dimanche 30 juin 2013

Livre mystère 1 / Toyer - Gardner McKay

J'ai déjà évoqué le fait que j'avais été sélectionnée pour être membre du jury du roman Fnac 2013. J'ai reçu cinq romans : quatre français et un britannique. Trois d'entre eux ont été écrits par des femmes, et j'en retiens particulièrement un qui sortira fin août. La femme qui l'a écrit est la seule dont je connaissais le nom. L'histoire se passe à Paris. un garçon obèse de 12 ans et sa mère sont logés chez des gens aisés (souvent absents) dans le 1er arrondissement. La maman récure pratiquement tous les jours l'appartement de fond en comble. L'enfant devient le souffre-douleur de sa classe dans un collège qui se situe à proximité, mais l'obésité n'est pas la seule raison des quolibets à l'encontre de ce garçon qui est plein de ressources. Il est capable de voir un fantôme du passé. J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman bien écrit dans lequel les relations mère-fils m'ont touchée. Peut-être devinerez-vous qui a écrit ce roman édité par les Editions Albin Michel et qui paraîtra fin août 2013? Je vous communiquerai le titre du roman et son auteur fin juillet.

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En attendant, voici une critique sur Toyer de Gardner McGrath (1932-2001), qui vient de paraître en poche. Après l'avoir emprunté à la bibliothèque, j'ai lu la version grand format (Editions du Cherche-Midi). Ces 700 pages se lisent vite car le texte est découpé en petits chapitres de un à trois pages. A Los Angeles, depuis un an, Toyer sévit en lobotomisant des jeunes femmes après avoir eu des rapports intimes avec elles. Face à lui, Maud Garance, une psychiatre qui s'occupe des victimes de Toyer (surnom trouvé par une journaliste), va tout faire pour que cet homme soit mis hors d'état de nuire. En effet, comme les victimes de Toyer ne sont pas mortes mais plongées dans le coma, la police ne semble pas s'intéresser à cette affaire qui a déjà fait 12 victimes. Dans ce roman datant de 1998 (mais publié en français en 2011), il n'est bien évidemment pas fait mention de l'ADN, ni des téléphones portables qui auraient pu empêcher Toyer de rester impuni si longtemps. Le roman est composé de trois grandes parties: le commencement, le milieu et la fin (si, si). C'est ce dernier chapitre que j'ai retenu, car il se déroule dans un laps de temps de douze heures - haletantes. Pour résumer, je dirais cependant que ce thriller n'est pas indispensable à lire. Le reproche que je lui fais est qu'on n'arrive pas à bien cerner certains personnages comme celui de Maud, par exemple.

Lire le billet d'Isa.

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lundi 24 juin 2013

Les fiancées d'Odessa - Janet Skeslien Charles

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A mon tour, j'ai décidé de lire Les fiancées d'Odessa de Janet Skeslien Charles (Editions Liana Levi, piccolo), après avoir lu des billets sur des blogs qui en ont parlé en bien (Aifelle, Keisha, Kathel et Theoma par exemple). Dans les années 90, Daria, la narratrice, célibataire et âgée d'une vingtaine d'années, vit avec sa grand-mère Boba en Ukraine, à Odessa sur les bords de la Mer Noire. Occupant un poste d'assistante dans une compagnie israélienne de fret maritime, Daria n'a pas pu trouver mieux comme emploi (elle a pourtant un diplôme d'ingénieur). La ville d'Odessa, outre le fait qu'elle possède le 3ème plus bel opéra du monde (après ceux de Rome et Prague), est célèbre pour son escalier de 132 marches qui mène à la mer. Mais Odessa comme d'autres villes en ex-URSS est gangrénée par la corruption et les trafics en tout genre, dirigés par la mafia locale. Les gens d'Odessa souffrent de privations. D'ailleurs, de nombreuses jeunes femmes de cette ville aspirent à se marier avec un étranger (un Américain de préférence) afin de quitter l'Ukraine. C'est l'opportunité qui s'offre à Daria. Fin de la première partie. La deuxième partie du roman se passe dans la région de San Francisco, où Daria qui a obtenu un "visa fiancée" vit avec Tristan qu'elle épouse. Mais le rêve tourne au cauchemar car Tristan n'est pas celui qu'elle croyait. Je vous passe plein de péripéties, que je vous laisse découvrir. Un très bon roman, léger et grave à la fois, que je vous conseille.

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mercredi 12 juin 2013

400 coups de ciseaux - Thierry Jonquet

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Voici 400 coups de ciseaux (Policiers Seuil) qui rassemble(nt) vingt nouvelles dont une inédite (elle donne son titre au livre), écrites par Thierry Jonquet disparu trop tôt en 2009. Précédemment publiées dans diverses revues entre 1989 et 2009, elles apparaissent dans l'ordre de leur parution.

Moi qui aime beaucoup les romans de Thierry Jonquet, j'ai été intéressée par ces nouvelles où l'on retrouve des thèmes abordés dans certains romans de l'écrivain: les vampires (Le vrai du faux), les manipulations génétiques (Pas de fleur pour Algernon), les histoires d'amour qui finissent mal (Hambourg, 1er amour). Il y est question aussi de la grande faucheuse incarnée par une femme (Terminus nord), du trafic d'organes de nouveaux-nés (La chaîne du froid entre Calais et Douvres), des SDF (Nadine et Art conceptuel), de Satan (Abel dans les tunnels). La nouvelle 400 coups de ciseaux nous narre l'histoire d'une femme (la narratrice) qui a décidé de tuer son mari (Stéphane), qui la bat et l'humilie. Je note une fois de plus que Jonquet était un pessimiste, un désespéré, qui gardait malgré tout un certain sens de l'humour (L'imprudent est teinté d'humour plutôt salace). Si vous n'avez rien lu de Jonquet, commencez plutôt par un de ses romans, mais je conseille néanmoins ce recueil.

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jeudi 6 juin 2013

Tokyo Zodiac Murders - Soji Shimada

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Voici un roman policier japonais que je vous recommande absolument: Tokyo Zodiac Murders de Soji Shimada (Rivages Noir, 430 pages). Il s'agit d'une histoire criminelle qui trouvera sa conclusion plus de 40 ans après les faits. En 1936, dans une grande famille, un peintre est assassiné dans son atelier, et plusieurs jours après, ses quatre filles, belle-fille et deux nièces, sont elles aussi assassinées. Le peintre, Heikichi, a été tué dans son atelier, il s'agit d'un crime en "chambre close". En ce qui concerne les jeunes femmes nées sous un signe du zodiaque différent, elles ont été empoisonnées à l'arsenic. Chaque corps a été amputé d'une partie (pour former une entité appelée Azoth) et les cadavres ont été enterrés plus ou moins profondément aux quatre coins du Japon. D'ailleurs, entre la découverte du premier corps et celui du dernier, il se passe presque 1 an. C'est grâce à ses qualités de réflexion et de déduction qu'un astrologue résoudra l'énigme en 1979 (l'astrologie n'y a pas de rôle). Le roman est émaillé de croquis explicatifs sur le pourquoi du comment. C'est ludique et vraiment très bien troussé. L'écrivain est lui-même astrologue. Il est l'auteur de nombreux romans à énigmes. Tokyo Zodiac Murders est le premier publié en français. Je sens que vous êtes intrigués...

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lundi 3 juin 2013

Moi René Tardi, prisonnier au Stalag IIB - Tardi

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Moi René Tardi prisonnier au Stalag IIB (Editions Casterman, 190 pages) est une BD dont Yv avait dit beaucoup de bien, et j'en remets une couche. C'est absolument remarquable. Tardi (Jacques) nous retrace ce qu'a vécu son père pendant la seconde guerre mondiale durant 5 ans, dans un stalag en Poméranie, pas loin de la mer Baltique. Il l'a fait grâce aux souvenirs consignés dans des petits carnets par son père, René Tardi. Il s'agit d'une première partie qui commence en 1933 avec l'arrivée d'Hitler au pouvoir et qui s'arrête en janvier 1945 quand le camp le Stalag IIB est évacué. Tardi lui-même s'y représente en culottes courtes, dialoguant avec son père. Tardi réussit à bien décrire les conditions de (sur)vie épouvantables (le froid, la faim, les privations de toutes sortes, les mauvais traitements, les rats, les poux) qu'a endurées pendant 5 ans son père, qui fut un des 1 600 000 prisonniers de ces camps disséminés en Allemagne et en Pologne. Personnellement, je ne connaissais pas grand-chose à cette triste histoire. Cette BD en noir et blanc avec quelques touches de couleur se lit d'une traite. J'attends la suite avec intérêt. Lire aussi le billet d'Alcapone.


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Sinon, j'ai été sélectionnée pour être membre du Jury de la rentrée littéraire Fnac 2013 (c'est la première fois que je suis choisie pour être membre d'un jury et je suis très contente). Pour ce faire, j'ai reçu début de semaine dernière 5 romans (que j'avais choisis parmi d'autres) à lire d'ici début juillet. En 5 jours, j'en ai déjà lu deux. Je ne peux rien dire pour le moment sur les écrivains, mais je dirais que les romans envoyés sont très différents: quatre romans français et un roman anglais, et je ne connais de nom qu'un écrivain sur les 5. Les romanciers sont deux hommes et trois femmes. Je ne manquerai pas de vous tenir au courant de la suite.

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dimanche 19 mai 2013

Fantôme - Jo Nesbo / Wallflower - William Bayer

Voici deux romans policiers que je vous conseille.

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D'abord Fantôme, le nouveau roman de l'écrivain norvégien Jo Nesbo (série noire Gallimard, 550 pages intenses). On y retrouve Harry Hole, en costume de lin, 1m93 et les cheveux blonds coupés en brosse. Trois ans après Le Léopard, il est bien abîmé avec sa cicatrice qui lui balafre un côté du visage. Après un exil de quelques années à Hong-Kong, il revient à nouveau à Oslo, car Rakel (la seule femme qui lui est cher) et surtout Oleg, le fils de cette dernière que Hole a connu tout petit, ont besoin de lui. Oleg, 18 ans, a mal tourné, il est en prison préventive pour détention et trafic de drogue et est peut-être responsable du meurtre du garçon avec qui il "dealait". Car à Oslo, une nouvelle drogue fait rage: la fioline. Bien que moins mortelle que d'autres, on en devient "accro" pratiquement tout de suite. Harry Hole, qui est un obstiné, se retrouve menacé de tous les côtés. C'est une enquête qui va le mener vers une issue que je vous laisse découvrir. Jo Nesbo a une façon bien à lui de passer à autre chose. Ce roman noir et violent se lit d'une traite.

 

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Avec Wallflower de William Bayer (Rivages/Noir, 400 pages), écrit il y a 20 ans mais paru en 2010 en France, on retrouve Janek, lieutenant de police. C'est un personnage qui apparaît dans 4 ou 5 romans de l'écrivain. Personnellement, je vous conseille Switch paru en français sous le titre d'Une tête pour une autre aux édtions J'ai lu en 1986 (excellent roman). Des allusions à l'affaire "Switch" émaillent Wallflower. William Bayer s'attache beaucoup à la psychologie humaine. Wallflower a comme personnage central Beverly Archer, une psychologue machiavélique qui manipule une jeune femme, Diana Proctor, en s'en servant comme bras armé de sa vengeance longuement mûrie contre des gens qui l'ont humiliée. Je raconte tout cela car à la moitié du roman, on sait qui, on sait le "qui, pourquoi, comment", et c'est passionnant. Janek enquête, car sa nièce est une victime innocente de cette vengeance. "Wallflower" désigne en anglais (au sens propre) une plante herbacée type pissenlit (on retrouve ce genre de plante sur les lieux des crimes) et au sens figuré "Wallflower" désigne une personne qui "fait tapisserie" au cours d'une soirée. Si vous ne connaissez pas William Bayer (un Américain, né à Cleveland dans l'Ohio en 1939), je vous conseille de le découvrir, pourquoi pas avec ce roman?

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mardi 7 mai 2013

Trois livres lus et non commentés depuis le 1er avril 2013 + Pause vacancière

J'en entamé un rythme assez soutenu de lectures depuis le début de l'année pour essayer de diminuer une mes PAL monstrueuses qui prennent des proportions inquiétantes dans une de mes pièces. J'ai promis à mon ami de n'acheter aucun livre jusqu'à fin juillet (je sens que cela va être dur). J'ai lu environ 40 romans ou autres depuis le début de l'année, sans parler des BD que me fournit mon ami.

Toujours est-il que je voudrais faire un billet groupé avec trois romans que j'ai lus depuis au moins un mois.

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D'abord Comment trouver l'amour à cinquante ans quand on est parisienne de Pascal Morin. Je dois dire que je m'attendais à un genre de livre de recettes pour trouver l'âme soeur. Et ce n'est pas du tout cela. Le personnage principale, Catherine Tournant, a la cinquantaine. Divorcée, mère d'une fille qui vit loin, Catherine est parisienne et prof dans un lycée du "93". Elle va trouver l'amour avec Robert Diop, le père de Dimitri Diop, un jeune plombier noir. Pendant ce temps, Natacha, une ancienne élève de Catherine, va tomber amoureuse de Dimitri, qui fait la connaissance d'une psychanalyste à qui il va se confier. Tout se termine bien dans une maison située dans le Loiret. C'est léger. Une lecture idéale pour les vacances. Lire le billet de Keisha.

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Poussière tu seras (Editions Point Seuil, 250 pages), de Sam Millar, est un roman policier très très noir. Adrian Calvert, 14 ans, disparait après avoir découvert un os humain dans un bois voisin. Son père Jack, ancien policier devenu peintre (il est aussi alcoolique), mène l'enquête qui le mènera au bout de l'enfer, car suite à une vengeance préméditée depuis longtemps, l'intrigue tourne autour de la pédophilie (en général) et de la violence faite aux enfants dans un orphelinat en Irlande dans les années 60 en particulier. C'est assez insoutenable, mais pourquoi pas? Sam Millar est un ancien combattant de l'IRA qui a été emprisonné plusieurs années.

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Avec Un festin de hyènes (Editions Point Seuil, 600 pages) de Michael Stanley (c'est le nom de plume de deux professeurs d'université sud-africains, Michael Sears et Stanley Trollip), on se retrouve au Bostwana (mais on est loin de l'univers gentillet de Mma Ramotswe détective (etc.) d'Alexander McCall Smith). Un cadavre d'un homme blanc est retrouvé en plein désert du Kalahari. L'inspecteur Kubu de Gaborone est chargé de l'enquête qui le mène dans le milieu des affaires, en particulier l'industrie du diamant. Au bout du compte, on en revient aux mobiles classiques pour un meurtre: l'argent, le sexe, la jalousie. Et là, tout se passe dans une famille aisée. C'est pas mal du tout pour un premier roman.

Comme je l'annonce dans le titre de mon billet, je me mets en pause jusqu'à la fin de la semaine. Je pars trois jours à Venise (Italie). J'espère avoir beau temps. Je vous dis à bientôt.

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mercredi 1 mai 2013

Le trésor de la baie des orques - Kenneth Cook

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Dès que j'ai vu Le trésor de la baie des orques (Editions Autrement, 300 pages) chez mon libraire, je n'ai pas résisté à me le procurer dès que possible. En effet, je suis devenue une inconditionnelle de l'écrivain australien Kenneth Cook disparu trop tôt (1929-1987) depuis ma découverte de ses nouvelles: Le koala tueur, La vengeance du wombat et L'ivresse du kangourou, sans oublier ses romans Cinq matins de trop et A coups redoublés. C'est un écrivain qui savait raconter des histoires assez délirantes avec beaucoup d'humour. Dans Le trésor de la baie des orques, il n'y a pas trop d'humour mais le sujet ne s'y prête pas. Au début du XXème siècle, en Australie, Jonathan Church, 28 ans, presque sans argent (il a tout perdu au jeu) arrive dans le petit port de pêche de Three Fold Bay, qui appartient en quasi-totalité à David Hoyle, un être plein de graisse, sans scrupules, très antipathique et qui exploite les pêcheurs qui travaillent pour lui. Car ce roman est avant tout une description détaillée assez terrible de la pêche à la baleine. Pour la pratiquer, les pêcheurs sont aidés efficacement par une colonie d'orques aux dents comme des rasoirs qui servent de rabatteurs. Chaque pauvre baleine qui pèse 100 tonnes est assaillie de toutes parts avec les requins qui arrivent en renfort. Sinon, je vous laisse découvrir :
- quel est le trésor du titre,
- comment Jonathan Church va tomber amoureux d'une jeune Japonaise,
- comment David Hoyle soigne son lumbago,
- et enfin, qui est le vieux "Judas" et de quelle façon il venge un congénère.

Ce roman se lit agréablement vite. Je vous le conseille.

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lundi 22 avril 2013

Dans l'ombre de la lumière - Claude Pujade-Renaud

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Suite à un billet récent de Dominique, j'ai acheté Dans l'ombre de la lumière (Actes Sud, 300 pages) de Claude Pujade-Renaud (dont je n'avais jusqu'ici rien lu). Et je l'ai "dévoré" en moins d'une journée avec un immense plaisir. Pendant quelques heures, je me suis immergée dans un passé lointain à Carthage, Thagaste et Rome entre 373 et 430 de notre ère. La narratrice s'appelle Elissa, elle fut l'amante et la concubine d'Augustinus (futur Saint-Augustin) dont elle eu un fils. Cette liaison dura 15 ans. Répudiée par Augustinus, elle suivit cependant de loin en loin le parcours de l'homme qu'elle n'avait jamais cessé d'aimer (elle lui restera fidèle jusqu'au bout) par l'entremise des discours d'Augustinus consignés sur des parchemins. Elle n'éprouve aucune aigreur, ni ressentiment, mais seulement une certaine passion amoureuse pour un homme qui fut un grand orateur et qui se convertit au christianisme après avoir appartenu comme Elissa à la secte des Manichéens. Mme Claude Pujade-Renaud a un beau style clair et son texte permet de connaître un peu de l'histoire de la chute de Rome en 410. Le texte se lit d'autant plus agréablement qu'il est composé de petits chapitres. Merci Dominique pour ce conseil.

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samedi 13 avril 2013

Deux albums dessinés par Florence Cestac

[Billet de Ta d loi du cine, "squatter" chez dasola]

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"On" m'a offert tout récemment une bande dessinée, Je voudrais me suicider mais j'ai pas le temps, dessinée par Florence Cestac et scénarisée par Jean Teulé (avec une dédicace de celui-ci). Il s'agit d'une biographie du dessinateur de BD Charlie Schlingo, mort en 2005 à moins de 50 ans (par la faute, ou à cause, de la méchanceté? Si, si), que l'une et l'autre avaient connu. Des interviews facilement trouvables sur internet donnent les témoignages des auteurs lors de la parution de l'album (début 2009). Apparemment, tout est basé sur des faits réels, avec seulement une "licence poétique". Par rapport aux auteurs: j'ai lu quelques albums de Florence Cestac et de ses personnages à gros nez (j'en possède deux autres), notamment quelques-uns de sa série sur Les ado, Laura et Ludo, très différente d'Agrippine de Bretécher - est-ce qu'elle y dépeint mieux la réalité, je ne sais pas. Quant à Jean Teulé, dont j'ai découvert la biographie, je pensais (je ne sais pourquoi) que c'était un romancier âgé d'entre 70 et 80 ans. Hé bien non, il vient juste d'avoir 60 ans, et il a commencé par la bande dessinée (il s'était forgé un style graphique particulier semble-t-il). Pour en revenir à Charlie Schlingo, je n'avais jamais eu envie d'ouvrir un de ses albums. Il a apparemment construit dans ses oeuvres un univers spécial au sein de la BD, tout en vivant sa vie comme s'il était dans une bande dessinée (le titre de sa bio est une citation de ce qu'il disait régulièrement quand on lui demandait comment ça allait, si j'ai bien compris). Je pense avoir maintenant la curiosité, au moins, d'essayer d'en découvrir quelques-uns (on trouve des rééditions).

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Bon allez, je vais aussi dire quelques mots de Comment faire de la "bédé" sans passer pour un pied-nickelé, de Florence Cestac et Jean-Marc Thévenet. Dans l'édition que je possède (celle en couleur, de 2001, et non celle de 1988 [bichromie ?]), il y a bien, comme annoncé dans la préface, 19 portraits (plus celui de l'éditeur). De l'introverti (qui referme son carton à dessin juste après l'avoir entr'ouvert) à Crazy Popov le graffeur, en passant par le gaffeur, le copain de, les copines, le fils de, etc., tous pensent et/ou parlent sur 2 pages (avant d'entrer dans le bureau de l'Eéééditeur / dans le bureau de l'éditeur - et il faut voir la tête de l'éditeur dans la dernière case!), avec en général, en page introductive, un portait en pied qui les croque bien. C'est beau comme du La Bruyère. On sent qu'il y a du vécu: Cestac (dessinatrice) et Thévenet (scénariste) ont été tous deux directeurs de collection aux éditions Futuropolis dans les années 1980, et ont dû en voir défiler, des auteurs candidats à la publication, dans leurs bureaux... Je cite le communiqué de presse (mise en vente le 20 janvier 2001): "Au fait, parmi tous ces jeunes gens que [Florence] a reçus, il y en a bien qui sont devenus célèbres et qui ont servi de modèles, non? Réponse: Oui... Mais je ne donnerai pas de noms: je risquerais de me fâcher avec tout le monde!". A lire pour rire.

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