Le blog de Dasola

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15 décembre 2021

La chaîne - Adrian McKinty

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L'intrigue du roman est résumée dans la phrase d'accroche en couverture: "le seul moyen de récupérer votre enfant, c'est d'en kidnapper un autre." Dans La chaîne d'Adrian McKinty (Livre de poche, 473 pages) Rachel, une jeune femme de 35 ans, apprend que sa fille de 13 ans, Kylie, vient d'être kidnappée par un couple qui lui-même a eu son fils kidnappé. Si Rachel appelle la police, sa fille sera tuée et le fils du couple kidnappeur aussi. Une voix déformée l'appelle pour lui dire que quelqu'un va l'appeler pour lui donner des instructions. Désormais, elle fait partie de la Chaîne (une organisation criminelle mystérieuse qui semble être puissante). On lui demande une rançon calculée en fonction de son épargne et elle doit sélectionner un enfant qu'elle enlèvera à son tour. De victime, elle deviendra ravisseuse et criminelle. Heureusement que Rachel est une femme courageuse bien qu'elle soit gravement malade. Elle va trouver de l'aide en la personne de Peter, son ex-beau-frère, ancien marine qui adore sa nièce. Je ne dirai rien de plus sauf que ce roman est un "page turner" qui se lit bien, même s'il y a quelques invraisemblances. L'histoire se passe dans la région de Boston de nos jours. Lire les billets d'Encore du noir, de Val et de Jean-Marc Laherrère

12 décembre 2021

Les amants sacrifiés - Kiyoshi Kurosawa

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Parmi les sorties de cette semaine, je ne savais pas trop quoi aller voir. Le West Side Story de Steven Spielberg ne m'attire pas trop. Je me suis décidée pour Les amants sacrifiés du réalisateur japonais Kiyoshi Kurosawa (Shokuzai, Tokyo Sonata, Cure, Kairo), dont le scénario a été écrit par un autre réalisateur qui a été son élève, Ryusuke Hamaguchi (Drive my car, Senses et Asako I et II). Le réalisateur a été récompensé du Lion d'argent au festival de Venise en 2020. L'histoire commence en 1940, à Kobé au Japon. Yusaku et Satoko forment un jeune couple d'une trentaine d'années, plutôt moderne pour l'époque. Ils portent des vêtements occidentaux de préférence au kimono. Yusaku est un chef d'entreprise prospère qui n'aime pas le régime en place. Lui et Satoko vivent dans une très belle demeure. Dès les premières images, j'ai été conquise par la beauté de l'image, les éclairages, les décors et les costumes. Après être revenu d'une mission en Mandchourie avec son neveu Fumio, Yusako n'est plus tout à fait le même homme. Satoko essaye de savoir pourquoi, car pour elle, son bonheur personnel passe par-dessus tout le reste. Elle va jusqu'à sacrifier Fumio en le dénonçant aux forces de l'ordre (un des policiers militaires est secrètement amoureux de Satoko) pour mieux se rapprocher de son mari. Parmi les preuves accablantes rapportées par Yusaku, il y a un film tourné sur place sur les expériences bactériologiques pratiquées par une unité militaire japonsaise sur des cobayes chinois. La suite de l'histoire est prévisible, tout va se terminer très mal, mais je ne vous dirai pas comment. Le film a de grandes qualités dont l'interprétation des deux acteurs principaux  (Yû Aoi et Issey Takahashi), mais j'avoue que je n'ai pas été touchée par le destin de ces deux amants. En revanche, il faut saluer le fait que ce soit des Japonais qui évoquent leurs exactions commises en Mandchourie pendant les années 30. Lire les billets de Shangols et Wilyrah.

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J'ai été très surprise par le grand nombre de spectateurs dans la salle (en majorité dans ma classe d'âge). Ce cinéma parisien se situe dans le quartier de Saint-Lazare. Il y avait énormément de monde dehors pour les achats de Noël ou autre, et dans le métro que l'on attend plusieurs minutes et qui arrive bondé. J'avoue que je ricane un peu quand je vois l'affichette collée sur les vitres du métro :

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9 décembre 2021

Le dernier espadon - Jean Van Hamme / Teun Berserik - Peter Van Dongen

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Malgré les réticences de mon ami qui après avoir feuilleté l'album m'avait dit que l'achat de cet album pouvait attendre, comme d'habitude je n'en ai fait qu'à ma tête, et bien m'en a pris. J'ai trouvé Le dernier Espadon (Editions Blake et Mortimer, 64 pages) tout à fait réussi. Surtout le scénario, avec une histoire qui se passe en 1948 à Londres et en Irlande. Jean Van Hamme conseille aux fidèles de Blake et Mortimer de relire Le Secret de l'Espadon. Personnellement, je n'en ai pas éprouvé le besoin et l'album est tout à fait compréhensible. Quelques nazis encore en activité sont arrivés sur le territoire irlandais. Ils fomentent une horrible machination contre l'Angleterre qui pourra se faire grâce à l'avion créé par Mortimer. Après la guerre contre les armées de Basam Damdu, cinq avions ont été épargnés et sont en état de marche. Bien entendu l'infâme Olrik, l'ennemi juré de Blake et Mortimer, n'est pas loin. Je ne vous dirai rien de plus sauf que la cible de la machination est le palais de Buckingham où règne encore George VI, le père de la future Elisabeth II. Un bon cru.

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7 décembre 2021

Paris Pontoise - Charb

Je (ta d loi du cine, squatter chez dasola) vous présente ce mois-ci, dans le cadre de mes hommages "Charlie Hebdo", un recueil paru très récemment. Je me rappelle avoir savouré certaines chroniquettes de Charb, lorsque j'achetais épisodiquement Charlie Hebdo au numéro à l'occasion de voyages en train lors de mes vacances. Le livre couvre la période 1992-2004.

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Charb, Paris-Pontoise, Charlie Hebdo 1992-2004, Les échappés, 180 pages, 8 euros, octobre 2021.

Charb prenait les transports en commun entre chez lui (Pontoise) et le journal, les oreilles grandes ouvertes aux conversations des autres voyageurs. Il en nourrissait sa colonne d'actualité dans Charlie Hebdo. Mais, selon la préface signée Riss d'où je tire ces informations, Charb avait très vite trouvé la formule définitive: "une simple phrase, dont la concision était inversement proportionnelle à la profondeur de la réflexion", accompagnée "d'un petit portrait du voyageur qui en était l'auteur".

Seules les pages 8-9 présentent la préhistoire de la chronique: deux dessins complexes, pleins de bulles. La quasi-totalité du corpus correspond au "canon": plus de 400 saynètes (dont il faut reconstituer l'ambiance, au-delà d'un visage croqué). Cela correspond bien à 8 années multipliées par une cinquantaine de parutions... Je suppose que le recueil est donc quasi-exhaustif? Pour le vérifier, il faudrait que je retourne en bibliothèque consulter la "série complète" papier comme je l'avais commencé il y a plus de deux ans... avec ce livre d'un côté et le journal de l'autre, pour pointer chaque date à coté de son dessin et de sa phrase!

Sans reprendre les classements "thématiques" du recueil, je me suis permis une petite sélection subjective (mes lecteurs reconnaîtront mon attrait pour l'agriculture, l'économie, la politique... ou la sociologie!).

P1140113 p.15 (encore de l'anti-blaireauisme primaire, bien sûr... Tout est dans la chaussure)

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P1140115 p.20

P1140117 p.32 et p.61 P1140121 (on trouve vraiment tout, à la FN*C).

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P1140119 p.44 (dasola m'a fait remarquer que le dessin du haut - repris en 4e de couv' - rappelait un crayon).

P1140120 p.60 (mais pas du tout, voyons: ce sont juste les conditions qui changent!)

P1140122 p.66 (deux dessins sur cette page... et un utile rappel qu'il faut que je recommence à m'occuper de la planète Mars!

P1140125 p.101 P1140126 p.110

P1140127 p.114 P1140124 p.85

P1140128 p.124 (sagesse populaire?)

P1140123 p.82 P1140129 p.149 (on sait enfin pourquoi il est colère, le monsieur de la couv...)

P1140132 p.156 (la concurrence épinglée?)

P1140134 p.167

P1140116 p.34 P1140133 p.161 (encore une phrase de dasola: "il ressemble à Bérégovoy!")

Quand j'aurai dit que les illustrations des quatre coins de la couverture proviennent des pp. 18, 121, 149 et 162, et celle de la 4ème de couv' de la p.44, ... il ne vous restera plus qu'à aller vérifier et voir les phrases et dessins qui vous parlent, à vous!

La parution est peut-être trop récente pour avoir généré beaucoup de critiques sur les blogs littéraires, en tout cas je n'en ai pas trouvé. Que les blogueur.euse.s. ayant chroniqué Paris-Pontoise n'hésitent pas à laisser un commentaire ici!

Charb prenait-il des notes dans sa poche, comme Cabu dessinait des portraits? Comment transmutait-il la matière brute? Est-il arrivé que certains locuteurs se reconnaissent dans la publication? Cette rubrique générait-elle un courrier des lecteurs? Il paraît que Charb répondait à chaque lettre qu'il recevait...

J'ai aussi repéré le livre Lettre à mon fils Charb écrit cette année par Denise Charbonnier, sa mère. Je tâcherai de me le procurer et de le chroniquer un prochain mois.

*** Je suis Charlie ***

6 décembre 2021

Le diable n'existe pas - Mohammad Rasoulof

Je ne savais pas trop ce que j'allais voir avec Le diable n'existe pas du réalisateur iranien Mohammad Rasoulof. Je n'avais lu aucun résumé ni aucune critique. Et là, pendant deux heures trente, j'ai été happée par les quatre histoires. J'ai surtout été secouée par la première, intitulée "Le diable n'existe pas", qui suit Hesmat, la quarantaine, que l'on voit sortir en voiture d'un endroit très sécurisé. Il revient chez lui, regarde un peu la télé, puis il prend une douche, il récupère sa femme qui sort de son travail, il va chercher sa fille qui sort de l'école (et qui l'engueule car il est arrivé en retard). Ils vont faire des courses tous ensemble. Avec sa femme et sa fille, il part s'occuper de sa vieille mère en lui faisant la cuisine et le ménage, Il est l'incarnation tout à la fois du père, du mari et du fils idéal. C'est quand il retourne à son travail en pleine nuit que l'on découvre une faille dans la vie de cet homme. En poussant un simple bouton, il provoque la mort. J'ai reçu cette séquence comme un coup de poing. Je suis restée tétanisée pendant quelques secondes. 
Dans les trois autres histoires, il est aussi question de cette mort légale, la peine de mort, qui est pratiquée à grande échelle en Iran. Dans "Elle a dit, tu peux le faire", Pouya est un jeune conscrit qui ne veut pas donner la mort à un condamné. Il va sortir de cette situation de manière rocambolesque en rejoignant sa fiancée. Dans "Anniversaire", Javad bénéficie d'une permission de trois jours qui lui permet de rejoindre Nana, une jeune femme qu'il compte bien épouser. C'est une maison en deuil qui le reçoit car un ami de la famille vient d'être exécuté pour des raisons politiques. On apprend le lien entre Javad et la victime. Dans "Embrasse-moi", Bahram qui va bientôt mourir est un médecin qui n'a pas voulu collaborer à une exécution 20 ans auparavant. Il tient à voir sa fille biologique venue d'Allemagne qui n'était au courant de rien.
J'ai aimé la manière dont le réalisateur, qui a tourné dans une quasi-clandestinité, suit tous les personnages au plus près. Cela n'empêche pas que certains plans larges montrent des paysages iranien arides ou boisés.
Un très grand film qui a reçu l'Ours d'Or au festival de Berlin en 2020. C'est bien qu'il soit enfin sorti. Allez le voir. 

3 décembre 2021

Madres paralelas - Pedro Almodovar

J'ai vu en avant-première Madres paralelas, le nouveau film de Pedro Almodovar, qui a permis à Penelope Cruz d'être récompensée du prix d'interprétation féminine au dernier Festival de Venise. J'étais restée sur une déception avec Douleur et Gloire. Avec Madres paralelas, j'ai retrouvé Almodovar qui sait si bien filmer les femmes, jeunes ou plus mûres ou âgées. Janis (Penelope Cruz, absolument divine) et Ana (Milena Smit) se rencontrent dans une chambre d'hôpital. Elles sont sur le point d'accoucher. Janis (la quarantaine épanouie), qui est photographe, a eu une liaison avec Arturo (l'acteur Israel Elejalde est plutôt séduisant), un anthropologue judiciaire marié de son côté. Ana, elle, encore mineure, n'avait pas prévu de tomber enceinte. Elles accouchent chacune d'une fille. Elles restent en relation, d'autant plus que Janis, faisant suite à une remarque d'Arturo, s'interroge (je vous laisse découvrir sur quoi). Il y a une autre histoire qui se greffe en arrière-plan, où la profession d'anthropologue judiciaire d'Arturo joue un grand rôle. Il va tout faire pour permettre qu'une fosse commune soit mise au jour. En effet, des membres de la famille de Janis ont été victimes des phalangistes pendant la guerre d'Espagne. Plus de 100 000 morts ont été enterrés dans des fosses communes. J'ai aimé le ton général du film, ses couleurs chaudes, et puis Penelope est pratiquement de tous les plans. On sent qu'Almodovar est sous le charme. 

1 décembre 2021

Virus, tu dors? Ton vaccin, ton vaccin va trop vite... - N°20

... mais on pourrait aussi chanter l'inverse [vaccin / virus]!

Voici déjà ma 20e chronique mensuelle, et ce ne sera sans doute pas la dernière... Qui s'en serait vraiment douté, il y a deux ans?

2 novembre 2021 - insidieux glissement de vocabulaire: je (ta d loi du cine, "squatter chez dasola) viens de découvrir la pub, à la TV, par laquelle les seniors sont incités à aller effectuer leur piqûre "de rappel" contre le Covid-19. Il n'est plus question seulement de "3ème piqûre"... Quelle sera donc désormais la fréquence de ces "rappels", certainement conçus comme "réguliers"?

30 novembre 2021 - ce soir, à 23 h 30, on frôlait semble-t-il les 120 000 morts officiels (119 997 selon y@hoo [Mise à jour : nov. 30 12.31pm PST Source de données : CDC, WHO], mais 119 131 selon Santé publique France). Courage, encore un petit effort...

...Et entre ces deux dates?

Après l'été, avec le froid et le vent, la bise ferait partie des causes du rebond de l'épidémie à l'automne, nous chante-t-on (mais je ne sais pas si nos journalistes sont capables de faire référence à la fable...).

A peine la campagne pour cette fameuse "dose de rappel" a-t-elle démarrée que les doutes sur la protection apportée par les vaccins actuellement commercialisés face au variant "Omicron" se font jour. Sera-t-il, ou pas, plus contagieux mais moins pathogène? Quand va-t-il débarquer? Il serait déjà là? Vite, dépêchons-nous de l'étudier...

En attendant, je pense que les Français ont bien été sensibles à l'argument "si pas de dose de rappel, alors passe sanitaire plus valide!", peut-être davantage qu'à tout autre argument? Des millions de personnes à piquer (une vingtaine de millions, entre les personnes fragiles et leur entourage)? Business as usual.

05/11/2021: un article publicitaire éveille ma suspicion. "Un décontaminateur d'air efficace contre le coronavirus", une machine qui peut décontaminer 25 m3 d'air en une heure? Il y est question d'un "laboratoire du CNRS", d'"une personne asthmatique", de COV (corps, ou composés, organiques volatils)? Pub mensongère? Bidon? Arnaque?

07/11/2021 - la double vaccination grippe-covid-19 est recommandée (pour les publics éligibles?): dès fin septembre 2021, la Haute Autorité de Santé (HAS) préconisait une piqûre dans chaque bras... Et avec les pieds, on applaudit?

Prémisses du 09/11/2021: "Je ne serai pas étonné qu'on aille progressivement vers des rappels vaccinaux pour tous les adultes", a affirmé Emmanuel Macron lors d'un déplacement dans le Nord. Hé ben, moi non plus, sincèrement, ce jour-là, je n'en étais pas étonné. Sans blague, qui donc pouvait être assez c... pour croire, rêver, y échapper, et qu'il suffirait de se faire vacciner une seule fois pour être peinard? Pour ma part, je le mettais en doute dès mon billet du 1er août 2021.

23/11/2021: Jean Castex, positif au Covid-19 en novembre, affirmait en juillet 2021 qu'avec 2 doses, on était sûr de ne plus être contaminés... Bah oui, mais vous comprenez, les conditions ont changé... (c'est JAMAIS la girouette qui tourne!).

Dès la mi-novembre, il n'y avait plus de terrasses éphémères à Paris. Etait-ce dû à la descente des températures? A une instruction de la Mairie de Paris de les démonter? Ou encore au fait que, maintenues, elles seraient devenues payantes? Je m'interrogeais. Vérification faite, la carotte municipale constituait bien en la promesse de renouveler l'opération en avril 2022 (mais sans doute plus gratuitement)...

Je crois avoir remarquer un moyen d'identifier les "touristes" provinciaux à Paris. Le provincial, lorsqu'il sort du métro, se dépêche de jeter son masque dans une poubelle (de peur de la contamination). Le Parisien le remet tranquillement dans sa poche pour son prochain trajet... Je n'oserais pas dire que le banlieusard, lui, porte dans le métro le masque sous le nez...

16/11/2021: 34 milliards de dollars par an, cela représenterait 1000 dollars par seconde? J'ai pas vérifié... Mais en tout cas, le "trio de tête" des entreprises fabriquant du vaccin semble, lui, bien se porter. Et rappelez-vous en bien, hein, de votre prochaine piqûre de rappel.

Selon que vous êtes adeptes convaincus par la vision du verre à moitié vide ou du verre à moitié plein, je vous laisse interpréter les chiffres qui mettent en parallèle les 90% d'adultes vaccinés face aux quelque 10% qui ne le sont pas (selon ce que j'ai compris du Point, sauf erreur de ma part), en terme de contamination comme en terme de cas graves... (et, "pour rappel", c'était avant l'entrée d'Omicron sur notre terrain!).

Petite parenthèse sans trop de rapport. Qu'est-ce que gm@il est intrusif! Cela fait des mois et des mois qu'ils me demandent ma date de naissance. Heureusement qu'il est facile de "passer à travers" et d'accéder tout de même à sa boite sans renseigner cette date... Aujourd'hui, le message de justification est: "Il manque votre date de naissance. Google a besoin de cette information pour se conformer à la loi." Mais au tout début, c'était plus "hard", avec quelque chose comme "La loi exige que vous communiquiez à Google votre date de naissance" (!). Je pense que G**gle a quand même dû se faire taper sur les doigts... Bah oui, ils ont besoin de vérifier si on a plus, ou moins, de 18 ans, pour jauger les contenus (ou les pub?) qui nous seront proposés.

Apparemment, en cette fin novembre 2021, ça se bouscule au portillon pour la troisième piqûre, pardon, la piqûre de rappel (première du genre, en attendant donc toutes les autres). Mais quelles peuvent être les parts respectives que prennent dans cette bousculade la peur de mourir, le civisme, le rêve de passer des fêtes insouciantes en famille, ou l'envie d'un pass sanitaire revalidé? 

Tiens, et l'application tousAntiCovid? On n'en entend plus guère vanter les mérites, le nombre d'abonnés ni le coût... Ca mériterait que je tâche de trouver quelques infos à ce sujet dans les prochaines semaines!

Une autre question me taraude: quel budget a-t-on consacré aux recherches sur les vaccins contre le paludisme, le SIDA, ou d'autres maladies dont les victimes ne sont pas forcément très solvables?

 A suivre l'an prochain, donc...

28 novembre 2021

Derniers chrysanthèmes / A l'approche de l'automne - Mikio Naruse

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Ayant découvert Mikio Naruse il y a seulement quelques années (mes billets ici et ), j'ai su par mon ami ta d loi du cine que deux films de Mikio Naruse inédits en France étaient programmés dans une salle Art et Essais du Quartier Latin. J'ai affronté les frimas de l'automne et me suis dirigée vers la salle de cinéma. A ma grande surprise, je n'étais pas toute seule. Il y a eu pour chacun des deux films une queue sympathique qui attendait patiemment pour entrer dans la salle, un samedi après-midi. 

J'ai d'abord vu A l'approche de l'automne qui date de 1960. Il se passe dans un quartier populaire de Tokyo. Hideo, 12 ans, arrive avec sa maman Shige de la province de Nagano. Shige est veuve mais grâce à son frère vendeur de primeurs (depuis deux générations) à Tokyo, elle a trouvé un emploi dans une auberge. Elle est aux petits soins avec les clients en général dont un en particulier. En ce mois d'août étouffant, Hideo aide son oncle et ses cousins pour les livraisons. Hideo a une passion dans sa vie, les insectes. Il garde d'ailleurs avec lui un scarabée. Sa maman l'ayant abandonné pour partir avec le client de l'auberge, il se retrouve seul, même s'il s'est lié d'amitié avec Junko, la fille de la gérante de l'auberge. A un moment donné, les deux enfants partent pour le bord de la mer et ils déambulent dans une partie de la ville en friche. Tout le film est empreint de tristesse, confirmée par le plan final d'Hideo (un jeune garçon qui m'a émue) tout seul avec son scarabée. Un beau film.

Je passe à Derniers chrysanthèmes qui lui, date de 1954. Encore un film pas très gai qui narre l'histoire d'Okin, une ancienne geisha qui exerce la profession d'usurier en prêtant de l'argent à d'autres geishas retirée de leur profession. Mais elle ne prête pas qu'à des geisha, à des hommes aussi. Okin n'est pas très sympathique. C'est une femme seule qui vit avec une jeune femme sourde. Elle n'a aucune pitié pour les mauvais payeurs, se déplaçant chez les uns ou chez les autres pour récupérer son argent. Tomae et Tomi, deux geishas retraitées qui ne peuvent pas régler leur loyer avec leur maigre retraite, font régulièrement l'expérience des visites impromptues d'Okin. En revanche, cette dernière va déchanter face à la visite de deux anciens amants, Seki et Tabe (elle avait encore des sentiments pour lui), qui viennent aussi lui demander de leur prêter de l'argent. Le film est très pessimiste sur la condition humaine mais il ne dramatise rien. Un film à voir. Je suis contente (1) d'avoir reconnu à l'écran que l'actrice qui joue Okin (vérification faite, elle s'appelle Haruko Sugimura) joue aussi dans Voyage à Tokyo.

(1) Merci Pascale...

25 novembre 2021

Tre piani - Nanni Moretti

Moi qui ne suis pas une grande fan de l'oeuvre de Nanni Moretti, j'ai énormément aimé Tre piani (Trois étages en VF). Peut-être parce qu'il ne s'agit pas d'un scénario original écrit par Nanni Moretti mais d'une adaptation d'un roman israélien que je n'ai pas lu. Voir le billet de Miriam.

Dans le film, l'histoire commence de manière brutale. Andreea, un jeune conducteur ivre, renverse une femme qui traversait la chaussée avant que le véhicule ne termine sa course en percutant le bas de l'immeuble où il habite avec ses parents. A partir de là, on fait la connaissance des habitants d'un immeuble cossu situé à Rome. On va suivre la vie de ces habitants pendant 10 ans. Lucio (Riccardo Scamarcio) et Sara (Elena Lietti), qui sont les parents de Francesca, une petite fille de sept ans. Dora (Margherita Buy) et Vittorio (Nanni Moretti), deux magistrats. On découvre très vite que Vittorio est très intransigeant (c'est le moins que l'on puisse dire). Monica (Alba Rohrwacher), elle, vient d'avoir une petite fille appelée Béatrice. Elle souffre du fait que son mari est absent depuis des mois pour son travail. Je ne révélerai rien d'autre, à part que le film interroge sur plein de choses, et en particulier la responsabilité d'être parents. J'ai aimé le traitement du sujet: beaucoup de sobriété, et il y a de l'empathie pour les personnages, même pour ceux qui ont des choses à se reprocher. L'interprétation est de tout premier ordre, jusqu'aux enfants, très bien dirigés. Le film qui dure deux heures (que je n'ai pas vu passer) est revenu bredouille du dernier festival de Cannes et c'est regrettable. Lire les billets de Pascale et Matchingpoints.

22 novembre 2021

Apeirogon - Colum McCann

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Je viens de terminer Apeirogon (Editions 10/18, 634 pages magnifiques) et je suis prête à le relire dans quelque temps. Ce livre extraordinaire est plutôt un récit éclaté en mille et un chapitres. Les personnages principaux sont réels. Parmi eux, on fait la connaissance de Rami Elhanan, 67 ans, un Juif isréalien et Bassam Aramin, 48 ans, un Palestinien musulman. Le premier est graphiste, le deuxième qui a eu la polyo dans sa jeunesse est un spécialiste de la Shoah. Ils sont devenus amis et militent pour la réconciliation entre les peuples. Les deux ont chacun perdu une fille à 10 ans d'intervalle. Smadar, la fille de Rami, est morte dans un attentat en 1997. Elle avait 13 ans. Abir, la fille de Bassam, a été tuée par une balle en caoutchouc en 2007. Elle avait 10 ans. Ce livre, quand on le commence, on ne le lâche plus. Les chapitres sont plus ou moins longs. Une phrase ou 3 pages. McCann nous parle de mathématiques, d'ornithologie et des oiseaux migrateurs (plus de 500 millions suvolent les collines de Beit Jala chaque année), de la vie à Jérusalem et à Jericho, du camp de concentration de Thieresenstadt, de la découverte des manuscrits de la Mer Morte, de musique comme celle de John Cage, de la construction du Mur qui sépare les Israéliens des Palestiiniens; et puis, McCann revient sans cesse sur ce qui est arrivé à Abir et Smadar et qui elles étaient. Et on apprend au milieu du livre qui sont Rami et Bassam, ce qu'ils ont vécu. Par exemple, Bassam a passé 7 ans de sa vie dans une prison israélienne. Un livre magnifique que je conseille absolument. Il n'est pas du tout difficile à lire et il est passionnant. Pour info, l'apeirogon(e) du titre est un polygone ayant un nombre infini (dénombrable) de côtés.

Lire les billets enthousiastes d'eeguab, de Manou, d'Eva, de Papillon, de Lettres d'Irlande et d'ailleurs, Joëlle et Nicole Grundlinger.

19 novembre 2021

Les Olympiades - Jacques Audiard / Haute-couture - Sylvie Ohayon

Je me réjouissais d'aller voir deux films dans la même soirée. J'avoue avoir été déçue par les deux.

Haute-couture de Sylvie Ohayon, c'est l'amitié improbable qui va lier Jade, une jeune fille du 93 qui vole des sacs à main ou des guitares dans le métro, et Esther, première d'atelier chez Dior. Esther, qui souffre de diabète, doit être mise à la retraite très bientôt, alors que son métier de couturière était toute sa vie. Jade, éprouvant du remords d'avoir volé le sac d'Esther, va aller lui rendre. Esther ne porte pas plainte mais au contraire va encourager Jade à faire un stage chez Dior. J'ai regretté que l'on voie assez peu (ou bien de loin) le travail des "cousettes". Et comme direait un journal, l'histoire est "cousu de fil blanc".  Je me suis passablement ennuyée.

Je passe à Les Olympiades de Jacques Audiard, qui ne traite pas de Jeux Olympiques mais qui se réfère au quartier des Olympiades à Paris dans le XIIIème arrondissement, à côté du quartier chinois. C'est filmé dans un très beau noir et blanc. On fait la connaissance d'Emilie (Lucie Zhang) qui occupe plusieurs emplois peu qualifiés l'un après l'autre, alors qu'elle est diplômée de Sciences-Po. Pas très farouche, elle va avoir une courte relation avec son colocataire Camille (Makita Samba), un Don Juan. C'est un professeur de lettres qui prépare l'agrégation sans trop de conviction. En revanche, il a une vie sexuelle intense. Nora (Noémie Merlant), elle, a quitté sa province pour reprendre des études de droit à Tolbiac à plus de trente ans, mais les réseaux sociaux vont la "tuer". Elle est confondue avec Amber Sweet, une jeune femme "cam girl" qui vend cher ses prestatations. Nora va croiser Camille et Emilie. Ces personnages évoluent au cours du film. Ce chassé-croisé amoureux ne m'a pas intéressée. Je ne me sens pas proche de cette génération un peu paumée qui n'a pas beaucoup de repère. Le constat est triste. 

Je suis désolée... j'aurais tant aimé apprécier ces deux films. Dommage pour moi.

16 novembre 2021

Astérix et le Griffon - Jean-Yves Ferri et Didier Conrad

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Cet album est plutôt un bon cru. Dans Astérix et le Griffon (Editions Albert René), les deux auteurs nous entraînent cette fois-ci dans l'Est profond, quelque part où il y a de la neige, des loups, des amazones (aux longs cheveux roux ou blonds), un chaman et un griffon, un animal sacré pour les Sarmates. Sur les conseils de Terrinconus (le sosie de Michel Houellebecq), César envoie plusieurs légions romaines dans cette contrée barbare pour capturer un specimen de griffon. Une jeune Sarmate qui a été faite prisonnière est chargée de les guider auprès de cet animal fabuleux qui serait présenté par la suite aux jeux du cirque. Cela permettrait d'augmenter la popularité de César auprès de la "Rome d'en bas". Pendant ce temps-là, Astérix, Obélix, Panoramix (très enrhumé) et Idéfix sont aussi en route vers l'Est. Ils vont aller rendre visite à un chaman, Cekankondine, qui a demandé de l'aide à Panoramix grâce à la magie et au rêve. En effet, les Sarmates ont appris que les Romains arrivent pour s'approprier le griffon. Les femmes Sarmates sont des guerrières nomades, "vraies femmes d'extérieur", tandis que les hommes s'occupent des enfants. Ils pratiquent même la garde alternée. C'est elles qui vont partir combattre les Romains. Sinon, une meute de loups (avec Idéfix) va contribuer à la déroute des Romains, et je vous laisse découvrir ce qu'il en est du griffon. Un album très sympa. Lire le billet d'Henri Golant.

13 novembre 2021

Films vus et non commentés depuis le 6 octobre 2021

J'ai vu plusieurs films que je n'ai pas commentés pour différentes raisons.

Par exemple, le dernier James Bond, Mourir peut attendre de Cary Joji Fukunaga, m'a déçue comme le précédent, Spectre. Le prologue est interminable et l'histoire m'a paru obscure. Je n'ai pas compris le rôle du méchant. Daniel Craig a pris un coup de vieux. Lui-même n'a pas l'air convaincu par ce qu'il fait. Il fait "la gueule". Les deux points positifs de ce film, c'est la séquence qui se passe à Matera et l'actrice Ana de Armas qui a un sacré tempérament et que l'on voit vraiment trop peu. Elle seule donne un peu de vie dans ce film. Pour moi, le dernier Bond vraiment bien, c'était Skyfall.

Je passe à Eiffel de Martin Bourboulon qui se focalise surtout sur la relation amoureuse entre Gustave Eiffel et Adrienne Bourgès, un amour de jeunesse qu'Eiffel retrouve au moment où la Tour Eiffel est construite entre 1887 et 1889. Eiffel fut un jeune ingénieur plein de fougue qui rencontre dans les années 1860, dans la région de Bordeaux, la jeune Adrienne, fille de notable. Eiffel était en train de superviser la contruction d'un pont passerelle qui enjambe la Garonne. Tous ceux qui s'attendait à voir plus de la construction de la Tour Eiffel seront déçus même si l'élaboration de la tour, le côté financier et les débuts de la construction de l'édifice sont évoqués. Eiffel est interprété par Romain Duris qui n'est pas mal au côté d'Emma Mackey. Nous dirons que le film est plus une comédie sentimentale qu'un film sur la Tour Eiffel.

Julie (en douze chapitres) du norvégien Joachim Trier a permis à Renate Reinsve d'être récompensée du prix d'interprétation féminine au dernier Festival international du film de Cannes 2021. Le film est découpé en 1 prologue, 12 chapitres et 1 épilogue. Julie est une jolie jeune femme trentenaire qui ne sait pas trop ce qu'elle veut faire dans la vie. Après avoir voulu s'occuper des corps comme médecin, elle préfère s'occuper de l'esprit des gens, mais elle gagne sa vie en étant employée de librairie. Sa vie sentimentale manque aussi de simplicité. Elle ne veut pas d'enfant (pas tout de suite) alors qu'Aksel, l'homme avec qui elle vit et qui est âgé de 40 ans, est prêt à fonder une famille. Aksel qui est un auteur de BD pour adultes va laisser partir Julie. En effet, cette dernière n'aime pas assez Aksel pour fonder une famille. J'ai trouvé l'ensemble très triste. Un film à ne pas voir si vous êtes un peu déprimé. Renate Reinsve est bien mais j'ai trouvé Anders Danielsen Lie dans le rôle d'Aksel très émouvant.

Je termine avec La fracture de Catherine Corsini qui se passe dans un service d'urgence d'un hôpital en grève (!) pendant une soirée et une nuit de manifestation de gilets jaunes. Raphaëlle (Raf) et Julie (Marina Fois, très bien) sont au bord de la rupture amoureuse. Raf (Valéria Bruni-Tedeschhi, hilarante) se casse le coude en glissant sur la chaussée. Elle est admise aux urgences ainsi que Yann (Pio Marmaï), chauffeur routier de son état, grièvement blessé à la jambe pendant la manifestation. D'autres patients ont des pathologies plus ou moins graves et le service est débordé par manque de personnel. Il y a des moments comiques, d'autres tragiques. Les infirmières font ce qu'elles peuvent dont Kim (Aissatou Diallo Sagna) qui montre beaucoup de compassion envers les patients. Je pense que ce film illustre pour partie l'état lamentable des services d'urgence des hôpitaux en France. Un film à voir.

10 novembre 2021

Compartiment n°6 - Juho Kuosmanen

Compartiment n°6 du réalisateur Juho Kuosmanen a reçu le Grand prix ex-aequo avec le film Un héros de l'Iranien Asghar Farhadi au dernier au Festival international du film de Cannes en 2021. En hiver, à Moscou, Laura, une jeune femme finlandaise, aime Irina, une Russe avec qui elle vit. Toutes les deux devaient prendre le train pour se rendre à Mourmansk, la plus grande ville au monde au nord du cercle arctique. Dans la région, on a découvert des pétrogloyphes (des dessins sur pierre) vieux de 10 000 ans que Laura désire voir. Il se trouve qu'Irina se prétend occupée à autre chose (et il semble qu'elle veuille se débarrasser de Laura), renonce au voyage prévu, mais Laura décide faire le trajet et elle se retrouve dans un compartiment de train qu'elle doit partager avec un jeune homme russe, Vadim. Ce dernier, un peu rustre et bien porté sur la bouteille, lui demande si elle est une prostituée. Leur relation débute donc de manière houleuse mais elle va s'améliorer au gré des longues haltes qui ponctuent leur voyage. Ils font des rencontres et boivent de la vodka. Vadim part à Mourmansk pour travailler sur le port. C'est un jeune homme beaucoup plus sensible qu'il n'y paraît. On découvre même qu'il est un peu jaloux. C'est un "road-movie" en train qui se voit agréablement même si tout le film est filmé dans une lumière sombre. Le train est vétuste (surtout les sanitaires) mais on peut trouver de l'eau chaude pour boire du thé. Et on apprend que l'on peut difficilement voir les pétroglyphes l'hiver car les routes sont impraticables. Les deux acteurs principaux que je ne connaissais pas sont très bien. Lire les billets de Pascale, Baz'art, Le bleu du miroir, miriam et Lilylit.

7 novembre 2021

La divine sieste de papa (2) - Maryse Wolinski / illustrations de Georges Wolinski

Ca y est, j'ai (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) enfin déniché d'occasion (dans une bouquinerie où il était en vente depuis près de trois mois, selon date sur l'étiquette) ce livre dont je connaissais l'existence depuis plusieurs années, et dont j'avais chroniqué le volume précédent ici. Curiosité!

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Maryse Wolinski, La divine sieste de papa (2), illustrations de Georges Wolinski, Massidor / La Farandole, 1986, 61 pages

En 2e de couverture, un court texte d'introduction et remerciements de Maryse Wolinski explique que lorsqu'elle avait publié en 1981 le premier livre, elle ne pensait pas que cette histoire d'un père amateur de sieste et de sa fille passionnée de contes serait adaptée pour la télévision - ce qui a été le cas (sur FR3 en 1985). 

P1120419Le livre présente les textes de six contes déjantés: Joe l'Enfer, Ricardo Siesto, XR 315, Carlus Premier, Oeil de Bille, Maître Mysterius. Leur thème commun? Un personnage de papa ventripotent autant qu'omnipotent n'aspire qu'à une chose: siester en paix. Mais sa fillette maligne et gourmande ne l'entend jamais de cette oreille dès que les ronflements s'élèvent. Et s'ensuit le récit truculent d'aventures pétaradantes et bonbonesques aux quatre coins de l'unvers, à la recherche de butins, de cités perdues, de trésor de pirates (avec un crocodile!), ou de planètes exotiques... (que d'histoires!). 

Chacun des contes bénéficie d'une belle illustration en couleurs, dont les principaux éléments (père et fille...) sont repris dans les pages suivantes en N&B en simili ainsi que dans une autre situation. 

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On nage en plein imaginaire... Au lieu d'un "Georges" comme dans le livre précédent, le papa ventripotent est figuré par un "Carlus aénobarbus" (Carlos oblige).

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Car j'oubliais les textes de chansons qui s'intercalent entre chaque conte. Le générique de l'émission (paroles de Maryse Wolinski et Claude Lemesle, chanté par Carlos, Sarah Mesguish et Bernadette Lafont), dont le texte ouvre le bouquin en p.5, est déjà kitchissime (le clip ici en vidéo!). Je vous laisse chercher si l'on peut (ou non) dénicher les autres chansons voire les contes eux-mêmes, diffusés semble-t-il un soir de Noël 1985...

*** Je suis Charlie *** 

5 novembre 2021

Debout les femmes! - François Ruffin et Gilles Perret

Debout les femmes!, le nouveau documentaire de François Ruffin, est prenant et émouvant. Le film traite de la proposition de loi "sur les métiers du lien" déposée à l'Assemblée nationale par François Ruffin et Bruno Bonnell afin de relever les revenus des auxiliaires de vie sociale, femmes de ménage et accompagnants d'élèves en situation de handicap. La tâche n'est pas facile. Les réalisateurs ont choisi de montrer ces métiers non reconnus et payés au lance-pierre. Les femmes qui parlent et agissent devant la caméra sont d'une grande dignité. Elles exposent leur situation, leurs conditions de travail, les grandes amplitudes horaires qu'elles doivent assurer. Elles se lèvent à l'aube et se couchent tard. Elles travaillent à la tâche. Elles sont en CDD et gagnent souvent moins de 1000 euros par mois. Et pourtant, ces femmes ne se plaignent pas car la plupart aiment ce qu'elles font. Elles apprécient le côté humain du travail, le contact avec les autres, et pourtant, la plupart du temps, elles font des toilettes intimes, elles aident à l'habillage. Tout est chronométré mais parfois, elles arrivent à s'occuper des papiers administratifs des personnes âgées qui n'ont pas toujours de famille pour s'occuper d'eux. Les cinéastes ont choisi d'interroger des femmes vivant en particulier à Amiens et Dieppe. A la fin de la projection, la majorité des spectateurs (la salle était pleine) ont applaudi et c'est mérité. Personnellement, j'avais la larme à l'oeil.

2 novembre 2021

Pays baltes 9/9 - Lituanie - 3

Voici mon neuvième et dernier billet sur les pays baltes dont je garderai un très bon souvenir. 

A Vilnius, on est passé devant le parlement:

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On a pu voir l'ambassade de France:

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...située juste à côté de l'ancien quartier juif devenu ghetto pendant la 2ème guerrre mondiale. Les Juifs de Vilnius ont payé un lourd tribu en victimes. 

Ci-dessous, le plan du grand et du petit ghetto qui existèrent de 1941 à septembre 1943 où les deux ghettos furent liquidés, soit plus de 40 000 personnes. En Lituanie, en 1941, il y avait 265 000 Juifs, et plus de 95% d'entre eux furent assassinés, soient 254 000 personnes.

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 Dans ce quartier pratiquement piétonnier, j'ai remarqué une pâtisserie (moi qui suis gourmande). On ne pouvait pas la louper. La preuve par l'image. 

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J'ai acheté quelques macarons dont j'ai fait aussi profiter mes collègues de travail. Ils les ont trouvés très bon.

Et toujours dans le même quartier, on est passé devant une plaque commémorative, qui rappelle le fait que Stendhal est venu à Vilnius en 1812 au moment où l'armée napoléonniene, enfin ce qu'il en restait, était en train de revenir de Russie.

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Et en parlant de l'armée napoléonienne, la dernière matinée fut l'occasion d'aller dans un cimetière où sont rassemblés les restes de plus de 3000 soldats morts à Vilnius.  

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 En plus du cimetière, on a visité l'église baroque (toute blanche à l'intérieur) Saint-Pierre-et-Saint-Paul. 

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91EBBA7E-DA61-46E1-A6DB-F99343A5DB3C L'orgue

EAE94650-4A76-46CB-9E34-02E6816A7151 Une barque pendue au plafond

Et je termine par quelques vues panoramiques de Vilnius depuis la tour du Palais des souverains de Lituanie.

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J'espère que le voyage vous aura plu.

1 novembre 2021

Fragments messagers - N°19

Cette dix-neuvième chronique coronavirusienne risque d'être moins "revue de presse" que "coup de gueule".

N'avez-vous pas eu l'impression, le mois dernier (octobre 2021) que l'on parlait davantage de la Présidentielle de 2022 et beaucoup moins du coronavirus de maintenant en 2021? Ou alors, c'est moi qui ne consulte plus assez la presse "non filtrée" par Yah**... 

Hé bien du coup, j'ai une question qui me taraude. Dites donc, Messieurs Zemmour ou Jadot, Mesdames Hidalgo ou Pécresse, et autres: "vous Président(e)", qu'auriez-vous fait, et que feriez-vous, contre le coronarirus, mhhh? Je ne crois pas avoir encore lu de réponse à cette question... J'aimerai bien le savoir, avant de voter, l'an prochain!

Combien d'électeurs parmi les plus de 50 millions de Français dont le schéma vaccinal est paraît-il complet (en attendant qu'émerge le besoin d'une n-ième piqûre), et compte non tenu là-dedans [dans le chiffre quotidien précis à l'unité près] des quelque 600 à 650 000 personnes (?) qui seront décédées, durant toute l'année 2021, d'autre chose que le Covid-19 (vaccinées ou pas, donc)...? 
Ah bah non, hein, je vais pas encore donner au gouvernement l'idée de "croiser" la liste des vaccinés avec la liste électorale: c'est pas parce qu'on pourrait faire qu'il faut faire...

En tout cas, désormais, ce sont bien plus de 10% des Français qui ont officiellement été malades du Covid-19 (plus de 7,2 millions - je ne me rappelle jamais si le chiffre donné chaque jour intègre ou non les 118 000 et quelque qui en sont décédés...).

Et le chiffre de 57 millions de personnes en France éligibles à la vaccination ne recoupe pas encore le nombre de citoyens: ce seraient les + de 12 ans qu'on piquerait, tandis que je ne sais plus qui est le ou la candidat(e) qui propose de fixer la majorité à 16 (... seize!) ans?

Des chiffres, des chiffres à déchiffrer... Vous n'en avez pas marre, vous, de lire dans la presse que "le vaccin bidule, en [1ère, 2ème, 3ème piqure], protège à xx % contre les formes graves provoquées par le variant truc, protection qui varie elle-même éventuellement selon qu'on a déclaré la maladie avant la piqure, ou qu'on a été vacciné (avant ou après) par le vaccin chose ou bien le vaccin machin"...? Ces jolis pourcentages sont exaspérants (ça devrait être 100 % partout, idéalement, non!). Après, il est vrai que, pour chacune des entreprises qui fabrique le vaccin, avoir réussi à influencer tel ou tel gouvernement (ou l'Union européenne...), pour recevoir une commande de x ou y milions de doses, ça représente un paquet de milliards de dollars (ou d'euros...) de chiffre d'affaires en plus ou en moins. Voilà comment j'en suis réduit à voir les choses.

Parions que les chiffres vont perdre de leur précision? Avec la fin de la gratuité des tests au 15 octobre 2021, 15% des non-vaccinés prévoyaient de ne plus aller se faire tester (même s'ils développaient des symptômes), selon un sondage. Résistance passive, inversement proportionnelle à l'érosion des manifestants antivax (qui seraient passées au fil des semaines, paraît-il, de 230 000 à 25 000 manifestants?).

Le 14/10/2021, Madame Borne n'excluait pas la possibilité de perdre son pass sanitaire pour ceux qui refuseraient la 3e dose... Affaire à suivre?

J'ai relevé que dans son N°5266 du 13/10/2021 (p.5), le Canard enchaîné s'interrogeait sur le respect des règles sanitaires sur le paquebot MSC Virtusa, en pointant qu'avec une jauge de 70%, ce sont pas moins de 4 400 passagers et 1 700 membres d'équipage qui se partagent actuellement un immeuble flottant de 331 mètres de longueur. S'amuser en croisière, ce n'est pas forcément donné à tout le monde...

14/10/2021: très intéressante étude belge qui postule que les formes graves de covid sont corrélées avec un déficit en zinc, en selenium ou en vitamine D et C dans l'alimentation. Bien sûr, nos chercheurs ne sont pas en mesure d'affirmer que, supplémentées, les personnes concernées n'auraient pas développé une forme grave de la maladie s'ils n'avaient pas souffert de carences, ils en sont encore au stade des hypothèses, mais... Mangez donc quand même régulièrement des produits de la mer [des moules?]

Une fois que les problèmes liés au virus se seront atténués, les chercheurs pourront revenir à des sujets plus sérieux, comme "selon une étude de l’Université d’Illinois at Urbana-Champaign en collaboration avec l’Université de Floride et l’Université d’Eastern Illinois, manger un avocat par jour pourrait aider à diminuer la graisse viscérale chez des femmes atteintes d’obésité". L'histoire ne disait pas si l'étude était financée, ou non, par une association de producteurs d'avocats... et j'ai eu la flemme de chercher. Mais ça illustre bien une certaine tendance à agir sur des conséquences, et non pas sur des causes (au hasard, la "junk food"?).

Je ne m'étais encore jamais trouvé dans la situation de voir, dans le métro, le derrière de la tête d'une femme voilée ET masquée. Scoop! Il existe une sorte de petit "gadget", une bande de plastique souple avec des rangées de barbelures aux deux bouts, qui permet d'attacher les élastiques du masque derrière la tête. Quand on n'a plus d'oreilles disponibles, il faut avoir des barbelures en plastique...

Pour finir, un peu d'info culturelle ou diverse.

C'est un article de Sorj Chalandon dans Le canard enchaîné du 29/09/2021 (p.7, rubrique "La Boite aux Images") qui avait attiré mon attention sur le documentaire La grippe espagnole, la grande tueuse, diffusé dans Infrarouge le 29/09/21 à 22h50. Je l'ai vu en octobre en replay, il est disponible jusqu'au 22 novembre 2021. Je vous le recommande

Un braconnier piétiné à mort par des éléphants au Parc Kruger (Afrique du Sud). Braves bêtes... A moins que vienne un démenti, disant qu'il voulait juste les tirer au fusil à seringue anesthésiante, pour les vacciner tranquille?
J'ai lu par ailleurs que, en moins de deux générations, la "sélection artificielle" privilégie désormais les éléphants avec de très petites défenses (comme ayant le plus de chances de survivre et de se reproduire...).

L'ile de Paques se réinvente... J'avoue avoir ricané en lisant les lamento du businessman français venu faire fortune. Cependant que les 2000 ou 3000 autochtones, eux, ça ne les dérange peut-être pas plus que ça de ne plus voir passer 60 ou 70 000 touristes chaque année...

31/10/2021: et maintenant, enfin, le vaccin anti-coronavirus en patch, avec 5000 minuscules pointes sur un centimètre carré, et d'une efficacité merveilleuse... On ne nous précise pas s'il faut un réfrigérateur pour conserver les patchs, ni à quelle température. Quel chemin parcouru depuis le début de l'année 2021, hein! ... Ah, non, pardon, ce n'est pas encore d'actualité, ils en sont juste au stade des études!

A suivre le mois prochain... si vous voulez bien! 

30 octobre 2021

Illusions perdues - Xavier Giannoli

J'avoue ne pas avoir lu Illusions perdues de Balzac, mais je pense que ce n'est pas grave pour apprécier le film. Le réalisateur qui est aussi co-scénariste a choisi d'adapter la deuxième partie du roman, Un grand homme de province à Paris. Le spectateur est tout de suite transporté au début du XIXe siècle sous la Restauration (1814-1830), en faisant la connaissance de Lucien Chardon (Benjamin Voisin), qui préfère qu'on l'appelle Lucien Rubempré (le nom de famille de sa mère). Ce jeune homme né à Angoulême écrit des vers et rêve de se faire publier. Il est devenu l'amant de Louise de Bargeton (Cécile de France), une jeune femme noble qui s'ennuie beaucoup auprès de son vieux mari. Louise et Lucien partent à Paris séparément. Louise va vivre chez sa cousine la marquise d'Espard (Jeanne Balibar). Pendant ce temps, Lucien dépense en peu de temps tout l'argent en sa possession. Au jardin du Palais-Royal où la vie parisienne bat son plein entre les prostituées et les maisons d'édition, il espère trouver un éditeur qui le publiera. Il rencontre Lousteau (Vincent Lacoste excellent), un jeune journaliste qui lui fait connaître d'autres journalistes écrivant des critiques qui s'achètent ou se vendent. Ces journalistes sont à l'origine des rumeurs qui peuvent détruire un artiste, un écrivain ou un homme politique. Après avoir été présenté à Raoul Nathan (Xavier Dolan), un écrivain de talent, Lucien fait la connaissance de Doriat (Gérard Depardieu), un éditeur ne sachant ni lire ni écrire (un comble pour un éditeur), comme le dit si bien le narrateur de l'histoire dont on connaitra l'identité vers la fin. Lucien va devenir un journaliste comme ceux qu'il fréquente et il va en perdre son âme et sa crédibilité, passant du camp des royalistes à celui des républicains. Et Lucien va tomber amoureux de Coralie, une ancienne prostituée très jeune qui fait du théâtre. Leur histoire est touchante car on devine que cela va mal se terminer. Ce film tourbillonnant et foisonnant bénéficie de décors et costumes somptueux et d'une distribution de premier ordre. Dans trois ou quatre scènes, on frémit devant Jeanne Balibar qui incarne une femme venimeuse tout en gardant le sourire (du venin sur pied comme je l'ai entendu à la sortie de la projection). Le jeune Rubempré va en subir les conséquences. Le film dure 2H30, il est un peu long mais allez le voir. Il donne en particulier envie de (re)lire le roman de Balzac. Les billets de Pascale, Princecranoir, Henri Golant, Strum et Pierre D en parlent beaucoup mieux que moi. 

27 octobre 2021

Pays baltes 8/9 - Lituanie - 2

Je repars en Lituanie où, avant Vilnius, on a fait une halte à Trakai qui fut capitale de la Lituanie au XIVème siècle. Trakai abrite le château le plus photographié de Lituanie. Il faut dire qu'il est beau situé au milieu d'une presqu'île sur le lac de Galvé.

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42F8B434-0E7F-494A-BE93-D4728BE8887F Une longue passerelle permet aux touristes d'atteindre le château.

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11ED3083-327B-42CA-9339-AFC5153F1084 La cour intérieure.

3F127B88-4D30-439A-B232-87826EECB0E0 La cour intérieure.

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D9516A40-783D-4F73-91AF-30884158CEC2 Une partie des remparts du château.

A Trakai, on peut aussi admirer de jolies maisons en bois de toutes les couleurs.

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Nous voici arrivés à Vilnius. Pour visiter la vieille ville, on entre par une des portes de la ville comme celle ci-dessous.

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FE979F3C-DDA1-4711-B708-8F2FB7B5D5B7 La porte (détail).

05F7404B-C98B-4F4C-8DB9-D42214540615 La rue la plus étroite de Vilnius qui si situe pas loin du l'immeuble où Marie Trintignant a été battue à mort en août 2003.

 5CFB8FA6-14E8-40BB-ADB0-B226C643C3BD C'était un hôtel qui, depuis, ne l'est plus.

A924195C-577B-4C36-8F43-BC38ABBBB4A3 La place principale de la vieille ville...

CE12AAF7-39CE-42C3-B800-90CDC1AA9566 ...où l'on trouve la cathédrale et son beffroi.

390851D3-48EB-4288-B245-0DB70087D707 La première cathédrale a été construite au XIVème siècle et a été mainte fois reconstruite jusqu'au XVIIIème siècle.

FA3477B7-0E2F-4643-B596-F130C449F08F Le beffroi date du XVIème siècle.

Suite et fin dans un prochain billet. 

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  • Record de commentaires en une année civile (même blogueur-euse): 162 par Manou en 2024
  • Record de commentaires en une journée: 44 le 09/04/2009
  • Records de nouveaux commentateurs en un mois: 24 (dont 22 blogueurs) en mai 2008 et mars 2009
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