Le blog de Dasola
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6 août 2025

Gangs of Taïwan - Keff

Gangs of Taïwan de Keff est un premier film qui ne m'a pas déplu, même si je l'ai trouvé un peu long. L'action aurait pu être plus resserrée. Le film dure plus de 2h. Néanmoins, l'histoire est prenante. Elle se passe en juillet 2019 à Taipei, capitale de Taïwan. Des gangs de jeunes taïwanais rackettent certains commerçants. Parmi ces jeunes, il y a Zhong-Han, un grand jeune homme muet mais pas sourd. Le jour, il aide un couple qui l'a pratiquement adopté. Le couple tient un petit restaurant qui vivote mais ne perd pas d'argent. Ce restaurant existe depuis 70 ans. Mais un jour, le propriétaire des murs vend le restaurant à un homme d'affaires véreux. Ce dernier quadruple le montant du loyer et en même temps, il fait une offre pour que le couple quitte les lieux le plus rapidement possible. Ha-Rong, le restaurateur, accompagné par Zhong-Han, refuse avec courage la proposition. Et c'est à partir de ce moment que les choses vont aller de mal en pis pour Ha-Rong et sa femme. Zhong-Han assiste impuissant à tout ce qui arrive jusqu'à ce qu'il prenne une décision radicale. J'avais deviné l'issue de cette histoire avec quelques flottements mais c'est bien joué et j'ai aimé le personnage de Ha-Rong qui est très humain. Un premier film réussi. Keff est un réalisateur américano-taÏwanais à suivre. Lire le billet de Selenie. 

15 octobre 2024

Le robot sauvage - Chris Sanders

Je viens de voir Le robot sauvage de Chris Sanders, un film d'animation très sympathique qui se passe sur une île déserte où beaucoup d'animaux, proies ou prédateurs se côtoient. C'est là qu'un robot Rozzen 7134 (diminutif "Roz") atterrit par inadvertance après une grosse tempête. Roz est programmé pour aider son prochain. Il est plein de sollicitude envers les êtres qu'il rencontre. Malheureusement, les animaux s'enfuient à son approche. Ils le traitent de monstre, même si Roz arrive à traduire le langage de chaque animal. Roz ayant provoqué l'écrasement d'un nid d'oies, il recueille le dernier oeuf prêt à éclore. Joli-bec, un adorable oison, considère tout de suite que Roz est sa maman (la voix du robot est bien féminine). Grâce à un renard rusé mais gentil et à Roz, Joli-bec va apprendre à nager et à voler, au grand dam d'autres oies qui se moquent de lui. Il est aidé par un faucon et par des opossums. Je vous passe toutes les nombreuses péripéties qui vont permettre à Roz de se faire accepter par le monde animal. C'est une histoire pleine d'optimisme et de bons sentiments sans tomber dans la mièvrerie. Grands et petits ne peuvent qu'apprécier ce film que j'ai vu dans une salle où il n'y avait que des adultes. 

20 juin 2025

A Normal Family - Hur Jin-Ho

Une fois de plus, je viens de voir un des films immanquables de l'année 2025. A Normal Family du réalisateur HUR Jin-Ho (un parfait inconnu en ce qui me concerne) est la quatrième adaptation cinématographique du roman Le dîner d'Herman Koch. J'ai trouvé ce film remarquable de bout en bout tant du point de vue scénaristique que du point de vue interprétation. De nos jours, dans un milieu très aisé, nous faisons la connaissance de deux frères. Jae-wan, l'ainé, un avocat renommé de 50 ans, est remarié avec Ji-Soo, la propriétaire d'une pâtisserie. Elle est nettement plus jeune. Le couple vient d'avoir une petite fille. Jae-wan est le père de Hye-yoon, une grande fille qui attend d'être admise à Cambridge. Jae-gyoo, le frère cadet de Jae-wan, est un chirurgien très investi dans son travail, il est marié à Yeon-kyeong, un peu plus âgée que lui. Elle est traductrice indépendante. Ils sont les parents d'un garçon, Si-ho, qui a eu des problèmes de harcèlement au collège. Sans rien dévoiler, le film s'ouvre et se termine par une collision spectaculaire entre un homme et une voiture. Entre les deux, et pendant presque deux heures qui passent vite, on est témoin de la désintégration d'une famille parce qu'un sans-abri a été tabassé sans raison par les deux jeunes cousins, Hye-yoon et Si-ho. Je veux saluer la réalisation et l'interprétation, de premier ordre. Je suis sortie enthousiaste de la projection. Lire les billets de Selenie et Luc Schweitzer. 

19 juin 2025

Jardin d'été - Shingi Somai

C'est grâce à Pascale, que je remercie, que je suis allée voir Jardin d'été de Shingi Somai, un réalisateur japonais que je ne connaissais pas et qui est décédé en 2001. Le film date de 1994 et il est resté inédit en France jusqu'à maintenant. Il est sorti dans peu de salles à Paris. Jardin d'été se passe, comme le titre l'indique, pendant un été à Kobe, où trois jeunes garçons très différents physiquement décident d'épier un vieil homme parce qu'ils pensent qu'il va mourir bientôt, et ils veulent savoir ce que c'est que de mourir. Ce vieil homme surnommé "Grand-père" accepte au bout d'un certain temps de les voir envahir son territoire, c'est-à-dire une vieille maison vétuste au milieu d'un jardin en friche: un îlot entouré d'immeubles. Les trois garçons, que le vieil homme surnomme "Lunettes", "Sumo" et "Sac d'os", vont passer un été inoubliable tout en désherbant le jardin. Ils semblent au paradis. Les relations vont évoluer quand le grand-père, qui est seul depuis longtemps, va se confier sur sa vie. La deuxième guerre est terminée depuis longtemps, mais il a gardé des souvenirs douloureux de cette période pendant laquelle il a perdu de vue sa femme. C'est un film gai et triste à la fois qui fait penser au cinéma d'Hirokazu Kore-Eda. S'il est projeté par chez vous, allez le voir. Je l'ai vu dans une salle pleine. 

2 juin 2025

Jeunes mères - Luc et Jean-Pierre Dardenne

Pour continuer avec le dernier festival de Cannes 2025, je viens de voir Jeunes Mères des réalisateurs belges Luc et Jean-Pierre Dardenne, un film sorti dans de nombreuses salles en France. Jeunes mères a été récompensé du prix du meilleur scénario. Personnellement, j'ai été séduite par les quatre jeunes actrices qui interprètent des mères adolescentes ou jeunes adultes (comme Julie) qui sont prises en charge par une maison maternelle à Liège en Belgique. Quatre jeunes mères, Perla et son petit Noé qui est quittée par Robin, un adolescent comme Perla. Il ne reconnait pas le bébé. Julie qui, elle, est arrivée à s'en sortir avec son copain, est la mère d'une petite Mia. Mais Julie a des problèmes avec la drogue. Il y a aussi Ariane qui voulait avorter mais sa mère qui a beaucoup de problèmes ne voulait pas. Ariane avec sa petite Lili est déterminée à la mettre en famille d'accueil pour lui permettre de connaître une vie meilleure. Enfin, il y a Jessica que l'on voit enceinte et qui par la suite accouche d'une petite Alba. Jessica ne ressent rien pour sa fille et elle n'a de cesse d'interroger sa propre mère (India Hair, très bien) qu'elle retrouve en lui demandant pourquoi elle l'a abandonnée. Je n'ai pas identifié de cinquième jeune mère. Pour un film des frères Dardenne, il est moins sombre que d'habitude. L'espoir pointe à la fin. Un film que j'ai aimé. Je conseille. Lire le billet de Pascale.

29 mai 2025

Un simple accident - Jafar Panahi

Eh oui, j'ai pu voir, en avant-première, Un simple accident qui a été récompensé de la Palme d'or au dernier festival du film de Cannes 2025. Il y a eu une projection avant-hier soir, mardi 27 mai 2025, dans une salle archi-pleine à une séance de 22h00 à Paris. Il faisait très chaud dans la salle. Je dirais que j'ai aimé ce long-métrage, même si ce n'est pas mon film préféré du réalisateur iranien Jafar Panahi. C'est le cinquième film que je vois de ce réalisateur, après Le cercle, Taxi Téhéran, Trois visages et Aucun ours. Pour Un simple accident, on sent que Jafar Panahi a eu envie de dire tout le mal que l'on fait aux prisonniers arrêtés arbitrairement sans raison valable et qui, pour beaucoup, ont été torturés. Entre les lignes, il dit beaucoup de mal du régime iranien. Il ne manque pas de montrer que tout se monnaye. Il faut voir deux policiers qui sortent un appareil de carte bleue fixant un prix à payer pour laisser les personnages tranquilles, ou, quand une femme accouche sans que le mari soit présent, un pot-de-vin doit être versé en plus du prix de l'hospitalisation. Quand le film démarre, c'est la nuit et une voiture tombe en panne. À l'intérieur, il y a un mari, sa femme enceinte et leur fille Niloufar (quel joli prénom!). Vahid, un mécanicien automobile, entendant le mari marcher, est tétanisé. Il croit reconnaître Ehgbal à cause de la démarche claudicante de l'homme qui l'a torturé des années auparavant. Plus tard, Vahid réussit à enlever son bourreau et il décide de l'enterrer vivant. Mais il a des doutes sur l'identité de l'homme. Est-il, oui ou non, Ehgbal surnommé "La guibole"? Pour en avoir le coeur net, il retrouve d'anciennes victimes d'Eghbal qui se joignent à lui: une future mariée (et son fiancé), une photographe, et Hamid qui est convaincu que c'est bien leur bourreau. L'essentiel du film se passe dans le van de Vahid et dans un paysage désolé mais magnifique, éloigné de la ville. Il y a une tension qui monte crescendo. Je pense que l'on pourrait faire une adaptation théâtrale de ce film avec une unité de lieu, de temps et d'action. Un film très fort qui sortira en salle le 1er octobre 2025. 

25 mai 2025

La Venue de l'avenir - Cedric Klapisch

Même si ce n'est pas le meilleur film de Cedric Klapisch, le film La Venue de l'avenir sorti le 22 mai 2025 se laisse voir pour plusieurs raisons dont la réalisation, qui alterne de manière fluide deux époques: de nos jours et en 1895 (avec une incursion en 1873). Quand le film démarre, de nos jours, une généalogiste a réussi à retrouver et à rassembler les descendants d'une certaine Adèle Vermillard, née en 1873 en Normandie. Devant notaire, ils doivent décider de la vente ou non d'une vieille demeure inhabitée depuis 1944 et entourée d'un immense terrain en bord de mer. Quatre personnes parmi les héritiers sont désignées pour rouvrir la maison. Ce sont Seb (Abraham Wapler), Céline (Julia Piaton), Guy (Vincent Macaigne) et Abdel (Zinedine Soualem). Dès qu'ils sont entrés dans la maison, on nous transporte dans le passé à la fin du XIXème siècle quand Adèle (Suzanne Lindon) quitte momentanément son amoureux Gaspard pour retrouver sa mère Odette (Sara Giraudeau) à Paris. Le voyage se fait en bateau sur la Seine. Adèle y rencontre Anatole (Paul Kircher) qui peint et Lucien (Vassili Schneider), qui, lui, est photographe. Il faut saluer la qualité du travail numérique qui permet d'admirer la Tour Eiffel toute neuve (en 1895, elle a 6 ans). Le quartier de Montmartre est un vaste champ avec des fermes. L'histoire nous fait croiser Sarah Bernhardt, Félix Nadar et Claude Monet jeune et vieillissant à Giverny. Il est même question des début du cinéma avec de l'image animée. Je vous laisse découvrir comment les personnages contemporains vont saluer Victor Hugo. Les deux époques s'entremêlent avec bonheur. On passe un bon moment même si Suzanne Lindon manque un peu de personnalité. Ce film était présenté hors compétition cette année au Festival du film de Cannes. 

Justement, à propos des films de Cannes, certains seront ou ont été projetés entre le 23 et 27 mai 2025 à Paris et dans quelques grandes villes de France. Personnellement, je vais normalement en voir cinq en avant-première. Celui des Frères Dardenne est déjà en salle. Hier, samedi 24 mai, j'ai déjà vu deux films : Connemara d'Alex Lutz avec Mélanie Thierry et Bastien Bouillon d'après le roman de Nicolas Mathieu. Ce n'est pas mal mais j'ai eu mal aux yeux au bout de minutes à cause de la manière de filmer: la caméra qui bouge beaucoup et la manière de voir très nettement les acteurs en gros plan alors que le reste de l'image est floue. Cela m'a beaucoup perturbée. À part ça, Mélanie Thierry et Bastien Bouillon sont très bien, ainsi que Jacques Gamblin. Le film sort le 10 septembre 2025. Et j'ai vu Vie privée de Rebecca Zlotowski (3 étoiles sur Télérama), avec Jodie Foster et Daniel Auteuil. J'ai été déçue et la salle archi-bondée semble l'avoir été aussi. J'ai lu que l'on pouvait comparer Vie privée à Meurtre mystérieux à Manhattan de Woody Allen: pour moi, on en est très loin. C'est bourré d'invraisemblances et cela manque de légèreté Je vous en dirai plus quand le film sortira le 26 novembre prochain. Le film était présenté hors compétition. Quant aux trois autres films, je vous en parlerai une fois que je les aurai vus. 

3 mai 2025

Ce nouvel an qui n'est jamais arrivé - Bogdan Mureşanu

Je viens de voir Ce nouvel an qui n'est jamais arrivé, un film roumain qui se passe entre les 20 et 21 décembre 1989, un jour avant la chute de Ceaucescu. J'ai été vraiment emballée par ce film que j'ai trouvé prenant et très bien interprété. Pendant 2h18, on suit six personnages (hommes et femmes) qui se préparent soit aux festivités de fin d'année, soit à fuir le régime de Ceausescu et la Securitate. Il y a Gelu, l'artisan et ouvrier qui a un petit garçon, Marius, qui commet une grosse gaffe. Margareta, une femme d'une soixantaine d'année, est désespérée car elle ne veut pas quitter sa maison qui doit être démolie (Gelu fait partie des déménageurs de la maison). Son fils, agent de la Securitate, est intraitable. Il y a Florina, une actrice à qui on ordonne de prendre la place d'une autre pour participer à un clip à la télé. Il s'agit de souhaiter les meilleurs voeux de la population au chef suprême. Les hommes de la télé qui sont chargés de cette tâche ont bien du mal à boucler cette corvée car Florina leur donne du fil à retordre. Enfin, il y a Laurentiu, le fils d'une professeure de roumain et d'un des responsables de la télé qui est décidé à quitter la Roumanie avec son copain Vlad. C'est filmé au plus près des acteurs. Il n'y a pas de temps mort. J'ai apprécié la musique du Boléro de Ravel à la fin, quand la population se soulève contre le dictateur en train de discourir. Je rappelle que Ceaucescu et sa femme Hélène ont été jugés et fusillés dans la foulée le 25 décembre 1989. Un film à voir. 

1 mai 2025

The Amateur - James Hawes / Des jours meilleurs - Elsa Bennett & Hippolyte Dard

Voici deux films vus récemment que j'ai bien appréciés. 

Le premier, The Amateur, est une adaptation d'un roman de Robert Littell. Charles Heller (Rami Malek, qui est aussi coproducteur du film) est un cryptographe doué à la CIA qui perd sa femme dans un attentat terroriste à Londres. Il se rend compte que des moutons noirs font partie de l'Agence et qu'il ne doit compter que sur lui-même pour venger sa femme. Le thème m'a fait penser un peu aux films avec John Wick sans les combats rapprochés et les échanges de coups de feu, mais on assiste à des scènes spectaculaires que je vous laisse découvrir. Charles Heller est plutôt fluet et paie pas de mine. Grâce à son habileté avec les ordinateurs et à une brève formation, il va se venger des meurtriers de sa femme. Un bon film d'action plutôt bien fait. Lire les billets de Selenie et Henri Golant.

Je passe à Des jours meilleurs qui divise la critique. Personnellement, j'ai trouvé les actrices formidables et le thème de l'alcoolisme chez les femmes très intéressant. C'est rarement traité au cinéma sauf peut-être Une femme en enfer de Daniel Mann (1955) avec Susan Hayward. Dans Des jours meilleurs, Suzanne (Valérie Bonneton, très bien) est alcoolique (elle boit de la vodka au goulot). Veuve avec trois enfants qui sont tout pour elle, elle provoque un accident. On lui enlève ses enfants et elle se retrouve dans un centre qui s'occupe de femmes alcooliques comme elle. Parmi les femmes qu'elle va côtoyer, il y a Alice (Sabrina Ouazani) et Diane (Michèle Laroque). Et puis, il y a Denis (Clovis Cornillac), un éducateur qui veut faire participer quelques femmes au rallye des dunes au Maroc. J'ai trouvé l'histoire touchante avec des inserts d'entretiens de patientes qui expliquent ou pas comment elles en sont arrivées là. Je conseille. 

24 avril 2025

Comment devenir riche (grâce à sa grand-mère) - Pat Boonnitipat

Un "feel good movie" nous arrive de Thaïlande: Comment devenir riche... de Pat Boonnitipat nous raconte une histoire émouvante entre un petit-fils et sa grand-mère. Amah est une dame gravement malade mais qui garde son caractère bien trempé. Veuve, elle vit seule dans une maison de ville depuis des années. Ses trois enfants adultes ont leur propre vie, en particulier sa fille qui vit seule avec son fils, M. Justement, c'est M qui est le personnage principal du film. En apprenant qu'une de ses amies venait d'hériter de la maison de son grand-père (elle s'est occupée de lui jusqu'au bout), M qui ne sait pas trop quoi faire de sa vie (il passe son temps sur des jeux vidéo) décide de se rapprocher de sa grand-mère Amah qui n'est pas dupe, tout au moins au début. Mais son état de santé se dégrade et tout compte fait, elle est contente d'avoir quelqu'un avec elle, même si elle n'arrête pas de le houspiller. L'évolution de leur relation est touchante et M se rend compte que sa grand-mère n'a pas eu une vie facile avec sa propre famille (frère et parents). La fin est triste et gaie à la fois. Un film qui cartonne au box-office dans les pays d'Asie et c'est justifié, car il traite de sujets comme les relations dans les familles et il montre en particulier comment sont traités les personnes âgées dont on attend la fin pour hériter ... peut-être. Lire les billet d'Henri Golant et Selenie.

21 avril 2025

Doux Jésus - Frédéric Quiring / Piégé - David Yarovesky

Voici deux films vus récemment qui ne révolutionneront pas le cinéma mais en tout cas le premier, Doux Jésus de Frédéric Quiring (que Télérama considère être de la guimauve) m'a fait passer un bon moment.

Quand le film commence, un petit garçon appelé Gabriel fait les quatre cents coups dans un couvent. Dans un long flash-back qui se passe quelques années plus tôt, on va apprendre pourquoi Gabriel est là. Comme tous les ans, les soeurs d'un couvent assez fermé vont à leur visite médicale à pied. Elles sont tenues de ne pas regarder ce qui se passe aux alentours, Mère Henriette (Isabelle Nanty, impayable) y veille. C'est compter sans le comportement impulsif de Soeur Lucie (Marilou Berry, très bien) qui sur un coup de tête prend un bus. Et voilà Soeur Lucie qui s'embarque dans une aventure inattendue et qui lui réserve plein de surprises. Et elle en profite pour essayer de retrouver son amoureux qui l'avait laissée tomber vingt ans auparavant. C'est un film sympa, plutôt amusant, avec des bons sentiments et pas vulgaire. C'est peut-être de la guimauve mais de temps en temps, cela fait du bien. A vous de voir. Lire le billet d'Henri Golant.

Je passe à Piégé de David Yorvesky que j'ai trouvé très violent. Je trouve que c'est un film un peu nauséeux. J'ai été contente qu'il se termine. Eddie, un trentenaire sans le sou qui doit de l'argent partout ne peut pas régler la réparation de sa fourgonnette. Il erre dans les rues à la recherche d'une voiture à voler. Au milieu d'un parking entouré d'immeubles, il ouvre la portière d'un beau SUV d'une marque fictive, Dolus. A partir de là, le cauchemar commence pour Eddie car la voiture est piégée, il ne peut plus en sortir et une voix sort de l'habitacle. Il s'agit de William (Anthony Hopkins, terrifiant), le propriétaire du véhicule, qui veut faire payer à Eddie toutes les dégradations et vols de ses véhicules précédents. C'est un homme qui va mourir et qui n'a rien à perdre depuis que sa fille est morte. L'histoire se passe sur cinq jours avec un homme enfermé dans une voiture avec le manque de nourriture, de boissons, etc. - je vous passe les détails. Je reconnais que le film est bien joué par Bill Skarsgard (qui est coproducteur du film). L'ayant vu une fois, je ne le reverrai pas. Lire à nouveau un billet d'Henri Golant. 

15 avril 2025

Bergers - Sophie Deraspe

Je n'ai pas attendu le conseil de Pascale (que je remercie) pour aller voir Bergers de la québécoise Sophie Deraspe. Avec Ta d loi du cine, on a assisté à une avant-première il y 9 jours. On avait vu la bande-annonce qui nous avait plu. Et donc, dans une salle à moitié pleine, un dimanche soir, on est parti avec Mathyas (Félix-Antoine Duval, mignon comme tout), un Québécois qui a laissé sa vie professionnelle de publicitaire derrière lui à Montréal afin de vivre une expérience hors du commun avec des brebis. Quand on n'a jamais été berger comme Mathyas qui en plus ne possède pas de permis de séjour longue durée en France, les choses s'annoncent compliquées pour travailler. Il propose ses services à différents éleveurs. Le premier le prend à l'essai mais il renonce vite à former un néophyte car il n'a pas de temps pour cela. Le deuxième est un homme qui a des problèmes financiers et comportementaux. C'est la troisième personne qui semble la bonne. Une femme qui est propriétaire de plus de 800 brebis et qui lui fait confiance pour emmener les ovins en transhumance dans les montagnes des Alpes de Haute Provence. Mathyas a la chance d'être accompagné par Elise (Solène Rigot, charmante), une jeune fonctionnaire qui laisse tout tomber pour le suivre. La dernière partie du film nous montre le dur métier de berger à flanc de montagne avec les intempéries comme l'orage et la foudre, et les loups. Mais il y a de magnifiques nuits étoilées. Mathyas et Elise forment un joli couple inséparable. Leur chien Hola ne les quitte pas. Mon ami Ta d loi du cine s'est procuré dans une bibliothèque parisienne le livre de Mathyas Lefebure dont le film est une adaptation. Il compte écrire un billet dessus dès qu'il l'aura terminé [chroniqué le 28/04/2025].

12 avril 2025

Au pays de nos frères - Raha Amirfazli et Alireza Ghasemi

Au pays de nos frères est un très beau film iranien découpé en trois parties et trois années : 2001, 2010 et 2021. En préambule, on nous annonce qu'il y a 5 millions d'Afghans qui vivent en Iran sans avoir les mêmes droits que les Iraniens de souche. En 2001, Mohammad, un jeune Afghan de 14 ou 15 ans, suit sa scolarité dans un lycée. C'est un élève doué. Un jour, en quittant le lycée, il est arrêté par des policiers qui lui demandent ses papiers. Il se retrouve, contraint et forcé, à éponger une inondation dans un local de police. Il revient plusieurs fois dans les jours qui suivent. Mohammad a un tendre sentiment envers Leïla, qui cueille des tomates dans une serre. Un des policiers qui a arrêté Mohammad devient un dangereux prédateur pour Mohammad (qui a des yeux magnifiques). Je vous laisse découvrir comment Mohammad arrive à éloigner son tourmenteur. En 2010, c'est Leïla qui est le personnage central de la deuxième partie. Elle a épousé un autre que Mohammad. Elle est devenue femme à tout faire dans une famille aisée qui vit dans une belle maison en bord de mer. Elle a un petit garçon. Quand cette deuxième partie commence, elle retrouve son mari mort par terre dans une remise. Leïla est terrifiée car elle n'ose pas annoncer cette nouvelle à ses patrons de peur d'être expulsée vers l'Afghanistan. Je vous laisse découvrir comment elle arrive à se débarrasser du corps de son époux défunt sans alerter personne. Dans la troisième partie en 2021, c'est Qasem, le père de Mohammad qui est le personnage principal (avec sa femme sourde). Qasem apprend que son fils qu'il croyait en Turquie est mort en soldat en Syrie. On a pu identifier Mohammad grâce à son portable qui est presque devenu une plaque d'identité. Qasem est dévasté mais avec la mort de son fils, son statut de citoyen de seconde zone va changer. Le film est très bien construit. On est chaviré par ce qui arrive aux personnages. Le film dure 1h35 et je le recommande. Lire les billets de Pascale et Selenie.

6 avril 2025

Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan - Ken Scott / Lire Lolita à Téhéran - Eran Riklis,

Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan de Ken Scott est une comédie sympathique d'après un récit autobiographique de Roland Perez (dont je n'avais pas entendu parler). En 1963, Roland, le 6ème enfant d'une fratrie, naît avec un pied bot. Sa mère Esther prend les choses en main car pour elle, son fils pourra marcher et aller tout seul à l'école malgré son handicap qui, pour elle, n'existe pas. Roland, qui est le narrateur du film, se déplace assis car sa mère refuse qu'il soit appareillé. Elle a une foi qui déplace les montagnes. Elle arrive même à faire patienter et attendrir une assistante sociale (Jeanne Balibar, très bien) alors que Roland à 5 ou 6 ans, ne va pas à l'école et ne sait pas lire. Ce qui va tout changer, c'est l'incursion des chansons de Sylvie Vartan dans la vie de cette famille. Grâce aux chansons de Sylvie Vartan et à un des frères de Roland, ce dernier apprend à lire. Devenu adulte, Roland se marie et devient père de famille mais sa mère n'est jamais loin, elle veille sur lui. Elle a tout sacrifié pour lui, même sa vie de couple. Le film vaut pour la prestation de Leïla Bekhti dans le rôle de la mère. Elle crève l'écran. Elle est drôle, touchante, crispante, envahissante. Elle est l'incarnation de la mère juive surprotectrice. J'ai entendu des critiques mitigées. C'est vrai que ce n'est pas le film de l'année mais il fait passer un bon moment. Lire les billets de Pascale, Selenie.

Au contraire de Lire Lolita à Téhéran du réalisateur israélien Eran Riklis que j'ai trouvé ennuyeux, mou, pas intéressant malgré le sujet. C'est plan plan au possible. Les actrices font ce qu'elles peuvent mais elles ne sont pas aidées par le scénario et la réalisation. L'histoire qui est tirée d'un récit autobiographique se passe entre 1979, avec l'arrivée de l'Ayatollah Khomeini au pouvoir, et 1997 lorsque Azir Nafisi, le personnage principal, repart avec mari et enfants aux Etats-Unis. Cette professeure d'université pense qu'avec la chute du Shah en 1978, les choses vont changer en Iran. Et bien a priori, les choses ne s'améliorent pas, en particulier pour les femmes qui sont obligées d'être voilées. Le film se découpe en au moins quatre parties avec des titres comme Gatsby le Magnifique, Lolita, Daisy Miller et Orgueil et préjugés. On peut s'attendre à ce que ce soit un film qui parle de littérature, et bien pas vraiment ou si peu. Il y a des débuts de scène qui ne vont pas au bout de leur propos. Une grande déception en ce qui me concerne et je ne sais pas ce que vaut le livre d'Azir Nafisi. Lire les billets de Pascale, Selenie (qui a aimé). 

29 mars 2025

Berlin, été 42 - Andreas Dreisen

J'ai suivi le conseil de Pascale et d'un collègue et je viens donc de voir Berlin, été 42 du réalisateur allemand Andreas Dreisen. Le récit raconte l'histoire pendant presque 2 ans de Hilde et Hans Coppi, entre 1941 et 1943, en Allemagne, dans les environs de Berlin. L'été 42 fut, pour ce couple et d'autres connaissances, une parenthèse enchantée de calme et presque d'insouciance malgré leurs activités "subversives" pendant ces deux années. Le film alterne, sans que le spectateur soit perdu, les périodes avant et pendant la détention de Hilde Coppi (Liv Lisa Fries, lumineuse) dans une prison pour femmes à Berlin. Hilde est tombée amoureuse de Hans, un peu plus jeune qu'elle. Il mène une activité clandestine dangereuse en envoyant par radio des messages en Russie juste après l'attaque de l'Allemagne contre la Russie. Hilde est enceinte de Hans alors qu'elle pensait ne pas pouvoir avoir d'enfant et elle accouche en prison avant terme. On suit cette jeune femme courageuse, qui ne se plaint jamais car totalement absorbée par son fils dont elle s'occupe au mieux. Le dernier quart d'heure est bouleversant, surtout quand Hilde est séparée de son fils. Un film qui ne peut qu'émouvoir. Le destin de Hilde Coppi fait évidemment penser à celui de Sophie Scholl à Munich. 

27 décembre 2008

Tango Pasión - Ultimo Tango

Je n'ai pas pu résister à aller voir ce spectacle que j'adore (cf. mon billet du 27/11/2008). Je croyais qu'il s'agissait d'une simple reprise des spectacles précédents (le dernier à Paris a eu lieu en 2003), et bien pas du tout. Dans la très belle salle du Théâtre des Champs Elysées, avenue Montaigne, depuis le 19 décembre 2008 jusqu'au 8 janvier 2009, se déroule Tango Pasión, Ultimo tango, qui est un spectacle entièrement renouvelé par rapport à ceux auxquels j'avais assisté. J'ai été très sensible à l'homogénéité des six couples de danseurs, plus un jeune homme ainsi qu'un chanteur et une chanteuse. Ils sont accompagnés musicalement par l'orchestre Stazomayor dirigé par Luis Stazo (au bandonéon). Cet orchestre est une des nouveautés du "show". José Libertella (décédé en 2004) qui jouait aussi du bandoneon à la tête de son Sexteto mayor était le directeur musical des précédents spectacles.
Pour ceux qui peuvent, qui aiment et/ou qui passent par Paris, je vous recommande ce beau spectacle avec des costumes très seyants tant pour les femmes que pour les hommes. Malgré quelques problèmes de micro provoquant des parasites, le spectacle bien rodé est un plaisir des yeux et des oreilles. Vous pourrez entendre de l'Astor Piazzola (Adios Nonino) mais aussi des tangos plus traditionnels. Personnellement, je ne m'en lasse pas. L'un des clous du spectacle fut le couple qui a dansé sur "la Yumba" d'Osvaldo Pugliese.

17 mars 2025

La convocation - Halfdan Ullmann Tøndel

La convocation (sous-titré Armand) est un film norvégien qui a été réalisé par le petit-fils d'Ingmar Bergman et Liv Ullmann. J'ai été attirée par la bande-annonce. Ce huis-clos se passe de nos jours dans une très grande école avec des escaliers et des couloirs. Ce décor m'a fait plus penser à un hôpital ou à une prison qu'à une école. Six personnes vont se réunir dans une salle de classe à la veille de vacances scolaires. Trois font partie de l'administration de l'école et les trois autres sont des parents d'élèves, Anders et Sarah, un couple, et Elisabeth, une mère célibataire. Un incident s'est produit peu de temps auparavant dans cette école: Armand, le petit garçon de six ans d'Elisabeth, semble avoir agressé sexuellement Jon qui est du même âge. C'est le fils du couple. Le cinéaste filme tous les visages au plus près, en particulier quand Elisabeth est prise d'un fou rire irrépressible qui dure un certain temps. Néanmoins, il y a plusieurs "respirations" pendant le film qui permettent de respirer et de s'échapper de cette salle de classe dans laquelle une des personnes de l'administration se met à saigner du nez. Il y a quelques retournements de situations bien amenés. Je n'ai pas forcément compris ce que le réalisateur voulait nous dire mais il sait instiller une atmosphère étouffante. Le film se termine en extérieur sous une pluie battante. Lire le billet de Pascale. 

13 janvier 2026

Les Échos du passé - Mascha Shilinski

Je suis rassurée et je ne me sens donc pas toute seule car, comme moi, Pascale n'a pas aimé du tout Les Échos du passé de la franco-allemande Mascha Shilinski, qui est sorti le 7 janvier 2026 (et qui est encensé par Télérama). J'ai trouvé que ce film (qui a reçu le prix du jury ex-aequo avec Sirat au dernier festival de Cannes), qui dure deux heures et demie, est une vraie purge. Cela commence avec une jeune femme avec des béquilles qui s'entraîne à marcher avec une seule jambe (comme si elle était amputée) dans une grande bâtisse en brique que l'on ne quitte guère pendant tout le film. Cette bâtisse va se délabrer au fil du temps. Les habitants de cette grande maison, hommes, femmes et enfants, vont passer sans qu'on ne s'attache à aucun d'eux. Plusieurs choses m'ont gênée : la manière de passer d'une époque à l'autre sans qu'on comprenne pourquoi et comment. On ne sait pas qui est qui, je n'ai pas perçu les liens de parenté éventuels qui existent entre les quatre personnages féminins des quatre époques. Je regrette de n'avoir rien lu sur l'histoire AVANT de voir le film. Je l'aurais peut-être mieux apprécié, quoique.... L'image est souvent carrée. Il y a des plans où l'on observe une scène par un trou de serrure. L'histoire se passe donc au nord de l'Allemagne dans l'Altmark sur quatre périodes qui s'entremêlent. J'ai fait des recherches pour situer cette région. Les quatre périodes vont des années 1910 aux années 40 puis aux années 80 et enfin aux années 2020. Il y a beaucoup d'allusions à l'histoire allemande de ces cent dernières années mais je n'ai pas trouvé cela limpide. Pour passer d'une période à l'autre, en entend comme un bourdonnement désagréable. Il y a quelques scènes violentes et donc marquantes, mais que c'est long... Ce n'est pas un film distrayant ni agréable à voir. J'ai noté qu'il y a eu au moins cinq personnes qui sont parties avant la fin de la projection. Et quand le film s'est terminé, j'ai senti que les spectateurs restants étaient soulagés que leur torture soit terminée. A la différence de Pascale, je n'ai pas perdu un ami car j'y suis allée toute seule. Lire le billet de Selenie qui a aimé et Miriam.

20 décembre 2024

Sarah Bernhardt, La divine - Guillaume Nicloux

Sarah Bernhardt, La Divine de Guillaume Nicloux vaut la peine d'être vu pour les décors, les costumes et surtout l'interprétation légère et malgré tout inspirée de Sandrine Kiberlain qui est de tous les plans. Elle est merveilleuse dans le rôle de Sarah Bernhardt. On la découvre en 1915, huit ans avant sa mort, sur un lit d'hôpital, on doit lui couper la jambe droite. Vingt plus tôt en 1896, on assiste à une grande journée "Sarah Bernhardt" où sont réunis le Tout-Paris et encore dix ans plus tôt, en 1886, Sarah est en pleine idylle avec Lucien Guitry (le père de Sacha). Leur relation souvent houleuse durera jusqu'à la mort de Sarah Bernhardt en 1923. Le film, qui est court, se voit avec beaucoup d'intérêt même si on a du mal à évaluer le talent de l'actrice considérée comme un trésor national par Georges Clémenceau. Sarah a côtoyé Edmond Rostand, Reynaldo Hahn, Emile Zola et beaucoup d'autres. Elle avait un fils, Maurice, qu'elle a choyé. Dépensier et n'ayant aucun sens des affaires, Maurice a pas mal profité de sa mère. Sarah était une femme libre qui a aimé une autre femme et elle fut Dreyfusarde. Le film n'est pas un film à la gloire de l'actrice mais on sent une admiration certaine de la part du réalisateur. Et je le répète, Sandrine Kiberlain est vraiment très bien. On sent qu'elle a eu beaucoup de plaisir à jouer le rôle. En cette fin d'année, allez le voir. 

PS: Selenie a aussi publié un billet dessus ce 20 décembre et Pascale le 22 décembre.

10 janvier 2026

Le temps des moissons - Huo Meng

Le temps des moissons du réalisateur chinois Huo Meng (c'est un premier film) est sorti le 24 décembre 2025, mais je l'ai vu au tout début de cette année 2026. Il semble que ce long-métrage n'ait pas passé la barrière de la censure en Chine et il n'a donc pas été distribué dans son pays d'origine. L'histoire et son traitement n'ont pas dû plaire au pouvoir en place. Le temps des moissons se passe sur une période d'une année dans la campagne chinoise en 1991. On est au début de la révolution technologique dans les zones rurales. Chuang, un garçon de 10 ans, vit chez ses grands-parents pendant que ses parents cherchent du travail en ville. On est témoin des dures conditions de vie du monde agricole qui survit grâce à l'entraide dans les familles. J'ai noté que d'être une jeune femme célibataire n'est pas très bien vu dans cette société. J'ai eu de la peine pour la jeune tante de Chuang, âgée de 21 ans, que l'on marie pratiquement de force à un homme qu'elle ne connait pas, lors d'une cérémonie très bruyante. Elle n'était pourtant pas pressée de devenir femme au foyer. Plusieurs générations vivent sous le même toit. Les enfants qui vont à l'école payent leur scolarité grâce à cinq kilos de blé chacun. En effet, les deux cultures principales dans la région où se passe l'histoire sont le blé (qui est récolté à la main) et le coton (avec lequel on fait des couvertures). Le scénario m'a paru par moment un peu décousu mais on s'attache aux personnages qui vont devoir changer de mode de vie à leur corps défendant. Un film intéressant qui a reçu l'Ours d'argent de la meilleure mise en scène au festival de Berlin en 2025 et qu'ont bien apprécié Pascale et Miriam.

19 avril 2024

Vampire humaniste cherche suicidaire consentant - Ariane Louis-Seize

C'est Ta d loi du cine qui, après avoir lu le billet de Pascale, m'a emmenée voir Vampire humaniste cherche suicidaire consentant (quel titre!). J'avoue que je suis moins enthousiaste que Pascale (et Ta d loi du cine) car j'ai trouvé que le film, un peu longuet (bien qu'il soit court), manquait de rythme même si Sasha, la vampirette (qui joue très bien du piano) et ses parents sont plutôt sympathiques. C'est eux qui fournissent des poches de sang à Sasha, âgée de 68 ans bien qu'elle paraisse cinquante ans de moins, car le problème de Sasha est qu'elle n'arrive pas à tuer des humains en buvant leur sang. Pourtant ses canines poussent enfin et le papa et la maman décident de confier Sasha à la cousine Denise qui, elle, adore tuer pour se nourrir. Sasha, de plus en plus dégoutée devant l'attitude sanguinaire de sa parentèle, ne sait plus quoi faire jusqu'à ce qu'elle rencontre Paul, un lycéen dépressif qui veut se suicider. Sasha a donc l'idée de se nourrir du sang de Paul, mais auparavant elle propose à ce dernier d'accomplir quelques dernières volontés (comme se venger d'élèves qui le harcèlent). Le film lorgne du côté d'un film comme Morse. La jeune actrice Sara Montpetit (Sasha) avec ses cheveux très longs, couleur aile de corbeau, et son teint blafard, m'a fait penser à Morticia de la famille Adams. J'ai un sentiment en demi-teinte pour ce film. Lire le billet de Trillian. Le blog Baz'art, Wilyrah et Jipéhel en parlent aussi.

3 janvier 2026

Le maître du kabuki - Lee Sang-il

Le maître du kabuki du réalisateur japonais d'origine coréenne Lee Sang-il est l'avant-avant dernier film que j'ai vu en 2025, dans une salle pleine. Il dure presque trois heures. L'histoire se passe sur un demi-siècle, entre 1964 et 2014 et entre Hiroshima et Osaka. Le kabuki représente la forme épique du théâtre japonais, née au XVIIème siècle. Sa caractéristique principale est que les rôles féminins sont joués par des hommes (des onnagata) dont certains sont devenus des "trésors nationaux vivants du Japon". En l'occurence, quand débute l'histoire en 1964 à Nagasaki, un jeune garçon de 15 ans, Kakuo, le fils d'un yakuza, est témoin impuissant de l'assassinat de son père lors d'une représentation théâtrale en petit comité à laquelle assiste un célèbre acteur de kabuki, Hanai Hanjiro II, lui-même père d'un garçon du même âge que Kakuo, Shunsuke. Hanai décide d'adopter Kakuo qui commence à montrer un certain talent pour l'art du kabuki. Avec des hauts et des bas, il va former pendant plusieurs années un duo exceptionnel avec Shunsuke. Hanai va même nommer Kakuo comme son successeur, au grand désespoir de la mère de Shunsuke. Ce duo va souvent se séparer, surtout quand Hanai meurt. Kakuo continue en solo sa carrière qui n'est pas aussi brillante qu'elle pourrait l'être. On suit avec intérêt la vie et le destin des deux acteurs de kabuki, mais j'ai surtout apprécié toutes les séquences qui se passent sur les scènes de théâtre. Les costumes, les maquillages, les coiffures, tout est étudié, c'est magnifique. Rien que pour ces séquences, le film vaut la peine d'être vu. Lire les billets de Pascale et Selenie.

30 décembre 2025

Une enfance allemande: Île d'Amrum, 1945 - Fatih Akin

Après Pascale, je vous conseille d'aller voir Une enfance allemande, Île d'Amrum, 1945 du réalisateur germano-turc Fatih Akin. À l'origine, ce film devait être réalisé par l'acteur Hark Bohm (1939-2025) qui a co-écrit le scénario d'après ses souvenirs d'enfance. Mais ne se sentant pas en forme, il a laissé le soin de faire ce film à Fatih Akin. Amrun, située sur la mer du Nord, fait partie des îles allemandes frisonnes septentrionales. L'histoire se passe entre le 30 avril 1945 (suicide d'Hitler) et le 8 mai 1945 (capitulation de l'Allemagne). Le récit se fait du point de vue d'un jeune garçon, Nanning, l'ainé d'une fratrie de trois puis bientôt de quatre. En effet, la maman, Hille, accouche d'une petite fille, le 30 avril 1945. C'est une nazie fervente qui ne veut pas savoir que l'Allemagne est vaincue malgré le fait que son mari soit prisonnier des britanniques. Suite à ses couches, Hille a des envies de pain blanc, de beurre et de sucre, denrées pratiquement disparues sur l'île. Nanning qui est un garçon formidable (interprété par un jeune acteur épatant, Jasper Billerbeck) va tout faire pour trouver ce que sa mère souhaite, même si cette dernière est dure envers lui, surtout quand il se met à pleurer. Il travaille pour un pêcheur afin de gagner un peu d'argent. Il va quémander du sucre et du beurre chez un oncle nazi fanatique dans une île voisine en bravant des sables mouvants. Il supplie une jeune femme qui a des ruches de lui fournir du miel. Il participe même à une chasse au phoque. Il se fait rabrouer par quelques personnes et se fait tabasser.
Le film baigné dans une belle lumière m'a vraiment beaucoup plu et je vous le recommande tout comme dameskarlette.

19 novembre 2017

Rêveries du bachelier solidaire - Résultats du Tag du Bac

Je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) me suis inscrit récemment pour passer le Bac. C'est la troisième année consécutive que je le fais. Mais pour trois Bac différents. Trois Bac professionnels, en fait. On n'a pas le droit de s'inscrire à plus d'un par an. Il en existe pas loin d'une centaine de spécialités (davantage si l'on compte les options), j'ai donc encore de quoi m'occuper, surtout si je vis centenaire. Mes deux premiers de cette lubie, je les ai obtenus avec mention. Suis-je masochiste? Qu'est-ce que cela m'a rapporté? D'abord, d'entretenir ma mémoire (quel est le prénom d'Alzheimer, déjà? Mnémosyne? Non, Alois). Et quelques sous par des banques généreuses avec les bacheliers (si, il y en a! Mais je ne donnerai pas de nom ici).

Je devais bien m'attendre à ce que cela devienne de plus en plus dur de m'en tirer avec de la culture générale, l'expérience professionnelle piochée dans ma vaste besace, et du bachotage livresque: dans certains cas, il faudra faire preuve de savoir-faire et de "tours de main" que je ne saurais guère maîtriser... Cette fois-ci, me voilà donc condamné à huit semaines de stage dans l'année! Peut-être vous en reparlerai-je à l'occasion... Mais assez parlé de moi pour le moment.

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Même si ça remonte déjà au mois de juin 2017 (5 mois, une éternité, pour la jeunesse!), je vais aussi repasser les plats (et pas seulement le bac).

Ci-dessous donc une petite recension, comme il m'est déjà arrivé d'en faire, mais cette fois-ci sur une centaine de blogs ayant répondu au "Tag du Bac" (je ne compte pas les quelques "liens morts" - billets non rédigés ou blogs supprimés), entre le 12 juin et le 7 août 2017 (je semble avoir été le dernier de la classe lorsque j'y avais moi-même répondu). Evidemment, le plus souvent, leurs rédactrices (écrasante majorité - nous sommes très peu de rédacteurs!) ne jouent pas dans la même "classe d'âge" que dasola ou moi ou nos commentateurs/trices les plus assidu(e)s? Et elles sont sur les plateformes les plus "visibles" aujourd'hui: Wordpress et Blogspot (très peu d'Overblog, Canalblog, Hautetfort...). J'ai tâché d'en commenter la plupart, toutes ces jeunes blogueuses ne pratiquent peut-être pas la publications des commentaires sous leurs billets? Ou bien il a pu y avoir des soucis techniques... je ne vais donc pas reprendre la catégorisation que j'avais faite en 2012! Juste quelques statistiques: sur 103 blogs, 45 utilisent wordpress, 32 blogspot, 7 canalblog, 2 jimdo, 1 over-blog, 1 wixsite, une quinzaine d'autres ont leur propre nom de domaine (indépendamment de la plateforme utilisée que je n'ai pas cherché à connaître).

J'assume le fait de ne pas avoir cité les quelques réponses en vidéo que l'on peut trouver sur Youtube: je parle bien uniquement de blogs et de réponses par écrit que l'ont peut lire sans avoir à les écouter ou les visionner.

Je pourrais bien sûr m'amuser à / J'aurais sans doute toutes les compétences pour faire un "palmarès" des livres cités (mathématiquement, onze cents items)... mais j'attendrai qu'on me paye pour me lancer dans ce boulot (hein, PKJ ;-))

Et enfin, je signale que deux des blogs ne jouaient pas dans la même catégorie pour leur propre "tag du bac" (je suis tombé dessus par hasard, sans faire de recherche  systématique pour en trouver encore plus): saurez-vous les identifier? Oh allez, je vends la mêche: il s'agit de billets de ... 2013!

Avant de passer à la liste, je précise ne pas prétendre avoir été exhaustif ni exempt d'erreurs; il reste bien entendu possible de faire rajouter d'autres billets, ou de faire modifier voire supprimer les informations déjà répertoriées.

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0/ PKJ (Editions Pocket Jeunesse) [12/06/2017] : Tag du Bac

1/ 4ever_fantasy (For ever fantasy) [07/07/2017] 404
2/ Aileebooks ( - ) [06/07/2017] 22/06/2018
3/ Alice (Les lectures d' - ) [20/06/2017] 03/12/2021
4/ Alissia (Aliss and Books) [26/07/2017] 18/05/2019
5/ Allmenmustreadblog (All Men Must Read) [15/06/2017] 26/06/2019
6/ Amandineisreading (Amandine is reading) [15/06/2017] après le 19/05/2021 ?
7/ Angelakoala (Le blog d' - ) [14/06/2017] 18/08/2023
8/ Anna Shaw (Des paillettes dans la bibliothèque (!)) [04/07/2017] 16/09/2021
9/ Arcaebook ( - ) [24/06/2017] ...24/06/2017 !
10/ Audrey (Lectures de - ) [14/06/2017] 05/01/2018
11/ Audrey (Les petites bulles de papier) [16/06/2017] 19/09/2022
12/ Bella Belloula (Rêves de lectrice) [17/06/2017] 10/08/2017
13/ Bettierose (BettieRose Books) [12/06/2017] 01/09/2022
14/ Blog de mère ( - ) [05/07/2013] bonne continuation à ce blog non-littéraire
15/ Bookscoblog ( - ) [06/07/2017] 25/01/2021
16/ Cammy (I Believe in Pixie Dust - Mon blog lecture, agrémenté de poussière de fée) [14/06/2017] ???
17/ Carole94p (My-BoOks) [12/06/2017] hacké...
18/ Cécile (Une pause livresque - Book blog... and more) [27/06/2017] 07/07/2021
19/ Celeb_Angel (A portée de plume - Blog littéraire d’une jeune femme exubérante) [13/06/2017] 12/01/2020
20/ Chani (De Livres & d'Epice) [14/06/2017] 26/09/2021
21/ Charlotte (Le thé littéraire - Come on, share a tea with - ) [07/07/2017] The authors have deleted this site
22/ Chloé (Culture & Cup of Coffee) [12/06/2017] [blog supprimé entre la rédaction de cet article et sa publication!]
23/ Choukette (Le marque-page de - ) [24/06/2017] 10/09/2017
24/ Chouquette [alias Gwendoline] (Nos folies littéraires) [23/06/2017] 12/02/2018
25/ Dal_eg (Le temps presse) [12/06/2017]] toujours vivant en 2025 ;-)
26/ Desmotsauxlivres [Manon] (Des mots aux livres) [16/06/2017] 31/05/2021
27/ Die Erdnuss (Le journal de Cacahuète) [12/06/2017] 29/04/2022
28/ Doriane (Les chroniques books de Lou) [24/07/2017] Introuvable
29/ Dylan (L’antre livresque) [27/07/2017] 16/06/2019
30/ Enora (L’Ecume des mots) [16/06/2017] 10/10/2023
31/ Estelle (Sur un air de Bohème) [23/06/2017] 20/08/2017
32/ Ewylyn (La citadelle d’ - ) [18/06/2017] toujours vivant en 2025 ;-)
33/ FabledHeartless (Book Pearl - Chroniques littéraires d'une étudiante en lettres) [12/06/2017] 16/05/2019
34/ Fairchildslibrary (Fairchild's Library) [18/06/2017] 01/04/2018
35/ Featured review (Tell us wath you read - Blog littéraire) [13/06/2017] 404
36/ Fofie lit ( - …) [13/06/2017] 25/07/2023
37/ Gggaelle (Mon petit salon de thé) [16/06/2017] 09/04/2019
38/ Gwladys Langelus (Un livre sur mon lit) [07/07/2017] [blog supprimé entre la rédaction de cet article et sa publication!]
39/ Imane (Minaland- Un blog imaginaire) [05/07/2017] 20/12/2021
40/ Iminlovewithfour (Les lectures de Doris) [20/06/2017] 19/01/2023
41/ Jabbertheblogger (Jabber the Reader) [19/08/2017] 20/05/2024 / page introuvable
42/ Julie (Des mots à la vie - Le blog littéraire de - ) [21/06/2017] 18/11/2017
43/ Junko [Bérangère] (Les mots de Junko) [13/06/2017] Le blog a été supprimé
44/ Kiriitiblog [Pauline] (Kiriiti’s Blog - ) [15/06/2017] toujours vivant en 2025 ;-)
45/ Ladiescolocblog ( - [[3 colocs]]) [16/06/2017] toujours vivant en 2025 ;-)
46/ Laetitiamorduedelivres ( - ) [15/06/2017] Introuvable
47/ Laurapassage (Laura-Passage) [28/06/2017] 404
48/ Laure (La cueillette d’une roussette - Si je ne suis pas moi, qui le sera?) [07/08/2017] toujours vivant en 2025 ;-)
49/ Le bar à livres ( - ) [24/06/2017] 14/05/2018
50/ Le coin d’Audrey ( - , blogueuse littéraire) [13/06/2017] 20/11/2023
51/ Le goût du risque [Quitterie] (Le goût du risque, l'amour des livres) [13/06/2017] 23/10/2023
52/ Léa Lectureavie (Lecture à vie) [22/06/2017] 03/10/2021
53/ Lecture de Petite Plume ( - ) [28/06/2017] 23/04/2023
54/ Lecturenfantparent [Adely] (Nos lectures pour les enfants et pour les parents) [17/06/2017] toujours vivant en 2025 ;-)
55/ Lemartienroux (The Ginger Alien) [17/06/2017] The authors have deleted this site
56/ Léna Bubi (Un univers de livres, et plus!) [08/07/2017] 20/12/2021
57/ Les lectures de Feflie ( - ) [26/07/2017]  † 15/09/2019
58/ Leslivresderose (Les livres de Rose) [16/06/2017] 25/11/2024
59/ Lespagesquitournent (Les pages qui tournent - Blog littéraire de L-Bookine et Saywhisper) [15/06/2017] 03/01/2024
60/ Lex [1 des 3 rédactrices du blog] (La bibliothèque aux merveilles) [15/06/2017] 14/08/2019
61/ Lia (Le monde de - ) [04/07/2017] 05/01/2022
62/ Lil (L’univers de - ) [13/06/2017] 25/12/2017
63/ Lire à la folie ( - ) [13/06/2017] 27/11/2024
64/ Loïs (Les lectures de - ) [14/06/2017] Le blog a été supprimé
65/ Loucat (De pages en séries) [03/08/2017] 22/08/2022
66/ Lubies en folie ( - ) [12/06/2017] 04/07/2017
67/ [doublon par inadvertance lors de la rédaction du billet!]
68/ Lunabookaddict [Audrey] (Libertea - A book lover blog) [19/06/2017] 09/12/2020
69/ Lutin82 (Albédo - Univers Imaginaires) [30/06/2017] toujours vivant en 2025 ;-)
70/ Maëlle's Books (Maëlle’s Books) [21/06/2017] 12/12/2018
71/ Maguisa (Les chroniques de - ) [26/06/2017] 26/05/2018
72/ Marie G (A chaque jour sa plume) [11/07/2017] 19/09/2017
73/ Marine.M.lire (L’antre littéraire de Marine) [16/06/2017] toujours vivant en 2025 ;-)
74/ Marion (Les Mots de - ) [19/06/2017] 02/05/2021 / page introuvable
75/ Mathilde Littéraire ( - ) [21/06/2017] toujours vivant en 2025 ;-)
76/ Mayumi (Vibrations littéraires) [24/06/2017] hacké
77/ Méli & Mélo (Méli mélo de lectures [[2 blogueuses]]) [25/06/2017] toujours vivant en 2025 ;-)
78/ MJ (M.J. is reading) [22/06/2017] The authors have deleted this site
79/ Mon p’tit boudoir ( - ) [08/07/2013] 29/09/2017
80/ Mot envolé ( - ) [23/06/2017] vide
81/ Myuncoveredbooks (My Uncovered Books) [22/06/2017] 21/06/2018
82/ Nymphadora ( - 's Books) [12/06/2017] 30/09/2017
83/ Nyx Shadow (Les lectures de Nyx - Just one more chapter) [15/06/2017] toujours vivant en 2025 ;-)
84/ Oli (La couleur des mots) [13/06/2017] 11/03/2022
85/ Pauline (Dans les yeux d'une L) [23/06/2017] Le blog a été supprimé
86/ Pauline (Je lis donc je suis) [24/06/2017] toujours vivant en 2025 ;-)
87/ Petite_etoile_livresque ( - ) [18/06/2017] toujours vivant en 2025 ;-)
88/ Plouf ( - qui lit [n’amasse pas mousse]) [05/07/2017] 07/09/2020
89/ Plume (Mes livres ouverts - Le blog littéraire de - ) [22/06/2017] 23/02/2018
90/ Plume bleue ( - [blog à 4 plumes]) [22/06/2017] 31/01/2018
91/ Rêver de bouquins en livres ( - ) [16/06/2017] 11/10/2021
92/ Rêveuse Eveillée ( - ) [12/06/2017] 09/03/2019
93/ Sherlock Momo ( - ’s blog / Solum omnium lumen) [17/06/2017] 01/01/2020
94/ Soline (MilkyWay) [15/06/2017] Introuvable
95/ Sue-Ricette (Graine de Souris / Le blog de - ) [28/07/2017] 15/11/2021
96/ Ta d loi du cine (Le blog de dasola) [15/08/2017]
97/ Totorotsuniko (Les chroniques de Tototo / “Reading - Traveling - Takin pictures”) [13/07/2017] Introuvable
98/ Un chat dans la ville ( - ) [15/06/2017] 29/01/2019
99/ Unelectricecompulsive (Everything starts with a book) [12/06/2017] 28/12/2017
100/ Vairo Laurine (Les trésors Livresques de Laurine) [20/06/2017] 24/08/2018
101/ Victoire (Romanesquement vôtre - Des livres, deux copines, une passion) [22/06/2017] 29/01/2022
102/ Voyageaugredesmots (Voyages au gré des mots - La lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté) [22/06/2017] The authors have deleted this site
103/ Xiou (Caprices de - ) [05/07/2017] Introuvable
104/ Xoxo (Faith in words) [14/06/2017] 07/02/2024
105/ Zyle (Blog d’une fangirl) [28/06/2017] 410

... Et si ce petit inventaire réussit à susciter des découvertes mutuelles et intergénérationnelles entre blogueuses (surtout) [et même blogueurs (sait-on jamais?)], j'en serai heureux!

Edit du 26/12/2025: plus de 9 ans après, j'ai eu la curiosité de vérifier combien de ces blogs en général animés par des personnes plus jeunes que moi étaient encore en activité... En marron, "404" ou quelques mots plus explicites indiquent que le blog n'est plus accessible, tandis qu'une date marque celle du dernier billet du blog. Le bleu indique que le blog était toujours actif en 2025 ;-)

8 décembre 2024

Conclave - Edward Berger

Sorti cette semaine, Conclave d'Edward Berger (d'après un roman de Robert Harris) se passe dans l'enceinte du Vatican. Le pape vient de mourir d'une crise cardiaque. Trois semaines plus tard, un conclave se prépare pour élire un nouveau pape. Thomas Lawrence (Ralph Fiennes, très bien), un cardinal, est chargé de l'organisation de ce conclave. C'est un vrai huis-clos où parmi six cardinaux dont Lawrence, l'un d'entre eux pourrait devenir le futur pape. L'un des six est un cardinal (qui fut nommé à Bagdad et à Kaboul!!) que personne ne connaît mais qui été coopté par le pape défunt. Pendant les trois jours que dure le conclave, l'ambiance est tendue, les coups fourrés ne manquent pas. Au cours de votes, les résultats sont très variables selon les révélations mises au jour. Il y a du suspense même si personnellement, j'avais deviné la personnalité d'un des protagonistes. Pendant deux heures, on est captivé en se demandant ce qui va se passer. Tous les acteurs sont vraiment excellents. Un très bon film que je recommande. Pascale a beaucoup aimé et Selenie aussi.

Le blog de Dasola
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