J'ai eu du mal à m'intéresser à cette histoire de "skateboarders" post-adolescents qui s'entraînent dans un terrain vague surnommé Paranoid Park, spécialement aménagé dans la ville de Portland en Oregon. Paranoid Park raconte comment un de ces jeunes, Alex, à cause d'un geste malencontreux, provoque la mort d'un gardien du parc. Il ne se dénonce pas et il ne semble pas très concerné par ce qu'il a fait. Une enquête est ouverte et ensuite il ne se passe plus grand-chose. On entend beaucoup de musique, moderne et classique. Le chef opérateur a pris grand plaisir à faire de magnifiques ralentis sur des skateboarders en train de s'entraîner car cette jeunesse ne vit que pour le skate. Ils n'ont pas l'air d'avoir d'autre vie sociale. La vie de famille semble réduite à la portion congrue. Après Elephant, Palme d'Or à Cannes en 2003, Gus Van Sant prend à nouveau de jeunes inconnus comme acteurs principaux. Alors qu'Elephant, sur une fusillade dans un lycée, pouvait provoquer un choc, en revanche, Paranoid Park m'a laissée froide. Mon esprit n'a pas arrêté de vagabonder, j'ai éprouvé de l'ennui à voir ce film. Le seul film de Gus Van Sant qui m'a énormément plu est Finding Forrester (A la recherche de Forrester) (2000) avec Sean Connery, peut-être parce qu'il est très classique dans sa narration.