samedi 31 janvier 2009

Films vus et non commentés depuis le 23/12/2008

Suite de ma chronique précédente sur les films dont je n'ai pas pris la peine de faire un billet entier. Pour ces cinq-là, il faut bien que j'en parle puisqu'il y a en au moins trois cités dans mon billet "mes meilleurs films 2008" (mais ça commence déjà à s'éloigner...).

Mesrine - L'ennemi public n°1 de Jean-François Richet. Cette deuxième partie m'a paru un peu moins convaincante que la première. Les seconds rôles y sont peut-être pour quelque chose, en particulier Gérard Lanvin en Charlie Bauer, qui parle avec un accent un peu ridicule. Cette deuxième partie se concentre sur les 7 dernières années de vie de Mesrine: ses évasions, ses cavales, sa rencontre avec François Besse, et sa fin qui ressemble à une exécution en règle. Le rythme est toujours haletant et Vincent Cassel a trouvé le rôle de sa vie (pour l'instant).

Luther
d'Eric Till. Le film réalisé en 2003 a trouvé un distributeur pour une sortie en France fin 2008. C'est une hagiographie de Luther (1483-1546). Les Luthériens ont financé le film. Joseph Fiennes interprète Luther. Physiquement un peu gringalet (il ne ressemble pas au portrait que Cranach l'Ancien a fait du fondateur du protestantisme), il manque de charisme. Le film se déroulant sur plus de 20 ans, aucun des personnages à l'écran ne semble pourtant avoir pris une ride. A noter quand même une des dernières apparitions de Peter Ustinov (très bien en prince protecteur de Luther). Luther aurait mérité mieux. De plus, cette période est passionnante et peu connue.

Et après
(Afterwards) de Gilles Bourdos. Le film est adapté d'un roman de Guillaume Musso que je ne connais que de nom. Le film ne m'a pas convaincue de lire le roman. Romain Duris (pas à l'aise) joue Nathan adulte. Dans le prologue du film, on voit Nathan âgé d'une dizaine d'année percuté par une voiture. On le croit mort, il revient à la vie. Devenu adulte, un mystérieux docteur (John Malkovich) lui fait comprendre qu'il est devenu un ange sans le savoir. Il a le don de voir qui va mourir dans les minutes, heures ou jours qui viennent, car les futurs trépassés sont entourés d'un halo de lumière quelques instants. J'ai trouvé le film sans intérêt et pas bien interprété.

L'empreinte de l'ange de Safy Nebbou, avec Catherine Frot et Sandrine Bonnaire, est un film à voir pour la confrontation entre deux femmes. L'une, Elsa (Catherine Frot), qui a perdu sa fille encore bébé (quelques jours) dans l'incendie de la maternité, plusieurs années auparavant, croit la reconnaître en voyant
lors d'un anniversaire une fillette (âgée de presque 10 ans) dont la mère, Claire, jouée par Sandrine Bonnaire, mène une vie apparemment sans histoire. Jusqu'au bout, on se demande si Elsa n'est pas folle. Catherine Frot fait presque peur dans sa détermination. Les faits s'inspirent d'une histoire vraie; il faut accepter la conclusion. Le film aurait pu s'appeler "l'instinct maternel".

The Spirit de Franck Miller est le premier film que j'ai vu en 2009, en ne sachant pas du tout ce que j'allais voir. J'avais bien aimé Sin City, surtout le premier segment (avec Mickey Rourke), et il y a en avait 3 pour un seul film, alors que pour The Spirit, il s'agit d'une seule et unique histoire qui est longue à s'installer. Et The Spirit n'est ni Batman, ni Superman. C'est peut-être un des éléments qui expliquent pourquoi au moins 25 personnes, dans la salle où j'étais, sont parties subrepticement avant la fin. Depuis Trouble every day de Claire Denis, c'est la première fois que je vois autant de gens partir de cette manière. Personnellement, voir un film comme celui-là ne m'apporte rien et j'ai eu l'impression que j'aurais pu faire des choses plus passionnantes (écrire des billets pour mon blog par exemple).

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jeudi 29 janvier 2009

L'amie du diable - Peter Robinson

C'est la première fois que je participe au tirage au sort de Masse critique Babelio. Dans la liste disponible, j'ai choisi ce roman policier car j'apprécie le personnage de l'inspecteur Alan Banks qui mène des enquêtes criminelles dans le Yorkshire, région des soeurs Brontë. L'amie du Diable vient de paraître en 2009 dans la série "Spécial suspense" d'Albin Michel. Je dis tout de suite que ce n'est pas le roman de Peter Robinson que j'ai préféré. Alan Banks est divorcé, avec deux grands enfants (schéma matrimonial récurrent de ce genre de polar: John Rebus chez Ian Rankin, Erlandur chez Indridason, etc.). Dans un des livres précédents, il a eu une relation sentimentale avec l'inspectrice Annie Cabott. Mais cette liaison ne s'est pas très bien terminée. Quand le roman débute, le corps d'une jeune femme violée et tuée est retrouvé dans une arrière-cour (Banks est chargé de l'enquête avec son équipe dont une grande jeune femme noire, déjà présente dans des enquêtes précédentes). Dans le même temps, au bord d'une falaise, une jeune femme tétraplégique est en train d'être picorée par des mouettes après avoir été égorgée avec un scalpel, c'est elle, l'amie du Diable (je ne dévoile pas grand-chose puisque cela nous est dit dans le début du roman). Le Diable en question est un homme qui avait violé, torturé et tué 5 jeunes femmes quelques années auparavant. Mariée avec cet homme, et accusée d'avoir été sa complice, Lucy Payne (tel est son nom) s'est jetée par une fenêtre au moment de son arrestation, d'où sa tétraplégie. Les deux crimes ne semblent avoir aucun rapport l'un avec l'autre. D'ailleurs le récit se déroule alternativement entre les deux enquêtes. Je ne vous dévoilerai bien évidemment rien de la conclusion de l'histoire mais je répète que j'ai connu Peter Robinson plus inspiré dans Saison sèche, Froid comme la tombe, Beau monstre, Ne jouez pas avec le feu. Si vous voulez vous familiariser avec Banks et le Yorkshire et avoir une bonne opinion de Peter Robinson, commencez par les titres cités ci-dessus.

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mardi 27 janvier 2009

La douleur (Marguerite Duras) - Mise en scène Patrice Chéreau

Je suis contente d'avoir traversé tout Paris et être allée jusqu'à Pantin, dans la salle Jacques Brel où se donnait, pour une unique représentation, une adaptation de La douleur de Marguerite Duras, mise en scène par Patrice Chéreau qui dirige une de ses actrices fétiches, Dominique Blanc. Ce spectacle est en tournée en France jusqu'à fin avril 2009 et en Europe, et cela se joue à guichets fermés chaque fois. Je ne peux que saluer l'interprétation magnifique de Dominique Blanc, seule en scène dans un décor réduit à sa plus simple expression: une table, quelques chaises, pas grand-chose d'autre. Le placement étant libre, on nous a donné comme consigne d'éteindre les portables avant de rentrer dans la salle et de nous installer le plus rapidement possible, car Dominique Blanc était déjà sur la scène dans l'obscurité. Elle nous attendait, assise, dos au public. La pièce dure 1h20, et dès le début, Dominique Blanc se met à parler avec sa voix caractéristique; elle est maintenant de profil face à la table. Elle vide son sac (au sens propre et figuré). Le texte est limpide. La douleur (publié en Folio Gallimard) est un récit autobiographique, et n'est donc pas une pièce de théâtre. Mais avec cette actrice et ce metteur en scène, tout est possible pour notre plus grand plaisir. En avril 1945, la capitulation de l'Allemagne est proche, les premiers déportés reviennent et passent par l'hôtel Lutétia à Paris. Dominique Blanc interprète Marguerite Duras (et quelques autres personnages). Marguerite espère le retour de son mari Robert L (en réalité, il s'appelait Robert Anthelme), déporté à Buchenwald ou Dachau. Elle énonce quelques considérations sur la France de l'époque et sur De Gaulle. Elle nous dit que les déportés reviennent dans une quasi-indifférence. Quand Robert L revient enfin, il ne pèse plus que 38 kilos (le poids des os et des organes) pour 1m78. Cette dernière partie du spectacle est bouleversante avec la description du délabrement physique de cet homme. Il mettra presque un mois pour pouvoir manger un repas normal. La pièce se termine sur cette phrase d'espoir: "j'ai faim" dit Robert L. Il est sauvé. En revanche, le texte de La Douleur continue (voir le billet d'Aifelle). Bien entendu, Dominique Blanc a été ovationnée à la fin du spectacle.

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dimanche 25 janvier 2009

Bertrand Tavernier en séance dédicace

Le 16 décembre 2008, j'ai eu la chance de voir Bertrand Tavernier qui dédicaçait son livre Amis américains, entretiens avec les grands auteurs d'Hollywood (Institut Lumière, Actes Sud). Cela se passait à la librairie Ciné Reflet dont j'ai déjà parlé dans mon billet du 20/05/07. La boutique est petite et ne peut contenir beaucoup de monde. Le réalisateur est arrivé avec quelques minutes de retard sur l'heure prévu. Il a embrassé deux petites filles d'une dizaine d'années dont l'une était effectivement sa petite-fille. Elle était accompagnée de la propre fille de Bertrand Tavernier. C'était touchant, car cette future cinéphile en herbe avait remarqué le coffret DVD des films de Jacques Demy sur un présentoir en disant que Peau d'Ane, c'était très bien. Le grand-père était tout attendri. Il a échangé quelques paroles avec sa fille: il revenait d'Australie et partait en thalasso pour se reposer. Puis, Bertrand Tavernier s'est installé à une table et une première dame s'est présentée avec le livre (un pavé de 996 pages, relié, qui pèse son poids en texte en photos). Cette même dame a aussi transmis des documents (je crois que c'était un scénario) qu'elle soumettait de la part de sa fille à elle. Puis, étant la plus près de la table, j'ai présenté mon exemplaire de l'édition précédente parue il y a 15 ans (Actes Sud, Institut Lumière) - après avoir demandé si je pouvais le faire - et j'ai par ailleurs acheté (de la part de mon ami) la nouvelle édition. Je suis repartie toute contente avec mes deux livres dédicacés. Monsieur Tavernier m'a paru un homme simple et accessible. Rien que pour La vie et rien d'autre, Le juge et l'assassin, Un dimanche à la campagne, Que la fête commence, Coup de torchon, je le remercie d'être un grand monsieur du cinéma.

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vendredi 23 janvier 2009

Il divo - Paolo Sorrentino

Il divo, masculin de "La Diva", c'est Giulio Andreotti (aussi surnommé l'Inoxydable, le Sphinx, Il gobetto [le joli Petit-Bossu], Belzebuth, le Renard, le Moloch, la Salamandre, le Pape noir, l'Homme des ténèbres), homme politique italien qui a régné sur la Péninsule pendant un demi-siècle en tant que président du conseil (il a été nommé sept fois à ce poste, qui échoit au chef du parti ou de la coalition majoritaire). Le réalisateur a trouvé l'acteur qu'il fallait pour incarner Andreotti en la personne de Toni Servillo. Il est grandiose, Toni Servillo, que j'ai découvert dans Gomorra. Pour incarner son personnage, il porte des lunettes, il a les oreilles décollées et l'air engoncé, et quel plaisir de l'entendre dire son texte. Dans une scène, il récite un monologue comme s'il était sur une scène de théâtre: les spots s'allument et on est complètement captivé par cette langue italienne dite par la voix doucereuse de l'acteur. Les reparties sont souvent drôles: quand il dit, par exemple, que Dieu ne vote pas mais les prêtres si. Je n'ai rien révélé de l'histoire, assez irracontable car, à moins d'être familier de la vie politique italienne des 50 dernières années, on ne comprend pas forcément les tenants et les aboutissants. Ce n'est pas bien grave puisque la forme du film est aussi importante que le fond. Pour la petite histoire, on apprend qu'Andreotti souffre de migraines terribles qu'il soigne par acupuncture ou par un médicament qu'il essaie de faire commercialiser (en vain). Le personnage a donc aussi ses faiblesses. Sa femme est toujours à ses côtés ou pas loin. Les personnes qui entourent Andreotti sont présentés au fur et à mesure. Pour ce faire, leur nom et fonction apparaissent en rouge sur l'écran dès qu'ils sont à l'image. L'histoire se passe au moment où Andreotti est accusé de collusion avec la mafia, et d'être en partie responsable de la mort d'Aldo Moro (de l'avoir laissé exécuter), du Général della Chiesa, d'un journaliste. Il échoue à l'élection au poste de Président de la République italienne. Il est traduit en justice, condamné à une lourde peine, puis relaxé. C'est un film que j'ai vu deux fois. La première fois, j'avais loupé les  cinq premières minutes (elles sont importantes comme toutes les autres). Je suis prête à y retourner une troisième. C'est totalement jubilatoire! Et cela donne envie de mieux connaître la politique italienne de ces dernières années. C'est un véritable roman. Andreotti, 90 ans cette année, n'a pas apprécié le film, et c'est dommage car je trouve que son personnage n'est pas négatif. Comme on l'entend à un moment donné, les gens ne sont ni des anges, ni des démons. Lui, il est aussi humain que les autres. C'est un des coups de coeur de ffred.

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mercredi 21 janvier 2009

Polars québécois

Je vais évoquer quatre polars québécois, dont trois que j'ai achetés à la librairie du Québec située à Paris. Ceci fait suite à mon voyage au Canada effectué au mois de septembre 2008. Dans les quelques librairies où j'avais fureté (surtout dans la ville de Québec), j'avais découvert la grande richesse de la littérature québécoise au point de vue romans (policiers ou non).

La mue du serpent de terre de Benoît Bouthillette, Editions de la Bagnole, collection Parking (cela ne s'invente pas). Cette expression "Le serpent de terre" désigne, dans le roman, le métro montréalais. Benjamin Sioui, un policier amérindien, enquête sur "le suicide" d'une grand-mère "écrapoutie" (réduite en bouillie) qui se serait jetée sous une rame. L'intrigue est simple, mais c'est la langue qui ne l'est pas, avec les expressions québécoises, les tournures de phrases qui sont longues. Quand on l'a lu une fois (122 pages), cela vaut la peine de le reparcourir. Le roman est une "novella policière", selon ce qui est écrit sur la couverture.

Rouge idéal de Jacques Côté (Editions Alire) est en format de poche avec une jolie couverture "gothique". Le roman fait 430 pages. Jacques Côté situe son histoire dans la "vieille capitale", Québec. Daniel Duval, inspecteur de la Sûreté, mène l'enquête. D'après la 4ème de couverture, ce n'est pas la première enquête de cet inspecteur. Il a un coéquipier cloué dans un fauteuil roulant depuis une précédente aventure. Ce polar est d'une lecture agréable avec quelques incursions en salle d'autopsie dignes de Patricia Cornwell. Une oeuvre comme les Fleurs du mal de Baudelaire a une importance. Depuis que j'ai visité la ville de Québec, les noms de lieux évoqués comme le carré d'Yiouville me disent quelque chose. C'est d'une lecture plus classique que La mue... évoqué au-dessus.

Je finis avec L'ennui est une femme à barbe et Cadavres de François Barcelo (Gallimard Série Noire). Les deux romans se passent dans la province de Québec. L'ennui est une femme à barbe débute ainsi: "Ca commence mal: je me marie dans une demi-heure. Cela ne me tente pas tellement. Et si je peux vous parler franchement, cela ne me tente pas du tout. De me marier pour commencer. Avec Eliane, pour continuer. Mais je pense que cela serait pareil avec n'importe qui ou presque." Pour Cadavres: "Savez-vous quand j'ai commencé à regretter la mort de ma mère? C'est quand les premières gouttes de pluie se sont mises à dégouliner par le trou de balle dans le toit de la Pony [marque d'une voiture]". Dans les deux romans, le narrateur est le héros de l'histoire. Dans L'ennui..., il s'appelle Jocelyn Quévillon. Dans Cadavres, il se nomme Raymond Marchildon et il est narrateur jusque dans l'au-delà, après avoir été tué et enterré par sa soeur Angèle dans la cave d'un pavillon où cinq autres cadavres sont en train de pourrir. Cadavres est aussi le titre d'une émission télé dans lequel Angèle a plus brillé par son physique que par son talent. Les deux héros, Jocelyn et Raymond, sont des vrais "loosers", chômeurs mais qui prennent la vie comme elle vient. Ils sont attachants et pourtant... En revanche, les femmes n'ont pas vraiment le beau rôle: un peu castratrices. J'ai encore deux autres romans de François Barcelo à lire: Chiens sales ("chiens" pour nos "poulets" [flics]), et Moi, les parapluies... toujours dans la Série Noire Gallimard. Je vais m'y employer sous peu. (chroniqués le 01/03/2009)

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lundi 19 janvier 2009

Les Implacables - Raoul Walsh

Vu dans le cadre d'un cycle western à l'Action Christine, The Tall Men (en VO) est un film de 1955 que je ne connaissais pas. Petite anecdote en passant, Clark Gable, qui partage l'affiche avec Robert Ryan et Jane Russell, ne me semblait pas grand. Il m'a paru même être très petit. Je ne sais pas si la position de la caméra en est la cause, mais ce détail m'a frappée. Je reprends. Peu après la fin de la guerre de Sécession, dans le Montana, deux frères texans, un peu voleurs, Ben (Clark Gable) et Clint (Cameron Mitchell), acceptent la proposition d'un homme (Robert Ryan), à qui ils ont dérobé beaucoup de pièces d'or, de l'aider à convoyer un très important troupeau de bétail (avec chevaux et chariots) du Texas vers le Montana. La première partie du film voit les trois hommes chevaucher vers le Texas. Sur leur route, ils croisent le chemin de Nella (Jane Russell) en la sauvant d'une attaque des Indiens. Elle rêve d'une vie tranquille dans le sud. Ben et Nella tombent amoureux l'un de l'autre mais n'osent se l'avouer. Nella décide d'accompagner les trois cavaliers. Durant la seconde partie du film, nous assistons au convoyage proprement dit. Des Mexicains qui sont tout dévoués à Ben sont aussi du voyage. Le film fait la part belle aux paysages grandioses, à la vie rude des hommes. Un film distrayant et agréable à voir. Je remarque une fois de plus que le public qui vient aux projections paraît être constitué de connaisseurs. Il y a des femmes (comme moi), la moyenne d'âge est la quarantaine. C'est bien, les westerns sur grand écran!

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samedi 17 janvier 2009

Un blog sur l'adaptation de livres au cinéma

Une fois n'est pas coutume, je voudrais placer sous le feu de mes projecteurs, à l'intention de mes "innombrables" lecteurs (cf. mon billet du 01/12/2008), un blog assez spécialisé mais intéressant, celui d'Adaptator. Créé il y a plus de 2 ans, il semble avoir assez peu de commentateurs. Il a écrit, notamment, à propos de Macadam Cow-boy, de Dune, de La ballade de Narayama (billets les plus récents). Ses billets sont parfois espacés, mais assez fouillés et intéressants (plusieurs portent parfois sur la même oeuvre). Je pense qu'il mériterait d'être davantage fréquenté et cité. Pour la publicité, c'est donc désormais chose faite! Après, comme tout le monde le sait, pour avoir des commentaires, il faut "rendre" ceux qu'on vous fait... Et ça marche! (on y croit).

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jeudi 15 janvier 2009

Pour elle - Fred Cavayé

Encore un film que j'avais vu en 2008. Lisa (Diane Kruger) est "elle", Julien (Vincent Lindon) est "lui" et il y Oscar, leur fils, un adorable bambin blond d'à peine un an. Julien est professeur de français, Lisa travaille dans une société. Un matin, leur vie bascule dans la tragédie, "elle" est accusée d'avoir assassiné sa chef dans le parking de l'entreprise. Un court insert dans le premier quart du film montre qu'elle est innocente. Malgré tout, elle est condamnée à 20 ans de prison. Il faut donc accepter le postulat que le scénariste/réalisateur Fred Cavayé, dans cette première oeuvre, fait abstraction du rôle de l'ADN dans les enquêtes d'aujourd'hui. Lisa est diabétique (élément important de l'histoire). Julien s'improvise "gangster" (et ce n'est pas "inné") pour faire évader sa femme. On suit les péripéties et toutes les phases qui permettent à Julien d'arriver à ses fins. Le film dure 1h32 sans une minute de trop. J'ai été "scotchée" à mon siège. Julien planifie tout jusqu'au moindre détail en écrivant et faisant des schémas sur les murs de l'appartement qu'il occupe. Le suspense est haletant jusqu'au bout. A la fin, un des flics demande qui est Julien, un autre lui répond, c'est "monsieur tout le monde", qui va peut-être arriver à passer au travers des mailles du filet d'Interpol. Vincent Lindon et Diane Kruger forment un couple formidable. On a peur pour eux. On espère qu'ils y arriveront. La réalisation est maîtrisée, Pour elle est un grand premier film pour un réalisateur à suivre.

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mardi 13 janvier 2009

Duel en enfer - Bob Garcia

Premier livre lu parce que je suis identifiée en tant que blogueuse. Après les attachées de presse qui m'invitent à des avant-premières de films, les attachées de presse qui me proposent l'envoi de livres! Evidemment, la règle du jeu est d'en faire un billet. Je précise que je me considère comme tout à fait libre de dire ce que je pense réellement du livre, après l'avoir lu (lecture à laquelle je ne me serai sans doute pas astreinte autrement). Et si cela doit risquer d'entraîner l'arrêt de ce genre de proposition, tant pis... En ce qui concerne ce livre, Duel en enfer, il est paru aux Editions du Rocher. La bande rouge sur la couverture annonce: "Sherlock Holmes contre Jack l'Eventreur". Bien que ce roman se lise vite parce que le sujet est passionnant, il faut noter que l'ensemble manque de distinction dans le style imagé et souvent cru et dans certaines situations où les personnages se trouvent confrontés au sordide et au graveleux. On est loin du côté implicite et "bien élevé" des romans de Conan Doyle écrits à la fin du 19ème siècle. Tout est explicite. Bob Garcia en rajoute peut-être pour faire "moderne", cela fait "trash" comme on dit aujourd'hui. La limite de ce genre d'exercice, c'est de faire intervenir un personnage de fiction dans un fait divers réel. On n'est pas loin du pastiche. Au début de l'histoire, Holmes est mort depuis un moment et Watson a créé une fondation. Il se laisse convaincre, moyennant finance, de confier une partie de son journal inédit dans lequel est narrée l'enquête qu'ils (Holmes et Watson) ont menée d'août à novembre 1888 pour trouver qui était Jack l'Eventreur. Ce "journal" fait la part belle à la libido et aux cauchemars du pauvre docteur. Toujours est-il que quand je suis arrivée à la fin du roman qui nous délivre une thèse sur l'éventreur moyennement satisfaisante (en ce qui me concerne), je me suis dit que j'allais me replonger dans les aventures de Sherlock Holmes, ce dernier ayant été créé sous la plume de Conan Doyle en 1887 (un an avant l'affaire "Jack l'Eventreur"), mais aussi relire des ouvrages sur les thèses concernant Jack l'éventreur, et également regarder à nouveau les aventures de Sherlock Holmes filmées pour la télé avec l'acteur Jeremy Brett (dans le rôle du détective), à qui Bob Garcia dédie son ouvrage. J'ai en tout cas découvert après une petite recherche suite à la lecture de ce roman qu'il y avait eu un film (que je n'ai pas vu), Sherlock Holmes contre Jack l'Eventreur, de James Hill (1965); et qu'allait sortir au mois de mars 2009 avec ce même titre un jeu vidéo (je n'y joue pas).

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