Le blog de Dasola
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26 septembre 2007

Films vus et non commentés depuis le 14/07/2007

Billet sur trois films dont l'un m'a vraiment plu et les deux autres peuvent attendre une diffusion à la télé voire moins. A vous de voir. [Pour mémoire, les précédents sont là]

Trois amis de Michel Boujenah: suite de saynètes avec la dernière apparition de Philippe Noiret très marqué par la maladie. J'ai déjà presque oublié.

Die Hard 4 de Len Wiseman est très regardable, les méchants sont punis, les cascades sont très bien faites. Je ne me suis pas ennuyée une minute et c'est là l'essentiel.

Mr Brooks de Bruce A. Evans est à éviter bien que le rôle de William Hurt soit intéressant en âme damnée de Kevin Costner. Mr Costner, s'il vous plaît, refaites de bons films!

17 septembre 2007

Destination Danger - 1ère saison 1960-62

L'acteur Patrick Mc Goohan a été découvert grâce à cette série Destination Danger (Danger Man) dont la première saison fait 39 épisodes, filmés en noir et blanc. Ces épisodes viennent de paraître en coffret DVD. Chaque épisode dure environ 24 minutes. John Drake (Patrick Mc Goohan) est un genre d'agent secret qui est envoyé en mission aux quatre coins du globe. Il n'y a pas d'effets spéciaux particulier. John Drake et les autres personnages sont toujours tirés à quatre épingles. Les femmes jouent souvent un rôle important dans les intrigues. Les conclusions sont parfois un peu abruptes : il ne faut pas dépasser les 24 minutes. On se voit les épisodes les uns derrière les autres avec un immense plaisir. Patrick Mc Goohan reprendra le rôle en 1964-1966 dans 47 épisodes de 60 minutes en noir et blanc et en couleur. Vivement leur sortie en DVD zone 2 !

2 septembre 2007

Antonioni - l'un des derniers des grands réalisateurs italiens est décédé

Michelangelo Antonioni qui vient de s'éteindre à 94 ans, fin juillet 2007, a fait un cinéma plutôt ardu. Le thème central de ses films est l'incommunicabilité entre les êtres. Lui aussi, comme Ingmar Bergman (voir mon billet du 23 août), aimait les femmes et son actrice qui a été sa compagne, Monica Vitti, a joué dans l'Avventura, l'Eclipse et Désert Rouge. J'ose avouer que je suis plutôt hermétique à l'oeuvre d'Antonioni à part Blow-Up (1966) qui a été certainement son plus grand succès public. Désert Rouge (1964), son premier film en couleur, réunit Monica Vitti et Richard Harris. Victime d'un accident vasculaire cérébral en 1984, qui le laissera très diminué physiquement et aphasique, il ne tournera plus que deux films dont un qui fait partie du triptyque Eros en 2004. Grâce à Wim Wenders qui l'assistait, il avait pu arriver à tourner Par delà les nuages sorti en 1995, que je n'ai pas vu.

20 décembre 2007

Le désossé est décédé - Au revoir Philippe Clay

La presse semble en avoir assez peu parlé, et en tout cas je n'avais pas entendu la nouvelle à la radio. Philippe Clay, qui a joué Valentin le désossé dans French Cancan de Jean Renoir (1954) avec notamment Jean Gabin et Françoise Arnoul, est décédé le jeudi 13 décembre 2007 à 80 ans. Coïncidence, je l'avais cité récemment dans mon billet du 29/11/07 sur L'Adorable voisine où il avait un petit rôle de danseur et chanteur de cabaret. Mais je me souviens surtout de lui à cause d'une chanson, "Mes Universités", qui avait fait du bruit à l'époque. C'était assez virulent contre Mai 68. Et je l'avais vu sur scène, il y a 4 ans, au théâtre La Bruyère à Paris, dans Les Visites à Mr Green qui lui avait valu une nomination amplement méritée aux Molières.
Je n'ai pas l'impression que beaucoup de blogueurs aient réagi, je citerais cependant Coinducinéphage qui est toujours exact à rendre hommage aux acteurs lors de leurs disparitions.

13 janvier 2008

La visite de la fanfare - Erin Kolirin

Je dois (désormais) préciser que j'ai vu ce film en 2007. Un film israëlien de plus me direz-vous ? Et bien oui, La visite de la fanfare est un petit bijou qui vaut largement le déplacement. Une fanfare de 8 musiciens, venus d'Alexandrie en Egypte, arrive en Israël pour inaugurer un centre culturel arabe dans la ville de Petah Tiqva. Suite à une mauvaise compréhension de l'hébreu à la gare routière, ils sont débarqués d'un autobus à Beit Tiqva, ville perdue au milieu de nulle part où ne s'arrête qu'un autocar par jour. La seule animation de cette ville semble être un café-bazar tenu par une femme, Dina, qui les observe en compagnie de deux habitués. En attendant le lendemain pour qu'ils reprennent un car les amenant enfin à destination, les musiciens sont accueillis par Dina et les deux habitués; ils vont même les nourrir et les loger pour une nuit. Le chef de la fanfare, Tewfiq, ainsi qu'un grand et beau ténébreux, Haled, vont loger chez Dina. Cette rencontre entre Israëliens et Egyptiens donne l'occasion de voir de très jolies scènes pleines de poésie et très souvent drôles. Celle que j'ai baptisée "la scène de drague au dancing" est hilarante. Haled l'Egyptien montre à Papi l'Israëlien comment faire pour arriver à embrasser une fille renfrognée qui ne se laisse pas faire. Dans une autre scène, Haled dit en arabe (non sous-titré) ce qu'est l'amour physique. Magnifique. La visite de la fanfare peut sembler un peu languissant par certains côtés, mais il se regarde avec plaisir.

21 août 2007

La nuit des tournesols - Jorge Sanchez-Cabezudo

Ne tenez pas compte des critiques des journaux pas toujours tendres pour ce film et allez le voir quand il sortira dans votre ville pour vous faire une idée par vous-même. La Nuit des tournesols de Jorge Sanchez-Cabezudo, production espagnole, se passe dans les Pyrénées. Malgré la couleur jaune ocre de la photo, le film dégage une noirceur certaine. Le film est découpé en 6 séquences qui ont chacune un titre et se chevauchent dans le temps. La première donne le ton général du film. On assiste à une agression par un violeur en série, voyageur représentant en aspirateur, marié, au physique banal. Il s'en prend à une jeune femme noire très jolie. Elle sera "sauvée" par ses compagnons que l'on entend de loin. Justement, la deuxième séquence présente la jeune femme et ses compagnons spéléologues. Un pauvre homme pris pour l'agresseur par erreur sera leur victime expiatoire dans la troisième séquence. Un jeune flic, pas très honnête, qui aimerait se sortir de sa vie médiocre, joue un rôle moteur dans la suite de l'histoire dans laquelle intervient son beau-père, flic lui aussi. Il n'y a aucun personnage véritablement sympathique. La Nuit des tournesols montre bien des personnes plutôt ordinaires voire médiocres face à une situation extraordinaire. La vie reprendra son cours pour certains mais pas pour d'autres. Tous les comédiens inconnus en France sont très bien dans leur rôle. Film à voir.

13 juillet 2007

The Bubble - Eytan Fox

A ne pas confondre avec Bubble de Steven Soderbergh (cf. billet du 22/06/2007), The Bubble (surnom donné à la ville de Tel Aviv), le nouveau film du réalisateur du très remarqué Tu marcheras sur l'eau, est une oeuvre très recommandable. Pour ceux qui se diraient que c'est encore une histoire d'amour homosexuelle, ils auraient raison, mais on peut élargir le propos en disant qu'un jeune et beau Palestinien tombe amoureux d'un jeune et bel Israélien, et malheureusement cela va mal finir. Ils s'éclateront au sens propre et figuré. L'histoire se passe à Tel Aviv où les habitants vivent repliés sur eux-mêmes avec leurs problèmes de coeur ou peut-être d'argent. Le conflit israélo-palestinien n'est pas leur préoccupation première. Et pourtant, la scène d'ouverture est très symbolique. A la frontière israélo-palestinienne, lors d'un des nombreux contrôles d'identité, une femme très enceinte perd les eaux et malheureusement le bébé par la même occasion car elle n'a pas pu arriver à temps à l'hôpital. C'est là que Noam l'Israélien et Ashraf le Palestinien se rencontreront pour la première fois. Le film est gai et triste à la fois et quand il se termine, il laisse un goût amer car le conflit n'est pas près d'être terminé.

19 juillet 2007

A la vitesse de la lumière - Javier Cercas

Roman espagnol recommandé en 2006 par les libraires de la FNAC, A la vitesse de la lumière de Javier Cercas (Actes Sud) est un très beau roman, bien écrit et qui se lit assez vite. Un Catalan rêvant d'acquérir le statut d'"écrivain raté", qui porte le même prénom que l'auteur, connaît la notoriété suite à un concours de circonstances qui lui fait rencontrer un Américain, Rodney Falk, vétéran du Vietnam, dans une université près de Chicago. Rodney Falk lui avoue avoir été responsable, à la fin des années 60, dans un village vietnamien, d'un massacre de plus de 50 personnes. Il ne s'en est jamais remis. Javier lui-même (le personnage) vit un drame personnel qui le change à jamais. Il se sent coupable de l'accident de personnes très proches. Une grande partie du roman tourne autour du sentiment de culpabilité. Mais la rédemption vient grâce à l'écriture. Achetez A la vitesse de la lumière ou empruntez-le en bibliothèque.

17 juillet 2007

Délice Paloma - Nadir Moknèche

J'avais beaucoup aimé le film précédent de ce réalisateur, Viva Laldjerie (2004) avec déjà Biyouna dans un petit rôle. Dans Délice Paloma, elle tient le rôle principal et elle est sensationnelle. Délice Paloma, dans le film, est le nom d'un dessert à base de glace au jasmin et amandes pilées. Mais ce n'est pas du tout un film culinaire. L'histoire se situe à Alger de nos jours. Mme Aldjeria (Biyouna) sort de prison après trois ans de détention. Elle raconte comment elle en est arrivée à ce qu'on la surnomme "la bienfaitrice nationale". Elle rend des services, fournit des permis de construire grâce à des chipas (pots-de-vin), provoque des flagrants délits pour adultère, fait fermer temporairement des salons thé-glaciers pour favoriser la concurrence, sert d'entremetteuse, etc. Elle a un fils Riyad qui élève des oiseaux en cage, une soeur sourde et muette et une collaboratrice zélée, Shérazade. Elle accumule un joli pactole. Cet argent doit lui servir à acquérir un établissement thermal qui tombe en ruine appelé "Les Thermes de Caracalla" à Fouka (près d'Alger). Elle y venait petite fille. Cela sera l'affaire de trop. Le film est chatoyant et plein de soleil. On peut admirer Alger en panoramique. Je recommande Délice Paloma car l'Algérie décrite est y chaleureuse loin des drames liés aux faits divers tragiques provoqués par les islamismes intégristes.

16 juillet 2007

Le pépin perdu et retrouvé

L'autre jour, j'ai bêtement oublié mon parapluie (mouillé) dans la salle de cinéma où j'étais entrée. Je n'y ai pas fait attention à la sortie (il ne pleuvait plus - ah ce temps inconstant!). Le lendemain, je suis retournée candidement au cinéma demander s'ils ne l'avaient pas retrouvé. Un charmant jeune homme a posé la question à son talkie-walkie. Une voix hachée à l'autre bout a mis du temps à répondre qu'elle l'avait. La voix, celle d'une femme, a continué en disant de venir le chercher. De nouveau, l'homme charmant m'a indiqué que la dame et le pépin attendaient devant une porte sous un escalier. Je n'ai pas vu immédiatement ni la porte ni la dame, à cause d'un angle de mur, mais un bras qui tenait ledit pépin. Je me suis approchée et il aurait fallu voir l'air dégoûté avec lequel la dame m'a tendu mon pépin : à bout de bras, presque comme si elle le tenait avec des pincettes, sans un sourire avec un air d'ennui profond. Et pourtant il est beau et pas encombrant mon pépin! Bleu turquoise et pliant. Qu'est-ce qu'elle lui trouvait? Je crois qu'elle a vraiment joué à ce que mes collègues de bureau appellent, entre elles, "faire la pétasse".

6 juillet 2007

No man's land - Danis Tanovic

Oscar du meilleur film étranger en 2002, No Man's land de Danis Tanovic (2001), diffusé hier soir à la télévision, est un film excellent qui montre, une fois de plus, l'absurdité de la guerre en général, et de celle de Yougoslavie en particulier. Deux hommes qui auraient pu s'entendre dans la vie civile se retrouvent face à face dans un "no man's land". C'est celui qui a le fusil qui a raison. Avec eux, un troisième soldat que l'on croit mort. Ce dernier a, enterrée sous lui, une mine antipersonnel. Au moindre mouvement, cette mine sautera et le soldat avec. En plus des casques bleus de la FORPRONU surnommés "les Schtroumpfs" à cause de la couleur de leur casque, quelques journalistes dont une femme (jouée par la très regrettée Katrine Cartlidge), et vous avez tous les éléments d'un grand film de guerre filmé comme un drame intimiste. J'espère que vous ne l'aurez pas manqué.

12 juillet 2007

La gigue des cailleras - Pascal Jahouel

Grâce à M. Claude Le Nocher, http://suspense.aceblog.fr (1), j'ai eu la chance de lire La gigue des cailleras (racailles en verlan) parue aux Editions Krakoen. Ce polar savoureux, deuxième ouvrage de Pascal Jahouel (rouennais de naissance), se caractérise par la langue crue, très imagée, populaire et parfois en verlan. Un dénommé La Rouille est victime d'une défenestration d'un quinzième étage dans la Cité des Moineaux, cité dortoir où la majorité de la population bigarrée est victime du chômage avec les dommages collatéraux de l'alcool et de la violence. L'histoire se passe à Rouen et sa banlieue et fait une incursion au Havre. Le narrateur du livre, Bertrand-Hilaire Lejeune, BHL pour les dames, inspecteur de police, enquête sur ce fait malheureux. Tous les personnages rencontrés sont truculents et souvent attachants, tant les flics que les autres.
La lecture de ce livre me fait par la même occasion découvrir un "petit" éditeur inconnu du grand public. Les Editions Krakoen http://www.krakoen.com sont situées dans le département de la Seine Maritime, elles vendent elles-mêmes leurs ouvrages par correspondance et sont depuis tout récemment distribuées par Calibre http://www.calibre.fr, société de distribution créée en janvier 2007.

(1) ce blog ayant disparu au 3ème trimestre 2007, Claude Le Nocher en a recréé un en janvier 2008 : http://action-suspense.over-blog.com.

18 juillet 2007

Séries policières anglaises en DVD

Hercule Poirot, Miss Marple, Sherlock Holmes, sont des héros de romans policiers anglais très connus. Hercule Poirot, célèbre détective belge avec une tendance à l'embonpoint, mène l'enquête dans une quarantaine de romans et nouvelles d'Agatha Christie (1890-1976). Miss Marple, elle, met son grain de sel dans une dizaine de romans, toujours d'Agatha Christie. Sherlock Holmes, vivant à Baker Street, violoniste à ses heures et détective à plein temps, est le personnage central d'une vingtaine de romans et nouvelles de Sir Arthur Conan Doyle (1859-1930). Les anglais ont eu la bonne idée d'en faire des adaptations télévisuelles. Quel bonheur. J'ai une tendresse pour David Suchet dans le rôle d'Hercule Poirot et Jeremy Brett dans le rôle de Sherlock Holmes. Pas un bouton de bottine ne manque. Les DVD sont édités en VOSTF (pour réviser votre anglais) et en VF. Le charme surranné qui se dégagent de l'ensemble de ces séries est indéniable. Viennent de se rajouter Tommy et Tuppence, un couple de détectives amateurs dans quelques autres romans d'Agatha Christie. Et en outre, dans les séries qui se passent de nos jours, nous avons l'Inspecteur Morse et Suspect n°1 avec LA Mirren, à ne manquer sous aucun prétexte.

2 juillet 2007

Roman de gare - Claude Lelouch

Le dernier film de Claude Lelouch, Roman de gare, est une bonne surprise au dire de toutes les critiques que j'ai lues. Moi-même, je ne me rappelle plus le dernier film de ce réalisateur que j'ai vu en salle. Cela ne m'attirait plus du tout. Pour ce dernier opus, je dirai que j'ai passé un bon moment mais sans plus. En revanche, je suis contente que Dominique Pinon ait enfin un vrai premier rôle face à la très "ardantissime" Fanny Ardant qui joue une romancière. En "nègre", magicien, amoureux d'une coiffeuse rencontrée sur une aire d'autoroute", et, au début du film, peut-être "serial killer", Dominique Pinon, avec son physique unique, est absolument convaincant et très touchant. Pour cela, j'en remercie Claude Lelouch de l'avoir choisi.

1 juillet 2007

Persepolis - Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud

Persepolis, Prix du Jury à Cannes 2007 (récompense amplement méritée), est l'adaptation réussie en film d'animation de la BD dessinée par Marjane Satrapi, rééditée récemment en un volume aux Editions de l'Association (2007). Et pourtant, j'ai hésité à aller le voir car je n'avais pas aimé la bande-annonce. Cela aurait été dommage. Cette histoire, très autobiographique (la jeune héroïne de 8 ans s'appelle aussi Marjane), commence sous le régime du Shah en 1978 et se termine quand Marjane s'exile définitivement en France en 1992. L'image est en noir et blanc pour les flash-backs avec des moments en couleur quand le récit se déroule de nos jours. Marjane, issue d'une famille plutôt aisée, est entourée d'une grand-mère au parler cru, d'un oncle victime du régime politique et de parents très aimants. Marjane est fan de Bruce Lee, de rock et se verrait bien prophète. Quand le Shah est renversé et contraint à l'exil, une euphorie s'installe dans le pays, malheureusement de courte durée. Le régime du Shah était une dictature, le nouveau régime des Ayatollahs est encore pire. La torture et la peine de mort s'amplifient. La guerre est déclarée avec l'Irak. Partout règne la pénurie. Marjane continue de grandir mais elle doit porter le voile. On peut rendre justice à la réalisatrice de ne pas avoir trop caricaturé ce régime de répression. Grâce à son père, Marjane peut partir un temps en Autriche pour fuir l'Iran. A Vienne, elle fera des rencontres plus ou moins heureuses. Elle reviendra avant de s'exiler en France. L'animation est remarquable en "ligne claire", en particulier, l'expression des yeux et de la bouche. Les voix françaises de Danielle Darrieux, Catherine Deneuve et Chiara Mastroianni complètent la qualité de Persepolis que d'aucuns considèrent le meilleur film de l'année, et je ne suis pas loin de le penser. Cela me donne envie de lire la BD.

25 juin 2007

Le Far West - Jacques Brel

Sorti en 1973, deuxième et dernier film de Jacques Brel, Le Far West a été un échec public et a reçu un accueil critique très mitigé. Plus de trente ans après, ce film est certes déroutant mais vaut la peine d'être vu. J'ai assisté à une projection, accompagnée de mon ami, à la Fondation Jacques Brel à Bruxelles. Jacques Brel, également scénariste du film, joue le rôle principal, Jack. Quelque part en Belgique, déguisé en cow-boy, Jack rencontre Gabriel incarnant Davy Crockett. D'autres personnages, dont une jeune femme métisse en fauteuil roulant, se joignent au duo. Ils partent à la conquête d'un Far West qui appartient à leur imaginaire depuis l'enfance. Entretemps, on apprend que grâce à un fakir, Jack a hérité d'un pouvoir exceptionnel. Dès qu'il s'appuie contre un mur ou toute autre construction en brique, ça s'écroule. Le groupe trouve leur Far West sur l'emplacement d'un ensemble industriel désaffecté au mileu de nulle part. Des "Indiens" (des bourgeois?) veulent les déloger, sans succès. Et Gabriel trouvera de l'or. Jack voulant remettre ce trésor au chef d'Etat, on ne le prend pas au sérieux et la réalité les rattrape, lui et ses compagnons. Ils le paieront de leur vie comme à Fort Alamo et le pouvoir de Jack ne lui servira pas à grand-chose. On peut reconnaître, parmi les seconds rôles, les participations amicales de Michel Piccoli, Juliette Greco, Lino Ventura et Claude Lelouch. Jacques Brel chante Enfance dans le film. Je comprends l'histoire comme une parabole sur la fin de l'enfance. Dans Le Far West, le personnage principal a 40 ans. Dans une interview, Brel dit qu"'à 40 ans, l'enfance fout le camp". Quand le film est sorti, lui-même n'avait plus que 5 ans à vivre.

23 juin 2007

Les 100 meilleurs films américains

Je viens de voir une nouvelle sur Yahoo à propos du  nouveau palmarès des 100 meilleurs films américains de tous les temps paru sur le site de l'American Film Institute http://www.afi.com/. Les Américains adorent ce genre de classement. Comme il y a dix ans, date du dernier classement, Citizen Kane d'Orson Welles (1941) est toujours considéré comme le meilleur film américain. Voici les dix meilleurs, suite au vote de plus de 1500 personnes du monde du cinéma américain.
1 CITIZEN KANE  (ORSON WELLES)
2 THE GODFATHER  (LE PARRAIN) (FRANCIS FORD COPPOLA)
3 CASABLANCA (MICHAEL CURTIZ)
4 RAGING BULL  (MARTIN SCORSESE)
5 SINGIN' IN THE RAIN  (CHANTONS SOUS LA PLUIE) (STANLEY DONEN)
6 GONE WITH THE WIND  (AUTANT EN EMPORTE LE VENT) (VICTOR FLEMING)
7 LAWRENCE OF ARABIA  (LAWRENCE D'ARABIE) (DAVID LEAN)
8 SCHINDLER'S LIST  (LA LISTE DE SCHINDLER) (STEVEN SPIELBERG)
9 VERTIGO  (SUEURS FROIDES) (ALFRED HITCHCOCK)
10 THE WIZARD OF OZ (LE MAGICIEN D'OZ) (VICTOR FLEMING)

A titre personnel, Citizen Kane n'est pas mon film préféré de Welles, je trouve que c'est un film ennuyeux. Casablanca, (1944) je n'ai jamais réussi à le voir en entier et puis Bogart, ce n'est pas trop ma tasse de thé. Raging Bull (1981) n'est pas non plus mon préféré de Scorsese. Il vient d'entrer dans le palmarès avec Vertigo. Pour les autres, je suis plutôt pour.

23 avril 2007

La Nuit de l'infamie - Michael Cox

La Nuit de l'infamie de Michael Cox aux Editions du Seuil (2007), que je viens d'achever, est un livre de plus de 600 pages à lire toutes affaires cessantes. Passionnant de bout en bout. Un manuscrit fictif a été retrouvé qui relate la confession d'un homme, Edward Glyver alias Glapthorn, qui raconte, dès le début, qu'il a tué un homme au hasard pour s'entraîner afin de se retourner ensuite contre sa victime désignée. Cette deuxième victime prénommée Phoebus Daunt est écrivain et néanmoins un homme peu recommandable. En effet, le but de ce dernier est de capter l'héritage et le titre de noblesse du narrateur. Je n'en dirai pas plus. Achetez-le ou empruntez-le dans la bibliothèque la plus proche, vous ne regretterez pas. Quand on commence, on a envie de savoir comment cela va se terminer. Et quel film à suspense cela ferait ! 

14 avril 2007

Romans policiers (suite)

Certains romanciers français comme Thierry Jonquet, par exemple, vaudraient la peine d'être adaptés au cinéma : Moloch, Les Orpailleurs et Mon vieux (que j'ai fait connaître à un ami qui m'est très cher) donneraient d'excellents films. Et, à mon avis, beaucoup mieux que ceux de Jean-Christophe Grangé que je n'aime pas du tout. Les Orpailleurs a déjà été tourné pour la télévision dans le cadre d'un téléfilm (que je n'ai d'ailleurs pas vu), et donc pourquoi pas sur grand écran. Thierry Jonquet sait très bien se servir de situations réelles pour écrire de la fiction. L'intrigue de Mon vieux se déroule en 2003, en pleine canicule à Paris et de nombreuses personnes âgées et moins âgées ont succombé. Le père du narrateur sera l'une des victimes. De la même façon, Georges-Jean Arnaud, que j'ai découvert il y a quelques années, a situé d'excellentes énigmes policières dans le Paris de 1830. 6 volumes racontent les enquêtes des jumeaux Hiacynthe et Narcisse Roquebère. Chaque enquête pourrait faire l'objet d'un long-métrage. Le roman de Fred Vargas (1), Pars vite et reviens tard, vient juste d'être adapté à l'écran avec des critiques mitigées, du fait que l'univers particulier de l'écrivain ne se retrouvait pas à l'écran. N'ayant pas lu cet auteur, je ne peux pas juger mais, au moins, saluons Régis Wargnier d'avoir essayé. D'autant plus que le film est plutôt plaisant à regarder, l'intrigue se situant dans un Paris que je connais bien. Brigitte Aubert est une autre romancière dont un des romans, Transfixions, est devenu Mauvais genres de Francis Girod (2001) avec Robinson Stevenin. Le genre policier convient très bien au 7ème Art.

(1) Et non Maud Tabachnik comme je l'avais indiqué par erreur, j'ai corrigé suite au commentaire de Neil ci-dessous.

9 avril 2007

Wallace et Gromit - Nick Park

En marge des dessins animés traditionnels, surtout américains, comme les Walt Disney et plus récemment les studio Pixar et quelques autres, le réalisateur anglais Nick Park est le génial créateur de Wallace et Gromit entièrement faits en pâte à modeler. Wallace est un anglais bon teint, chauve et grand amateur de fromage de cheddar, son chien Gromit n'a pas de bouche mais des yeux expressifs qui montrent son intelligence. Il sauve souvent la mise à son maître. Heureusement qu'il est là. Ces deux héros ont d'abord été les héros de trois courts métrages : La grande excursion (1989), Un mauvais pantalon  (Oscar du meilleur court-métrage d'animation en 1994) et Rasé de près (Oscar du meilleur court-métrage d'animation en 1996). Succès oblige, on retrouve les deux héros dans Wallace et Gromit et le mystère du Lapin-Garou, long métrage qui a reçu l'Oscar du meilleur film d'animation en 2005 et qui est diffusé en ce moment sur Canal+. Les trouvailles de ce long-métrage sont sensationnelles avec des références comme King Kong. C'est très drôle. Je suis une grand fan de Gromit le chien qui est le seul chien que l'on connaisse à faire du tricot quand il réfléchit. Je tire mon chapeau à Nick Park qui est aussi le créateur des poules de Chicken Run.

7 avril 2007

Hommage à Luigi Comencini

Si vous voulez pleurer en voyant un film, procurez-vous un enregistrement de L'Incompris (Incompreso, 1966) de Luigi Comencini qui vient de disparaître (8 juin 1916 + 6 avril 2007). Cinéaste connu pour avoir beaucoup filmé l'enfance, il restera dans les mémoires grâce à sa réalisation pour la télévision des Aventures de Pinocchio (1972) avec Nino Manfredi et Gina Lollobrigida en Fée Bleue. Encore un peu du cinéma italien qui disparaît.

6 avril 2007

Suspect n°1 avec Helen Mirren

Ce soir, Canal+ diffuse le 7ème et dernier volet de la série Suspect n°1 avec la sublimissime Helen Mirren, dont j'ai fait l'éloge dans un billet précédent. Le premier opus date de 1991. La BBC est la productrice de cette série. Les intrigues sont remarquablement agencées et Helen Mirren joue le rôle de Jane Tennison, inspectrice de police. Dans cette série, elle n'a pas toujours la tâche aisée pour se faire respecter dans un monde de "machos". Sa vie personnelle n'est pas "folichonne". En revanche, dans ses enquêtes, elle est tenace et arrive à résoudre des crimes assez odieux. Le 7ème épisode de la série est en deux parties comme les autres : un diffusé ce soir et le deuxième vendredi 13 prochain. A ne pas rater si vous pouvez. En séance de rattrapage, les deux premiers volets de la série sortent dans un même coffret DVD le 18 avril prochain [2007]. 

3 avril 2007

Pas de printemps pour Marnie - Alfred Hitchcock

Dans ma dvdthèque (quel vilain mot), je possède certains films d'Alfred Hitchcock dont Pas de printemps pour Marnie (1964) que je revois assez souvent. C'est mon film préféré d'Hitchcock car j'adore cette histoire d'amour et Sean Connery qui tournait à l'époque les premiers James Bond est absolument craquant dans sa virilité. C'est un film d'un érotisme torride de par le sujet : cette femme frigide qui, refusant tout rapport intime avec les hommes, est kleptomane, a la passion des chevaux et déteste le rouge. Tippi Hedren tour à tour brune ou blonde incarne parfaitement cette frigidité. Sean Connery et Tippi Hedren forment un couple magnifique. Un film à voir.

29 mars 2007

Tickets de cinéma - Petit billet anecdotique

Dans mes jeunes années, les tickets étaient petits et il y avait seulement écrit le nom du cinéma et rien d'autre. Les ouvreuses les déchiraient et attendaient leur pourboire. Cela existe encore. Depuis une quinzaine d'années, les tickets ont changé. Dans les grands complexes comme UGC, Gaumont, CGR (complexes implantés en IDF et Province), les tickets sont plus grands, le nom du film et la date sont inscrits au verso. Au recto, il peut n'y avoir rien ou alors une pub quelconque. En 1995, pour fêter en même temps le centenaire du cinéma et les cent ans de sa création, Gaumont a eu la bonne idée d'éditer des billets avec un recto illustré par une reproduction d'une affiche de cinéma d'un film produit et distribué par cette société. Je crois que la série comportait cent modèles d'affiches différents. Moi, qui aime collectionner, dès que j'allais dans un cinéma Gaumont, j'attendais la toute fin du générique pour faire de la récupération de billets par terre ou sur les sièges ou juste à la sortie du cinéma dans la rue : ils étaient souvent en bon état, parfois très abîmés. J'ai eu des doublons. C'était très ludique et je regrette que cette initiative n'ait pas encore été renouvelée.

27 mars 2007

Coups de feu dans la Sierra - Sam Peckinpah

Qu'est-ce que c'est bien de voir des westerns sur grand écran ! A l'occasion de la ressortie en copie neuve de Coups de feu dans la Sierra (Ride the High Country) de Sam Peckinpah, j'ai pu l'apprécier. Ce film de 1962 est un des premiers du réalisateur. Il est interprété par Joel Mc Crea et Randolph Scott dont ce fut le dernier film. L'histoire est simple. Il y a juste ce qu'il faut d'humour et de coups de feu. Les deux héros vieillissants donnent ce côté désenchanté et crépusculaire aux westerns tournés à partir des années 60. A part ça, il ne faut pas s'étonner que les spectateurs se détournent des petites salles et préfèrent aller dans les grands complexes où on peut acheter son billet à l'avance. Pour certaines salles "art et essais", on doit attendre dehors par tous les temps et la vente des billets se fait au dernier moment avec une caissière ou un caissier pas toujours aimable. Ca se mérite d'aller au cinéma.

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CINÉMA (23 blogs en activité)

DIVERS - CULTURE (53 blogs en activité)

LIVRES (63 blogs en activité)

QUELQUE TRISTESSE

QUELQUES BLOGS DÉSORMAIS EN PAUSE (À MON GRAND REGRET)

QUELQUES INFIDÈLES (NE ME RENDENT PLUS MES COMMENTAIRES...)

QUELQUES INTROUVABLES (BLOGS SUPPRIMÉS OU DISPARUS?)

SANS BLOG (COMMENTATEURS SUR LE MIEN)

STATISTIQUES, INFORMATIONS, RECORDS (DEPUIS LA CRÉATION DU BLOG)

  • * Blog créé le 09/01/2007, transféré sur Canalblog en juin 2007, migré à l'insu de son plein gré sur l'outil Overblog en février 2024 *
  • 3181 billets (au 11/10/26) dont tous ont eu au moins un commentaire
  • 38 051 commentaires (au 12/10/26 [+ 2 [anciennement 203] "égarés" lors de la migration"]) [dont 274 dasola] par au moins 1305 personnes, dont 99 (re)venues en 2026
  • 425 blogueurs [dont 136 actifs en 2026] m'ont fait au moins 5 et jusqu'à 1338 (au 10/08/2026) commentaires (voir ci-dessus)
  • Abonnés (être prévenu à chaque nouveau billet publié sur le blog): 80 au 21/07/26 (via "Newsletter" ci-dessus)
  • Billet commenté par le plus de personnes: 77 commentaires par autant de commentateurs/trices (billet du 09/01/2014)
  • Billet comptant le plus de commentaires: 123, par 46 commentateurs/trices différent(e)s (billet du 10/06/2023)
  • Record de commentaires en 1 an de date à date par 1 même blogueur-euse: 160 par Manou (du 01/08/23 au 31/07/24)
  • Record de commentaires en un mois: 355 en janvier 2014
  • Record de commentaires en une année civile (même blogueur-euse): 162 par Manou en 2024
  • Record de commentaires en une journée: 44 le 09/04/2009
  • Records de nouveaux commentateurs en un mois: 24 (dont 22 blogueurs) en mai 2008 et mars 2009
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