samedi 10 novembre 2007

Agatha Christie aux Champs Elysées

Lorsqu'il a su que j'avais L'Heure zéro (voir mon billet du 08/11/07) dans le colimateur, mon ami m'a spontanément rapporté de sa maison de campagne familiale son vieil exemplaire du "policier" d'Agatha Christie, dans une édition qui a plus de 20 ans. Et là, revoir cette couverture m'a flanqué un grand coup de cafard. En effet, dans ma jeunesse, j'avais 77 (soixante-dix-sept) titres d'Agatha Christie dans cette même collection "Club du masque" des éditions "Librairie des Champs-Elysées" (qu'on trouvait dans toutes les gares). Je me rappelle très bien, un été, avoir passé mon temps à tous les lire à la queue leu leu, le premier que j'ai lu c'est Le Train bleu. J'en posais un et j'en reprenais un autre. Et on me les a dérobés lors d'un cambriolage de ma maison de campagne où je les avais entreposés. Ce vol, qui remonte déjà à 1996, m'avait traumatisée. Ce n'était pas pour le prix des bouquins (ça avait dû rapporter à peine quelques sous aux cambrioleurs, et j'aurais pu me les racheter sans problème), mais à cause, vraiment, de la violation de propriété de ces objets-livres pour lesquels j'avais une affection particulière. Heureusement, mes "bibliothèque verte" d'enfant avaient échappé au même pillage, je me suis dépêchée de les rapatrier à Paris. Tout cela pour dire que ces éditions d'Agatha Christie avec des couvertures dessinées caractéristiques représentaient toute une période de ma vie. Un me reste qui était en grand format: Hercule Poirot quitte la scène.

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vendredi 19 octobre 2007

Je n'apprécie pas beaucoup le nouveau prix Nobel de littérature

J'ai vu il y a longtemps à la télévision (chez Bernard Pivot, au temps d'Apostrophe) Doris Lessing, qui vient le 11 octobre 2007 d'avoir le prix Nobel de littérature. Je me souviens d'une femme d'une soixantaine d'année, revêche et pas sympathique. Et pourtant, Pivot est un bon intervieweur! Du coup, elle ne m'avait donnée aucune envie de découvrir son oeuvre. Je n'ai donc rien lu d'elle. Et, apparemment, son caractère "particulier" a été confirmé par la manière dont les télévisions ont montré ses réactions à l'annonce de sa nobélisation: "J'ai déjà eu tous les prix! Bien sûr, je suis contente de les avoir eus...". Mais elle avait plutôt l'air blasée et pas émue pour deux sous de quelqu'un qui trouvait ça tout à fait normal. Si je puis dire, je pense que c'est quelqu'un qui "ne doit pas se prendre pour n'importe qui" (et je reste polie). Le Nobel va la conforter dans cet état de fait. A part ça, aujourd'hui, je n'ai toujours pas envie de lire un de ses romans.

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vendredi 21 septembre 2007

Le dernier Kabbaliste de Lisbonne - Richard Zimler

J'avais acheté le livre en anglais, que je n'ai pas eu le courage de lire. Je viens d'en lire la traduction en français aux Editions Presse Pocket. Le dernier kabbaliste de Lisbonne se passe en 1506 dans le quartier Juif de Lisbonne. Après avoir été chassés d'Espagne par les Rois très catholiques Ferdinand et Isabelle, les Juifs s'étaient réfugiés au Portugal et la plupart ont été convertis de force, on les appelle les nouveaux Chrétiens. Pourtant certains ont continué clandestinement à pratiquer leur culte dans des caves dissimulées. En 1506 au moment de la Pâque Juive, les Chrétiens entraînés par des moines dominicains, se mettent à tous les massacrer. Une partie du roman évoque très crûment comment les Chrétiens agissent envers les Juifs en les brûlant, en les découpant en morceaux, etc. Pendant que ces tragiques événements se déroulent, le narrateur du roman, Bérékhia Zarco, découvre son oncle, kabbaliste renommé, égorgé dans la cave de leur maison qui leur servait de lieu de culte. Il est nu ainsi qu'une jeune femme, égorgée elle aussi à ses côtés avec un chohet, un couteau de boucher juif. Le roman, qui fait presque 500 pages en édition de poche, décrit l'enquête de Bérékhia. Pourquoi un Juif aurait été assassiné par un autre qui était un proche? Bérékhia, kabbaliste lui-même, a des visions qui l'aideront beaucoup à résoudre l'énigme. Un glossaire à la fin du livre, pour expliquer certains termes dans le roman, est très utile. Pour ceux qui aiment les romans policiers, lisez-le.

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dimanche 9 septembre 2007

L'Egyptologue - Arthur Phillips

L'accroche sur la couverture de l'Egyptologue d'Arthur Phillips est "Vous n'avez jamais lu un tel roman" signé Stephen King. Et bien c'est vrai, le livre fait 550 pages. Si vous arrivez à la page 80, soit vous continuerez à lire ça sans déplaisir aucun, ni plaisir extrême, soit vous vous arrêterez là. Si vous arrivez à le lire jusqu'au bout, vous ressentez une certaine frustration car il faut croire à l'invraisemblable. Le gros du récit, narré à la première personne, se passe en 1922 à la même période que les fouilles effectuées par Howard Carter qui permettront de trouver la tombe de Toutankhamon. Le narrateur, un Anglais dénommé Harold Trilipush, est sur la piste de la tombe d'un autre Pharaon dernier descendant d'une dynastie, la XIIIème, Atoum-hadou (Atoum-est-en-érection), tout un programme ! En revanche pendant tout le roman, nulle grivoiserie, ni détail croustillant dans un récit qui n'est qu'une longue descente aux enfers pour Trilipush. Une métamorphose et probablement la mort seront au rendez-vous à la fin du voyage. La partie du récit se déroulant en 1960, dans une maison de retraite à Sydney en Australie, parasite inutilement le roman. Je pense aussi que le défaut éventuel du livre est la traduction française. Même si ce n'est pas de la grande littérature, le roman aurait peut-être mérité une meilleure traduction.

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samedi 21 juillet 2007

Samedi - Ian Mc Ewan

Ayant beaucoup aimé le roman précédent de Ian Mc Ewan, Expiation (Atonement) (2001), je viens de lire avec grand plaisir son dernier en date, Samedi (Saturday) (2006). Passionnant de bout en bout, ce roman de 350 pages se déroule pendant une seule journée, un samedi, en février 2003 à Londres, juste avant l'entrée en guerre des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne en Irak. Ce samedi sera particulier dans la vie d'Henry Perowne, neurochirurgien de profession. Marié avec une juriste, il est père de deux enfants, Théo qui veut devenir musicien, et Daisy, une apprentie poète vivant à Paris depuis 6 mois. Réveillé sans raison précise, aux premières lueurs de l'aube, Henri est témoin, de la fenêtre de sa chambre, d'un atterrissage forcé sur une piste de l'aéroport d'Heathrow. Ce qu'il croit être un crash ne l'est pas. L'information continue à la télévision le confirme. Dans Hyde Park, une manifestation anti-guerre va commencer. Parti, dans la matinée, faire sa partie de squash hebdomadaire dans sa belle Mercedes, Henry est victime d'un accrochage. Mais tout semble rentrer dans l'ordre. La partie de squash avec un collègue anesthésiste achevée, il effectue des courses pour le dîner car il doit recevoir sa fille et son beau-père pour dîner. Il rend visite à sa mère victime de la maladie d'Alzheimer. Il se remémore son enfance. Il assiste à une répétition de son fils. Plus tard, de retour chez lui, il prépare la matelote de lotte. Et dans les 100 dernières pages, un drame est évité de justesse. Je vous laisse le découvrir. Je suis admirative pour les descriptions précises de Ian Mc Ewan, en particulier la recette de la matelote, la partie de squash, et, à la fin de l'histoire, tous les termes pour décrire une opération d'ablation d'un hématome sous-dural suite à un traumatisme crânien. Je le répète, le roman est passionnant et la famille Perowne nous est devenue très proche à la fin du roman.

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mardi 3 juillet 2007

Travels in the Scriptorium (Dans le Scriptorium) - Paul Auster

Angliciste pas trop distinguée, je viens de lire le dernier roman en date de Paul Auster, Travels in the Scriptorium (Dans le scriptorium), aux éditions de poche Faber and Faber. Je n'avais pas lu de roman de Paul Auster depuis Tombouctou (1999). Dans "Travels", un vieil homme appelé Mr. Blank (M. Blanc) par le narrateur, se trouve dans une chambre. Mr Blank semble être prisonnier à moins qu'il ne soit dans un hôpital. Il se demande, pendant tout le récit, si la porte de la chambre est fermée à clef de l'extérieur et qu'est-ce qu'il y a derrière l'unique fenêtre obturée de la chambre. Sur chaque objet dans la chambre, même sur les murs, des étiquettes indiquent ce que c'est : mur, lampe, table, etc. Il ne se souvient de rien, même pas de son nom, mais des questions le hantent, "Qui est-il ?" "Qu'est-ce qu'il fait là ? Quand est-il arrivé et combien de temps va-t-il rester ? Des visiteurs viennent le voir dont Anna (Blume), peut-être une infirmière, qu'il semble avoir aimée dans un passé lointain. Près de son lit, sont empilés quelques photos en noir et blanc et un manuscrit inachevé. Le narrateur du manuscrit est lui-même prisonnier dans une cellule. M. Blank imagine la fin de l'histoire racontée. Les autres visiteurs qui viennent voir Mr Blank portent, pour la plupart, des noms de personnages des romans précédents de Paul Auster. Ils rendent Mr Blank responsable de ce qu'il leur ait arrivé dans le passé lors de missions périlleuses. On se rend compte que, le roman achevé, il n'y a pas de fin.

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vendredi 29 juin 2007

Harry Potter en version anglaise

Le tome 7 (et, a priori, le dernier de la saga) Harry Potter et les reliques de la Mort sortira en version française le 26 octobre 2007. Il se place en 6ème position d'après Fnac.com pour les ventes/précommandes de livres. Pour les fans absolus dont je ne fais (malheureusement) pas partie, la version originale anglaise, Harry Potter and the Deathly Hallows, sort le 21 juillet. Cette version du livre se place déjà (excusez du peu) en 7ème position toujours d'après Fnac.com pour les ventes/précommandes de livres. Alors quand on dit que les Français ne sont pas doués en langues étrangères, il est intéressant de constater que grâce à Harry Potter, la barrière de la langue n'est plus un problème. En voilà une bonne nouvelle!

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jeudi 31 mai 2007

La Dame à la Licorne - Tracy Chevalier

Au Musée du Moyen Age des Thermes de Cluny à Paris, parmi la très belle collection d'objets, se trouvent les six tapisseries qui composent la série de la Dame à la Licorne. La romancière américaine Tracy Chevalier, auteur de la Jeune Fille à la perle, a imaginé la genèse de ces tapisseries dans un roman très bien écrit, La Dame à la Licorne, paru dans la collection Folio Gallimard. Les six tapisseries sont appelées les "verdures" ou aussi "mille-fleurs". Cinq d'entre elles représentent les cinq sens : le goût, le toucher, l'odorat, l'ouïe et la vue. La sixième est connue sous le nom de "A mon seul désir". Elles auraient été fabriquées à Bruxelles. Le livre se compose de cinq grands chapitres : 1490 Pâques et Pentecôte, 1491, mêmes périodes et 1492. Le récit est raconté à tour de rôle par les principaux protagonistes de l'histoire. Ils font chacun avancer l'action. On apprend beaucoup sur la façon de faire de la tapisserie à l'époque. C'était un travail long, fastidieux et très fatigant. C'est absolument passionnant. Il ne me reste plus qu'à retourner voir les tapisseries suspendues dans la salle ronde qui leur est spécialement dédiée au Musée de Cluny. Je les admirerai d'un oeil nouveau.

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lundi 23 avril 2007

La Nuit de l'infamie - Michael Cox

La Nuit de l'infamie de Michael Cox aux Editions du Seuil (2007), que je viens d'achever, est un livre de plus de 600 pages à lire toutes affaires cessantes. Passionnant de bout en bout. Un manuscrit fictif a été retrouvé qui relate la confession d'un homme, Edward Glyver alias Glapthorn, qui raconte, dès le début, qu'il a tué un homme au hasard pour s'entraîner afin de se retourner ensuite contre sa victime désignée. Cette deuxième victime prénommée Phoebus Daunt est écrivain et néanmoins un homme peu recommandable. En effet, le but de ce dernier est de capter l'héritage et le titre de noblesse du narrateur. Je n'en dirai pas plus. Achetez-le ou empruntez-le dans la bibliothèque la plus proche, vous ne regretterez pas. Quand on commence, on a envie de savoir comment cela va se terminer. Et quel film à suspense cela ferait ! 

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mercredi 28 février 2007

L'obsédé (The Collector) - John Fowles

Le roman est étrange et traite d'une histoire que l'on n'oublie pas car elle fait froid dans le dos. La narration est faite à tour de rôle par les deux protagonistes (elle par l'intermédiaire d'un journal). L'action se passe en Angleterre dans un comté indéterminé. Lui est un collectionneur, surtout de papillons (morts et épinglés) et quand il la kidnappe, elle n'est rien d'autre qu'un papillon parmi d'autres. Il la trouve belle. Peut-être a-t-il une attirance sexuelle, mais rien ne se passe. Le roman traite avant tout, pour moi, de l'impuissance masculine. Il la tient enfermée dans un genre de cave. Il lui donne tout ce qu'elle veut, mais c'est tout. A un moment, elle arrive à s'évader, mais il réussit à la recapturer. Il n'est pas méchant mais il ne semble rien ressentir. Quand elle meurt de manque de soins, il a une once de pitié mais rien de plus et la fin est très ouverte car une nouvelle victime est en ligne de mire.
En y repensant, l'histoire pourrait faire penser à ce qui s'est passé récemment en Autriche avec la jeune fille enfermée 8 ans dans une cave.
Il est terrifiant de penser que des gens peuvent disparaître ainsi sans que nous les retrouvions.

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