Le blog de Dasola

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25 février 2022

Martiens, go home! - Fredric Brown


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 J'ai (ta d loi du cine,"squatter" chez dasola) fini par dénicher un exemplaire du livre qu'avait chroniqué dès mars 2021 une des toutes premières participantes au Challenge de la planète Mars. Alors que le monde (occidental) regarde à la télévision aujourd'hui [vendredi 25 février 2022] des images d'une invasion prédite avant d'être effective, j'ai l'impression que les grandes manifestations populaires qu'on connaissait jadis ont autant de retard à l'allumage que les éventuelles sanctions qui seront prises contre l'envahisseur. Le titre que je chronique présentement fait écho de manière humoristique aux "US go home!" de naguère, puisqu'il s'agit de Martiens, go home! de Fredric Brown. Ce classique de la SF, paru en 1954 aux Etats-Unis et traduit en français en 1957, bénéficie d'une certaine notoriété, comme en témoignent les nombreux liens que j'ai pu mettre en fin d'article.

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La couverture ci-dessus donne une interprétation acceptable de l'oeuvre: un gnome vert (les oreilles pointues me semblent une licence artistique de l'illustrateur Frank Kelly Freas) en train de vous regarder d'un air narquois à travers le trou de la serrure (il existe bien sûr des illustrations qui diffèrent de celle de l'édition que je possède) (1)

Un personnage apparaît comme le fil conducteur de l'oeuvre, sinon le véritable héros: il s'agit d'un certain Luke Devereaux, écrivain de son état, plongé dans les affres solitaires de la page blanche quand le roman commence, le 26 mars 1964. "Laissant muser son imagination, il se demanda brusquement: et si les Martiens...?". Simultanément, on frappe à la porte de sa cabane. Et ce n'est pas un cadeau: "Salut toto, dit le petit homme vert. C'est bien la terre ici?". S'ensuivent 15 pages de persécutions à sens unique. Mais la créature mal embouchée n'est pas seule: un milliard de Martiens se sont téléportés sur notre planète. Immatériels, dotés d'une vision de superman (celle à rayons X), l'humanité ne peut rien leur cacher, nulle part, ni s'en débarrasser d'aucune manière, et ils se font un plaisir de claironner à tout l'univers les petits secrets de tout un chacun (pour eux, tous les hommes s'appellent toto, et toutes les femmes "chouquette" - quel manque de respect, n'est-ce pas?). Page 64, une énumération de 47 qualificatifs commence par "ils se montraient acariatres" et se termine par "ils étaient (...) zélés à la tâche de faire vaciller la raison de quiconque entrait en leur contact". De quoi déprimer les trois milliards d'humains. D'où d'abominables conséquences: le Président des Etats-Unis, en son for intérieur (p.104), doit bien constater que la situation est grave, car la Bourse baisse, l'industrie du spectacle approche de la ruine; et que faire des soldats de l'Armée, inaptes à tout autre emploi utile? On aura noté que, de l'autre côté du rideau de fer, nos Martiens sévissent en toute équité. Impossble désormais de recourir à la propagande: "les Martiens se faisaient un plaisir de souligner à grand renfort de publicité le plus petit coup de pouce donné à la réalité" (p.102). J'ai aussi savouré les diverses réactions des religions face au phénomène martien, chacune y allant de sa solution (encore une énumération pour qualifier nos envahisseurs, depuis "anges du mal" jusqu'à "trolls", avec pas moins de 25 items). Je me dis qu'un lecteur contemporain peut aussi songer (encore un anachronisme!) à ce que l'auteur n'avait sûrement pas pu y mettre à l'époque, et identifier ses "Martiens" avec d'autres "trolls", ceux qui "pourrissent" les échanges sur les réseaux sociaux, ou encore avec les harceleurs divers et variés qui "détruisent" la vie (réelle, et pas seulement numérique) de leurs victimes. Mais revenons à notre Luke Devereaux. Finalement, les choses n'ont pas si mal tourné que cela pour lui. Notre écrivain a "évacué" à sa manière la question martienne, s'est rabiboché avec son ex-épouse, et a pondu en cinq semaines de réclusion semi-volontaire dans une clinique psychatrique la meilleure de ses oeuvres (un western). Ne (lui) reste plus qu'à délivrer l'humanité tout entière de ses persécuteurs. Peut-être grâce à ses efforts personnels, ou bien encore à ceux de quelques centaines de milliers de personnes tendues vers le même but en parallèle (et qui, selon la définition classique, ne se rencontreront jamais), les Martiens s'évaporent tous ensemble le 19 août 1964, cent quarante-six jours et cinquante minutes après leur première apparition. Bon, quand j'ai dit cela, je n'ai pas vraiment "spoilé" le roman, il vous reste surtout à en déguster chaque péripétie en savourant l'art avec lequel elle est contée. J'avoue pour ma part avoir apprécié la digne sortie de scène du secrétaire général de l'ONU, humilié par les Martiens qu'il venait de conjurer d'accepter la parole des Terriens de ne jamais aller les déranger sur Mars en ayant réussi le miracle de faire parler toute l'humanité d'une seule voix pour cela: quand on vous répond "va te faire enc..., toto", si l'on est brave, que peut-on faire?

A défaut de la critique de Girlymamie (qui a carrément supprimé son blog de peur de se faire piller ses articles), j'ai trouvé (ou retrouvé) une bonne quantité de billets ayant chroniqué Martiens, go home! au fil des ans. Citons-les par ordre alphabétique: Elessar, Elhyandra, Elwyn (navigatrice de l'imaginaire), ErwelynEsprit S.F. (dernière MAJ en 2020), FeyGirl, le site collectif Le galion des étoiles, Lhisbei, la bibliothèque de Loki (dernière MAJ en 2021), Lorkhan, chez Nirgal (dernière MAJ en 2021), et l'ancien blog de XL.

Bonne lecture!

(1) Voir notamment Chroniques martiennes.

* Edit du 27/02/2022: je viens de découvrir le Challenge "2022 en classiques" proposé par Blandine et Nathalie. C'est trop tentant... Après, comme il y a du coup deux logos, je les mettrai alternativement!

24 février 2022

La vraie famille - Fabien Gorgeart

La vraie famille de Fabien Gorgeart nous fait entrer dans une famille d'accueil très aimante. Au centre, il y a Simon, un petit bonhomme craquant. Anna et Driss, ses parents d'accueil, ne font pas la différence entre Simon et leurs deux enfants biologiques. Mais là où le bât blesse, c'est que Simon appelle Anna "maman". Elle le couve et elle est très proche de lui, peut-être plus que de ses propres enfants. Quand elle a accueilli Simon, il avait 18 mois. Maintenant, il a six ans. Anna n'a pas su mettre une frontière invisible mais réelle entre Simon et elle. Elle n'aurait pas dû accepter que Simon soit aussi familier avec elle. Alors que Simon appelle Driss "Driss" et non "papa". C'est pourquoi, quand l'aide sociale à l'enfance annonce à Anna que le papa de Simon veut le reprendre, elle n'imagine pas que cela puisse arriver. Il faut noter que les institutions en France privilégient les relations des enfants avec leurs parents biologiques, et tant pis pour les famiilles d'accueil. C'est inconcevable pour elle. Melanie Thierry est très bien dans le rôle d'Anna et les autres comédiens aussi. Mention spéciale au petit Gabriel Pavie qui ferait en effet fondre un iceberg (lire le billet de Pascale).

Une histoire émouvante qui se termine heureusement pas si "mal" et non "mai". Merci à Luocine de m'avoir fait corriger ma faute de frappe.

21 février 2022

Le mur des silences - Arnaldur Indridason

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Encore une fois, j'ai eu beaucoup de plaisir à retrouver Konrad, le policier de Reyjkjavik à la retraite, qui continue d'enquêter sur la mort violente de son père en 1963. Malgré ses défauts, je me suis attachée à ce personnage qui n'a pas eu une enfance facile. Dans ce roman, on constate que Konrad se rapproche de la vérité mais... Pendant ce temps, un cadavre est retrouvé dans la cave d'une maison. Il se trouvait derrière un mur depuis des années. C'est une femme, la dernière occupante de la maison, qui est allée  voir Eyglo, une medium (personnage que l'on croise dans les romans précédents). La femme a demandé à Eyglo de l'accompagner chez elle. Depuis quatre ans qu'elle habite la maison, elle souffre d'une angoisse permanente. Les policiers sont très peu présents dans le roman. En revanche, on fait la connaissance d'Elisa, de son mari Stan d'origine américaine, de Benony, de Tommy, de Mikki et de quelques autres en 1963, au moment où le drame a lieu. Stan est un être violent qui bat sa femme. Benony, Tommy et Mikki sont des petits délinquants qui cambriolent la demeure d'un médecin. Ils n'auraient jamais dû prendre certaines photos. Ils se débarrassent de leur larcin en s'adressant à un certain Seppi (le père de Konrad). Le récit alterne entre l'enquête de Konrad sur la mort de son père et sur ses relations houleuses avec son fils. Konrad se sent bien seul et il fait le vide autour de lui  et de tout ce qui se passe en 1963. Je ne vous dirai rien de plus car le suspense est là jusqu'à la dernière page. Un roman que je recommande même si je conseille pour mieux comprendre le personnage de Konrad de lire les trois romans précédents : Ce que savait la nuit, Les Fantômes de Reykjavik et La Pierre du remords. Lire le billet d'Aifelle

20 février 2022

Au seuil du futur - Howard Fast

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Voici un premier billet en 2022 pour mes participations au Challenge de la planète Mars et au 10e Challenge de l'Imaginaire. Alors que j'ai déjà chroniqué naguère un livre d'Howard Fast, je n'avais pas regardé avec précision ce qui concernait sa vie et son oeuvre. Je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) le situais vaguement dans la même chronologie que Georges Orwell (mort à 47 ans en 1953), alors qu'en fait Howard Fast est né en 1914 et est décédé au début du XXIe siècle (en 2003), presque nonagénaire. Le recueil de nouvelles que je vous présente aujourd'hui, dans le cadre du Challenge de la planète Mars, a été publié en 1961 sous le titre The Edge of Tomorrow. Mon édition en français (Au seuil du futur, Bibliothèque Marabout, n°266, 246 pages, 1ère éd. 1966) a été imprimée en 1972. Même si ce bouquin est bien plus jeune que moi, on sent que le poids des ans (un demi-siècle) est passé sur ce livre "format poche" désormais fragile. Le papier est fort jauni, et je ne me risquerai guère à le plier - ni à le mettre sans protection dans une poche d'anorak! *

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Sur les huit nouvelles composant le recueil, deux seulement concernent Mars.

Caton le Martien revisite Tite-Live et les guerres puniques d'une manière très philosophique. Après avoir capté les émissions de télévision et de radio terriennes, et se fondant sur ce qu'ils en perçoivent du caractère humain, les Martiens entraînés par un leader forcément plus malin que les autres décident de réchauffer la guerre froide. Mais à qui en cuira-t-il? Sur Mars, on ne parle qu'une seule langue (à défaut de parler d'une seule voix). J'avoue avoir été interpellé par le mépris dans lequel nos érudits Martiens semblent tenir notre langue française, "une langue qui n'est parlée que par une poignée d'habitants du continent européen" (et autant pour l'éditeur belge Marabout...?). A cette aune, l'auteur de Spartacus devait être anticolonialiste. Et le fameux "Vive le Québec libre!" n'avait pas encore été prononcé par notre De Gaulle national.

Made in Mars raconte comment quelques produits merveilleux présentés dans une poignée de boutiques chics suffisent à bouleverser le sort de notre Terre, dans une logique de capitalisme concurrentiel. Et les millions de dollars valsent... avant, pendant et après la campagne marketing, qui a pris fin inopinément. J'ai déniché un site faisant référence de manière amusante à cette nouvelle, sous forme d'un exercice de style d'une promotion d'étudiants.

Je vais juste dire quelques mots des six autres nouvelles.

Les premiers hommes a fait écho, chez moi, au livre de Barjavel Le grand secret. Je considère en tout cas que cette nouvelle-là permet d'inscrire le livre dans le thème bimestriel "famille choisie" du 10e Challenge de l'Imaginaire.

La fourmi géante évoque les réactions provoquées chez l'Américain moyen à la vue d'une forme de vie inhabituelle.

Du temps et des chats développe de manière plutôt classique le thème du paradoxe temporel.

L'affaire Kovac est peut-être celle que j'ai trouvée la plus originale et la plus intéressante. Elle fait écho à quelques thèmes de récits d'anticipation tels que pouvait les concevoir Jack London (dans sa nouvelle Goliath, par exemple).

La vue de l'Eden m'a fait penser à la philosophie des Chroniques martiennes de Bradbury (que j'espère arriver à chroniquer d'une manière ou d'une autre avant le 31 mars 2022).

J'ai cherché si je trouvais des blogs ayant parlé du recueil Au seuil du futur. On peut trouver des avis sur Babelio (mais ce n'est pas ma tasse de thé). Un site (et non un blog) en parle: la bibliothèque de Gloubik. Si vous trouvez d'autres références, je suis preneur bien entendu.

* Edit du 21/02/2022: pour répondre à Ingamnic, les nouvelles en elles-mêmes ont mieux traversé les décennies que leur "support matériel" lui-même! Plusieurs restent surprenantes.

* Edit du 27/02/2022: je viens de découvrir le Challenge "2022 en classiques" proposé par Nathalie et Blandine. C'est trop tentant... Après, comme il y a du coup deux logos, je les mettrai alternativement!

** Edit du 03/03/2022: et encore un Challenge (qui se termine le 31 mars 2022 - quatre mois, c'est "court"!), "Winter short stories of SFF", proposé par Célindanaé pour mettre en avant les "nouvelles" ou "novellas".

18 février 2022

White Snake - Zhao Ji et Amp Wong / H6 - Ye Ye

J'ai vu dans la même soirée un film d'animation de belle facture et un documentaire édifiant sur un hôpital à Shanghaï.

White Snake est adapté de la Légende du serpent blanc, une légende populaire en Chine et même au Japon. Un esprit serpent blanc se transforme en belle jeune femme nommé Blanca (Xiao Bai) mais elle a perdu la mémoire. Elle possède des pouvoirs extraordinaires qui lui sont donnés entre autres par une grosse épingle en jade vert. Cet objet est très convoité par d'autres esprits serpents. Xian, un jeune chasseur de serpents, va aider Blanca à retrouver la mémoire. Ils vont bien entendu tomber amoureux malgré tous les obstacles qui se dressent devant eux. Dès les premières images, j'ai été séduite par la beauté de l'animation et des images. Visuellement, c'est tout simplement superbe.

H6 de la franco-chinoise Ye Ye se déroule dans l'hôpital n°6 de Shanghaï. Il faut noter que les hôpitaux ne portent pas de nom mais des numéros. Avant d'arriver à l'hôpital, on voit une famille chez elle. L'habitation en briques est délabrée. Dès que l'on arrive à l'hôpital, on est plongé dans un espace grouillant de monde. Des gens font la queue devant des guichets. On peut lire au-dessus de chacun que toutes les consultations de spécialistes sont complètes. Et tout de suite après, on voit un vieux monsieur qui rend visite à sa femme alitée dans un genre de grande salle où les malades sont dans des lits les uns à côté de autres. Il n'y aucune intimité. La femme ne dit aucune parole et elle bouge à peine avec des tubes dans le nez. Le vieux monsieur m'a beaucoup émue. Il devra peut-être vendre son appartement pour payer les soins. Son fils travaille au Japon et il ne semble pas pouvoir faire grand-chose. Une petite fille de trois ans s'est gravement blessée à la main. J'ai trouvé le bandage très sommaire. Son grand-père et son père font au mieux pour la consoler. Ils espèrent que la compagnie du bus qui a percuté la petite fille prendra en charge l'aide-soignante pour la petite fille. Un père de famille conjure son chagrin en chantant faux et essaye d'égayer sa fille qui a été gravement blessée dans un accident de voiture dans lequel la maman est morte. La fille ignore que sa mère est décédée. Et on retrouve la famille du début. Ils rendent visite au père de famille qui est tombé d'un arbre et qui est désormais paralysé de la tête aux pieds. Il voudrait être opéré mais cela coûte cher, au moins 100 000 yuans (environ 10 000 euros). Et l'opération est risquée. Et bien évidemment, la famille ne peut payer une telle somme. Les visites ne sont autorisées que de 15h à 15h30 pour toutes les familles des patients. Ces familles campent littéralement dans les couloirs pendant des heures ou des jours. Heureusement, il y a un peu d'humour dans ce film où l'on voit un médecin très étrange qui fait de la course à pied. C'est un homme d'un certain âge, un grand maigre qui, tel un rebouteux, arrive à remettre des os cassés en place avant de plâtrer. Et j'ai aussi été émue par un homme qui  fait des kilomètres, alors qu'il marche très mal, pour arriver à l'hôpital pour un simple contrôle. Il mettra 31 heures pour revenir chez lui par train. Il paraît que certains services d'urgences en France ne sont guère mieux, mais sauf erreur de ma part, les soins sont gratuits (ou, plus exactement, pris en charge par notre système de sécurité sociale - note du SR). Un documentaire certainement subjectif mais très intéressant sur la Chine d'aujourd'hui. Lire le billet de Pascale.

15 février 2022

Trois versions de Mort sur le Nil - Kenneth Branagh / John Guillermin / Andy Wilson (avec David Suchet)

Vous me direz, Dasola est un peu bizarre d'avoir vu ou revu, en moins d'une semaine, les trois adaptations de Mort sur le Nil d'après le roman d'Agatha Christie paru en 1937, deux pour le cinéma et une pour la télévision. Eh bien, cela m'a permis de faire quelques comparaisons.

Je trouve la version de 1978, celle de John Guillermin, la plus réussie car elle réunit une distribution comme on n'en fait plus beaucoup: Peter Ustinov, David Niven, Bette Davis, Maggie Smith, Lois Chiles, Mia Farrow, Jane Birkin, Olivia Hussey, George Kennedy et Angela Lansbury. J'ai vu le film à l'époque de sa sortie sur grand écran. Je sais que j'avais aimé ce film qui permet de voir Karnak et Abou Simbel. Et puis l'intrigue policière tient en haleine dans un décor magnifique. Il s'agit d'un drame de l'amour dans lequel Linnet Ridgway, une riche héritière, "pique" Simon Doyle, le fiancé de sa meilleure amie sans le sou, Jacqueline de Bellefort. Agatha en connaissait un rayon sur la psychologie humaine. Sur un beau bateau à aube qui navigue sur le Nil, il y a trois meurtres, quelques suspects (qui n'aimaient pas la première et principale victime pour différentes raisons) et Hercule Poirot, un détective belge et non français, qui fait travailler ses petites cellules grises.

La version la plus récente est sortie la semaine dernière et elle a été réalisée par Kenneth Branagh. Elle n'est pas si mal selon moi (une adolescente est sortie de la projection en disant que "c'était trop bien"). Les ressorts dramatiques y sont. Certains personnages sont très différents de la première version. Le réalisateur a choisi des acteurs de différentes origines. Parmi les trois victimes, il y a un homme. Et en préambule, on remonte à la guerre de 14-18 dans les tranchées où Hercule Poirot sauve sa section à l'exception de son capitaine. Et on apprend qu'Hercule a été amoureux. C'est clinquant, le bateau est très beau. On admire aussi dans ce film Abou Simbel (dont je garde un souvenir ému). En revanche, j'ai trouvé les acteurs sans vrai personnalité. Je ne connais qu'Annette Bening et Emma Mackey. Armie Hammer qui interprète Simon Doyle est absolument insipide et sans saveur. On se demande pourquoi deux femmes se battent pour lui. Il faut noter que ces deux films durent plus de deux heures chacun.

Alors que la version télévisée de 2004 avec David Suchet dans le rôle de Poirot ne dure qu'une heure trente-sept minutes. L'histoire est bien entendu resserrée, on ne voit pas de cobra qui menace Hercule Poirot. On n'admire pas Abou Simbel, mais on voit le temple de Dendérah. Il faut voir cette adaptation en VO, et non en VF qui n'est pas terrible.

Si vous ne devez en voir qu'un, je conseille la version de 1978 où il y a aussi de l'humour. Et il ne me reste plus qu'à relire le roman. 

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12 février 2022

La panthère des neiges - Marie Amiguet et Vincent Munier

Neuf semaines après sa sortie, La panthère des neiges est encore à l'affiche à Paris. Il faut dire que ce documentaire est de toute beauté avec des paysages des plateaux du Tibet à couper le souffle à 5000 mètres d'altitude. L'écrivain et globe-trotter Sylvain Tesson rêvait de voir une panthère des neiges. Dans sa quête, il est accompagné par un photographe animalier, Vincent Munier, qui se sent revivre dans ces paysages encore sauvages, loin des hommes. Avant que la panthère des neiges n'apparaisse sur l'écran, on aura eu l'occasion de voir comment Vincent Munier initie Sylvain Tesson à l'affût et à la patience dans des conditions climatiques très dures. Munier sait qu'une panthère n'est pas loin car il a repéré des marques de pattes. Les températures peuvent afficher jusqu'à moins 30° Celsius. Mais cela n'empêche pas des troupeaux de yacks noirs de parcourir de longues distances. On admire aussi des antilopes du Tibet, des oiseaux souvent très colorés, un loup gris, un renard du Tibet, trois ours, la maman et ses deux oursons. Personnellement, j'ai été fascinée par un chat de Pallas (ou Manul) qui est assez effrayant avec sa tête hirsute et ses yeux jaunes qui se lèvent vers le ciel. On le voit avaler un oiseau avec bec, plumes et os. On trouve ces chats dans certains zoos. Quand apparaît enfin la panthère des neiges, les deux hommes sont enthousiastes. On la voit dépecer une proie qu'elle a tuée il y a peu de temps. C'est un animal en danger d'extinction. En revanche, les textes en voix off n'ont rien d'exceptionnels. Un très beau documentaire qui dépayse. 

9 février 2022

Petite Solange - Axelle Ropert

Petite Solange d'Axelle Ropert commence sur le gros plan d'une jeune fille assise en classe qui semble avoir du chagrin. Quelques mois plus tôt, les parents de Solange, Antoine (Philippe Katerine) et Aurélia (Léa Drucker) fêtent leur 20 ans de mariage. Tout semble idyllique dans la famille Maserati. Antoine tient un magasin d'instruments de musique et Aurélia est comédienne. Solange qui a treize ans s'entend bien avec son grand-frère Romain de 21 ans. Cependant, peu de temps après, Solange entend ses parents se disputer. Le couple se sépare et le monde de Solange s'écroule. Même la maison où elle vit va être vendue. Elle appelle à l'aide son frère qui a pris la poudre d'escampette vers Madrid. Solange perd ses repères et on a de la peine pour elle. Sinon, les parents et même le frère ne sont pas très sympathiques. Ils ne se rendent pas compte que Solange souffre. Le film montre qu'un divorce peut être une tragédie. A la fin du film, Solange fête ses quatorze ans et elle a beaucoup mûri. Jade Springer qui interprète Solange est très bien. J'espère qu'on la reverra dans d'autres films. Lire le billet de Pascale

7 février 2022

Lettre à mon fils Charb - Denise Charbonnier

C'est dasola qui m'a procuré ce livre que j'avais (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) repéré il y a déjà plusieurs semaines, Lettre à mon fils Charb, de Denise Charbonnier, paru en mai 2021 (176 pages). 

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Le livre entrelace deux chronologies: d'une part, celle de la manière dont est vécue l'année 2020, depuis le 7 janvier 2020 (cinq ans après le massacre de Charlie Hebdo) jusqu'au 31 décembre 2020, un réveillon de plus en l'absence de Stéphane Charbonnier, dit Charb, fils ainé de Denise. Et d'autre part, le mois de janvier 2015, à partir de ce 7 janvier de malheur. Une petite soixantaine de jours-chapitres, avec quelques doublons et retours en arrière, certaines pages pour telle ou telle journée ne comportant que trois lignes, lui permettent de s'adresser à son "Chachane", surnom bégayé à l'origine par une jeune cousine du garçonnet. Le livre se clôt sur le dernier Noël passé par Charb avec sa famille, le 25 décembre 2014. 

La presse avait rendu compte à l'époque (2015), de manière plus ou moins sensationnaliste, de différents épisodes (l'affaire de la négation de la relation de Charb avec Jeannette Bougrab par exemple, ou le versement de l'argent récolté par Charlie pour les familles des victimes). Denise Charbonnier donne ici sa version des faits. Ainsi, alors qu'on continue à pouvoir lire sur internet (et même sur Wikipedia) que Laurent Charbonnier, le frère de Charb, avait démenti formellement l'engagement relationnel de Charb avec Jeannette Bougrab, Madame Charbonnier explique que c'est lors de leur trajet en voiture, de retour de l'Institut Médico-légal où la famille avait été reconnaître le corps de Charb, que l'AFP a contacté Laurent, pour lui demander confirmation de ce que l'Agence s'apprétait à publier (?). Denise Charbonnier précise que le père de Charb lui avait demandé si Jeannette et lui avait bien une relation (et qu'il avait répondu par l'affirmative), qu'il leur parlait d'elle et leur montrait des photos de lui-même avec la petite fille, May, de cette compagne.

Madame Charbonnier semble ne plus avoir trop foi dans le sérieux des services de l'Etat. Elle garde manifestement rancune à François Hollande d'avoir fait sienne la version policière disant que les deux assassins étaient tellement déterminés que la présence d'un véhicule statique en bas de Charlie Hebdo (retiré à la demande d'un syndicat de policiers quelques mois avant l'attentat) n'aurait rien changé, mais aurait amené le décès supplémentaire de policiers. Et c'est avec amertume qu'elle constate que, malgré les menaces qui étaient connues, ni son fils ni le journal qu'il dirigeait n'ont été à l'abri. 

Elle n'a garde d'oublier les erreurs d'état-civil, que ce soit sur une plaque d'hommage où le nom de Wolinski était gravé avec un "y" final, ou lors du procès des complices ayant fourni les armes des attentats de janvier 2015, au cours duquel les prénoms voire le patronyme de plusieurs victimes ont été énoncés de manière erronée (fac-similé d'un passage de l'ordonnance du tribunal reçue en janvier 2019 à l'appui, p.47). L'une des dernières journées évoquées est celle du verdict, le 16 décembre 2020.

Bien entendu, cette maman nous raconte aussi au fil des pages l'enfance, l'adolescence, la jeunesse de son fils aîné. Gamin, il dessinait déjà, quelques photos l'attestent dans un cahier central (par ailleurs, p.27, je n'ai pas compris comment, au collège, sa prof de français pouvait être aussi celle de dessin). Elle précise que bien des aspects de sa vie (voire les plus dangereux), elle les a découverts petit à petit - il les en protégeait.

La page de titre mentionne, sous le nom de l'auteur, "avec Liliane Roudière". Vérification faite, celle-ci avait été "responsable presse et communication" chez Charlie Hebdo de 1998 à 2008. Je suppose qu'elle a "accompagné" Denise Charbonnier dans la préparation éditoriale de ce livre-témoignage. La postface de Richard Malka, l'avocat de Charlie Hebdo, est un véritable manifeste explicitant l'engagement de Charb. 

Je n'ai pas réussi, aujourd'hui, à trouver de blog littéraire ayant chroniqué ce livre. En faisant une recherche sur G@@gle avec des mots-clés tels que "chronique blog livres denise charbonnier lettre fils charb", on obtient quelques résultats (titres de presse, librairies...), mais surtout un avertissement "Certains résultats peuvent avoir été supprimés conformément à la loi européenne sur la protection des données". Que les blogueurs-euses ayant rédigé une chronique n'hésitent pas à me demander d'en rajouter le lien! Dans des sites de presse ou d'associations, on peut en trouver, par exemple sur celui de l'ass. Apprivoiser l'absence qui reprend un article paru dans Siné mensuel. Le site de Charlie Hebdo donne à lire en ligne l'article de Gérard Biard sur le livre, paru dans Charlie N°1500 du 21/04/2021 et celui de Luce Lapin paru dans le N°1504 du 19/05/2021. 

En conclusion, ce livre fait écho à ceux déjà publiés par d'autres proches des victimes du massacre. Je n'ai pas encore lu ceux concernant Bernard Maris (Prends le temps de penser à moi, écrit par sa fille), Tignous (Si tu meurs, je te tue, écrit par sa veuve), ou même celui que deux des filles de Wolinski (Elsa et Natacha) ont écrit en prenant comme sujet "en abyme" Les Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy, avec en sous-titre "Histoire de soeurs" (peut-être existe-t-il encore d'autres "livres de proches" que je n'ai pas repérés).

*** Je suis Charlie ***

6 février 2022

La propriété - Rutu Modan

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J'ai trouvé par hasard dans une bibliothèque de Paris que je fréquente La propriété de Rutu Modan. Je me rappelais avoir vu il y a quelques années sur des blogs le titre et la couverture de ce roman graphique édité aux Editions Actes Sud (232 pages). Je l'ai lu en un peu plus d'une heure avec beaucoup de plaisir. L'histoire se déroule sur une semaine. Regina et Mica Ségal, la grand-mère et sa petite-fille, prennent l'avion de Jérusalem pour aller à Varsovie. Dans l'avion, il y a toute une bande d'ados qui doivent visiter Treblinka et Majdanek. Dans le même avion, on trouve aussi Avram Yagodnik, un chantre et ami de la famille, qui va rapidement se révéler très "collant" et intrusif. On saura pourquoi. A Varsovie, Regina et Mica sont venues non dans un but touristisque, mais parce qu'elles doivent récupérer une propriété, en l'occurrence un appartement spolié dès le début de la deuxième guerre mondiale dans un immeuble en ville. Mais Régina qui a un sacré caractère devient odieuse avec sa petite fille. Elle retrouve un certain Roman Gorski qu'elle a connu 70 ans auparavant. Tandis que Mica elle, fait la connaissance de Tomasz Novak, un dessinateur de BD et guide pour touristes dans l'ancien ghetto juif de Varsovie. C'est une BD très agréable à lire avec des moments émouvants et des personnages très contrastés, et pas forcément sympathiques au demeurant. Je ne connaissais pas cette dessinatrice qui a publié, en 2021, un nouveau roman graphique, Tunnels.

Lire les billets de Keisha, AifelleMilou et ChezMo

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3 février 2022

Les jeunes amants - Carine Tardieu

J'ai hésité à voir ce film sorti cette semaine, n'étant pas forcément une grande fan de Fanny Ardant. Et bien j'aurais eu tort de ne pas y aller, car dès les premières images qui se passent dans un hôpital, je me suis dit que Les jeunes amants allait me plaire. L'essentiel de l'histoire se déroule en 2021. Shauna, âgée de 71 ans (Fanny Ardant magnifique), a été architecte. L'histoire de ces deux personnages débute en 2006, à l'hôpital donc. Shauna veille sur une patiente alitée et c'est là qu'elle rencontre Pierre Escande (Melvil Poupaud, assez craquant), interne dans l'hôpital. Ils échangent quelques paroles et puis Shauna disparaît. Quinze ans plus tard, Pierre, qui a maintenant 45 ans, est marié à Jeanne (Cécile de France, très bien) et il est père de famille. Shauna et lui se revoient en Irlande par l'intermédiaire d'un ami commun. Et à partir de là, quelque chose se passe. Pierre tombe amoureux de Shauna et les sentiments vont bientôt être réciproques. J'ai été très sensible au traitement du sujet: ce n'est pas racoleur, ni gênant, ni mièvre. La scène où Pierre dit à Shauna qu'elle le "bouleverse" m'a émue. Il y a beaucoup de pudeur dans certaines scènes et les acteurs y sont pour beaucoup. Une très belle histoire d'amour. Un film que je recommande. 

1 février 2022

Corona - Des chiffres par millions / en questions - N°22

Je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) crois utile de préciser une nouvelle fois que la sélection d'informations ci-dessous reflète assez clairement ma propre position: je ne vise nullement à l'exhaustivité ni même à "l'objectivité", c'est uniquement ce qui m'intéresse que je sélectionne dans les "revues de presse" accessibles sur internet (voire dans la presse "papier"). Par contre, je m'efforce de donner mes sources lorsque je fais allusion à un article de presse, et de préciser clairement ce qui est du seul domaine de mes intuitions personnelles...

Pour ce qui est des "testés positifs", à peine plus de 19 millions de cas ont été enregistrés par l'administration seulement, avec ce variant omicron dont on nous jurait fin 2021 qu'il était tellement contaminant qu'il allait rendre toute la France positive: je suis déçu! En un mois, on n'a même pas réussi à passer de 10 millions cumulés depuis le début à 20 millions, il va encore falloir attendre quelques jours pour ouvrir de beaux chiffres tout ronds (et en rester bouche bée?). Ça doit être la faute des gens, qui se protègent trop bien... 

Quoique... Je me pose une question. Parmi les quelque 12 ou 13 millions de personnes qui se sont fait tordre le bras, et se sont fait vacciner uniquement pour disposer du fameux "pass" leur permettant de mener une vie aussi normale que possible (en terme de sorties, voyages etc.), combien seront dans une logique de "faire l'autruche" en cas de suspicion d'être cas-contact ou même en cas de symptômes, tout simplement pour ne pas perdre, même temporairement, le précieux sésame (tant qu'ils ne se sentent pas gravement malades, bien sur)? La carotte était trop belle... 

C'est je crois vers la mi-janvier 2022 que le nombre officiel (administratif) de contaminations a dépassé les 20% de la population française (officiellement 67,4 millions), avec plus de 13,5 millions de contaminations. Que de symboles dans ces chiffres administratifs... 20%, c'est à peu près le nombre de cas positifs qui arrivent dans les résultats des tests. Autrement dit, lorsqu'on teste quotidiennement 1,5 million de personnes, on ajoute quelque 300 000 personnes au compteur. Si l'on en testait 3 mllions, n'en rajouterait-on pas 600 000? Et si l'on n'en testait que 750 000, le score n'augmenterait-il pas de 150 000 seulement? Transitivité (sic transit...)? Et j'ai toujours mes interrogations sur l'addition des contaminations via des variants différents, sur le fait qu'une même personne puisse avoir été contaminée plusieurs fois, et sur la prise en compte ou non des quelque 127 000 décédés du Covid sans parler des décès "naturels" depuis le début de l'épidémie). A part ça, pour chacune des sources (et versions) différentes de comptage "Covid", le chiffre est précis à l'unité...
18/01/2022: ça y est, l'INSEE a parlé, la population française se monte désormais à 67,8 millions (bilan démographique 2021)! Mince, il va falloir recalculer tous les pourcentages, non?

Ces histoires de population, ça me fait penser... S'il est vrai que je ne reçois guère de faire-parts de naissance ces deniers temps, je ne crois pas encore en avoir eu un seul entre les mains sur lequel la photo du nourrisson arborerait fièrement un masque anti-covid. Et vous?

10/01/2022: en fin d'article sur Public Sénat, M. Véran avait aligné de jolis chiffres statistiques lors de son audition. Très intéressant. Je crois savoir que les statistiques de "probabilités" portent sur des "grands nombres", mais n'ont jamais permis de faire une prédiction certaine appliquée à un individu? On sait qu'en tirant à pile ou face, on a 50% de chances d'avoir pile et 50% d'avoir face. Si l'on tire 100 fois de suite, il n'est pas certain d'avoir 50 et 50. Si l'on a eu 50 pile et 49 face, le 100e tirage ne donnera pas forcément face. Si l'on a eu 10 tirages de suite avec la même face, l'incertitude demeure pourtant pour le 11e tirage. Etc. Ou alors, j'ai pas tout compris à ces calculs de probabilité dont je croyais qu'ils avaient bien servi aux compagnies d'assurance-vie pour calculer leurs risques en fonction de l'âge de l'assuré, et éventuellement de quelques autres paramètres (tables de mortalité...), il y a déjà un ou plusieurs siècles?

Quels amateurs, quand même, que les chargés de com' de la Présidence... La fameuse interview dans Le Parisien * qui a énervé les "emmerdés" (relue et validée par l'Elysée, selon Le Canard Enchaîné du 12/01/2022) aurait dû paraître juste après le vote du Pass vaccinal... mais celui-ci a pris une semaine de retard (toute une semaine, mais une semaine seulement...).
* pas de bol, sur le site du Parisien, elle est... réservée aux abonnés... ;-/

Le même numéro du Canard Enchaîné se faisait un plaisir de signaler que le télétravail... c'est pas pour les "petites mains" qui s'occupent du courrier reçu par la Présidence. En 2020, les bureaux ont même été réorganisés en "open space".

Et, tiens, je m'en pose aussi une autre, de question. Au gros de la vague, à 10 millions de tests par semaine, on détectait (grosso modo) 1,5 millions de cas. Est-ce à dire qu'avec une capacité de 20 millions de tests, on en aurait détecté 3 millions? Ou bien que 5 millions de tests réalisés auraient découvert seulement 750 000 cas? Toutes choses égales par ailleurs, hein... 

N'empêche, il est loin le temps où la France avait eu du mal à franchir le seuil du million (été 2021?). Et les piquouzes piétinaient aussi... Au point que je m'imaginais que, pour couvrir (très théoriquement!") 67 millions de personnes, ça prendrait donc... un certain temps. Et comme à l'époque déjà, promis-juré, il n'y aurait jamais d'obligation de se faire vacciner, on tendait vers l'infini de l'incertain... Et je rêvais même tout éveillé en me disant que, si Manu avait la tentation de s'asseoir sur ses promesses et autres serments, qui c'est qui voudrait pas le réélire, mmmmh?

11/01/2022: est-ce que par hasard les Corses n'apprécieraient pas qu'on leur raconte des histoires (si je comprends bien cet article du Point)? 

Ce qui est toujours moins drôle, c'est l'augmentation du nombre des morts (bah oui, il ne peut pas diminuer non plus). J'ai un peu l'intuition que ce comptage macabre, précis à l'unité près, est tout de même approximatif (sous-estimé) d'environ 5 %. Cela fait des mois que j'avais lu que, dans les tout débuts de l'épidémie, on ne comptabilisait pas toujours comme "morts du Covid" beaucoup de gens, notamment des personnes âgées, décédées à domicile et "non testées" (pour un nombre évalué de 5 à 6 000 en décembre 2020 ?) - outre le décalage entre les chiffres de l'Agence Santé France et ceux de l'INSERM mis en évidence en avril 2021. 

10/01/2022: un nouveau variant aurait été détecté à Chypre, qu'on hésite à baptiser "deltacron"? Plus d'hésitation, il faut le baptiser "Ahlescons"... Bah, fausse alerte, finalement?

21/01/2022: ... et allez donc, la moitié des cas de Covid-19 séquencés au Danemark seraient dûs à un sous-variant (d'Omicron), maintenant (BA.2). Sous-pir(e)... 

11/01/2022: de son côté, le Québec songeait à imposer une taxe aux non-vaccinés. Ils sont fous, ces Québécois. Ou bien plus anglo-saxons que gaulois? Ah bah finalement non: leur Premier Ministre a su enclencher la marche arrière... ce mardi 1er février 2022.

29/01/2022 : encore des chiffres, mais des chiffres de business... Peut mieux faire, encore?

11/01/2022: Michel Cavaleri, de l'Agence européenne des médicaments (EMA, équivalente à la FDA américaine), a fait connaître ses craintes par rapport à des rappels vaccinaux trop fréquents. D'une part, ça pourrait finir par affaiblir le système immunitaire. D'autre part, ça finirait aussi par fatiguer (lasser?) la population... 

31/01/2022 : vous avez dit tests? D'une part - à savourer -, les garnements seront toujours les garnements. D'autre part, la modernité est au coin de la rue... avec votre smartphone.... 

Bon, j'arrête là pour ce mois de janvier 2022. Mais je ne m'interdis pas d'en faire remonter encore quelques infos gardées sous le coude pour les mois suivants...

31 janvier 2022

Les promesses - Thomas Kruithof

Je dirais que Les promesses très bien interprété ne tient pas totalement ses promesses, surtout sur la fin. Dans le 93, une mairesse (ou Madame le maire, je suis d'accord avec Tania, voir son com ci-dessous), Clémence Colombet (Isabelle Huppert) et son "Dircab" Yazid (Reda Kateb) mènent un combat de la dernère chance pour que la cité des Bernardins, dans un état de délabrement inacceptable, puisse bénéficier d'une enveloppe de 63 millions d'euros dans le cadre de travaux de réhabilitation du Grand Paris. C'est une promesse qu'elle fait devant ses administrés, et elle souhaite qu'elle se réalise. Durant le film, on voit comment peuvent se dérouler les négociations au niveau ministériel et jusqu'au cabinet du Premier Ministre. Clémence est à la fin de son deuxième mandat comme maire. Elle compte laisser sa place à son adjointe, Naidra. On assiste à plusieurs retournements de situations et pendant ce temps-là, les copropriétaires et locataires des Bernardins ne veulent plus payer leurs charges. Ils se soutiennent mutuellement. Malheureusement, il y a aussi des "marchands de sommeil" qui ne souhaitent pas qu'il y ait des travaux, car plus la barre d'immeubles se dégradera et plus les appartements pourront se racheter pas chers, et les nouveaux propriétaires en profiteront pour loger de plus en plus de migrants sans papiers dans des conditions indignes. Je trouve dommage que la résolution de l'histoire soit expédiée en même pas cinq minutes. Un film à voir cependant pour les acteurs. 

28 janvier 2022

Un tueur sur mesure - Sam Millar

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J'ai lu quelques romans de cet écrivain ancien membre de l'IRA qui a fait de la prison comme activiste politique et qui, aux Etats-Unis, a été prisonnier de droit commun pour un hold-up spectaculaire. Depuis son retour à Belfast, il s'est reconverti dans l'écriture et c'est plutôt réussi. C'est le quatrième roman que je lis de Sam Millar. C'est aussi noir que les trois autres mais il faut lire cela au deuxième degré, et Millar met une certaine distance dans ce qu'il raconte. Il y a même de l'humour. Un tueur sur mesure (Editions Métailié, 284 pages) se passe à Belfast de nos jours. Trois truands ont l'idée de braquer une banque le soir d'Halloween, déguisés en loups. Et bien, ils ratent leur coup, la banque visée n'ayant plus de liquidités, alors que les trois lascars se rejouissaient d'avance. Qu'à cela ne tienne, l'un des trois s'empare d'une mallette que détient un client retenu en otage, pas commode du tout. Et là bingo, c'est le jackpot, la mallette contient un demi million de livres sterling. Ce qu'ils ne savent pas (ou pas tout de suite), c'est que l'argent appartient à un groupuscule appelé La Fraternité pour la liberté irlandaise. Son leader s'appelle Connor O'Neill, et ce n'est pas un tendre même s'il va à la messe tous les matins. Il engage un certain Rasharkin, le tueur du titre, pour récupérer l'argent et se débarrasser des coupables. Avant de les tuer, Rasharkin aime bien torturer les gens. Et pendant ce temps, la police mène aussi l'enquête. J'ai lu ce roman d'une traite car il est découpé en petits chapitres et puis j'avais hâte de savoir ce qui allait se passer. A la fin, on pourrait s'attendre à retrouver des personnages dans un roman ultérieur. J'ai beaucoup apprécié ce polar tout comme Actu du noir - Jean-Marc Laherrère, Nyctalopes, Yv et Blacknovel.

25 janvier 2022

Adieu Monsieur Haffmann - Fred Cavayé

Voici un film qui m'a remuée. Adieu Monsieur Haffmann de Fred Cavayé est adapté d'une pièce de théâtre que je n'ai pas vue. L'histoire commence à Paris en mai 1941. La première séquence du film se focalise sur un pied appareillé qui avance sur des pavés. Ce pied appartient à un "boiteux", François Mercier (Gilles Lellouche), employé chez Joseph Haffmann (Daniel Auteuil), un bijouter qui crée des modèles. C'est un artisan doué. Malheureusement pour lui et sa famille, du fait qu'ils sont Juifs, ils sont menacés d'être arrêtés sous peu. Très vite, Haffmann convainc sa femme de fuir en zone libre avec leurs enfants. Lui-même les rejoindra plus tard après avoir réglé le sort du magasin. Et pour ce faire, Haffmann fait une proposition étonnante à François Mercier et à sa femme Blanche (Sara Giraudeau). Il va leur vendre le magasin, qu'ils lui rétrocéderont lorsque la guerre sera terminée. Le jour même de sa fuite, Haffmann est obligé de revenir au magasin car il y a des contrôles d'identité dans toute la ville. A partir de là, Joseph s'installe dans le sous-sol et François et sa femme occupent l'étage. Le couple désespère d'avoir un enfant, un jour. Dans l'esprit de François germe une idée pas banale pour que Blanche tombe enceinte mais sans succès. Et puis les mois passent et le comportement de François évolue. Il devient un parfait salaud et il n'a plus aucun scrupules. Les trois acteurs sont bien. A la différence de Pascale, j'ai trouvé Sara Giraudeau très bien (en tout cas mieux que dans d'autres rôles). Gilles Lellouche interprète un rôle difficile et il s'en sort bien. Daniel Auteuil est égal à lui-même. Un film à voir à moins d'attendre sa sortie sur petit écran. En tout cas, pour une séance de début de soirée, un lundi soir à Paris, on était cinq dans la salle. Lire les billets de Pascale, Eimelle et Pierre D.

22 janvier 2022

Monument national - Julia Deck

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Hier, vendredi 21 janvier 2021, je suis allée dans une librairie de province que je fréquente et j'ai repéré tout de suite le nouveau Julia Deck, Monument National, qui vient de paraître en ce début d'année 2022. Je l'ai lu d'une traite entre hier et aujourd'hui. J'ai beaucoup apprécié ce roman non dénué d'humour. Monument national (Editions de Minuit, 205 pages haletantes) se passe aux alentours de 2018-2020, entre le département numéroté 93 et la lisière de la forêt de Rambouillet. La narratrice principale s'appelle Joséphine Langlois, et elle est âgée de 7 ans et demi. C'est la fille adoptive d'Ambre (Adrienne) et Serge Langlois, grand acteur français, un "monument national". Avec une intendante et son époux, une cuisinère et son mari, une nurse, un chauffeur et un jardinier, Ambre (qui a été Miss Provence-Alpes-Côte d'Azur), Serge et Joséphine (qui, originaire d'Asie centrale, s'est inventé un frère jumeau fantôme nommé Ory) vivent dans un château qui ressemble au Petit Trianon avec quatre façades carrées. Il ne faut pas oublier les chiens bichons de la maîtresse des lieux, lesquels meurent malheureusement à une vitesse accélérée. Ambre est du même âge que Virginia, la fille d'un premier mariage de Serge, qui est chanteuse pop. Dans le département du 93, on fait connaissance de Cendrine Barou, la mère de Marvin, un gamin hyperactif. Elle est caissière dans un magasin "U". On apprend que Cendrine Barou n'est pas son vrai nom. Cette femme se cache sous une fausse identité. On saura pourquoi à la fin du roman. Par un concours de circonstances et par l'intermédiaire d'un Noir parfaitement noir qui va devenir coach sportif de la famille Langlois, Cendrine devient la nurse à la place de la précédente qui a été renvoyée peu de temps auparavant. Dans le 93, il y a aussi Aminata, une collègue de Cendrine. Mathias Doucet, le gérant du "U", se déclare "gilet jaune" dès l'automne 2018. Tout ce petit monde va se retrouver à Rambouillet  après la première attaque cardiaque de Serge Langlois. Pour célébrer l'anniversaire du "monument national", Brigitte et Emmanuel M... font l'honneur de leur présence. Il y a une question très importante qui vient à la surface quand Serge Langlois décède. La fortune familiale se compose de biens immobiliers (le château, son terrain et ses dépendances, vingt-deux véhicules de luxe et de collection, un yacht et une maison à Trinidad et Tobago et des liquidités sur des comptes offshore). Je vous laissse découvrir qui hérite de quoi. C'est assez inattendu. Je le répète, un roman très distrayant.

19 janvier 2022

Licorice Pizza - Paul Thomas Anderson / 355 - Simon Kinberg

Pour mon retour vers les salles obscures, j'ai choisi deux films sortis le 05/01/2022. 

De Paul Thomas Anderson, j'avais adoré There will be blood et The Phantom Thread et j'avais détesté Magnolia. En ce qui concerne Licorice Pizza, je me situe entre les deux. Je reconnais que les deux acteurs principaux, Cooper Hoffman (le fils du regretté Philip Seymour Hoffman) et Alana Haim forment un couple sympathique et touchant. Gary Valentine (Cooper Hoffman) est âgé de 15 ans alors qu'Alana Kane (Alana Haim) annonce qu'elle a 25 ans. La bande son est aussi assez exceptionnelle. On a le plaisr d'entendre David Bowie, The Doors ou Paul McCartney. Pour le reste, je suis plus réservée sur l'histoire, assez décousue, et sur les personnages secondaires interprétés par exemple par Sean Penn, Bradley Cooper et Tom Waits et d'autres moins connus qui ne font pas avancer l'histoire. Dans les années 70, à Encino, une banlieue terne de Los Angeles, Gary doit se faire prendre en photo à son lycée. C'est à cette occasion qu'il fait la connnaissance d'Alana qui est l'assistante du photographe. Il entame assez vite une conversation avec Alana en lui affirmant qu'il l'épousera un jour. Gary en tant qu'apprenti acteur doit partir à New-York, Alana lui servira de chaperon. A la suite de quoi, ils se séparent, se retrouvent, se reséparent. Gary se met à vendre des lits à eau (waterbed) et puis il ouvre un lieu pour des joueurs de flipper. On peut s'étonner que, n'ayant pas encore atteint sa majorité, il puisse faire autant de choses. A la fin, après une course pour se retrouver, Alana et Gary tombent dans les bras l'un de l'autre. Et tout cela dure plus de deux heures. Non, décidément, je n'ai pas "accroché", dommage pour moi. En revanche, Pascale et Princecranoir sont plus positifs que moi malgré des réserves pour Pascale. Et lire le billet de Matchingpoints.

Je passe à 355, un film d'action pure interprété par quatre actrices épatantes (l'Américaine Jessica Chastain, l'Allemande Diana Kruger, l'Anglaise Lupita Nyong'o et l'Espagnole Penelope Cruz) et vers la fin, on découvre une jolie Chinoise, Fan Bingbing. L'histoire commence dans une belle demeure à Bogota, une arme technologique de destruction massive capable de prendre le contrôle de réseaux informatiques a été créée par un jeune homme surdoué. Cette arme tombe malheureusement dans de mauvaises mains (un chef de réseaux terrorristes) et peu de temps après, on la localise à Paris. L'Américaine Mace de la CIA, l'Allemande Marie Schmidt  des services secrets allemands, l'Anglaise Khadijah, une ancienne du MI6, et une psychologue colombienne vont s'allier pour récupérer l'arme qui ressemble à un gros smartphone. La poursuite qui commence à Paris va les emmener au Maroc et pendant toute la fin du film en Chine, à Shanghaï. Les femmes savent très bien se battre et tirer avec des armes de guerre. Face à elles, il y a un traitre à la gueule d'ange et quelques affreux. Je ne me suis pas ennuyée une minute (le film idéal du samedi soir) et puis Diane Kruger et Fan Bingbing sont jolies à regarder, même si les trois autres ne sont pas mal non plus. Lire le billet d'Henri Golant. Selenie n'a pas aimé. Il faut noter que Jessica Chastain est coproductrice de ce film américano-chinois.

16 janvier 2022

Vigil - James Srong & Isabel Sieb, créé par Tom Edge

A défaut d'aller au cinéma, je regarde un peu la télévision, surtout Arte, et je suis tombée sur Vigil, une mini série britannique en 6 épisodes de 53 ou 54 minutes chacun. J'ai été captivée dès les premières images. Cela se passe de nos jours dans le HSM Vigil, un sous-marin nucléaire lance-missiles britannique au large de l'Ecosse. Craig Burke, expert en cartographie sonar, est retrouvé mort dans sa couchette, victime semble-t-il, d'une overdose de drogue. Peu de temps auparavant, il avait alerté sa hiérarchie sur le fait qu'un chalutier avait été tiré vers les fonds marins à cause d'un de ses filets qui s'était accroché à quelque chose. La commandante Amy Silva de la police écossaise est envoyée dans le sous-marin pour enquêter sur la mort de Burke, qui paraît suspecte. Amy est une femme assez perturbée sous anti-dépresseurs (grâce à des flash-back on apprend petit à petit des choses sur sa vie), mais c'est une très bonne enquêtrice. Avant d'arriver dans le sous-marin, elle a demandé à son ex-compagne, Kirsten Longacre, inspectrice de police elle aussi, de faire des investigations sur un camp de militants anti-nucléaires situé pas loin de la base navale. Tant dans le sous-marin qu'à l'air libre, les deux femmes vont se heurter à l'hostilité, même si elles trouvent de l'aide de part et d'autre. Dans le sous-marin, Amy est épaulé par le "pontus" Glover qui est un service RH à lui tout seul (chez les sous-mariniers, le terme Pontus désigne le "patron du pont"). Cette affaire s'inspire quelque peu de faits réels. Cela montre que l'armée, la police et le MI5 ne font pas toujours bon ménage. L'alternance entre les séquences dans le sous-marin et celles qui se passent en surface font que le rythme est soutenu sans temps mort. Il y a une séquence, quand on voit Amy enfermée dans un tube de torpille, où j'ai ressenti de la claustrophobie. A noter que les acteurs sont tous excellents. Une série à voir. 

12 janvier 2022

Celui par qui le scandale arrive / Comme un torrent - Vincente Minnelli

Comme je ne peux pas aller au cinéma, j'en profite pour revoir quelques films classiques américains que j'apprécie depuis longtemps.

Je viens de revoir coup sur coup Celui par qui le scandale arrive (Home from the Hill, 1960) et Comme un torrent (Some came Running, 1958), tous les deux réalisés par Vincente Minnelli.

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Dans Celui par qui le scandale arrive, le Capitaine Wade Hunnicutt (Robert Mitchum) est l'homme le plus influent et le plus riche de la ville située dans l'Est du Texas. Tout le monde est à ses ordres, sauf sa femme Hannah (Eleanor Parker), qui se refuse à lui depuis 18 ans car Wade est un homme à femmes depuis toujours, il a couché avec pas mal de femmes mariées ou pas de la ville. Et son épouse ne lui pardonne pas d'avoir eu un enfant illégitime, Rafe (George Peppard), qui vit chichement. Dans le salon de la demeure familiale où le Capitaine passe beaucoup de temps, il est entouré de trophées de chasse et de fusils. Un salon d'"homme". Avec Hannah, il a eu un fils, Theron (George Hamilton) qui vit dans une chambre d'enfant. C'est un fils à sa maman. Désormais, les choses vont changer, Wade va prendre en main l'éducation de son fils qui subissait les quolibets des hommes de la ville. C'est une façon de prendre leur revanche sur Wade qu'ils ne peuvent pas atteindre directement. Du jour au lendemain, Theron va faire ses preuves en partant chasser le sanglier. Et Rafe qui a cinq ans de plus que Theron veille sur lui de loin. Un film que je revois toujours avec plaisir grâce aux acteurs, à l'histoire et à sa progression dramatique. Les personnages sont bien campés. Il faut noter qu'il y a une scène marquante qui montre la ségrégation entre Noirs et Blancs dans ce Sud des Etats-Unis. Il s'agit d'une "party" après une chasse au sanglier, on voit quelques petits gamins afro-américains à l'écart qui regardent manger les notables blancs. Les seuls Noirs acceptés pour le repas sont les domestiques qui font le service.

Je passe à Comme un torrent dont le scénario a été tiré d'un roman de James Jones (auteur par ailleurs de Tant qu'il y aura des hommes). A la fin des années 40, Dave Hirsh (Frank Sinatra), un militaire démobilisé, revient en autocar à Parkman en Indiana. Une jeune femme habillée de franfreluches, Ginnie (Shirley McLaine), le suit comme son ombre. Elle est tombée follement amoureuse de Dave. Ce dernier n'est pas revenu dans l'Indiana depuis plus de 15 ans. Il a écrit deux romans qui ont eu du succès mais il est en panne d'inspiration. Il n'arrive pas à terminer le troisième manuscrit. A Parkman, il ne se presse pas pour renouer avec son frère Frank, un notable très aisé. Dave, qui boit beaucoup, se lie d'amitié avec Bama Dillert (Dean Martin), un joueur de poker alcoolique qui ne quitte jamais son chapeau, même pour dormir. Et Dave ne reste pas insensible au charme de Gwen French, une jeune prof de littérature et admiratrice des deux romans de Dave. C'est un superbe mélo très bien joué. Shirley McLaine y est bouleversante.

J'espère que ces deux films sont disponibles à la location en médiathèque, car on a aujourd'hui du mal les trouver dans le commerce à un prix raisonnable.

10 janvier 2022

Bilan 2021 pour "Le blog de dasola"

Après les quelques mots célébrant les 15 ans du blog "de dasola" (et non "de ta d loi du cine & de dasola" comme j'avais eu le culot de le mentionner à l'occasion du billet du 1er avril 2021), je (ta d loi du cine, "squatter" - et statisticien - chez dasola) vais signaler quelques chiffres constituant une esquisse de bilan pour l'année 2021.

Commençons par les billets.
2021 a marqué un record en nombre de billets: 156, un chiffre qui n'avait été dépassé que durant les quatre premières années du blog, de 2007 à 2010. Mais plus de 30% ont pour auteur... votre serviteur, cependant que ceux signés dasola n'ont été que 108, à peine davantage qu'en 2020 où la propriétaire et auteure principale du blog n'y avait contribué que pour 103 billets sur 128 (on constate que mes propres contributions ont doublé). Mais, sur les 15 ans de blog (soit 180 mois), je n'en suis même pas encore arrivé à avoir rédigé, en moyenne, un billet par mois. Dans le détail, mes billets ont consisté, principalement, en des "chroniques covid-19" le 1er du mois, en des hommages "Charlie Hebdo" le 7 du mois, en 8 participations au "Challenge Jack London" de ClaudiaLucia et en 12 participations à mon propre Challenge de la planète Mars [cf. colonne de droite].
Ceux de dasola se sont répartis entre 66 billets "cinéma", 30 billets "livres", 10 billets "Divers / culture" et un billet sur un réalisateur (Bertrand Tavernier). Ses 24 premiers billets "cinéma" de l'année 2021 ne parlaient que de films vus ou revus en DVD, en attendant (impatiemment!) la réouverture des cinémas (intervenue vers le 19 mai?).

Quelques mots ensuite sur le nombre de commentaires.
J'avais signalé l'an dernier que le nombre de commentaires déclinait d'environ 200 chaque année depuis 2018, étant passé de 1966 cette année-là à 1574 en 2020. La baisse a été bien moindre l'an dernier, puisqu'on a compté 1515 commentaires pour 2021. Et - victoire? - aucun mois n'en a connu moins de 100. Ce qu'il faut malheureusement remarquer, c'est la chute du nombre moyen de commentaires par billets sur 2021, qui n'atteint même plus 10. Si l'on peut noter que les 108 billets de dasola en totalisent 1151 (faits en 2021), en 2020, les 103 siens en totalisaient 1346 datant de la même année (sur un total de 1383 rédigés dans l'année sur des billets toutes années confondues). En 2021, on ne compte que 18 billets à avoir atteint ou dépassé les 15 commentaires (contre 49 sur 141 en 2017, par exemple). Le billet "14e anniversaire" du 9 janvier 2021 écrase, comme toujours, les autres (57 commentaires!). Remarquons encore que 52 commentaires de 2021 portent sur des billets antérieurs au 31 janvier 2021 (plus ou moins compensés par 13 commentaires de 2022 portant sur des billets 2021...). Quant aux 312 commentaires portant sur mes propres 48 billets de 2021 (6,5 commentaires en moyenne...), ils sont dûs à 74 commenteurs différents.
[Bon OK, j'aurais peut-être dû refaire ça sous forme de tableaux... Mais j'en aurais encore perdu certaines et certains!]

Et tout ceci nous amène (les derniers mais non les moindres) vers les blogueurs qui ont écrit nos commentaires.
Cette année, vous avez été un peu plus nombreux que l'année précédente à rédiger un commentaire ici (136 contre 131). La fréquentation du blog repose essentiellement sur un "noyau dur" de commentateurs.euses fidèles, le plus souvent eux-mêmes blogueurs.euses actifs.ves [l'inclusion, c'est compliqué!]. Deux personnes ont fait plus de 100 commentaires (Missfuji et Manou), 5 autres en ont fait plus de 50, et encore 15 ont fait au moins 20 commentaires, ou davantage. Seules 31 personnes n'ont pas encore fait au moins 5 commentaires sur le blog de dasola (dont 16 sont venues pour la première fois en 2021). Quatre blogueurs venus commenter chez dasola pour la première fois en 2021 sont désormais répertoriés dans la colonne de droite. En 2020, il y avait en eu seulement 16 primo-commentateurs (dont deux sont depuis devenus "fidèles"). [la colonne de droite, vous dis-je...]
A noter enfin que Missfuji, qui a fini par détrôner Maggie76 de ses records de commentaires sur 365 jours, est sans doute sur une bonne trajectoire pour battre aussi celui des 500 commentaires faits durant le laps de temps le plus court. Cela augure d'un "entretien par mail" à préparer pour 2023 en vue de sa présentation sur le blog de dasola... Elle sera certainement précédée par A_girl from earth dès 2022 (484 commentaires depuis mars 2009) pour ce genre de présentation dont sept blogueurs.euses ont déjà eu l'honneur ici!

Terminons par les quelque 81 "abonnés" du blog.
Pour autant que je puisse le savoir (on compte une douzaine d'utilisateurs de la fonction "d'Anonymisation" proposée par l'outil de canalblog!), en 2021, un peu moins de la moitié de ceux qui sont inscrits à la parution des nouveaux billets ont effectivement fait un com', et parmi eux près de la moitié n'a plus fait de commentaire depuis plus d'un an. L'annonce de chaque billet ne génère guère plus d'une dizaine de visites directement via le lien envoyé par mail à chaque abonné inscrit. Les inscriptions (5 en 2021) et les désinscriptions (6) se compensent à peu près. On peut supposer que certaines désinscriptions (d'un email caduc) sont suivies de l'inscription vers un nouvel email. D'autres personnes semblent s'inscrire et se désinscrire à plusieurs reprises au fil des ans - le temps d'oublier les thématiques du blog de dasola et de faire renaître l'envie de le suivre?

Le blog de Dasola
  • CINEMA, LIVRES, DVD, SPECTACLES, TV - BILLETS DE BONNE ET (parfois) MAUVAISE HUMEUR. Critiques et opinions sur films, livres et spectacles. [Secrétaire de rédaction et statistiques: "ta d loi du cine" (269 commentaires, du 17/01/07 au 15/07/26)].
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(BLOGUEURS COMMENTANT SOUVENT LE MIEN)

  • = Onze blogueuses et blogueurs ayant fait au moins 500 commentaires chez dasola se présentent =
  • On crée un lien lorsqu'un blogueur a commenté au moins cinq billets en venant à (au moins) deux dates différentes sur ce blog. 
  • Une adresse de mail (xxx@yyy.fr ou com...) [non publiée!] est exigée par Canalblog pour enregistrer votre commentaire. 
  • Vous ne voyez pas tout de suite apparaître votre commentaire, car il doit d'abord être validé (cela peut prendre quelques heures)
 
CINÉMA (23 blogs en activité)

DIVERS - CULTURE (54 blogs en activité)

LIVRES (63 blogs en activité)

QUELQUE TRISTESSE

QUELQUES BLOGS DÉSORMAIS EN PAUSE (À MON GRAND REGRET)

QUELQUES INFIDÈLES (NE ME RENDENT PLUS MES COMMENTAIRES...)

QUELQUES INTROUVABLES (BLOGS SUPPRIMÉS OU DISPARUS?)

SANS BLOG (COMMENTATEURS SUR LE MIEN)

STATISTIQUES, INFORMATIONS, RECORDS (DEPUIS LA CRÉATION DU BLOG)

  • * Blog créé le 09/01/2007, transféré sur Canalblog en juin 2007, migré à l'insu de son plein gré sur l'outil Overblog en février 2024 *
  • 3130 billets (au 17/07/26) dont tous ont eu au moins un commentaire
  • 37 577 commentaires (au 16/07/26 [+ 2 [anciennement 203] "égarés" lors de la migration"]) [dont 271 dasola] par au moins 1303 personnes, dont 92 (re)venues en 2026
  • 425 blogueurs [dont 137 actifs en 2026] m'ont fait au moins 5 et jusqu'à 1336 (au 13/07/2026) commentaires (voir ci-dessus)
  • Abonnés (être prévenu à chaque nouveau billet publié sur le blog): 81 au 22/06/26 (via "Newsletter" ci-dessus)
  • Billet commenté par le plus de personnes: 77 commentaires par autant de commentateurs/trices (billet du 09/01/2014)
  • Billet comptant le plus de commentaires: 123, par 46 commentateurs/trices différent(e)s (billet du 10/06/2023)
  • Record de commentaires en 1 an de date à date par 1 même blogueur-euse: 160 par Manou (du 01/08/23 au 31/07/24)
  • Record de commentaires en un mois: 355 en janvier 2014
  • Record de commentaires en une année civile (même blogueur-euse): 162 par Manou en 2024
  • Record de commentaires en une journée: 44 le 09/04/2009
  • Records de nouveaux commentateurs en un mois: 24 (dont 22 blogueurs) en mai 2008 et mars 2009
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