Films vus en salle, en DVD, à la télévision ou marquants
mercredi 19 septembre 2018

Mademoiselle de Joncquières - Emmanuel Mouret

Le film Mademoiselle de Joncquières est adapté d’un épisode de Jacques le Fataliste de Diderot, le même que Robert Bresson pour les Dames du bois de Boulogne.

Mme de la Pommeraye (Cécile de France), jeune veuve qui n’a pas aimé son mari, se réjouit d’en avoir terminé avec l’amour. Riche et indépendante, elle résiste au charme du marquis des Arcis (Edouard Baer), un libertin notoire qui passe d’une conquête à l’autre. Il se lasse vite. Un jour, enfin, Mme de Pommeraye tombe dans les bras et le lit du marquis. Quelques mois passent et Mme de Pommeraye se rend compte que des Arcis s’est lassée d’elle. Il est de moins en moins présent. Mme de Pommeraye, en femme rouée et machiavélique, veut se venger de cet homme. Pour ce faire, elle va monter une machination impliquant deux femmes, une mère et sa fille (Mademoiselle de Joncquières), qui, issues de la noblesse, sont devenues des prostituées. Ce film vaut pour les décors, les costumes, les dialogues (l'histoire fait penser aux oeuvres de Choderlos de Laclos et de Marivaux) et la fluidité de la mise en scène. La seconde partie est passionnante après un début un peu long à se mettre en place. Un film à voir pour les actrices. Cécile de France est remarquable. Elle passe de la gentillesse à la cruauté en une phrase. J’ai été moins convaincue par Edouard Baer, un peu trop moderne et que je n’ai pas trouvé toujours à l’aise. En revanche, mon côté « midinette » a bien aimé l’épilogue. Lire les billets de Pascale et d'Anne.

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dimanche 9 septembre 2018

Burning - Lee Chang-dong

Je vais essayer de faire court pour chroniquer Burning du Coréen Lee Chang-Dong ; le film, lui, dure 2H28. Jong su, un jeune homme pauvre qui travaille à temps partiel comme coursier, croise la route de Haemi, une jeune fille qui le reconnnaît. Ils ne s'étaient pas vus depuis des années. Haemi fait de l'animation commerciale à l'extérieur de magasins afin d'attirer des acheteurs éventuels. Jongsu et Haemi étaient camarades de classe alors qu'ils habitaient dans le même patelin près de la frontière avec la Corée du Nord. Après l'avoir invité dans son studio et avoir eu une relation intime avec lui, Haemi, qui part en Afrique noire, demande à Jongsu de venir nourrir son chat (que l'on ne voit pas). Très vite, Jongsu est tombé amoureux de Haemi et se languit d'elle. Quelques semaines plus tard, Haemi revient mais elle n'est pas seule. Elle a rencontré Ben qui attendait l'avion en même temps qu'elle. Ben est riche, il roule en Porsche. On sent que Jongsu est malheureux. Il vit tout seul dans la ferme familiale avec un veau comme unique bétail. Haemi ne donnera plus signe de vie après une soirée où Benn et elle s'étaient invités chez Jongsu. Haemi Elle s'est comme évaporée. Ben ne semble pas s'en soucier, mais Jongsu, si. Il se met à épier Ben. Ce dernier semble s'ennuyer (comme Gatsby le magnifique chez Fitzgerald). On ne sait pas comment il gagne sa vie mais son appartement est somptueux quoique un peu impersonnel. On ne sent aucune touche féminine. Quand Haemi "disparait", il s'est écoulé 80 minutes pendant lesquellesje me suis un peu ennuyée. Je ne me suis pas vraiment intéressée aux personnages. Mais à partir du moment où l'histoire prend un aspect "polar"("Jonsgu mène l'enquête" en quelque sorte), j'ai été nettement plus captivée. La séquence finale est terrible mais logique selon moi mais qui ne résoud rien du tout. Une expérience cinématographique que vous pouvez tenter. Je n'ai pas lu la nouvelle de Murakami intitulée "Les granges brûlées" dont le scénario du film est adapté. Lire les billets élogieux de Chris et Pascale. En revanche, ffred n'a pas beaucoup aimé.

A part ça, je suis un peu moins présente sur les blogs car je suis en vacances en Corse pour encore une semaine et je ne suis pas beaucoup devant mon ordinateur (portable).

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lundi 3 septembre 2018

En eaux troubles - Jon Turteltaub

En eaux troubles de John Turteltaub est une production sino-américaine distrayante qui fait peur mais pas trop. J'ai surtout noté une séquence hilarante aux trois quarts du film où l'on voit des centaines de Chinois flottant (et pas nageant) près du bord grâce à une bouée autour de leur taille. Ils sont tous serrés les uns contre les autres. A droite, sous l'eau, vous pouvez deviner ce qu'il y a... (voir la photo ci-dessous). Juste après, il y a une vue sous-marine où l'on voit des centaines de paires de jambes s'agiter dans l'eau... Mais avant ça, et pour résumer, Jonas Taylor (Jason Statham) est chargé de sauver son ex-femme coincée avec deux collègues (un Américain et un Asiatique) dans un petit sous-marin pas loin de la fosse des Mariannes dans l'océan Pacifique. Quelque chose a provoqué cet accident. Dans ces profondeurs (presque 10000 mètres) où l'homme ne va pas, vit une faune que l'on croyait disparue, dont le Megalodon, un genre de requin "mega maousse" d'une longueur de plus de 20 mètres qui croque une baleine d'un coup de dent. A la moitié du film, les hommes ont réussi à tuer le mégalodon. C'est là... qu'un deuxième spécimen apparaît. Je ne dirai rien de plus. Le film comporte quelques scènes sanglantes mais pas trop. On voit même un petit chien tombé d'un bateau, qui, à force de nager, arrive à échapper au "meg". Vous pouvez préférer Les dents de la mer - Jaws de Steven Spielberg.

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samedi 1 septembre 2018

Arythmie - Boris Khlebnikov

Suite à la suggestion du distributeur du film en France, je suis allée voir Arythmie, un film russe sorti dans quelques salles à Paris et ailleurs le 1er août dernier, et qui a eu un peu d'échos dans la presse. L'histoire se passe dans une grande ville russe. Katya et Oleg sont médecins tous les deux. Oleg est médecin urgentiste au diagnostic sûr même s’il boit pas mal de vodka avec ses collègues. Le couple qu’il forme avec Katya est en crise. Lors d’une réunion de famille (l’anniversaire de son père à elle), Katya envoie un simple SMS à Oleg qui est dans la pièce à côté. Elle dit qu’elle veut divorcer. Oleg ne répond pas tout de suite. Ils se mettent à faire lit à part (il dort sur un matelas dans la cuisine) en attendant qu'il trouve un logement ailleurs. Par ailleurs, de nouvelles mesures de rentabilité dans l’hôpital où il travaille obligent Oleg et ses collègues à consacrer de moins en moins de temps à chaque patient: 20 minutes pour chacun. Le couple formé par Oleg et Katya est très touchant. Oleg a un côté grand gamin assez irrésistible même s'il fait son métier sérieusement. La fin reste ouverte. A la différence d’autres films russes récents, le ton du film est plus léger. J’ai aimé. S'il passe par chez vous, vous pouvez aller le voir. Larroseurarrose le recommande aussi.

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mardi 28 août 2018

BlacKkKlansman - J'ai infiltré le Ku Klux Klan - Spike Lee

Après quelques années sans film marquant, Spike Lee revient en force avec BlacKkKlansman qui reçu le grand prix du jury au dernier festival de Cannes. En préambule, on nous annonce que c'est inspiré de "f..." faits réels. Dans les années 70, en plein "Black Power" et films "Blacksploitation", Ron Stallworth, un jeune policier noir (John David Washington [le fils de Denzel], très bien) est embauché dans un commissariat de Colorado Springs qui accepte les gens de couleur dans ses rangs. Ron est employé aux archives, loin des enquêtes de terrain. Rapidement las de cette situation, Ron convainc sa hiérarchie d'infiltrer une section du KuKluxKlan qui sévit dans la région. Pour ce faire, il demande à un de ses collègues, Philip (Flip) Zimmerman (un Juif) de se faire passer pour lui quand il faudra rencontrer les membres de la section du Klan. Pour ceux qui l'ignore, le Klan a été créé le 25 décembre 1865 par des confédérés qui n'ont pas admis leur défaite. Cette organisation suprémaciste blanche existe toujours en 2018. Elle est composée de plusieurs groupuscules. Le KKK est une entité anti-tout: Noirs, Juifs, catholiques, communistes, etc. Ils sont à la droite de la droite. Après, c'est le néant. Le film est sur le ton de la comédie tout en ayant des moments d'émotion comme la séquence où Harry Bellafonte (91 ans cette année), que j'ai mis 10 secondes à reconnaître, décrit les exactions contre les Noirs dans les années 20 et 30. Les membres du Klan sont particulièrement bêtes et dangereux. Mention spéciale à Felix (et sa femme). Le moment où Ron est chargé de la protection de David Duke, à l'époque, le responsable national du KKK, est plutôt savoureux. Le film se termine par un film sur les émeutes de Charlottesville dans l'Etat de Virginie en 2017 où l'on voit une voiture écraser des manifestants antiracistes. J'ai trouvé que le film qui dure plus de deux heures aurait gagné à être plus court. C'est surtout le début du film qui est long à démarrer. Un film à voir recommandé par Pascale, et lire le billet de princecranoir.

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vendredi 24 août 2018

Equalizer 2 - Antoine Fuqua / Les Vieux fourneaux - Christophe Duthuron

J'avais vu en DVD le premier Equalizer (2014) déjà réalisé par Antoine Fuqua, et j'avais bien aimé le personnage de Robert McCall qui, avec un simple tire-bouchon, arrive à "dézinguer" quatre ou cinq "méchants" en moins de trente secondes chrono. Robert McCall, ancien agent de la CIA à la retraite, mène une vie relativement paisible comme chauffeur de taxi à Boston. Il a des clients fidèles. Grand lecteur (il est en train de lire A la recherche du temps perdu de Proust), il ne peut s'empêcher d'intervenir quand c'est nécessaire pour venger les plus faibles: une jeune femme violentée, ou une petite fille qui a été enlevée à sa maman par le père d'origine turque. C'est d'ailleurs le préambule du film où l'on voit Robert McCall (Denzel Washington, très sobre) dans un train quelque part en Turquie. Il est vêtu comme un Musulman. Il met au tapis quatre ou cinq hommes (des acolytes du père), et au plan d'après, la petite fille et sa maman se retrouvent réunies. Puis Robert McCall va surtout s'occuper de trouver et d'éliminer les assassins de Susan Plummer, une ancienne collègue mais d'abord une amie. Le rythme du film est trépidant même si le scénario est un peu mince. Un film à voir un samedi soir. Lire le billet d'Henri Golant.

Je passe aux Vieux fourneaux de Christophe Duthuron (un réalisateur que je ne connais pas du tout). Il s'agit de l'adaptation par Wilfrid Lupano lui-même de ses albums Les Vieux fourneaux (dont les dessins sont l'oeuvre de Paul Cauuet). En 1H30, on a un condensé des trois premiers volumes. Au début des années 2000, on fait la connaissance de Pierrot (anarchiste encore actif - Pierre Richard, inénarrable), Emile (Mimile - Eddy Mitchell), ex-globe-trotter qui se teint les cheveux, et Antoine (Roland Giraud), un ancien syndicaliste. Ils sont unis par une amitié indéfectible depuis 50 ans. Emile et Pierrot se rendent aux obsèques de Lucette, la femme d'Antoine. Antoine a eu deux fils dont l'un (que l'on ne voit pas) est le père de Sophie qui est enceinte. Sophie est le quatrième personnage essentiel de ces histoires. Elle est marionnettiste comme sa grand-mère Lucette, dont on apprend qu'elle avait eu une liaison avec Garant-Servier, le patron de l'entreprise où elle et Antoine travaillait. Le film comporte des scènes et des répliques amusantes, on peut même voir un film (d'animation) dans le film qui révèle des choses peu glorieuses sur le passé des "Vieux fourneaux". Un moment distrayant de cinéma. Lire le billet d'Henri Golant.

NB : pour ceux qui aiment Les Vieux Fourneaux en BD, le 5ème tome "Bons pour l'asile" paraîtra le 9 novembre prochain.

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samedi 18 août 2018

Le poirier sauvage - Nuri Bilge Ceylan

Le poirier sauvage du Turc Nuri Bilge Ceylan n’est pas un film facile, il est long, il dure trois heures et huit minutes, son rythme est un peu lent et il contient beaucoup de longs dialogues, mais il vaut la peine d’être vu. Sinan revient dans son village dans la province de Çanakkale où se trouve le site de Troie. Il vient de terminer ses études et doit se présenter au concours pour devenir professeur. S’il réussit, il risque malheureusement, comme beaucoup d’autres jeunes professeurs, d’être envoyé quelque part enseigné dans l’Est du pays. Juste après son retour, Sinan a une conversation avec une jeune femme qu’il a aimé et qui doit faire un mariage de convenance. Il retrouve aussi sa mère et sa sœur qui vivent dans une maison misérable où l’électricité va être coupée. En effet, Idris, le père de Sinan, qui est professeur de collège, dilapide tout son salaire dans les paris sur les courses de chevaux. Sinan est un jeune homme impatient qui a écrit un livre, « Le poirier sauvage », un « metaroman auftofictif décalé » qu’il espère faire publier. Pour cela, il va voir un entrepreneur ou le maire de la ville qui seraient intéressés mais ne donnent pas suite. Sinan, qui n’est pas un personnage très sympathique, a de longs échanges avec des personnes qu’il croise dont un écrivain ou un imam. Les relations entre Sinan et son père sont passionnantes. Malgré son addiction au jeu qui fait du mal à sa famille, on n’arrive pas à trouver Idris antipathique. Sa femme Asuman ne le condamne pas. J’ai aimé la fin où le père et le fils se retrouvent autour du creusement d’un puits. L’image du film est très belle. C’est dommage que le film soit reparti bredouille cette année de Cannes où il avait été sélectionné en compétition. Il ne faut pas être rebuté par sa longueur. Un film à voir. Lire le billet de Ritournelle.

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mercredi 15 août 2018

Détective Dee: la légende des rois célestes - Tsui Hark / Maltese - Gianluca Maria Tavarelli (mini-série)

Une fois n'est pas coutume, je vais évoquer une mini-série que j'ai vu trois dimanches de suite sur France 3, fin juillet - début août 2018, Maltese (qui n'a rien à voir avec Corto). Cela se passe en 1976, au tout début à Rome, puis en Sicile à Trapani. Pour la France, les 4 épisodes originaux ont été coupés chacun en deux pour faire 8 épisodes. J'ai trouvé la série réussie, on s'attache vite aux personnages et en particulier au commissaire Dario Maltese (Kim Stuart Rossi avec sa silhouette longiligne et ses yeux bleus), qui décide de se faire muter en Sicile pour savoir qui a assassiné son ami d'enfance Gianni Peralta (lui aussi commissaire). Deux tueurs à moto ont tiré sur Peralta et sur sa fiancée enceinte. Maltese, qui n'était pas revenu en Sicile depuis presque 25 ans, apprend que Peralta menait une enquête impliquant certains notables de la ville et la mafia locale. Maltese en profite pour remonter dans le passé, à l'époque où son père, lui-même commissaire, a été retrouvé pendu chez lui (suicide ou assassinat?). Il essaye enfin d'avoir des réponses. Au cours de sa double enquête, les cadavres vont s'accumuler, les tueurs n'ont aucune pitié. Les enjeux financiers sont trop importants. Si elle repasse un jour, vous verrez les épisodes qui durent en tout presque 7 heures sans le moindre ennui. On remarque le soin apporté aux costumes et aux décors (en particulier les voitures, très années 60-70). Je crois que tous les épisodes sont disponibles  en "replay" sur une "box". Je vous les conseille.

Si la télé ne vous tente pas, allez voir Détective Dee: la légende des rois célestes de Tsui Hark, c'est le troisième film de la série (j'espère qu'il y en aura d'autres). Nous retrouvons le juge Dee (un personnage ayant existé), qui au VIIème siècle en Chine (nous sommes sous la dynastie Tang), fait face une conjuration menaçant l’Empire et menée par des magiciens. Un dragon de feu est lâché et une épée magique (comme Excalibur) est l’objet de convoitises. Alors que sa loyauté est l’objet de soupçons de la part de l’impératrice Wu, Dee devra affronter une armée d’assassins masqués ainsi que diverses créatures fantastiques. Concernant la chronologie, l'histoire se passe après celle du Dragon des mers et avant celle de La flamme fantôme. Mais vous pouvez les voir dans n'importe quel ordre. Dans cet opus, on assiste à des moments époustouflants plein de féérie avec un gorille blanc, un jeune bonze, un gros bouddha en colère, une créature aux mille yeux. J'ai appris que le réalisateur Tsui Hark était passionné par la personnalité de l'impératrice Wu (624-705), la seule impératrice régnante de toute l'histoire de Chine (entre 690 et 705). Un film à voir sur grand écran et peut-être en 3D. Personnellement, je préfère le 2D. Et j'attends la suite.

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vendredi 10 août 2018

The Bacchus Lady - Lee Jae-yong / The Charmer - Milad Alami

Avec The Bacchus Lady, un film sud-coréen, j'ai appris que c'est en Corée du Sud, pays de l'OCDE, que le taux de pauvreté est le plus élevé pour les personnes à partir de 65 ans. Les femmes seules sont les plus touchées. A Séoul, dans le parc Jongmyo, des femmes vieillissantes se prostituent (alors que la prostitution est vivement réprimée) auprès de vieux messieurs après leur avoir proposé une boisson énergisante appellée "Bacchus". C'est là que l'on peut trouver Youn So-young, une femme de 65 ans qui emmène ses quelques clients dans une petite chambre d'un hôtel voisin. Lors d'une consultation à l'hôpital dont je vous passe les détails, elle prend sous son aile un petit garçon d'origine philippine dont la mère vient de poignarder un des médecins. La mère accuse l'homme d'être le père de son fils. Je m'attendais à suivre l'évolution des relations entre Youn et le petit garçon. Et ça commence comme cela. Youn vit en colocation dans un grand pavillon avec un jeune homme unijambiste et un transsexuel. Très vite, le personnage du petit garçon disparait de l'image sans raison précise et l'histoire s'attache à Youn So-young et à certains de ses clients fidèles et à d'autres qu'elle a connus. Car si la vieillesse est dure pour cette femme, les hommes ne sont pas mieux lotis. Elle revoit un homme qui a eu une attaque immobilisé dans une chambre d'hôpital, un autre qui perd la mémoire et un troisième qui ne se remet pas de la mort de sa femme. Je ne vous en dis pas plus, si ce n'est que c'est un film étrange dans le déroulement de l'histoire. La fin est inattendue. Vous pouvez vous laisser tenter car l'actrice principale, Young Yuh-jung est remarquable. Je l'avais vue dans The Housemaid en 2010 où elle jouait une grand-mère abjecte.

Je passe à The Charmer, un film danois à propos duquel j'aprouve un sentiment mitigé, à cause surtout de la fin qui m'a rendu le personnage principal antipathique. The Charmer raconte l'histoire d'Esmail, un Iranien réfugié au Danemark qui drague avec succès dans un bar "select" les femmes scandinaves. Il veut en trouver une qui soit accepte de faire un mariage "gris", soit se porte garante de lui afin qu'il obtienne des papiers qui lui permettrait d'être régularisé sur le territoire danois. Esmail exerce un travail de déménageur "au noir". Il est menacé d'être extradé d'ici peu de temps. Un soir, il recontre Sarah, une jeune Iranienne qui est née et a vécu au Danemark. Elle vit là avec Leila, sa mère, une femme respectée dans la communauté iranienne danoise. Esmaïl tombe amoureux d'elle et cela semble assez réciproque, mais des obstacles surviennent, notamment un homme dont la femme qui été la maîtresse d'Esmaïl s'est suicidée. Ces péripéties cassent un peu l'ambiance du film. Et, je le répète, j'ai été déçue par la fin. Je m'attendais à un épilogue différent. L'acteur principal dont c'est le premier film a un regard à faire fondre un iceberg même si ce n'est pas mon type d'homme.

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dimanche 5 août 2018

Skyscraper - Rawson Marshall Thurber / Mission impossible - Fallout- Christopher McQuarrie

Par ces températures caniculaires, j'aime bien allé au cinéma pour me rafraîchir. C'est vrai que parfois, j'ai des faiblesses sur le fait d'aller voir certains films purement divertissants. C'est le cas de Skyscraper, sorti il y a presque un mois mais que je n'avais pas encore chroniqué.

Skyscraper a été un "bide" aux Etats-Unis, mais il cartonne à l'international, en particulier en Chine. Will Sawyer, un expert en sécurité devenu unijambiste à la suite d'une opération qui nous est révélée en préambule (il est un ancient agent du FBI), a pour mission de vérifier le système de sécurité du plus haut gratte-ciel du monde (225 étages), situé à Hong-Kong. Le bâtiment, qui vient d'être achevé, a été baptisé "Pearl" (Perle). Et de ce fait, une perle qui ressemble à une balle de tennis domine l'édifice. Le propriétaire et promoteur, un Hong-kongais, a installé ses appartements dans les étages les plus hauts. Will Sawyer est marié à la chirurgienne qui lui a sauvé la vie et ils ont un garçon et une fille. L'action est rondement menée. La mallette qui contenait les codes de sécurité est dérobée à Will pendant qu'il fait un déplacement en ville. Des "très méchants" arrivent à bloquer les systèmes de sécurité et un incendie éclate dans un des étages où la famille de Will s'est installée. On suit avec intérêt comment Will va parvenir à rejoindre sa femme et ses enfants afin de les sauver. Il y a une scène assez incroyable avec une grue. L'ensemble est totalement invraisemblable, mais on passe finalement un bon moment car il faut noter la qualité des effets spéciaux assez spectaculaires et puis Dwayne Johnson qui joue Will Sawyer est bien. Henri Golant et Pascale n'ont pas détesté non plus.

En parlant encore de mission, j'avais hâte de voir Mission impossible-Fallout (le 6ème de la série) avec Tom Cruise qui, à presque 56 ans (il a mon âge!) fait encore des prouesses dans les scènes d'action. J'avoue avoir été un peu déçue par le scénario touffu qui comporte trop de retournements de situation, et comme l'écrit Pascale, c'est trop long. En revanche, un bon tiers du film se passe à Paris. On peut voir Bercy, les quais près de la gare d'Austerlitz, le Grand Palais, Passy, les Jardins du Palais Royal, le Trocadéro, et, cerise sur le gâteau, la Place de l'Arc de Triomphe que Tom Cruise et sa moto prennent à contresens. Ethan Hunt (Tom Cruise) et son équipe réduite (ils sont trois) doivent récupérer trois sphères remplies de plutonium. Ces bombes servent de monnaie d'échange contre un illuminé, Salomon Lane, qui était déjà dans l'opus précédent. Ce Salomon veut que la paix règne sur terre et donc tout le monde ou presque doit mourir (CQFD). Comme l'écrit Henri Golant, la scène de l'hôpital est très bien faite. Tout le monde s'y laisse prendre. En revanche, les séquences finales en hélicoptère m'ont paru interminables, et on devine très vite qui est le "méchant" de l'histoire (tout ça à cause d'un téléphone portable abîmé ou non...) . C'est un peu "too much". Tout ça pour dire que j'avais préféré l'opus précédent. A vous de voir. Wolvy128 en dit beaucoup de bien.

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