El Chino de Sebastian Borensztein est un film argentin très sympathique, dont le préambule tragi-comique se passe dans une province chinoise: une jeune femme qui se trouve avec son fiancé dans une barque sur une rivière est écrasée par une vache tombée du ciel. Puis l'action se déplace à Buenos-Aires, où nous faisons connaissance de Roberto, pas remis de la guerre des Malouines avec l'Angleterre. Il vit dans le souvenir de ses parents. Ronchon et misanthrope, à presque 50 ans, il vit seul et tient une quinquaillerie. Maniaque, il attend tous les soirs exactement 23H pour éteindre la lumière de sa veilleuse avant de s'endormir. Son passe-temps favori consiste à compter les vis et les boulons des boîtes qui lui sont livrées (il y en a toujours moins que la quantité indiquée) et de collectionner les faits-divers les plus absurdes parus dans la presse (on apprend à la fin du film pourquoi il a cette occupation). Les seules relations qu'il entretient sont avec le livreur de journaux et une femme encore jeune, amoureuse de lui. Un jour, pris de pitié, il prend à bord de sa voiture un jeune Chinois, Jun (celui du préambule), qui vient d'être éjecté d'un taxi. Bien entendu, la cohabitation, qui doit durer 7 jours (le temps que Jun retrouve son oncle), ne va pas être facile vu que Jun ne parle pas un mot d'espagnol. Le film est plein d'humour et Ricardo Darin et ses yeux bleus sont craquants... Si le film passe par chez vous, allez le voir, j'ai passé un excellent moment.