Je dois (désormais) préciser que j'ai vu ce film en 2007. Un film israëlien de plus me direz-vous ? Et bien oui, La visite de la fanfare est un petit bijou qui vaut largement le déplacement. Une fanfare de 8 musiciens, venus d'Alexandrie en Egypte, arrive en Israël pour inaugurer un centre culturel arabe dans la ville de Petah Tiqva. Suite à une mauvaise compréhension de l'hébreu à la gare routière, ils sont débarqués d'un autobus à Beit Tiqva, ville perdue au milieu de nulle part où ne s'arrête qu'un autocar par jour. La seule animation de cette ville semble être un café-bazar tenu par une femme, Dina, qui les observe en compagnie de deux habitués. En attendant le lendemain pour qu'ils reprennent un car les amenant enfin à destination, les musiciens sont accueillis par Dina et les deux habitués; ils vont même les nourrir et les loger pour une nuit. Le chef de la fanfare, Tewfiq, ainsi qu'un grand et beau ténébreux, Haled, vont loger chez Dina. Cette rencontre entre Israëliens et Egyptiens donne l'occasion de voir de très jolies scènes pleines de poésie et très souvent drôles. Celle que j'ai baptisée "la scène de drague au dancing" est hilarante. Haled l'Egyptien montre à Papi l'Israëlien comment faire pour arriver à embrasser une fille renfrognée qui ne se laisse pas faire. Dans une autre scène, Haled dit en arabe (non sous-titré) ce qu'est l'amour physique. Magnifique. La visite de la fanfare peut sembler un peu languissant par certains côtés, mais il se regarde avec plaisir.