P1020567

Plus léger que l'air a été écrit par Federico Jeanmaire, écrivain argentin que je ne connaissais pas (c'est le premier roman de cet universitaire né en 1957). Publié aux Editions Joelle Losfeld (220 pages), c'est mon ami qui me l'a offert après avoir lu une bonne critique dans un journal hebdomadaire. Je le remercie de ce cadeau car c'est vraiment très bien. Ce long monologue d'une vieille femme de presque 94 ans émeut beaucoup. Elle parle à un jeune garçon de 14 ans, Santi, qu'elle maintient enfermé dans sa salle de bain après qu'il ait essayé de la voler. Pendant les quatre jours que dure l'histoire, cette vieille femme surnommée Faila, qui s'appelle en réalité Rafaela, fait la morale à Santi pour avoir agi de la sorte. Elle le menace, elle le materne, elle lui trouve mauvais caractère, elle le nourrit en lui passant sous la porte des escalopes panées, des crackers et des biscuits palmiers. Elle lui promet surtout de le libérer s'il écoute l'histoire de sa vie. Elle se met à lui parler de sa propre mère, Delia ou Delita, qu'elle n'a pas connue (elle avait 2 ans), morte dans des circonstances tragiques. Elle lui parle évidemment de sa propre vie, des deux hommes qu'elle a connus et qui l'ont bafouée - elle ne s'est jamais mariée. Je n'ai pas trouvé ce roman triste même si cela parle de la mort, de la vieillesse, de la solitude. La dernière phrase m'a plu: "Le désir de n'importe quelle femme est plus léger que l'air". Je vous laisse découvrir quel est l'autre élément qui est plus léger que l'air dans ce roman que je conseille vraiment parce qu'il se lit très bien et vite.