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J'ai été très contente de retrouver le capitaine Victor Coste, l'inspecteur de police que Norek avait abandonné après Surtensions. Cette fois-ci, l'essentiel de l'histoire de Dans les brumes de Capelans (Edition Michel Lafon, 421 pages lues en deux jours) ne se passe pas dans le département du 93 mais à Paris et surtout à Saint-Pierre(-et-Miquelon), cet archipel français, collectivité d'Outre-Mer, qui se situe au sud de Terre-Neuve, à l'Ouest du Groenland et à l'Est de Québec. Victor Coste travaille désormais au SPT (Service de Protection des Témoins). Il est "peseur d'âmes", il est chargé d'évaluer les personnes qu'on lui confie. Le repenti donne des noms, des planques, des contacts. Par la suite, on donne une nouvelle identité au repenti (et à sa famille s'il en a une) et un nouveau pays d'accueil. La résidence protégée par des vitres pare-balles où demeure Victor Coste est bien entendu classée secret défense. Une nouvelle mission est confiée à Coste et cette fois ci, il s'agit d'une victime, Anna Bailly, qui a été prisonnière pendant dix ans depuis l'âge de 14 ans d'un homme responsable de la mort de neuf jeunes filles. Anna est la seule survivante. Son geôlier est à sa poursuite. Andréas, c'est son prénom, est un tueur froid et sans état d'âme qui n'a de cesse de retrouver Anna en laissant d'autres victimes derrière lui. Quand cet homme va arriver à Saint-Pierre, l'île sera bientôt enveloppée d'une brume épaisse, les brumes de Capelans ou de Terre-Neuve. Cette brume va jouer un rôle important lors de la résolution de l'histoire. Je ne veux pas en dire trop sur l'histoire haletante même si Norek donne des indices sur les personnalités de certains protagonistes. Un roman que je conseille comme les autres d'Olivier Norek. Lire les billets de Richard, Cannibales Lecteurs, Alex-mot-à-mots, Matatoune