lundi 17 mars 2014

Pain, éducation, liberté - Petros Markaris

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Après Liquidations à la grecque et Le Justicier d'Athènes, Petros Markaris termine sa trilogie de la crise grecque avec Pain, éducation, liberté (Editions du Seuil, 250 pages vite lues). Le roman, écrit à l'origine en 2012, verse presque dans la science-fiction. En effet, l'histoire commence le 31 janvier 2013, au moment où la Grèce revient à la drachme, tout comme l'Italie à la lire et l'Espagne à la peseta. Les finances grecques sont tellement catastrophiques que les fonctionnaires tels que le commissaire Charitos et ses collègues ne vont plus percevoir de salaires pendant trois mois (minimum). A Athènes, les manifestations se succèdent. Pendant ce temps, un tueur se met à sévir en s'en prenant à au moins trois anciens étudiants de l'école Polytechnique d'Athènes. Les étudiants de cette grande école avaient été à l'origine du début de la fin de la dictature militaire en Grèce en 1973. Les trois victimes visées ont quelque peu renié leurs idéaux par la suite en ayant des carrières fulgurantes par des moyens pas toujours orthodoxes. Chacun des meurtres est accompagné d'un message enregistré sur le portable des victimes: Pain, éducation, liberté. Comme dans les volumes précédents, on retrouve donc avec plaisir le commissaire Charitos, sa femme Adriani (qui ne veut même plus regarder les informations à la télé), sa fille Katérina et son gendre Phanis qui se partagent les frais de bouche car tout est cher et rationné. L'intrigue est plutôt bien menée. Un roman agréable que je vous conseille comme les deux autres. Ils peuvent se lire éventuellement dans le désordre.

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mardi 4 mars 2014

Trois romans policiers lus et non commentés depuis début février 2014

J'aime beaucoup lire des romans policiers très différents et écrits par des écrivains de toutes origines. Je dois dire qu'en ce moment, j'en lis pas mal.

 

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Je commencerai donc par le lauréat du prix du Quai des orfèvres 2014 (le gagnant reçoit comme prix un chèque de 777 euros, montant inchangé depuis plusieurs années, et les éditions Fayard publient le roman récompensé). Le sang de la trahison (430 pages) d'Hervé Jourdain (de son métier capitaine de police au sein de la brigade criminelle) se passe au sein du "36" (quai des Orfèvres) à Paris, sur l'île de la Cité. Quelques magistrats et journalistes sont assassinés avec un vieux pistolet. Sur eux, l'assassin a laissé des morceaux de sucre, des cartes postales (représentant des vues de Paris) ou des romans policiers (comme ceux écrits par Gaboriau ou Simenon) et encore des recueils de poèmes. Zoé Dechaume, jeune "brigadier" qui vient d'être nommée à la brigade criminelle, enquête avec l'inspecteur Bonnot et le capitaine Desgranges. L'histoire est rondement menée. Ce n'est pas trop mal écrit même si ce n'est pas de la grande littérature. Pour faire plus authentique, Hervé Jourdain utilise des termes d'argot de la police. Je ne trouve pas que cela rajoute grand-chose. Roman idéal à lire dans les transports.

 

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Maintenant, je passe à Une canaille et demie (Edition Liana Levi, 220 pages) de Iain Levinson. C'est le quatrième roman que je lis de cet auteur. L'histoire se passe dans l'est des Etats-Unis, Dixon, fraîchement libéré de prison, braque une banque avec quelques comparses. Rien ne se passe comme prévu (surtout pour le lecteur), car Dixon en cavale va retenir plus ou moins en otage un universitaire, Elias White, très porté sur les jeunes filles et et qui ne cache pas ses sympathie pour le Troisième Reich. Un troisième personnage apparaît, une femme, Denise Lupo, agent du FBI qui en a plus qu'assez du machisme au sein du bureau. L'avancement qu'elle peut espérer se fait attendre car elle est une femme. Je ne vous en dirais pas plus sur ce roman qui ne se termine pas du tout de la façon que j'avais imaginé. Je conseille.

 

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Après L'hiver du commissaire Ricciardi, nous retrouvons le commissaire Luigi Alfredo Ricciardi dans Le printemps du commissaire Ricciardi (Rivages noir, 420 pages), enquêtant toujours à Naples en avril 1931 (quelques semaines après l'histoire précédente). Avec son adjoint, le brigadier Raffaele Maione, il enquête sur la mort de Carmela Calie, une usurière qui est aussi cartomancienne, sauvagement assassinée. Le commissaire, lui-même, a un don pour voir les morts, surtout les décédés de morts violentes. Dans ce roman, j'avoue avoir été un peu perdue au début avec la grande quantité de personnages, suspects potentiels. Maurizio de Giovanni passe très vite d'un personnage à l'autre, à chaque paragraphe. Ce sont tous des suspects potentiels avec des mobiles. Il faut vraiment attendre la toute fin pour découvrir le coupable qui est un être perturbé. Comme dans L'hiver..., le monde du théâtre et les acteurs sont des éléments essentiels dans l'histoire. J'espère que Maurizio de Giovanni ne s'arrêtera pas là.

dimanche 23 février 2014

Le duel - Arnaldur Indridason

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Dès que j'ai vu qu'un nouveau roman d'Arnaldur Indridason était paru, je n'ai pu résister. Je me suis procuré Le Duel (Editions Métailié noir, 300 pages) sans connaître l'histoire. Ce roman est l'occasion pour Indridason de nous faire remonter le temps, en 1972 pour être précis, juste avant les JO de Munich. A Reykjavik, un duel aux échecs se prépare: Bobby Fisher, l'Américain, contre Boris Spassky, le Russe. Au même moment, dans un petit cinéma de cette ville, un meurtre a lieu. Un jeune homme, un peu simplet, passionné de cinéma, enregistre la bande sonore du film pendant la projection (il est coutumier du fait). Poignardé à mort et son magnétophone disparu, Ragnar était là au mauvais endroit, au mauvais moment. La police criminelle est chargée de l'enquête ou plus précisément le commissaire Marion Briem et son adjoint Albert. Pour ceux qui ont lu les autres romans d'Indridason, vous avez déjà croisé Marion Brem. C'est elle qui deviendra le mentor du commissaire Erlendur. Dans Le Duel, Indridason revient sur la vie de Marion Brem petite fille, atteinte de tuberculose (mal endémique en Islande), qui aura connu des traitements lourds dans des sanatoriums comme d'autres enfants. Un roman qui prend son temps, très agréable à lire. Je recommande, tout comme Dominique.

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vendredi 14 février 2014

Quattrocento - Stephen Greenblatt

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C'est grâce à Dominique (que je remercie) que j'ai eu envie de lire Quattrocento de Stephen Greenblatt (Edition Flammarion, 288 pages + 40 pages de notes et 10 pages d'index en fin de volume). Stephen Greenblatt, un universitaire américain, est un spécialiste de Shakespeare. Il ne s'agit pas d'un roman, mais d'un genre d'essai universitaire très accessible pour le grand public qui nous raconte comment un texte, De la nature de Lucrèce (écrivain de l'Antiquité qui vécut peut-être entre -98 et -55 av J.-C.), a été un des facteurs du début de la période de la Renaissance. Il nous brosse surtout le portrait d'un homme, Le Pogge (Poggio Bracciolini), un italien (1380-1459) qui fut secrétaire apostolique auprès d'un Pape. Scribe hautement qualifié célèbre pour sa belle écriture, il savait déchiffrer les parchemins (particulièrement en vélin) qui lui passaient entre les mains, et il les recopiait et les diffusait (c'était sa manière de gagner sa vie). Très bon latiniste, il était aussi un chasseur de manuscrits. C'est en Allemagne, en janvier 1417, dans l'abbaye de Fulda, que Le Pogge découvrira le texte De la nature que l'on croyait disparu (il avait été composé 1400 ans plus tôt). Ce poème de 7400 hexamètres évoque des méditations philosophiques sur la mort, la religion, le plaisir et surtout l'athéisme (l'indifférence à l'égard des dieux). Dans une période, le XVème siècle, où les tribunaux de l'Inquisition étaient encore en activité, le livre de Lucrèce était dérangeant. Le texte développe des idées plus subversives encore (pour l'époque jusqu'à nos jours), comme le fait que "...l'Univers est composé de particules (atomes) élémentaires de matière (humains et animaux compris), que l'Univers n'a pas de concepteur ni de créateur. Les particules n'ont pas été fabriquées et ne peuvent être détruites. L'ordre et le désordre du monde ne sont pas le produit d'un plan divin. La providence est le fruit de l'imagination, etc ..."(pages 204 à 222). Dans ce chaptitre, Greenblatt a établi une liste exhaustive des grandes idées de De la nature (De rerum natura). Puis l'auteur revient sur le personnage du Pogge, mort à 79 ans, père de 18 enfants, qui vécut un temps en Angleterre sans faire de découvertes de manuscrits aussi marquantes. Enfin, Stephen Greenblatt parle de la postérité du texte de Lucrèce, qui influença des hommes comme Montaigne, Molière, Giordano Bruno, Botticelli, Machiavel, peut-être Spinoza, Galilée et Thomas Jefferson, l'un des auteurs de la Déclaration d'indépendance américaine où il est fait mention "La poursuite du bonheur" comme dans le texte de Lucrèce. J'ai trouvé ce livre bien documenté, argumenté, en un mot idéal pour un lectorat américain (si j'ose dire). Je dirais que c'est un peu scolaire mais pas désagréable.

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dimanche 2 février 2014

Opération Sweet Tooth - Ian McEwan

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Opération Sweet Tooth (Gallimard, 437 pages), le nouveau roman de Ian McEwan (Solaire) a été pour moi un vrai bonheur de lecture. Avec beaucoup de talent, Ian McEwan (65 ans) se met dans la peau d'une jeune fille de 23 ans, Serena Frome (prononcer "Frume"), très jolie jeune femme un peu naïve, fille d'un évêque anglican. La conscience politique de Serena est née après sa lecture de L'Archipel du Goulag d'Alexandre Soljenitsyne. Au début des années 70, elle va devenir un agent du MI5 (l'équivalent de la DCRI en France de nos jours). Dans cette période troublée de "guerre froide" avec le bloc soviétique (les tensions est-ouest étaient loin d'être terminées), auxquels s'ajoutent les problèmes avec l'Irlande du nord et les menaces venant du Moyen-Orient, Serena (comme d'autres jeunes femmes) va être chargée d'une mission dans le cadre de l'opération "Sweet Tooth". Pour elle, il s'agit d'infiltrer l'univers de Tom Haley, un jeune homme aspirant écrivain qui prépare un doctorat en littérature. A cette époque, le gouvernement voulait tester les opinions politiques d'écrivains au travers de leurs écrits et voir s'ils étaient bien anticommunistes. Serena a été recrutée suite à une aventure sentimentale malheureuse qu'elle a vécue avec Tony Canning, un espion britannique marié et nettement plus âgé qu'elle. Etant au bas de l'échelle au MI5, elle doit faire ses preuves. Ce beau roman d'amour est plein de faux-semblant où le dindon de la farce n'est pas celui que l'on croit. C'est un roman sur la création littéraire, sur l'écriture, sur les liens entre fiction et réalité. Il semble que l'histoire est tirée de faits réels. En 1972, Ian McEwan était un jeune écrivain qui pourrait avoir ressemblé à Tom Haley? Je conseille vraiment ce roman.

Lire le billet enthousiaste de Clara.

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lundi 27 janvier 2014

Sur ta tombe - Ken Bruen / Le Démon - Ken Bruen

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Sur ta tombe de Ken Bruen (Editions Fayard, 300 pages) est la neuvième enquête de notre détective privé irlandais préféré de Galway. Et une fois de plus, c'est une réussite. On retrouve donc Jack Taylor plus amoché que jamais (sourd d'une oreille et la patte folle). Dans cette histoire, il va perdre deux doigts de la main droite. Un jour, comme deux autres personnes qui lui sont proches, il reçoit par la poste une petite stèle miniature (un avertissement menaçant). De là, il va affronter une bande de quatre néonazis (dont une jeune fille) qui se débarrassent des "inutiles" (des handicapés physiques et mentaux, des homosexuels, etc.). En même temps et d'un claquement de doigt, il retrouve la trace d'un ecclésiastique trésorier d'une association catholique qui était parti avec tout l'argent de ladite association. Jack boit toujours autant mais il a bon coeur. Il n'hésite pas à dépanner quelques déshérités et il garde toujours quelques amis proches qui l'aide. Mais sa vie privée reste un naufrage. Lire le billet très détaillé de Claude Le Nocher. J'attends la dixième enquête. Un petit mot de la traduction, ce n'est plus Pierre Bondil qui en a la charge depuis que Gallimard ne publie plus les romans de Ken Bruen. Ce traducteur a été remplacé par deux traductrices et ce n'est pas mal du tout.

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Dans la foulée, j'ai lu le roman précédent de Ken Bruen, Le Démon (Fayard noir, 350 pages). Il s'agit cette fois de la huitième enquête de Jack Taylor. Sur le point de quitter l'Irlande pour les USA, Jack Taylor est obligé (pour une obscure raison) de faire demi-tour. Dès l'aéroport, il croise le chemin d'un certain Monsieur K (Kurt) qui est un être malfaisant, suppôt de Satan. On apprend assez vite qu'il en veut à Jack (mais sans qu'on sache exactement pourquoi). A Galway, ce monsieur K sème la mort sur son passage, en particulier parmi des personnes que Jack a approchées pour une raison ou une autre. J'ai oublié de dire que Jack Taylor est le narrateur de ses histoires où la Guiness et le whisky coulent à flot. La plupart du temps, quand il n'est pas chez lui à lire des romans (surtout des polars), Jack fréquente les pubs et les églises, mais pas pour les mêmes raisons. Une fois de plus, j'ai lu le roman d'une traite. Bruen a un style bien à lui qui me convient bien.

Bien évidemment, je conseille ces deux romans tout comme les sept précédents.

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mercredi 15 janvier 2014

Le salon du prêt-à-saigner / Le puits de Moïse est achevé - Joseph Bialot

J'ai terminé tout récemment deux romans policiers de Joseph Bialot (juif polonais rescapé de la Shoah, 1923-2012), écrivain d'expression française qui s'était installé à Paris avec sa famille dans les années 30.

Le salon du prêt-à-saigner est le premier roman que Joseph Bialot ait écrit et ce roman a été récompensé du grand prix de littérature policière en 1979.

Le deuxième (qui est le dernier que l'écrivain écrivit avant sa dispariton en 2012 à l'âge de 89 ans) a pour titre Le Puits de Moïse est achevé. Plus de trente ans séparent ces deux romans aux styles très différents. La narration du Puits... est très classique voire neutre. J'ai trouvé intéressant de faire la comparaison entre les deux romans.

 

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Le salon du prêt-à-saigner (Edition Folio policier, 220 pages) porte bien son titre car c'est saignant. L'intrigue se situe dans le quartier du sentier à Paris, connu comme le quartier de la confection. On y trouve aussi quelques cadavres. Les victimes ont été égorgées au rasoir. Les policiers qui mènent l'enquête portent des noms de rues de Paris: Faidherbe, Chaligny, Brancion. On connaît assez vite le tueur mais pas forcément son mobile. C'est un roman qui se lit vite. Le style de ce roman m'a rappelé celui de Thierry Jonquet. Je conseille. 

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Maintenant, avec Le puits de Moïse est achevé (Editions Rivages Noir, 350 pages), Joseph Bialot nous transporte à la fin du XIIIème siècle au temps des Templiers et de leur trésor, de Philippe IV le Bel "La Statue" et de Guillaume de Nogaret (son âme damnée). Philippe IV le Bel cherche de l'argent à tout prix et après s'en être pris aux Juifs et aux Lombards, il lorgne le trésor des chevaliers du Temple. C'était aussi le temps de la construction de quelques églises. Le lecteur entre dans l'intimité de quelques personnages dont des ouvriers bâtisseurs d'églises. "Le puits de Moïse est-il achevé?" est un mot de reconnaissance pour se faire reconnaître par les Templiers dont Jacques de Molay, maître du grand ordre est menacé par le roi de France. Par là même, on suit en parallèle une sous-intrigue dans laquelle une jeune femme juive est sauvée in extremis de la mort, alors qu'un drame de la jalousie endeuille un chantier d'une église. Je conseille aussi.

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vendredi 27 décembre 2013

Yeruldelgger - Ian Manook

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Je n'ai pas pu résister à la force de conviction d'Yv et Aifelle et je viens de terminer Yeruldelgger de Ian Manook (Albin Michel, 540 pages). Bien m'en a pris car c'est un très bon roman policier avec comme toile de fond la Mongolie, ses paysages, ses coutumes, ses yourtes (et leur disposition) et sa gastronomie, comme le thé au beurre salé ainsi que quelques mets comme le boodog de marmotte et les khuchuur. L'écrivain nous parle aussi de la Mongolie comme un pays en pleine mutation où les traditions ont tendance à se perdre et où la pauvreté est très présente de même que la corruption (en particulier dans la police). Le héros de notre histoire est Yeruldegger, commissaire de police à Oulan Bator. Suite à la découverte du squelette à peine enfoui d'une petite fille en pleine steppe mongole, Yeruldegger se replonge dans un passé douloureux, l'assassinat de Kushi, sa fille de 5 ans, survenu plusieurs années auparavant. Le roman est très bien construit et riche en rebondissements souvent tragiques où les morts se succèdent. Yeruldelgger, qui a affaire à forte partie en la personne de son beau-père, est aidé dans ses enquêtes par Solongo, une femme médecin légiste dont il est tombé amoureux, et par Oyun, une inspectrice très courageuse. A défaut d'aller visiter la Mongolie très prochainement, lisez ce roman. Keisha en parle aussi.

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samedi 21 décembre 2013

Bilan lecture 2013

Avant de faire mon bilan ciné annuel, je vous propose mon palmarès lecture 2013.

J'ai lu environ 80 livres (BD comprises) dont 38 romans policiers (je ne les ai pas tous chroniqués).

J'ai retenu 10 titres: cela semble peu, mais, en définitive, j'ai eu très peu de coups de coeur. Voici ma liste par ordre décroissant:

Confiteor de Jaume Cabré : 770 pages d'un grand plaisir de lecture.

Dans l'ombre de la lumière de Claude Pujade-Renaud : superbement écrit.

Hilarion de Christophe Estrada : un roman policier historique de très bonne tenue, j'espère que l'écrivain ne s'arrêtera pas là.

2666 de Roberto Bolano : pour le premier segment qui fait 150 pages.

Etranges rivages d'Arnaldur Indridason : le plaisir de retrouver Erlendur faire une enquête dans le passé.

Tokyo Zodiac murders de Soji Shimada : un roman policier dans lequel l'écrivain demande au lecteur de résoudre plusieurs devinettes.

Le trésor de la baie des orques de Kenneth Cook : exotique en diable.

Les fiancées d'Odessa de Janet Skeslien Charles : pour l'histoire.

Wallflower de William Bayer : si vous ne connaissez pas William Bayer, essayez avec ce roman.

L'analphabète qui savait compter de Jonas Jonasson : ce deuxième roman de l'écrivain est presque aussi trépidant que le premier.

Sinon au moins 150 romans m'attendent dans ma PAL, mes piles se multiplient mais je reste zen car j'aime avoir des livres autour de moi. Et vous?

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mercredi 18 décembre 2013

Là-haut, tout est calme - Gerbrand Bakker

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Voici un roman aussi reposant que son titre français, Là-haut, tout est calme de Gerbrand Bakker (Editions Folio, 370 pages), le premier roman de l'écrivain qui depuis a publié Le détour (chroniqué par eeguab). Helmer, la cinquantaine, le narrateur de l'histoire, nous raconte sa vie quotidienne avec son père grabataire et tyrannique dans la ferme familiale où il prend soin de brebis, de vaches et de poules. Helmer narre aussi son passé. Il a perdu son jumeau Henk dans un accident de voiture trente-cinq ans auparavant. Helmer et Henk étaient indissociables et inséparables jusqu'à ce qu'Henk rencontre à 18 ans Riet, une jeune femme très jolie. A partir de ce moment-là, tout a changé et Helmer est resté seul. C'est Henk qui aurait dû reprendre les rênes de la ferme familiale, mais Riet et le destin en ont décidé autrement. Depuis lors, Helmer qui avait commencé des études universitaires mène une vie assez recluse dans la ferme égayée seulement par la présence des fils des voisins qui l'aident pour les animaux. Quand le roman commence, Helmer vient d'installer son vieux père au premier étage de la ferme et il en profite pour faire du nettoyage et de la décoration. Helmer ne s'est jamais marié et ne s'est jamais vraiment remis de la mort de son jumeau. Puis arrive un invité inattendu que je vous laisse découvrir. J'ai trouvé ce roman reposant et très agréable à lire parce que la narration est assez neutre mais précise. Le roman est écrit au présent et on ne s'ennuie pas une minute. Je vous le conseille tout comme Aifelle qui en parle très bien ainsi que Dominique. Keisha est plus mitigée.

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