Films vus en salle, en DVD, à la télévision ou marquants
jeudi 10 septembre 2020

La daronne - Jean-Paul Salomé

Après avoir beaucoup aimé le roman La daronne d'Hannelore Cayre, j'ai tenu à voir l'adaptation cinéma avec Isabelle Huppert en "daronne". Même si le film est en un peu en deçà du roman, l'essentiel de l'histoire y est. Patience Portefeux travaille dans un commissariat comme interprète franco-arabe, et elle fait de la transcription d'écoutes pour la brigade des stups dirigé par Philippe, amoureux de Patience. Elle est veuve depuis plus de 25 ans, a deux filles, et elle paye l'hébergement de sa mère atteinte d'alzheimer dans un EHPAD. Elle s'entend bien avec Khadija, l'aide-soignante qui s'occupe de sa maman. Un jour, grâce aux écoutes, Patience surprend une conversation téléphonique entre Khadija et son fils, qui transporte une grosse cargaison de cannabis. Ce dernier est arrêté mais la drogue a disparu. Grâce à ADN, un chien "renifleur" de drogue, Patience met la main sur les centaines de kilos de cannabis. Elle décide de les écouler pour son compte. Pour ce faire, elle s'habille en conséquence, djellaba et lunettes de soleil. Le film doit beaucoup à la présence d'Isabelle Huppert, très à l'aise dans son personnage. En revanche, j'ai trouvé que le film manquait parfois de rythme. A vous de juger.

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samedi 5 septembre 2020

Les nouveaux mutants - Josh Boone / Citoyens du monde - Gianni di Gregorio

Le lendemain du jour où j'ai vu Tenet, je suis allée voir Les nouveaux mutants qui a failli ne jamais sortir en salles aux Etats-Unis. C'est d'ailleurs un "bide" au box-office. Le film conte l'histoire de quatre jeunes mutants adultes (deux hommes et deux femmes) qui ne sont pas encore capable de maîtriser leurs superpouvoirs. Ils sont retenus dans un genre d'institut psychiatrique / prison entouré d'un parc, le tout protégé par un bouclier électromagnétique. Une cinquième patiente arrive, suite au massacre de ses parents dans la réserve où ils vivaient. Danielle Moonstar est une amérindienne. Ces cinq mutants sont pris en charge et surveillés par une femme docteur, Cecilia Reyes, qui n'est pas aussi bienveilante qu'on pourrait le croire au début. A priori, c'est le dernier film appartenant à la franchise des "X-men". J'ai d'ailleurs vus tous les films de la franchise. Celui-ci est dans un style "horrifique". Il y a une unité de lieu et d'action. A partir du moment où Danielle Moonstar arrive, des phénomènes effrayants surviennent et les pouvoirs des mutants se révèlent parfois insuffisants. Les effets spéciaux ne sont pas mal, les trois jeunes actrices sont bien. Le film dure 1H30. Je ne me suis pas ennuyée. Un film un peu sanglant mais pas trop effrayant à voir un samedi soir.

Je voulais aussi évoquer Citoyens du monde de Gianni di Gregorio (qui a écrit le scénario et qui joue l'un des trois rôles principaux). Il s'agit d'un film italien plutôt sympathique qui raconte l'histoire, pendant une semaine, de trois hommes mûrs plus ou moins retraités. Ils vivent à Rome ou aux environs. L'un d'entre eux n'a semble-t-il jamais travaillé. Le deuxième, appelé "Le professeur", a enseigné le latin et le grec [ancien, NDLR]. Le troisième vit seul dans une grande maison. Il a une fille et aime faire la cuisine. Il répare aussi des objets qu'on lui confie. Ils décident, sur un coup de tête, de partir s'installer ailleurs qu'en Italie et surtout ailleurs qu'à Rome. Ils souhaitent trouver un pays où prendre un café à une terrasse sera moins onéreux, et puis ils se considèrent comme des citoyens du monde. Après avoir reçu quelques conseils, ils décident de partir aux Açores. Pour ce faire, ils doivent constituer une cagnotte, qui bien entendu servira à tout autre chose, car au bout du compte, ce n'est pas si mal de vivre à Rome. C'est un film qui donne envie de passer un long week-end dans la ville éternelle. Je conseille.

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mercredi 2 septembre 2020

Effacer l'historique - Gustave Kervern et Benoît Delépine

Comme je n'ai rien compris ou presque à Tenet, je n'écrirai pas de billet dessus. Je préfère évoquer Effacer l'historique de Gustavec Kervern et Benoît Delépine qui ont aussi écrit le scénario. Quelque part, dans une zone pavillonnaire des Hauts-de-France, Marie (Blanche Gardin), Bertrand (Denis Podalydès) et Christine (Corinne Masiero) ne vont pas bien. La première loge dans un pavillon, vidé de ses meubles qu'elle vend au fur et mesure car elle n'a pas de travail. A l'occasion d'une sortie trop arrosée dans un bar, elle va se faire piéger, et sa prestation a été filmée sur une "sextape". Le "sextapeur" (Vincnt Lacoste) lui réclame de l'argent que, bien sûr, elle n'a pas. Par ailleurs, Marie va voir son fils la nuit venue en s'introduisant chez son ex qui en a la garde.
Bertrand, lui, vit avec sa grande fille adolescente qui est ne veut plus aller au lycée où elle est harcelée via une vidéo prise sur smartphone. Cherchant peut-être l'âme soeur, il fait durer des appels quand il est démarché au téléphone et que la voix est féminine et exotique. Cette voix le fera voyager jusqu'à l'Ile Maurice.
Quant à Christine, chauffeur VTC, elle attend désespérément que son nombre d'étoiles "données par les clients" augmente. Et malheureusement, rien n'arrive.
On a donc trois histoires séparées mais tortillées ensemble, avec comme points communs les réseaux sociaux et les nouvelles technologies numériques qui font partie de leur vie. Nos trois sujets ne contrôlent rien et ne peuvent pas revenir en arrière, à moins que "Dieu" (Bouli Lanners), installé dans une éolienne, puisse les tirer d'affaires. Le lien qui les unit est le fait qu'ils ont été, il n'y a pas si longtemps, des "gilets jaunes". Mais depuis, ils sont complètement largués. Le film dégage un humour souvent desespéré. Certains personnages ne font que passer, comme un livreur "Alimerzone" (Benoït Poelvoorde, irrésistible), ou bien Michel Houellebecq, un client dépressif qui entre dans la boutique où travaille Bertrand. L'humour n'est pas toujours très fin mais on passe un bon moment. Lire les billets d'Anne, Ffred, Pascale et Henri Golant.

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dimanche 30 août 2020

Dans un jardin qu'on dirait éternel - Tatsushi Ōmori

Mercredi 26 aoùt 2020 sont sortis plusieurs films qui vont permettre, peut-être, de remplir à nouveau les salles. Parmi ces sorties, je vous conseille un film japonais (sorti en 2018 au Japon). C'est l'occasion de (re)voir Kirin Kiki pour la dernière fois. Cette formidable actrice est décédée en 2018 à 75 ans. Pour ceux qui ne la connaissent pas, c'est une actrice qui a joué dans presque tous les films récents de Hirokazu Kore-Eda (Still walking, I wish, Notre Petite soeur, Tel père, tel fils, Après la tempête, Une affaire de famille). Et elle est géniale dans Les délices de Tokyo de Naomi Kawase. Dans ce film Dans un jardin qu'on dirait éternel, elle joue le rôle d'un maître de thé qui donne des cours. Le film est adapté d'un récit autobiographique de Noriko Morishita paru en 2008. En 1993, Noriko ne sait pas ce qu'elle veut faire dans la vie. Elle est très proche de ses parents qui lui conseillent de s'initier à l'art du thé matcha (un thé vert japonais). Et voilà Noriko et sa cousine Michiko transportées grâce à Mme Takeda dans un art de vivre japonais fait de sérénité. L'apprentissage est dur. Il commence par l'apprentissage du pliage, dépliage et repliage d'une serviette. C'est fascinant. Tous les gestes, les postures sont codées. Mme Takeda est une femme patiente mais qui ne laisse rien passer. C'est envoûtant de voir ce cérémonial avec les personnes assises à genoux pendant des heures. L'histoire se passe sur plusieurs saisons pendant des années. Je suis sortie de la salle sereine. Un film pas parfait mais qui fait du bien.

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mercredi 26 août 2020

La femme des steppes, le flic et l'oeuf - Wang Quan

Après l'Arabie saoudite, je vous emmène en voyage en Mongolie intérieure.

La première séquence de Öndög (en VO), La femme des steppes, le flic et l'oeuf (en VF), de Wang Quan, commence par un paysage de la steppe mongole vu en accéléré d'une vitre d'un 4x4. Trois policiers, dont un qui doit partir à la retraite le lendemain, parcourent la steppe avant de s'arrêter devant un corps de femme dénudé et sans vie. Ne sachant pas trop quoi faire, les deux vétérans chargent le "bleu", un jeune homme de 18 ans, de veiller sur le corps. Ils promettent de revenir le lendemain pour emporter le cadavre à fin d'autopsie. Puis ils demandent à une bergère, l'habitante la plus proche de l'endroit où se trouve le corps, de veiller sur le jeune flic. Elle a une carabine dont elle sait très bien se servir pour éloigner les prédateurs comme les loups. Elle se déplace sur une magnifique monture toute poilue, un chameau de Bactriane. Et nous voilà donc embarqués dans un histoire improbable qui nous permet de voir un ciel bleu éblouissant sans nuages, un paysage de steppes à perte de vue, et de connaître un peu la vie quotidienne d'une jeune Mongole encore célibataire qui est courtisée par un voisin. On a l'occasion de voir des troupeaux de chevaux mongols, comment on tue un mouton (âme sensible s'abstenir) et on assiste même à la naissance d'un petit veau qui est vite emporté dans la yourte de la bergère pour qu'il ne meure pas de froid. En effet, il semble faire très froid dans cette région où il n'y a pas d'électricité  (surtout dans les yourtes) mais où le réseau mobile passe bien. L'oeuf du titre, en dehors du symbole de la procréation, est un oeuf de dinosaure trouvé dans la région par le voisin. La Mongolie est une région où l'on a trouvé beaucoup de squelettes et d'oeufs fossilisés de dinosaures. Les dialogues sont rares, les personnages souvent filmés de loin. C'est un film dépaysant qui vous permet de voyager loin pour le prix d'un simple ticket de cinéma. Allez le voir. Henri Golant le conseille aussi.

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lundi 24 août 2020

The perfect candidate - Haifaa Al-Mansour

Après Wadjda qui m'avait beaucoup plu, la réalisatrice Haifaa Al-Mansour nous revient avec un film lumineux qui brosse de beaux portraits de femmes. Dans une petite ville de province d'Arabie Saoudite, Mariam, l'aînée d'une fratrie de filles, travaille comme médecin dans un genre de clinique dispensaire. Elle est encore célibataire tout comme sa soeur cadette, qui filme des mariages ou des événements où il n'y a que des femmes. Les deux vivent avec la cadette encore adolescente chez leur père, un musicien. Il est veuf depuis peu et laisse beaucoup de liberté à ses filles, mais le souvenir de la mère défunte elle-même chanteuse est très présent. La réalisatrice fait un portrait assez nuancé de la société souadienne où les hommes n'ont pas un rôle totalement négatif. Les femmes peuvent enfin conduire une voiture (depuis 2018), mais elles n'ont pas le droit de sortir du territoire sans autorisation de leur tuteur (père, frère ou mari). Mariam, ne pouvant pas aller à Dubaï pour un congrès, se retrouve à se porter candidate aux prochaines élections municipales. Elle est la seule femme à le faire, avec un programme en un point: goudronner le chemin qui mène à la clinique où elle travaille. Elle fait une réunion électorale devant un parterre de femmes lors d'un défilé de mode, ou bien devant un public masculin par écran interposé. C'est du bricolage mais elle est déterminée. Pendant ce temps-là, le père qui joue de l'oud (et chante) dans un orchestre se produit en plein air ou dans des salles fermées avec les hommes d'un côté et les femmes de l'autre. Ce film féministe où les moments humoristiques ne manquent pas m'a vraiment beaucoup plu. Allez le voir. Henri Golant le conseille aussi ainsi que Miriam.

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jeudi 13 août 2020

Eva en août - Jonas Trueba / L'infirmière - Koji Fukada

Voici deux films vus assez récemment.

Je suis allée voir un film espagnol de Jonas Trueba, Eva en août, après avoir lu de très bonnes critiques qui comparaient ce film au cinéma d'Eric Rohmer.  Quelle ne fut pas ma très grande déception. Le film dure deux heures et en effet, il semble bien long. Le réalisateur doit être amoureux de l'actrice principale (qui est la co-scénariste). La caméra ne la quitte pas un instant. L'histoire se passe à Madrid entre le 1er et le 15 août. Eva (j'ai compris qu'elle était actrice) séjourne dans un appartement qui lui a été prêté en pleine ville. Elle va au musée, marche dans la rue, va au cinéma, assiste à un concert en plein air et fait des rencontres de gens qu'elle connait plus ou moins. J'ai trouvé cela absolument sans intérêt. A éviter selon moi.

Je passe à L'infirmière que j'avais vu en avant-première. J'ai été intéressée par l'histoire d'Ichiko, une Japonaise dont la profession est infirmière, rattachée à un cabinet, et qui s'occupe de personnes malades à domicile. En l'occurrence, elle s'occupe, depuis quelques années, d'une vieille dame alitée. Elle s'entend bien avec la fille et les deux petites-filles de la patiente. Elle fait presque partie de la famille, jusqu'au jour où l'une des petites-filles est enlevée par le propre neveu d'Ichiko. Il la relâche peu de temps après et, arrêté par la police, il est incarcéré. Ichiko est assez vite montrée du doigt, elle sert de bouc-émissaire. Poursuivie par les journalistes, elle est obligée de démissionner du cabinet, la fille de la personne âgée la renvoie. Seule la deuxième petite-fille, qui est l'aînée, maintient un lien avec Ichiko mais il y a beaucoup d'ambiguïté dans cette relation. Ichiko renonce même à son mariage qui était prévu avec un médecin. Il y a quelques scènes étranges et Ichiko elle-même a parfois un comportement qui semble bizarre. C'est un film qui vaut le coup d'oeil. Lire le billet d'Henri Golant qui semble l'avoir mieux compris que moi.

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lundi 10 août 2020

Chongqing Blues - Wang Xiaoshuai

L'année dernière, à peu près à la même époque, j'avais vu So long, My son du même réalisateur. Chongqing Blues qui bénéficie d'une sortie confidentielle cet été (une seule salle à Paris) date de 2010. Il avait été sélectionné cette année-là en compétition au Festival de Cannes. J'avoue que je suis perplexe sur la politique des sorties de film et sur le fait que Chonqin blues ne sorte que maintenant, car c'est un très beau film (qui dure 1H55). L'histoire se passe dans la ville Chongqing, en pleine mutation. Peuplée de 32 millions d'habitants et située dans une municipalité grande comme l'Autriche, la ville est un très grand port fluvial au confluent des fleuves Yangzi et Jialing. Lin Quanhai revient 15 ans après avoir quitté sa femme et son fils Lin Bo (âgé de 10 ans à l'époque). Lin Quanhai est marin et il reste de longues périodes en mer. Dans une autre ville, il a fondé une deuxième famille. Il a désormais un petit garçon de 7 ans. Si Lin Quanhai revient à Chongqing, c'est pour savoir ce qui est arrivé à son fils Lin Bo, décédé à 25 ans quelques mois plus tôt lors d'une prise d'otages dans un magasin. C'était lin Bo, le preneur d'otages. A part un ami de longue date qui a une attitude bienveillante à son égard, les personnes qu'il interroge montrent de l'hostilité à son égard, comme son ex-femme qui lui claque la porte au nez, et le meilleur ami de Lin Bo qui se montre indifférent. Lin Quanhai déambule dans la ville très polluée où il fait très souvent du brouillard. Néanmoins, il rencontre des témoins directs de ce qui s'est passé, la jeune femme médecin qui est restée otage 5 heures, le policier qui a abattu Lin Bo, et même l'ex petite-amie de Lin Bo, qui évoquent un jeune homme que Lin ne connaissait plus et dont il ne se rappellait plus le visage. J'ai été très sensible à la manière de filmer du réalisateur avec la caméra à l'épaule au plus proche des acteurs. C'est un film sur l'absence de relation père-fils et sur l'incommunication entre les êtres. En arrière-plan, on voit une ville fantomatique traversée où la jeunesse désoeuvrée et fuyante fait ce qu'elle peut pour s'en sortir. Je recommande ce film.

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mercredi 5 août 2020

L'aventure des Marguerite - Pierre Coré

En lisant l'article très enthousiaste de Pascale, et après qu'une de mes collègues m'ait dit qu'elle avait passé un très bon moment, je me suis décidée à aller voir L'aventure des Marguerite de Pierre Coré, sorti le 14 juillet 2020. Marguerite vit en 1942 avec ses grand-parents et une tante dans une jolie demeure dans l'est de la France. Margot vit en 2020 entre sa mère divorcée et Laurent, le copain de sa mère, avec lequel elle se chamaille tout le temps. Margot voudrait bien retrouver son vrai père parti loin d'elle. Marguerite, quant à elle, ne se remet pas de l'absence de son père, parti au combat du jour au lendemain. Elle ne sait pas comment le retrouver. Margot est une fille de son époque avec son portable à la main, ses études au collège et un petit copain secrètement amoureux d'elle. C'est dans une malle magique que les deux ados vont se rencontrer et chacune va se retrouver tranportée dans l'époque de l'autre. Le film est une suite de scènes alternant passé et présent. Le spectateur n'est jamais perdu. C'est un film plein de fraîcheur avec des acteurs épatants, dont Clovis Cornillac, qui interprète un personnage dans chaque époque. Il est vraiment très bien. La jeune Lila Gueneau qui interprète les deux Marguerite s'en tire bien. Le film n'est pas mièvre et il comporte des scènes amusantes mais parfois grave. Je viens d'apprendre que le film était adapté d'une BD. Un film idéal à voir cet été.

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jeudi 30 juillet 2020

Lands of murders - Christian Alvart / Impression post-confinement sur la fréquentation des cinémas

C'est en voyant la bande-annonce de Lands of Murders de Christian Alvart que j'ai eu envie de voir ce film allemand sorti le 22 juillet 2020. Il s'agit d'un remake réussi de La Isla Minima de l'espagnol Alberto Rodriguez (sorti l'été 2015). Dans Lands of Murders, nous sommes en 1992, trois ans après la chute du Mur et en pleine réunification des deux Allemagne. L'histoire se passe dans une zone marécageuse de l'ex-Allemagne de l'Est. Deux jeunes femmes sont portées disparues depuis quelques jours. Patrick Stein (Trystan Pütter) et Markus Bach (Felix Kramer), le premier venant de Hambourg et l'autre de Rostock (dans l'ancienne Allemagne de l'est), vont enquêter pour découvrir ce qu'elles sont devenues et par là même qui les a tuées, après que l'on ait découvert leurs corps mutilés. Stein est inquiet d'avoir laissé sa femme enceinte et près d'accoucher, tandis que Bach, un ex-policier de la Stasi, pisse du sang. Il n'est pas en très bonne santé et il a des méthodes musclées pour interroger les gens. En revanche, il sait très bien dessiner. J'ai aimé l'atmosphère inquiétante, les décors tristes et désolés (certaines scènes ont été tournées en Ukraine). Mention spéciale à l'hôtel minable où logent les deux policiers. Les plans de marécages filmés vus du ciel sont impressionnants. Les deux acteurs principaux sont très bien. Un bon thriller qui, j'espère, aura du succès. Lire les billets d'Anne et Henri Golant.

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Depuis le 22 juin jusqu'à aujourd'hui 30 juillet 2020, j'ai vu 17 films dans des salles au public plutôt clairsemé. Je suis triste de ce constat, alors que j'ai remarqué que les gens font bien attention de laisser un siège libre. La distanciation physique est une évidence pour les spectateurs. Je pense que les sorties ne sont pas au rendez-vous. Où sont, par exemple, les films qui devaient être présentés à Cannes? A part le François Ozon, il n'y a pas eu d'autres sorties annoncées. Il est vrai que les mois d'étés sont des mois de "vaches maigres" pour les sorties cinéma, mais quand même! J'ai appris que le Grand Rex à Paris allait fermer au mois d'août, que le cinéma Le Balzac, toujours à Paris, fermait aussi durant 15 jours. C'est la première fois que cela arrive. Espérons que l'abandon des spectateurs n'est que provisoire, car c'est quand même bien, le cinéma sur grand écran.

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