mardi 18 septembre 2007

Cinéma - Hygiène mentale

Je connais quelqu'une, une dame plus toute jeune, qui, pour se changer les idées, était capable d'aller voir trois à quatre films dans la journée. Elle avait de gros soucis familiaux concernant la santé de ses proches. Travaillant à plein temps, elle prenait une journée de congés rien que pour aller dans des salles obscures. C'est à ce sujet qu'elle m'a parlé d'hygiène mentale. J'ai bien retenu cette expression. Depuis, j'ai moi-même subi des épreuves. Une fois, avant d'aller voir un être cher à l'hôpital dans une lointaine banlieue, je suis allée au cinéma, c'était le mois de novembre, le temps était gris et triste. Le film, dont je tairai le nom, se passait sous le soleil de Floride à Miami. Ce n'est pas un chef-d'oeuvre tant s'en faut mais qu'est-ce que cela m'a fait du bien! Pendant presque deux heures, j'ai oublié tous mes soucis et quand je suis sortie de la salle, je me sentais mieux, prête à affronter la suite. Rien que pour ça, c'est bien le cinéma!

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags :

samedi 15 septembre 2007

Des blogs à tu et à toi

Je viens de me sentir un peu "interpellée" du fait d'une remarque que l'on vient de me faire. J'ai l'habitude de vouvoyer plutôt que tutoyer les blogueurs quand j'écris des commentaires dans la blogsphère (la blogoboule comme dit Chiffonnette, qui raconte un pique-nique entre blogueurs le 11 août 2007, http://journal-d-une-lectrice.over-blog.net/article-11759497.html). Tout comme je vouvoie les gens dans la rue ou au travail. J'ai été éduquée de cette façon. C'est de la déférence envers les personnes qu'elles soient jeunes ou vieilles. On me rétorquera qu'en anglais ou en italien, on tutoie. Oui mais en anglais le "you" qui est le "vous" français est devenu générique puisque le "thou", "tu", ne s'emploie plus à l'oral. On ne le trouve que dans la Bible, en poésie, dans Shakespeare, etc. En italien, l'emploi du tutoiement se fait plus naturellement entre les gens. En français, le vouvoiement existe et est employé. Pour moi, le tutoiement a quelque chose d'intime et d'affectif. Il y a des personnes que jamais je ne tutoierai pour différentes raisons. Et je suis en mesure de dire que dans le travail, le vouvoiement peut être très utile.
Moi ça ne me dérange pas que les blogueurs me tutoient dans les commentaires qu'ils me font sur mon blog. Cela me fait parfois bizarre: ils ne m'ont jamais vue, ne savent pas si je suis vieille ou jeune ou belle ou conne... C'est un peu artificiel.
Si les blogueurs me le demandent instamment, je tutoierai sinon je vouvoierai.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags :
jeudi 13 septembre 2007

Rentrée littéraire - Est-ce bien raisonnable ?

D'après ce que j'ai entendu, la rentrée littéraire, événement médiatique s'il en est, c'est plus de 720 (sept cent vingt) romans ou nouvelles français ou étrangers dont 100 premières oeuvres qui sont parus ou vont paraître dans les mois de septembre et octobre. Personnellement, sachant que lire un livre prend du temps et que le prix d'un livre grand format n'est pas donné, et que les lecteurs potentiels ont d'autres dépenses à la même époque, au bout du compte, je pense que seuls une petite dizaine vont trouver leur public. Ce sont ceux dont parleront les critiques littéraires à la radio ou dans les journaux. Certains titres seront mieux mis en valeur que d'autres chez les libraires. Il me semble que les jeux sont faits d'avance. L'année dernière, il y a eu le "phénomène" Littell qui a tout écrasé sur son passage. Cette année, on cherche. Les prix littéraires sont dans deux mois. La pression va monter et 700 romans et nouvelles vont tomber dans les oubliettes. Pourquoi n'étale-t-on pas la sortie de tous ces ouvrages sur une année plutôt que sur un mois ou deux ? D'autant plus que beaucoup sont publiés par des "petits" éditeurs avec un tirage réduit. Ces publications qui, a priori, n'ont aucune chance d'obtenir un prix quelconque pourraient sortir à un autre moment dans l'année et là, ils auraient une chance de rencontrer un public plus large.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags :
jeudi 6 septembre 2007

La Charité sur Loire - Une des villes du livre

J'ai passé 4 jours à la Charité sur Loire sur les bords de la Loire, dans le département de la Nièvre en région Bourgogne. Je donne toutes ces précisions, car je dois dire qu'avant d'y aller, je ne connaissais pas du tout et j'en avais à peine entendu parler. Il est regrettable que des personnes (dont je fais partie) puissent être d'une telle ignorance pour ce qui concernent certaines régions de notre beau pays. Pour en revenir à la Charité, dont l'Eglise Notre-Dame, édifice clunisien, a été classée au Patrimoine Mondial de l'Unesco, la première vision que j'en ai eue fut celle de mon arrivée en voiture juste avant de traverser le vieux pont. Magnifique. Par ailleurs, La Charité est connue comme "Ville du livre". En effet, de grandes librairies d'occasion sont installées pas loin les unes des autres. Pour ma part, je suis rentrée dans trois d'entre elles. Si l'on fouille un peu, on peut trouver son bonheur pour pas très cher, des livres souvent épuisés à 1, 2 ou 3 euros voire plus chers selon le titre et l'année d'édition. Le bonheur est absolu pour ceux qui aiment. D'autres villes du livre existent, notamment Bécherel en Bretagne ou Moulismes dans la Vienne (pour parler de régions que je connais).

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,
lundi 3 septembre 2007

Lire dans le train

Je remercie le train (hors TGV), qui, lors de longs voyages, me permet (en dehors de remplir des grilles de Sudoku), de lire des revues (un peu), des livres (beaucoup). Souvent, mon esprit est distrait et vagabonde car ce moyen de locomotion, au moment de la transhumance de retour de vacances, se trouve souvent bondé : les enfants crient ou pleurent, les lecteurs MP3 s'entendent en sourdine avec parfois en écho ceux qui ont les écouteurs et qui chantent en même temps,  les portables sonnent et il y en a même qui répondent en répétant 5 fois qu'ils sont dans le train à voix haute. De temps en temps, les chats miaulent, sinon les gens discutent ou regardent leur écran d'ordinateur pour travailler ou pour regarder des films, les contrôleurs passent (pas toujours), les voyageurs déambulent avec leurs (gros) bagages pour trouver une place assise libre (ça devient amusant quand ils se croisent), la restauration ambulante parcourt les rames de l'arrière à l'avant du train en proposant divers solides et liquides à des prix pas vraiment compétitifs. Tout cela pour dire qu'il m'arrive d'avoir du mal à me concentrer, mais cahin-caha, j'arrive à lire un quart, la moitié voire plus d'un livre qui ne demande pas un effort intellectuel intense. Vive le train!

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags :

jeudi 30 août 2007

Places préférées dans une salle de cinéma

Ce n'est pas si simple que cela en a l'air de définir ce qu'est "une bonne place" au cinéma. Je connais des gens qui veulent toujours être au fond de la salle, loin de l'écran. On rentre ensemble, et on se sépare, car ce n'est pas ma position favorite. Je n'aime pas être trop près de l'écran non plus, car cela me fait mal aux yeux. Lorsque je vais seule voir un film, je me mets plutôt de préférence au milieu de la salle, et tout bonnement au centre (s'il y reste de la place!). Par contre, que cela peut être agréable de se nicher sur deux sièges tout à fait sur le côté, entre le mur et l'allée, sans voisins proches... On est tout à fait tranquille pour faire ce que l'on veut, même jeter un coup d'oeil sur l'écran de temps en temps. Dans certaines grandes salles, c'est un écran de TV qui informe en temps réel qu'il reste encore 20... 10... 5 places. On sait alors qu'on sera collé à l'écran! Dans les salles d'art et d'essai, c'est la longueur de la queue qui vous donne l'information. Que c'est frustrant de s'entendre dire, alors que la personne qui vous précède vient d'entrer: "c'est fini, il n'y a plus de place!". Et tout cela, parfois, pour une minute de plus ou de moins... Inversement, il m'est arrivé, une fois, de retenir 4 sièges à moi toute seule en attendant des connaissances pour lesquelles j'avais été chargée de le faire. J'avais éparpillé mon sac, mon parapluie, et ma veste... Et je les ai attendus près d'une demi-heure, ils sont arrivés juste avant le film. Ils se sont assis sans discuter à l'endroit que j'avais choisi.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags :
lundi 16 juillet 2007

Le pépin perdu et retrouvé

L'autre jour, j'ai bêtement oublié mon parapluie (mouillé) dans la salle de cinéma où j'étais entrée. Je n'y ai pas fait attention à la sortie (il ne pleuvait plus - ah ce temps inconstant!). Le lendemain, je suis retournée candidement au cinéma demander s'ils ne l'avaient pas retrouvé. Un charmant jeune homme a posé la question à son talkie-walkie. Une voix hachée à l'autre bout a mis du temps à répondre qu'elle l'avait. La voix, celle d'une femme, a continué en disant de venir le chercher. De nouveau, l'homme charmant m'a indiqué que la dame et le pépin attendaient devant une porte sous un escalier. Je n'ai pas vu immédiatement ni la porte ni la dame, à cause d'un angle de mur, mais un bras qui tenait ledit pépin. Je me suis approchée et il aurait fallu voir l'air dégoûté avec lequel la dame m'a tendu mon pépin : à bout de bras, presque comme si elle le tenait avec des pincettes, sans un sourire avec un air d'ennui profond. Et pourtant il est beau et pas encombrant mon pépin! Bleu turquoise et pliant. Qu'est-ce qu'elle lui trouvait? Je crois qu'elle a vraiment joué à ce que mes collègues de bureau appellent, entre elles, "faire la pétasse".

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :
mardi 10 juillet 2007

Billet de bonne humeur : en attendant le Christ...

Lundi 9 juillet, je me suis préparée à aller voir, dans le cadre du Festival Paris Cinéma, toujours au cours de la rétrospective des films de Francesco Rosi [cf. mon billet du 07/07/07], Le Christ s'est arrêté à Eboli (1979) d'après un récit de Carlo Levi. La séance était prévue à 21h avec une introduction d'une "docteur ès cinéma". La présentation faite devant une salle archi-comble, les lumières s'éteignent, un vague son haché est audible, et puis plus rien. De nouveau, la lumière. Incident technique nous dit une dame, le projectionniste s'affaire. 5 minutes puis 10 minutes se passent, rien n'arrive. Et ne voilà-t-il pas qu'une des spectatrices nous communique assez fort que Carlo Levi était le frère de Primo Levi. "Mais pas du tout" répond un charmant et jeune Italien, une rangée devant moi. Carlo et Primo Levi, originaires de Turin, n'étaient que des cousins très éloignés. Et cet Italien, lui-même, est natif d'un village très proche de celui qui ne s'appelle plus Eboli mais Uliano ou quelque chose d'approchant dans la province de Basilicate. Comme le monde est petit. Une autre spectatrice prend la parole disant qu'elle avait hâte de revoir le film pour admirer les paysages qu'elle avait vus en vrai à une époque. Une ambiance bon enfant s'installe. Et pendant ce temps-là, toujours pas de film, un technicien était en train de faire du dépannage par téléphone. Quelques spectateurs impatients sont quand même partis, mais pas tant que cela. Au bout de 35 minutes, l'obscurité s'est faite et le film a enfin commencé vers 21H45. Il dure 2H30. Je suis sortie du cinéma à minuit et quart. C'est beau d'aimer le cinéma et de partager un bon moment avec des passionnés mais cela prend du temps !

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,
samedi 30 juin 2007

La solitude du bibliothécaire de fonds

Depuis 3 mois, je suis responsable de la bibliothèque loisirs de l'Etablissement Public où je travaille. Je dois dire que ce n'est pas triste. Les livres identifiés avec un simple numéro à 4 chiffres (ordre d'enregistrement) sont recensés sur des fiches où sont indiqués en manuscrit, le numéro, le titre, l'auteur et rien d'autre. Quand le livre sort, le dit numéro est reporté sur la fiche du lecteur et on attend tranquillement que tout revienne : le lecteur avec le livre, sans délai précis. Je voudrais préciser que notre établissement n'a pas un effectif énorme mais que quand la bibliothèque, ouverte une demi-heure deux fois par semaine, attire un ou deux lecteurs à chaque fois, c'est une victoire. Tout est à revoir. Les nouveautés n'en sont plus. Beaucoup de livres n'ont jamais été pris ni même ouverts. Je vais essayer de remédier un petit peu à cette situation même si je n'espère pas de miracle. Jusqu'à présent, un petit comité de 3 ou 4 personnes décidait des achats 2 fois par an, une petite quarantaine de livres étaient achetés et à peine 20 étaient lus. Maintenant, je préfèrerais acheter une dizaine de livres très demandés 5 ou 6 fois par an. J'ai fait cette démarche la semaine dernière, le personnel a été prévenu par mail en lui précisant que c'était une seule nouveauté par personne et cela a été un grand plaisir de voir arriver non pas 1, non pas 2, mais 6 personnes dans cette bibliothèque un peu désertée, il faut bien le dire.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :
jeudi 28 juin 2007

Dates de sortie des films (suite)

Suite à mon billet du 10 mai 2007, je constate que les films sortis depuis la fin du Festival de Cannes ne sont pas vraiment passionnants à peu de chose près. Que se passe-t-il? Jusqu'à l'année dernière, j'étais confrontée à des dilemmes cornéliens car plusieurs nouveaux longs-métrages intéressants sortaient la même semaine. J'ai assisté à 2 voire 3 très bons films dans une même journée, car j'avais peur que la semaine suivante, ils aient disparu de l'affiche. Depuis le début de l'année 2007, j'en suis loin. Peut-être suis-je blasée, mais ni les scénarii, ni les acteurs, ni les réalisateurs, ne m'attirent. J'en suis même à voir des reprises dans les salles Arts et Essais, ce qui ne m'était pas arrivé depuis très longtemps. J'espère que les films de la rentrée qui vont sortir en rafale me redonneront l'envie d'aller au cinéma.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :