Le blog de Dasola

Derniers commentaires
Archives
Challenges terminés

Pour les challenges de l'année en cours, 
voir colonne de droite

29 novembre 2020

La vengeance des cendres - Harald Gilbers

P1120114

Après Germania, Les fils d'Odin et Derniers jours à Berlin, je viens de lire La vengeance des cendres d'Harald Gilbers (Calmann-Levy, 439 pages haletantes). J'ai été contente de retrouver Richard Oppenheimer, l'ancien commissaire de la Kripo, renvoyé parce qu'il était juif et qui a vécu dans la clandestinité à Berlin pendant toute la deuxième guerre mondiale. On le retrouve en décembre 1946 avec sa femme Lisa et d'autres dans la demeure appartenant à Hilde, une femme médecin très amie avec le couple. Berlin est partagée en quatre secteurs, russe, français, britannique et américain. Les Berlinois souffrent toujours autant du froid (-20°) et surtout de la faim. Le marché noir n'a jamais aussi bien fonctionné dans une ville toujours en ruines. C'est dans ce décor qu'Oppenheimer va enquêter sur des meurtres étranges. Des hommes plutôt bien nourris sont retrouvés morts et dénudés avec une liste de noms de personnes tracés à l'encre noir sur les bras et les jambes. J'aime la manière dont Gilbers reste au plus près des personnages qui survivent comme ils peuvent dans une ville où par exemple, des bandes de gamins souvent orphelins chapardent tout ce qu'ils peuvent revendre, où il n'est pas facile d'afficher son homosexualité punie par l'article 175 du code pénal allemand datant de 1872 (qui a été appliqué jusqu'à 1994), et où les Russes et les Américains se regardent en chiens de faïence. Le roman se termine le 30 décembre 1946. J'espère que M. Gilbers ne va pas s'arrêter là. 

26 novembre 2020

Network - Sidney Lumet

P1120111

Plus de 40 ans après, j'ai revu Network de Sidney Lumet (1976). A l'époque, j'étais adolescente et j'avais trouvé le film un peu long. Pour tout dire, j'avais été moyennement emballée. Et bien, en le revoyant en 2020, j'ai changé d'avis. Le film n'a rien perdu de son actualité. En 1976, la télévision était le moyen de communication principal pour informer les gens. A l'époque, la presse écrite commençait à être un peu en perte de vitesse. Le réseau de chaînes de télé UBS vient de virer Howard Beale (Peter Finch) après vingt ans de bons et loyaux services en tant que présentateur du journal du soir. Et ce, malgré les protestations de Max Schumacher (William Holden). Le soir même à l'antenne, Howard annonce que dans une semaine, il va se suicider en direct. Cette nouvelle provoque une hausse immédiate de l'audimat. Flairant une aubaine, la nouvelle directrice des programmes très ambitieuse, Diana Christensen (Faye Dunaway) donne carte blanche à Beale qui devient un gourou pour des millions de spectateurs. Tout ce que Beale demande ou énonce provoque des réactions dans tout le pays. Jusqu'à ce que Beale devienne hors de contrôle. Aujourd'hui, la télévision a été supplantée par les réseaux sociaux pour en arriver à des résultats similaire. Le film est très bien réalisé avec des acteurs remarquables. Il faut noter la qualité des dialogues : c'est devenu rare. Le film a raflé quatre Oscars en 1977 dont l'Oscar du meilleur acteur amplement mérité à Peter Finch à titre posthume. L'acteur était décédé à 60 ans d'une crise cardiaque peu de temps avant la cérémonie. Je recommande vivement ce film. 

23 novembre 2020

Mot-à-mots - présentation d'Alex-mot-à-mots (à l'occasion de ses 500 commentaires chez Dasola)

Voici une septième "mise à l'honneur" pour une blogueuse venant de faire son 500e commentaire sur le blog de Dasola (1). Alex-mot-à-mots a mis un peu plus de dix ans et demi pour franchir cette étape, puisque son premier commentaire ici remonte au 24 avril 2010 (plus de trois ans après les débuts du blog de dasola). Je (ta de loi du cine, squatteur et statisticien de dasola) lui ai aussimot, pardon, aussitôt, demandé si elle accepterait de se prêter aux quelques questions-réponses habituelles. En un week-end, ça a été fait!

Aujourd'hui, je n'oserais pas pronostiquer si le prochain témoignage viendra d'1 blogueur.euse ayant déjà accumulé plus de 400 commentaire chez dasola, ou, qui sait, plutôt de l'une de celles qui "progressent" désormais au rythme de 80 à 100 nouveaux commentaires par an...

Mais pour le moment, je vous souhaite une bonne lecture des réponses de Alex-mot-mots ci-dessous!

***************

Mot-a-Mots Bonjour Alex-mot-à-mots, pour que les lecteurs comprennent qui vous êtes, pouvez-vous vous présenter ? Derrière ce pseudonyme, pouvez-vous nous livrer quelques éléments biographiques?

Alex, 47 ans, mariée, deux enfants de 17 et 14 ans. J’habite à la campagne mais j’ai grandi dans une petite ville chargée d’histoire romaine. 

Avez-vous fait des études ou exercé une profession ayant un rapport avec la littérature ou l'art?

J’ai fait des études de lettres et travaille maintenant au milieu des livres. 

* Parlons un peu de vous et de votre blog: Mot à mots. Dans quelles circonstances avez-vous souhaité le créer? Vous utilisez aujourd’hui la plateforme « wordpress » (depuis février 2015), pourquoi avoir quitté la plateforme « canalblog »? Quid de l’achat du nom de domaine ?

J’ai commencé à bloguer quand mon premier fils est né, en 2003. Ma mère était partie travailler à Nouméa, c’était une façon de lui envoyer des photos et des nouvelles. Puis mes enfants ont grandi, ma maman est revenue, mais j’avais pris goût au blog.
Comme mes enfants grandissaient, j’ai pu de nouveau trouver du temps pour lire. J’ai alors décidé d’ouvrir un blog sur mes lectures (et un peu sur le thé, ma seconde passion).
J’ai commencé historiquement sur Canalblog, mais à cause de nombreux problèmes généraux sur cette plate-forme, j’ai d’abord migré sur Wordpress gratuit, puis sur Wordpress payant grâce à mon mari.
Eh oui, mon mari est aussi gestionnaire d’un blog de tekno (https://larajtekno.info/). C’est lui qui a payé le premier abonnement, et qui m’a parrainé.

* Vous n'y parlez pratiquement pas d'autre chose que de livres, à la notable exception des thés présentés sous la catégorie « A l’heure du chapelier fou »: pourquoi?

Parce que ma vie privée ne regarde que moi. Si vous voulez en savoir un peu plus, il faut me suivre sur les réseaux sociaux (ou je ne raconte rien de passionnant).
Je n’ose pas parler des films, ne me sentant pas encore assez à l’aise.
Parfois, je fais un article sur une fête du livre, mais en ce moment, c’est assez calme.
Toutefois, étant une adepte du Zéro déchet (dans la mesure du possible), dans le menu, vous trouverez des pages sur mes recettes ZD.

* La catégorie « En passant » semble, elle, rassembler des billets sur des livres «tombés des mains» ou sur des sujets divers… ?

En effet, il m’arrive d’abandonner des lectures peu à mon goût. Je les rassemble dans un même billet en expliquant succinctement pourquoi je les ai lâchement laissé tomber.

* Votre blog ne comporte aucun autre « index » de tous les livres chroniqués que l’initiale du nom de l’auteur ou bien le mois de rédaction (colonne de droite) : ni par genre de littérature, ni par pays… Pourquoi ce choix ?

Cela aurait fait une colonne de droite trop longue à mon goût. Question d’esthétique uniquement. Et puis, quand je cherche sur d’autres blogs ayant ces classements, je ne m’y repère pas.

* En ce qui concerne la lecture: quel est votre but avec ce blog ? Débroussailler le champ immense des lectures possibles, faire partager vos émotions de lectures…?

Egoïstement, ce sont d’abord des fiches de lecture en fonction des livres que j’ai envie de lire à certains moments : rentrées littéraires, festivals du polar…. L’envie de faire découvrir d’autres titres, d’autres auteurs parfois.

* En moyenne et à titre indicatif, combien lisez-vous de bouquins par mois? Et pour rester dans les chiffres, quelle est la moyenne de fréquentation de votre blog par jour?

Désolé Ta d loi du ciné, aucune statistique chez moi, ça a tendance à me déprimer ;-)

* Quelle blogueuse êtes-vous ? Challenges, tag, swap… Jouez-vous à ces jeux émérites ?

J’ai eu fait des swaps, challenges et autres tags. Mais je me suis aperçu que je ne lisais pas les réponses des tags des autres bloggueuses.eurs. Certains swaps m’ont déçu. Je ne participe plus non plus à des challenges, je préfère lire au gré de mes envies. Quant aux différents jeux, je n’ai dû gagner qu’une seule fois, alors je n’en fais plus non plus.

* Vos commentaires consistent en général en une phrase ou deux (courtes) : vous privilégiez la concision ? Mais vous répondez toujours aux commentaires chez vous?

C’est mon esprit de synthèse qui ressort, désolée !
Oui, je réponds toujours aux commentaires, c’est un signe de politesse.

* Question très intéressée : pourquoi et comment est réalisée la page de la liste des blogs visités (https://www.netvibes.com/motamots#LECTURES sur https://www.netvibes.com/fr)?

J’ai créé un compte Netvibes (agrégateur de flux) dont je me sers pour aller visiter les blogs amis. J’ai ensuite mis le lien sur Wordpress.

* En tant que lectrice, comment vous définiriez-vous? La lecture tient-elle un rôle important dans votre vie?

La lecture tient un rôle important, évidemment, mais moins qu’il y a quelques années ou je me jetais littéralement sur tout ce qui avait la forme d’un livre. Avec l’expérience, je sélectionne mieux mes lectures.

* Combien de temps consacrez-vous à la lecture chaque jour?

Cela dépend : beaucoup les week-ends, et à peu près une heure par soir (sauf en cas de grosse fatigue). Je lis beaucoup également pendant les vacances. Mes articles paraissent tous les 2 jours, mais c’est parce que mes billets sont programmés.

* Salons du livre, rencontres avec les auteurs et séances de dédicaces … Les recherchez-vous?

Quand j’en ai envie et seulement pour découvrir des auteurs. Les têtes d’affiche pour lesquels il faut faire la queue ne me disent rien.

* Votre endroit favori pour lire?

Mon fauteuil spécial devant la fenêtre, avec mon repose-pieds et mon plaid. La table pas loin pour poser ma tasse de thé.

* Etes-vous plutôt livre papier ou liseuse électronique?

Les deux, mon capitaine. J’emprunte également beaucoup à ma BM, car ma carte-bleue me dit souvent non.

* Comment choisissez-vous vos lectures? (bouche-à-oreille, cadeau, article de presse, hasard…)? Avez-vous un genre favori? Un auteur – vraiment – préféré?

J’ai la chance d’avoir une bonne librairie dans la grande ville à côté de chez moi ; de faire partie d’un groupe de lecture dans lequel nous échangeons nos découvertes. Certains blogueurs sont également de très bon conseil.
Un genre favori : j’aime souvent retourner vers le polar.
Un auteur vraiment préféré ? Après réflexion, je dirais Louise Penny et son personnage Armand Gamache. Chaque tome de la série (qui en compte une quinzaine) est passionnant à lire.

LOUISE PENNY UN BEAU MYSTERE

* A quoi êtes-vous sensible lorsque vous avez un livre en main?

A l’atmosphère qui se dégage des pages. Si l’auteur.trice a su créer une atmosphère, c’est gagné.

* Offrez-vous des livres? Si oui comment les choisissez-vous?

Rarement, je préfère les échanges. J’en offre ceci dit beaucoup à mes enfants sur leurs sujets de prédilection.

* S’il ne fallait en retenir qu’un? Quel livre vous a le plus profondément marquée, parmi tous ceux que avez pu lire?

Incontestablement : Les frères Karamazov de Dostoïevski. Lu quand j’étais ado, le roman m’avait fait forte impression : la psychologie des personnages, le tragique de l’histoire, et cette ambiance glauque sans hémoglobine.

LES FRERES KARAMAZOV

* Avez-vous un souvenir (bon ou mauvais) marquant d’une lecture enfantine ou adolescente?

Enfantine, non : je ne trouvais aucun intérêt aux histoires.
Et puis j’ai découvert Sherlock Holmes. Même si à l’époque je ne comprenais pas grand-chose à l’intrigue, j’adorais l’ambiance londonienne et le personnage tourmenté.

* Comme d’autres «dévoreuses de bouquins», êtes-vous vous aussi tentée par l’écriture?

Absolument pas. C’est un vrai métier qui doit partir des tripes parce que l’on a quelque chose à dire.

* Vous rappelez-vous comment vous aviez découvert le blog de Dasola? (réponse facultative!)

Ca remonte à tellement longtemps ! Sans aucun doute un excellent conseil de lecture. J’aime beaucoup les billets sur les polars (j’en ai découvert quelques-uns grâce à Dasola, mercis).

* La question suggérée par Dominique: "êtes-vous parfois tentée d'arrêter le blog?"

Ca m’arrive. Jusqu’à présent, je l’ai mis en pause, plus ou moins longues. Mais j’y reviens toujours. La littérature est vraiment essentielle à ma vie, même si parfois j’en ai marre de lire (souvent après un mauvais bouquin). Mais j’y reviens toujours.

* Un dernier mot pour conclure cet échange? Quelle autre question auriez-vous voulu que l'on vous pose?

Je ne sais pas qui m’aura lu jusqu’au bout….
Merci, Ta d loi du ciné, pour cette mise à l’honneur. 

Mot-a-mots_2

 

(1) Ci-dessous les six témoignages précédents (avec leur nombre de commentaires lorsqu'elles-ils avaient témoigné, et aujourd'hui):
Dominique (de A sauts et gambades) le 28 avril 2017 (500 => 659)
Aifelle (le goût des livres) le 25 octobre 2017 (750 => 1026), 
Maggie (Mille et un classiques) le 12 août 2018 (600 => 759) 
Ffred (le ciné de Fred) le 23 octobre 2018 (500 => 537).

Keisha (en lisant en voyageant) le 26 avril 2019 (500 => 570)
Matching points "pour les femmes mais pas seulement" le 12 mai 2020 (500 => 533)

20 novembre 2020

L'attaque du Calcutta-Darjeeling - Abir Mukherjee

P1120110

A défaut de pouvoir voyager dans les contrées lointaines, il reste les livres pour s'évader. Avec L'attaque du Calcutta-Darjeeling de l'Ecossais d'origine indienne Abir Mukherjee (Editions Liana Levi, 397 pages), l'écrivain nous emmène à Calcutta en 1919 où l'on fait la connaissance de Sam Wyndham arrivé d'Angleterre. Il a posé le pied en Inde le 1er avril de cette année là. Avant 1914, Wyndham avait travaillé à Scotland Yard. Gravement blessé pendant la première guerre mondiale, il est devenu accro aux opiacés et sa femme Sarah est décédée de la grippe espagnole. Dès son arrivée, on lui demande d'enquêter sur le meurtre d'un haut fonctionnaire dont le corps a été retrouvé près d'un bordel. Wyndham a comme adjoint un sergent Indien, Banerjee. Les deux vont suivre plusieurs pistes dans cette ville capitale du Bengale Occidentale. A l'époque, l'Empire britannique règnait sur cette partie du globe. 100 000 Britanniques y étaient présents. Mais la révolte commence à gronder parmi les Bengalis qui aspirent à l'indépendance et à la non-violence. L'arrière-plan historique est bien décrit par petites touches. Un roman très plaisant à lire dans lequel j'ai appris des choses sur l'Inde de cette époque. On s'attache très vite aux deux personnages principaux. L'attaque du Calcutta-Darjeeling (paru récemment en poche) est le premier d'une série. Le deuxième, Les princes de Sambalpur dans lequel on retrouve Wyndham et Banerjee, vient de paraître [chroniqué le 14 décembre 2020]

Lire les billets de Encore du Noir!, de Mimi, Jean-Marc Laherrère et Le bouquineur.

17 novembre 2020

Le château du Dragon / L'aventure de Mme Muir - Joseph L. Mankiewicz

Je sors de ma torpeur confinée pour évoquer deux films de Joseph L. Mankiewicz que j'ai revus récemment en DVD. A défaut de cinéma grand écran, heureusement qu'il y a le cinéma "en boîte".

Je chronique les deux films ensemble pour une raison: Gene Tierney est l'actrice principale des deux.

P1120108

Le château du dragon date de 1946, L'aventure de Mme Muir de 1947.

Je ne me rappelais pas trop Le château du dragon (Dragon Wyck en vo) qui est le premier film du réalisateur. Il se passe dans les années 1840 dans le Connecticut. Miranda, l'une des filles d'un fermier est invitée par un cousin éloigné de sa mère. Nicholas Van Ryn (Vincent Price) est un riche propriétaire terrien qui vit dans un château avec sa femme alitée, sa fille adolescente (dont Miranda doit s'occuper) et des domestiques. Miranda est ravie dès son arrivée de vivre dans cette demeure mais Nicholas se révèle vite être un homme tyrannique qui rêve d'avoir un garçon. Il méprise les fermiers qui vivent sur ses terres. La femme de Nicholas décède assez brutalement et bien évidemment Nicholas épouse Miranda. L'histoire fait penser à Rebecca et Jane Eyre mais c'est tout de même assez différent dans le ton et la fin est plus sombre. J'ai aimé le film sans plus mais Gene Tierney est bien jolie.
En revanche, il y a quelques bonus intéressants dont la première partie d'un documentaire sur Joseph L. Mankiewicz: All about Mankiewicz qui date de 1983 dans lequel le réalisateur évoque sa vie avant son arrivée à Hollywood.

L'aventure de Mme Muir (soit The Ghost and Mrs. Muir) est un bien joli film qui raconte l'histoire d'une jeune veuve et de sa petite fille (interprétée par Natalie Wood toute gamine). Lucy Muir quitte Londres et sa belle-famille pour s'installer au bord de mer avec sa fille et une domestique dévouée dans une belle maison qui a appartenu à un capitaine de la marine (Rex Harrison) décédé par accident. Le fantôme du capitaine avec sa voix de stentor a fait fuir tous les locataires avant elle. Mais Lucy ne s'en laisse pas compter. Elle se met à converser avec lui. Cela durera un an, le temps que le capitaine dicte à Lucy un manuscrit qui devient un best-seller. Puis le capitaine s'efface devant Miles Fairley (George Sanders) qui courtise Lucy. Cette dernière va découvrir que Miles n'est qu'un coureur de jupons, marié et père de famille. Elle restera seule le reste de sa vie en attendant de rejoindre un jour son capitaine. Par un simple plan de mer agitée, le temps passe et Lucy vieillit. Elle se promène le long du rivage. La fin m'a tirée des larmes aux yeux. Un film à (re)voir. Mon DVD ne comporte aucun bonus.

13 novembre 2020

Les vieux fourneaux 6. L'oreille bouchée - Lupano & Cauuet

P1120106

Grâce aux librairies indépendantes à Paris, en cette période de reconfinement, j'ai pu commander le nouveau Les vieux fourneaux 6. L'oreille bouchée de Lupano et Cauuet (Editions Dargaud, 56 pages). J'ai récupéré mon exemplaire le jour de sa parution, le 6 novembre 2020. Ce "passer commande et récupérer" est pratique et permet aux librairies de continuer leur activité.  

Dans ce sixième tome, on retrouve Pierrot qui est de très mauvaise humeur. Dans le cadre de l'association "Ni yeux, ni maître", il continue ses attentats avec d'autres contre les "flics" coupables de violence policière. Dans sa maison à la campagne, Antoine a reçu une invitation pour partir en Guyane rejoindre Emile, "Mimile". Antoine a du mal à joindre Pierrot qui est très réticent à quitter Paris et sa pollution. Cependant, arrivés à Cayenne, Antoine et Pierrot font un long périple, en particulier en pirogue, pour parvenir à destination où ils retrouvent Emile, son ami Errol, l'Australien dont on fait la connaissance dans le tome 3 (Celui qui part) et Sophie. Ce tome évoque l'orpaillage et les dégâts écologiques que cette quête de l'or provoque. Il est fait mention du projet "Montagne d'or" qui, pour le moment, a été abandonné. Un tel projet détruirait la biodiversité (oiseaux, végétaux, etc.), qui est une des grandes richesses de ce département français. Ce séjour en Guyane permet à Pierrot de faire une rencontre inattendue qui le fait remonter dans son passé. Un tome sympathique assez différent des précédents. A quand la suite? 

P1120107

10 novembre 2020

Le cerbère blanc - Pierre Raufast

P1120101

Quand j'ai acheté Le Cerbère blanc (Editions Arpège, 282  pages), je m'attendais à découvrir une histoire distrayante dans la veine de ce qu'a écrit Pierre Raufast jusqu'à présent. Et bien, ce n'est pas vraiment le cas. J'ai trouvé l'intrigue assez triste. Mathieu et Amandine naissent à un jour d'intervalle en juin. Ils grandissent ensemble dans la vallée de Chantebrie. Les parents s'entendent très  bien. Malheureusement, un jour les parents de Mathieu meurent tragiquement dans un accident de téléphérique. Mathieu qui a quinze ans se sent coupable. Peu de temps avant, il avait échangé un premier baiser avec Amandine. Quelque temps après, c'est au tour du père d'Amandine de décéder. Sans donner d'explications, Mathieu quitte la Chantebrie et Amandine pour partir vivre à Paris dans le but de suivre des études de médecine. Afin de payer ses études, il trouve un travail d'assistant chez un taxidermiste qui a créé un cerbère blanc. Mathieu et Amandine qui formaient un couple parfait vont vivre l'un sans l'autre plusieurs années. Je ne vous révélerai rien d'autre sauf le fait que la fin de l'histoire tire vers le paranormal. Le roman se lit bien mais j'ai nettement préféré les romans précédents comme Habemus piratam, La baleine thébaïde, La fractale des raviolis ou La variante chilienne. Krol et La chèvre grise ont nettement plus apprécié ce roman que moi. Alex-mot-à-mots a un avis aussi mitigé que le mien. 

7 novembre 2020

Charlie Témoignage: se réveiller dans un sarcophage en janvier 2015 - Simon Fieschi

P1120103

Je (ta d loi du cine, squatter chez dasola) n'avais encore jamais trouvé l'occasion de rendre directement hommage, dans mes chroniques mensuelles, à l'un des membres de l'équipe de Charlie Hebdo qui s'est sorti vivant (mais grièvement blessé) de l'attentat du 7 janvier 2015. Dans Charlie Hebdo N°1474 du 21 octobre 2020, pp. 14-15, j'ai découvert le témoignage de Simon Fieschi sur l'après-attentat, premier article de lui que j'ai lu dans le journal (sauf erreur de ma part), illustré par cinq dessins en "regard subjectif" de Riss.

P1120102

Simon Fieschi, webmestre de Charlie et abattu à son bureau le 7 janvier, est sorti du coma le 14 janvier 2015 seulement. Très gravement blessé (une balle de fusil de guerre kalachnikov lui avait non seulement traversé le poumon mais aussi endommagé la colonne vertébrale), il était alors intégralement paralysé, sous respiration et alimentation artificielles. Son article raconte la douleur, ou plutôt les douleurs... au point de rêver au moyen de se suicider (alors que gisant incapable de quoi que ce soit seul), les délires, le désespoir de ces longues semaines vécues alité. 

Chaque mot de cette double-page est pesé et compté, même s'il s'agit d'un vécu personnel, intériorisé et intransmissible (cela transpire dans le texte lui-même), et je souhaite d'abord et surtout en signaler l'existence, pour que d'autres que moi puissent la lire. J'ai trouvé l'intégralité du texte publié en ligne et mis à disposition (en tout cas ces jours-ci) sur le site internet du journal

Je vais juste en citer un petit paragraphe: "Pendant plus d'une semaine, je n'ai eu qu'un pied dans le royaume des vivants. Quand j'apprends que nous avons été attaqués par al-Quaida, que tout le monde est mort, que les cloches de Notre-Dame ont sonné pour Charb, Cabu et les autres, que notre petit Charlie a rassemblé 4 millions de personnes et réalisé la plus grande vente de l'histoire de la presse française, ça devient difficile de distinguer entre la réalité et les hallucinations". 

P1120104 

Jusqu'à présent, j'avais uniquement relevé que Philippe Lançon avait évoqué Simon Fieschi dans quelques pages du livre Le lambeau en parlant de leur séjour commun à l'hôpital des Invalides (p.420). Je n'avais en effet rien déniché venant directement de lui (comment savoir si c'est lui, ou bien un homonyme, qui a travaillé dans le cadre de ses études universitaires sur les gendarmes et le banditisme corse au début du XXe siècle?). J'aurais pu, c'est vrai, parler de lui dans un article dédié grâce à ce que la presse avait écrit le concernant... Je ne l'avais pas encore fait. 

Riss, lui, parle de Simon dans son livre que j'ai chroniqué en septembre, p. 117 à 120. Il raconte comment il l'a embauché, recommandé par une relation de Bernard Maris, pour "faire vivre le site du journal qui, avant son arrivée, était aussi dynamique qu'une pierre tombale". Dans les pages suivantes, il témoigne comment, déjouant les pronostics les plus pessimistes, "durant les semaines et les mois qui suivirent, au prix d'un travail acharné de rééducation, Simon retrouva très lentement l'usage de ses deux membres inférieurs sur lesquels il réapprit à se tenir debout, aidé d'une canne dont il ne se sépare jamais".

Profitons enfin du présent billet pour mentionner ici les chroniques de Yannick Haenel qui suit quotidiennement pour le site internet de Charlie Hebdo le procès des attentats de janvier 2015 (articles illustrés par Boucq). 

*** Je suis Charlie ***

5 novembre 2020

Derniers films vus avant le deuxième confinement et non commentés

Je commence par Peninsula de Sang-ho Yeon. Il s'agit d'une suite qui se passe quatre ans après Dernier train pour Busan du même réalisateur. Pascale et Maggie ont trouvé cette suite ratée par rapport au premier volet. Eh bien moi, j'ai aimé cette histoire dont la trame m'a beaucoup fait penser à New-York 1997 de John Carpenter. Après qu'un virus a transformé presque toute la population sud-coréeenne en zombie, la Corée du Sud qui est une péninsule est devenue un "no man's land". L'essentiel de l'histoire se passe à Incheon, une ville portuaire devenue une ville fantôme. Arrivent de Hong-Kong, par bateau cargo, quatre volontaires sud-coréens qui ont réussi à échapper au virus. Ils seront grassement payés s'ils arrivent à retrouver et prendre le contrôle d'un camion plein de dollars américains. Ils devront le ramener sur le bateau. Sur place, ils retrouvent très vite le camion mais bien évidemment, le voyage de retour vers le port ne se déroule pas comme prévu. Les zombies et des membres d'un gang vont se mettre en travers de leur route. Une mère et ses deux filles ainsi qu'un vieil homme vont intervenir pour aider un des protagonistes. Les courses-poursuites en voiture manquent de réalisme, la fin est un peu grandiloquente, mais j'ai vraiment passé un bon moment devant ce film. Ffred l'a aussi bien apprécié.

Je passe à un drame horrifique australien, Relic réalisé par Natalie Erika James qui a co-écrit le scénario. Une femme, Kay (Emily Mortimer) qui vit à Melbourne emmène sa fille Sam vers la maison de la grand-mère Edna qui a disparu depuis trois jours. Arrivées sur place, elles s'installent dans la maison très isolée pas loin des bois. Edna reparaît le troisième matin comme si de rien n'était. Elle a un comportement étrange, Elle passe de la gentillesse à l'agressivité envers Sam qui essaye de se rapprocher d'elle. Edna se gratte et on peut apercevoir une grosse tache noire qui s'est formée sur sa poitrine. Elle semble ne plus avoir toute sa tête. Et puis on se rend compte que la maison aussi est bizarre et décrépite, qu'elle renferme des pièces cachées. La nuit, Kay et Sam entendent des bruits. Comme l'a écrit Maggie, les dernières scènes sont terribles et horrifiques. Je ne m'attendais à une telle fin. Pour information, l'acteur Jake Gyllenhaal est coproducteur de Relic.

Je termine avec Kajillionnaire de Miranda July que Pascale a adoré et qui, moi, m'a mise très mal à l'aise. Old Dolio est une jeune femme aux cheveux longs de 26 ans habillée avec des vêtements de garçon dans lesquels elle nage. Elle parle avec une voix grave, elle ne supporte pas qu'on la touche et surtout elle est la complice de ses parents, Thérésa et Robert, qui vivent de larcins. Ils se servent d'elle sans aucun scrupule et ils n'ont aucun geste de tendresse envers elle. On se rend compte que ce sont des monstres. Un jour dans un avion, le trio fait la connaissance de Mélanie, une jeune Latino pleine de vie qui va chambouler la vie d'Old Dolio. Mais au final, je n'ai pas aimé et j'ai été contente quand le film s'est terminé. Lire le billet de Tororo.

A part ça, j'ai vu 42 films depuis le 22 juin dernier, jour de réouverture des cinémas. J'espère que j'aurais la possibilité d'en revoir avant le 31 décembre prochain [2020]... Je reprends des expressions de mon ami ta d loi du cine : "Ceinture pour le cinéma, tintin pour le théâtre", presque rien du tout pour les librairies. Je ne parle même pas des expositions. J'espère que ce cauchemar va prendre fin un jour.

2 novembre 2020

Sean Connery (1930-2020)

Le 31 octobre 2020 est décédé Bond, James Bond. Enfin, le Bond le plus célèbre selon un sondage récent lu je ne sais où. Mais Sean Connery qui aimait l'Ecosse, sa femme et le golf a interprété beaucoup d'autres personnages comme dans Traitre sur Commande de Martin Ritt, La colline des hommes perdus, The Offense, Le crime de l'Orient-Express, trois films de Sidney Lumet, Pas de printemps pour Marnie d'Alfred Hitchcock, L'homme qui voulut être roi de John Huston, La rose et la flèche de Richard Lester, Zardoz de John Boorman, La maison Russie de Fred Schepisi, A la poursuite d'Octobre rouge, Soleil levant de Philip Kaufman. Et bien entendu Le nom de la Rose de Jean-Jacques Annaud et Indiana Jones et la dernière croisade de Steven Spielberg. C'était un acteur que j'appréciais beaucoup.

Il est vraiment temps que l'année 2020 se termine...

1 novembre 2020

Le confinement est isolant... - N°7

...Comme auraient dit à peu près les Anglais (d'après un titre du Times, en temps incertain, je crois... - "Le continent est isolé"). 
Bon, nous aussi, on en reprend, nous a-t-on signifié, pour au moins quatre semaines de confinement à cause de cette fichue Covid-19.

Ça y est, papa Macron a parlé. Vous savez ce qu'est l'acceptabilité sociale, les enfants? C'est quand il y a de grosses probabilités que les joyeusetés durent plutôt 8 voire 12 semaines, mais qu'on préfère nous les distiller par paquets de 4...

== Du coup, je (ta d loi du cine, squatter" chez dasola) dois mettre au frigo un certain nombre de mes p'tites notes prises ces dernières semaines... pour une prochaine fois, et ré-orienter le présent billet! ==

On parle bien de 2ème confinement (et non de second!). On parie qu'on (les survivants...) s'en prendra un troisième au printemps...? A peine le temps d'avaler 2-3 goulées d'air avant d'être replongés sous l'eau.

Ai soupiré devant le privilège dont avait bénéficié ce touriste japonais, qui s'est vu ouvrir pour lui tout seul l'accès au Machu Picchu! Loin de la foule envahissante, mon rêve...

Quelques restes de l'époque où l'on pouvait se déplacer librement (masqués bien sûr).
Entendu dans le train, avec le message informant du passage de la "voiture de restauration": « il est possible de payer par ticket restaurant, espèces ou carte bleue ("merci de privilégier le paiement par carte sans contact"); après votre dégustation, dans le respect des gestes barrières (1), nous vous invitons à remettre votre masque ». Bon OK, il a quel goût, le virus? Surtout, n'oubliez pas de bien le mâcher et de boire un bon coca-cola par-dessus (vendu à part) entre chaque bouchée, ça vous aidera à digérer?

Glané au centre de don du sang où j'avais été accomplir mon petit devoir, en réponse à ma demande: "on remettra le Livre d'Or en circulation seulement quand Coco ne rôdera plus dans le secteur...!".

Grincé (par moi) après le couvre-feu et avant le reconf': la science médicale vient d'accomplir un gros progrès; on sait désormais que cet animal de virus chasse de nuit. Merci Président Macron!

Tout le monde a bien noté l'avertissement avec ses trémolos? Si on n'avait rien fait (pas reconfiné), on aurait pu aller vers les 400 000 morts. C'est sûr qu'aujourd'hui, les 100 000 dont on nous avait menacés en début d'année nous auraient moins impressionnés...

Toujours les mêmes populations qui sont les plus à risque. Les gros, les joufflus, les obèses... savent ce qu'il leur reste à faire pour quitter leur dangereux statut (comme le chantait à peu près Brassens).

Ça me fait penser: il y a une charade qu'on m'a racontée, je ne l'ai pas bien comprise, elle ne commence pas comme d'habitude. Ça dit: "mon dernier est une marque de bière."...

Et tiens, encore une question dont je ne trouve guère la réponse dans la presse... En homéopathie, pour soigner LE virus, c'est quelle dilution?

Bon, les stocks de masques, c'est OK... Et les gants? Quelqu'un a pensé aux gants? Ah, on est vraiment doués, dans ce pays...

En plus du masque avec une paille, j'attends le masque-tandem ou biplace (pour mêler nos haleines sans les mélanger avec d'autres...)...

Attendue aussi avec impatience, la fin de la buée sur les lunettes. Qui veut payer pour voir?

Hop, une quinzaine de considérations, ça va suffire, j'ai pas trop le coeur à aller plus loin...

A suivre encore le mois prochain!

(1) et non "gestes barrière" comme je l'avais écrit dans un premier temps. L'Académie s'est épanchée sur la question...

30 octobre 2020

Gabrielle Chanel - Manifeste de mode

P1120099

Vendredi 23 octobre 2020, j'ai eu la chance d'aller à l'exposition Gabrielle Chanel - Manifeste de mode. Elle a lieu jusqu'au 14 mars 2021. J'espère que si vous passez par Paris après le deuxième confinement, vous pourrez voir cette très belle exposition qui a lieu au Palais Galliéra - Musée du costume dans le XVIème arrondissement de Paris. La maison Chanel a par ailleurs financé des travaux dans ce bâtiment en créant une galerie en sous-sol. Pendant la visite, on est masqués mais on peut prendre des photos des robes, tailleurs et autres ensembles créés par Gabrielle Chanel entre 1920 et 1970. Les accessoires ne sont pas oubliés comme les bijoux, le sac 2.55 et le parfum N°5. Parmi les vêtements présentés, j'ai une préférence pour les tailleurs puis les robes de jour. Une expo à voir. A la boutique, il y plusieurs publications dont un catalogue à moins de 12 euros qui complète bien la visite.

20201023_192830

20201023_192949

20201023_193059

20201023_193139

20201023_193220

20201023_192551

20201023_192556

20201023_192723

20201023_192747

20201023_192825

20201023_191954

20201023_191959

20201023_192041

20201023_192107

 

20201023_191747

20201023_191756

20201023_191849

20201023_191914

20201023_191943

20201023_191458

20201023_191504

20201023_191652

20201023_191706

20201023_191732

20201023_190313

20201023_190333

20201023_190407

20201023_185719

20201023_185802

20201023_185852

20201023_190013

20201023_190305

20201023_185138

20201023_185209

20201023_185243

20201023_185314

20201023_185621

20201023_184421

20201023_184450

20201023_184544

20201023_184704

20201023_184845

27 octobre 2020

Miss - Ruben Alves

J'espère que ce film ne passera pas inaperçu. Miss, c'est Alex Dufresnoy, un garçon androgyne qui rêve depuis tout gamin de devenir Miss France. Devenu adulte, il vit dans une chambre d'une grande maison de ville appartenant à Yolande (Isabelle Nanty, toujours aussi bien), qui, sous des dehors "grippe-sou", a un coeur d'or. Dans cette maison vivent aussi Lola, un travesti (Thibault de Montalembert, excellent) qui parcourt les allées du bois de Boulogne, Ahmed et Randy, ainsi que des femmes indiennes qui cousent dans la clandestinité. Alex est décidé à devenir Miss France 2020 et il demande de l'aide à tout ce petit monde. Le réalisateur va droit à l'essentiel, les éliminatoires, l'entrainement sportif des Miss, la préparation psychologique des demoiselles. Alex s'en sort plutôt bien et on le voit évoluer, lui qui veut devenir quelqu'un. Il implique toute sa "famille" dans cette entreprise. On pourra dire que c'est bourré de "bons sentiments", mais personnelllement, j'ai aimé ce film qui ne tombe pas dans le graveleux ni dans l'outrance. Pascale Arbillot, qui joue Amanda, la "coach" de toutes ces Miss, est très bien. La fin est très émouvante. Je recommande ce film.

24 octobre 2020

Lucky Luke - Un cow-boy dans le coton - Jul et Achdé

P1120098

Quel plaisir de retrouver Lucky Luke dans une aventure qui va l'amener jusqu'en Louisiane. Un cow-boy dans le coton (46 pages, Editions Lucky Comics) est paru le 23 octobre 2020 (hier). Un notaire vient annoncer à Lucky Luke qu'un vieille dame, admiratrice des exploits du cow-boy, l'avait fait unique héritier de l'une des plus grandes plantations de coton de l'Etat. Lucky Luke est maintenant un homme riche! Avant de partir pour voir ce qu'il en est, Lucky Luke va assister à l'arrestation des quatre Dalton par un cow-boy Noir, Bass Reeves, qui faisait partie des 25% des cow-boys noirs qui oeuvraient dans l'Ouest. Reeves était une fine gâchette, ce qui lui a permis d'arrêter plus de 3000 hors-la-loi. Parmi les cow-boys, il y avait aussi un grand nombre d'Hispaniques. Bref, pour rejoindre la plantation, Lucky Luke va parcourir presque 1500 km sur son Jolly Jumper. Il va être vite poursuivi par les quatre Dalton qui se sont évadés au bout de trois jours (je vous laisse voir par quel moyen). Arrivé sur place, Lucky annonce aux Noirs travaillant sur la plantation qu'il leur lègue la terre et le coton. Bien entendu, les planteurs aux alentours dont un certain "QQ" ne sont pas d'accord. J'ai lu l'album en très peu de temps. C'est très sympa à lire.

22 octobre 2020

Films vus et non commentés depuis début octobre 2020 qui sont encore visibles en salle

Josep du réalisateur et dessinateur Aurel est un film d'animation qui nous raconte une période peu connue et peu glorieuse de la France. En 1939, les Républicains Espagnols sont arrivés par milliers en France pour fuir l'Espagne de Franco. Ils n'ont pas vraiment été bien accueillis par la France. Beaucoup se sont retrouvés dans des camps de concentration comme celui de Rivesaltes. Plusieurs années plus tard, un gendarme qui vit ses derniers jours raconte à son petit-fils sa rencontre avec Josep, un dessinateur et homme politique catalan, dans un camp dont il était un gardien. La vie de Josep Bartoli est évoquée jusqu'à son exil aux Etats-Unis après le deuxième conflit mondial. Dès les premières images, j'avoue que j'ai eu un problème. L'histoire n'est pas en cause mais j'ai été perturbée par cette animation hachée où les personnages apparaissent et disparaissent de l'image pour donner une impression de mouvement. C'est une manière de faire trop abstraite à mon goût. Comme film d'animation français, j'ai nettement préféré Les hirondelles de Kaboul. Lire les billets de Géraldine, Henri Golant,

The Good Criminal de Mark Williams avec Liam Neeson permet de passer un bon moment devant un écran. Le scénario n'a rien d'original et il est sans surprise, mais il tient la route. Tom (Liam Neeson) ne s'est jamais fait prendre alors qu'il a forcé 12 coffres-forts avec au total un butin de 9 millions de dollars sans une goutte de sang. Il a commis ces délits sur plusieurs années. Quand il rencontre Amy Wilkins qui s'occupe de louer des pièces pour garde-meubles, il en tombe amoureux, et décide un an plus tard de se livrer à la police. Il n'a pas dépensé un cent et il compte rendre tout cet argent. Bien entendu, il va se trouver face à des agents du FBI intègres et à un duo de flics dont l'un est un "pourri". Il y un peu de suspense. L'histoire se passe à Boston que malheureusement, on n'a pas l'occasion d'admirer. Par ces temps de covid, cela se laisse voir.

A Dark, Dark Man de Adilkhan Yershanov est un film Kazakh d'une lenteur pesante. J'ai un peu somnolé au début. Les étendues désertiques à perdre de vue du paysage n'aident pas à se réveiller même si les montagnes au loin sont belles. Il faut reconnaitre qu'il y a un très beau travail sur la photo. Pour en venir à l'histoire, un jeune flic est chargé d'éliminer un homme un peu simplet qui a été désigné comme coupable, par d'autres flics, d'un meurtre qu'il n'a pas commis. Ce n'est pas la première fois que cela arrive. Sur ces entrefaites, une jeune journaliste avec L'esprit des Lois de Montesquieu dans son sac à main vient pour écrire un article sur ce qui se passe et les exactions commises par les forces de l'ordre. Il faut noter que le film dure plus de deux heure et qu'il y a au moins cinq spectateurs qui sont partis avant la fin, alors que d'autres ont beaucoup aimé. Je suis entre les deux. Lire le billet de Pascale.

19 octobre 2020

Louise Petibouchon - Eric Albert et Jean Depelley

20201018_134125   20201018_142358

Allant au moins une fois par mois à Limoges, j'ai découvert l'année dernière que deux BD avaient paru sur des enquêtes policières menées par Louise Petibouchon. Ces deux BD ont été publiées en 2018 et 2019 chez un éditeur alsacien, Editions du Long bec, qui semble avoir malheureusement cessé toute activité. Le premier tome n'est plus disponible et pour le deuxième, le nombre d'exemplaires diminue de jour en jour. C'est bien dommage car Louise Petibouchon mérite qu'on fasse sa connaissance. Les histoires se passent toutes à Limoges (Haute-Vienne) en 1959-1960. Louise vient d'être admise deuxième au concours d'inspecteur de police et elle a choisi Limoges. Sa vieille maman habite dans la région. Au détour d'une bulle, on apprend qu'elle a eu un amoureux mort dans un attentat en Algérie. Louise est une jeune femme intelligente qui doit travailler avec un incapable raciste et porté sur la bouteille, Aimable Plumier, qui avec ses trois poils sur le caillou aime faire des jeux de mots pas toujours subtils. Heureusement que Louise, pendant ses enquêtes, va être aidée par Gérard Drôle, un journaliste du quotidien local, et par Roseline, une prostituée au grand coeur qui est une amie d'enfance de Louise. Et je n'oublie pas Géronimo, un petit scotch-terrier dont le flair va sauver la vie de Louise. Les histoires sont assez ancrées dans l'époque avec par exemple des allusions à la Guerre Froide et aux soldats amércains basés à Châteauroux,

Il y a trois histoires dans le premier tome de 46 pages Perdreaux aux pruneaux. Pour sa première enquête, "La fin de Monsieur Carnaval", Louise et Plumier doivent retrouver des feuilles d'or qui ont été volées dans une usine de porcelaine. L'histoire se termine lors du carnaval de Limoges quand Monsieur Carnaval est brûlé et jeté dans la Vienne. Pour "Crime au Champ de juillet", Louise enquête sur la mort d'une prostituée retrouvée éventrée. Cela permet au dessinateur de dessiner la rue de la Boucherie, rue bien connue des Limougeauds. C'est dans une des maisons de cettte rue que Louis emménage (pas longtemps). Dans "Le mystère de l'homme en bleu", on apprend le vol de documents secret défense par des Russes dont un ouvrier avec une casquette rouge et des bottes jaunes. L'histoire va se terminer au cimetière de Louyat, un des plus grands de France en superficie.

Le deuxième tome 44 pages, Jazz, goupillon et macchabées, est composé de deux enquêtes et d'un épilogue. "Requiem en sous-sol" se passe intégralement dans une salle de spectacle, Le Palace. Aujourd'hui (2020), l'endroit s'appelle Le Lido et c'est le cinéma "Art et Essai" de Limoges avec trois salles et des films en VO sous-titrés. Au palace, en octobre 1959, un militaire américain a été assassiné pendant un concert de jazz. Pour "Les gants du treizième apôtre de Saint-Junion", l'action se déplace à 32 km de Limoges dans les environs de la collégiale de Saint-Junien. Des gants d'une grande valeur ont été dérobés. On se retrouve dans une histoire de trésor caché par un moine au XIIIème siècle. 

Je ne vous dirai rien de l'épilogue. Deux BD très sympathiques avec des histoires rondement menées. Peut-être les trouverez-vous en bibliothèque. Sinon, j'espère qu'un jour, un éditeur aura la bonne idée de les rééditer.

20201018_134806

20201018_134438

20201018_134425

20201018_134146

Post scriptum, à propos du cimetière de Louyat où reposent mes parents, j'ai vu un volatile que je ne connais pas qui est resté sur une tombe pendant un moment. Est-ce que quelqu'un pourrait me dire s'il connait cet oiseau?

20201016_150644

 

20201016_150652

15 octobre 2020

Lupin III The First - Takashi Yamazaki / Yalda, la nuit du pardon - Massoud Bakhshi

Lupin III The first est un film d'animation japonais très réussi adapté d'un manga écrit par Monkey Punch (un mangaka décédé en 2019). L'histoire narre une des aventures du petit-fils d'Arsène Lupin. L'action se passe pour l'essentiel au début des années 60. Lupin, un jeune cambrioleur au grand coeur, convoite "Le journal de Bresson" qui avait disparu au cours de la deuxième guerre mondiale. Bresson était un savant qui avait conçu une arme redoutable, "L'éclipse", un générateur d'énergie infinie. Son journal indique comment se servir de cette arme. C'est pour cela qu'à part Lupin qui est poursuivi par un inspecteur de police pugnace, d'autres personnes souhaitent avoir ce journal en main comme le grand-père adoptif de Laëtitia, la petite-fille de Bresson. Le film sans temps mort fait des clins d'oeil à Indiana Jones et la dernière croisade. Les méchants qui rêvent de voir Hitler revenir au pouvoir ont la tête de l'emploi. Un bon divertissement qui peut plaire autant aux ados qu'aux parents.

Avec Yalda, la nuit du pardon de Massoud Bakhshi, on est sur un autre registre. L'histoire est adaptée d'une histoire vraie. Au cours d'une émission en direct le soir de la fête de Yalda qui célèbre le 21 décembre (le solstice d'hiver), des millions de télespectateurs doivent voter pour dire si, oui ou non, Maryam, âgée de 26 ans, doit être exécutée pour avoir tué son mari très riche qui avait 65 ans. Maryam a déjà été jugée et condamnée à mort. Elle purge une peine de prison depuis 15 mois. Cependant, les spectateurs et surtout Mona, la fille de la victime, peuvent lui accorder le pardon lors de cette soirée télévisuelle. On apprend que Maryam et son mari avaient contracté un mariage temporaire (!) - une pratique tolérée par les musulmans chiites. Maryam avait accepté de ne pas avoir d'enfant. Au cours de la soirée, cette jeune femme nerveuse au plus haut point affirme que la mort de son mari était un accident. Elle met en cause l'attitude et certaines actions de Mona à l'attitude hautaine envers elle. Jusqu'au bout, on se demande quel sera le verdict, sachant que le prix du sang sera payé par les sponsors de l'émission à la famille de la victime. Un film prenant que je conseille s'il passe par chez vous.

PS: Suite à l'intevervention du Président le 14 octobre 2020, n'abandonnez pas l'idée d'aller au cinéma. J'espère que dans les régions avec couvre-feu, il y aura des séances au plus tard à 18h00, et continuez d'aller au cinéma pendant ces six prochaines semaines.

10 octobre 2020

Antebellum - Gerard Bush et Christopher Renz / Billie - James Erskine

Voici deux films que j'ai beaucoup appréciés.

Antebellum de Gerard Bush et Christopher Renz, que j'ai apprécié car j'ai été surprise par l'histoire très bien menée. C'est un film malin qui se passe a priori à deux époques: pendant la Guerre de Sécession et de nos jours. Dans une première séquence, on est plongé au temps de l'esclavage, des champs de coton, des femmes esclaves battues et violentées, des blancs en uniforme de confédérés abusant de la situation et allant jusqu'à tuer. Une femme noire, Eden, semble vouloir se révolter et sortir de cet enfer. Dans la séquence suivante, on voit cette même jeune femme de nos jours. Elle s'appelle Véronica et milite pour les droits civiques. Mariée, elle est la mère d'une petite fille. Au cours d'une tournée de promotion, elle est enlevée. Le lien qui relie les deux époques est un téléphone mobile qui sonne. Il semble que le bouche à oreille marche bien à Paris car le film est toujours à l'affiche au bout d'un mois. C'est mérité, j'ai passé un très bon moment pendant ce film à suspense qui tient ses promesses jusqu'au bout.

Billie est un documentaire déchirant qui évoque la courte vie de Billie Holliday (1915-1959), l'une des plus belles voix du blues. Née à Baltimore, Eleonora Harris Fagan n'a pas connu son père et elle a été élevée par sa mère. On apprend qu'elle a été violée dans son enfance, qu'elle s'est prostituée à 13 ans et qu'elle a commencé à chanter dans les années 30. Elle s'est fait battre par presque tous les hommes qu'elle a croisés, ses amants, des proxénètes ou ses maris. Elle aimait les hommes et les femmes. Elle avait une vie sexuelle pas simple. Elle est morte ruinée à 44 ans, d'une crise cardiaque. C'est terrible de voir la métamorphose physique de Billie Holliday, une jeune femme plutôt replète qui est devenue presque un squelette avant sa mort. Le réalisateur James Erskine s'est servi de bandes audio et vidéo qu'avait rassemblé une jeune journaliste qui y a passé 10 ans de sa vie. Elle s'est défenestrée en 1978 (pour la famille, cette mort semble suspecte). Pour en revenir à Billie Holliday, on l'entend chanter et on l'entend aussi parler lors d'interviews. Mais on entend surtout les témoignages de ceux qui l'on cotoyée. Toujours est-il que le film donne envie d'écouter Billie Holliday. C'est ce que j'ai fait en rentrant chez moi.

Lire le billet groupé de Pascale.

7 octobre 2020

Et si on aimait la France - Bernard Maris

Ce mois-ci, en hommage aux tués de Charlie Hebdo, c'est un essai de Bernard Maris que j'ai décidé d'aller piocher dans ma bibliothèque, l'ayant acheté et lu (et apprécié) en mai 2015. A l'époque, je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) n'étais pas encore entré dans le rythme d'une chronique mensuelle. Je le relis 5 ans après, pour rédiger le présent billet, alors que notre Président a fini par rendre sa copie sur le "séparatisme" attendue depuis plusieurs années. Nous avons, nous (quelle chance!), la connaissance des événements des 5 ans écoulés. 

P1120095 P1120096

La "note de l'éditeur" (signée Christophe Bataille) donne le contexte de cette oeuvre posthume que Bernard Maris était venu présenter à Grasset le 16 décembre 2014. L'auteur avait insisté pour que le titre sur lequel ils s'étaient mis d'accord ne comporte ni point d'exclamation ni point d'interrogation. Il s'agit bien d'un "livre inachevé" puisque Bernard Maris en envisageait, le 2 janvier 2015 quand il en a faxé ces pages à son éditeur, la parution pour avril 2015 (ce qui lui laissait encore du temps pour travailler dessus). Mais comme on sait, il a été assassiné cinq jours plus tard. La décision de publier l'ouvrage tel quel a été prise avec ses enfants.

Cet essai écrit avec verve commence par une citation de Michelet datant de 1846 mise en exergue: "La situation de la France est si grave qu'il n'y a pas moyen d'hésiter". Comme quoi, pas grand-chose de nouveau sous le soleil (même si celui-ci tape plus dur qu'avant). Bernard Maris balaie ensuite tant la grande Histoire que sa propre jeunesse. Comme souvent, il critique la droite et engueule la gauche. Il nous ouvre aux approches de plusieurs disciplines: la démographie (en évoquant à plusieurs reprises l'approche de Philippe Ariès à propos de la régulation volontaire des naissances en France dès l'Ancien Régime), l'histoire (BM rappelle au détour d'une phase que lui-même a "décroché la timbale" de l'agrégation d'Histoire à la quatrième tentative), la géographie (Christophe Guilluy et ses analyses sociologiques sont présentées dans le dernier quart de l'ouvrage).

L'économiste qu'est Oncle Bernard nous rappelle utilement que l'insistance mise sur le séparatisme en France peut permettre d'occulter avec habileté la question sociale. J'ai retenu la distinction (dont il crédite Christophe Guilluy) entre la France des banlieues et la France périurbaine. Dans la banlieue jadis communiste, celle où aujourd'hui se succèdent des populations essentiellement immigrées, cette banlieue irriguée depuis des décennies par les "politiques de la ville" successives, l'ascenseur social fonctionne... mais, dès qu'ils le peuvent, les individus les plus diplômés, les plus "intégrables", fuient ce terreau. Cependant que les populations que la politique du "regroupement familial" y a reléguées s'y succèdent et se replient, précisément, sur un fonctionnement où se construit un attachement faisant primer "la famille" (au sens mafieux) sur l'amour de la France ou de la République. Est-ce que les "jeunes" qui effrayent le bourgeois peuvent s'améliorer en vieillissant? Petite citation (p.120-121): "Avec beaucoup d'humour, Christophe Guilluy fait remarquer que les jeunes qui ont pris part aux émeutes de Vaulx-en-Velin [en 1990] ont aujourd'hui une bonne cinquantaine d'années... Evoquent-ils avec nostalgie leur guéguerre avec les CRS, comme l'évoquèrent longtemps les soixante-huitards, eux aussi brûleurs de voitures?". Quant à la France périurbaine, j'ai été frappé de voir, lors de ma relecture, que Bernard Maris avait en quelque sorte annoncé dans ses pages, avec 4 ou 5 ans d'avance, le mouvement des "gilets jaunes". La France pavillonnaire n'est pas celle des "classes moyennes", mais celle d'une population "morose, plutôt aigre, plutôt pauvre... et anti-immigrée". "Cette France périurbaine est méprisée. (...) Allez faire des barricades autour du rond-point, votre horizon indépassable..." (p.106).

Je vais encore citer quelques lignes que Maris a consacrées aux racines de cette France qu'il aimerait aimable et à son rapport au religieux (p.69): "Il faut aussi admettre que la France est un pays profondément chrétien, profondément marqué par le catholicisme - on ne canonise pas une Jeanne d'Arc pour rien -, même s'il n'a plus grand-chose à voir avec sa haute tradition, et que, précisément, la distance prise avec cette tradition peut lui rendre insupportable l'arrivée d'une religion, l'islam, dont les adeptes n'ont pas encore pris cette même distance".

Je pourrai encore citer des pages et des pages (je n'ai guère insisté sur les bouffées d'optimisme respirées, tout de même, dans le livre). Evoquons encore une jolie gauloiserie visant une (ancienne) dirigeante écologiste, qui ne serait sans doute plus "politiquement correcte" à écrire aujourd'hui. Je ne résiste pas à la citer (p. 75). "Prenons Cécile Duflot. Supposons que les Français vivent comme elle, qu'ils pratiquent le tri sélectif et le vélo, votent écolo et fassent quatre enfants. Dans 100 ans, la France compterait 960 millions d'habitants. Allez, un milliard. Est-ce vivable? Difficilement. (...)". Le paragraphe suivant commence par "Plus sérieusement, ...". Bien entendu, je ne peux pas savoir si l'attaque ad feminam serait restée ou non après un BAT donné par l'auteur. On glissera aussi sur la loi Neuwirth retardée de 1967 à 1969 (p.64) - il est vrai que les décrets d'application se sont fait attendre quelques années.

Pour finir, la plupart des blogs ci-après, trouvés après recherche sur internet comme ayant évoqué ce livre en 2015 ou 2016, sont plutôt ceux d'écrivains professionnels: Anne Bert, Thierry Savatier, quelques citations sur le blog de Thomas Roger Devismes. Mais on a aussi l'opinion parmi d'autres de Ludovic.

Bref, si ce n'est pas déjà fait, je vous engage à découvrir (enfin) ce livre. Et ce que j'aimerais bien savoir, c'est si Macron a lu Maris, ou bien Guilluy.

*** Je suis Charlie ***

4 octobre 2020

Honeyland - Tamara Kotevska, Ljubomir Stefanov

Plutôt que d'évoquer le dernier film d'Emmanuel Mouret, Les choses qu'on dit, les choses qu'on fait, qui ne m'a pas passionnée, que j'ai trouvé bavard et beaucoup trop long, je préfère écrire un billet sur un documentaire macédonien (si, si). Il s'agit d'Honeyland de Tamara Kotevska et Ljubomir Stefanov. Ce documentaire dépeint la vie d'Hatidže Muratova, une apicultrice d'une cinquantaine d'années qui vit, avec sa maman de 85 ans, dans une masure faisant partie d'un hameau abandonné, au milieu d'un paysage macédonien somptueux. Pour moi, Hatidže est une femme hors du commun qui collecte à mains nues (!) le miel d'abeilles sauvage. Parfois, elle porte un petit voile devant le visage pour se protéger des abeilles qui se comptent par centaines, et elle a un petit enfumoir dont elle se sert peu. Elle vit en bonne intelligence avec les insectes en ne prélevant que le miel qui lui est nécessaire. De temps en temps, elle part en train vers la ville voisine où elle vend ses pots de miel. C'est son moyen de subsistance à elle et à sa mère qui se lève rarement de son lit. C'est une vieille dame très fragile pratiquement grabataire. Sa fille s'occupe d'elle comme elle peut. Ce fragile équilibre entre l'humain et la nature (la cohabitation entre Hatidže et les abeilles) va être très perturbé avec l'arrivée de la société de consommation incarnée par une famille turque, le père, la mère et leur huit enfants, accompagnés d'un grand troupeau de vaches. Ils s'installent pas très loin de la maison d'Hatidže et une sorte de chaos s'installe surtout quand le père se met en tête d'avoir ses propres ruches pour récolter du miel. J'ai oublié très vite qu'il s'agissait d'un documentaire tellement les protagonistes font comme s'ils n'étaient pas filmés par une caméra. Un beau film que je vous conseille s'il passe par chez vous.

Le blog de Dasola
  • CINEMA, LIVRES, DVD, SPECTACLES, TV - BILLETS DE BONNE ET (parfois) MAUVAISE HUMEUR. Critiques et opinions sur films, livres et spectacles. [Secrétaire de rédaction et statistiques: "ta d loi du cine" (269 commentaires, du 17/01/07 au 15/07/26)].
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Newsletter
80 abonnés
Liens (en cours de mise à jour)

A²** INDEX AUTEURS (LITTÉRATURE), FILMS & REALISATEURS (CINÉMA) **

*** CHALLENGES DE L'ANNEE EN COURS ***


** LE SITE DU STATISTICIEN **


*** LIENS ***
(BLOGUEURS COMMENTANT SOUVENT LE MIEN)

  • = Onze blogueuses et blogueurs ayant fait au moins 500 commentaires chez dasola se présentent =
  • On crée un lien lorsqu'un blogueur a commenté au moins cinq billets en venant à (au moins) deux dates différentes sur ce blog. 
  • Une adresse de mail (xxx@yyy.fr ou com...) [non publiée!] est exigée par Canalblog pour enregistrer votre commentaire. 
  • Vous ne voyez pas tout de suite apparaître votre commentaire, car il doit d'abord être validé (cela peut prendre quelques heures)
 
CINÉMA (23 blogs en activité)

DIVERS - CULTURE (54 blogs en activité)

LIVRES (63 blogs en activité)

QUELQUE TRISTESSE

QUELQUES BLOGS DÉSORMAIS EN PAUSE (À MON GRAND REGRET)

QUELQUES INFIDÈLES (NE ME RENDENT PLUS MES COMMENTAIRES...)

QUELQUES INTROUVABLES (BLOGS SUPPRIMÉS OU DISPARUS?)

SANS BLOG (COMMENTATEURS SUR LE MIEN)

STATISTIQUES, INFORMATIONS, RECORDS (DEPUIS LA CRÉATION DU BLOG)

  • * Blog créé le 09/01/2007, transféré sur Canalblog en juin 2007, migré à l'insu de son plein gré sur l'outil Overblog en février 2024 *
  • 3137 billets (au 27/07/26) dont tous ont eu au moins un commentaire
  • 37 652 commentaires (au 26/07/26 [+ 2 [anciennement 203] "égarés" lors de la migration"]) [dont 272 dasola] par au moins 1303 personnes, dont 93 (re)venues en 2026
  • 425 blogueurs [dont 137 actifs en 2026] m'ont fait au moins 5 et jusqu'à 1336 (au 13/07/2026) commentaires (voir ci-dessus)
  • Abonnés (être prévenu à chaque nouveau billet publié sur le blog): 80 au 21/07/26 (via "Newsletter" ci-dessus)
  • Billet commenté par le plus de personnes: 77 commentaires par autant de commentateurs/trices (billet du 09/01/2014)
  • Billet comptant le plus de commentaires: 123, par 46 commentateurs/trices différent(e)s (billet du 10/06/2023)
  • Record de commentaires en 1 an de date à date par 1 même blogueur-euse: 160 par Manou (du 01/08/23 au 31/07/24)
  • Record de commentaires en un mois: 355 en janvier 2014
  • Record de commentaires en une année civile (même blogueur-euse): 162 par Manou en 2024
  • Record de commentaires en une journée: 44 le 09/04/2009
  • Records de nouveaux commentateurs en un mois: 24 (dont 22 blogueurs) en mai 2008 et mars 2009
Pages