Films vus et non commentés depuis le 27/01/10 (suite 2ème partie)
Comme je l'avais annoncé précédemment, voici un billet sur 4 films d'un coup. Il fut un temps où j'aurais publié un billet pour chacun, mais mon retard de rédaction s'accumule par rapport à mon rythme de vision (44 films depuis le 1er janvier!)...
Le film Lovely bones
de Peter Jackson aurait pu être bien s'il n'y avait pas
eu les séquences de l'entre-deux mondes, dont un endroit semblant être
le purgatoire tendance "new
age", qui frôlent le ridicule et alourdissent l'ensemble. En revanche,
les séquences
où le "serial killer" apparaît à l'écran (on devine assez vite que le
voisin avec ses lunettes et ses moustaches est un être peu
recommandable) font froid dans le
dos. Je sais gré au réalisateur de nous avoir épargné la scène du
meurtre proprement dit de Susie Salmon très bien jouée par une jeune actrice plein de fraîcheur. C'est elle, la narratrice du film, jusque par-delà la
mort. Dès le début de l'histoire, Susie annonce de but en blanc qu'elle a été assassinée à
l'âge de 13 ans. Son corps reste introuvable (il faut attendre la fin pour savoir où il est et pour que l'âme de Susie soit en paix). Après cela, que dire du film si ce n'est qu'il faut peut-être lire le roman (que j'espère meilleur)?
I love you Phillip Morris
de Glenn Ficarra et John Requa est inspirée d'une histoire vraie. Le
film vaut surtout pour la prestation de Jim Carrey qui porte
l'histoire. Il joue le rôle d'un agent de police Steven Russell, marié et père de famille au Texas, qui se découvre homosexuel. Enfant abandonné à la naissance, il arrive à retrouver sa mère biologique qui le renie. Amoureux d'un autre homme, il laisse tomber sa famille et mène grande vie avec son amant. Ses extravagances financières l'amènent en prison où il tombe amoureux d'un certain Phillip Morris (Ewan McGregor un peu fade), et ce n'est que le premier tiers de ce film au scénario bien construit et sans temps mort. A la longue, c'est un peu fatiguant. Jim Carrey est présent de la première à la dernière image. Il est tellement bien qu'il en devient effrayant. Film iconoclaste: on sent que ce ne sont pas les Américains qui l'ont
produit (le producteur exécutif est Luc Besson). C'est trop
politiquement incorrect. A vous de voir.
La régate de Bernard Bellefroid (c'est son premier film de fiction) raconte l'histoire d'une relation violente d'amour-haine entre un père et son fils. Thierry (Thierry Hancisse), le père, aime son fils Alexandre mais cela ne l'empêche pas de le battre et même de le blesser gravement d'un coup de couteau à la cuisse. Il se venge de sa vie ratée. Les scènes de disputes sont à la limite de l'insoutenable. Bon rameur, Alexandre arrive malgré tout à s'entraîner pour participer à une régate de kayak. Son entraîneur (Sergi Lopez, très bien) ainsi que tous les camarades d'Alexandre ne comprennent pas les absences et l'attitude d'Alexandre qui fait comme si de rien n'était. Il ne dénonce pas son père car il l'aime. C'est un film dur mais prenant qui vaut pour l'interprétation des acteurs dont le jeune Joffrey Verbruggen.
Je termine par L'arbre et la
forêt
d'Olivier Ducastel et Jacques Martineau, avec un Guy Marchand (Frédérick)
émouvant et
magnifique entouré de Françoise Fabian qui joue le rôle de sa
femme (Marianne). Je n'avais pas revu François Negret sur
grand écran depuis De bruit et de fureur de Jean-Claude
Brisseau
(1988). Il interprète un des deux fils de Frédérick et Marianne. Le
film est bercé de nombreux extraits de la tétralogie de Richard Wagner. Le jour des
obsèques de son fils ainé, Charles, Fréderick brille par son absence.
Plus tard, au cours d'un dîner de famille, il explique assez vite
pourquoi il a agit ainsi. La révélation sème la confusion parmi les
présents dont le fils cadet, Guillaume. La réalisation prend son temps:
la musique wagnérienne résonne dans cette belle demeure entourée
d'arbres et de bois. Il ne se passe grand-chose. L'histoire est ténue
mais on a une impression de repos et de sérénité. Le couple Frédérick/Marianne est uni par une immense tendresse qui touche et le film permet de rappeler une fois de plus un passé douloureux qu'il ne faut pas oublier. Catherine Mouchet dans le rôle de l'ex
belle-fille de Frédérick et Marianne est (toujours) impeccable.
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Commentaires sur Films vus et non commentés depuis le 27/01/10 (suite 2ème partie)
quand je vois tous ces films commentés... tu vis dans une salle de ciné ????
Je n'ai vu que l'arbre et la forêt dans ta liste, dont j'ai dit tout le bien que je pensais. Pour les autres, ce n'était jamais ni la bonne heure, ni la bonne salle ..
je rejoins ta déception concernant le dernier film de Peter Jackson.
Beaucoup aimé "la régate" aussi..
J'ai trouvé I love you Phillip Morris sympathique. Pas un grand film mais pas mal ... Avec un Jim Carrey bien dans son rôle. Il arrive à ne pas en faire trop (même si c'est souvent juste) L'histoire est incroyable ![]()
Un film sympa mais qui je pense ne restera pas dans les mémoires... ^^
Je n'en ai vu aucun, même s'il y en a deux qui m'intéressaient : La régate et l'arbre et la foret.
Je vous conseille vivement Soul Kitchen
Je suis d'accord avec toi sur tous les films ! Une fois n'est pas coutume
Je viens de voir Les invités de mon père, j'ai bien aimé, je te le conseille. A bientôt.
Justement c'est le politiquement incorrect qui m'a plu dans I love you... J'ai vraiment apprécié ce film original et délirant.
Quant à Lovely bones, avec le recul c'est vrai qu'il n'a rien de follement extraordinaire.
Pas été convaincu par Lovely bones.
Ce soir je suis allée voir Les invités de mon père de Anne Le Ny avec Luchini, Viard,Aumont..... et bien c'est un petit bijou d'humour, de finesse, d'intelligence, c'est profondément humain, vraiment j'ai adoré.
Concernant Lovely Bones la déception fût totale pour moi, en effet je m'attendais à beaucoup meiux de la part de PJ. J'ai beaucoup aimé I Love You Philippe Morris et je n'ai pas trouvé que Jim Carrey était "effrayant". =)
J'ai oublié de te dire, j'ai enfin trouvé le tempsde poster ma critique sur The Ghost Writer. A bon entendeur =)
Je suis d'accord sur Lovely Bones, les séquences au paradis sont affreuses. Dommage, car le reste tient la route.
Tout à fait d'accord avec toi concernant Lovely Bones, à propos de ce qui le gâche en tout cas. Et ce sont peut-être effectivement les scènes de drame ou de thriller purs qui sont les plus réussies !
Dans le cas de Philipp Morris, mieux vaut trop que pas assez dans ce cas, nan ?
pour Lovely Bones, je l'ai trouvé passionant tout le long, sauf à la fin, j'ai trouvé la scène d'un ridicule lorsque le tueur va se débarasser du coffre...
Le roman La nostalgie de l'ange fut l'un de mes coups de coeur (billet sur mon blog, d'ailleurs). J'ai un peu peur de regarder le film.
Bonsoir Dasola,
J'hésite décidément à tenter "I Love You Phillip Morris"... Mais "l'incorrect", ça me séduirait plutôt ![]()
Bref, j'attire ton attention sur '"La France" de Bozon : si tu souhaites revoir Négret, il fait partie de la troupe et il y très, très bon, je trouve.
Bon week-end

