Le blog de Dasola
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2 décembre 2024

En fanfare - Emmanuel Courcol

Suite aux conseils avisés de Pascale et d'une collègue, mon ami Ta d loi du cine et moi-même sommes allés voir En fanfare d'Emmanuel Courcol. Nous avons eu tous les deux une larme à l'oeil à la fin du film. Thibaut Désormeaux (Benjamin Lavernhe, très bien), un grand chef d'orchestre de renommée internationale fait la connaissance de son frère qu'il ne connaissait pas. Ce frère qui s'appelle Jimmy (Pierre Lottin, très touchant) travaille dans une cantine et joue du trombone dans une fanfare amateur à Walincourt, une ville du nord de la France. Tout les sépare, en particulier le milieu social mais une chose va les rapprocher très vite, leur passion pour la musique : classique, jazz ou variétés. Jimmy se met à rêver d'intégrer un grand orchestre. Thibaut l'encourage à diriger la fanfare. Tout est un peu compliqué car le maire de la ville préfère privilégier la musique et la danse country plutôt que la fanfare qui s'est fait mal voir lors d'un concours à Hazebrouck. Par ailleurs, les musiciens de la fanfare sont en train de perdre leur emploi suite à la fermeture de leur usine. Ce film se termine par un Boléro de Ravel chanté accompagné par un orchestre professionnel, qui ne peut qu'émouvoir. Nous recommandons chaudement (de toute façon, j'ai intérêt car sinon Pascale [qui en avait parlé ici et là] va nous récuser à vie). Et je confirme qu'il y a eu quelques applaudissements à la fin. Lire aussi les billets de Martin K et Anne.

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Sinon, comme mauvaise nouvelle du jour, j'ai appris la disparition de l'acteur Niels Arestrup à 75 ans et c'est bien triste car c'était un grand acteur au cinéma et au théâtre. 

17 août 2024

City of Darkness - Soi Cheang

Après Limbo du même réalisateur Soi Cheang, un film dans un beau noir et blanc qui m'avait plu, je viens de voir City of Darkness, qui est un inspiré d'un manhua (manga chinois). L'histoire se passe dans les années 80 à Hong-Kong (encore sous domination britannique) et plus exactement dans la citadelle de Kowloon, une enclave chinoise toute verticale où l'on voit à peine le ciel. La hauteur est impressionnante surtout quand on voit les avions qui la survole. Depuis des années, elle est devenue une zone de non-droit où règne un certain Cyclone. C'est là que se réfugie Chan Lok-Kwan, un sans-papier. Il fuit la bande de Mr Big, chef d'une triade. Ce Mr Big lance plusieurs acolytes à ses trousses, d'autres chefs de gang s'en mêlent. Je vous laisse découvrir pourquoi Chan Lok-Kwan est poursuivi. Pourquoi voir ce film? Pour le décor, la citadelle qui a été reconstituée, c'est elle, l'héroïne du film. Elle a abritée pendant des années la pègre hongkongaise et les laissés-pour-compte. On ne peut pas oublier "Boulette", la petite fille de quatre ou cinq ans d'une prostituée qui vient d'être tuée par un client. Et puis, même si vous ne connaissez rien au kung-fu, il y a des combats de toute beauté dans ce décor hallucinant. Les jeunes et aussi les vieux s'affrontent. Quel souplesse dans les mouvements! Je suis admirative car certains acteurs ont dépassé la cinquantaine. Pour information, la citadelle a été rasée par les Britanniques en 1993. Je vous conseille de voir ce film, tout comme Pascale et Selenie.

9 décembre 2025

Reedland - Sven Bresser

Je viens de sortir d'une projection d'un film néerlandais de Sven Bresser sorti le 3 décembre 2025. A priori, Reedland (la terre des roseaux) est le premier long-métrage du réalisateur. Cela se passe de nos jours dans un paysage avec des champs de roseaux à perte de vue. Johan, la soixantaine, fait partie de ceux qui survivent de la récolte de ces roseaux. La concurrence est rude à cause de l'importation des roseaux chinois. Chaque botte de roseaux rapporte une misère. Johan est veuf mais il a une fille que l'on ne voit pas et une petite-fille, Dana. C'est elle qui apporte un peu d'insouciance et de légèreté dans ce film sombre, austère, dans lequel les plantes herbacées s'agitent au gré du vent dans la campagne néerlandaise. Dès le début du film, Johan découvre le cadavre d'une jeune fille au milieu de son champ de roseaux. Le suspect présumé est vite relâché. Johan soupçonne quelqu'un d'autre mais n'a pas de preuve. La musique souvent crissante et stridente accentue le côté inquiétant que l'on ressent. La scène la plus terrible pour moi, c'est quand la jument appelée "Grise" appartenant à Johan est abattue d'un coup de feu. Johan subit en effet une pression insidieuse de la part du fils d'un voisin. Comme Dame Skarlette, on peut regretter la fin en queue de poisson. C'est un film prenant et même temps très frustrant. Il faut noter que l'acteur qui interprète Johan est pratiquement de tous les plans. Lire le billet du Bleu du miroir. 

12 août 2024

Full River Red - Zhang Yimou

Full River Red de Zhang Yimou est un film singulier qui dure plus de deux heures trente et qui est une sorte de huis-clos se déroulant dans l'Empire Song, en 1146 en Chine, à l'intérieur de l'immense résidence de Qin Hui, chancelier de l'Empereur. Un ambassadeur de l'empire Jin est assassiné avant qu'il ait pu remettre une lettre à Qin Hui. Et cette lettre a disparu. Des gardes sont considérés comme responsables de ce crime et on commence à les exécuter sauf un, Zhang Da, qui est chargé de retrouver l'assassin et la lettre qui pourrait contenir un message compromettant pour Qin Hui. Il a deux heures pour la retrouver sinon il mourra comme les autres. Il faut saluer le travail formidable du réalisateur qui rend le récit haletant sans temps mort malgré la longueur du film. Il y a plein de péripéties, pas mal de morts, des retournements de situation, des vrais méchants, un sosie, des jeunes femmes très douées dans la manipulation de poignards, un peu de torture. Il y a un magnifique travail sur la photo et la lumière. Tout filmé comme si on était entre chien et loup, c'est ni la nuit ni vraiment le jour. J'ai aimé ce film car il est vraiment bien fait et très bien interprété. Après, on pourra dire que Full River Red qui est le titre d'un poème arrivé jusqu'à notre époque est très patriotique. C'est presque de la propagande pour l'unité et l'expansion de la Chine. 

9 août 2024

Tigresse - Andrei Tanase

Hier, mercredi 7 août 2024, est sorti Tigresse, un premier film roumain (qui  a reçu avec raison de bonnes critiques) d'Andrei Tanase. L'histoire se passe en Transylvanie à Targu Mures. Suite à un signalement, Vera, une vétérinaire dévouée, est appelée avec des policiers auprès d'une famille mafieuse qui possède une tigresse prénommée Rihanna, encagée dans une piscine sans eau avec un grillage par-dessus. La bête n'est pas en bonne santé et est sous-alimentée. Vera la fait transporter dans le zoo de la ville dont elle est une des vétérinaires. Le soir, quand elle revient chez elle, elle surprend son mari Toma dans une position suggestive avec une jeune fille. Vera, de rage, part se réfugier au zoo. Plus tard, après avoir nourri la tigresse, elle s'endort sur place. La tigresse, elle, s'enfuit à cause de sa cage restée ouverte (est-ce un acte volontaire de la part de Vera?). La traque commence pour retrouver l'animal et Vera et son mari, qui font partie du groupe de recherche, commencent une scène de ménage assez crue que tout le monde peut entendre. Et si Vera est si perturbée, c'est qu'elle vient de vivre un drame personnel. Pendant ce temps, la bête sème la terreur. Je ne vous dévoilerai pas la fin qui se passe aussi dans une piscine. C'est bien joué par les acteurs, surtout l'actrice principale (Catalina Moga), et il y a une vraie tigresse dressée sans effet spécial. Le film dure à peine 1H20. Je vous le conseille. Lire le billet de Selenie.

28 juillet 2024

Twisters - Lee Isaac Chung / Cérémonie d'ouverture - JO de Paris 2024

Je viens de voir le film américain Twisters de Lee Isaac Chung qui est une sorte de suite de Twister de Jan de Bont (1996) que j'avais vu lors de sa sortie. Twisters a été produit par Steven Spielberg et les personnages sont inspirés par ceux créés par Michael Crichton. Twisters raconte l'histoire de Katie Carter, une chasseuse de tornades (dans l'Oklahoma) qui se sent coupable de la mort de trois amis à cause d'une tornade plus puissante que prévue. Grâce à W***pedia j'ai appris ce qu'était l'échelle EF (1, 2, 3, 4 ou 5). Cinq ans plus tard, elle retourne en Oklahoma à la demande d'une de ses connaissances pour tester un système de balayage radar. Katie épate tout le monde car elle est capable rien qu'en regardant les nuages de savoir où une tornade va se former. En particulier, elle ne laisse pas indifférent un certain Tyler Owens, un chasseur de tornade populaire grâce à you tube. J'ai trouvé ce film assez plaisant à voir. Il n'y a pas vraiment de surenchère. Les effets spéciaux sont presque discrets. Il n'y a rien de trop. Un bon film à voir un samedi soir en famille.

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A moins que vous viviez sur une île déserte, vous n'êtes pas sans savoir que les Jeux Olympiques de Paris 2024 ont débuté. Je n'ai vu que la moitié de la cérémonie d'ouverture car la musique commençait à me casser les oreilles. Personnellement, je n'ai trouvé pas certains tableaux du meilleur goût. Je m'attendais à quelque chose de plus classique, moins rose ou tape-à-l'oeil. Je serais curieuse de savoir ce que vous en avez pensé. Sinon, j'aime regarder les retransmissions d'épreuves en direct à la télé, à la différence de mon ami Ta d loi du cine qui se contente de jeter un oeil chaque soir sur internet pour suivre le palmarès quotidien des médailles. Et vous, est-ce que vous regardez les JO à la télé?  

22 juillet 2024

Sons - Gustav Moller

Comme Ta d loi du cine rédige des billets "livres", je continue avec un billet "cinéma". J'ai voulu voir le film danois Sons (Fils en français) de Gustav Möller pour Sidse Babett Knudsen qui est une actrice danoise, qui parle très bien le français et que l'on peut admirer dans la série Borgen. Dans Sons, elle interprète Eva, une gardienne dans une grande prison danoise. Elle est à l'aise et plutôt souriante avec les détenus. Jusqu'au jour où elle voit arriver Mikkel, un détenu qui doit purger une peine de 16 ans, il a tué un autre détenu à la suite d'une bagarre au sein d'une autre prison. Mikkel est désormais considéré comme dangereux et irrécupérable. Il est mis directement en QHS (Quartier de Haute Sécurité). Du jour au lendemain, le visage d'Eva se ferme, on la sent préoccupée. Elle se fait muter dans le QHS pour se rapprocher de Mikkel. Petit à petit, on apprend pourquoi Eva a une attitude violente envers Mikkel qu'elle cherche à humilier en s'efforçant de lui faire le plus de mal possible. J'ai été impressionnée par le jeu de Sidse Babett Knudsen (elle est dans tous les plans du film) qui joue sans fard, elle est implacable. De victime, elle devient bourreau si je puis dire mais je ne veux pas vous en dire plus. Après Borgo dans un autre registre qui se passe aussi dans une prison, Sons est un film qui vous tient en haleine et je vous le conseille. 

19 juillet 2024

Santosh - Sandhya Șuri

Pour une fois, je vais évoquer un film indien réalisé par une femme, Sandhya Suri (c'est son premier long-métrage), sorti le 17 juillet 2024. L'histoire se passe de nos jours dans une petite ville d'Inde du nord. Santosh est le prénom du personnage principal, une jeune femme qui vient de perdre son mari. Le couple était marié depuis deux ans mais n'avait pas d'enfant. Le mari défunt, un gardien de la paix, a été tué par un jet de pierre lors d'une manifestation. La belle-famille de Santosh ne veut plus entendre parler d'elle et cette dernière est désormais obligée de se débrouiller seule et de trouver un travail car passer du statut de femme mariée à veuve est une vraie déchéance en Inde. Il se trouve qu'on lui propose un emploi compassionnel: remplacer son mari comme gardien de la paix. Tout de suite, elle est mise dans le bain. Elle doit côtoyer des hommes misogynes qui ne l'épargnent pas. Il y a peu ou pas de femme dans cette profession. Un jour, un homme (un intouchable) appartenant à une caste inférieure arrive dans le poste de police où elle exerce. Il vient alerter que sa fille de 15 ans n'est pas rentrée chez elle depuis deux jours. Les policiers l'humilient et se moquent de lui. Seule Santosh accepte de prendre sa plainte. Peu de temps après, le corps d'une jeune fille est retrouvée au fond d'un puits. Elle a été violée et tuée. Il s'agit bien entendu de la fille disparue. Santosh et sa supérieure hiérarchique Sharma sont chargées de trouver le coupable. Sharma est une inspectrice d'un certain âge qui est désabusée. On a du mal à la cerner. Elle tisse des liens avec Santosh. Toutes les deux, elles trouvent rapidement le présumé coupable, le petit ami de la fille (qui appartient, lui, à la communauté musulmane, également mal vue en Inde). On assiste à de terribles violences policières. Santosh s'endurcit. Le film fait une description sans concession de la société indienne, de la corruption (les policiers reçoivent des bakchichs), de violence, de la violence faite aux femmes. Le film est illuminé par la présence de l'actrice principale Shahana Goswami. Un film que je conseille. 

20 novembre 2007

De l'autre côté - Fatih Akin

Après Head on (2005) [cf. mon billet du 15/01/07], Fatih Akin nous offre un très beau film, De l'autre côté, où s'entrecroisent des êtres qui auraient pu ne jamais se rencontrer. Le dernier plan du film est magnifique: en Turquie, sur les bords de la Mer Noire, un fils, assis sur le sable, attend son père qui doit revenir de la pêche. Le film est divisé en trois parties grâce à des intertitres par lesquels on sait que la mort est au rendez-vous. La première partie se déroule en Allemagne, à Brème. Un vieil homme d'origine turque va voir les prostituées; il décide l'une d'entre elles, turque elle aussi, à se mettre en ménage avec lui. Il est déjà père d'un fils, professeur de littérature allemande. Une mort plus ou moins accidentelle change le destin de ces personnages. Dans la deuxième partie qui se passe en Turquie, à Istanbul, une jeune femme, membre d'un groupe révolutionnaire, est obligée de s'enfuir. Elle part rejoindre sa mère dont elle n'a aucune nouvelle en Allemagne, à Hambourg. Sur place, elle fait la connaissance d'une jeune Allemande avec qui elle se lie d'amitié et même plus. Des circonstances malheureuses mettent un terme à cette relation. Dans la troisième et dernière partie, on retrouve, à Istanbul, ceux qui restent et se soutiennent. Le scénario de Fatih Akin est bien écrit avec des personnages bien campés. Quel plaisir de revoir Hannah Schygulla, une des égéries de Fassbinder et de Ferreri. Ce réalisateur germano-turc est vraiment un talent à suivre. J'attends avec impatience son prochain long-métrage.

4 juillet 2007

Lire un livre directement en anglais

Je reviens sur le livre de Paul Auster, Dans le scriptorium (Travels in the Scriptorium), que j'ai lu en anglais (cf. mon billet d'hier). J'ai éprouvé un grand plaisir à lire à haute voix mentalement ces 130 pages, imprimées en tout petits caractères. Je faisais ma propre traduction. Je ne connaissais pas tous les mots mais je devinais leur sens en comprenant la phrase dans son ensemble. J'ai été impressionnée par la façon dont Paul Auster s'attache à des descriptions précises de ce qui semble être des détails : les vêtements, la couleur des médicaments que prend Mr Blank, ses gestes, etc. A un moment donné, il est entièrement vêtu de blanc. Au début du roman, le narrateur nous précise que "a camera is planted in the ceiling directly above him. The shutter clicks silently once every second, producing eighty-six thousand four hundred still photos with each revolution of the earth" que l'on pourrait à peu près traduire par "au plafond, est installée une caméra qui prend 86 400 photos soit 1 photo par seconde, le temps d'une rotation journalière de la Terre" (1). On ne connaîtra pas la raison de ce fait précis le roman terminé. Pour illustrer la précision des faits racontés par l'écrivain, voici la première phrase du roman : "The old man sits on the edge of the narrow bed, palms spread out on his knees, head down, staring at the floor" qui peut se traduire ainsi : "Le vieil homme est assis sur le bord du lit étroit, les paumes de la main sur les genoux, la tête baissée, fixant le sol". Lisez en anglais (si, si, c'est faisable) ou en français ce roman de Paul Auster car je pense qu'il vous donnera envie de lire les autres.

(1) Suite au commentaire de Gaël ci-dessous, que je remercie, on peut retraduire le passage de la façon suivante "au plafond, est installée une caméra qui prend une photo par seconde chaque 24 h soit 86 400 par jour."

4 mai 2007

Livres audio (suite)

Suite à mon billet précédent, j'aimerais ajouter que les livres audio ont, à la différence de la France, une place prépondérante dans les pays anglo-saxons où l'on trouve de très belles librairies. Aux Etats-Unis, par exemple, les gens effectuent de longs trajets de leur domicile au travail et retour. Ils l'effectuent en voiture, la plupart du temps, dans des mégapoles comme Los Angeles. Pendant ces parcours, ils écoutent des livres sur CD. Des comédiens très connus aux Etats-Unis se sont reconvertis dans cette activité. Des romanciers comme John Grisham et Stephen King sont lus autant que les grands classiques. A quand cette initiative systématique en France ? 

28 juin 2024

Le moine et le fusil - Pawo Choyning Dorji

Je parie que peu de gens savent où se situe le Bhoutan sur une carte. Personnellement, je ne le situe pas exactement. Ce petit pays est coincé entre l'Himalaya et la Chine, près du Tibet. Et visionner un film bouthanais comme Le moine et le fusil d'un réalisateur dont c'est le deuxième long-métrage m'a incitée à retourner dans une salle obscure. Le moine et le fusil se passe en 2006 au Bhoutan guidé par le concept de "Bonheur National Brut". Le roi vient d'abdiquer afin qu'il y ait les premières élections démocratiques. La population qu'il faut éduquer semble dubitative. Elle se demande ce qui lui arrive. Elle ne connaît même pas le mot "élections". Pour ce faire, des élections blanches sont organisées dans tout le pays, avec trois options: "bleu", "rouge" et "jaune". Le bleu, c'est un vote pour la  liberté - égalité, le rouge: le développement industriel et le jaune, protection de l'environnement. L'essentiel de l'histoire se passe dans une petite ville appelée Ura où les futurs électeurs doivent d'abord s'inscrire. La plupart d'entre eux ignorent leur date de naissance et n'ont pas de nom de famille. Et je vous laisse découvrir pourquoi le jour des élections (la Pleine Lune), 95% des électeurs votent pour le jaune. Il y a quelques intrigues annexes dont la demande pas banale d'un Lama, qui désire un ou deux fusils pour le jour de la Pleine Lune. On s'attache aussi à une famille bouleversée par ces futures élections. Il y a un enchaînement des événements très bien mené. J'ai trouvé ce film très réussi, ça dépayse et le sujet devrait avoir une certaine résonance pour les électeurs d'aujourd'hui.

1 mars 2021

Vaseux communicants / souvent flegme varie - N°11

Bientôt un an que j'ai entamé cette série de chroniques sur la Covid-19... J'espère qu'elle n'atteindra pas le numéro 182, avec son rythme mensuel!

Dans deux semaines, cela fera un an que j'ai (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) été confaminé, pardon, confiné, en même temps que les autres Français. Un séisme. Et maintenant?

Aujourd'hui, la question inquiète de l'entourage, quand on s'étrangle dans une quinte de toux, ce n'est plus "T'as pas la Covid?", mais "T'as pas le variant, au moins?"... Ah, on est bien conditionnés, merci [Ivan] Pavlov!

== Suite au commentaire sous mon billet précédent, j'ai cherché un peu ce qu'il en était du séquençage du SARS-CoV-2 et de ses variants en France. Il semble qu'on soit à la traîne par rapport à d'autres pays, en terme de capacité de test (nombre, délais, équipement). Par contre, en février 2021, plusieurs sites semblaient en capacité de faire des recherches (pas seulement à Marseille): CNR (centre national de référence) de Lyon, le Génopôle d'Evry... On pourrait sûrement faire davantage, bien sûr. Macron, du pognon! ==

Il est sûr que le nombre de mutations du virus se compte déjà en milliers voire en dizaines de milliers (il mute en permanence). Ce qui est surtout surveillé, c'est l'augmentation de la dangerosité pour l'homme. Si je peux me permettre un parallèle: pendant des siècles, les progrès respectifs des cuirasses et armures ont rendu les armes de plus en plus meurtrières. C'est un peu la même chose, sauf que l'Homme n'a pas forcément la maîtrise des "progrès", ici...

Avec désormais un an de recul, je me demande bien à quoi on pourrait, dans un univers uchronique (sans Covid chronique), occuper le "temps de cerveau disponible" que nous bouffent (en nous obnubilant jusqu'à saturation) ce satané virus, sa prévention, ses vaccins, ses variants, ses contraintes, ses conséquences... Ça me fait penser à un passage vers la fin du roman Ravage, de Barjavel, quand les survivants de la catastrophe arrivent à la campagne, et y sont accueillis par un: "Qué catastrophe?".

L'épidémie responsable d'une baisse des naissances historique... Moi qui attendais le baby-boom, j'avoue que je suis déçu! Et la réputation française, alors? Heureusement en tout cas que j'ai pas joué en bourse en me fiant à mon intuition.

13/02/2021 - bonne nouvelle, il y a beaucoup moins de gastro, de broncho ou de grippes cette année, à cause du / grâce au couvre-feu et autres distanciations sociales. Mauvaise nouvelle: la grippe fera (paraît-il) d'autant plus de ravages l'an prochain qu'elle n'aura pas pu circuler librement cette année... Hé oui! Après les contraintes artificieuses, gare au retour de bâton! 

Un vaccin en cours de développement par une start-up française [Aiova] protégerait bientôt à la fois contre Coco et contre la grippe... Il leur faut juste quelques paquets de millions d'euros pour continuer à avancer sur cette voie prometteuse! Et si ça ne marche pas, ils remboursent? 

A quelle température le virus se propage-t-il le mieux? Ni quand il gèle (l'aérosol tombe par terre), ni en canicule (l'aérosol s'évapore). Apparemment, la meilleure plage pour que l'aérosol reste bien contaminant, ce serait 6-7 degrés centigrades, comme maintenant... Macron, du soleil! 

Confinement local par-ci, confinement par classe d'âge par-là, confinement à pile ou confinement à face... aux confins du couvre-feu. C'est bien la seule chose qui peut nous intéresser, dans les "conférences de presse" hebdomadaires - à chaque fois, le même suspens. Commencent à être un peu lourds, ces gens qui nous gouvernent: trois hommes et les confins?

Merci au journal Le 18ème du mois (N° 290 de février 2021, p.4) d'avoir attiré mon attention sur le fait que, en cas d'inscription en ligne ou même par téléphone pour la vaccination, en période où il n'y a pas assez de doses de vaccins pour tous ceux qui le souhaitent, "c'est la prime aux plus agiles sur internet et aux plus rapides (...)".

La question du rôle des élevages de visons dans la diffusion de la Covid-19 avait été soulevé par Reporterre en janvier. Elle semble faire polémique, en France (interdiction desdits élevages en 2025 ou bien en 2023...? Il y en aurait moins d'une demi-douzaine). Mais si jamais c'est l'éleveur lui-même qui contamine ses bêtes, que faire? On ne va quand même pas adopter / adapter l'abattage sélectif au premier malade, non?

Me suis un peu marré (je sais, c'est pas gentil...) en lisant les méfaits du vaccin AstraZeneca, réservé en priorité aux soignants de moins de 65 ans, dans certains services d'hôpitaux, ceux qui avaient décidé de vacciner tout leur personnel en même temps: 25% de fortes réaction (fièvre et courbatures), et des services quelque peu désorganisés pendant quelques jours...

Horripilé (de longue date) par la tendance de certains journaux sensationnalistes à titrer leurs articles "Pourquoi [ceci]" ou "Comment [cela]", alors même que d'une part le sujet ne présente, "en soi", que fort peu d'intérêt, et que d'autre part il n'y est même pas répondu, au final, à la (fausse) "question" posée [dans l'article]. Enlevez l'un ou l'autre de ces deux premiers mots, il ne reste plus qu'une information brute. En fait, focaliser l'attention sur un "comment" ou un "pourquoi" a surtout pour effet de neutraliser notre esprit critique, de légitimer un "sujet" et d'empêcher qu'on se dise: "attends, mais ça vient d'où, cette info? Pour quelle raison on nous parle de ça? Qui a intérêt à nous dire quoi?". Bande de communicants (j'ai pas dit concomitants)!
A contrario, coup de chapeau amusé à un article du JDD (dimanche 28/02/2021): Pourquoi Macron ne varie pas (l'article répond à la question posée). Macron, tiens bon! (une fois n'est pas coutume)

Les Belges empoisonnés avec une histoire de masques anti-coronavirus en tissus toxiques (traités "antimoisissure" au dioxyde de titane, cancérigène possible)? C'est pas chez nous que ça arriverait, hein? Puisque les dizaines de millions de masques en question devaient être distribués gratuitement...

Je me suis laissé dire que certains Parisiens futés qui veulent aller voir Deauville ou Trouville, mais qui ne peuvent y arriver en voiture qu'après 19 heures, exhibent aux policiers en embuscade de magnifiques attestations comme quoi leur grand-mère est mourante... J'imagine déjà le trafic: "à louer, grand-mère, belle occasion, peu servi, état satisfaisant, faire offre au journal qui transmettra"...

Le retour de l'hygiaphone? Avez-vous remarqué, dans les "guichets", la protection vitrée qui sépare les salariés du public? Ça me rappelle l'époque - que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaître - où, à la Poste par exemple, il fallait "parler devant les trous" pour que l'interlocuteur entende, derrière sa vitre...

En cherchant "vaccin grippe coronavirus" sur internet, on trouve tout et son contraire: possibilité de se faire vacciner contre les deux, protection croisée, ou au contraire augmentation du risque de contacter la Covid-19 pour les personnes vaccinées seulement contre la grippe... En fait, ça doit dépendre, comme beaucoup de chose, de l'âge du cap... du cobaye concerné!

La sagesse indienne? Sauf erreur de ma part, l'Inde n'a pas forcément fait le choix de vacciner toute sa population. Et pourtant? Je suppose que tout le monde avait dû lire comme moi, durant l'été 2020, quelques articles pleins de "conditionnel" mais qui posaient cependant la question, comme ici: "les habitants d'un bidonville à Bombay approchent-ils de l'immunité collective?"... Ça me plaît bien (la voie de la nature, et non celle de la technoscience...).

A suivre le mois prochain - pour ranimer la flemme!

1 avril 2024

Pot-pourri de poissons (sans numéro)

Après m'être abstenu depuis 18 mois de publier une revue de presse chaque 1er, je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) ne relance pas ma série sur le covid-19... Mais j'ai voulu m'amuser voire amuser un peu avec des nouvelles (mêlant le vrai et le faux?) que l'on peut pêcher en ce moment grâce aux news de Y*h** dans des articles de presse sur internet (sachant que, par exemple, un hebdomadaire toujours en vente le 1er avril a dû paraître quelques jours plus tôt...). Tout n'est bien entendu pas faux là-dedans, mais disons que tout est remarquable, à mon avis - que je partage. On peut en tout cas s'émerveiller de la "puissance de démultiplication" apportée par internet. Je ne parle même pas des réseaux sociaux, mais de la reprise, par plusieurs titres, d'une même information, parfois avec exactement les mêmes mots, parfois avec de plus en plus d'informations...
A vos zygomatiques!

Ouvrons le bal avec la planigale, dont j'ai découvert l'existence grâce à Slate: un minuscule rongeur féroce, un marsupial arrivé en Australie caché dans un bateau... 

Gare à vos orteils! Des punaises d'eau géantes envahissent Chypre, selon Ouest France (mais aussi moult titres en ligne vous demandant d'accepter leurs cookies ou de s'abonner). Cette info-là, elle semble avoir été programmée de longue date, en tout cas.

En Histoire, voire en Préhistoire, une nouvelle sensationnelle: des empreintes de dinosaures "sur" des gravures rupestres... C'est un feu d'artifices avec des gros titres plus racoleurs les uns que les autres. Ça m'intéresse, Le tribunal du net, Sciencepost... Dis, grand-mère, tu as déjà vu des dinosaures, toi?

En restant dans le culturel, Le Point qui nous présente une exposition aux Archives nationales présentant le blasphème ou le crime de lèse-majesté... Je n'ai surtout pas voulu vérifier, de peur que ce ne fût point vrai.

J'avais rigolé quand Mer et Marine nous a montré il y a quelques jours notre Mistral national peint en rouge (bah oui, ce genre de navire qu'on a failli vendre naguère aux rouges, pardon, aux Russes).

Grave impact du changement climatique selon Sciences et avenir: la vitesse de la terre s'en trouve modifiée (bien vu, ça agit même sur la vitesse de désintégration des éléments radioactifs... Bah oui, d'une heure en hiver et d'une heure en été). 

A 20 minutes, ils n'ont pas dû prendre trop de temps pour réfléchir... Ils veulent la mort du petit commerce, ou quoi? Et encore, qu'est-ce que c'est que cette attitude anti-sportive?

20 minutes, encore, pour tenter de vous calculer l'empreinte écologique d'une banane quand on la mange? Laissez-vous berner si vous voulez...

Ça balance sec, la politique américaine, aujourd'hui. Entre Trump qui serait atteint de démence sénile (selon The Mirror... d'après Closer) et Meta qui supprimerait son outil de lutte contre la désinformation (selon RFI, d'après l'AFP) en vue des prochaines élections... que croire?

En France, nous avons une grave interrogation: Michel-Edouard Leclerc en politique, bonne ou très mauvaise affaire... pardon, idée? 

On voudrait nous endormir qu'on ne s'y prendrait pas autrement... 

Et ce reportage montrant des requins qu'on dresse pour leur apprendre à manger les poissons-lions qui broutent les coraux, sur Arte, vous l'avez vu?

Ça m'intéresse nous liste en titre nos objets du quotidien que l'on doit à la Nasa. Ah, Ça m'intéresse ... Tout un poème! On se demande parfois, à longueur d'année, si le choix de leur image d'appel systématiquement décalée est dû à une intelligence artificielle ou à celle d'un stagiaire pas doué. 

Bon, je vais relever mes filets et cliquer sur "publier", sinon ce billet ne verra jamais le jour, ce qui serait dommage. Dès demain, je commence celui pour l'an prochain. Après tout, nous avons bien connu, en 2024, un journal qui ne reviendra qu'en 2028... mais à quelle date (La bougie du sapeur)?

2 juin 2024

Les Gouttes de Dieu - Quoc Dang Tran et réalisé par Oded Ruskin

Avec mon ami Ta d loi du ciné et grâce à la fonction replay de mon téléviseur, j'ai visionné les 8 épisodes des Gouttes de Dieu, une série qui est diffusée en ce moment sur France 2. En un mot, c'est une réussite. Même si ce n'est pas crédité au générique, Les Gouttes de Dieu sont librement adaptées d'un manga connu qui connaît un grand succès. La série est une coproduction américano-franco-japonaise qui se passe de nos jours avec des retours à la fin des années 90 entre le Japon et la France. Camille Léger, une jeune femme écrivain de 29 ans, apprend que son père, Alexandre Léger, un très grand oenologue (et éditeur d'un guide), vient de mourir au Japon où il vivait depuis plusieurs années. Camille vit encore avec sa mère mais ses liens sont de plus en plus distendus. Elle part au Japon en avion privé pour assister aux obsèques de son père et elle est attendue pour l'ouverture du testament. Avant qu'elle ne puisse hériter éventuellement des 87 000 bouteilles (dont certaines d'une grande valeur marchande) acquises par son père, elle a trois épreuves à passer : reconnaitre un vin rien qu'en le goûtant, trouver un vin associé à un tableau. La troisième épreuve est aussi divisé en trois parties : répondre à un questionnaire, associer des vins avec des mets et enfin recréer un vin très connu à partir de cépages mis à disposition. Camille a comme adversaire un jeune Japonais de son âge, Issei Tomine, qui fut l'élève le plus doué d'Alexandre. Issei est l'héritier d'une famille très riche. Grâce à ces épreuves, Camille qui a été instruite dès son plus jeune âge aux mystères de l'oenologie jusqu'au dégoût, se montre motivée et elle trouve de l'aide. Je ne vous dévoile rien de plus et je ne vous dirai pas si elle gagne ou non. C'est une histoire sur la filiation et la transmission. Il y a plein de péripéties et les personnages sont presque tous attachants, en particulier le père d'Issei. Il y a un côté ludique qui m'a plu. En tout cas, le métier d'oenologue n'est pas simple. Une série que je vous conseille si vous ne l'avez pas encore vue. 

3 février 2025

Le jardin zen - Naoko Ogigami

Voici une histoire qui sort un peu des sentiers battus, par une cinéaste, Naoko Ogigami, dont c'est le premier film distribué en France sur les six qu'elle a réalisés. Cela se passe à Tokyo au Japon en 2011 au moment de la catastrophe de Fukushima. Le jardin zen raconte l'histoire d'une femme, Yoriko, de son mari Osamu, de son fils et de son beau-père grabataire dont elle s'occupe avec répulsion. Ils vivent tous ensemble dans un pavillon avec un jardin rempli de fleurs dont Osamu prend soin. Un jour, rentrant du travail, Osamu après avoir écouté la télé juste avant de diner, disparaît en laissant le tuyau d'arrosage du jardin ouvert. Quelques années plus tard, on retrouve Yoriko, adepte d'une "secte de l'eau", qui en suit les préceptes. Cette femme qui n'est pas souriante voire revêche parle peu mais elle semble être douée pour la cuisine. Il y a désormais des bouteilles d'eau partout chez elle. En revanche, le jardin est devenu un jardin sec (ou karensensui en japonais) avec des graviers blancs où l'on voit des formes rondes dessinées grâce à un râteau. L'ensemble est complété avec quelques rochers. J'avoue que quand je l'ai vu la première fois à l'écran, je l'ai trouvé très beau. Quand son mari revient sans crier gare quelques années plus tard, Yoriko n'est pas contente mais elle ne se révolte pas vraiment car elle apprend qu'Osamu a un cancer à un stade très avancé. Cependant Yoriko est capable d'humanité quand il s'agit de son fils (il est tout pour elle) ou d'une femme d'entretien avec qui elle se lie d'amitié et à qui elle parle de problèmes typiquement féminins. Je ne vous dirais rien de plus (il y a quelques moments savoureux que je vous laisse découvrir dans le supermarché où travaille Yoriko comme caissière). Le film se termine sur un air de flamenco. C'est un film surprenant qui évoque un pays où les Japonaises n'ont pas une vie facile dans une société très machiste. 

25 janvier 2025

Je suis toujours là - Walter Salles

Décidément, l'année cinéma 2025 commence bien avec ce film brésilien, Je suis toujours là de Walter Salles, qui a permis à l'actrice principale, Fernanda Torres, d'être récompensée d'un Golden de la meilleure actrice dans un film dramatique en 2025. Je suis toujours là est adapté d'un récit de Marcelo Rubens Paiva. En 1971, le Brésil est en plein dictature. J'avoue que j'ignorais cet état de fait. Rubens Paiva (le père de Marcelo) a fait de la politique. Député travailliste, il a été destitué, il est devenu ingénieur et il gère son entreprise. Pendant presque trois quart d'heure, on suit la vie insouciante de la cette famille Paiva, Rubens, sa femme Eunice (Fernanda Torres) et leurs cinq enfants (quatre filles et un garçon). Ils vivent dans un joli pavillon juste au bord d'une plage de Rio de Janeiro. Et puis, c'est le chaos. Rubens est emmené pour un interrogatoire et on ne le reverra jamais. Eunice en mère courage va être arrêtée avec une des ses filles et être interrogée pendant plusieurs jours et puis relâchée. Pendant plus de vingt-cinq ans Eunice attendra de savoir ce qu'est devenu son mari. Elle reprend des cours de droit, devient avocate. Avec ses enfants, elle s'installe à Sao Paulo. Quand elle obtient enfin le certificat de décès concernant son mari, elle est soulagée et presque heureuse. Triste histoire. Fernanda Torres qui vient d'être nommée aux prochains Oscars mériterait d'être récompensée. Elle est vraiment très bien dans le rôle d'Eunice. Il faut noter que sa mère Fernanda Montenegro qui joue Eunice très âgée est la propre mère de Fernanda Torres. C'est le troisième film de Walter Salles que je vois après Central do Brasil (1998) et Carnets de voyage (2003, sur la jeunesse de Che Guevara) qui étaient déjà très réussis. J'ai vu Je suis toujours là un dimanche soir en avant-première dans une salle pleine où j'ai beaucoup entendu parler portugais. Lire les billets de Pascale, Henri Golant et Selenie, ainsi que Ritournelle.

2 décembre 2025

Zootopie 2 - Jared Bush et Byron Howard

Ce film produit par les studios Disney et sorti le 26 novembre 2025, vient déjà de rapporter 556 millions de $ en cinq jours dont plus de 200 millions de $ en Chine! 

Comme son titre l'indique, Zootopie 2 est la suite de Zootopie (2016) que je vous recommande. C'est même bien de le (re)visionner avant de voir Zootopie 2. Il aura donc fallu attendre presque dix ans pour cette suite (en attendant Zootopie 3?).

Au début de Zootopie 2, on retrouve les deux personnages principaux, Nick Wilde (le renard) et Judy Hopps (la jeune lapine) qui sont policiers et forment une équipe pas toujours en harmonie. En effet, ils n'ont pas forcément la même conception de comment exercer leur travail. Ils font capoter une affaire de contrebande avec un tamanoir. Leur duo est menacé par leur chef Bogo (un buffle) mais Judy ne se laisse pas faire. Elle est sur la piste d'un serpent, animal banni de Zootopie depuis 100 ans. Elle a trouvé une peau de mue. À partir de là, l'enquête est trépidante avec Nick qui la suit comme il peut. Un serpent fait son apparition car il veut réhabiliter son espèce et les autres reptiles qui furent très présents à Zootopie. Il s'appelle Gary et il a une voix douce. C'est une vipère crotale dotée de deux crochets. Mais il en perd un lors d'une bagarre. Face à Judy, Nick et Gary, on fait la connaissance d'une famille peu recommandable qui a la mainmise sur la ville. Il s'agit de la famille Lynxley (des lynx). Dans cet opus, on retrouve quelques personnages du premier opus, un "gentil" comme Flash, un paresseux, ou bien une "méchante" nommé Dawn Bellwether (une brebis). Pendant la projection, j'ai repéré deux scènes qui sont des clins d'oeil à des films comme Le silence des agneaux de Jonathan Demme et Shining de Stanley Kubrick. Je dirais que j'ai préféré le premier Zootopie mais celui-ci est quand même très sympa. Et la fin fait penser qu'il pourrait y avoir une suite. Lire le billet de Selenie.

9 mars 2024

Inchallah un fils - Amjad Al Rasheed

Je vous conseille d'aller voir Inchallah un fils, un film (du réalisateur Amjad Al Rasheed) venu de Jordanie. L'histoire se passe de nos jours, à Amman la capitale. Un matin, Nawal, une femme dans la trentaine, prépare le petit déjeuner. Elle est mariée et a une fille, Noura. Le mari semble encore dormir. En réalité, il est décédé dans son sommeil. La vie de Nawal est chamboulée, elle a perdu un mari, un amant et elle n'est plus grand-chose. Tout de suite, la famille se manifeste, en particulier le frère de Nawal et son beau-frère. Ce dernier lui réclame assez vite la fin des paiements d'un pick-up appartenant au mari décédé et surtout, comme Nawal n'a pas de garçon, elle devra vendre l'appartement où elle habite et le montant obtenu sera partagé entre elle et la famille du beau-frère. Et elle risque de perdre la garde de sa fille Noura qui serait confiée à l'oncle Rifqi qui régente tout. Nawal travaille sans être déclarée comme aide-soignante dans une famille chrétienne. Elle s'occupe d'une femme impotente qui souffre de démence. Elle gagne très peu et ne peut évidemment pas rembourser les traites du pick-up, qu'elle ne veut pas vendre, même si elle ne sait pas conduire. Pour retarder l'inévitable, Nawal déclare qu'elle est enceinte. La tension monte de plus en plus. Le réalisateur ne perd jamais Nawal de vue. Elle est de tous les plans. Mouna Hawa qui interprète Nawal est formidable. Le réalisateur décrit bien la condition féminine dans un pays régi par le patriarcat. J'ai vu ce film le jour de la journée de la femme. Lire le billet de Pascale et celui de Selenie.

8 mars 2024

A man - Kei Ishikawa

J'avais vu A man de Kei Ishikawa l'année dernière dans le cadre d'une semaine de cinéma japonais dans un grand multiplex parisien que je fréquente. J'avoue que l'histoire ne m'avait pas emballée, je n'avais pas compris les tenants et les aboutissants. Je pense que j'étais fatiguée à l'époque. Après avoir lu le billet de Pascale, je me suis décidée à le revoir cinq semaines après sa sortie en 2024. Bien m'en a pris. J'ai mieux apprécié cette histoire d'échange d'identité entre le fils d'un aubergiste et le fils d'un meurtrier et tout ce qui s'ensuit et les réactions des proches ainsi que l'enquête menée par un avocat tenace engagé par l'épouse d'un des protagonistes pour avoir la fin mot de l'histoire. Les spectateurs, dans la salle où je me trouvais, étaient plus attentifs que d'habitude. Un beau film avec des comédiens inspirés. Je recommande. Lire le billet de Carole Nipette.

30 mars 2024

La salle des profs - Ilker Çatak

Ta d loi du cine m'a accompagnée pour voir La salle des profs, un film allemand réalisé par un cinéaste d'origine turque. J'avais vu la bande-annonce mais je n'avais rien lu à son sujet. De nos jours, dans un lycée (gymnasium) allemand, Carla Nowak (d'origine polonaise) vient d'être nommée professeur de mathématiques et de sport. Dans sa classe d'une trentaine d'élèves, il y a une mixité entre enfants issus de l'immigration et Allemands de souche. Depuis quelque temps, il y a des vols d'argent au sein du lycée et en particulier dans la grande salle des profs. Ali, un jeune immigré, est mis en cause mais l'accusation ne tient pas. Carla imagine un stratagème pour "coincer" la personne qui dérobe l'argent. Elle laisse une certaine somme dans son porte-monnaie rangé dans sa veste qu'elle laisse sans surveillance dans la salle des profs, tout en branchant la caméra de son ordinateur. Et le vol a lieu. Carla est très embêtée car elle voudrait que le ou la coupable se dénonce. Je ne vous dirai pas qui, ni quel lien professionnel il peut y avoir entre Carla et l'auteur du larcin. En tout cas, la vie du lycée est chamboulée, les autres professeurs deviennent presque hostiles envers Carla, tout comme les élèves de cette dernière. L'histoire monte en tension très vite et ce d'autant plus que l'on ne quitte guère l'enceinte du lycée. C'est un vrai huis-clos qui devient étouffant. Il faut noter que les acteurs sont tous excellents, en particulier les jeunes qui interprètent les élèves. Un film qui a été un succès mérité en Allemagne et qui a représenté ce pays aux derniers Oscars. Lire les billets de MHF, Le bleu du miroir, Pascale, Selenie, Chris, Shangols. 

9 janvier 2026

19 ans pour le blog de dasola

En ce 9 janvier 2026, voici que s'achève la 19e année (nombre premier!) du Blog de dasola, cependant dès le 10 commence sa vingtième année! Quelques-uns parmi les nombreux [?? tout est relatif, voir plus bas] blogs que nous (dasola et moi, ta d loi du cine, son "squatter" préféré) fréquentons sont encore plus anciens, mais ils ne sont plus si nombreux que cela, justement. 

 

Un petit retour sur la vie du blog en 2025 tout d'abord. La dernière année où le nombre de commentaires déposés sur le blog de dasola a été supérieur à celui de 2025 (2053 commentaires, tout de même!) avait été 2014 (2614 commentaires), année d'apogée tant de notre blog que de la blogosphère en général - ensuite, le déclin quantitatif a commencé. Si cela vous intéresse, vous trouverez des "bilans annuels" dans nombre d'autres billets précédents taggués "Vie du blog". Par contre, le nombre de blogueurs (ou de simples internautes) ayant laissé au moins un commentaire en 2025 (121) est, lui, en baisse par rapport aux années précédentes (130 en 2024... pour 2043 commentaires alors que cette année-là avaient été rédigés 186 billets). Pour la première fois, le nombre de personnes revenues sur une année est inférieur à 10% du total de celles ayant fait au moins un commentaire depuis la création du blog (1298 à ce jour, en 19 ans donc). Pour rappel, les commentaires faits durant une année ne portent pas uniquement sur les billets publiés durant celle-ci, ils peuvent aussi viser, de manière très minoritaire, des billets plus anciens. Ainsi, en 2025, 69 commentaires ont porté sur des billets antérieurs au 01/01/2025 (contre 92 commentaires faits en 2024 sur des billets antérieurs au 01/01/2024).

 

Le nombre d'articles a lui aussi battu des records: 201, chiffre le plus élevé depuis... 2007 (où les billets étaient quotidiens presque en permanence). Dans le détail en 2025: 124 billets de dasola et 77 de ta d loi du cine. Sur ce point, crevons l'abcès tout de suite: je vais sans doute faire au moins une déçue, mais ce dont il n'est pas davantage question en 2026 que lors des années précédentes, c'est que le blog de dasola arrête d'accueillir les billets de ta d loi du cine. Si un jour vous le constatez malgré tout, ce sera probablement la marque d'une séparation "IRL". 

 

Ceci dit, si comme tous les précédents, chaque billet de 2025 a été commenté, ceux de ta d loi du cine ont moins de succès que ceux de dasola (snif!). Cette année, les 201 billets se sont ventilés comme suit (par ordre alphabétique): Acteur/actrice 1, Cinéma 79 (dont moi 3), Divers - Culture 15 (dont moi 9), Humeur 3 (tous de moi), Livres 101 (dont 62 de moi!), Théâtre 2 (et, cette année pas de "Réalisateurs" ni de "Télévision"). Petite précision ayant son importance: désormais, ces "catégories" qui étaient en place sur l'ancien blog ne sont plus affichées en bas des billets eux-mêmes (depuis la migration des contenus "canal blog" vers les "outils" de la plateforme over-blog), mais seulement dans la colonne de gauche. 

 

Je vais maintenant vous livrer un "focus" dont je rêvais depuis des années: la "nationalité" des films telle qu'elle apparaît dans les "tags" avec lesquels chaque billet peut être critérisé. Ce qui nous intéresse s'appelle donc "Cinéma [nationalité]", 70 sont représentés à ce jour, certains dans des centaines de billets, d'autres dans un seul (les chiffres trop faibles pour faire partie du "Top 30" des "tags" sont "surcritérisés" comme "Cinéma du Monde").

Allons-y (sur la totalité des 3046 billets que compte le blog à ce jour, donc): Cinéma(s)... français 559 (dont 34 en 2025), du monde 488 (30), américain 471 (22), britannique 171 (3), italien 63, japonais 50 (4), allemand 48 (4), espagnol 44 (2), chinois 31 (3), sud-coréen 27 (1), iranien 26 (2), israélien 26 (1), argentin 26, belge 25 (3), danois 19, roumain 17 (2), russe 16, suédois 15, québécois 11 (1), turc 11, autrichien 10 (1), chilien, islandais 9, norvégien 8 (1), palestinien 7 (2) mexicain (7), brésilien (2), tunisien 6 (1), finlandais 6, australien 5 (1), Hong-kongais, polonais, suisse 5, taïwanais 4 (2), Algérie, irlandais 4 (1), canadien, égyptien, indien 4, néerlandais 3 (1), Arabie saoudite, géorgien, néo-zélandais 3, bulgare, estonien, grec, guatémaltèque, hongrois, kazakh, libanais, macédonien, portugais, singapourien, uruguayen 2, letton, thaïlandais 1 (1), arménien, bhoutanais, bosniaque, colombes, croate, jordanien, kirghize, l'italien, luxembourgeois, mauritanien, soudanais, tchèque, ukrainien, yéménite 1.

 

Une fois tous ces chiffres énumérés, je vais vous expliquer les différents biais susceptibles de les impacter!

Il s'agit de films vus en salle (essentiellement par dasola) bien davantage qu'en DVD (le plus souvent chroniqués par moi), mais les critères de nationalité couvrent les deux cas. Le biais principal est donc qu'il faut que le film soit sorti en France (avec VF ou sous-titres), et surtout à Paris, ces sorties n'étant sans doute pas toujours dictées par les seuls qualités esthétiques d'un film mais aussi par une rentabilité prévisible (ou non - le cinéma est un business) voire par des raisons géopolitiques, variables au fil des décennies... Nous avons donc une vision bien biaisée du cinéma mondial. Je suis certain que la France "grand public" ignore bien des cinémas "nationaux" auxquels personne ne saurait s'intéresser (même s'il peut exister des festivals très spécialisés ici ou là en France).

 

Signalons ensuite que le "tag" (critère) est attaché au billet (qui peut parler d'un seul film ou bien de plusieurs, avec pour chaque film la possibilité d'une ou plusieurs nationalités). Enfin, l'affectation d'une "nationalité" à un film peut être plus ou moins subjective sinon arbitraire (j'ajouterai que sa rigueur a pu varier en 19 ans...). A-t-on pris en compte la production ou la coproduction du film (financement)? La nationalité du réalisateur? Ou bien le fait que le film ait été tourné dans un pays "exotique" avec des acteurs locaux mais avec parfois coproduction via des financements "étrangers"? Est-ce qu'un film "russe", "chinois", "allemand", des années 1920, 1930 ou 1940 aura la même signification "(géo)politique" que de nos jours? Sans parler des pays de création plus ou moins récente (depuis la création de l'ONU -largement postérieure à celle du cinéma)... Quid de la nationalité du cinéaste? Réside-t-il dans son pays? Est-il "en exil"? Les autorités de son pays, contemporaines du tournage, autorisent-elles ses films à y être projetés ou non?

 

Dans le cinéma américain, on peut signaler l'existence des blockbusters hollywoodiens (mais leur sorties mondiales ne garantissent pas le succès, que ce soit aux Etats-Unis, en France ou dans le reste du monde). Je suppose qu'il doit peut-être subsister encore quelques films "anti-trompeurs", susceptibles d'avoir la faveur de spectateurs européens...

 

Je termine en constatant que le "top" 5" voire le "top 10" des "commentateurs" (-trices) les plus réguliers(ières) ne bouge pas énormément d'une année sur l'autre, Manou reste en tête en 2025, même si elle en avait fait davantage en 2024 (le "total cumulé" de toute personne ayant fait au moins 5 commentaires figure en colonne de droite - le statisticien tient à disposition les stats précises, croisables avec différents critères, pour chaque blogueur qui voudra avoir une vision globale de son "activité" au fil des ans sur le blog de dasola!).

Et je vous dis "à l'année prochaine pour les 20 ans" (je me rappelle avoir apprécié, en son temps, le billet des 20 ans de blog de Sandrine). 

28 février 2026

Le chant des forêts - Vincent Meunier

Quel beau film que ce chant des forêts qui a été récompensé à juste titre par deux César en 2026 (avant-hier)! Vincent Meunier est celui qui avait fait équipe avec Sylvain Tesson pour La Panthère des neiges. Dans Le chant des forêts, il est accompagné de son père Michel et de son fils Simon dans la forêt des Vosges avec une incursion en Norvège. Vincent Munier est originaire des Vosges, tout comme son père qui est naturaliste. Le film commence dans la brume, les nuages et la forêt vosgienne. On entend très vite des sons et des chants. Michel Meunier raconte à son petit-fils que sa passion est de voir (ou d'apercevoir) le Grand Tétras qui a vécu dans les Vosges pendant 10 000 ans et qui malheureusement a pratiquement disparu de la région. La dernière fois qu'il en a vu un, c'était deux ans auparavant. Le film est aussi l'occasion de nous montrer et nous faire entendre différents animaux de la forêt: des chouettes, divers autres oiseaux dont je n'ai pas retenu les noms, un lynx, des cerfs, des biches et un renard. Pour les cerfs, on assiste à un combat, on entend le brame. Ils sont très impressionnants avec leurs bois. Le film montre la patience qu'il faut pour observer toute cette faune et, surtout, la nécessité de se fondre dans le décor et de rester silencieux. Il faudra que les trois Meunier aillent jusqu'en Norvège pour voir un Grand Titras (mâle) en pleine parade nuptiale. Sinon, j'ai adoré, au début, les chouettes avec leurs beaux yeux qui sortent de leur tronc d'arbres et regardent le cinéaste. Un film qui ne peut que plaire à un large public. Lire les billets enthousiastes de Pascale et Ritournelle.

9 mars 2026

Woman and Child - Saeed Rostaee

Ayant été préoccupée par beaucoup de choses au travail, j'ai oublié très vite que j'avais vu Woman and Child, le nouveau film du réalisateur iranien Saeed Rostaee (La loi de Téhéran et Leila et ses frères). Woman and Child était en compétition au dernier festival de Cannes en 2025. Le film est prenant mais j'avoue que le comportement du personnage principal, Mahnaz, ne la rendait pas très sympathique. On n'arrive pas toujours à la plaindre malgré ce que lui arrive. Mahnaz, qui exerce comme infirmière dans un hôpital, est veuve avec deux enfants dont un garçon, Aliyar, âgé d'environ 14 ans. Il est intelligent mais très dissipé à l'école. C'est un meneur. La fille, Neda, a 8 ans. Mahnaz vient de trouver un prétendant, Hamid, un ambulancier qui loue ses ambulances à ceux qui n'ont pas de logement. Mahnaz doit être présentée à sa future belle-famille mais elle ne veut pas dire qu'elle a déjà deux enfants. Mahnaz a une soeur, Mehri, dont Hamid va tomber amoureux. Cet homme n'est pas très sympathique, il peut devenir violent tout comme le beau-père de Mahnaz (le père du mari décédé). C'est à ce moment-là qu'une tragédie frappe Mahnaz et les siens. Elle essaye de savoir ce qui s'est passé. Et cela ne va pas lui plaire. Folle de chagrin, Manhaz mène donc son enquête au risque de tout perdre. Le film est un peu long mais bien joué. Il se termine sur une belle note d'espoir. Un film à voir malgré mes réserves. Selenie le conseille aussi. Lire le billet de Princecranoir.

23 avril 2026

Compostelle - Yann Samuell / Disparition de Nathalie Baye (6 juillet 1948-17 avril 2026)

J'ai beaucoup apprécié Compostelle, un "road movie" à la française d'après des faits réels où deux personnes, Frédérique et Adam, partent pour trois mois sur le chemin de Compostelle. Frédérique (Alexandra Lamy, très bien) vient de se séparer de son conjoint et sa relation avec sa fille est houleuse. Frédérique a été mise à pied comme professeur car elle a giflé une de ses élèves. Sa meilleure amie Nadège, membre d'une association caritative, la convainc de faire de l'encadrement d'un jeune en difficulté, en l'occurence Adam (Julien Le Berre). Il s'agit de partir trois mois avec lui pour une marche restauratrice vers Compostelle. Adam risque la prison s'il ne fait pas cette marche. Le périple est semé d'embûches car Adam est un garçon très difficile voire violent. Le film permet d'admirer de très beaux paysages et sites de Haute-Loire chers à Manou. Un film à voir. Lire le billet de Géraldine.

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Je profite de ce billet pour rendre hommage à Nathalie Baye disparue à 77 ans, le 17 avril dernier. Cette disparition me fait penser que cette actrice a toujours été très bien dans les rôles très différents qu'elle interprétait. Je me souviens d'elle dans un film méconnu de François Truffaut, La chambre verte (1978), ou dans Une semaine de vacances de Bertrand Tavernier (1980), Une étrange affaire de Pierre Granier-Deferre (1981), Le petit lieutenant de Xavier Beauvois (2005), Vénus Beauté Institut de Tonie Marshall (1999). Elle a aussi tourné à l'international comme Arrête-moi si tu peux de Steven Spielberg (2002). Lire les billets de Princecranoir et Selenie. 

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