Films vus en salle, en DVD, à la télévision ou marquants
samedi 10 décembre 2016

Premier contact (Arrival) - Denis Villeneuve

Premier contact, le nouveau film du Canadien Denis Villeneuve, ne s'oublie pas de sitôt. Le spectateur sort de la projection dans un état particulier. Louise Banks (Amy Adams, très bien), une linguiste reconnue, s'apprête à faire son cours dans une université. Peu d'étudiants sont présents. En effet, le monde entier a les yeux rivés sur les dernières nouvelles à la télé. Douze engins spatiaux de forme ovoïde, arrivés on ne sait comment, flottent au-dessus du sol, immobiles. Ils sont dispersés un peu partout sur la Terre. Un se trouve dans le Montana aux Etats-Unis. C'est là que Louise et une équipe de militaires et de scientifiques vont s'efforcer de communiquer avec les êtres du vaisseau spatial. Derrière une paroi transparente, on devine des êtres se déplaçant grâce à sept tentacules. Ces heptapodes assez impressionnants ont une peau ressemblant à celle d'un éléphant. Ils communiquent en lançant des jets d'encre circulaires sur la paroi : c'est très beau. Louise arrivera à comprendre le langage très complexe de ces entités venues d'ailleurs. Il faut saluer le réalisateurpour avoir traité le sujet de manière originale. L'image dans les tons bleu gris donne une harmonie à l'ensemble. Le message pacifiste fait beaucoup de bien, mais il faut adhérer à ce que raconte et montre le réalisateur et passer au-dessus de quelques invraisemblances. Lire les billets de Pascale et Wilyrah très enthousiastes.

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mercredi 7 décembre 2016

Sully - Clint Eastwood

Le nouveau film de Clint Eastwood (86 ans) m'a beaucoup plu. Sully (diminutif du nom de famille Sullenberger) raconte en particulier les 208 secondes (3 minutes et demie) que dura l'amerrissage en catastrophe d'un Airbus sur le fleuve Hudson qui borde l'ouest de New-York, le 15 janvier 2009. Chesley Sullenberger, pilote de ligne depuis 42 ans, et son copilote, Jeff, font décoller un avion de l'aéroport de La Guardia avec 155 passagers. Dès que l'avion prend de l'altitude, une nuée d'oiseaux est happée par les réacteurs qui s'arrêtent de fonctionner. Sully décide au jugé, après réflexion et sans perdre sang-froid, d'amerrir sur l'Hudson, estimant que c'était la seule solution pour sauver des vies. Sully en compagnie de Jeff vont passer par plusieurs commissions pour expliquer et convaincre pourquoi ils ne sont pas retournés à la Guardia pour atterrir. On voit le sauvetage des passagers les pieds dans une eau à 2°. Heureusement que les secours sont arrivés sur les lieux très vite. Le film est passionnant. Les acteurs sont parfaits dans leur rôle. Un des bons films à voir en cette fin d'année. Lire le billet de Pascale aussi enthousiaste que moi.

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jeudi 1 décembre 2016

La fille de Brest - Emmanuelle Bercot / Seul dans Berlin - Vincent Perez

Voici à nouveau deux films sur des lanceurs d'alertes chacun dans leur genre.

La Fille de Brest d'Emmanuelle Bercot, c'est la pneumologue Irène Frachon qui s'est battue presque toute seule pour faire supprimer à la vente un médicament qui a causé la mort de près de 2000 personnes. Le M*****tor était un coupe-faim et était prescrit pour soigner le diabète mais il a surtout provoqué des valvulopathies. Irène Frachon est interprétée par la formidable actrice danoise Sidse Babett Knuden. Certaines scènes peuvent impressionner des spectateurs, on assiste partiellement à une opération cardiaque et à une autopsie. Les scènes entre Irène Frachon et le labo fabriquant et des membres de l'AFSSAPS (L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) sont édifiantes. Une femme sûre de son fait mène un combat contre des gens qui l'écoutent à peine. J'ai trouvé que le film était un peu long avec quelques scènes pas forcément utiles (lire plus haut) mais il vaut la peine d'être vu. Lire les billets d'eeguab et Pascale.

Je passe maintenant à Seul dans Berlin de Vincent Perez. J'avoue avoir été agréablement surprise par ce film sobre et bien interprété. Il s'agit d'une adaptation du roman d'Hans Fallada paru en 1947. L'écrivain s'était inspiré de l'histoire vraie d'Otto et Elise Hampel (Otto et Anna Quengel dans le roman et le film). En 1940, le fils unique de ce couple meurt au combat en France. A Berlin, Otto (qui est contremaître dans une menuiserie fabriquant des cercueils) se met à écrire des cartes postales sur lesquelles il appelle les Berlinois à dire non au nazisme, à vouloir une presse libre... Il dénonce le régime hitlérien qui bafoue les droits des gens au profit de la force et de la violence. Il dépose les cartes (plus de 280 pendant 3 ans) sur les pas-de-porte, dans des escaliers, au pied des immeubles, dans des établissements publics. La police aux abois récupère un grand nombre de cartes que leur rapportent ceux qui les trouvent (seules 18 cartes postales manqueront à l'appel). Une poche percée provoquera l'arrestation de Quengel et de sa femme. Ils seront guillotinés (?) le 8 avril 1943 après un procès. A leur façon et sans haine ni violence, ils seront des lanceurs d'alerte contre le nazisme. Mon seul bémol est que le film a été tourné en anglais: l'allemand aurait été préférable. En revanche, Brendan Gleeson et Emma Thompson sont formidables. Lire le billet d'Alex-6.

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lundi 28 novembre 2016

Inferno - Ron Howard / Iris - Jalil Lespert / Les animaux fantastiques - David Yates

J'évoquerai assez rapidement Inferno et Iris qui sont deux films assez ratés à mon avis.

Inferno de Ron Howard permet de retrouver Tom Hanks dans le rôle de Robert Langdon. Il s'agit de la troisième adaptation d'un roman de Dan Brown. Dès le début du film, la spectatrice que je suis a souffert des yeux à cause des images saccadés. En effet, Robert Langdon a des hallucinations, étendu dans son lit d'hôpital. Son nouveau défi est de retrouver un virus mortel qui doit éradiquer 4 milliards d'individus, soit la moitié de la population mondiale. Les décors naturels, Florence, Venise et Istanbul, sont sublimes mais cela ne suffit pas à sauver un scénario invraisemblables et certains personnages sont caricaturaux. A noter Omar Sy, le "frenchy" de service dont on ne comprend pas forcément à quoi il sert.

Je passe à Iris de Jalil Lespert. Ce thriller se passe dans les beaux quartiers de Paris. Antoine Doriot (Jalil Lespert), un banquier d'affaires, dîne dans un restaurant avec une jeune femme d'une grande beauté (Charlotte Le Bon ravissante). Celle-ci disparaît mystérieusement pendant qu'il paye l'addition. Une rançon est rapidement demandée par Max Lopez (Romain Duris, pas très expressif), dont on découvre qu'il est un des clients de la banque de Doriot. Je ne dirais rien de plus sur l'histoire pleine de retournements de situations plus ou moins vraisemblables. L'ensemble qui se veut sophistiqué dégage un certain ennui. D'autant plus que les personnages ne sont pas sympathiques.

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En revanche, vous pouvez aller voir Les animaux fantastiques de David Yates dont le scénario a été écrit par J.K. Rowling. Il s'agit du premier film d'une série dérivée de la saga Harry Potter. Le film bourrés d'effets spéciaux et numériques réussis nous emmène dans le New-York des années 20. Norbert Dragonneau débarque d'Angleterre par bateau avec une valise qui, quand on l'ouvre "normalement", contient un passage qui mène dans un univers parallèle où vivent des animaux fantastiques comme le niffleur (qui s'échappe). Norbert fait tout pour les préserver. Pendant ce temps, la ville américaine vit des événements étranges, une ombre avec des yeux plane au-dessus de la ville, des maisons bougent ou subissent des dégâts. Les Moldus (ou Non-Maj) côtoient les Sorciers (qui sont nombreux) sans le savoir. Je ne dirai rien de plus sur l'histoire sans temps mort avec des séquences amusantes. Les adultes apprécieront autant que les plus jeunes. Quatre autres films devraient suivre.

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mardi 22 novembre 2016

Snowden - Oliver Stone

Snowden d'Oliver Stone est un film assez réussi car il reste sobre et modeste. Il retrace le parcours d'Edward Snowden, le lanceur d'alertes américain qui vit maintenant à Moscou. Edward Snowden (très bien interprété par Joseph Gordon-Levitt), un informaticien doué, fut employé tour à tour par la CIA et la NSA. Pendant la période où il a travaillé à la NSA, il s'est rendu compte que cette agence avait mis sur écoute le monde entier en général et les Américains en particulier. Révolté par cette intrusion dans la vie privée des gens et cette atteinte aux libertés, Snowden se réfugie dans un hôtel de Hong-Kong en juin 2013. C'est là qu'il reçoit des journalistes anglais à qui il fait ces révélations. Et il est filmé par Laura Poitras (j'en profite d'ailleurs pour recommander son documentaire Citizenfour sur Snowden). Ce coup médiatique met Snowden en danger. Les autorités américaines demandent son extradition afin de le juger aux USA pour trahison. Les dernières images du film où l'on voit le vrai Snowden sont émouvantes. Un film que je conseille malgré les nombreuses critiques mitigées.

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samedi 19 novembre 2016

Le Client - Asghar Farhadi

Le Client du réalisateur iranien Asghar Farhadi a reçu deux prix au dernier festival international du film de Cannes, celui du scénario et celui de l'interprétation masculine. L'histoire a des similitudes avec celle d'Une séparation mais on n'y retrouve pas la même force. On a l'impression que le réalisateur tourne en rond et c'est dommage. A Téhéran, de nos jours, Emad et Rana, un couple d'acteurs, sont contraints de quitter leur immeuble qui menace de s'écrouler suite à des travaux de terrassement. Grâce à un collègue acteur, le couple emménage dans un nouveau logement récemment quitté par une femme à la vie dissolue. En même temps que cet emménagement, Emad et Rana sont sur le point de terminer les répétitions de Mort d'un commis voyageur d'Arthur Miller. Peu de temps après leur installation, Rana est violemment attaquée dans sa salle de bain par un individu (tout se se passe hors-champ de la caméra). Traumatisée, elle n'ose pas porter plainte. Emad, lui n'a de cesse de trouver l'agresseur et de se faire justice lui-même, de provoquer une humiliation publique. J'avoue avoir été nettement moins touchée que par les films précédents du réalisateur. Je n'ai pas vraiment éprouvée de l'empathie pour les personnages dans un film un peu long. Lire le billet intéressant de Newstrum.

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dimanche 13 novembre 2016

Jack Reacher: Never go back - Edward Zwick / Mr Wolff - Gavin O' Connor / Doctor Strange - Scott Derrickson

Jack Reacher: Never go back est la deuxième adaptation cinématographique d'un roman de Lee Child produite et interprétée par Tom Cruise. Comme j'avais pas mal aimé le premier Jack Reacher (avec quelques réserves), je n'ai pas hésité longtemps à voir ce deuxième volet. Le scénario tient sur un ticket de métro mais ce n'est pas grave car on ne s'ennuie pas une minute en compagnie de Jack, plus très jeune (Tom Cruise s'est empâté), qui apprend qu'il a peut-être une fille. Il doit surtout découvrir qui en veut à une femme militaire qui devait dîner avec lui et qui a été jetée en prison. Pour lui donner la réplique, Tom Cruise a choisi Cobie Smulders, une comédienne canadienne britannique qui m'est inconnue. Elle est très bien. Un bon film du samedi soir.

Dans Mr Wolff de Gavin O'Connor, je n'ai pas pu comptabiliser les cadavres (il y en a beaucoup), mais le film est distrayant. Lire le billet de Pascale. Christian Wolff (Ben Affleck, impavide) est un homme hors du commun. Autiste doué pour les chiffres, il est devenu le comptable de personnes véreuses. C'est aussi un tueur redoutable, grâce à un entraînement intensif depuis qu'il est petit avec des armes à feu de haute précision. Des flash-back montrent ce que fut son enfance avec un père militaire qui lui a appris à se battre. Pour faire suite à une demande d'une entreprise de haute technologie qui a un "trou" dans ses comptes, Wolff et une jeune employées vont devenir les cibles de tueurs redoutables. Il y a du rythme et des révélations inattendues sur certains personnages (sauf pour mon ami qui avait deviné).

Je termine avec Doctor Strange de Scott Derrickson dans lequel il faut louer les effets spéciaux, dont certains m'ont fait penser à ceux d'Inception: les immeubles distordus et les passerelles dans l'espace-temps. Stephen Strange (Benedict Cumberbatch) est un neuro chirurgien de talent qui est victime d'un grave accident de voiture. Ses mains ne réagissent plus. Il part à Katmandou dans un genre de temple où il est initié aux arts divinatoires et à la magie. Bien entendu, ses mains vont guérir. Il va affronter un groupe de zélotes dont le chef est Kaecilius (Mads Mikkelsen). Leur but? Détruire la terre. C'est le genre de film plaisant à voir sur grand écran. Pour une fois, j'ai trouvé le son moins assourdissant que d'habitude. Pourquoi pas?

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Je termine avec une mauvaise nouvelle (une de plus), la disparition de Robert Vaughn (22 novembre 1932-11 novembre 2016), qui incarna Napoléon Solo avec classe (avec son compère Illya Kuriakin [David McCallum]) dans la série Agents très spéciaux (1964-1968), une série que les jeunes de 20 ans ne peuvent pas connaître. Et il était le dernier survivant des Sept mercenaires de John Sturges.

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lundi 7 novembre 2016

Moi, Daniel Blake - Ken Loach

Moi, Daniel Blake de Ken Loach a reçu la Palme d'or au dernier festival international du film de Cannes en 2016. C'est la deuxième fois que le réalisateur britannique octogénaire est récompensé dix ans après Le vent se lève (qui m'avait passablement ennuyée). Je n'aime pas tous les films de Ken Loach. Celui-ci m'a plu mais sans plus. Je m'attendais à être plus émue. Daniel Blake âgé de 59 ans a eu un problème cardiaque. Les médecins qui l'on soigné jugent qu'il ne peut pas retravailler de sitôt. Cependant, une "professionnelle" de santé n'est pas de cet avis suite à un entretien téléphonique et refuse qu'on lui octroie une pension d'invalidité. Daniel Blake est sommé de s'inscrire à Pôle emploi (Job center) où il devra prouver qu'il cherche un emploi afin de pouvoir toucher des indemnités chômage. Daniel n'est pas familier avec Internet ce qui l'handicape beaucoup. Néanmoins, en faisant "du porte à porte", il arrive à intéresser des employeurs, mais son état de santé l'empêche d'occuper un poste. C'est un cercle infernal. Au "Job center" où les employés ont un discours formaté et brutal, Daniel fait la connaissance d'une jeune femme, Katie, mère célibataire avec deux enfants de deux pères différents. Elle n'est pas dans une meilleure situation que Daniel. Elle vit dans un appartement sans chauffage et souffre de la faim. Il y a une scène marquante dans une banque alimentaire. Le film décrit avec Daniel et Katie les misères et tracas de deux personnes démunies et en état de détresse psychologique dans un pays tel que l'Angleterre. Le constat est amer. Et j'ai connu Ken Loach plus inspiré (dans Sweet Sixteen ou It's a free world, par exemple). Lire les billets de matching points, Alainwilyrah, tinalakiller, ffred (qui n'a pas aimé) et mymp (mitigé).

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vendredi 4 novembre 2016

Mademoiselle - Park Chan-Wook

Mademoiselle, du réalisateur sud-coréen Park Chan-Wook (Old Boy ou Stoker), m'a emballée.

J'avoue avoir été charmée par les deux actrices principales qui ont plusieurs scènes érotiques assez explicites (le film est interdit aux moins de 12 ans). Et à la différence du film d'Abdellatif Kechiche La vie d'Adèle, je ne me suis pas sentie voyeuse en tant que spectatrice. Park Chan-Wook a trouvé la bonne façon de filmer ce genre de scène. L'histoire est une adaptation du roman de Sarah Waters "Du bout des doigts" (que je n'ai pas lu). C'est peut-être mieux ainsi car il y a plusieurs retournements de situations qui m'ont surprise. Dans le roman, l'intrigue se passe sous l'ère victorienne. Dans le film, le réalisateur a choisi de la transposer en Corée dans les années 30 pendant l'occupation japonaise. Le film est divisé en trois parties à peu près égales. La même histoire nous est racontée selon différents points de vue avec des ajouts ou des omissions dans la narration. Sook-Hee, une jeune Coréeenne illettrée mais ayant des talents de pickpocket, devient la servante d'une jeune et riche héritière japonaise, Hideko (la Mademoiselle du titre), qui n'est pas la jeune femme innocente que l'on croit au début. Sook-hee n'est pas arrivée par hasard. Elle fait partie d'une machination ourdie par un pseudo-comte japonais (en réalité, il est Coréen), qui compte épouser Hideko pour la dépouiller de son argent avant de la placer dans un asile psychiatrique. Il veut damer le pion à l'oncle d'Hideko. Cet oncle tyrannique et érotomane est le possesseur d'une immense bibliothèque qu'il voudrait encore agrandir grâce à l'argent de sa nièce. On apprend qu'il fait lire à Hideko, vêtue en geisha, des textes à connotation sadienne devant des messieurs bien comme il faut. La pièce où se tiennent ces séances est magnifique (je vous laisse la découvrir). Les tendres sentiments que ressent assez vite Sook-Hee envers Hideko (et inversement) vont changer la donne. C'est une belle histoire d'amour. Le film qui dure 2h24 (je n'ai pas vu le temps passer) est somptueux tant du point de vue des décors que des costumes. Je le reverrai avec plaisir et je vous le conseille tout comme Alex-6.

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samedi 29 octobre 2016

Le Teckel - Todd Solondz

Sorti le 19 octobre 2016, Le Teckel (Wiener-dog) est un film pas aimable du tout. "Saucisse", "P'tite crotte" et enfin "Cancer" sont les noms successifs (je n'invente rien) donnés à un teckel femelle qui passe de maître en maître sur une période indéterminée. C'est un film pessimiste (réaliste) sur le côté dérisoire de la condition humaine, en particulier sur le fait que l'on est tous mortels. En effet, l'un des thèmes principaux du film est la mort. Le teckel du titre sert de fil conducteur aux quatre histoires qui composent le film. Il est d'abord adopté par une famille dont le petit garçon a subi une chimiothérapie récente. Julie Delpy (très bien), qui joue la maman, a des répliques grinçantes. Le père n'est pas sympathique. Il parle au chien d'une manière ordurière. Puis, grâce à Dawn (Greta Gerwig), l'employée d'un vétérinaire, le teckel évite l'euthanasie et est adopté par un couple de trisomiques. S'ensuit un interlude inattendu sur un air de musique country et on retrouve le teckel à New-York. Son nouveau maître (Danny de Vito, étonnant) est un professeur de cinéma "au bout du rouleau" humilié par ses étudiants. Je vous laisse découvrir comment il veut se servir du teckel pour assouvir sa vengeance. La dernière partie du film se concentre sur Nana, une vieille dame atteinte d'un cancer et qui a appelé le teckel "Cancer". Nana vit seule dans une maison en bordure d'une voie rapide. Elle a la visite de sa petite-fille qui ne vient jamais sauf pour lui réclamer de l'argent. Le Teckel n'est pas un film politiquement correct, mais il se dégage des instants émouvants qui m'ont touchée et il y a une certaine empathie envers les personnages. Lire le billet de ffred.

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