est faite à tour de rôle par les deux protagonistes (elle par l'intermédiaire d'un journal). L'action se passe en Angleterre dans un comté indéterminé. Lui est un collectionneur, surtout de papillons (morts et épinglés) et quand il la kidnappe, elle n'est rien d'autre qu'un papillon parmi d'autres. Il la trouve belle. Peut-être a-t-il une attirance sexuelle, mais rien ne se passe. Le roman traite avant tout, pour moi, de l'impuissance masculine. Il la tient enfermée dans un genre de cave. Il lui donne tout ce qu'elle veut, mais c'est tout. A un moment, elle arrive à s'évader, mais il réussit à la recapturer. Il n'est pas méchant mais il ne semble rien ressentir. Quand elle meurt de manque de soins, il a une once de pitié mais rien de plus et la fin est très ouverte car une nouvelle victime est en ligne de mire.
En y repensant, l'histoire pourrait faire penser à ce qui s'est passé récemment en Autriche avec la jeune fille enfermée 8 ans dans une cave.
Il est terrifiant de penser que des gens peuvent disparaître ainsi sans que nous les retrouvions.

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lundi 26 février 2007

Lady Chatterley - Pascale Ferran

Il y a trois mois, j'avais vu le film de Pascale Ferran en avant-première en sa présence et celle de Marina Hands qui viennent d'être récompensées aux Césars. Très gentiment, la réalisatrice avait expliqué qu'elle avait adapté la deuxième version du roman de D.H. Lawrence (1885-1930) qui en compte trois : Lady Chatterley et l'homme des bois. C'était la version dont elle se sentait la plus proche. Pour ma part, j'ai trouvé le film beaucoup trop long, surtout la dernière demi-heure. Il y a même une cassure dans le rythme, comme si la réalisatrice ne savait pas comment conclure, tout s'accélère alors que les deux premières heures prenaient leur temps. En revanche, Marina Hands est digne d'éloges car le rôle n'est pas facile. La rigueur de la réalisatrice lui permet d'éviter l'écueil du film "David Hamiltonien". Que ce film soit récompensé est une bonne chose car c'est un cinéma exigeant, pas très grand public et les Césars vont lui permettre d'avoir une deuxième carrière. Déjà, il a eu le prix du public du Masque et la Plume décerné tous les ans et le prix Louis Delluc qui est un gage de qualité.

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samedi 24 février 2007

Bug - William Friedkin

Attirée par le sujet, je suis allée voir bug, film adapté d'une pièce de théâtre. Je ne m'attendais pas vraiment à ce que j'ai vu. Quand au bout de 1h35, l'écran devient noir, on est soulagé que l'histoire se termine. Car on a subi une montée crescendo d'une paranoïa schizophrène d'un jeune homme qui surgit dans la vie d'une jeune femme fragile psychologiquement. Son fils a disparu 10 ans plus tôt dans un supermarché et son ex-mari est sorti depuis peu de prison. Le film qui commence très calmement a une certaine unité de lieu (une chambre de motel) et d'action (la dégradation psychologique des deux héros). Le titre bug est très important. C'est l'obsession de l'homme qui pense que des insectes et des nids d'oeufs d'insectes sont sous sa peau, dans les dents. Il a un passé psychiatrique et il est peut-être un ancien de la guerre du Golfe. La chambre du motel se retrouve envahie de papier tue-mouches et dans la dernière séquence, elle est entièrement tapissée de papier aluminium. Scène après scène, l'homme s'automutile, s'arrache les dents et la femme, Agnès, se laisse entraîner dans son délire mais elle l'aime. C'est terrifiant. On peut voir le film comme une paranoïa de l'Amérique. Ame sensible s'abstenir ou sinon considérer que c'est du n'importe quoi comme je l'ai entendu en sortant de la salle.

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mardi 30 janvier 2007

Little Children - Todd Field

Sur les conseils de deux collègues, je suis allée voir Little Children. Je dois dire que j'ai un avis mitigé. Tout d'abord, le film aurait dû être interdit aux moins de 12 ans, sans se limiter à un simple avertissement, vu le sujet et certaines scènes. Il y a deux films en un, dans une petite ville américaine comme tant d'autres, nous assistons à la rencontre et la liaison entre une femme (Kate Winslet) qui s'ennuie profondément (incarnation de Mme Bovary), elle est mariée et mère au foyer d'une petite fille, et Brad (Patrick Wilson) qui n'arrête pas d'échouer à un examen, père au foyer d'un petit garçon, marié à une sorte de wonderwoman,  il traîne son spleen. En parallèle, un pédophile, Ronnie, après un séjour en prison, revient vivre dans cette même ville. Il vit avec sa mère qui cherche à le marier. Ceci étant dit, il émane du film un malaise réel qui vient d'un je ne sais quoi, et la fin est très moraliste, très américaine et c'est dommage. A voir mais avec des réserves.

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vendredi 12 janvier 2007

La Strada - Federico Fellini / Une Journée particulière - Ettore Scola

La Strada et Une Journée particulière ont en commun qu'ils ont été produits par Carlo Ponti qui vient de disparaître. Les années 50, 60 et 70 ont été les grandes années du cinéma italien. La Strada, c'est par-dessus tout la musique jouée par Gelsomina à la trompette, musique de Nino Rota. Le visage lunaire de Giuletta Masina est inoubliable. Et qu'est-ce que l'on pleure à la fin.
Dans Une Journée Particulière, Sophia Loren et Marcello Mastroianni jouent à contre-emploi comme on dit. Elle, elle est mère de 6 enfants, dans cet appartement à Rome. L'action se déroule le jour où Hitler rend visite à Mussolini. Tout Rome est dans la rue sauf Sophia Loren et Marcello Mastroianni, dont on découvre assez vite qu'il est homosexuel, la rencontre inopinée des deux va donner lieu à l'une plus belles histoires d'amour qu'il m'ait été donnée de voir, même si c'est une des plus brèves (1 journée). Magnifique !

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