dimanche 13 septembre 2020

Chambre 413 - Joseph Knox / Pause vacancière

chambre 413

Je viens de terminer Chambre 413 de Joseph Knox (Editions du Masque, 410 pages) , un polar prenant très agréable à lire. Une nuit, un cadavre qui sourit vient d'être trouvé dans une chambre d'un palace inoccupé depuis plusieurs années à Manchester où se passe l'histoire. L'inspecteur Aidan Waits et son supérieur, Peter Sutcliffe (Sutty), se retrouvent sur les lieux du crime. Sutcliffe déteste cordialement Waits qui est par ailleurs très mal vu de sa hiérarchie suite à des problèmes de drogue. Sans rien dévoiler d'essentiel, le cadavre souriant restera anonyme même à la fin du roman, mais il aura permis de résoudre plusieurs histoires imbriquées les unes dans les autres. Il y a du suspense et des retournements de situations inattendus. Un polar que je recommande. Il sort au Livre de poche, fin octobre 2020. Lire les billets de Yan, Jean-Marc Laherrère, Nyctalopes et Baz'art.

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Et je profite de ce billet pour dire que je fais une petite pause vacancière en Sud Ardèche comme l'année dernière, une région très agréable. Il fait un temps magnifique, il fait soleil et la chaleur est au rendez-vous. Après un mois d'août studieux et un peu éprouvant à Paris, je suis ravie de changer de paysage.

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vendredi 28 août 2020

Patagonie route 203 - Eduardo Fernando Varela / Le monde perdu - Michael Crichton

Voici deux romans qui n'ont rien à voir l'un avec l'autre, mais je les ai lus avec plaisir.

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Je commence avec Patagonie route 203 d'Eduardo Fernando Varela (Editions Métailié, 357 pages), paru le 20 août 2020, que j'ai eu la chance de lire en avant-première. L'écrivain a 60 ans et c'est son premier roman. Après le cinéma, je continue à me dépayser en étant partie dans le sud de Amérique du sud sur les routes d'Argentine en compagnie de Parker, un routier. Il transporte des fruits exotiques et autres marchandises indéfinies d'un bout à l'autre de la Patagonie balayée par les vents. C'est un homme qui semble fuir un passé que l'on ne connaîtra pas. Il est peu sociable et ne s'arrête qu'en cas de nécessité. La seule personne avec qui il communique est un journaliste qui conduit une voiture sans freins et qui est en quête de vieux sous-marins allemands de la seconde guerre mondiale. Sinon, le seul bien que possède Parker est un saxophone dont il tire parfois quelques notes. Et quand le temps le permet, il sort du camion des meubles et même un lit qu'il dispose sur le bord de la route comme si c'était chez lui. Un jour, son camion a un problème qui l'oblige à s'arrêter dans une petite ville où s'est installée une fête foraine. Il tombe immédiatement sous le charme de Maytén, la caissière du parc d'attractions. Malgré qu'elle soit mariée, elle quitte tout pour suivre Parker dans sa vie d'errrance au moins pendant quelque temps. J'ai beaucoup aimé ce road-movie du bout du monde où l'écrivain a créé des noms de lieux évocateurs, "La pourrie", "Saline du désespoir", "Mule morte" et où l'on rencontre des personnages qui sortent de l'ordinaire. Ce roman a reçu le prix de Las Américas 2019. Lire le billet de Simone.

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Juste avant, j'ai terminé la suite de Jurassic Park. Le monde perdu de Michael Crichton, Editions Pocket, 473 pages haletantes et horrifiques. J'ai trouvé l'histoire assez différente du film Le monde perdu, surtout la fin. L'un des deux personnages de Jurassic Park que l'on retrouve dans cette suite est le mathématicien Ian Malcolm ,adepte de la théorie du chaos. Il est entouré de différents personnages, dont une jeune femme, Kelly, qui va montrer de l'intelligence et de la bravoure en face de ce qui les attendent sur le site B. Car en effet, le professeur Hammond, à l'initiative de tout, et la société InGen, créateurs des bestioles, avaient prévu un second site pour élever les bébés dinosaures et effectuer des manipulations génétiques. Le deuxième personnage que l'on retrouve dans Le monde perdu, c'est le "méchant" de l'histoire, Dodgson, qui avec deux acolytes, veulent récupérer des oeufs de dinosaures. Le site B est l'île Nublar où se déroule toute l'histoire. Kelly constate vite qu'il y a plus de prédateurs que de proies sur l'île. Et l'on apprend que certains dinosaures ont réussi à s'échapper de l'île et sont morts sur des plages chiliennes. Et certains sont atteints d'encéphalite. Sur l'île, Malcolm et ses compagnons, dont deux adolescents, doivent affronter les animaux livrés à eux-mêmes. Les méchants vont connaître, quant à eux, une fin épouvantable mais prévisibles. Il y a du suspenses, les vélociraptors sont toujours aussi voraces et intelligents et j'ai aussi appris que les tyrannosaures savaient nager. Un roman haletant que je conseille.

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dimanche 16 août 2020

La sentence - John Grisham

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Ca y est, je viens de terminer mon premier John Grisham. Je n'avais jamais lu de roman de cet écrivain jusqu'à présent.

La sentence (Editions JC Lattès, 499 pages) a paru juste avant le confinement et c'est en entendant de bonnes critiques lors d'un "Masque et la Plume" diffusé sur France Inter que je me suis décidée à découvrir cet écrivain qui est aussi avocat. Il a exercé dix ans dans un cabinet. Il s'est spécialisé dans les romans judiciaires se passant dans des Etats du Sud rural aux Etats-Unis. Il faut reconnaitre à M. Grisham son grand sens de la narration. La sentence est divisée en trois parties.
1ère partie - En octobre 1946, Pete Banning, la quarantaine, propriétaire respecté de plusieurs hectares de plantations de coton et fidèle de l'Eglise méthodiste dans une petite ville du Mississippi, tire sur Dexter Bell, le révérend de la paroisse. Condamné à mort, Pete Banning ne donnera jamais la raison de son geste. C'était un homme peu communicatif qui traitait bien les personnes (Noires) qui travaillaient pour lui. Il était marié et père de deux enfants.
2ème partie - Enrôlé dans un régiment de cavalerie pendant la Seconde guerre mondiale, Pete Banning va se retrouver aux Philippines et vivre un enfer comme la "marche de la mort" de Bataan en 1942, puis il sera prisonnier dans le camp d'internement O'Donnell, avant de rejoindre une unité de guerilla dans la jungle philippine et de combattre les Japonais. Il faut noter que sous la plume de Grisham, il y a une grande force d'évocation dans la description de ces événements. Revenu vivant après qu'il ait été déclaré mort, il retournera chez lui couvert de médailles.
3ème partie - Après la mort de Pete Banning, la vie devient difficile pour ses enfants, Joel et Stella, qui font des études universitaires. Liza, leur mère, a été internée de force par son mari peu de temps après qu'il soit revenu de la guerre, sans qu'on sache pourquoi. La femme du révérend assassiné et son nouvel ami attaquent la famille Banning pour obtenir des dommages et intérêts de leur part.

La sentence est un roman puissant très bien construit que je recommande. Lire le billet chez Polar, noir et blanc. Bigmammy en revanche n'a pas trop aimé.

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dimanche 2 août 2020

Jurassic Park - Michael Crichton

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Après La variété Andromède qui vient de reparaître, j'ai continué avec un autre roman de Michael Crichton, Jurassic Park , publié en 1992 en France (sous le titre Le parc jurassique) et que Steven Spielberg a adapté au cinéma en 1993. Le film a connu un grand succès au box-offic. Personnellement, je l'avais vu avec un collègue et j'avais été terrifiée quand le Tyrannosaure apparaît pour la première fois. Dans le roman, les personnages sont les mêmes. Hammond, le créateur du parc, est un vieillard exécrable et mégalomane. Concernant les petits-enfants d'Hammond, le garçon, Tim, est l'aîné, à l'inverse du film. La petite Lex est une gamine geignarde et insupportable. Comme dans le film, on retrouve Alan Grant, le paléontologue, et Ellie, une collègue, ainsi que Ian Malcolm, un mathématicien assez sentencieux qui fait des exposés sur la théorie du chaos. Et c'est en effet à quoi on assiste dès qu'un informaticien avide et inconscient sème la pagaille dans le système de sécurité du parc, avant de partir soi-disant pour peu de temps. Et les dino, me direz vous? Les plus dentus et griffus sont présents: 2 tyrannosaures (1 adulte et un ado), les raptors en grande forme et en grand nombre, super intelligents, qui vivent en groupe et bougent la tête comme les oiseaux. Ils arrivent à se reproduire alors qu'a priori, il n'y a que des femelles. Vers la fin du livre, on a quelques descriptions assez sanglantes d'humains dévorés vivants. Le message du livre, c'est que recréer des espèces disparues il y a 65 millions d'années n'est pas forcément une bonne idée (!), tout comme séparer les espèces les unes des autres dans les enclos électrifiés. Les conséquences peuvent être graves voire mortelles. Ma lecture fut agréable et intéressante. C'est un très bon complément au film. La suite, Le Monde perdu, publié 5 ans plus tard, m'attend [chroniqué le 28/08/2020].

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samedi 18 juillet 2020

La variété Andromède - Michael Crichton

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Ces dernières semaines, j'ai pu revoir, à la télé et en DVD, Jurassic Park 1, 2 et 3, Jurassic World 1, 2. Le 6ème opus, Jurassic World Dominion, doit sortir en juin 2021. Toujours est-il que je rappelle que Jurassic Park et la suite Le Monde perdu sont deux romans qui ont été écrits par Michael Crichton (1942-2008). Cet écrivain a écrit pas mal de romans de science-fiction dont La variété Andromède qui date de 1969 et qui a vient d'être réédité en format poche (Archi poche, 331 pages). J'ai bien apprécié cette histoire qui pourrait arriver. Scoop est un programme de mise en orbite de vaissaux spatiaux américains autour de la terre, à environ 450 km d'altitude. Ils sont chargés de recueillir des organismes et de les ramener sur terre. Scoop VII lancé en février 1967 atterrit sur Piedmont, une petite ville de l'Arizona de 48 habitants, après un voyage de 2 jours et demie autour de la terre. Les habitants meurent d'un mal inconnu sauf deux individus, un vieillard et un bébé qui n'arrête pas de pleurer. Les oiseaux comme les vautours arrivés par la suite ne sont pas atteints non plus. Quatre éminents scientifiques dont un célibataire se retrouvent confinés dans le cadre du projet Wildfire dans un lieu clos comportant 5 niveaux. Au niveau 5, ils vont étudier les échantillons qu'ils ont pu récupérer dans la capsule. On apprend en particulier que l'échantillon extra-terrestre n'a pas d'acides aminés. Ils arrivent à trouver ce qui a provoqué la mort de toute une population. J'ai trouvé le roman agréable à lire dans le train, et on apprend plein de choses sur la biologie. Je conseille. Je ne savais pas qu'il existait une adaptation filmique de ce roman, Le Mystère Andromède réalisé par Robert Wise et qui est sorti en 1971. Je serais curieuse de le voir un jour.

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mercredi 3 juin 2020

Nos espérances - Anna Hope

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Dès que ma librairie de quartier a rouvert le 11 mai 2020, je me suis procurée Nos espérances, le nouveau roman d'Anna Hope (Editions Gallimard, 352 pages). Après Le chagrin des vivants et La salle de bal, Anna Hope se renouvelle bien avec ce portrait de trois femmes nées dans les années 70. L'essentiel de l'histoire se passe en 2010. Lissa (diminutif de Melissa), Hannah et Cate ont la trentaine. Lissa (le double de l'écrivain?) est actrice avec tous les aléas que cela comporte. Hannah désespère d'avoir un enfant par des FIV qui se soldent par une suite d'échecs. Quant à Cate, maman d'un petit Tom, elle souffre de dépression post partum. A cause de quelques chicaneries et mesquineries, ces trois amies se perdent parfois de vue, mais ce trio se ressoude lors de la mort d'un proche. En 2010, Lissa décroche un rôle dans une production d'Oncle Vania, Hannah, après avoir subi une énième FIV, voit son couple qui se désagrège, et Cate va se lier d'amitié avec une certaine Déa qui rencontre les mêmes problèmes que Cate. Contrairement aux deux romans précédents, la grande histoire n'interfère pas dans ce roman qui se lit très agréablement. Personnellement, j'ai beaucoup aimé cotoyer Hannah, Cate et Lissa malgré leurs défauts. Lire le billet de Cathulu.

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samedi 30 mai 2020

Le cafard - Ian McEwan

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Dans ma librairie de quartier, je suis tombée sur un petit ouvrage qui vient de paraître et qui a été écrit par un des mes écrivains favoris: Ian McEwan. C'est une "novella", une longue nouvelle. Dans son introduction, McEwan avoue qu'il est consterné par la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union Européenne. Il apparente le Brexit à un cafard. Pour écrire cette novella, il a pensé à La Métamorphose de Kafka mais plus encore à Jonathan Swift et à sa Modeste proposition qui date de 1729, où il était question de manger des nourrissons pour réduire la famine qui sévissait en Irlande à cette époque. Dans Le cafard (Editions Gallimard, 152 pages), point de cannibalisme, mais il s'agit de l'histoire, dans un futur très proche, de plusieurs cafards qui se réveillent un matin dans les corps de différents membres du gouvernement britannique, dont le Premier ministre, Jim Sams. Quand il se réveille dans son costume d'humain, Jim doit assister au Conseil des ministres. Il est considéré comme un Continualiste tiède, alors que sa volonté est de porter la "voix du peuple" et d'imposer le Réversalisme. Son conseiller n'est pas d'accord, Sams va le virer sur le champ. Je vais vous dire en deux mots ce qu'est le Réversalisme : c'est l'inversion du sens de circulation de l'argent. "Une employée remettra à sa firme une somme correspondant à toutes ses heures de dur labeur. Mais quand elle ira dans les magasins, elle recevra un compensation généreuse, équivalant au prix de vente de chaque article qu'elle emportera. La loi lui interdisant d'amasser de l'argent liquide, celui qu'elle déposera à la banque après sa journée exténuante dans une galerie marchande sera placé à des taux fortement négatifs. Avant que ses économies ne soient réduites à néant, elle aura donc la sagesse de chercher un emploi plus cher, ou de se former dans ce but... Un propriétaire devra inlassablement acheter des produits manufacturés pour pouvoir payer ses locataires..." (p.54).

Cette politique plus ou moins utopique doit être votée, et Sams trouve un soutien dans la personne du président américain, Archie Tupper (un cafard, lui aussi). En revanche, les adversaires sont nombreux à cette politique du ROC (Réversalisme Orthodoxe Contre tous), dont la Chancelière allemande qui lui demande "Warum" et Sims lui répond "Parce que". Cette nouvelle qui se termine bien se lit agréablement.

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lundi 18 mai 2020

Ceux que nous avons abandonnés - Stuart Neville

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Après Les fantômes de Belfast, Collusion et Ratlines,  je viens de terminer Ceux que nous avons abandonnés, de Stuart Neville (Rivages/Noir, 359 pages poignantes), qui se passe encore à Belfast. Dès le début, en 2007. on sait que Ciaran et Thomas Devine, deux frères de 12 et 14 ans, ont commis l'irréparable. Ils avaient été recueillis chez un couple et leur fils. Ils ont massacré le père de cette famille. Sept plus tard, Ciaran sort d'un centre fermé. Son frère a été libéré deux ans plus tôt. Ciaran est un garçon fragile sous la coupe de son frère. Leur relation amour/haine est terrible. C'est lui qui a été considéré comme le bras armé de meurtre. Face à eux, on fait la connaissance de Paula Cunnigham, une agente de probation qui vit avec son chien Angus, et de Serena Flanagan, l'inspectrice qui s'était occupée de l'enquête à l'époque. Elle est mariée et mère de deux enfants. Inconsciemment, Serena s'est attachée à Ciaran, qui n'arrive pas à agir et à penser sans son frère. Après un nouveau meurtre, Flanagan soupçonne que les deux frères sont impliqués. Une histoire terrible très bien racontée par l'écrivain que je vous conseille de découvrir si vous ne le connaissez pas. Et un roman de moins "à lire" (prélevé dans ma PAL)!

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vendredi 15 mai 2020

MotherCloud - Rob Hart

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Voici un roman d'anticipation dont l'histoire peut se passer dans un avenir très proche et ce n'est pas une bonne nouvelle. On fait la connaissance de Paxton, un ancien petit patron ruiné, et de Zinnia dont on ne connait pas trop les intentions. Ils arrivent par car dans un endroit désertique. Les Etats-Unis sont devenus un endroit hostile écrasé par le soleil où l'eau potable est rare, tout comme la nourriture et le travail. Le reste du monde n'a pas l'air d'aller mieux. Paxton et Zinnia sont retenus pour travailler chez MotherCloud, une superstructure de l'e-commerce (suivez mon regard) où les marchandises sont emportées par des drones. Paxton, à qui on donne un polo bleu, est affecté au service de sécurité, et Zinnia à la préparation des commandes. Elle a reçu un polo rouge. Chaque affectation a sa couleur. Désormais, ils sont surveillés grâce à une montre au poignet qui, selon leur performance, leur donne des étoiles (le but étant d'avoir 5 étoiles). On leur attribue des logements très sommaires. Bien que leur condition de vie et de travail soient épouvantables, ils ne sont pas tentés de quitter ce complexe car dehors, c'est pire. On apprend assez vite que Zinnia a une mission de sabotage envers Mothercloud et son créateur Gibson. Ce dernier intervient dans le récit sachant qu'il n'a plus que quelques mois à vivre. C'est un véritable "page turner" que j'ai dévoré en deux jours, et j'avoue que je ne m'attendais à ce qui arrive vers la fin. Un récit bien mené avec du suspense. Un conseil, ne mangez pas de CloudBurger.

Lire le billet de Brize.

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samedi 29 février 2020

Une machine comme moi - Ian McEwan

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Le nouveau Ian McEwan, Une machine comme moi (Editions Gallimard, 385 pages), se passe en Angleterre en 1982 sous le gouvernement de Margaret Thatcher, au moment de la guerre des Malouines qui a opposé le Royaume-Uni à l'Argentine. Dès les premières pages, l'écrivain évoque Alan Turing qui est toujours vivant et les Beatles qui sont toujours quatre. L'intelligence artificielle et l'ère du numérique sont en plein développement grâce à Alan Turing. Charlie Friend, 32 ans, notre héros et narrateur, achète pour 86000 £ un androïde viable fabriqué en série (il y en a en tout 25, 12 "Adam" et 13 "Eve"). Adam ressemble à un humain et est capable d'avoir des sentiments et des états d'âme. Charlie, lui, est un dilettante qui spécule en ligne sur les cours de la bourse et les taux de change. Il est par ailleurs amoureux de Miranda, sa voisine de 10 ans sa cadette. Au début, ces trois personnages cohabitent en harmonie : Adam écrit des Haikus et il déclare son amour à Miranda qui ne reste pas insensible. Pendant ce temps, le Royaume-Uni est secoué par plusieurs catastrophes. Le pays perd la guerre et le premier ministre travailliste qui a succédé à Margaret Thatcher est assassiné. Et puis la vie tranquille du trio se dérègle : Adam qui gagne à son tour de l'argent par ordinateur le redistribue en faisant le bien autour de lui plutôt que de le donner à Charlie et il essaie de réparer quelques injustices dont une impliquant Miranda. On se rend compte qu'Adam et ses congénères, qui ont des principes et respectent certaines règles, ne sont pas encore prêts à vivre avec les humains, êtres imparfaits par excellence. McEwan a beaucoup d'empathie pour tous les personnages de son roman qui se lit avec plaisir. Je vous le conseille tout comme Kathel.

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