Netherland qui vient de paraître aux éditions de l'Olivier a eu un grand retentissement aux Etats-Unis, (où il a reçu de nombreux prix) lors de sa parution. Le président Barack Obama l'a aimé et l'a dit. Ceci étant, Netherland de Joseph O’Neill (Irlandais né à Cork mais vivant à New York) est un roman dense de moins de 300 pages qui se lit plutôt lentement. C’est assez difficile d'en parler car il y a plusieurs histoires, des retours en arrière. Le narrateur, Hans, est d'origine hollandaise. Marié avec une avocate anglaise, Rachel, il a un petit garçon, Jack. Quand le roman commence, en 2002 (il se termine en 2005), Hans vit à New York séparé de sa femme (repartie en Angleterre avec leur fils, suite aux événements de 11 septembre). Perturbé par cette situation, il a pris pension dans un hôtel. Analyste financier doué, Hans travaille dans une banque. Pendant ses moments de liberté, il se remet à jouer au cricket, sport qu’il a découvert durant sa jeunesse aux Pays-Bas. Né au Royaume-Uni, le cricket, à la différence du base-ball et du football (américain), est peu connu en Amérique. Les quelques passionnés qui y jouent sont issus d’anciennes colonies britanniques ou autres. C’est à l’occasion d’un match de cricket qu’Hans fait la connaissance de Chuck Ramkissoon, noir de Trinidad qui veut lancer le cricket à New-York pour qu’il devienne un sport populaire. Le livre parle de New-York et de quelques-uns de ses habitants (très bien, cela m’a donné envie d’y retourner), d’un couple en crise et aussi de cricket (mais ce n’est pas le sujet central), quoi qu’en disent les critiques et la 4ème de couverture qui présente ce beau roman, que je vous conseille.

PS: Suite au commentaire de cuné ci-dessous, "WASP" veut dire "White Anglo-Saxon Protestant" (c'est-à-dire, en traduction littérale, un anglo-saxon blanc protestant).