Conseillée par un de mes collègues, je suis allée voir La femme au tableau et je ne le regrette pas. Inspirée d’une histoire vraie, la femme au tableau représente Adèle Bloch Bauer, qui a posé pour l’un des tableaux les plus célèbres de Gustav Klimt dans les années 1900: la femme en or. Comme son nom de famille l’indique, Adèle était juive et née dans une famille très aisée. En 1998, sa nièce Maria Altmann, vivant aux Etats-Unis depuis des années, confie à un jeune avocat (petit-fils du compositeur Arnold Schoenberg) la mission de récupérer le tableau qui se trouve depuis la dernière guerre mondiale au musée du Belvédère à Vienne. Sa famille a été spoliée par les Nazis comme beaucoup d’autres familles juives. Pendant une heure cinquante, on suit avec beaucoup d’intérêt comment l’avocat Randol Schoenberg mène sa mission et arrive à assigner l’Etat autrichien devant un tribunal américain. En parallèle, le film comporte des retours en arrière qui décrivent la fuite de Maria (toute jeune mariée) et son époux en 1938 juste après l’Anschluss. Les quelques scènes où l’on voit les exactions des Nazis envers les Juifs sont marquantes. C’est un film prenant qui vaut vraiment la peine d'être vu. Les spectateurs semblaient très attentifs. Il faut noter une fois de plus qu’Helen Mirren qui interprète Maria Altmann est remarquable ainsi que tous les autres acteurs.