dimanche 2 décembre 2007

Qu'est-ce que cela vous évoque quand on parle de "vieux" films?

Je revenais tranquillement de déjeuner quand tout à coup, je me suis dit: et si je demandais à mes blogueurs fidèles (et aux autres) ce qu'ils pensent du terme "vieux" film? Combien de fois l'ai-je entendu dans les conversations : "Alors ça te dirait d'aller voir un "vieux" film?" ou alors "Tiens, ils donnent encore un "vieux" film ce soir!" Je n'ai jamais entendu le terme "ancien" film par exemple. Pourquoi cet adjectif "vieux" pour qualifier un film "ancien"? Il y a un côté péjoratif dans cet adjectif.
Pour beaucoup, un "vieux" film est une oeuvre réalisée dans un passé plus ou moins proche, selon les générations. Souvent en noir et blanc avec un son crachotant et une image avec des rayures. Mais pour certains "jeunes", un film qui a plus de 10 ans, c'est déjà un "vieux" film. D'autres y englobent tous les films d'un certain âge, aussi bien ceux que l'on appelle des "classiques" que des "navets vénérables". Il est courant d'entendre "Comme ce film a mal vieilli!" ou "... bien vieilli!". Et pourtant, on parle rarement de "vieille" peinture, de "vieille" littérature ou de "vieille" musique. Le cinéma, aussi appelé le 7ème art, apparaît comme un art éphémère alors qu'il a déjà (à peine) plus de 100 ans. Je ne sais pas si c'est un critère, mais combien de "vieux" films ont disparu ?
Dans un de ses commentaires du 26/11/07, un de mes blogueurs fidèles, Karamzin, m'écrit (autodérision?) qu'il parle de "vieux" films. Il faudrait trouver un adjectif moins négatif. N'êtes-vous pas d'accord?

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lundi 12 novembre 2007

La pub d'avant séance sur grand écran - France vs USA

Allant très souvent au cinéma, je suis de plus en plus agacée, pour ne pas dire plus, par le quart d'heure publicitaire avant que ne démarre enfin le film. Et selon mon avis, les régies publicitaires font passer des publicités de plus en plus laides esthétiquement et pas spécialement drôles. Interminables pour la plupart, ce sont souvent les mêmes qui sont projetées d'une séance à l'autre, et en tant que fidèle du grand écran, je pousse un "ouf" de soulagement quand l'annonceur de la régie arrête cette torture des yeux et des oreilles dans une obscurité totale ou presque qui empêche même de lire.
Je ne suis pas contre la publicité, au contraire. Avant que celles pour l'alcool et le tabac ne soient proscrites, certaines étaient des merveilles qui racontaient une histoire. Maintenant, c'est du simple matraquage.
Dans les salles d'art et d'essai, bien sûr on attend moins longtemps avant de voir le film, mais on n'est pas agressé. Pouvoir bavarder à voix basse avec de la musique douce dans les oreilles, mmmmh...
Je ferais une comparaison avec les Etats-Unis, en particulier dans les salles new-yorkaises: l'on y voit seulement des bandes-annonces et cela peut durer très longtemps, jusqu'à huit annonces de films. Cela donne une idée des prochaines sorties sur le sol américain.
En France, si on ne peut pas échapper à la pub, au moins, qu'elle redevienne belle à regarder!

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samedi 3 novembre 2007

Hommage au Kinopanorama

Je me souviens de cette très belle salle avenue de la Motte Picquet à Paris dans le 15ème arrondissement, qui a fermé il y a déjà quelques années (à mon grand désespoir), peu de temps après avoir été reprise par Gaumont. Chaque fois que je passe devant (je n'habite pas très loin), j'ai un pincement au coeur. J'aimerais bien savoir ce qu'"ils" en ont fait. A un moment donné, elle était devenu un endroit select pour des avant-premières ou je ne sais quoi. Et depuis plus rien. L'endroit semble abandonné (soupir).
Pour en revenir à l'âge d'or de cette salle avec un grand écran concave, l'attraction était de voir de longues queues de futurs spectateurs autour du pâté de maisons pour assister à des films en exclusivité ou à des reprises. Il fallait être dans les premiers spectateurs pour se mettre au fond ou au balcon car dans les premiers rangs, on manquait de recul et on n'appréciait pas les films projetés à leur juste valeur. C'est dans cette salle que j'ai vu West Side Story, Lawrence d'Arabie (avec prélude et entracte), Autant en Emporte le Vent (avec entracte), Ludwig (de Visconti). The Rose de Mark Rydell a tenu 9 mois. Pour Ludwig de Visconti, le film ressorti une année en plein été durait 4 heures avec un entracte. La salle n'avait malheureusement pas l'air conditionné et malgré les qualités de l'oeuvre, une douce torpeur nous avait tous envahis et au moment de l'entracte, les gens se sont rués dans les bars avoisinants pour acheter des boissons fraîches. Elle me manque beaucoup, cette salle qui m'a fait aimer le cinéma sur grand écran.

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samedi 27 octobre 2007

Une parisienne, un jour de grève

Je vais passer pour une personne inconséquente en cette période agitée sur le front social, mais qu'est-ce que c'est agréable de vivre et de travailler à Paris, un jour de grève. Quel calme dans les transports en commun (plutôt rares), les quelques voyageurs ne semblaient pas stressés. On ne se bouscule pas pour monter ou descendre des rames. Les stations, surchargées en temps normal, sont vides. Il règne presque un certain silence, même les téléphones portables sont au repos dans les rames de métro qui d'habitude sont bondées. Le matin du 18 octobre, les gens étaient studieux et lisaient leur journal gratuit distribué à l'entrée des bouches de métro. Les magasins étaient peu fréquentés, on ne faisait pas la queue aux caisses (ce n'est pas bon pour le commerce). Dans la société où je travaille, les effectifs étaient réduits à la portion congrue, j'ai eu l'impression de venir un dimanche. Le soir du 18 octobre, j'ai trouvé après réflexion qu'un jour de grève à Paris peut être pénible, quand, au moment de rentrer chez soi, les lignes de métro ont encore réduit leur fréquence ou alors que le trafic est nul, que les usagers "poireautent" sur les quais entre 15 et 30 minutes sans que rien ne soit annoncé. A bout de patience, le piéton se décide à marcher, à prendre un "vélib", à faire de l'autostop, du roller, de la trottinette, de la moto, du vélomoteur. Parmi les cyclistes, on distingue aisément ceux qui n'ont pas trop l'habitude de ce moyen de locomotion. Et puis moi, fan de cinéma, j'aime aller à une séance en sortant du travail. Et bien, ce jour-là, je n'ai pas pu. Une collègue a été plus courageuse, elle est allée voir un film mais elle a mis une heure et demie à pied pour rentrer chez elle. Le lendemain, tout n'était pas encore rentré dans l'ordre. Ah, finalement, Paris, les jours de grèves, c'est bien un peu mais pas trop.

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vendredi 19 octobre 2007

Je n'apprécie pas beaucoup le nouveau prix Nobel de littérature

J'ai vu il y a longtemps à la télévision (chez Bernard Pivot, au temps d'Apostrophe) Doris Lessing, qui vient le 11 octobre 2007 d'avoir le prix Nobel de littérature. Je me souviens d'une femme d'une soixantaine d'année, revêche et pas sympathique. Et pourtant, Pivot est un bon intervieweur! Du coup, elle ne m'avait donnée aucune envie de découvrir son oeuvre. Je n'ai donc rien lu d'elle. Et, apparemment, son caractère "particulier" a été confirmé par la manière dont les télévisions ont montré ses réactions à l'annonce de sa nobélisation: "J'ai déjà eu tous les prix! Bien sûr, je suis contente de les avoir eus...". Mais elle avait plutôt l'air blasée et pas émue pour deux sous de quelqu'un qui trouvait ça tout à fait normal. Si je puis dire, je pense que c'est quelqu'un qui "ne doit pas se prendre pour n'importe qui" (et je reste polie). Le Nobel va la conforter dans cet état de fait. A part ça, aujourd'hui, je n'ai toujours pas envie de lire un de ses romans.

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mercredi 10 octobre 2007

UGC + MK2 vs Gaumont

Ca y est, dans la rubrique "people", un divorce avec pertes et fracas, Pathé Gaumont et Mk2 se sont séparés pour différences irréconciliables comme disent les anglo-saxons. Cette désunion provient de la colère de Marin Karmitz, PDG de MK2, lorsqu'il a vu le chantier du nouveau multiplexe de Beaugrenelle (dans le 15ème arrondissement de Paris) lui échapper, en février dernier, au profit de Pathé. Marin Karmitz s'est senti trahi. Pour "se venger", MK2 vient de s'unir pour le meilleur et, je n'espère pas, pour le pire à UGC. Sur une décision du CNC, cette nouvelle association ne durerait, pour le moment, que jusqu'au 14 mars 2009. Petit rappel : je me souviens qu'en 2000, quand UGC a lancé l'idée, Marin Karmitz avait poussé des hauts cris et par mesure de retorsion, il s'était allié avec Gaumont-Pathé. Comme quoi, on peut changer d'avis...
En tout cas, détentrice de ce sésame depuis 2000, je viens de recevoir mon relevé de banque avec le montant du prélèvement de ma carte "UGC Illimité". Comme "ils" m'en avaient informé en juillet, ça a augmenté de 18 à 19,80 euros. En revanche pour les spectateurs Pathé-Gaumont, le montant de la carte "LE PASS" ne baisse pas. Elle reste à 19,80 euros, mais elle est valable dans toute la France. Etant une Parisienne, j'apprécie cette union, car la programmation MK2 complète bien celle des salles UGC.
Ces cartes d'abonnement sont presque devenues incontournables et sont une manne d'argent pour les grands distributeurs. Pour preuve, depuis l'annonce de cette nouvelle union, les demandes de souscription à la carte UGC ont augmenté. Je sais que ces formules d'abonnement ne font pas l'unanimité, tant s'en faut, et les "petites" salles "Art et Essais", surtout à Paris, se sont presque toutes affiliées à l'une ou l'autre voire les deux cartes pour attirer des spectateurs. En ce qui me concerne, je profite amplement de la carte d'abonnement UGC car si l'on va au cinéma en n'ayant aucune réduction, le prix de la carte est amorti dès la deuxième entrée dans le mois.

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mardi 18 septembre 2007

Cinéma - Hygiène mentale

Je connais quelqu'une, une dame plus toute jeune, qui, pour se changer les idées, était capable d'aller voir trois à quatre films dans la journée. Elle avait de gros soucis familiaux concernant la santé de ses proches. Travaillant à plein temps, elle prenait une journée de congés rien que pour aller dans des salles obscures. C'est à ce sujet qu'elle m'a parlé d'hygiène mentale. J'ai bien retenu cette expression. Depuis, j'ai moi-même subi des épreuves. Une fois, avant d'aller voir un être cher à l'hôpital dans une lointaine banlieue, je suis allée au cinéma, c'était le mois de novembre, le temps était gris et triste. Le film, dont je tairai le nom, se passait sous le soleil de Floride à Miami. Ce n'est pas un chef-d'oeuvre tant s'en faut mais qu'est-ce que cela m'a fait du bien! Pendant presque deux heures, j'ai oublié tous mes soucis et quand je suis sortie de la salle, je me sentais mieux, prête à affronter la suite. Rien que pour ça, c'est bien le cinéma!

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samedi 15 septembre 2007

Des blogs à tu et à toi

Je viens de me sentir un peu "interpellée" du fait d'une remarque que l'on vient de me faire. J'ai l'habitude de vouvoyer plutôt que tutoyer les blogueurs quand j'écris des commentaires dans la blogsphère (la blogoboule comme dit Chiffonnette, qui raconte un pique-nique entre blogueurs le 11 août 2007, http://journal-d-une-lectrice.over-blog.net/article-11759497.html). Tout comme je vouvoie les gens dans la rue ou au travail. J'ai été éduquée de cette façon. C'est de la déférence envers les personnes qu'elles soient jeunes ou vieilles. On me rétorquera qu'en anglais ou en italien, on tutoie. Oui mais en anglais le "you" qui est le "vous" français est devenu générique puisque le "thou", "tu", ne s'emploie plus à l'oral. On ne le trouve que dans la Bible, en poésie, dans Shakespeare, etc. En italien, l'emploi du tutoiement se fait plus naturellement entre les gens. En français, le vouvoiement existe et est employé. Pour moi, le tutoiement a quelque chose d'intime et d'affectif. Il y a des personnes que jamais je ne tutoierai pour différentes raisons. Et je suis en mesure de dire que dans le travail, le vouvoiement peut être très utile.
Moi ça ne me dérange pas que les blogueurs me tutoient dans les commentaires qu'ils me font sur mon blog. Cela me fait parfois bizarre: ils ne m'ont jamais vue, ne savent pas si je suis vieille ou jeune ou belle ou conne... C'est un peu artificiel.
Si les blogueurs me le demandent instamment, je tutoierai sinon je vouvoierai.

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jeudi 13 septembre 2007

Rentrée littéraire - Est-ce bien raisonnable ?

D'après ce que j'ai entendu, la rentrée littéraire, événement médiatique s'il en est, c'est plus de 720 (sept cent vingt) romans ou nouvelles français ou étrangers dont 100 premières oeuvres qui sont parus ou vont paraître dans les mois de septembre et octobre. Personnellement, sachant que lire un livre prend du temps et que le prix d'un livre grand format n'est pas donné, et que les lecteurs potentiels ont d'autres dépenses à la même époque, au bout du compte, je pense que seuls une petite dizaine vont trouver leur public. Ce sont ceux dont parleront les critiques littéraires à la radio ou dans les journaux. Certains titres seront mieux mis en valeur que d'autres chez les libraires. Il me semble que les jeux sont faits d'avance. L'année dernière, il y a eu le "phénomène" Littell qui a tout écrasé sur son passage. Cette année, on cherche. Les prix littéraires sont dans deux mois. La pression va monter et 700 romans et nouvelles vont tomber dans les oubliettes. Pourquoi n'étale-t-on pas la sortie de tous ces ouvrages sur une année plutôt que sur un mois ou deux ? D'autant plus que beaucoup sont publiés par des "petits" éditeurs avec un tirage réduit. Ces publications qui, a priori, n'ont aucune chance d'obtenir un prix quelconque pourraient sortir à un autre moment dans l'année et là, ils auraient une chance de rencontrer un public plus large.

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jeudi 6 septembre 2007

La Charité sur Loire - Une des villes du livre

J'ai passé 4 jours à la Charité sur Loire sur les bords de la Loire, dans le département de la Nièvre en région Bourgogne. Je donne toutes ces précisions, car je dois dire qu'avant d'y aller, je ne connaissais pas du tout et j'en avais à peine entendu parler. Il est regrettable que des personnes (dont je fais partie) puissent être d'une telle ignorance pour ce qui concernent certaines régions de notre beau pays. Pour en revenir à la Charité, dont l'Eglise Notre-Dame, édifice clunisien, a été classée au Patrimoine Mondial de l'Unesco, la première vision que j'en ai eue fut celle de mon arrivée en voiture juste avant de traverser le vieux pont. Magnifique. Par ailleurs, La Charité est connue comme "Ville du livre". En effet, de grandes librairies d'occasion sont installées pas loin les unes des autres. Pour ma part, je suis rentrée dans trois d'entre elles. Si l'on fouille un peu, on peut trouver son bonheur pour pas très cher, des livres souvent épuisés à 1, 2 ou 3 euros voire plus chers selon le titre et l'année d'édition. Le bonheur est absolu pour ceux qui aiment. D'autres villes du livre existent, notamment Bécherel en Bretagne ou Moulismes dans la Vienne (pour parler de régions que je connais).

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