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Duane est amoureux de Larry McMurtry (Editions Sonatine, 233 pages) est la suite (et fin) de Duane est dépressif. On retrouve Duane qui revient de son séjour en Egypte. Dès son retour dans sa ville de Thalia au Texas, il fait la connaissance d'Annie Cameron, une jeune géologue à la poitrine avantageuse qui a été engagée dans l'entreprise pétrolifère familiale par le fils de Duane. Duane se remet un peu au vélo mais il abandonne assez vite car son coeur donne des signes de faiblesse. Cela ne l'empêche toutefois pas de vivre une liaison charnelle assez intense avec sa psy Honor Carmichael (je rappelle que cette dernière est lesbienne). Le roman est relativement court. C'est sympathique à lire mais j'avais préféré Duane est dépressif.

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Meurtre chez les Magdaléniens de Sophie Marvaud (Nouveau monde éditions, 275 pages) m'a été offert par mon ami qui l'avait repéré dans la publication Archéologie quoi de neuf?. L'histoire est résumée dans le titre. Dans ce polar préhistorique, Sophie Marvaud nous fait remonter très loin dans le temps, il y a 15 000 ans. La France d'alors bénéficie d'un climat agréable, sec et ensoleillé. Les rennes, les bisons, les rhinocéros, les loups sont les animaux que l'on rencontre. Ils sont chassés par des petits groupes nomades. Au début du roman, l'auteur nous fait une liste assez complète des personnages de l'histoire. Ils appartiennent tous au Clan des Grandes-Mains-Blanches, des chasseurs-cueilleurs qui peuplent ce qui est maintenant la Dordogne. Les noms sont évocateurs: Vitesse-de-Bison, Générosité-d'Aurochs, Fierté-de-Mégacéros, Agilité-de-Bouquetin, etc., qui font tous partie du groupe familial des Quatre-Encoches. Ce groupe guidé par une chamane appelée Puissance-de-licorne vient d'atteindre l'Océan-du-bout-monde (l'Océan Atlantique). Là, Iranie, une jeune fille du clan, meurt soudainement. Elle semble s'être noyée. Puissance-de-licorne qui voulait en faire son élève devine très vite qu'Iranie a été assassinée. Sur le chemin du retour vers la Vézère se déroulent pas mal de péripéties que je ne vous raconterai pas. J'ai trouvé le roman plaisant, assez original vu le contexte, mais je n'ai pas arrêté de me référer à la liste des personnages au début du livre, car ce n'est pas facile de retenir "qui est qui" avec ces noms à rallonge. En tout cas, avec ce roman, on prend conscience que les passions humaines (luxure, colère, envie, orgueil) pouvaient déjà exister plausiblement il y a 15 000 ans.

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Je termine avec La fille du train de Paula Jenkins (Editions Sonatine, 380 pages), qui  est recommandé par quelques grandes enseignes de librairies, et dont Spielberg a acheté les droits pour une adaptation au cinéma. J'avoue, pour ma part, que je m'attendais à autre chose. J'ai eu une impression de déjà vu. Je dis "vu" car j'ai vu au moins un téléfilm américain qui traitait du même sujet. Rachel prend régulièrement le même train entre Londres et la banlieue. Elle a l'habitude pour se distraire de regarder par la vitre, lors d'un arrêt, une maison où vit un jeune couple. Elle s'imagine plein de choses sur eux. Elle leur donne des prénoms. Un jour la jeune femme du couple (qui s'appelle Megan) disparaît. L'histoire est racontée à la première personne par des femmes, Rachel, Megan, puis Anna (je vous laisse découvrir qui c'est). C'est surtout Rachel qui est le personnage central, elle est le détonateur. Mais Rachel est une alcoolique, elle n'arrête pas de boire tout le temps (on comprend pourquoi à la fin): je dois dire que c'est un peu lassant et répétitif comme ressort dramatique. Pour moi, ce n'est pas le polar de l'année. A vous de voir.