Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l'existence - Roy Andersson
Voici un film singulier sorti le 24 avril 2015 qui peut rebuter beaucoup de spectateurs. Un pigeon perché sur une branche... du réalisateur suédois Roy Andersson clôt une trilogie commencée avec Chansons du deuxième étage (2002) et Nous les vivants (2007). Le film se compose d'une suite de saynètes avec comme fil rouge éventuel la présence de deux VRP spécialisés dans les farces et attrapes (ils souhaitent que les gens s'amusent et soient gais). Dans une petite valise sont rassemblés des dents de vampire dont des canines ultra-longues, un genre de coussin rieur et un masque en caoutchouc représentant un "pépé édenté". Le réalisateur commence très fort avec trois rencontres avec la mort: un homme s'effondre sur le sol de sa salle à manger pendant que sa femme est à la cuisine. Dans une cafétéria, devant un cadavre gisant, la caissière demande si la bière et le sandwich payés par le décédé peuvent intéresser une des personnes présentes. Enfin une vieille femme agonisante à l'hôpital ne veut pas lâcher un sac à main que ses enfants essayent de lui retirer. On peut trouver les scènes inégalesn mais certaines m'ont marquée: la prof de danse de flamenco assez rubiconde qui palpe un des danseurs, la tenancière d'un pub à Göteborg dans les années 40 qui se fait payer avec des baisers, l'évocation de la défaite en 1709 du roi Charles XII de Suède face aux Russes (on le voit arriver dans un bistrot pour aller aux toilettes). Le film se compose de 39 scènes filmées en plan fixe des décors dans des couleurs tirant sur le beige. Les personnage ont l'air aussi lugubres que ces décors. Personnellement, j'ai adhéré au parti pris du réalisateur: pas de vrai scénario mais des plans très travaillés du point de vue visuel et sonore. Ce sont des compositions picturales. Le film dure 1H40; aurait-il été plus long que cela ne m'aurait pas dérangée. Le film, qui n'est déjà presque plus projeté à Paris, a reçu le Lion d'or au dernier festival de Venise en septembre 2014.

















Quelques masques
Une coupe avec un couvercle et des piquants
Une coupe avec l'effigie d'un bassaris (mammifère d'Amérique centrale de la famille des ratons laveurs)
Un être mythologique
Déesse du cacao


























































un kapokier.


Un des nombreux tumulus qui abrite un édifice. Depuis presque 1000 ans, la nature a repris ses droits, en particulier les arbres aux longues racines.
La plupart des sculptures sur le site sont des copies. Les originaux sont conservés dans un vaste musée à l'entrée du site.
Un édifice à moitié enfoui avec un arbre au mileu.
Un autel : sur chaque côté sont réprésentés les 16 rois mayas qui ont régné à Copan (entre 400 et 800 après J.-C.), dont le plus célèbre est le 13ème, surnommé "18-lapin", qui a été décapité lors d'un sacrifice.
Le dieu Jaguar.
Le Soleil.
Le terrain de jeu de pelote. 
Il y a encore des traces de couleur sur certains bâtiments: la couleur principale utilisée par les Mayas était le rouge. Les deux autres couleurs étaient le jaune et le bleu.
Et voici, recouvert par une bâche, le fameux escalier hiéroglyfique: il "comporte le plus long texte maya connu (2 200 glyphes), sculpté avec beaucoup de précision dans la pierre des contremarches. Malheureusement, sur les 63 marches, seulement 15 ont été trouvées encore à leur place, dont 5 partiellement détruites : les autres s'étant effondrées, elles ont été replacées de façon arbitraire lors de la restauration de l'édifice en 1935. Il n'a donc pas été possible de déchiffrer entièrement le puzzle incomplet actuel; le texte constitue une chronique de la dynastie copanèque depuis le premier roi Yax K'uk' Mo'. Les cinq statues assises tout au long du milieu de l'escalier représentent les cinq prédécesseurs de K'ak' Yipyaj Chan K'awiil. Ce dernier est représenté sur la Stèle M qui se trouve au pied de l'escalier" (source Wikipedia).


Un des côtés de l'escalier.
J'aime beaucoup cette tête.
Encore des traces de couleurs.
Un bel oiseau.
Une des stèle sur la place de Copan.


Les 5 dernières photos ont été prises dans le musée de Copan. Grand édifice aéré.

Seul le petit édifice au milieu de la photo a été mis au jour, tout le reste est encore enfoui.
Voilà l'édifice. Quelques stèles disséminées aux alentours sont protégées par des toits de chaume.















