vendredi 13 septembre 2019

Le coeur de l'Angleterre - Jonathan Coe

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Etant une grande admiratrice des romans de Jonathan Coe, je me suis précipitée pour acheter son nouveau roman Le coeur de l'Angleterre (Gallimard, 544 pages plaisantes et instructives) dès qu'il a paru. Il y a de nombreux panneaux dans le métro parisien qui en font la publicité. A priori, Jonathan Coe a repris des personnages de Bienvenue au club (2001) et Le cercle fermé (2004), il faudrait que je relise ces deux romans. Le coeur de l'Angleterre commence en avril 2010 avec les obsèques de Sheila, la mère de Benjamin et Loïs Trotter et il se termine avec un bébé du Brexit dont la naissance est prévue le 29 mars 2019 (c'était la date initiale prévue de sortie du Royaume-Uni de l'UE). L'histoire se passe entre Birmingham et Londres avec des incursions en Europe du Nord et dans la région de Marseille. Benjamin, la cinquantaine, va enfin publier son premier mais court roman, inspiré de son histoire personnelle. Sa soeur Loïs, presque 60 ans, vit plus ou moins séparée de son mari. Elle a une fille, Sophie, qui est enseignante en histoire de l'art. Doug Anderton, un journaliste plutôt de gauche, ami de Benjamin, a une liaison avec une députée conservateur. D'autres personnages apparaissent dans l'histoire dont la toile de fond est la montée du populisme après l'union, même factice, du peuple britannique au moment des Jeux Olympiques de 2012. Jonathan Coe donne des éléments factuels qui expliquent ou pas comment une démocratie en est arrivée à dérailler complètement, à ce que David Cameron ait décidé d'un référendum qui n'a pas abouti au résultat escompté le 23 juin 2016. En effet, 52% de la population a voté pour quitter l'UE accusée de tous les maux. Cameron a démissionné dans la foulée. Jonathan Coe raconte comment la politique influe sur le destin des personnages du roman, comme une rupture (temporaire) dans un couple. Le roman se découpe en trois parties : La joyeuse Angleterre, L'Angleterre profonde et La vieille Angleterre. Le roman est très bien construit avec un style fluide. On sent que Jonathan Coe est un peu désabusé et pas très optimiste sur ce qui se passe dans son pays. Et depuis 2018, année où Coe a écrit son roman, on constate malheureusement que la situation politique au Royaume-Uni ne s'arrange pas. Je rappelle que la date du Brexit est prévue pour l'instant pour le 31 octobre 2019. 

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Et à part ça sur ma terrasse au 5ème étage à Paris orientée nord, mon ami ta d loi du cine fait pousser des tomates depuis début juillet 2019, en l'occurrence, des tomates cerise jaunes. Je n'en reviens pas mais elles mûrissent lentement mais sûrement. C'est une voisine qui nous a donné les plants.

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vendredi 16 août 2019

Avis de décès - Zhou Haohui / Sombre avec moi - Chris Brookmyre

 Voici deux romans policiers haletants (des "page-turner") que je vous conseille. Je les ai lus d'une traite.

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Avis de décès du Chinois Zhou Haohui (Editions Sonatine, 326 pages) est le premier d'une trilogie. L'histoire se passe entre le 19 octobre et le 25 octobre 2002 à Chengdu (la capitale de la province de Sichuan). Zheng Haoming, un sergent de police, croit enfin pouvoir, grâce à une adresse IP d'ordinateur, attraper un mystérieux tueur, sorte de justicier qui avait sévi 18 ans auparavant. Peu de temps après avoir quitté le cybercafé où se trouvait l'ordinateur recherché, Zheng est assassiné. Il faisait partie d'une cellule interservices nommée 18/04 récemment réactivée. Peu de temps après, des avis de décès sont publiés sur un forum sur internet par un mystérieux Euménide, un justicier qui veut punir ceux qui échappent à la justice. Une course contre la montre s'engage entre le tueur rusé et très habile et les membres de la police de la cellule. Je n'en dirai pas plus car il faut garder le suspense. Il y a plusieurs retournements de situation. L'intrigue est très bien menée. Le roman a une conclusion même si on attend la suite car le tueur reste insaisissable.

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Je passe à Sombre avec moi de l'Ecossais Chris Brookmyre (Editions Métailié thriller, 494 pages) où l'on retrouve Jack Parlabane, un journaliste aux méthodes parfois à la limite de la légalité. C'est un personnage récurrent chez Brookmyre. En ce qui me concerne, c'est le premier roman que je lis de cet écrivain. J'ai été surtout captivée par l'intrigue retorse. A Inverness, une femme chirurgien, Diana Jager, douée dans son métier mais un peu froide et surnommée à une époque "bladebitch" (la "salope" du bistouri) tombe amoureuse de Peter, un des informaticiens du service informatique de l'hôpital où elle travaille. Au bout de six mois, Diana et Peter se marient et à partir de là, la relation entre les époux vire au cauchemar et six mois après leur mariage, on retrouve la voiture de Peter au fond d'une rivière mais on ne retrouve pas son corps. Diana n'est pas soupçonnée tout de suite mais Lucy, la soeur de Peter, engage Jack Parlabane pour qu'il mette l'enquête. Elle est convaincue que Diana est pour quelque chose dans la mort de son mari. On apprend que Peter et sa soeur sont les enfants d'un gros propriétaire terrien qui ne veut rien leur léguer. A nouveau, je ne dévoilerai rien de plus. Un roman que l'on ne lâche pas.

samedi 10 août 2019

L'homme aux deux ombres - Steven Price

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C'est un peu par hasard que j'ai choisi de lire ce roman, L'homme aux deux ombres du Canadien Steven Price (Folio Policier, 820 pages). J'ai été attirée par la couverture et par son résumé. J'en ai fait mon "Pavé de l'été" du challenge de Brize. Il s'agit du deuxième roman de l'écrivain, qui arrive à tenir relativement en haleine le lecteur avec une histoire plutôt ténue. Il ne se passe pas grand-chose. Il y a quelques rebondissements mais rien de spectaculaire. La plus grande partie de l'histoire se passe en 1885 à Londres, en pleine époque victorienne. Un Américain, William Pinkerton, le fils d'Allan qui a créé la célèbre agence de détectives Pinkerton, est venu en Angleterre pour essayer de retrouver un certain Edward Shade (Ombre). En effet, dans les papiers de son père tout juste décédé, William a retrouvé un dossier au nom d'Edward Shade ainsi qu'une photo d'une certaine Charlotte Reckitt. Il va être aidé par des inspecteurs de Scotland Yard et par Adam Foole, un homme mystérieux qui lui veut retrouver l'assassin de Charlotte, dont on a retrouvé le corps démembré, en particulier la tête dans la Tamise. Le récit est ponctué de flash-back se déroulant pendant la guerre de Secession en 1862, où l'on fait la connaissance d'Edward Shade.
Le récit est bien mené, mais il aurait peut-être gagné à être raccourci d'une centaine de pages. Un roman qui se laisse lire malgré tout.

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samedi 29 juin 2019

Eleanor Oliphant va très bien - Gail Honeyman

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Après de nombreuses autres blogueuses, voici mon billet positif sur un roman qui m'a plu même si je m'y suis reprise à deux fois pour le commencer. Je n'ai pas "accroché" au tout début de Eleanor Oliphant va très bien de Gail Honeyman (Editions 10/18, 452 pages), et puis le déclic s'est fait. Au fur et à mesure que l'histoire se déroule, on comprend qu'Eleanor, la trentaine, est une accidentée de la vie. Elle mène une vie sage, bien réglée, et aime faire des mots croisés. Elle tombe néanmoins amoureuse d'un chanteur de rock qu'elle n'a jamais rencontré en "vrai". Comptable, Eleanor fait la connaissance de Raymond Gibbons, le nouvel informaticien de l'entreprise où elle travaille. Raymond est un homme gentil qui va peu à peu devenir l'ami d'Eleanor. Il n'est pas rebuté par le visage très abîmé d'Eleanor, qui va peu à peu se métamorphoser. J'ai aimé la fin de l'histoire qui ne nous est pas racontée mais que l'on peut deviner. Un joli roman émouvant. En revanche, évitez de lire la 4ème de couverture qui ne donne pas envie de se plonger dans l'histoire d'Eleanor et cela serait dommage. Lire le billet d'Aifelle qui renvoie à d'autres blogs, ainsi que ceux d'Eva  et de Yueyin. Merci à elles pour m'avoir donné envie de lire ce roman.

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samedi 22 juin 2019

La mort selon Turner - Tim Willocks / Masterclass - Christopher Walken

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La mort selon Turner de TIm Willocks (377 pages, Editions Sonatine) se passe au pays de la soif, en Afrique du Sud dans la région du Cap-Nord. Turner (on ne connait pas son prénom), expert en arts martiaux, est un flic noir de la Criminelle qui hait les flics, mais pour qui la notion du bien et du mal veut dire quelque chose. Il se retrouve à enquêter sur la mort d'une jeune fille noire des "townships" du Cap. Elle était en train d'essayer de prendre de la nourriture dans une poubelle quand elle a été écrasée contre le container par un Range Rover conduit par Dirk Le Roux, un jeune homme blanc, Afrikaner de bonne famille. Ce dernier était saoûl et ne s'est rendu compte de rien. La mère de Dirk, Margot Le Roux, est une femme impitoyable qui emploie de nombreuses personnes dans des mines du Cap. Elle fait vivre toute une région. Elle ne peut pas envisager que son fils chéri qui termine des études de droit puisse avoir son avenir ruiné pour une fille de rien du tout. Turner n'a de cesse de s'approcher de Dirk pour l'arrêter, mais dans l'entourage de la famille Le Roux, il y a quelques hommes de main qui font tout pour se débarrasser de lui et même le laisser mourir de soif sur un plateau de sel avec Rudy (un flic corrompu, à l'agonie). Si j'ai mis une bouteille d'eau à côté du livre, c'est en référence aux pages 259 à 269 qui donnent une "recette" peu ragoûtante pour savoir comment récupérer de l'eau grâce à un cadavre. Je vous laisse le découvrir. Mais quand on a soif, plus rien ne compte. J'ai lu ce roman d'une traite. C'est le premier roman de Tim Willocks que je lis, cela ne sera pas le dernier.

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Ceci n'ayant rien à voir avec cela, j'ai eu le plaisir d'assister à une "masterclass" exceptionnelle, hier soir, 21 juin 2019, dans le cadre du "Champs-Elysées Film Festival". Christopher Walken était à Paris, et pendant 1h30, il a répondu à des questions. Même s'il a 76 ans (!), il est toujours aussi impressionnant. Il marche avec peut-être plus de difficultés, mais il a toujours ce regard qui vous transperce. Il y a eu des extraits de ses films emblématiques comme The Deer Hunter (Voyage au bout de l'enfer), The Dead Zone, At close Range (Comme un chien enragé) ou Dangereusement vôtre où il jouait Zorin, le méchant face à James Bond. J'ai appris qu'il avait été dompteur de lions à 16 ans. Une rencontre très sympathique.

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vendredi 31 mai 2019

L'Etoile du Nord - D. B. John

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Tout comme La Petite souris, je vous conseille L'Etoile du nord de D. B. John (Editions Equinox, Les Arènes, 611 pages haletantes qui nous emmènent en Corée du nord). Un des ressorts de l'intrigue m'a fait penser à Eclipses japonaise d'Eric Faye sur les enlèvements de personnes américaines, japonaises ou sud-coréennes par les services secrets nord-coréens, à partir des années 70 jusqu'à nos jours. L’écrivain, un Gallois, s’est beaucoup documenté sur ce pays où règne la dynastie des Kim depuis 70 ans. Jenna Williams, une afro-américaine par son père et coréenne par sa mère, est enseignante. Spécialiste de la Corée du Nord et des Kim, Jenna ou Jee-min (son prénom coréen) est enrôlée en 2010 par la CIA afin de vérifier ce qu’il en est des intentions militaires de Kim Jong-il. Cela va surtout permettre à la jeune femme de découvrir si sa sœur jumelle Soo-min, disparue mystérieusement en 1998 sur une plage de Corée de sud, serait encore en vie. En Corée du Nord, nous faisons la connaissance de Cho, un colonel, marié et père d’un petit garçon. Cho gravit les échelons qui le mènent à côtoyer la garde rapprochée du dirigeant coréen. Il a le privilège d’être envoyé à New-York avec une délégation pour représenter la Corée du nord et son Cher Dirigeant. Mais peu de temps après, les choses vont mal tourner pour Cho qui croise la route de Jenna. Sa chute sera plus rapide que son ascension. Et enfin il y a Moon, une vieille dame Nord-Coréenne qui vit dans une petite ville à la frontière avec la Chine. Très pauvre, Moon fait ce qu’elle peut pour survivre avec son mari. Elle est débrouillarde et risque de se faire prendre par la police à cause de ses activités au marché noir et pour une autre raison. Sous la plume de l’écrivain, la Corée du Nord est décrite comme un état concentrationnaire et totalitaire où tout le monde épie tout le monde, où les gens sont affamés pour être mieux contrôlés. Ce roman est plein de rebondissements avec quelques invraisemblances mais il permet de connaître ce qui se passe peut-être en Corée du nord (expériences sur des cobayes humains, eugénisme, le crime organisé, l’exportation de drogue, etc.). Le tout est assez oppressant. En revanche, on s’attache très vite aux personnages de Moon, Cho et Jenna. L’étoile du nord est le nom du train qui permet au Cher dirigeant (Kim Jong-il) de se déplacer quand il va en Chine par exemple. Décédé en décembre 2011, Kim Jong-il a été remplacé par son fils Kim Jong-un. Un roman à découvrir.

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jeudi 14 mars 2019

4 3 2 1 - Paul Auster

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Pour ce roman de 1015 pages, je ne vais pas en écrire trop long. J'ai mis presque un mois et demi à lire 4 3 2 1 (Edition Actes Sud) de l'Américain francophone Paul Auster. Ce n'est pas qu'il soit difficile, mais il est très dense. Il ne s'agit pas du genre de roman qu'on lit en diagonale. Il faut saluer le travail remarquable du traducteur. 4 3 2 1 met en scène Archie Ferguson, un "double" de Paul Auster. Pourquoi 4 3 2 1? Si vous êtes impatient de le savoir, vous le saurez en lisant les quatre dernières pages du roman. Après une introduction sur les grand-parents d'Archie Ferguson venus de Minsk, l'histoire se décompose en quatre variations de la vie d'Archie Ferguson, né en 1947, la même année que Paul Auster. Chaque Archie (diminutif d'Archibald, d'après Archibald Leach [le vrai nom de Cary Grant]) aura une vie courte mais intense grâce des rencontres et des amours diverses. En compagnie d'Archie, on côtoie beaucoup de personnages recurrents que l'on retrouve dans les récits, comme Amy Schneiderman, une cousine d'Archie, ou Rose, la mère de ce dernier. Chaque récit est exposé l'un après l'autre sans qu'ils soient toujours synchro dans le temps. Le roman permet une évocation de l'Amérique (et de la France) des années 60. Archie, qui est un fan de cinéma et de base-ball, deviendra écrivain après des études universitaires. Il va d'ailleurs jouer un rôle dans les mouvements étudiants de l'époque. Le personnage d'Archie auquel on s'attache tout de suite fait que le lecteur ne lâche pas le roman bien construit. On ne se perd pas dans les méandres des différents récits. Il faut noter qu'Auster a dédié son roman à sa femme, l'écrivain Siri Hustvedt. Si vous n'avez pas peur d'un roman de 1000 pages,  je le conseille.

Lire les billets de Krol, Papillon, Kathel, Keisha (qui a lu le roman en VO).

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lundi 18 février 2019

La neuvième heure - Alice McDermott

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J'ai suivi les conseils de Dominique (que je remercie) sur ce roman. La neuvième heure d'Alice McDermott (Editions Quai Voltaire, 282 pages) a reçu le prix Fémina étranger en 2018. J'ai trouvé le contexte original: au début du XXème siècle à Brooklyn, un quartier de New-York (où est née l'écrivain), Jim, un homme d'une trentaine d'année (irlandais catholique) qui vient d'être licencié, se suicide au gaz dans l'appartement où il habite avec sa femme Annie. Il avait demandé à cette dernière d'aller faire des courses. Arrivée sur les lieux, la soeur Saint-Sauveur appartenant à une congrégation religieuse s'occupant des pauvres et des malades prend tout de suite Annie, enceinte de quelques mois, en affection. Malheureusement, la soeur n'arrivera pas à faire enterrer Jim en terre consacrée car il s'est suicidé. Qu'à cela ne tienne, les soeurs vont prendre soin d'Annie et lui donner un travail à la blanchisserie du couvent. C'est là que va naître Sally, une "enfant de couvent". Le roman se passe sur plusieurs années. Annie et Sally vont cotoyer quelques soeurs aux personnalités attachantes comme Soeur Illuminata ou Soeur Jeanne, qui sont toutes dévouées aux personnes malades qu'elles visitent, comme Mme Costello. L'histoire se termine sur un meurtre que je ne vous révélerai pas. C'est un roman qui se lit vite. J'ai aimé, même si je n'ai pas eu le coup de foudre.

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dimanche 21 octobre 2018

Le beau mystère - Louise Penny

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C'est Dominique qui m'a donné envie de lire ce roman et je l'en remercie. J'avais abandonné Louise Penny après avoir lu le premier paru en français, Nature Morte. J'avais trouvé le rythme un peu mou. J'en viens donc à l'avant-dernier paru, Le beau Mystère (Actes noirs, Actes Sud, 483 pages) (2017). Un meurtre est commis dans un monastère oublié de tous (même de Rome!), dans une forêt reculée au Québec au bord d'un petit lac. Dans ce monastère de Saint-Gilbert-entre-les-Loups vit une communauté de vingt-quatre moines, les Gilbertins, qui ont remis à l'honneur le chant grégorien. Afin de faire quelques améliorations dans le monastère qui menace de s'effondrer d'un jour à l'autre (les fondations sont soulevées par des racines d'arbres), ils ont sorti un CD quelques mois auparavant. Contre toute attente, les chants grégoriens ont rencontré un succès mondial. L'inspecteur-chef Armand Gamache et son adjoint Jean-Guy Beauvoir (amoureux de la fille de Gamache) sont envoyés sur place pour trouver qui a tué le Prieur de l'abbaye, qui était aussi le chef de choeur à l'origine du CD. Il a eu le crâne fracassé avec une tige de fer, et l'on trouve sur lui une feuille où est écrit un étrange chant grégorien avec des neumes (les signes de la notation musicale qui existaient avant les portées de notes sur cinq lignes). Les vingt-quatre moines (moins un) ont des occupations différentes pour faire vivre l'abbaye: un docteur, un cuisinier, un jardinier, un autre qui s'occupe du poulailler, etc, mais ils ont en commun des voix magnifiques pour chanter le plain-chant et le grégorien et atteindre le sublime. Qui a pu tuer le Prieur? Et pourquoi? L'enquête se passe en huis-clos entre les murs du monastère. Gamache, Beauvoir et plus tard le chef de la sûreté de Québec, Francoeur (un personnage pas sympathique) qui les a rejoints ainsi qu'un jeune dominicain envoyé par Rome vont mener l'enquête même si le but de certains n'est pas de trouver l'assassin. J'ai lu ce roman avec plaisir, je le recommande. Lire les billets du Papou et de Lewerentz.

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mercredi 5 septembre 2018

Route 62 - Ivy Pochoda

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Parmi les romans reçus dans le cadre du prix du roman Fnac 2018, Route 62 d'Ivy Pochoda (Edition Liana Levi, 350 pages) m'a plu. Ce roman sort demain 6 septembre 2018, et Ivy Pochoda est invitée au Festival America à Vincennes fin septembre. Elle situe son histoire en 2006 et 2010, dans le désert Mojave, et à Las Vegas, Palm Spring, là où passe la route 62 pour aboutir à Los Angeles. Dans un prologue qui se déroule en 2010 à Los Angeles, un homme court nu le long des voies "rapides" très embouteillées. Tony, un automobiliste, décide de le suivre en sortant de sa voiture et il se met à courir derrière lui. On saura bien plus tard qui est le coureur. Le récit fait se croiser le destin de plusieurs personnages dont Tony, un avocat ; Britt, une joueuse de tennis qui trouve refuge dans une ferme d'élevage de poulets dirigé par Patrick, un "gourou" qui est aussi le père de jumeaux (Owen et James); Blake et Sam, un duo de gangsters en cavale pour un meurtre involontaire; Ren, un jeune noir tout juste libéré de prison, à la recherche de sa mère Laïla, droguée et gravement malade, laquellei vit dehors dans le "downtown" de Los Angeles. Sam va mourir et Blake va chercher à se venger en continuant sa route. Ren retrouve sa mère. Aucun de ces personnages n'est "remarquable", mais on s'intéresse très vite à ce qui leur arrive pendant les quatre ans du récit. A la fin, les chemins de chacun d'eux se croisent de manière évidente dans les rues du "downtown" de Los Angeles. Je suis assez admirative devant la construction du roman, à découvrir. C'est le deuxième roman de l'auteur.

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