Le blog de Dasola

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13 décembre 2007

Nous les vivants - Roy Andersson

Après réflexion, j'ai décidé de faire un billet séparé pour Nous les vivants de Roy Andersson : film iconoclaste qui ne raconte pas une histoire, mais où l'on assiste à un enchaînement de saynètes sans début, ni fin, des instants de vie baignés parfois dans le brouillard suédois mais qui laissent perplexe. Je n'ai pas ri mais je n'ai pas été émue non plus. Je me demande ce que le réalisateur veut nous dire à part que la condition humaine est à la fois tragique et comique. Tous les décors sont dans les tons beige et vert qui donnent à l'ensemble un sentiment de claustrophobie et de tristesse infinie. Je retiens la très belle scène vers la fin du film (digne de E la nave va de Fellini) où une grande maison à un ou deux étages, occupée par deux jeunes mariés, quitte un quai comme si elle était sur des rails. Des gens lancent des "viva" à ce départ. Cette scène est inoubliable. Le reste est déjà presque sorti de ma mémoire à part la dame grassouillette, coiffée d'un casque à pointe, en train de faire l'amour pendant que son partenaire parle de ses placements financiers. Je crois que j'achèterai le film quand il sortira en DVD pour revoir (et pourquoi pas apprécier) certaines séquences.

12 décembre 2007

L'histoire de l'amour - Nicole Krauss

Encore un livre qui faisait partie de ma PAL depuis un an (voir mon billet du 24/10/07)! J'ai lu en un jour avec un immense plaisir L'histoire de l'amour de Nicole Krauss (Ed. Gallimard), roman de 356 pages. C'est le premier roman traduit en français de cette écrivaine américaine qui, jusqu'à présent, a surtout écrit pour l'hebdomadaire The New Yorker. Le roman se compose de trois histoires dont le point commun est un manuscrit écrit d'abord en yiddish, puis traduit en espagnol et enfin retraduit en anglais appelé L'histoire de l'amour. Une jeune fille de 15 ans, Alma Singer, et un juif polonais émigré à New York au moment de la seconde Guerre Mondiale, sont les héros et narrateurs des deux premiers récits qui s'entrecroisent avec la 3ème histoire dont le personnage principal est un Polonais émigré au Chili. Le roman évoque la Shoah et les bouleversements que cela a provoqués. Le récit, l'histoire de l'amour, écrit par un des protagonistes, sera publié par un autre en se l'appropriant à la suite d'un concours de circonstances. Tout la structure du récit est limpide. Chaque récit est reconnaissable par sa structure. Celui d'Alma, par exemple, se compose de mini chapitres. Quand on a refermé le livre, on se dit que l'on aimerait bien rencontrer "pour de vrai" tous ces personnages très attachants. Un très grand roman.

11 décembre 2007

Un baiser s'il vous plaît - Emmanuel Mouret

Dans une même soirée, après avoir vu Cow-Boy (que je chroniquerai plus tard), j'ai assisté à l'avant-première d'Un baiser s'il vous plaît d'Emmanuel Mouret, réalisateur et scénariste, qui était présent ainsi que les trois actrices du film (Virginie Ledoyen, Frédérique Bel et Julie Gayet). Je commence donc par Un baiser s'il vous plaît (qui sort mercredi 12 décembre 2007), suite à une demande insistante de mon ami. Je crois qu'il aime le titre...
Après Changement d'adresse du même réalisateur (et que j'avais beaucoup aimé), j'ai été un tout petit peu déçue par celui-ci. C'est moins ludique, moins aérien. Virginie Ledoyen n'est pas très à l'aise dans l'univers de ce cinéaste, elle récite trop son texte. Les dialogues, écrits dans une langue que l'on ne parle pas dans la vie de tous les jours, ne lui facilitent pas la tâche. En revanche, quel bonheur de revoir Frédérique Bel (remarquée dans Changement d'adresse), elle donne du piquant à ce film que l'on pourrait sous-titrer "On ne badine pas avec l'amour" - non, je veux dire, en fait, "On ne badine pas avec un baiser". En effet, le fait d'échanger un baiser entre deux personnes fait voler en éclats, et un mariage, et une liaison amoureuse. A la fin du film, la scène du baiser entre Julie Gayet et Mikael Cohen est une des plus belles que j'ai vue depuis longtemps. La musique du film tirée d'oeuvres classiques très connues donne du charme à l'ensemble. Emmanuel Mouret, avant la projection, a déclaré tout simplement qu'il avait été content d'écrire et de réaliser Un baiser s'il vous plaît avec ces trois actrices. Le film a été très applaudi à la fin.

10 décembre 2007

Ce que mes yeux ont vu - Laurent de Bartillat

Pour ceux qui aiment les énigmes sans meurtre ni violence, je recommande Ce que mes yeux ont vu, premier film de Laurent de Bartillat. L'histoire se passe dans le monde de l'art et tourne autour du peintre Jean-Antoine Watteau, célèbre pour le "Gilles" exposé au musée du Louvre. Au début du film, de nos jours, Lucie (Sylvie Testud), fille d'une actrice, fait un exposé suite à des recherches qu'elle effectue sur ce peintre du XVIIIème. Elle s'intéresse plus particulièrement à la peinture appelée "l'Enseigne Gersaint" qui représente un salon tapissé de peintures de grands maîtres de l'époque à l'exception d'un seul...
Pourquoi Watteau a-t-il peint une femme vue de dos ? Il semble avoir été fasciné par le monde du théâtre. Une actrice de l'époque a certainement été le grand amour de sa vie qui conserve quelques pans de mystère. Lucie cherche à savoir qui elle est. L'exposé de Lucie intéresse un certain Dussart (Jean-Pierre Marielle), spécialiste de renommée mondiale du peintre Watteau. Après l'avoir encouragée dans ses recherches, il fait tout pour la faire abandonner sans raisons apparentes.  Néanmoins, elle ne renonce pas. Au contraire, elle découvre l'identité de l'actrice et fait une très belle découverte  qui a un rapport avec des tableaux repeints l'un sur l'autre.
A part ça, j'émettrai une petite réserve sur l'histoire annexe avec James Thierrée qui joue un sourd-muet. A mon avis, cela n'ajoute rien au film et tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. Pour vous faire votre propre opinion, allez voir ce film qui m'a passionnée.

9 décembre 2007

Lessivée par Blogger

Petit coup de gueule suite à une récente modification de l'enregistrement des commentaires sur les plates-formes over-blog et blogspot.
Jusqu'à tout récemment, lorsque je commentais des billets sur des blogs de ces plates-formes (où se trouvent 14 de mes "fidèles", une quinzaine d'autres blogueurs venus mettre au moins un commentaire chez moi, et d'autres que je visite), pour commenter, il suffisait de cliquer sur "autre" et on inscrivait son pseudo ainsi que son site web (lien automatique).
Maintenant (je m'en suis aperçue dimanche 2 décembre), il est seulement possible d'écrire, sous "pseudonyme", son pseudo, et je suis obligée de penser à indiquer mon adresse de blog en corps du commentaire (sans que le lien fonctionne, bien entendu!). J'ai même essayé de me créer un compte "blogger", mais ça ne suffit pas, il faudrait que je m'y crée un blog (encore!). Je déteste les systèmes "propriétaires" et exclusifs!

8 décembre 2007

Films vus non commentés depuis le 31 octobre 2007

Mon ami m'a demandé comment et sur quels critères je décidais de faire un billet sur un film, ou bien de le mentionner simplement avec 3 ou 4 autres (comme ci-après, dans la lignée de mon billet du 31/10/07). Je n'ai pas de raison particulière qui me vient à l'esprit. Peut-être que, pour tel ou tel film traité en 3 lignes, j'aurais pu me forcer à en écrire davantage, si je n'avais eu aucun autre sujet d'avance. Mais je préfère consacrer un billet à ceux qui m'ont vraiment plu. Bien sûr, il est parfois arrivé (faute de mieux!) que je fasse une chronique complète sur un film qui m'a déplu, ou même auquel je suis restée indifférente.
Sur les quatre d'aujourd'hui, 3 sont bien ou très bien et 1 m'a laissée perplexe. Mais je n'ai pas envie de me casser la tête à en raconter l'histoire.

Le Royaume de Peter Berg avec Jamie Foxx et Chris Cooper. Bon film d'action et pour une fois les Américains ne sont pas les rois du monde. Suite à un attentat en Irak (des centaines de civils américains s'étant fait mitrailler et exploser), un groupe de 5 Américains du FBI sont envoyés en mission pour découvrir le ou les coupable(s). Les scènes de fusillades sont spectaculaires. Regardable car on ne s'ennuie pas une seconde.

La France de Serge Bozon: Objet Cinématographique Non Identifié. Il y a Sylvie Testud déguisée en garçon pour partir à la recherche de son mari pendant la Guerre de 14-18. Elle croise le chemin d'un groupe de 10 hommes qui se trouvent être des déserteurs essayant de fuir la France pour se réfugier aux Pays-Bas. A quatre reprises, des chansons sont jouées et interprétées par les acteurs. Cela paraît saugrenu. Je n'ai pas compris le message du film, parce que je pense qu'il y en a un (?).

Once de John Carney: si vous aimez la musique et les chansons du film (ce qui est mon cas), interprétées par les deux acteurs principaux (touchants) même si Once n'est pas un film musical, il est très plaisant à regarder et à écouter. Sinon passez votre chemin.

Agent double de Billy Ray avec un face-à-face entre Chris Cooper et Ryan Philippe. Chris Cooper interprète Robert Hanssen, personnage réel,
agent du FBI et une "pointure" en informatique, qui, pendant 25 ans, a trahi les Etats-Unis en vendant des renseignements aux Russes. Le film est très classique, sans courses-poursuites effrénées mais avec beaucoup de psychologie. Très bien.

 

7 décembre 2007

Représentations de petites catégories (sans commentaires)

Cette «compilation» parachève mon retour sur mes billets «sans commentaires» par les catégories les moins représentées sur mon blog (cf. mon précédent billet du 16/11/2007).
Petite satisfaction: tous ceux de la catégorie «Réalisateurs» ont été abondamment commentés. Et, fort heureusement, tous ne consistent pas en hommages après décès. Par contre, pratiquement tous les billets sur le théâtre (ceux ci-dessous) n’ont eu aucun succès. Peut-être est-ce une question de public, soit sur ce blog, soit en général (la sortie au théâtre est bien plus onéreuse qu’une place de cinéma)?

Acteurs/Actrices
Cécile de France - Marion Cotillard (15 mars 2007)

Laurel et Hardy (26 mai 2007)
Jean-Claude Brialy (1er juin 2007)

Télévision
Théâtre filmé (29 janvier 2007)

Les Mystères de l'Ouest - Série TV (6 février 2007)
Suspect n°1 avec Helen Mirren (6 avril 2007) (1)

Théâtre
L'affaire de la rue de Lourcine - Eugène Labiche - mise en scène Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff (18 mars 2007)

Délit de Fuite - Jean-Claude Islert (8 mai 2007)
La Tempête - William Shakespeare (mise en scène Dominique Pitoiset) (11 mai 2007) (1)
Les temps difficiles - Edouard Bourdet (4 juin 2007)
Mars et Vénus au théâtre (14 novembre 2007)

(1) Commentaire suscité par le présent billet durant le mois où il est resté en page d’accueil de mon blog.

6 décembre 2007

La nuit nous appartient - James Gray

Après les excellents Little Odessa (1994) et The Yards (2000) qui se passaient déjà dans la population d'origine Russe à New York, La nuit nous appartient (We Own the Night) de James Gray nous captive dès le début. Deux frères, l'un flic, Joseph (Joe, joué par Mark Whalberg) (1), et l'autre tenancier d'une boîte de nuit, Robert (Bob, joué par Joaquim Phoenix) (1), ont un père, flic aussi, Albert (Bert) (Robert Duvall). Robert semble le "vilain petit canard" de la famille. Il fréquente des Russes qui le protègent en ignorant le fait qu'il soit fils et frère de policier. En effet, ces Russes se trouvent (sous des airs respectables) être organisateurs d'un vaste trafic de drogue. D'ailleurs la façon d'importer la drogue est plutôt originale (allez voir le film pour la découvrir). Après Les Promesses de l'ombre de David Cronenberg (voir mon billet du 11/11/07), la Mafia russe est si je puis dire sous les feux des projecteurs. Un tragique événement fait prendre à Robert une décision radicale. Il devient flic à son tour et trahit en quelque sorte les personnes qu'il croyait être ses amis. L'histoire se passe en automne ou en hiver donnant un air lugubre à l'ensemble. Une course-poursuite d'anthologie est filmée à travers les vitres des voitures et sous un rideau de pluie. Tous les comédiens sont remarquables, Joaquin Phoenix en tête, qui fait d'ailleurs partie de la distribution du prochain James Gray en cours de tournage (Two Lovers) [chroniqué le 29 novembre 2008].

(1) Merci à Bertrand (voir son commentaire ci-dessous) de m'avoir fait remarquer un quiproquo que je viens de rectifier. Contrairement à ce que j'avais écrit au départ, Joseph est le flic et Robert est le tenancier de boîte de nuit.

5 décembre 2007

Bijoux de la comédie américaine (4)

Comme après toute bonne trilogie, voici le 4ème épisode et peut-être pas le dernier (et, non, ce n'est pas pour l'argent!).
Je viens de revoir en DVD avec mon ami (qui ne connaissait pas) Frankie et Johnny (1991), de Garry Marshall, le réalisateur de Pretty Woman (1990). Interprétée par Al Pacino (Johnny) et Michelle Pfeiffer (Frankie), cette histoire fait du bien au moral. C'est un film tendre, un véritable conte qui finit bien. Comme les trois "bijoux" (films) précédents, cela se passe encore à New-York, dans un "coffee shop" (au sens anglo-saxon!). Johnny qui vient de sortir après 18 mois de prison pour un chèque falsifié se fait engager comme cuistot à l'Apollo situé dans la 9ème avenue de New-York. C'est aussi cela l'Amérique, on a droit à une deuxième chance. Tous les membres du personnel forment une famille. L'ambiance est chaleureuse. Peu de temps après que Johnny soit embauché, une des serveuses décède et seules ses collègues assistent à la cérémonie religieuse. C'était toute sa famille. Les clients du "coffee shop" sont des habitués. Parmi les autres serveuses, Johnny remarque Frankie qui a vécu un drame personnel douloureux. Elle n'est pas prête à s'engager dans une nouvelle aventure sentimentale à moins que... En revanche, elle a un voisin homosexuel (Nathan Lane) qui lui sert de confident et cela donne lieu à des scènes savoureuses. Ce film, adapté d'une pièce de théâtre, n'a d'autre ambition que de distraire, et bien la réussite est totale.

4 décembre 2007

Le roi des Juifs - Nick Tosches

Paru en 2006 aux Editions Albin Michel, Le Roi des Juifs est le deuxième roman de Nick Tosches publié en français (après la Main de Dante). Il s'agit d'un roman foisonnant dont le point de départ est un homicide commis sur un homme, Arnold Rothstein, en novembre 1928. Personnage ayant réellement existé, Arnold Rothstein a été, entre autre, banquier de la pègre new-yorkaise dans les années 20. Son Dieu, c'était l'argent qu'il savait admirablement faire fructifier. Ce personnage sert de prétexte à Nick Tosches pour faire des rappels historiques sur l'origine des populations qui ont peuplé la partie sud-est "Lower East Side" de Manhattan. Au 19ème siècle un grand nombre de Juifs d'Europe centrale ont émigré vers les Etats-Unis. La famille d'Arnold Rothstein est issue de cette immigration. Nick Tosches en dresse la généalogie et si nous, lecteurs, on se noie de temps en temps dans cette énumération des membres de cette famille ou dans la description des lieux, lui ne perd jamais le fil de ce qu'il raconte. Si ce n'est qu'il saute souvent du coq à l'âne en évoquant des personnages politiques ou mafieux new-yorkais qu'il égratigne assez durement, dont certains que je ne nommerai pas. En fin de compte, il faut attendre la dernière page pour apprendre que le meurtre n'a jamais été résolu. On ne sait pas qui a tué Arnold Rothstein mais c'est sans importance vu que ce n'est plus vraiment le sujet du livre. Tous les protagonistes qui ont gravité autour d'Arnold, dont son ex-femme, ont disparu sans laisser de traces. Même si, comme je l'ai déjà dit, on se perd un peu dans la description des nombreux personnages (il m'est arrivé de revenir en arrière pour tout bien situer), j'ai pris énormément de plaisir à la lecture de ce roman (le deuxième à tomber des 25 recensés dans ma PAL - voir mon billet du 24/10/07).

3 décembre 2007

Revenir vers une oeuvre au bout de quelques années

Comme je ne pense pas être toute seule dans mon cas, voici quelques réflexions sur le fait que les goûts changent ou évoluent en matière de cinéma, lecture, musique ou que sais-je, au bout d'un certain nombre d'années. Je n'en suis pas à brûler ce que j'ai adoré (j'en connais qui le font), mais j'éprouve une certaine indifférence, ou la passion n'est plus la même. Et inversement, certaines oeuvres que j'avais moyennement aimées à 20 ans, je les ai revues récemment et cela a été une révélation.
C'est peut-être pour cela que je ne relis pas les livres que j'ai aimés. Je les conserve mais j'en lis d'autres (j'en ai tellement à lire...). J'ai fait une exception pour Les Thibault de Roger Martin du Gard (voir mon billet du 20/01/07), chef-d'oeuvre de la littérature française qui m'avait beaucoup marquée en son temps. Je les ai relus en 2006 avec grand plaisir mais j'ai un peu calé sur la fin en sautant quelques pages. Je n'ai pas été aussi enthousiaste.
Quand j'avais 15 ans, les oeuvres de Baudelaire ou Hugo, je ne les ai ni appréciées ni comprises comme à 40 ans.

Pour le cinéma, j'ai vu Noblesse Oblige (Kind Hearts and Coronets) de Robert Hamer (1949), avec Alec Guinness, il y a plus de 25 ans à la télévision. Cela ne m'avait pas plu, je m'étais ennuyée à mourir (c'était un "vieux" film). Depuis, je l'ai acquis en DVD. Je l'ai revu l'année dernière, et encore cette année, et j'ai adoré. C'est absolument génial. Le film est l'incarnation de l'humour "british" (voir mon billet du 19/03/07).
Inversement, j'avais beaucoup aimé l'Appât (The Naked Spur), l'ayant vu il y a plusieurs années au cinéma, dans le cadre d'un cycle Anthony Mann. Je l'ai revu cette année, toujours sur grand écran (j'en parle dans mon billet du 25/11/07 sur quelques westerns en vrac), et bien j'ai été plutôt déçue. Je n'ai pas vraiment accroché.
Entre 1993 et 94, j'ai vu de multiples fois La Leçon de piano de Jane Campion (voir mon billet du 15/05/07). J'étais totalement "obsédée" par ce film. Depuis, je ne l'ai jamais revu et je ne suis pas sûre que je le reverrai. J'ai tourné la page. C'est ma façon de fonctionner. Je n'y peux rien.

2 décembre 2007

Qu'est-ce que cela vous évoque quand on parle de "vieux" films?

Je revenais tranquillement de déjeuner quand tout à coup, je me suis dit: et si je demandais à mes blogueurs fidèles (et aux autres) ce qu'ils pensent du terme "vieux" film? Combien de fois l'ai-je entendu dans les conversations : "Alors ça te dirait d'aller voir un "vieux" film?" ou alors "Tiens, ils donnent encore un "vieux" film ce soir!" Je n'ai jamais entendu le terme "ancien" film par exemple. Pourquoi cet adjectif "vieux" pour qualifier un film "ancien"? Il y a un côté péjoratif dans cet adjectif.
Pour beaucoup, un "vieux" film est une oeuvre réalisée dans un passé plus ou moins proche, selon les générations. Souvent en noir et blanc avec un son crachotant et une image avec des rayures. Mais pour certains "jeunes", un film qui a plus de 10 ans, c'est déjà un "vieux" film. D'autres y englobent tous les films d'un certain âge, aussi bien ceux que l'on appelle des "classiques" que des "navets vénérables". Il est courant d'entendre "Comme ce film a mal vieilli!" ou "... bien vieilli!". Et pourtant, on parle rarement de "vieille" peinture, de "vieille" littérature ou de "vieille" musique. Le cinéma, aussi appelé le 7ème art, apparaît comme un art éphémère alors qu'il a déjà (à peine) plus de 100 ans. Je ne sais pas si c'est un critère, mais combien de "vieux" films ont disparu ?
Dans un de ses commentaires du 26/11/07, un de mes blogueurs fidèles, Karamzin, m'écrit (autodérision?) qu'il parle de "vieux" films. Il faudrait trouver un adjectif moins négatif. N'êtes-vous pas d'accord?

1 décembre 2007

Bijoux de la comédie américaine (3)

Pour finir ma trilogie subjective, "the Last but not least", La Garçonnière (The Apartment) de Billy Wilder (1906-2002), film en noir et blanc de 1960 avec les décors d'Alexandre Trauner, est un chef-d'oeuvre (je ne lésine pas sur le terme). C.C. "Bud" Baxter (Jack Lemmon), employé dans une grande entreprise située dans un building de New-York, est amené à prêter son appartement (sa garçonnière) à des supérieurs hiérarchiques qui lui promettent monts et merveilles, en particulier de l'avancement. Il doit gérer un agenda pour ne pas commettre d'impairs. Et bien évidemment, le pauvre Bud se trouve souvent à la porte dehors, le soir, quand ce n'est pas la nuit, pendant que ses "chefs" prennent du bon temps avec des représentantes du sexe féminin. Et on ne peut pas dire qu'il en soit remercié. Dans cette société, les ascenseurs jouent un certain rôle grâce à une liftière, Fran Kubelik (Shirley Mc Laine). Cette charmante jeune femme va croiser de plus en plus le chemin de Bud. Je ne dévoilerai pas la fin que tout le monde devinera peut-être. Mais avant d'y arriver, on aura pu admirer la superbe mécanique bien huilée du scénario et la mise en scène à la hauteur de Billy Wilder. Un classique à voir et à revoir. On ne s'en lasse pas.
J'ai choisi ces trois films sans raison particulière (mais les ai rangés dans un certain ordre), les trois histoires se passent à New-York, ville que j'adore, et j'aime beaucoup tous les acteurs. Ces films sont sans prétention et ne sont là que pour distraire.

30 novembre 2007

Bijoux de la comédie américaine (2)

Et oui, c'est Confidences sur l'oreiller (Pillow Talk, 1959), de Michael Gordon, qui est mon sujet du jour. A New York, dans un immeuble d'habitation, un homme, Brad Allen (Rock Hudson), et une femme, Jan Morrow (Doris Day), partagent une même ligne de téléphone comme cela pouvait se faire à l'époque. Comme Brad a de nombreuses conquêtes, les appels sont nombreux et ils durent longtemps, dépassant le temps imparti convenu entre les deux abonnés. Jan, qui cherche désespérément l'âme soeur, n'est pas contente, et très souvent ses rares appels se trouvent parasités par ceux de Brad. On sent une hostilité entre les deux renforcée par le fait que Brad et Jan ne se sont jamais réellement rencontrés jusqu'à ce que... (je vous laisse la surprise).
Comédie très agréable à voir avec le duel entre Rock Hudson et Doris Day, Tony Randall comptant les points, et une chanson de générique dont vous vous souvenez bien après avoir vu le film.
Demain, je ferai mon troisième et dernier billet (de cette mini-série "bijoux"!) sur une comédie réalisée par un metteur en scène mort presque centenaire.

29 novembre 2007

Bijoux de la comédie américaine (1)

J'ai décidé de faire trois billets d'affilée sur des comédies vues en DVD.
Je commence par
L'adorable voisine (Bell, Book and Candle) de Richard Quine, où l'on apprend que les sorciers existaient avant "Harry Potter" et "Ma sorcière bien aimée". Tourné la même année (1958) que Sueurs Froides (Vertigo) d'Alfred Hitchcock, ce film reforme le couple Kim Novak / James Stewart. Jack Lemmon, Elsa Lanchester (Mme Charles Laughton à la ville) et Philippe Clay (dans un petit rôle musical) complètent la distribution de cette oeuvre délicieuse qui se passe à New-York. Gill (Kim Novak), qui tient un magasin de sculptures et masques africains, a comme voisin Shep Henderson (James Stewart). Le compagnon de Gill est un chat siamois appelé Pyewacket. Elle ne peut ni tomber amoureuse, ni rougir, ni pleurer, car elle est sorcière. Elle aimerait bien séduire Shep sans se servir de sortilèges. Toutefois, apprenant qu'il va se marier, elle se sert de son quadrupède pour ensorceler Shep, allergique aux poils de chat. La fiancée, ancienne camarade de classe de Gill, passe un mauvais quart d'heure dans une "boîte à jazz" appelée "le Zodiaque", repaire de tous les sorciers de New-York. Nicky, le frère de Gill (Jack Lemmon), y joue du "tam tam", et Philippe Clay y chante. Ce qui doit arriver, arrive: Shep tombe amoureux de Gill mais rien n'est simple pour une sorcière qui, elle, ne peut pas aimer. Là, bien sûr, je ne vous raconterai pas la fin. Kim Novak avec sa belle voix grave est absolument charmante. James Stewart est impeccable, comme d'habitude. Les sortilèges sont lumineux ou sont utilisés pour ouvrir des portes. Jack Lemmon, en jeune sorcier tout fou, est touchant et le tout dégage un charme indéniable à nul autre pareil.
Demain, j'évoquerai un film de Michael Gordon.

28 novembre 2007

Les bourreaux meurent aussi - Fritz Lang

Ressorti dans une salle à Paris, le 24 octobre dernier, je viens de voir Les bourreaux meurent aussi (Hangmen also die) de Fritz Lang, aussi scénariste du film avec Bertold Brecht. Le film date de 1943 et raconte la traque de l'assassin de Reinhard Heydrich, protecteur de Bohême-Moravie, dauphin d'Hitler. Dans la réalité, le meurtre fut commis le 27 mai 1942 par la Résistance Tchèque. Filmé en noir et blanc avec des vues de Prague de cette époque, les Allemands parlent allemand et les Tchèques (joués par des acteurs anglo-saxons) parlent anglais. L'histoire commence juste avant que Reinhard Heydrich, surnommé "Le bourreau", ne soit assassiné (même le bourreau meurt). L'acteur qui joue Heydrich est une caricature du vrai, accentuée par des lèvres que l'on devine écarlates comme s'il avait mis du rouge à lèvres. Les autres Allemands, la plupart de la Gestapo, ont vraiment la tête de l'emploi. Suite à l'attentat, des Tchèques sont pris en otages et fusillés les uns après les autres en attendant que le vrai meurtrier soit arrêté. Ce dernier est un chirurgien que l'on voit dès le début du film en train de fuir. Il est recueilli par une famille. Il se fait appeler Vanek mais son vrai nom de famille est Svoboda (Liberté) en langue tchèque. Tout un symbole. Grâce à la population praguoise, un autre Tchèque, qui s'avère être un traître à son peuple, servira de bouc-émissaire et sera exécuté. Tout est bien qui finit (presque) bien pour Fritz Lang. Dans la réalité, le village de Lidice sera rasé de la carte. Toute la population sera exécutée ou déportée. Puis d'autres représailles suivront: plus de 1000 personnes en seront les victimes. Quand Fritz Lang a réalisé le film, la Seconde Guerre Mondiale allait durer encore deux ans.

27 novembre 2007

Seven - David Fincher

Alors que Zodiac (cf. mon billet du 22/05/2007) vient de sortir en DVD, je parlerai de Seven qui a révélé David Fincher. C'est, pour moi, le meilleur thriller des 15 dernières années. Sorti en janvier 1996, Seven est une des histoires les plus terrifiantes que j'ai vues au cinéma. Tout commence avec ce générique avec l'image saturée. Tout est crissant. L'histoire se déroule sur une semaine. Un serial-killer plutôt banal dont on ne découvrera le visage qu'à la toute fin se rend coupable de crimes en rapport avec les 7 pêchés capitaux. En effet, ce tueur appelé John Doe a lu beaucoup de livres et en particulier l'Enfer de Dante. Il tue ses victimes de la manière dont ils ont pêché. La première est un homme obèse qui mourra d'avoir trop mangé sous la menace (c'est la Gourmandise). 4 autres seront éliminés selon leur pêché supposé (l'Avarice, la Luxure, la Paresse et l'Orgueil). 2 flics interprétés par Morgan Freeman et Brad Pitt mènent l'enquête. Malheureusement, ils ne sortiront pas indemnes de cette expérience. Tout finit avec la Colère qui tue l'Envie. Le scénario est génialement construit, les crimes commis sont plus décrits que montrés. On sent l'angoisse qui suinte de l'écran. Un film qui ne s'oublie pas, la preuve : je l'ai vu à l'époque de sa sortie sans l'avoir revu depuis et je m'en souviens encore.

26 novembre 2007

300ème billet - Comment faire vivre un blog - Petits trucs et questions existentielles

300 billets sur ce blog, qui aura un an dans 6 semaines. Le présent billet sera le plus long que j'aie écrit pour le moment. Je l'ai vu arriver de loin. Je me disais «j'en ai fait 100, puis 200, j'arriverai bien à mon 300ème». Mais qu'est-ce que j'ai peiné! J'ai connu les moments d'angoisse: «plus qu'un seul billet d'avance: de quoi vais-je parler après-demain? J'ai pas le temps d'aller au cinéma, j'aurai pas fini de lire mon bouquin en cours...». Et heureusement que j'avais un soutien moral pour ne pas laisser tout en plan. C'est là que débarquaient les idées d’«Humeurs» et de «Divers», ou des «compil» diverses et variées, listes de films ou DVD vus, billets anciens sans commentaires, dont la rédaction me demandait tout de même beaucoup d'efforts parfois. Maintenant, comme pour une dissertation, je vais annoncer le plan du présent billet: les statistiques de ce blog (bilan positif, de quoi me regonfler le moral); mes trucs et astuces pour en arriver là; et enfin, le futur.

 

Je précise d'emblée que je trouve totalement inintéressant le nombre de «visiteurs» ou même de «lectures», vu le nombre de personnes qui arrivent par une recherche sur Google (parfois aberrante) et repartent, sans vraiment lire, dès qu'ils ont vu que mon billet n'était pas ce qu'ils cherchaient. Je me rappelle par exemple une requête «jeune couple cochon» dont il m’avait étonné qu’elle aboutisse sur mon blog! En la testant, j’ai découvert que Google combinait le «jeune couple» de mon billet du 12/10/07 (Opéra Garnier) avec le «cochon» cité dans le juge Feng (billet du 16/10/07). J’ai aussi repéré que sont cherchées des «analyse» ou même des «commentaire composé» sur, au hasard (des programmes scolaires?), Claude Gueux (Victor Hugo), Maupassant (La parure), Le dictateur (Chaplin). Alors, mes presque 15 000 pages vues (par le «grand public»), ça ne signifie rien pour moi. Je pense que ce sont surtout d’autres blogueurs, ayant les mêmes centres d’intérêts, qui peuvent être intéressés par mes modestes billets. Mon critère, c'est donc le nombre de commentaires reçus, 675 à ce jour (non compris les miens). Une grosse trentaine de blogueurs «fidèles» (selon mes critères, c'est-à-dire m'ayant fait au minimum 5 commentaires lors d’au moins 2 jours de visites différents) m'en a fait 540, les autres viennent de quelque 50 autres blogs (dont certains ont déjà disparu, depuis le début du mien) m'ayant fait de 1 à 4 commentaires, d'internautes sans blogs (11) ou même d'anonymes (une dizaine, sur mon ancienne plate-forme de blog, aceblog). J’ai cru remarquer que la plupart des commentaires viennent de blogueurs cinéphiles, même si mes billets sur le cinéma n’atteignent pas la moitié des 300. Pour les blogs qui s’arrêtent, certains annoncent un jour «dernier billet», d’autres se disent «en pause» (indéfinie). Ou bien, il n’y a plus de nouveau billet. C’est déprimant, on ne sait pas ce qui a pu arriver à l’auteur. Et enfin, certaines adresses ne fonctionnent tout simplement plus (erreur 404). Malgré tout, pour moi, ce mois de novembre, qui n’est pas fini, aura déjà battu tous mes records (138 commentaires, égalant la totalité d’octobre, et dépassant les 125 de septembre).

 

Amorcer les échanges, quel boulot! C’est vrai que c’est une joie renouvelée que de revenir sur mon blog après des heures au boulot (professionnel), le soir, ou après une nuit (il est des blogueurs noctambules – ou en tout cas nocturnes!), et de trouver plusieurs commentaires attendant que je les «publie». Le plus souvent, ils viennent de mes «liens d’amis» que je visite régulièrement. Parfois, d’autres blogueurs que je ne connais pas encore. Bien entendu, je leur rends la politesse (sauf les rares cas où rien ne m’inspire chez eux et où ils se sont manifestement égarés chez moi). Je me suis en tout cas fixée comme règle (générale) de ne parler, chez les autres blogueurs, que de films que j'ai déjà vus ou de livres que j'ai effectivement lus (à moins que je les aie dans le collimateur à brève échéance).

 

Et en outre, comme je l'avais déjà dit, je visite entre 15 et 20 nouveaux blogs par semaine (mais tous ne m'inspirent pas au point d'y laisser un commentaire). Contrairement à certains blogueurs, je fréquente différentes plate-forme de blogs (canalblog, allocine, over-blog sont les plus représentées dans mes commentateurs), sans me cantonner à une seule. Je les repère par les "liens d'amis" ou par les commentaires laissés chez ceux que je revisite régulièrement. J’hésite en tout cas à parcourir les skyblogs, car j’y ai trop vu de commentaires ineptes, nombrilistes, disant "texto": "slt, super, ton blog! Viens vite voir le mien [adresse]".

 

Ensuite, certains ou certaines répondent directement sur leur propre blog, soit à chacun des messages, soit en groupant, avec chaque destinataire interpellé pour ce qui le concerne (on voit @un nom, et une ligne; puis @un autre nom, etc.). D'autres vont rendre les commentaires chez les blogs des autres. Et certains font les deux! C'est intéressant en tout cas de regarder les liens qui se tissent sur la toîle (J & K, ou que sais-je...). Je n'ose pas penser au temps que cela représente, quand on reçoit des dizaines de commentaires par jour (je n'en suis pas encore là!). Moi-même, je ne réponds, dans mon blog, que lorsque je suis directement interpellée (avant, sur mon ancienne plate-forme aceblog aujourd’hui inaccessible, je rajoutais le blog des commentateurs qui ne pouvaient pas indiquer le leur).

Pour finir, après réflexion, je pense que je vais un peu baisser le rythme afin de garder du temps «hors blog» et conserver du plaisir en rédigeant et étant lue. Peut-être pas renoncer tout de suite à mon billet quotidien, mais prévoir de prendre des aménagements pour 2008 (après la pause hibernale des fêtes) et ma 2ème année de blog. Je ne sais pas encore si ce sera 5 billets par semaine (hors WE et aussi jours fériés), ou bien, plus drastiquement, un jour sur deux (les jours pairs? Les jours impairs? Cela fait une différence de 7 ou 8 par an).

25 novembre 2007

Westerns vus en DVD et non commentés

Voici quelques westerns que j'ai vus cette année, pour la plupart à l'instigation de mon ami (films de garçons: pan pan, paf paf!), même si, pour certains, je les avais achetés antérieurement. Pour faire bon poids (13 à la douzaine), j'y ai rajouté L'Appât, que nous avons vu lors d'une reprise au cinéma Action Ecoles à Paris.

La Lance brisée (Broken Lance) - Edward Dmytryk (1954): une histoire de fratrie, où les 3 aînés s'opposent au benjamin, Joe (Richard Widmarck), fils de la 2ème épouse (indienne) de leur ranchero de père, Matt Devereau (Spencer Tracy).
L'homme aux colts d'or (Warlock) - Edward Dmytryk (1959): Henry Fonda en "pacificateur" itinérant, qui vend ses services aux villageois excédés par le pouvoir dont abuse un gros propriétaire. Force restera à la loi (incarnée finalement par Richard Widmarck).
Josey Wales Hors-la-loi (The Outlaw Josey Wales) - Clint Eastwood (1976): là où un Seraphim Falls de 2006 (mon billet du 02/11/2007) se focalise sur un affrontement entre deux hommes, ce film, qui part de la même situation initiale (un homme perd sa famille lors d'un raid durant la guerre de Sécession) atteint à l'épique (Clint Eastwood contre des armées entières).
La Chevauchée fantastique (Stagecoach) - John Ford (1939): le film qui a révélé John Wayne. Il faut l'avoir vu au moins une fois.
Les Cheyennes (Cheyenne Autum) - John Ford (1964): un western "pro-indien", qui dépeint la fuite des Cheyennes de la réserve où ils meurent de faim en Oklahoma, pour rejoindre leurs terres, en 1876.
Les 4 fils de Katie Elder (The Sons of Kathy Elder) - Henry Hathaway (1965): John Wayne en pistolero et aîné d'une fratrie comprenant un (autre) outlaw (Dean Martin), un boutiquier sans histoire et le petit dernier, resté seul avec la mère qui avait réussi à l'obliger à faire des études. Le film commence lors de l'enterrement de cette dernière.
Le Bon, la Brute et le Truand (Il Buono, Il Brutto, Il Cattivo) - Sergio Leone (1966): ce film fait partie de la "trilogie des dollars" avec Clint Eastwood dans son rôle de cow-boy solitaire. Là, l'enjeu est un énorme trésor.

Winchester 73 - Anthony Mann (1950): deux frères (dont l'un est James Steward) rivalisent d'adresse pour posséder la mythique carabine, enjeu d'un concours de tir. L'un finira par tuer l'autre - non sans de bonnes raisons.
Les Affameurs (Bend of the River) - Anthony Mann (1952): sur le thème de l'amitié "à la vie à la mort" puis de la trahison. Avec James Stewart, Arthur Kennedy et Rock Hudson.
L'appât (The Naked Spur) - Anthony Mann (1953): une sorte de "huis clos" itinérant en pleine nature. Les personnages: un homme qui a tout perdu par la Guerre de Sécession, qui s'est fait chasseur de prime dans le but de se racheter un ranch; un prospecteur qu'il s'adjoint par l'appât du gain; un ex-officier chassé de l'armée. Et le jeune bandit sans foi ni loi, que le trio réussit à faire prisonnier, accompagné d'une jeune orpheline, amoureuse de lui, et qu'il manipule pour dresser ses trois geoliers l'un contre l'autre durant le trajet vers la prison.
Major Dundee - Sam Peckinpah (1965): la longue poursuite d'une bande d'indiens rapteurs d'enfants par une troupe disparate de Nordistes et de prisonniers Sudistes contraints de collaborer bien que se détestant. Aucun personnage n'est vraiment sympathique. Avec Charlton Heston dans le rôle éponyme, et James Coburn dans un autre.

La Horde sauvage (The Wild Bunch) - Sam Peckinpah (1969): un western "crépusculaire" (qui se déroule au début du 20ème siècle). Violence et désenchantement de brigands vieillis. Les "bonus", très intéressants, expliquent notamment la manière de diriger ses acteurs de Peckinpah et la genèse de certaines scènes mythiques.
Les 7 mercenaires (The Magnificent Seven) - John Sturges (1960): remake en western des 7 samouraïs de Kurozawa. Pour Steve McQueen, Yul Brenner, Charles Bronson, James Coburn...

A noter pour finir que, sur ces 13 westerns, 8 figurent dans l'anthologie de Pierre Tchernia, 80 grands succès du Western (éditions Casterman, 1989), livre très bien fait d'une centaine de pages. Les westerns sont classés par ordre alphabétique de leur titre français, entrecoupés de 4 doubles pages thématiques: les Westerns racontent les Etats-Unis, Vrais héros - fausses légendes, Gary Cooper - John Wayne, Le Western à l'affiche.

24 novembre 2007

L.A. Confidential - Curtis Hanson

Je viens de revoir en DVD avec mon ami (qui ne le connaissait pas), L.A. Confidential de Curtis Hanson avec Russell Crowe, Guy Pearce, Kevin Spacey, Danny De Vito et Kim Basinger, sorti en 1997 et vu en salle à l'époque. Certains spectateurs avaient applaudi pendant le générique de fin. Adaptée d'un roman de James Ellroy, l'histoire se passe dans les années 50 à Los Angeles. Oscarisé pour le scénario et pour la meilleure actrice dans un second rôle, ce film est excellent grâce aux acteurs, aux décors, aux costumes et à la musique (tubes de ces années-là). La réalisation est nerveuse sans temps mort. Dans le prologue du film, une voix de speaker au débit rapide comme à la radio narre les dernières nouvelles concernant un certain Mickey Cohen qui trempe dans des histoire louches et qui vient d'être arrêté pour fraude fiscale comme Al Capone. Comme nous avons vu le film en VO, les sous-titres vont tellement vite que l'intrigue paraît un peu compliquée mais au bout du compte on comprend tout. L'enjeu est de découvrir qui reprend les affaires de drogue, de chantage et de prostitution après l'arrestation de ce Mickey. En lice dans l'histoire, des flics ripoux, d'autres intègres, des arrivistes, des prostituées de luxes sosies de stars de l'époque et leur souteneur, et même un journaliste (Danny de Vito) en quête de nouvelles à sensation. Moi qui connaissais déjà l'épilogue en sachant qui étaient les bons et les méchants, je ne me suis pas ennuyée une seconde. 10 ans après, c'est toujours aussi bien.

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