Films vus en salle, en DVD, à la télévision ou marquants
dimanche 26 juin 2016

Le monde de Dory - Andrew Stanton

Le monde de Dory, le nouveau dessin animé des studios Pixar/Disney, représente une belle réussite visuelle et scénaristique. L'histoire, bourrée d'humour, est une suite au Monde de Nemo sorti en 2003. Dory, le poisson chirurgien bleu qui souffre de "trouble de la mémoire immédiate", qui avait bien aidé Marin (un poisson-clown) à retrouver son fils Nemo, est l'héroïne de ce nouveau long-métrage. Malgré sa mémoire défaillante, Dory se souvient qu'elle a un père et une mère. Elle décide de partir à leur recherche. Dory a beaucoup de courage. Elle est même téméraire, à la limte de l'inconscience. Elle va traverser un océan et être aidée par Hank, un poulpe neurasthénique à sept (et non huit) tentacules (il en a perdu un). Pour ce faire, Hank se sert de ses cellules chromatophores pour se fondre dans le décor (ce sont des moments très amusants). Destinée, un requin-marteau myope, ainsi que Bailey, un belouga dont le sonar donne des signes de faiblesses, vont aussi beaucoup contribuer à ce que Dory atteigne son but. Je ne vous dirai pas si Dory retrouve ses parents. En tout cas, la salle a applaudi à la fin et j'ai passé 103 minutes très sympathiques.

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jeudi 23 juin 2016

The Witch - Robert Eggers

Influencée par la chronique de Mymp qui a écrit un article élogieux, je suis allée voir The Witch de Robert Eggers (sorti le 15 juin 2016) et je n'ai pas été déçue (sauf peut-être par la toute fin que j'ai trouvée en trop). The Witch (la Sorcière) se passe au XVIIème siècle (vers 1630) dans le Massachussetts, au temps des premiers colons anglais qui se sont installés au Nouveau Monde. Les familles vivent en communauté dans des villages entourés de grands murs. William, sa femme Katherine et leurs 5 enfants dont un nouveau-né sont bannis d'un de ces villages (je n'ai pas forcément compris la raison) et ils se retrouvent isolés dans une grande masure près d'une forêt aux arbres dénudés. La fille ainée, Thomasin, est une jolie jeune fille qui prend soin du dernier-né de la famille, Samuel. Une seconde d'inattention et Samuel disparaît. La peur, le chagrin et la colère s'abattent sur cette famille que l'on voit se disloquer. Caleb, le deuxième enfant de la famille, semble envoûté, comme si quelqu'un avait pris possession de son esprit. Les jumeaux Jonas et Mercy (les troisième et quatrième enfants) accusent Thomasin d'être une sorcière. Le film est tourné dans des tons gris, blanc et ocre. La bande-son renforce le côté terrifiant de ce que l'on voit à l 'écran. On ne voit jamais Satan mais c'est le personnage principal face aux croyances religieuses très fortes de cette famille. Au cours du générique, il est écrit que le réalisateur s'est servi de comptes-rendus de procès de l'époque et de contes populaires pour écrire le scénario et les dialogues de film que je n'ai pas trouvé lent du tout. Il dure 1H32.

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samedi 18 juin 2016

Dans les forêts de Sibérie - Safy Nebbou

Sorti cette semaine, Dans les forêts de Sibérie de Safy Nebbou n'a pas répondu à mon attente. Raphaël Personnaz est très bien dans le rôle de Teddy, un Français parti se "ressourcer" près du lac Baïkal. Il s'agit d'une adaptation très libre du livre de Sylvain Tesson (que je n'ai pas encore lu). Dans le film, un personnage a été rajouté. Safy Nebbou, le réalisateur et co-scénariste présent à l'issue de la projection, nous a dit que le public s'ennuierait peut-être en suivant un seul personnage à l'écran dans sa vie quotidienne dans des conditions extrêmes. Toujours est-il que Teddy doit faire face à des températures très basses, à des tempêtes de neige, au lac Baïkal gelé (800 km de long) transformé en patinoire, à un ours affamé et curieux. Personnellement, j'ai aimé cettte partie même si je m'attendais à des images plus spectaculaires. Quand Teddy rencontre Aleksei qui lui sauve la vie, il y a une rupture de ton. C'est presque un autre film, qui m'a moins intéressée. Ce long-métrage dure 1H45 et a été très applaudi par les spectateurs à la fin du générique. Il faut dire qu'en plus du réalisateur, étaient présents Raphaël Personnaz, et Ibrahim Maalouf qui a composé la musique du film. Il y a eu un échange sympathique où j'ai appris que les lieux du tournage n'étaient pas très éloignés de la vraie cabane où vécut Sylvain Tesson pendant presque un an, que l'ours était "bio" (pas comme celui dans The Revenant), c'était un vrai ours prêté par un cirque d'Irkoutsk accompagné de son dresseur, et que le réalisateur en tournant le film avait en tête Derzou Ouzala d'Akira Kurozawa. Honnêtement, on est quand même loin du compte si l'on compare les deux.

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mercredi 15 juin 2016

Retour chez ma mère - Eric Lavaine / Diamant noir - Arthur Harari / Bienvenue à Marly-Gomont - Julien Rambaldi

La semaine dernière, je suis allée trois fois de suite au cinéma pour voir des films français. J'avoue ne pas avoir été totalement convaincue par ce que j'ai vu...

Retour chez ma mère d'Eric Lavaine est une comédie "gentillette" avec Josiane Balasko qui recueille l'une de ses filles, Stéphanie, 40 ans, architecte et sans emploi car sa "boîte" vient de déposer le bilan (elle en était la gérante). Stéphanie (Alexandra Lamy) a du mal à s'habituer à l'appartement surchauffé de sa maman et aux chansons de Francis Cabrel passant en boucle toute la journée. Au bout de quelques jours, Stéphanie craint que Jacqueline (Josiane Balasko) n'ait la maladie d'Alzheimer. Nous, public, on sait que c'est n'est pas vrai car Jacqueline n'ose pas tout dire à ses enfants. Elle veut leur faire la surprise. Tout se termine très bien. Je le repète, une comédie "gentillette".

Je passe à Diamant Noir d'Arthur Harari qui est une sorte de polar assez noir se déroulant dans le milieu des diamantaires à Anvers. Pier Ullman, un jeune truand vivant à Paris et doué d'une excellente mémoire visuelle, apprend que son père est mort dans le dénuement le plus complet. Il fut jadis un tailleur de diamant réputé avant d'avoir la main broyée. Pier se jure de demander des comptes à sa famille et de venger son père. J'ai trouvé le film bien filmé mais assez lent. J'ai aussi trouvé tous les personnages antipathiques. Je me suis passablement ennuyée.

Je termine avec Bienvenue à Marly-Gomont de Julien Rambaldi qui se passe en Picardie en 1975. Le village de Marly-Gomont dans l'Aisne est en émoi. Bien que manquant de médecin, les habitants voient d'un très mauvais oeil l'installation de Sayolo Zantoko, un médecin (noir), sa femme et ses deux jeunes enfants arrivant tout droit de Kinshasa au Zaïre. Personnellement, si j'étais Picarde, je porterais plainte contre la production du film car les personnages (blancs) sont  caricaturaux voire demeurés, même s'il y a certainement un fond de vérité. Il est certain qu'on voyait peu de Noirs dans les campagnes françaises il y a 40 ans. Sayolo va avoir beaucoup de mal à se faire accepter mais heureusement qu'il y a ses enfants: sa fille fan et joueuse de foot, et son fils, Kamini, qui sera à l'origine d'un spectacle d'école bien apprécié. La salle a pas mal ri. Sympathique mais avec des réserves.

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dimanche 12 juin 2016

Ultimo Tango - German Kral

Je suis allée voir ce documentaire, Ultimo Tango, étant fan depuis longtemps de la musique de tango. Maria Nieves et Juan Carlos Copès ont formé un couple mythique de danseurs pendant un demi-siècle (jusqu'à Broadway). Ils se sont connus en 1948 dans un dancing, Maria avait 14 ans et Juan, 17 ans. Ils ont été aussi un couple dans la vie. Le documentaire est composé de documents d'époque (trop peu), où l'on voit le couple danser, complétés par des saynètes qui sont des sortes d'évocation de moments importants dans la vie du couple. Mais le documentaire est surtout centré sur Maria, une octogénaire au verbe haut, les cheveux roux et la voix de fumeuse: une femme à la forte personnalité, qui ne s'est pas remise de sa séparation d'avec Juan Copès qui l'a quittée pour une autre, plus de 40 ans auparavant. Ils ont continué à danser ensemble (elle avec beaucoup de rage), mais c'est tout. On sent de la rancoeur de la part de Maria, qui vit seule dans un grand appartement à Buenos Aires. J'ai retenu son conseil qu'aucun homme ne mérite qu'une femme pleure pour lui. Le documentariste fait parler de temps en temps Juan Copès, qui continue de danser à plus de 80 ans. Maria ne s'étend pas sur les raisons de leur séparation mais Juan Copès fait mention de leurs disputes incessantes quand lui et Maria vivaient ensemble. J'ai aimé ce documentaire parce que l'on entend du Tango, mais j'ai trouvé dommage que l'on ne voie pas plus Maria et Juan danser ensemble (faute de documents filmés j'imagine). Lire le billet très complet d'Alain.

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jeudi 9 juin 2016

The Nice Guys - Shane Black / Mr Holmes - Bill Condon

Voici deux films vus il y a déjà quelque temps.

Je commence avec The Nice Guys dont l'intrigue se passe en 1977 à Los Angeles. Ce film permet à Ryan Gosling et Russell Crowe de s'essayer dans le registre comique et ils s'en sortent bien (surtout Ryan). Les deux interprètent des détectives privés qui enquêtent sur l'assassinat d'une jeune actrice, star du porno. La mère de cette dernière est jouée par Kim Basinger qui est raide comme un piquet. Il faut dire que la chirurgie esthétique a fait des ravages. Revenons à nos deux détectives qui se trouvent embringués dans une histoire pas possible semée de gags souvent hilarants. Il y a quelques morts mais pas trop. Un film à conseiller pour se dérider les zygomatiques. Lire le billet de Pascale.

Je continue avec Mr Holmes de Bill Condon. Ce film est une sorte d'hommage au personnage de fiction Sherlock Holmes. A la fin des années 40, Holmes a 93 ans et souffre de troubles de la mémoire. Il vit retiré dans une grande ferme dans la campagne anglaise (dans le Sussex) en compagnie d'une gouvernante, Mrs Munro, et de son jeune fils, Roger. Roger et Holmes ont la passion des abeilles. D'ailleurs, il y a des ruches au fond du jardin de la ferme. Dans les lambeaux de sa mémoire, Holmes se souvient d'une affaire non résolue. C'est un film assez nostalgique et un peu triste. Sir Ian McKellen qui interprète Holmes est bien mais les autres acteurs aussi, en particulier le petit Milo Parker qui joue Roger. Lire le billet de Sentinelle (qui a aimé) et Deuxième séance (nettement moins).

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vendredi 3 juin 2016

Men and chicken - Anders-Thomas Jensen

Men and Chicken est un film danois qui m'a plu. L'histoire sort de l'ordinaire (elle rappelle celle de L'île du Docteur Moreau de H. G. Wells) mais on ne pouvait pas s'attendre à autre chose de la part du réalisateur d'Adam's apples (2005) et du film Les bouchers verts (2003). Elias (Mads Mikkelsen, méconnaissable avec ses cheveux permanentés) et son frère Gabriel (David Dencik) apprennent que l'homme qui vient de décéder à l'hôpital n'était pas leur père biologique. Leur père biologique qui vit retiré sur une île danoise s'appelle Evelio Thanatos (!). Dès leur arrivée dans l'île, Gabriel et Elias, tous deux défigurés par un bec-de-lièvre, se mettent en quête de rencontrer leur vrai père. Celui-ci vit dans un ancien sanatorium délabré (c'est un euphémisme) où s'ébattent poulets, dindons, chèvres et moutons, et un gros taureau appelé Isaac. A la place du père, Gabriel et Elias sont très mal accueillis à coups d'animaux empaillés par trois hommes, Franz, Gregor et Joseph, avec les mêmes becs-de-lièvre déformant leurs visages. Il s'agit en réalité de leurs trois demi-frères. On apprend assez vite qu'Evelio, dont le corps momifié repose dans une pièce de la demeure, pratiquait des expériences sur sa progéniture et sur les animaux autour de lui. Je n'en dirai pas plus sur cette histoire tragi-comique qui m'a fait sourire. J'ai trouvé qu'il avait beaucoup d'humanité dans le propos et dans le traitement des personnages. Lire le billet de choupynette.

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mardi 31 mai 2016

Elle - Paul Verhoeven

Voici un film qui peut ne pas plaire à tout le monde. Personnellement, Elle, le nouveau film du néerlandais Paul Verhoeven, m'a beaucoup plu. J'ai aimé l'ironie, l'humour, la crudité, l'ambiguïté, l'amoralité qui s'en dégagent. Isabelle Huppert, une fois de plus, est géniale, en co-directrice d'une entreprise florissante de jeux vidéos. Divorcée récemment mais ayant une liaison avec le mari de sa meilleure amie (Anne Consigny, très bien), Michèle Leblanc (Isabelle Huppert) est la mère d'un grand fils amoureux d'une fille enceinte. Michèle vit seule avec son chat (magnifique, le chat!) dans un pavillon de banlieue. Un soir, elle se fait violer chez elle par un homme cagoulé. Dès le lendemain, dans un restaurant, elle fait comme s'il ne s'était rien passé  pendant un dîner entre amis (avec son ex-mari [Charles Berling]). Mais juste avant qu'on vienne lui prendre la commande, elle annonce qu'elle a été violée mais qu'elle n'a pas jugée bon d'aller porter plainte. Elle ne veut surtout pas que la police s'immisce dans sa vie (on apprend pourquoi par la suite). Son violeur se met à la harceler. Je me suis demandée jusqu'au milieu du film qui était cet individu qui semble si bien la connaître et qui s'introduit facilement chez elle. Un couple de voisins, Patrick et Rebecca (Virginie Efira), sont plein de sollicitude envers Michèle; et en retour, cette dernière fantasme sur Patrick (Laurent Lafitte). Je n'en dirai pas plus sur l'intrigue. Je ne me suis pas ennuyée pendant les 2H10 que dure le film. Je trouve que c'est un film décoiffant qui vaut la peine d'être vu. Lire le billet de Cathulu.

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mercredi 25 mai 2016

Café Society - Woody Allen

Café Society, le nouveau Woody Allen, est un film très plaisant à regarder. Dans les années 30, Bobby, un jeune homme du Bronx, vit encore chez ses parents qui n'arrêtent pas de se disputer, et côtoie un oncle gangster. Il décide de partir à Hollywood afin de trouver du travail auprès de son oncle Phil, un agent de plusieurs stars de l'époque. Là, il rencontre une des secretaires de Phil, appelée Vonnie, dont il tombe amoureux (et c'est réciproque). Mais Vonnie n'est pas libre, elle entretient une liaison avec un homme qui lui promet le mariage. Revenu à New-York, Bobby se marie et devient gérant d'un nightclub couru par le "Tout New-York". Le ton du film est en même temps léger et profond avec de l'humour. Il y a une belle reconstitution de l'Amérique de l'époque. Jesse Eisenberg (Bobby) et Kirsten Stewart (Vonnie) forment un couple charmant. Les derniers plans du fllm les montrent chacun séparément, le regard lointain, en pensant peut-être que le cours de leur vie aurait pu être différent. Café Society est bien le film de Woody Allen que j'ai préféré depuis Blue Jasmine en 2013. Lire le billet de Matchingpoints.

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dimanche 22 mai 2016

Julieta - Pedro Almodovar

Julieta, le nouveau film de Pedro Almodovar en compétition dans la sélection officielle de cette année 2016 au festival de Cannes, est une merveille tant sur le fond que sur la forme. Le scénario est inspiré de trois nouvelles du recueil Fugitives d'Alice Munro (Prix Nobel de littérature 2013). Une fois de plus, Almodovar rend hommage aux femmes dans ce film empreint de douceur, de sensualité, mais aussi de cruauté. L'histoire alterne le présent (en 2015) et le passé à partir de 1985. Tout commence avec Julieta voyageant en train de nuit. Il y a un côté hitchcockien dans cette séquence dans laquelle la jeune femme rencontre Xoan. Julieta est assise dans un compartiment, un homme s'installe en face d'elle et se met à lui parler. Julieta ne se sent pas à l'aise et va dans le wagon restaurant où elle fait la connaissance de Xoan, un pêcheur. Dans l'intervalle, le voyageur du compartiment se suicide en tombant sur la voie. De la rencontre entre Julieta et Xoan naîtra Antia. C'est à Antia que Julieta écrit ce début d'histoire et tout ce qui se passera par la suite. Elle ne sait pas si sa fille partie à 18 ans sans donner signe de vie depuis douze ans lira un jour ce récit. Je ne veux pas en dévoiler plus sur cette histoire poignante. L'image, les décors, les couleurs sont un plaisir des yeux. La musique d'Alberto Iglesias, relativement discrète, est bienvenue, et surtout les quatre actrices principales (dont les deux "Julieta" -c'est la bonne idée d'Almodovar-, la jeune âgée d'une vingtaine d'année et Julieta avec trente ans de plus) sont magnifiques sans oublier Rossy de Palma* et son visage asymétrique qui joue Marian, une domestique revêche, avec beaucoup d'humour. Je me rends compte qu'il n'est pas facile d'évoquer ce film qui m'a vraiment beaucoup plu (il m'a réconciliée avec le cinéma d'Almodovar). Je ne peux que le conseiller haut et fort. Je ne suis pas la seule. Lire les billets d'Alain et de Chris.

*et non Paz de la Vega comme me l'a fait justement remarquer Eva (lire son commentaire ci-dessous).

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