Films vus en salle, en DVD, à la télévision ou marquants
jeudi 8 décembre 2022

Le torrent - Anne Le Ny / Mes rendez-vous avec Leo - Sophie Hyde

Je suis allée voir ces deux films après avoir vu les bandes-annonces. 

Le torrent d'Anne Le Ny se passe dans le département des Vosges en hiver. Dans une maison d'architecte, vivent Alexandre (José Garcia, à contre-emploi), Juliette et leur fils Darius. Lison, la fille d'Alexandre, s'invite chez eux. Lison est profondément attachée à son père. Le soir de son arrivée, elle va découvrir sur une clé USB quelque chose qu'elle n'aurait jamais dû voir. A partir de là, le drame éclate. Une dispute éclate entre Alexandre et sa femme qui tombe dans un ravin. Plus tard, son corps est emporté par une rivière en crue. Alexandre, complètement désemparé, se sert de sa fille pour se fabriquer un alibi. Ils doivent se serrer les coudes. Mais un grain de sable s'incruste en la personne de Patrick (André Dussollier), le père de Juliette. J'ai noté qu'un petit garçon arrive à se consoler de la mort de sa mère assez vite en adoptant un chien. C'est un film qui se laisse voir mais qu'on oublie relativement vite. 

Mes rendez-vous avec Leo est un film britannique qui se passe presque entièrement dans une chambre d'hôtel "standard supérieur", vraisemblement à Londres. J'ai voulu voir le film car je suis une inconditionnelle d'Emma Thompson. Dans le film, elle joue sans fard Nancy Stokes, une veuve à la retraite qui a été professeure de religion. Elle vient de louer les services de Leo Grande, un escort boy avec lequel elle espère apprendre des choses sur le sexe, vu comme quelque chose d'épanouissant et non pas de routinier comme ce qu'elle a connu pendant 31 ans avec son mari. Nancy parle beaucoup, elle n'est pas à l'aise. Elle se demande comment elle a pu décider de faire quelque chose de pareil. Pourtant, face à elle, Leo qui est un charmant jeune homme fait tout pour la mettre à l'aise. Il y aura quatre rendez-vous qui permettront de faire évoluer les deux personnages. Vu le sujet, on pouvait s'attendre à du graveleux, et bien pas du tout. Il y a beauocoup de pudeur et les deux acteurs sont vraiment bien. Emma Thompson a été courageuse de se montrer dénudée avec ses défauts. Un film sympathique.

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vendredi 2 décembre 2022

Aucun ours - Jafar Panahi

Je suis assez sensible aux films du réalisateur iranien Jafar Panahi qui été l'assistant d'Abbas Kiarostami. Depuis le 11 juillet 2022, Jafar Panahi purge une peine de six ans de prison pour "Propagande contre le régime de Téhéran". Toujours est-il qu'il a pu terminer Aucun ours qui vient de sortir sur les écrans français. Ce film a reçu le prix spécial du Jury à la dernière Mostra de Venise. Dans Aucun ours, il est devant et derrière la caméra. Il a loué pour quelque temps une chambre chez l'habitant dans un village reculé en Iran situé pas loin de la frontière turque. Il tourne un film dont les prises de vues ont lieu en Turquie. Il donne des directives grâce à Internet par écran d'ordinateur interposé. Tous ses techniciens suivent ses instructions. Les personnages de l'histoire désirent partir vers la France grâce à des passeports subtilisés à des touristes de passage. En parallèle, Jafar Panahi est très sollicité par les notables du village Ils sont persuadés que Jafar aurait pris une photo. Sur ladite photo, on devrait voir une jeune femme et un jeune homme qui n'auraient jamais dû être ensemble. En effet, la jeune femme est promise à un autre depuis sa naissance. On se rend compte que Jafar est épié de jour comme de nuit par les villageois qui deviennent de plus en plus hostiles. C'est très inconfortable. Pendant ce temps-là, un drame se noue en Turquie avec le couple d'acteurs. J'ai énormément aimé ce film dans lequel Jafar Panahi montre que le sort des femmes n'est pas enviable dans son pays. Ce sont elles qui sont cantonnées à faire la cuisine et à s'occuper des enfants tandis que les hommes décident de tout. De guerre lasse, Jafar partira. Le film se termine avec le signal sonore de la voiture du cinéaste. Quelques séquences sont frappantes comme celles de deux futurs mariés à qui on lave les pieds dans une rivière. C'est bien entendu une affaire d'hommes. Il y a une belle séquence qui se passe la nuit : Jafar Panahi s'approche très près d'une frontière invisible qui sépare l'Iran de la Turquie. C'est un chemin connu pour la contrebande. On le met en garde. On sent la menace toujours présente même si on l'assure qu'aucun ours n'est dans les parages. J'ai énormément aimé ce film que je conseille. 

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mardi 29 novembre 2022

Saint Omer - Alice Diop

Ce n'est pas toujours le cas, mais pour une fois, je suis d'accord avec le billet de Pascale. J'aurais tant voulu aimer plus Saint Omer. Il dure un peu plus de deux heures, 1H20 ou 1H30 aurait suffi. Dommage que la réalisatrice, qui est aussi la scénariste, ne se soit pas concentrée plus sur le procès de Laurence Coli, une femme infanticide. Alice Diop a dilué l'histoire avec d'une part le procès qui est passionnant, et le reste. Le reste, c'est un préambule incompréhensible sur les femmes tondues à la Libération, c'est Rama qui donne un cours sur Marguerite Duras et c'est surtout le mal-être de la même Rama, qui est aussi écrivain et qui pour son nouveau roman suit le procès. Enceinte de 4 mois, elle semble avoir  des problèmes relationnels avec sa mère. Moi, j'ai trouvé le personnage de Laurence Coli, la mère infanticide d'origine africaine qui s'exprime dans un français châtié, très intéressant. Il y a plein de choses qu'elle ne dit pas, dont la raison de son acte. Pendant tout le procès, elle s'exprime avec clarté. Au fur et à mesure que se déroule le film, il semble que cette femme intéresse de moins en moins la réalisatrice. L'un des deux seuls témoins que l'on entend est le père de la petite victime, une petite fille de 15 mois que Laurence a abandonnée une nuit sur une plage de Berck-sur-Mer dans le Pas-de Calais. C'est tiré d'une histoire vraie qui s'est passée en 2013. Guslagie Malanga dans le rôle de Laurence Coli et Aurélia Petit qui interprète l'avocate de la défense sont toutes les deux remarquables. Rien que pour elles, vous pouvez allez voir le film, mais vous allez peut-être vous ennuyer comme certaines personnnes dans la salle où j'ai vu le film. J'ai entendu des soupirs et quelqu'un qui disait qu'elle serait bien partie avant la fin. En tout cas, le film a reçu deux prix à la dernière Mostra de Venise et il représente la France aux prochains Oscars. 

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mercredi 23 novembre 2022

Les femmes du square - Julien Rambaldi

Les femmes du square de Julien Rambaldi est un "feel good movie", comme on dit d'un film qui fait du bien et qui rend heureux quand on en sort. "Les femmes du square" sont les nounous noires, asiatiques ou maghrébines, des employées plus ou moins déclarées pour s'occuper d'enfants des beaux quartiers de la capitale. Grâce à une voisine de son immeuble, Angèle, une femme d'origine ivoirienne avec des faux papiers, pleine de ressources avec du culot et de la tchatche, se fait embaucher et loger chez Hélène, qui est séparée de son mari. Hélène est la mère de deux enfants dont Arthur, 10 ans. Arthur et Angèle vont former un duo inséparable jusqu'à ce que le passé d'Angèle la rattrape. Angèle commence à mener un combat pour que certaines femmes du square se défendent contre les diverses mesquineries que leur font subir leurs employeurs. Et Angèle tombe amoureuse d'Edouard, un jeune avocat qui ne reste pas insensible à cette femme pleine de vie et qui fera beaucoup pour l'aider dans son entreprise. Le film est plein de gags et il est bourré d'humour, il ne tombe jamais dans la niaiserie. Le jeune Vidal Arzoni (un petit Suisse issu d'une famille d'artistes), qui interprète Arthur, est un jeune acteur à suivre, il crève l'écran. Face à lui, Eye Haïdara qui joue Angèle n'est pas en reste. Elle est de presque tous les plans. J'espère que ce film rencontrera du succès. Il le mérite. Lire le billet de Selenie

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lundi 14 novembre 2022

Couleurs de l'incendie - Clovis Cornillac

Je n'ai pas lu la trilogie de Pierre Lemaitre dont Couleurs de l'incendie est le deuxième volet. Après Au revoir là-haut réalisé par Albert Dupontel, c'est Clovis Cornillac qui a réalisé Couleurs de l'incendie. Pierre Lemaitre a écrit l'adaptation et les dialogues de son propre roman. Le film débute en 1927 par des obsèques, celles de Marcel Péricourt, père de Madeleine (Léa Drucker), héritière de la banque fondée par son père. Ce même jour, une tragédie frappe Madeleine: son fils Paul, âgé d'environ 10 ans, se jette du haut d'une fenêtre de l'hôtel particulier familial. Il atterrit sur le cercueil de son grand-père. Cette chute le laisse hémiplégique des membres inférieurs. Devenue riche par héritage, Madeleine ne va pas en profiter longtemps, à cause de Gustave Joubert (amoureux de Madeleine sans que cela soit réciproque), devenu président de la banque. On se rend compte que c'est un  vrai "salaud" qui ambitionne de voler par ruse l'héritage de Madeleine et de Paul. Charles Péricourt (Olivier Gourmet), l'oncle de Madeleine, homme politique en vue, va s'allier à Joubert aux dépens de sa nièce. Charles est obnubilé par le besoin de récupérer de l'argent pour que ses deux filles fassent de beaux mariages. Et André Delcourt (Jérémy Lopez), l'ancien précepteur de Paul dont on découvre les penchants peu avouables, devient (grâce à Madeleine) journaliste dans un journal qui va soutenir les actions de Joubert. A partir de là, Madeleine a l'idée d'une vengeance contre les trois hommes. Elle se fait aider dans son entreprise par Lucien Dupré (Clovis Cornillac), l'ancien chauffeur de Marcel Péricourt. Pendant que les années passent, Paul grandit et devient un jeune homme amoureux de la voix d'une cantatrice (Fanny Ardant) dont il écoute les disques 78 tours. Cela va emmener la famille jusqu'à Berlin en 1934. Je ne vous dévoilerai rien d'autre du plan échafaudé par Madeleine pour se venger. Comme Pascale l'écrit, le film manque d'émotion mais cela ne m'a pas gênée. Et puis les relations entre Paul et sa nounou et celles entre Paul et la cantatrice m'ont émue. Un film de plus de deux heures qui se laisse voir agréablement. Lire les billets de Selenie et Henri Golant

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mardi 8 novembre 2022

Le serment de Pamfir - Dmytro Sukholytkyy-Sobchuk

Comme Pascale, j'ai été enthousiasmée par ce long-métrage très maîtrisé du réalisateur (il n'avait réalisé précédemment que quatre court-métrages  et un documentaire). Ce film a été réalisé avant la guerre en Ukraine de 2022. Leonid surnommé Pamfir (Pierre), un Ukrainien qui vit dans une région à la frontière avec la Roumanie, revient auprès de sa femme Olena et de son fils Nazar après plusieurs mois d'absence. Il a travaillé en Pologne. Quand il revient, le carnaval de Malanka se prépare. C'est une fête païenne ukrainienne (mais aussi russe et biélorusse) où les hommes se déguisent en boucs, ours, loups. Nazar est un post adolescent perturbé du fait de la longue absence de son père. Il ne sait pas obéir. Après un office religieux, Nasar met le feu à l'église du village. Malgré ce que son fils a fait, Pamfir ne lui en veut pas et il promet au prêtre orthodoxe de rembourser les dégâts. La somme à rembourser est énorme et il n'a pas assez d'argent. C'est pourquoi il décide de renouer avec son ancien "métier" de contrebandier. Il y a une belle séquence où l'on voit quatre hommes dont Pamfir courir à travers une forêt hivernale dans les tons gris tout comme le ciel bas. Les routes sont gadouilleuses. Il y a un très beau travail sur l'image. Pamfir, lui, va tomber dans les griffes du mafieux du coin, un certain Oreste qui contrôle tout ce qui concerne la contrebande. Le sacrifice du père pour sauver son fils est magnifique. On ne peut pas oublier le dernier plan du film. Il faut noter l'interprétation remarquable de l'acteur principal Oleksandr Yatsentyuk. Un film hautement recommandable.

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dimanche 30 octobre 2022

La conspiration du Caire - Tarik Saleh

Voici encore un film très réussi, de nationalité suédoise, réalisé par Tarik Saleh, un réalisateur d'origine égyptienne par son père mais exilé en Suède. Après Le Caire Confidentiel, le réalisateur nous revient avec un film qui a reçu à juste titre le prix du scénario à Cannes en 2022. Etant persona non grata en Egypte depuis des années, Tarik Saleh a tourné son film à Istanbul avec des acteurs arabes israëliens, arabes palestiniens, israélo-palestiniens ou même libano-suédois. La Conspiration du Caire se passe essentiellement dans l'enceinte de l'université Al Azhar, une institution sunnite. Adam, fils d'un pécheur, vient d'être admis dans cette université prestigieuse qui se situe au Caire. Adam arrive le premier jour de la rentrée à l'université pour approfondir sa connaissance du Coran et de l'Islam. Ce même jour, le Grand Imam de la mosquée Al Azhar meurt subitement. Il faut lui trouver un successeur parmi trois Cheiks qui enseignent ou ont des responsabilités dans l'université. Il y a trois postulants. Le chef de la sûreté de l'Etat déclare "Le Grand Imam est mort et nous devons donc nous assurer que celui qui va le remplacer partage nos idées". La lutte de pouvoir entre élites politique et religieuse est terrible et il y a même un mort. Adam va se retrouver pris au piège et devenir un "indic" pour la sûreté de l'Etat. On craint pour sa vie mais Adam montre qu'il est intelligent et doué pour déjouer le piège qui pourrait se refermer sur lui. Du point de vue visuel, il y a des plans vus de haut qui sont superbes quand il s'agit d'un rasssemblement d'étudiants, ou au moment de la prière dans la cour de l'université. Je vous recommande ce film tout comme Selenie. Pascale est nettement plus mitigée. 

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mercredi 26 octobre 2022

RMN - Cristian Mungiu

Dès que je suis sortie de ma séance d'EO qui se termine dans un abattoir pour bovins, j'ai enchaîné avec RMN (IRM en français) qui débute dans un abattoir (là ce sont des moutons). Ce film du Roumain Cristian Mungiu est parlé en plusieurs langues: en roumain (sous-titres blancs), en hongrois (sous-titres jaunes) et en anglais ou allemand (sous-titres roses). J'ai trouvé ce film passionnant. Il se passe de nos jours en Transylvanie vers une fin d'année. Après avoir quitté son emploi dans un abattoir en Allemagne, Matthias revient dans le village multi-ethnique où il a laissé Rudi, son petit garçon, qui vit avec sa mère, Ana. Quand Rudi se rend à l'école en marchant dans la forêt, il éprouve de la peur. Matthias veut que Rudi domine cette peur, il veut en faire un petit homme. Matthias retrouve, par la même occasion, son père Otto et son ex-petite amie Csilla. Cette dernière co-dirige une usine qui fabrique du pain. Elle a du mal à recruter sur place et elle décide de passer une annonce. Trois Sri-Lankais se présentent et sont embauchés. Ils acceptent d'être payés le salaire minimum. Les villageois réagissent mal devant cette "invasion" des trois étrangers. Les menaces et les exactions contre ces émigrés prennent de l'ampleur. Il y a une scène magistrale dans une salle des fêtes où l'on voit tout le village discuter et se disputer sur le fait que les trois étrangers doivent partir car sinon, les villageois boycotteront le pain qui sortira de l'usine. Rien que pour cette scène qui dure plus de 10 minutes, je vous conseille de voir ce film qui aurait mérité un prix au dernier festival de Cannes, où le film était en compétition. Lire le billet de Selenie.

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lundi 24 octobre 2022

EO - Jerzy Skolimowski

EO de Jerzy Skolimowski, qui a reçu le prix du jury à Cannes et à propos duquel je n'ai lu que des critiques positives ou presque, est un film que j'ai détesté (en tout cas, j'ai fait un rejet dès les premières images). La musique tonitruante m'a insupportée. Les couleurs tirant sur le rouge m'ont fait mal aux yeux. J'ai lu que c'est une expérience visuelle et sensorielle, certes mais j'aurais préféré voir EO (Hi Han en polonais) dans une histoire plus linéaire, moins psychédélique. Quand le film commence, EO travaille dans un cirque avec une écuyère qui le bichonne. C'est à ce moment-là que l'on apprend que les cirques n'ont plus le droit de faire travailler des animaux. Et donc EO passe d'un propriétaire à l'autre ou se trouve livré à lui-même. Les humains ne sont pas tous gentils avec lui et ils restent indifférents à son sort. Cet âne gris d'origine sarde marche beaucoup entre la Pologne et l'Italie, il se fait la plupart du temps maltraiter (à un moment donné, j'ai même cru qu'il était mort). En Italie, il y a toute une séquence dans laquelle on voit Isabelle Huppert (et sa fillle Lolita Chammah), mais l'âne est complètement hors champ. Je n'ai pas compris ce que Skolimowski voulait nous raconter. Et je ne vous dirai rien de la fin très triste. Heureusement que l'on nous prévient qu'aucun animal n'a été maltraité pendant le tournage (il y a eu au moins cinq ânes pour le rôle). Lire les billets de Lilylit, Mymp, Wilyrah.

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mardi 18 octobre 2022

Les secrets de mon père - Véra Belmont

Les secrets de mon père de Véra Belmont est un film d'animation franco-belge consistant en une adaptation de Deuxième Génération, de Michel Kichka, une bande dessinée qui date de 2012. Pour résumer l'histoire, il s'agit de la relation que peut entretenir la seconde génération face aux rescapés de la Shoah. Le film dure environ 1H15 et j'ai aimé les dessins avec leur lignes claires. En 1957, deux frères, Michel et Charly, vivent à Liège avec des parents aimants mais sèvères, Henri et Lucia. Comme beaucoup de gamins, ils mènent une vie sans histoire entre l'école et chez eux. En 1961, s'ouvre le procès d'Adolf Eichmann. Ce procès est diffusé en partie à la télévision. A partir de là, Henri se met à évoquer ce qu'il a vécu dans les camps. Il a un matricule tatoué sur le bras, tout comme la boulangère qui n'habite pas loin. Il donne des conférences partout en Belgique et ailleurs, mais chez lui, il ne veut rien dire, au grand désespoir de ses deux fils. Henri a même une attitude hostile envers ses enfants. Ils essayent pourtant de découvir ce qu'il leur cache. Le rythme du film est soutenu, on voit les deux garçons grandir. Après, on s'attache à Michel qui va vivre un temps dans un kibboutz et rencontrer une jeune femme française. Le film est encore projeté dans quelques salles en France, allez-y avec vos enfants à partir de 9 ans. C'est une histoire poignante. Pour information, le père de Michel Kichka, Henri, est décédé du Covid 19 en 2020 à l'âge de 94 ans.

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