Le blog de Dasola

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29 juillet 2013

L'inconnu du lac - Alain Guiraudie

Et voici le deuxième film vu juste avant de partir en voyage. Dans un registre particulier, L'inconnu du lac d'Alain Guiraudie (interdit aux moins de 16 ans) est avant tout un film d'atmosphère (assez crépusculaire). Tout se passe au bord d'un lac pendant l'été. Il n'y pas de musique mais on entend le bruit de l'eau et du vent dans les feuillages. Quelques hommes se prélassent nus (du bas) sur le sable. D'autres vont dans les fourrés pas loin pour faire l'amour. Tous ces hommes semblent se connaitre. C'est un lieu de drague. On ne sait pas qui ils sont, quel est leur milieu social (c'est le côté intéressant du film). Ce sont des hommes qui aiment les hommes. Franck, le héros de l'histoire, est un de ceux-là. Il tombe amoureux d'un nouveau venu, Michel, dont on se rend compte rapidement que c'est un dangereux meurtrier qui n'hésite pas à supprimer ceux qui risquent d'être un danger pour lui. Il y a aussi Henri, qui s'est mis à l'écart des autres (mais il observe), plus très jeune, un gros ventre et qui se prend d'amitié pour Franck. Henri est le personnage que j'ai préféré. Et puis il y a le policier maigrichon qui mène l'enquête sur une noyade suspecte. L'histoire, tout en respectant l'unité de lieu et d'action, se déroule sur plusieurs jours. Si on fait abstraction de certaines scènes et de plans plus ou moins scabreux, on peut voir ce film, noir et violent dans tous les sens du terme. Je suis contente de l'avoir vu même si ce n'est pas un sujet qui me touche. Ffred, Neil, Mymp et d'autres en parlent.

PS : pour répondre au commentaire de Pyrausta (antidaté par rapport à la date de parution de mon billet: celui-ci avait été publié par erreur le 25/07/13 pendant quelques minutes...), je ne suis pas du tout allée voir ce film par voyeurisme (j'ai longtemps hésité). Certains dialogues et plans ne mettent pas très à l'aise. J'ai parfois regardé ailleurs. Mais j'ai une (et non un) collègue qui l'a vu et qui me l'a conseillé. Ce n'est pas un film grand public mais j'ai été surprise de voir presque autant de femmes que d'hommes dans la salle où j'étais. En revanche, quand ma collègue l'a vu, c'était dans une grande salle pleine avec seulement trois spectatrices dont elle.

26 juillet 2013

Frances Ha - Noah Baumbach

Voici un des deux films que j'ai vu juste avant de partir en Ecosse.

Frances Ha de Noah Baumbach est un film en noir et blanc qui dégage un certain charme auquel je n'ai pas été sensible. Frances est une jeune femme de 30 ans qui se cherche encore. Elle n'arrive pas à trouver un emploi dans la danse (danseuse ou chorégraphe). Parallèlement, elle hésite aussi entre différents endroits où habiter. Après avoir été en colocation avec sa meilleure copine, Sophie, elle se retrouve à partager le loyer exorbitant d'un appartement à Brooklyn avec deux garçons. Puis, après un séjour à Noël chez ses parents, elle loge dans un collège huppé où elle trouve un petit boulot. Entretemps, elle fait un aller-retour à Paris (on se demande pourquoi). A la fin, elle trouve un "job" dans la danse (comme elle l'avait rêvé), et bien entendu un logement bien à elle. Greta Gerwig, actrice principale et co-scénariste du scénario, est charmante mais son personnage m'a crispée. On devine dès le début que rien de mal ne peut lui arriver: c'est "un conte de fée sans prince charmant". Le noir n'ajoute rien, si ce n'est que cela fait plus chic. Je ne comprends pas l'engouement pour ce long-métrage, mais allez-y si vous le coeur vous en dit. Et puis l'affiche donne envie. Lire le billet d'Alex.

23 juillet 2013

Impressions d'Ecosse 3/3

Et voilà des photos de paysages écossais:

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Le pont qui relie l'île de Skye au reste de l'Ecosse

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Le Loch Ness vu du château d'Urqhart

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Paysage des Highlands.

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Des chardons (symbole de l'Ecosse)

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Pour parcourir l'Ecosse, notre groupe a été tranporté principalement par autocar mais aussi en Ferry et en train.
Nous avons pris le Jacobite steam train: un train à vapeur qui relie Fort William à Mallaig. Le trajet, qui nous a pris plus d'une heure 45, fait 41 miles (environ 60 km). On peut voir ce train et l'itinéraire suivi dans les films d'Harry Potter (surtout le premier). 

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Je ne voudrais pas oublier les "fans" de Downtown Abbey car voici la demeure (un petit château) qui fut choisi comme décor pour l'épisode "spécial Noël 2012". Il se trouve à Inveraray. Et il se visite.

Je le trouve très beau avec ses pierres grises.

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Je terminerai par un clin d'oeil "BD" avec L'Ile noire d'Hergé, où Tintin en compagnie de Milou (et les Dupont Dupond) poursuivent des faux-monnayeurs. L'histoire se passe en Ecosse. A un moment donné, Milou s'enivre de whisky de la marque "Loch Lomond". Cette marque existe, j'en ai rapporté une petite bouteille. Ce whisky n'a pas encore été goûté.

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Voici aussi deux vues du Loch Lomond prise du petit village de Luss. Il y avait des canards qui barbotaient et des enfants qui se trempaient les pieds. Je ne sais pas si l'eau était chaude.

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21 juillet 2013

Impressions d'Ecosse 2/3

Vous l'avez demandé: voici les photos d'une distillerie de whisky que nous avons visitée. Sa caractéristique est qu'elle est la plus petite distillerie d'Ecosse. On a eu une séance dégustation: le whisky 10 d'âge est bon, selon les échos que j'en ai eus. Je ne suis pas connaisseuse en la matière, et puis boire de l'alcool à 40% à jeun en fin de matinée, ce n'est pas trop ma "cup of tea" personnelle. Quoi qu'il en soit, à la boutique, j'ai acheté de la confiture parfumée au whisky et des "fudges" (genre de caramels tendres fondants) au whisky: excellent, sauf pour celles et ceux qui veulent garder la ligne.

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Et voici les photos de la distillerie:

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On sentait les vapeurs d'alcool et il faisait très chaud.

 

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Dans la présentation qu'on nous a faite, il a bien été question de la "part des anges": cette évaporation de l'alcool dans les tonneaux (ceux-ci viennent souvent du Bordelais) au fur et à mesure que les années passent.

Sinon, je voulais revenir sur deux demeures que j'ai visitées:

Bradock Castle, ancien manoir des ducs de Hamilton entouré d'un magnifique jardin où fleurissent en particulier des rhododendrons et avec vue sur la mer.

Ce domaine est situé sur l'île d'Arran à l'ouest de l'Ecosse.

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Et Scone Palace qui se situe dans la région du Perthshire à l'est de l'Ecosse où furent couronnés de nombreux rois d'Ecosse.

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Dans le parc, on entend et voit des paons et des vaches de race Highland (vu la chaleur ce jour là, elle étaient installées sous un arbre).

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Voici une autre photo de vache Highland prise dans l'île d'Arran. J'aime beaucoup la frange.

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Et enfin, deux joueurs de cornemuse: le premier (avec lunettes noires) photographié à Edimbourg et le deuxième à Inveraray.

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19 juillet 2013

Impressions d'Ecosse 1/3

Je voudrais tout d'abord faire une observation, l'Ecosse est vraiment au nord de l'Europe car pendant cette période de l'été où le soleil a brillé, il ne se "couchait" pas avant minuit, la nuit noire n'était pas vraiment noire mais bleutée et, à 4 heures du matin, il faisait grand jour.

J'ai commencé et terminé mon tour d'Ecosse par Edimbourg qui est une très belle ville où l'on monte et descend beaucoup. Le célèbre château est bâti sur un volcan éteint.

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Voici d'autres photos d'Edimbourg:

P1030654 La Cathédrale Saint Giles

P1030657 Une rue en courbe et en pente (il y en beaucoup dans la vieille ville).

P1030661 Une rue avec au loin la mer

P1030666 La maison où vécut Robert Louis Stevenson pendant une vingtaine d'années de 1857 à 1880.

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P1030639 Vue panoramique d'Edimbourg (du château)

P1030584 Sur la gauche, le monument à Sir Walter Scott

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P1040208 Victoria Street

P1040213 Greyfriar Bobby et sa statue: un petit chien (1856-1872) qui adorait son maître, et qui pendant 14 ans, a dormi sur la tombe de ce dernier avant d'être enterré à ses côtés. Il existe même un livre (d'Eleanor Atkinson) sur cette histoire (je l'ai acheté en VO).

Quittons Edimbourg et allons vers Glasgow, où ma visite panoramique fut courte, et je le regrette.

P1030714 Le beau bâtiment du musée de Glasgow

P1030718 Monument à Walter Scott

P1030725 L'intérieur de la cathédrale Saint Mungo, la seule cathédrale médiévale à être restée intacte après la réforme.

P1030727 L'extérieur de la cathédrale Saint Mungo

 

P1030595 Le pont sur le Forth : un pont ferroviaire sur lequel passent les trains dont la destination est Edimbourg. Il se trouve à 14 kilomètre de la ville. C'est l'un des plus longs ponts ferroviaires du monde, il enjambe le fleuve Forth qui lui-même se jette dans la mer du Nord.

 

P1040097 Le château de Dunvegan, très bien meublé, qui appartient encore à un membre du clan Mac Leod. Il se situe à l'ouest de l'île de Skye dans les Highlands.

 

 

P1040114                                           P1040117 Le château d'Eilean Castle qui est bâti sur une île reliée par un pont aux terres intérieures. Il paraît que c'est le château le plus photographié de cette partie de l'Ecosse et il a servi comme décor de cinéma.

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Et enfin, voici le château en ruines d'Urqhart qui surplombe la rive nord du Loch Ness (je n'ai pas vu Nessie). Le site est majestueux. Le château fut presque détruit en 1692.

J'avoue que je connais peu l'histoire de l'Ecosse; c'est pourquoi je me suis acheté un petit livre en version anglaise qui devrait m'éclairer sur cette région.

Suite dans 2 jours avec quelques paysages et jardins.

16 juillet 2013

Hijacking - Tobias Lindholm

Me voici donc revenue d'Ecosse après une semaine de ciel bleu, de soleil et de températures estivales. En revanche, je n'ai vu ni fantôme ni Nessie.

Avant de faire un petit compte-rendu sur ce voyage illustré avec quelques photos, je voudrais évoquer un film danois (sorti cette semaine), qui est prenant et passionnant de bout en bout. Hijacking (Kapringen en VO) a été écrit et réalisé par Tobias Lindholm (le scénariste de la série télé Borgen et du film La Chasse de Thomas Vinterberg). Dans ce film tiré d'une histoire vraie, nous assistons pendant 1H40 aux négociations entre des pirates somaliens (qui ont pris à l'abordage dans l'Océan indien un bateau d'une compagnie maritime danoise) et le PDG de la compagnie. Les Somaliens se servent de l'équipage, composé de sept hommes, comme objet de négociations. L'action se déroule alternativement au siège de la société danoise et sur le bateau. Nous assistons aux échanges téléphoniques par téléphone cellulaire interposé entre Peter, le PDG de la compagnie, et Omar, le négociateur somalien. Pendant les 137 jours qu'aura duré cette affaire, les protagonistes de cette triste histoire vont pas mal changer, et certains vont longtemps rester marqués comme Mikkel Hartman, le cuistot du bateau. C'est un film intelligent qui montre comment il est plus rapide de négocier avec des hommes d'affaires pour un contrat commercial de plusieurs millions de dollars qu'avec des preneurs d'otages miséreux qui n'ont pas grand-chose à perdre. 

6 juillet 2013

Pause vacancière en Ecosse + Livres mystères 2, 3, 4 et 5

Et oui samedi 6 juillet 2013, aujourd'hui, je pars 8 jours en Ecosse. Je vais faire le tour de cette région en passant par l'île de Skye. J'essaierai d'apercevoir Nessie dans le Loch Ness; en revanche, je ne boirai pas de whisky (pas fan du goût). Je me réjouis de découvrir Edimbourg, quelques châteaux et surtout les paysages. Je croise les doigts pour que le temps soit clément.

EdinburghMontage

J'écrirai bien entendu un petit compte-rendu à mon retour.

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En attendant, je continue mes mini-chroniques sur les livres que j'ai lus "confidentiellement" dans le cadre du prix du roman Fnac, dans l'ordre de préférence.

Livre mystère 2 : je ne connaissais pas l'écrivain et pourtant il est co-auteur d'une BD sur les derniers jours de Stefan Zweig. Dans sa biographie romancée à paraître, il est question de l'évocation du destin tragique du fils schizophrène d'un génie de la physique. Pas mal du tout, mais l'ensemble reste un peu superficiel, sans vrai point de vue. Et j'ai été gênée par le fait que, régulièrement, l'écrivain se mette à la place du malheureux héros: il le fait parler. Mais c'est une opinion purement personnelle.

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Livre mystère 3 : ce roman a été écrit par un journaliste qui, a priori, est responsable des pages littéraires d'un grand quotidien national. Il situe son histoire en 1994, en pleine guerre de Bosnie. Il décrit comment de jeunes Français, issus ou non de l'immigration, se trouvent mêlés à ce conflit comme simples soldats, pour un motif religieux ou autre. On est au plus près des personnages, mais je n'ai pas trouvé que l'écrivain nous faisait sentir l'horreur de la guerre: trop neutre à mon goût.

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Livre mystère 4
: voici un roman anglo-saxon écrit par une femme, l'épouse d'un écrivain britannique très célèbre. Je dois dire que, selon moi, elle n'a pas tout à fait le talent dudit mari. En 1997, une journaliste pigiste doit faire une interview d'Honor, une vieille dame de 80 ans, ancienne grande reporter qui a cotoyé les grands de ce monde. La jeune femme voudrait bien qu'Honor lui révèle quelque secret inavouable. Le roman fait presque 500 pages, c'est long. 150 pages auraient suffi. J'ai trouvé des répétitions, l'action n'avance pas, ça patine. Je ne conseille pas vraiment.

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Livre mystère 5 : ce roman est un mystère en lui-même. Je n'ai pas "accroché" du tout à l'histoire de ce vieil homme qui va bientôt mourir de manière violente et qui nous raconte des bribes de sa vie. La jeune femme qui a écrit ce roman le fait dans un style agréable, mais cela n'a pas suffi à mon bonheur.

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J'ai mis 3 semaines et demi pour lire ces cinq romans.


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Pour conclure, je vous dis à très bientôt.

3 juillet 2013

Moi, moche et méchant 2 - Pierre Coffin et Chris Renaud

Moi qui vais en général voir une moyenne de 8 films par mois, je me retrouve un peu en panne sèche de chroniques cinéma, n'ayant vu qu'un film pendant les trois dernières semaines. Cela ne m'était jamais arrivé, sauf en vacances hors de Paris. Actuellement, les films qui sortent ne me tentent vraiment pas. Toujours est-il qu'après une journée de dur labeur au travail, je suis quand même allée voir hier soir (mardi 2 juillet 2013) Moi, moche et méchant 2 de Pierre Coffin et Chris Renaud. Il s'agit de la suite logique du premier (qui m'avait plu). Gru est devenu un vrai "papa gâteau" avec les trois orphelines dont il s'occupe. Ils vivent tous ensemble dans une grande maison avec un immense sous-sol, dans lequel il mène des expériences avec les minions et le professeur Nefario afin de mettre au point des confitures et gelées idéales. Cependant, les minions sont tellement nombreux que Gru ne se rend pas compte que quelques-uns disparaissent, tout comme une base secrète militaire au pôle nord littéralement arrachée du sol par un gros aimant. En effet,le "méchant" de l'histoire rève de dominer le monde en commençant par changer (je vous laisse découvrir comment) les minions en créatures chevelues de couleur violette avec des dents acérées. Le scénario est plein d'humour avec des clins d'oeil aux films de James Bond: cascades, voiture amphibie et même une "Gru girl" (si je puis m'exprimer ainsi) dont notre héros va tomber amoureux. Et puis les minions sont nettement plus présents que dans le premier film. Le film est vraiment agréable à regarder, et plaira aux petits et aux grands. Bref, je conseille.

30 juin 2013

Livre mystère 1 / Toyer - Gardner McKay

J'ai déjà évoqué le fait que j'avais été sélectionnée pour être membre du jury du roman Fnac 2013. J'ai reçu cinq romans : quatre français et un britannique. Trois d'entre eux ont été écrits par des femmes, et j'en retiens particulièrement un qui sortira fin août. La femme qui l'a écrit est la seule dont je connaissais le nom. L'histoire se passe à Paris. un garçon obèse de 12 ans et sa mère sont logés chez des gens aisés (souvent absents) dans le 1er arrondissement. La maman récure pratiquement tous les jours l'appartement de fond en comble. L'enfant devient le souffre-douleur de sa classe dans un collège qui se situe à proximité, mais l'obésité n'est pas la seule raison des quolibets à l'encontre de ce garçon qui est plein de ressources. Il est capable de voir un fantôme du passé. J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman bien écrit dans lequel les relations mère-fils m'ont touchée. Peut-être devinerez-vous qui a écrit ce roman édité par les Editions Albin Michel et qui paraîtra fin août 2013? Je vous communiquerai le titre du roman et son auteur fin juillet.

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En attendant, voici une critique sur Toyer de Gardner McGrath (1932-2001), qui vient de paraître en poche. Après l'avoir emprunté à la bibliothèque, j'ai lu la version grand format (Editions du Cherche-Midi). Ces 700 pages se lisent vite car le texte est découpé en petits chapitres de un à trois pages. A Los Angeles, depuis un an, Toyer sévit en lobotomisant des jeunes femmes après avoir eu des rapports intimes avec elles. Face à lui, Maud Garance, une psychiatre qui s'occupe des victimes de Toyer (surnom trouvé par une journaliste), va tout faire pour que cet homme soit mis hors d'état de nuire. En effet, comme les victimes de Toyer ne sont pas mortes mais plongées dans le coma, la police ne semble pas s'intéresser à cette affaire qui a déjà fait 12 victimes. Dans ce roman datant de 1998 (mais publié en français en 2011), il n'est bien évidemment pas fait mention de l'ADN, ni des téléphones portables qui auraient pu empêcher Toyer de rester impuni si longtemps. Le roman est composé de trois grandes parties: le commencement, le milieu et la fin (si, si). C'est ce dernier chapitre que j'ai retenu, car il se déroule dans un laps de temps de douze heures - haletantes. Pour résumer, je dirais cependant que ce thriller n'est pas indispensable à lire. Le reproche que je lui fais est qu'on n'arrive pas à bien cerner certains personnages comme celui de Maud, par exemple.

Lire le billet d'Isa.

27 juin 2013

Le fils unique - Yasujiro Ozu

Quoi de neuf comme sortie "cinéma"? Et bien je viens d'aller voir Le fils unique de Yasujiro Ozu (1903-1963), un "vieux" film en noir et blanc de 1936 resté inédit en France. Ce fut le premier film parlant du réalisateur du Goût du saké. L'image et le son (malgré la restauration) crachottent beaucoup mais cela ne m'a pas empêchée d'apprécier ce film. Comme souvent dans les films d'Ozu, la caméra est à hauteur du sol. Le film débute par une citation: "Le drame de la vie commence avec le lien entre parents et enfants". Dans le Japon d'avant-guerre, Ozu nous raconte une histoire simple, celle d'une veuve, ouvrière dans une filature de soie, et de son fils (âgé de 15 an au début). En 1923, cette femme, qui vit dans une province du centre du Japon, vend tout ce qu'elle possède afin que son fils aille au lycée. Elle veut qu'il réussisse dans la vie et qu'il ne tombe pas dans la misère comme elle. Pourtant, treize plus tard, en 1936, rendant visite à son fils qui vit à Tokyo, elle se rend compte qu'il mène à son tour une vie assez misérable avec sa femme et son fils âgé de quelques mois. A 28 ans, il travaille comme "demi-prof" dans un collège et gagne très peu. Il souffre de cette situation. Le couple vit dans une masure d'un lotissement au milieu d'un terrain vague. Ozu nous décrit les dures conditions de vie de ces gens humbles. Mais il n'y aucun misérabilisme. Je vous conseille d'aller voir ce film s'il ressort en province. A Paris, il se donne dans 2 salles.

24 juin 2013

Les fiancées d'Odessa - Janet Skeslien Charles

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A mon tour, j'ai décidé de lire Les fiancées d'Odessa de Janet Skeslien Charles (Editions Liana Levi, piccolo), après avoir lu des billets sur des blogs qui en ont parlé en bien (Aifelle, Keisha, Kathel et Theoma par exemple). Dans les années 90, Daria, la narratrice, célibataire et âgée d'une vingtaine d'années, vit avec sa grand-mère Boba en Ukraine, à Odessa sur les bords de la Mer Noire. Occupant un poste d'assistante dans une compagnie israélienne de fret maritime, Daria n'a pas pu trouver mieux comme emploi (elle a pourtant un diplôme d'ingénieur). La ville d'Odessa, outre le fait qu'elle possède le 3ème plus bel opéra du monde (après ceux de Rome et Prague), est célèbre pour son escalier de 132 marches qui mène à la mer. Mais Odessa comme d'autres villes en ex-URSS est gangrénée par la corruption et les trafics en tout genre, dirigés par la mafia locale. Les gens d'Odessa souffrent de privations. D'ailleurs, de nombreuses jeunes femmes de cette ville aspirent à se marier avec un étranger (un Américain de préférence) afin de quitter l'Ukraine. C'est l'opportunité qui s'offre à Daria. Fin de la première partie. La deuxième partie du roman se passe dans la région de San Francisco, où Daria qui a obtenu un "visa fiancée" vit avec Tristan qu'elle épouse. Mais le rêve tourne au cauchemar car Tristan n'est pas celui qu'elle croyait. Je vous passe plein de péripéties, que je vous laisse découvrir. Un très bon roman, léger et grave à la fois, que je vous conseille.

21 juin 2013

Oh boy - Jan Ole Gerster

Pour le moment, je reste sur la chronique de films. Depuis presque trois semaines, j'ai pourtant lu cinq romans dans le cadre du prix du roman FNAC, ayant été sélectionnée comme membre du jury, mais je ne dois pas en divulguer les titres. Une blogueuse dont je tairai le nom est dans le même cas que moi...

Bref, toujours est-il que j'ai vu récemment Oh Boy, un film allemand de Jan Ole Gerster tourné en noir et blanc dont l'histoire se passe pendant environ 24 heures à Berlin. Il s'agit d'une journée dans la vie de Niko Fisher (Tom Schilling) qui dès l'aube quitte sa petite amie et, après un crochet par son appartement presque vide, part chez un psy pour essayer de récupérer son permis de conduire (qu'on lui a retiré pour conduite en état d'ivresse). Toute cette journée, entre deux rencontres, il essaiera désespérément de boire un café. Après s'être fait "remonter les bretelles" (sur un terrain de golf) par son père qui a découvert que son fils "sèche" l'université depuis deux ans, Niko croise son voisin d'immeuble (envahissant), une grand-mère qui abrite son petit-fils dealer, et une ancienne copine de lycée, jadis obèse, qui est devenue une actrice de théâtre d'avant-garde. Je n'oublie pas la confrontation de Niko avec des contrôleurs de tickets de métro. Niko termine sa journée dans un bar où il écoute le soliloque d'un vieux Juif rescapé de la Nuit de cristal en 1938. La musique du film que l'on entend en continu est très "jazzy". J'ai vu ce film dans une salle pleine avec des spectateurs qui avaient l'air satisfaits. Je pense que le "bouche-à-oreille" fonctionne bien, et c'est mérité. J'ai passé un très bon moment. S'il passe par chez vous: allez-y!

Lire les billets d'Emma, Mymp et Wilyrah.

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Pour rester en Allemagne, j'ai vu lundi soir 17 juin 2013, au Théâtre de la Ville à Paris, Kontakhof, un des spectacles les plus célèbres de Pina Bausch (disparue le 30 juin 2009). La dernière est ce soir, vendredi 21 juin 2013, ça se joue à guichets fermés. Le spectacle dure 2H50 (avec entracte). SUPERBE! Les artistes (de toutes les nationalités) ont entre 25 et 45 ans à peu près. Mais l'ensemble est très homogène. Cela m'a évidemment rappelé le documentaire que je vous recommande: Les rêves dansants (Sur les pas de Pina Bausch).

 

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18 juin 2013

Shokuzai 1 et 2 - Kiyoshi Kurosawa

Tournés à l'origine pour la télévision japonaise, ces deux films (dont le scénario est adapté d'un roman) durent 2H00 pour le premier volet et 2H30 pour le second. Ils forment un tout indissociable, décomposé en une introduction, quatre chapitres et une longue conclusion.

"Dans la cour d'école d'un paisible village japonais, quatre fillettes, Sae, Maki, Akiko et Yuka, sont témoins du meurtre d’Emili, leur camarade de classe. Sous le choc, aucune n’est capable de se souvenir du visage du tueur. Asako, la mère d’Emili, désespérée de le savoir en liberté, convie les quatre enfants chez elle pour les mettre en garde: si elles ne s’en souviennent pas, elles devront faire pénitence (Shokuzai) toute leur vie. Quinze ans après, que sont-elles devenues?"...

...Voici le résumé de ces deux films que j'ai vus en une soirée l'un à la suite de l'autre. Il faut dire que Shokuzaï 1, "Celles qui voulaient se souvenir", m'a totalement enthousiasmée.
Dans ce premier volet, 15 ans après le meurtre d'Emili, Sae travaille comme esthéticienne. Rejetant toute sexualité (elle n'a jamais eu ses règles), elle se marie avec un homme impuissant et fétichiste (il a une passion pour les poupées françaises). Maki, elle, est devenue une enseignante très sévère qui se fait mal voir par les parents d'élèves. Dans Shokuzaï 2, "Celles qui voulaient oublier", Akiko vient d'être internée, elle essaye d'expliquer pourquoi à Asako (cette dernière sert de fil rouge à tout le film). Akiko n'a jamais vraiment grandi dans sa tête, elle vit chez ses parents, n'a aucune vie sociale. En revanche, elle est très observatrice... Ces trois jeunes femmes traumatisées à vie craignent les hommes et elles le payent très cher à tout point de vue. C'est tout le contraire qui se passe avec Yuka, qui se sert des hommes pour arriver à ses fins: ouvrir un magasin de fleur et se faire faire un enfant. Quant à la conclusion (qui dure presque 3/4 d'heure), dans laquelle Asako va enfin savoir qui a violé et tué Emili, elle aurait gagné à être plus resserrrée. Peut-être aussi étais-je un peu fatiguée après 4 heures de film.

Je conseille ce film-diptyque superbement filmé, glaçant, inquiétant, triste (que de vies gâchées). L'interprétation est d'un très bon niveau. Le réalisateur nous fait ressentir l'angoisse et la peur qu'éprouvent les protagonistes. Lire les billets d'Armelle, Chris, Ffred, Dr Orlof et Trillian.

15 juin 2013

The call - Brad Anderson

Voici un film vu le jour de sa sortie, le 29 mai 2013, qui m'a beaucoup plu.

The Call de Brad Anderson est un thriller hautement stressant et on en redemande. Jordan Turner (Halle Berry) est une des opératrices du "911", le numéro que l'on compose quand on veut joindre les urgences de la police (aux Etats-Unis). L'histoire commence quand Jordan essaie de sauver une jeune fille d'un ravisseur. La future victime appelle grâce à un portable, le prédateur n'est pas loin. L'appel teléphonique est coupé. Quand Jordan rappelle, le tragique destin de la victime est scellé. 6 mois se passent pendant lesquels Jordan a du mal à se remettre, et un jour, le même cauchemar se reproduit, une jeune femme, Casey Welson (Abigail Breslin) est enlevée et enfermée dans le coffre de la voiture du ravisseur. Grâce à son portable, Casey appelle le "911" et c'est Jordan qui répond. C'est là que les nerfs des spectateurs commencent à être mis à rude épreuve, c'est vraiment bien fait. D'autant plus que Jordan comprend que c'est le même homme qui a enlevé les deux jeunes femmes à 6 mois d'intervalle. Je recommande ce film de genre qui a une fin somme toute assez inattendue. Lire les billets de Marcozeblog, de Phil siné et de Géraldine.

12 juin 2013

400 coups de ciseaux - Thierry Jonquet

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Voici 400 coups de ciseaux (Policiers Seuil) qui rassemble(nt) vingt nouvelles dont une inédite (elle donne son titre au livre), écrites par Thierry Jonquet disparu trop tôt en 2009. Précédemment publiées dans diverses revues entre 1989 et 2009, elles apparaissent dans l'ordre de leur parution.

Moi qui aime beaucoup les romans de Thierry Jonquet, j'ai été intéressée par ces nouvelles où l'on retrouve des thèmes abordés dans certains romans de l'écrivain: les vampires (Le vrai du faux), les manipulations génétiques (Pas de fleur pour Algernon), les histoires d'amour qui finissent mal (Hambourg, 1er amour). Il y est question aussi de la grande faucheuse incarnée par une femme (Terminus nord), du trafic d'organes de nouveaux-nés (La chaîne du froid entre Calais et Douvres), des SDF (Nadine et Art conceptuel), de Satan (Abel dans les tunnels). La nouvelle 400 coups de ciseaux nous narre l'histoire d'une femme (la narratrice) qui a décidé de tuer son mari (Stéphane), qui la bat et l'humilie. Je note une fois de plus que Jonquet était un pessimiste, un désespéré, qui gardait malgré tout un certain sens de l'humour (L'imprudent est teinté d'humour plutôt salace). Si vous n'avez rien lu de Jonquet, commencez plutôt par un de ses romans, mais je conseille néanmoins ce recueil.

9 juin 2013

Joséphine - Agnès Obadia / Tip Top - Serge Bozon

Je voudrais évoquer deux films pas encore sortis que j'ai vus en avant-première.

D'abord Joséphine d'Agnès Obadia (sortie prévue le 19 juin 2013) qui s'inspire du personnage de la bande dessinée éponyme créée par Pénélope Bagieu (je n'ai pas lu la BD). Joséphine (interprétée par Marilou Berri), presque 30 ans, célibataire, les fes**es rebondies (elle en souffre pas mal), travaille dans la pub. Entourée de trois copines/copain très sympas, d'un chef de service distrait et maladroit, d'une soeur parfaite, Joséphine cherche le mari idéal qui sache cuisiner et aime les chats. Elle en possède un appelé "Brad Pitt" (un chat, je veux dire). Quand sa soeur (parfaite) lui annonce qu'elle va se marier, Joséphine prend une décision qui aura des conséquences incalculables sur sa vie. Je ne veux pas être trop négative, mais n'est pas Billy Wilder ou Ernst Lubistch qui veut. La comédie est poussive et traîne en longueur (et pourtant elle ne dure qu'1H28), et on ne rit pas souvent même si c'est une comédie. C'est truffé d'invraisemblances (et on les voit). Pour résumer, le film manque d'une réalisation plus inspirée. Agnès Obadia a réalisé quelques films dont Romaine par moins 30 (qui déja ne m'avait pas convaincue).

Maintenant, voici Tip Top de Serge Bozon (sortie prévue le 11 septembre prochain) qui a été présenté à la Quinzaine des réalisateurs au dernier festival de Cannes. Juste avant que la projection ne débute, on nous a annoncé que le film détonnait par rapport au reste de la sélection, j'ai compris pourquoi... Le réalisateur et l'un des acteurs étaient dans la salle, un mini-débat devait avoir lieu à l'issue de la projection. Je résumerais le film en un adjectif: loufoque. Après, c'est vous qui décidez. Deux inspectrices de la police des polices, Esther Lafarge et Sally Marinelli (Isabelle Huppert et Sandrine Kiberlain), viennent enquêter dans la région de Lille sur la mort d'un "indicateur" qui travaillait avec un inspecteur (François Damiens). L'enquête n'a aucune importance car ce sont les comportements des protagonistes qui font tout le sel de l'histoire. Esther (Isabelle Huppert) aime l'amour vache qui fait mal. Elle dort même avec un marteau sous son oreiller. C'est Sami Nacéri qui joue son mari et que l'on voit dans une scène mémorable. Quant à Sally (Sandrine Kiberlain), elle a des problèmes avec sa hiérarchie car elle aime "mater", c'est une voyeuse "grave". Je ne vous dirai rien de plus si ce n'est que je n'ai pas assisté au débat. Les autres spectateurs ont applaudi à la fin de la projection, moi pas. Cela ne m'empêche pas de dire qu'Huppert se "lâche" complètement et que Sandrine Kiberlain n'est pas en reste. A vous de juger, encore une fois.

6 juin 2013

Tokyo Zodiac Murders - Soji Shimada

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Voici un roman policier japonais que je vous recommande absolument: Tokyo Zodiac Murders de Soji Shimada (Rivages Noir, 430 pages). Il s'agit d'une histoire criminelle qui trouvera sa conclusion plus de 40 ans après les faits. En 1936, dans une grande famille, un peintre est assassiné dans son atelier, et plusieurs jours après, ses quatre filles, belle-fille et deux nièces, sont elles aussi assassinées. Le peintre, Heikichi, a été tué dans son atelier, il s'agit d'un crime en "chambre close". En ce qui concerne les jeunes femmes nées sous un signe du zodiaque différent, elles ont été empoisonnées à l'arsenic. Chaque corps a été amputé d'une partie (pour former une entité appelée Azoth) et les cadavres ont été enterrés plus ou moins profondément aux quatre coins du Japon. D'ailleurs, entre la découverte du premier corps et celui du dernier, il se passe presque 1 an. C'est grâce à ses qualités de réflexion et de déduction qu'un astrologue résoudra l'énigme en 1979 (l'astrologie n'y a pas de rôle). Le roman est émaillé de croquis explicatifs sur le pourquoi du comment. C'est ludique et vraiment très bien troussé. L'écrivain est lui-même astrologue. Il est l'auteur de nombreux romans à énigmes. Tokyo Zodiac Murders est le premier publié en français. Je sens que vous êtes intrigués...

3 juin 2013

Moi René Tardi, prisonnier au Stalag IIB - Tardi

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Moi René Tardi prisonnier au Stalag IIB (Editions Casterman, 190 pages) est une BD dont Yv avait dit beaucoup de bien, et j'en remets une couche. C'est absolument remarquable. Tardi (Jacques) nous retrace ce qu'a vécu son père pendant la seconde guerre mondiale durant 5 ans, dans un stalag en Poméranie, pas loin de la mer Baltique. Il l'a fait grâce aux souvenirs consignés dans des petits carnets par son père, René Tardi. Il s'agit d'une première partie qui commence en 1933 avec l'arrivée d'Hitler au pouvoir et qui s'arrête en janvier 1945 quand le camp le Stalag IIB est évacué. Tardi lui-même s'y représente en culottes courtes, dialoguant avec son père. Tardi réussit à bien décrire les conditions de (sur)vie épouvantables (le froid, la faim, les privations de toutes sortes, les mauvais traitements, les rats, les poux) qu'a endurées pendant 5 ans son père, qui fut un des 1 600 000 prisonniers de ces camps disséminés en Allemagne et en Pologne. Personnellement, je ne connaissais pas grand-chose à cette triste histoire. Cette BD en noir et blanc avec quelques touches de couleur se lit d'une traite. J'attends la suite avec intérêt. Lire aussi le billet d'Alcapone.


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Sinon, j'ai été sélectionnée pour être membre du Jury de la rentrée littéraire Fnac 2013 (c'est la première fois que je suis choisie pour être membre d'un jury et je suis très contente). Pour ce faire, j'ai reçu début de semaine dernière 5 romans (que j'avais choisis parmi d'autres) à lire d'ici début juillet. En 5 jours, j'en ai déjà lu deux. Je ne peux rien dire pour le moment sur les écrivains, mais je dirais que les romans envoyés sont très différents: quatre romans français et un roman anglais, et je ne connais de nom qu'un écrivain sur les 5. Les romanciers sont deux hommes et trois femmes. Je ne manquerai pas de vous tenir au courant de la suite.

31 mai 2013

Le passé - Asghar Farhadi

Après La Grande bellezza (reparti malheureusement bredouille de Cannes), voici Le passé, qui était aussi en compétition au Festival International du cinéma de Cannes de cette année (2013). Le film a été récompensé grâce au prix d'interprétation féminine à Bérénice Bejo (plutôt mérité). Je dis tout de suite que c'est un film estimable mais pas aussi fort qu'Une séparation, A propos d'Elly ou Les enfants de Belle Ville. Déjà le titre "Le passé" me paraît incongru car on parle très peu du passé des personnages, mais plutôt du présent et d'un futur incertain. Ahmad, un Iranien, revient en France quatre ans après être parti. Il doit signer les papiers de son divorce avec Marie. Cette dernière vit dans un pavillon de banlieue triste. L'appartement est aussi en friche que sa vie. Enceinte de deux mois et mère de deux filles, elle loge aussi Fouad, un petit garçon, le fils de son nouveau compagnon, Samir. On ne saura rien d'Ahmad, même pas sa profession. Il s'implique dans la vie de cette famille, même si c'est pour peu de temps, et de façon parfois maladroite, en voulant bien faire. Face à lui, Marie est une jeune femme nerveuse qui frôle parfois l'hystérie. Je dois dire que ce personnage m'a beaucoup horripilée. Pendant 2H10, on va de révélation en révélation sur la vie de cette famille recomposée, où je n'ai pas trouvé beaucoup de tendresse, sauf des mains qui se touchent ou qui se frôlent. Marie et Samir sont censés s'aimer et bien cela ne se voit pas à l'écran. J'ai trouvé que le film s'étirait en longueur sur la fin, dommage. Malgré mes réserves, c'est quand même un film à voir encore que j'ai préféré L'attentat.

28 mai 2013

L'attentat - Ziad Doueiri

Demain, le 29 mai 2013, sort L'attentat du réalisateur libanais Ziad Doueiri (j'ai vu ce film en avant-première, le 13 mai dernier). Cette adaptation du roman de Yasmina Khadra est une vraie réussite. Il s'agit de l'histoire d'un docteur, Amine Jaafari, un Israélien d'origine arabe qui travaille dans un hôpital de Tel Aviv. Un soir, il doit s'occuper en urgence de victimes (la plupart sont des enfants) d'un attentat. Parmi elles, se trouve le corps d'une femme, Siham, son épouse, qui est la responsable de ce massacre. Elle s'est muée en kamikaze en se faisant exploser, elle avait une ceinture d'explosifs autour de la taille. Amine Jaafa refuse de croire à cette horreur. Il mène sa enquête qui l'emmène jusqu'à Naplouse, où il essaye de rencontrer ceux qui ont côtoyé Siham et de trouver ce qui a pu lui faire commettre l'irréparable. Il est relativement peu question de religion mais plutôt de lutte contre l'occupation. En flash-back, on voit Siham, belle jeune femme qui a tout pour elle: une vie aisée sans histoire (mais sans enfant), un mari aimant, elle n'est pas une fondamentaliste musulmane. Ce qui fait que l'on se pose beaucoup de questions, et à chacun de se faire son opinion et de donner des réponses. Ce que j'ai aimé dans ce film, c'est sa sobriété: il n'y a pas de sentiments exacerbés, pas de violence autre que verbale. Certains échanges sont intéressants car chacun défend sa position. Je vous recommande vraiment ce film (qui est une production franco-belge), que j'ai trouvé nettement plus passionnant que le roman. Lire les billets de Leiloona, d'Alex et de veranne.

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