Le présent billet achève avec 4 films étrangers et 1 français le "passage en revue" entamé dans celui du 27/02/2009.

Les trois singes, de Nuri Bilge Ceylan: après Uzak il y a quelques années, c'est le deuxième film que je vois de ce réalisateur turc. Les trois singes est une allusion semble-t-il au secret du bonheur, qui est de ne rien dire, de ne rien voir et de ne rien entendre. J'ai été frappée par les plans séquences assez longs et aussi par la couleur sursaturée de l'image qui rend le film très beau à regarder. Un chef d'entreprise demande à son chauffeur (moyennant compensation financière) de faire de la prison à sa place (il a causé un accident mortel en voiture). Le gros du film repose sur les conséquences causées par ce séjour en prison.

Of time and the city, de Terence Davies: mis à part le commentaire en voix "off" un peu pompeux et qui n'a pas toujours de rapport avec les images que l'on voit, cette évocation de Liverpool est émouvante et sort des clichés convenus comme Les Beatles (très peu évoqués). Terence Davies s'est servi de documents d'époque (années 40, 50, 60, 70 et 80) d'actualités ou autres où sont filmés des anonymes dans leur vie quotidienne. Le film a été réalisé en 2008 au moment où Liverpool était capitale européenne de la culture.

Les insurgés, de Edward Zwick: avec un Daniel Craig qui trouve un rôle nettement plus intéressant que celui qu'il tient dans le dernier James Bond. Adapté d'une histoire vraie, cela se passe en 1942-1943, une poignée de Juifs d'Europe centrale se cachent dans les forêts d'Ukraine pour échapper aux massacres des Nazis. D'une dizaine, ils passeront à une centaine au gré de leurs déplacements. Un semblant de vie "sociale" s'organise avec malheureusement les rivalités qui l'accompagnent. C'est un film prenant qui dévoile un épisode peu connu de l'histoire de la Seconde guerre mondiale.

Secret défense, de Philippe Haïm, n'est pas un trop mauvais film, et constitue une tentative louable de tourner des films "à l'américaine". Gérard Lanvin (qui revient en force sur les écrans) joue un homme important des services secrets. C'est un grand manipulateur. Il "recrute" des hommes et des femmes et les oblige à travailler pour le service. En parallèle, on voit un jeune (Nicolas Duvauchelle) qui est recruté par les fondamentalistes religieux pour effectuer une mission kamikaze. Bien mené mais pas inoubliable (la preuve, je ne me rappelle pas toute l'histoire).

The club (clubbed), de Neil Thompson. Film noir anglais que j'ai bien apprécié grâce à un retournement de situation final que je n'avais pas deviné. Quelques "videurs" de discothèques sont les héros de ce film qui se passe dans une petite ville d'Angleterre. C'est une belle histoire d'amitié, mais je n'en dirai pas plus pour ne pas "spoiler". Pour l'anecdote, je l'avais vu le même jour que The square (mon billet du 05/02/09). Il a connu un peu la même carrière (quelques courtes semaines à Paris), et je trouve cela dommage.