Je me réjouissais d'aller voir deux films dans la même soirée. J'avoue avoir été déçue par les deux.

Haute-couture de Sylvie Ohayon, c'est l'amitié improbable qui va lier Jade, une jeune fille du 93 qui vole des sacs à main ou des guitares dans le métro, et Esther, première d'atelier chez Dior. Esther, qui souffre de diabète, doit être mise à la retraite très bientôt, alors que son métier de couturière était toute sa vie. Jade, éprouvant du remords d'avoir volé le sac d'Esther, va aller lui rendre. Esther ne porte pas plainte mais au contraire va encourager Jade à faire un stage chez Dior. J'ai regretté que l'on voie assez peu (ou bien de loin) le travail des "cousettes". Et comme direait un journal, l'histoire est "cousu de fil blanc".  Je me suis passablement ennuyée.

Je passe à Les Olympiades de Jacques Audiard, qui ne traite pas de Jeux Olympiques mais qui se réfère au quartier des Olympiades à Paris dans le XIIIème arrondissement, à côté du quartier chinois. C'est filmé dans un très beau noir et blanc. On fait la connaissance d'Emilie (Lucie Zhang) qui occupe plusieurs emplois peu qualifiés l'un après l'autre, alors qu'elle est diplômée de Sciences-Po. Pas très farouche, elle va avoir une courte relation avec son colocataire Camille (Makita Samba), un Don Juan. C'est un professeur de lettres qui prépare l'agrégation sans trop de conviction. En revanche, il a une vie sexuelle intense. Nora (Noémie Merlant), elle, a quitté sa province pour reprendre des études de droit à Tolbiac à plus de trente ans, mais les réseaux sociaux vont la "tuer". Elle est confondue avec Amber Sweet, une jeune femme "cam girl" qui vend cher ses prestatations. Nora va croiser Camille et Emilie. Ces personnages évoluent au cours du film. Ce chassé-croisé amoureux ne m'a pas intéressée. Je ne me sens pas proche de cette génération un peu paumée qui n'a pas beaucoup de repère. Le constat est triste. 

Je suis désolée... j'aurais tant aimé apprécier ces deux films. Dommage pour moi.