Le blog de Dasola
Derniers commentaires
Archives
Challenges terminés

Pour les challenges de l'année en cours, 
voir colonne de droite

2 février 2014

Opération Sweet Tooth - Ian McEwan

P1040694

Opération Sweet Tooth (Gallimard, 437 pages), le nouveau roman de Ian McEwan (Solaire) a été pour moi un vrai bonheur de lecture. Avec beaucoup de talent, Ian McEwan (65 ans) se met dans la peau d'une jeune fille de 23 ans, Serena Frome (prononcer "Frume"), très jolie jeune femme un peu naïve, fille d'un évêque anglican. La conscience politique de Serena est née après sa lecture de L'Archipel du Goulag d'Alexandre Soljenitsyne. Au début des années 70, elle va devenir un agent du MI5 (l'équivalent de la DCRI en France de nos jours). Dans cette période troublée de "guerre froide" avec le bloc soviétique (les tensions est-ouest étaient loin d'être terminées), auxquels s'ajoutent les problèmes avec l'Irlande du nord et les menaces venant du Moyen-Orient, Serena (comme d'autres jeunes femmes) va être chargée d'une mission dans le cadre de l'opération "Sweet Tooth". Pour elle, il s'agit d'infiltrer l'univers de Tom Haley, un jeune homme aspirant écrivain qui prépare un doctorat en littérature. A cette époque, le gouvernement voulait tester les opinions politiques d'écrivains au travers de leurs écrits et voir s'ils étaient bien anticommunistes. Serena a été recrutée suite à une aventure sentimentale malheureuse qu'elle a vécue avec Tony Canning, un espion britannique marié et nettement plus âgé qu'elle. Etant au bas de l'échelle au MI5, elle doit faire ses preuves. Ce beau roman d'amour est plein de faux-semblant où le dindon de la farce n'est pas celui que l'on croit. C'est un roman sur la création littéraire, sur l'écriture, sur les liens entre fiction et réalité. Il semble que l'histoire est tirée de faits réels. En 1972, Ian McEwan était un jeune écrivain qui pourrait avoir ressemblé à Tom Haley? Je conseille vraiment ce roman.

Lire le billet enthousiaste de Clara.

9 janvier 2014

Mon blog a 7 ans aujourd'hui

Je profite de cet anniversaire pour remercier tous mes fidèles lecteurs et commentateurs qui me laissent des commentaires gentils, interrogatifs, admiratifs, informatifs, exclamatifs, et jamais méchants. Tenir un blog pendant 7 ans, c'est long, prenant, chronophage, en particulier faire des commentaires chez les autres, mais tellement enrichissant. Je suis triste quand je constate qu'un blog est en pause prolongée ou qu'il a disparu. J'essaye de penser à mettre à jour tous les liens. Alimenter mon blog avec un billet tous les trois jours me demande beaucoup de travail. Parfois, j'ai des coups de mou mais il suffit que je parcoure les blogs amis et je retrouve mon dynamisme. C'est pourquoi je continue, encore et toujours. Je remercie tout particulièrement mes blogueurs les plus fidèles (dans le désordre): Aifelle, Dominique, Keisha, Eeguab, dominique, Lystig, A girl_from_eart, Alex mot-à-mots, Armelle, Alex-6, Maggie76, Ffred, Wilyrah, Alain, Aelizig, Alice in oliver, Astrid, Leunamme, K, Oriane, Neil, Manu, Valérie, Mango, Kathel, Yv, Clara, Claudialucia, Yuko, Nio, Alain, Rock7 et Tinalakiller. Mais je n'oublie pas les autres bien entendu. Maintenant, je mets en route pour 7 ans de plus pendant lesquels je continuerai de faire partager mes avis sur des lectures et des films. Enfin, je vais essayer. Je terminerai en faisant un petit coucou à Chris.75, ma copine que j'ai connue à la fac il y a 30 ans, et aussi bien entendu à Ta d loi du cine, mon secrétaire de rédaction préféré qui me soutient depuis le début.

Voici en photo "mon" amaryllis achetée avant Noël qui donne une bien jolie fleur. D'autres boutons sont en train de se former.

P1040638      P1040644

16 mai 2017

Alien Covenant - Ridley Scott / Life - Origine inconnue - Daniel Espinosa / Braquage à l'ancienne - Zach Braff

Comme j'ai à chroniquer des films qui m'ont davantage intéressée, je commence par le tout-venant.

Au début d'Alien Covenant, le énième film avec la celèbre bête dentue bavant de l'acide et pas sympa avec les humains, j'ai eu un peu peur que cela ressemble à Prométheus qui m'avait paru fumeux. Dans une immense pièce de forme ovoïde, très "high-tech", David (l'un des personnages principaux de Prometheus), un androïde, dialogue avec Peter Weyland, son géniteur. Et puis, heureusement que l'on se retrouve très vite en 2124 dans un vaisseau spatial, le Covenant, contenant des embryons, des colons et 15 membres d'équipage, tous en état d'hibernation. Seul Walter, un androïde (copie conforme de David) est "éveillé" et dirige le vaisseau vers une planète accueillante qu'il doit atteindre dans sept ans. Malheureusement, un vent solaire provoque le réveil catastrophique de l'équipage, et des pertubations radios (on entend une chanson) amènent le nouveau commandant à changer de trajectoire. La planète visée ne se trouve qu'à deux ou trois semaines de là. Qu'est-ce qu'ils n'ont pas fait? La planète où le soleil est absent est pleine d'arbres immenses, de rivières et de montagnes. On n'entend aucun bruit d'animaux mais en revanche le blé est mûr. C'est là que l'on fait connaissance des "aliens", des anamorphes ou xenomorphes, des spores à l'origine, qui en s'introduisant par le nez ou par les oreilles des membres de l'équipage se développent très vite et tuent leur hôte. Ils sont indestructibles ou presque. Je ne vous dévoilerai pas plus l'histoire, sauf que l'on retrouve sur cette planète le vaisseau Prometheus, et David qui va affronter Walter. J'avoue avoir eu peur. L'ambiance est angoissante à cause du manque de lumière. Tout le film baigne dans le gris foncé. La fin du film laisse présager une suite. J'ai trouvé que Katherine Waterston s'en tire bien, et Michael Fassbender qui interprète David et Walter vaut le détour avec son comportement glaçant. Mon ami ta d loi du cine a trouvé intéressant qu'il y ait deux androïdes. Pour ma part, j'ai aimé le film avec ses qualités et ses défauts.

Lire les billets de Pascale, ffred, Vladdy pas convaincus du tout. Alex-6 un peu plus?

Je passe à Life-Origine inconnue de Daniel Espinosa, un huis-clos qui se passe dans et autour de la Station Spatiale Internationale. Six astronautes de plusieurs nationalités récupèrent des échantillons de cellules venus de la planète Mars. Ils raniment un de ces échantillons qui est baptisé "Calvin". C'est un organisme unicellulaire qui grossit de plus en plus. Cela ressemble à un poulpe. Il est doté d'une très grande force et de beaucoup d'intelligence. Je ne vous fais pas un dessin: une lutte s'engage entre Calvin et les humains. Calvin pour survivre a besoin de se nourrir (d'humains) et d'oxygène. Le suspense est haletant et la fin fait penser que les ennuis commencent pour l'humanité. Un film pas désagréable à voir bien que Pascale  (encore elle ) n'ait pas trop aimé.

Pour se détendre, mon ami et moi, on a vu Braquage à l'ancienne de Zach Braff. Ce n'est pas le film du siècle mais l'histoire est sympathique et plein de bons sentiments. Trois papys, Joe (Michael Caine), Willie (Morgan Freeman) et Albert (Alan Arkin), apprennent que le fonds de pension qui payait leurs  retraites n'existe plus. Ils vont s'en prendre à la banque qui a récupéré l'argent. Le film est émaillé de quelques gags amusants. Il faut prendre le film pour ce qu'il est, une comédie bon enfant qui se termine bien grâce à une petite fille et sa poupée (pour ceux qui ont vu le film). L'avis de Pascale (toujours elle ).

26 décembre 2012

Occupe-toi d'Amélie - Georges Feydeau

Mon ami et moi sommes allés au théâtre de la Michodière à Paris voir Occupe-toi d'Amélie, pièce légère de Georges Feydeau que je n'avais jamais vue. A la fin du XIXème siècle, Amélie, une femme entretenue, "une cocotte" comme on les appelait, prend la vie du bon côté et vit dans l'opulence entre son amant en titre, son père et même son frère. L'intrigue principale est qu'Amélie va se retrouver au milieu d'un imbroglio conjugal. Pour rendre service, elle accepte d'épouser un homme qui doit faire un bel héritage (qu'il ne peut toucher que s'il se marie). Pour pimenter le tout, s'ajoute un personnage de Slave très entreprenant qui aimerait bien mettre Amélie dans son lit. La mise en scène de Pierre Laville est trépidante, par exemple la scène du lit dans l'obscurité (je vous laisse la découvrir). Hélène de Fougerolles interprète une charmante Amélie et est bien entourée par des comédiens comme Jacques Balutin et Julia Duchaussoy. Les décors et costumes ajoutent à la qualité de ce spectacle idéal pour cette fin de l'année. Néanmoins, il faut noter que les places sont chères (plus de 40 euros à l'orchestre) et que le public n'est pas jeune (tout au moins, c'était le cas le dimanche où nous y avons été). Petite anecdote en passant: quand nous nous sommes installés à nos places, j'ai constaté qu'une dame devant nous était haut perchée en nous empêchant de bien voir la scène. Et en effet, elle s'était assise sur son sac. On lui a demandé de l'enlever, ce qu'elle a fait avec réticence (elle-même trouvait qu'elle était gênée par les gens de devant). Elle faisait partie d'un groupe de personnes du 3ème âge venues nombreuses pour assister à la représentation.

***************************************************************************************************************************

Je profite de ce billet pour vous souhaiter de très bonnes fêtes de fin d'année et espère que vous ne soyez pas trop seuls pendant cette période que tout le monde n'apprécie pas.

 

0143384001241105958

28 septembre 2012

Retour du Var

Bonjour à toutes et tous, me voici revenue de mes 15 jours en pays varois où j'ai profité du soleil et de la mer tous les jours: un vrai bonheur. Je dois vous l'avouer, le blog fut assez loin de mes préoccupations qui se résumaient à regarder le ciel bleu et la mer vert émeraude dans laquelle je me suis baignée tous les jours. J'ai séjourné à Sainte-Maxime, petite ville balnéaire charmante qui ne ressemble pas du tout à sa voisine d'en-face (du golfe), Saint-Tropez. Quand je ne me baignais pas, j'ai pas mal lu et j'ai vadrouillé en voiture à Grimaud, Ramatuelle, Gassin, Port-Grimaud et Saint-Tropez (avec son marché qui vaut le détour). A Sainte-Maxime, j'ai séjourné juste à côté du parc botanique inauguré en 1995 où l'on trouve le pin parasol (arbre emblème de la région). J'ai  pris relativement peu de photos (mon appareil n'est pas très sophistiqué) car c'est dur de rendre la beauté et l'étendue de ce que l'on voit. Le panorama du Golfe de Saint-Tropez est sublime.

Voici néanmoins quelques images:

P1030180 Grimaud

P1030190 Grimaud

P1030191 Pins parasol Parc botanique

P1030195 Pin Parasol Parc botanique

P1030209 Petit clin d'oeil à mes lecteurs

P1030215 Citadelle de Saint-Tropez

P1030217 Saint-Tropez

P1030243 Sainte-Maxime

 

Merci encore à tous ceux qui m'ont posté des commentaires en mon absence.

30 septembre 2012

Le sermon sur la chute de Rome - Jérôme Ferrari

P1030263

Le sermon sur la chute de Rome (Actes sud, 200 pages), qui fait partie de la rentrée littéraire 2012, est un des cinq ouvrages que j'avais pris pendant mes vacances. J'ai trouvé le style superbe, il n'y a pas un mot de trop. L'histoire se passe peut-être de nos jours ou dans un passé proche en Corse dans un village perché loin des côtes avec des retours dans le passé au moment de la seconde guerre mondiale et de la guerre d'Algérie. C'est l'histoire de Matthieu Antonetti et Libero Pintus, deux jeunes étudiants, amis d'enfance qui reprennent la gérance du bar du village. Le roman se dénoue dans le drame survenu de manière inattendue (pour la lectrice que je suis). Je n'ai pas forcément compris le rapport entre l'histoire racontée et le sermon (suite à la chute de Rome) dit par Saint-Augustin et que Jérôme Ferrari évoque au dernier chapitre du roman. Mais je conseille la lecture de ce beau roman plein de passions exacerbées et de non-dits.

29 avril 2012

Avenue des géants - Marc Dugain

P1020972

Marc Dugain situe son nouveau roman, Avenue des géants (Edition Gallimard, 360 pages), aux Etats-Unis, en Californie dans les années 60. Il a pris le personnage d'un tueur en série, Al Kenner, comme personnage central de ce roman qui m'a beaucoup plu. Al Kenner est inspiré d'un personnage réel, Ed Kemper, dont il s'est approprié la vie. Agé de 15 ans, Al tue sa grand-mère et son grand-père paternels d'une balle dans la nuque. Il nous explique ses motivations qui semblent couler de source. Al Kenner a un QI supérieur à celui d'Einstein, mesure 2,20 m à 15 ans et est hypermnésique. Né seul garçon dans une famille de trois enfants, il aime son père qui a abandonné sa famille sans laisser de trace, et souffre des rapports conflictuels qu'il entretient avec sa mère alcoolique et tyrannique. C'est dans les trente dernières pages que l'on se rend compte qu'Al Kenner est devenu un monstre avec des remords. Car après avoir assassiné ses grands-parents, il ne s'arrêtera pas là. Tuer l'apaise, surtout un crime en particulier que je vous laisse découvrir. Dans Avenue des géants (un lieu clé dans l'intrigue du roman), Dugain évoque l'Amérique des hippies, des jeunes en rupture de ban, de l'amour libre et aussi de la guerre du Vietnam. Ce roman très bien écrit se lit d'une traite. Je vous le conseille absolument.

6 avril 2012

Dernière minute...

Je viens de fêter mon demi-siècle aujourd'hui, 50 ans! Je n'en reviens pas.

J'ai du mal à m'en remettre. Mais ça va passer. 50 ans d'une vie remplie de joies et de peines, parfois de solitude mais pas de vrais problèmes de santé.

Je me souhaite un joyeux anniversaire et en route pour le deuxième demi-siècle ponctué de voyages, de lectures, beaucoup de bons films et du bonheur sur le plan personnel.

Plutôt qu'un gâteau, voici deux tableaux d'un peintre que j'apprécie depuis longtemps. Est-ce que vous reconnaissez ce peintre?
Je n'ai pas pris ses oeuvres les plus caractéristiques et qui l'ont rendu célèbre.

 

P1020814         P1020818

 

6 mars 2012

La liseuse - Paul Fournel

P1020802

Je n'ai pas résisté à l'envie de lire La liseuse de Paul Fournel (Editions P.O.L), repéré chez quelques blogueuses dont Aifelle, et je n'ai pas été déçue. Ce roman a une forme poétique particulière inventée au XIIème siècle: la sextine, dont la définition est donnée à la fin de l'ouvrage. Pour résumer, le roman-poème est composé de 180 000 signes et blancs. Robert Dubois, éditeur dans une maison d'édition germano-pratine, reçoit une liseuse de 730 gr où sont stockés les manuscrits qu'il doit lire. C'est la séparation du texte et du papier: une véritable révolution est en marche. Cette évocation du métier d'éditeur et de l'édition en général constitue une merveille d'écriture légère et fine. Paul Fournel est un écrivain que je ne connaissais pas. Je suis contente d'avoir réparé cet oubli. La liseuse est un joli hommage aux métiers du livre, aux éditeurs et aussi aux écrivains. Je voudrais vous donner quelques exemples du texte pour vous donner envie de le lire: "Mme Martin, la propriétaire du Tilbury, rue du Dragon, qui a exactement l'âge de Pauline Réage, est responsable de la bedaine d'une grosse moitié de l'édition française. Elle est du genre mitonneuse, une mère lyonnaise en exil germano-pratin... Il y avait deux ascètes notoires qui rehaussaient le tableau en se livrant à leurs célèbres solos d'Evian. Ils étaient les statues du Commandeur de la profession. Des Giacometti. J'ai plongé. Au final, je n'aurai pas fait fortune dans ce métier mais j'aurai bien mangé". "L'artichaut est un légume de solitude, difficile à manger en face de quelqu'un, divin lorsqu'on est seul. Un légume méditatif, réservé aux bricoleurs et aux gourmets. D'abord du dur, du charnu, puis, peu à peu, du plus mou, du plus fin, du moins vert...". Dernier paragraphe: "Lorsque j'aurais la lecture du dernier mot de la dernière phrase du dernier livre, je tournerai la dernière page et je déciderai seul si la vie devant moi vaut encore la peine d'être lue." Lisez-le.

29 novembre 2011

Jayne Mansfield 1967 - Simon Liberati

P1020569

Ayant entendu une bonne critique sur ce roman qui vient de recevoir le prix Fémina 2011, j'ai saisi l'occasion de lire Jayne Mansfield 1967 de Simon Liberati (Editions Grasset, 190 pages). Le résumé du livre se trouve dans le titre. Simon Liberati commence en effet son récit par la description détaillée d'une collision mortelle: une Buick qui s'encastra dans un semi-remorque de 18 roues sur une route qui reliait Biloxi, dans l'état du Mississippi, à la Nouvelle-Orléans. L'accident, qui eut lieu dans la nuit du 29 juin 1967, tua 3 adultes et blessa 3 enfants qui se trouvaient à l'arrière de la voiture, sans oublier 2 chihuahuas. Parmi les victimes, Jayne Mansfield, 34 ans, et son amant du moment, Sam Brody. Les trois enfants étaient ceux de Jayne Mansfield, qui fut plus connue pour sa poitrine opulente, son QI de plus de 160, son amour pour les enfants (elle en a eu 5) et les chihuahuas qui se nichaient au creux de ses seins, que pour son talent d'actrice. Elle aurait pu être une seconde Marilyn Monroe, mais elle fut réduite à tourner des navets et à faire du strip-tease à Las Vegas. Au détour d'une phrase, on apprend quelques bribes de la vie provoquante et scandaleuse de cette femme qui fut très photographiée dans les années 50. Simon Liberati l'évoque en pointillé en parlant de ses addictions à la drogue, peut-être au satanisme, à son sens des affaires. Ce n'est pas un biographe, mais il donne suffisamment de précisions pour se faire une idée sur cette femme qui n'est pas morte décapitée comme beaucoup de gens le croient (moi la première), mais c'est tout comme. Un roman bien écrit que je vous conseille.

26 novembre 2011

L'art d'aimer - Emmanuel Mouret

FestAut01 Voici le deuxième film de la sélection du festival d'automne animé par Chris. L'art d'aimer est un film à sketchs où l'on nous montre différentes variations sur l'art d'aimer, les relations entre hommes et femmes qui ne sont pas simples. Ce film nous dit qu'il n'est pas facile de s'engager avec un ou une partenaire, de trouver l'âme soeur. Les atermoiements de certains personnages féminins lassent un peu avec leurs scrupules sur le fait de coucher ou non avec quelqu'un sans éprouver des sentiments. Car comme dit Zoé à Isabelle, les rapports physiques sont très bon pour la santé et le moral. Elle serait même prête à accepter que son compagnon aille avec une autre si besoin est. Dans le prologue sans paroles mais où l'on entend le narrateur (dont les commentaires ponctuent tout le film), un pianiste compositeur meurt jeune sans avoir connu l'amour. S'ensuivent quelques situations où deux voisins de paliers, un homme et une femme (surtout elle) ne se décident pas à passer à l'acte, où un couple essaie de vivre une aventure séparément, où une femme d'âge mûr ressent tout à coup une attirance irrésistible envers d'autres hommes que le sien, où une jeune femme incite une amie à prendre sa place pour une rencontre dans une chambre d'hôtel dans l'obscurité complète avec bien évidemment quelques quiproquo. Je trouve dommage qu'Emmanuel Mouret, le réalisateur et le scénariste, ne se soit pas donné un rôle plus important comme dans les deux autres films où je l'avais vu et apprécié: Changement d'adresse et Un baiser s'il vous plaît. L'art d'aimer est un film sympathique mais un peu languissant à mon goût. Pas le meilleur du réalisateur, mais les acteurs sont tous vraiment très bien (même s'ils surjouent pour certains), Julie Depardieu, Frédérique Bel et Judith Godrèche en tête.

20 novembre 2011

Contagion - Steven Soderbergh / 50/50 - Jonathan Levine

FestAut01 Dans le cadre du festival d'automne initié par Chris, où je me suis inscrite pour la première fois, je dois aller voir quelques films imposés dont Contagion de Steven Soderbergh. Je n'avais pas lu grand-chose sur ce film. Pour résumer, j'ai beaucoup aimé le début (et la séquence finale), mais je n'ai pas trouvé très passionnant le reste. En effet, le film nous évoque ce qui arriverait si une pandémie se propageait à la surface de la terre. En l'occurrence, le film commence par le "jour 2" où l'on voit, dans un aéroport d'un pays asiatique, une femme (Gwyneth Paltrow) fiévreuse, qui tousse beaucoup au retour d'un voyage professionnel. Arrivée à Chicago, elle meurt à l'hôpital le jour 3 ou 4, la bave aux lèvres après avoir eu des convulsions. Son petit garçon meurt peu de temps après mais en revanche son mari (Matt Damon) n'est pas atteint. L'équivalent de l'OMS se mobilise pendant que l'épidémie se propage. Le réalisateur prend son temps pour présenter différents personnages mais tout va très vite. Le sujet est survolé et pas du tout fouillé. Des personnages passent et disparaissent assez vite. Certains ont un destin tragique, comme la scientifique jouée par Kate Winslet et les premières victimes qui provoquent la pandémie. Quelques observations sur l'histoire: Gwyneth Paltrow est une épouse adultère (c'est peut-être pourquoi elle est punie); les premiers vaccinés sont bien entendu les Occidentaux, l'Amérique sauve le monde puisque ce sont les Américains qui mettent au point le vaccin (mais les Francais ne se débrouillent pas trop mal). Les blogueurs (dont l'un interprété par Jude Law) sont évoqués mais ils n'ont pas forcément le beau rôle. Il faut attendre l'épilogue du film pour savoir qui s'est passé le "jour 1", je n'ai pas été déçue. C'est ce qu'il y a de plus réussi dans le film.

Je dirais que si je ne m'étais pas inscrite au Festival d'automne, je ne serais pas spontanément allée voir Contagion car Steven Soderbergh n'est pas mon réalisateur favori. Il fait des films de plus en plus froid à la limite de l'impersonnel. Soderbergh n'est semble-t-il pas un sentimental.

--------------------------------------------------------------------------

Un autre film, 50/50 de Jonathan Levine, faisait partie de la sélection du festival. Il en a été supprimé faute d'un nombre de copies suffisants en VO en France. Quoi qu'il en soit, je suis allée le voir avant de connaître la nouvelle. Je dois dire que le sujet traité (un homme de 27 ans apprend qu'il a un cancer de la colonne vertébrale) ne m'emballait pas plus que cela. Le sujet est tiré d'une histoire vraie. On sent le film fait entre amis car l'un des acteurs est aussi producteur. C'est surtout l'occasion de voir Angelica Huston, cheveux teints en gris coupés court (cela ne lui va pas mal). L'histoire est plutôt optimiste puisque le 50/50 du titre est le nombre de chances qu'a Adam (Joseph Gordon-Levitt) d'être guéri. Sa petite amie le quitte mais une autre prend sa place. Film honorable mais pas inoubliable. Je ne suis pas certaine que j'aurais été le voir si ce n'avait pas été pour le festival.

24 mai 2011

Le polygame solitaire - Brady Udall

P1020101

Ce roman de Brady Udall (auteur de Le destin miraculeux d'Edgar Mint) dont le titre Le polygame solitaire (Editions Albin Michel, 735 pages) m'a intriguée, se passe dans les années 70 (avec des retours en arrière) parmi les Mormons (dans les Etats de l'Utah et du Nevada). Brady Udall nous parle plus précisément de la famille Richards, où Golden, 45 ans, l'homme de la famille, a 4 épouses et 28 enfants dont une fille, Glory, déjà décédée avant que le roman ne commence, et un garçon, qui décédera avant la fin du roman. On peut résumer en partie cette histoire en reprenant la première phrase du roman: "... c'est l'histoire d'un polygame qui a une liaison...". C'est aussi l'histoire d'un petit garçon, Rusty, qui aimerait bien que l'on s'occupe davantage de lui. C'est aussi l'évocation des essais nucléaires qui ont eu lieu dans cette partie de l'Amérique dans les années 50 et qui ont provoqué des dommages irréparables sur les individus. Et la polygamie, me demanderez-vous? Et bien, j'ai l'impression que tant les adultes que les enfants ne vivent pas toujours très bien cette condition particulière avec un père pas souvent présent. Ces enfants de polygames "polyg" sont montrés du doigt par les autres. Dans le roman, Brady Udall nous décrit comment Golden est devenu Mormon (un concours de circonstances) et le fait qu'il n'a pas choisi non plus les femmes qu'il a épousées: Berverly, Rose, Nola (ces deux dernières sont soeurs) et Trish, l'Eglise les lui ayant imposées. L'amour ne rentre pas vraiment en ligne de compte mais la tendresse semble présente. Cette religion, née au début du XIXème siècle, a des règles strictes. C'est pourquoi, quand Golden rencontre Houila (je vous laisse découvrir comment et ce qui s'ensuit), sa vie est chamboulée même si cette liaison reste platonique. Golden est entrepreneur du bâtiment, mais il a du mal à joindre les deux bouts, et il a surtout du mal à régler sa vie de famille. Les épouses plurales et leurs enfants respectifs logent dans des maisons séparés. Il y a des tensions, des jalousies. Rien n'est simple. Je dirais que j'ai beaucoup apprécié certains passages dont ceux concernant Rusty, 11 ans, l'un des fils de Rose. Comme l'a écrit le Washington Post, Brady Udall a l'art de faire parler et penser les enfants. Le début du roman (l'enfance de Golden) m'a aussi beaucoup plu. Quant au reste, même si je ne suis pas aussi enthousiaste que certaines blogueuses (Keisha ou Clara par exemple) parce que j'ai trouvé qu'il y avait quelques longueurs, j'ai pris du plaisir en compagnie de cette famille atypique. Je confirme que ce n'est pas du tout une apologie de la polygamie, bien au contraire.

6 octobre 2008

Impressions sur l'Est canadien (6)

Le musée des civilisations qui se trouve à Ottawa vaut absolument le détour. Au rez-de chaussée, niveau dédié aux Amérindiens, sont rassemblés de magnifiques totems (arbre qui parle) d'une hauteur que je ne m'imaginais pas. Au 1er étage, c'est le musée de La Poste (je ne l'ai pas visité). Puis, sur un étage entier, il y a ce qui s'appelle la salle du Canada, qui retrace avec des personnages en cire, des objets, des reconstitutions de maisons, etc., l'histoire du Canada des premiers habitants européens (les Vikings) jusqu'à nos jours: on déambule d'une période à l'autre dans l'ordre chronologique. Quand je me suis retrouvée au 19ème siècle, j'ai cru être dans un décor de western. L'ensemble est excellemment bien présenté et pédagogique, et je recommande cette visite aux petits et grands.

Après la visite très décevante de Toronto où sont peu nombreux les monuments et bâtiments intéressants (comme l'ancien Hôtel de ville), Ottawa a été une bonne surprise pour tout le monde dans le groupe. Et pourtant, nous sommes arrivés sous la pluie. C'est dans cette ville que se trouve le Parlement qui est un bel édifice à photographier. Ottawa a été choisie comme capitale fédérale du Canada car, se trouvant en Ontario côté anglophone, elle est juste à la frontière du Québec francophone. Ce choix stratégique s'est effectué sous la reine Victoria le 31 décembre 1857. N'oublions pas que le Canada fait partie du Commonwealth. En plus de ses nombreux musées, Ottawa possède aussi une cathédrale avec deux clochers en acier inoxydable et, pas très loin de celle-ci, une sculpture de la franco-américaine Louise Bourgeois appelée "Maman" et qui est une immense araignée dont les pattes ressemblent à des aiguilles de couturière (hommage à la propre mère de la créatrice) et dont le ventre est rempli d'oeufs en marbre de Carrare. En voici des photos:

FH000007                 FH000008                   FH000009


15 août 2023

Retour à Lemberg - Philiippe Sands

P1160636

Grâce à l'ouvrage présenté aujourd'hui, je me suis beaucoup instruite. Retour à Lemberg de Philippe Sands (Livre de poche, 755 pages) est un essai passionnant. Il se découpe comme suit : 628 pages de récit proprement dit; des pages 629 à 681, ce sont des notes puis de la page 683 à la pages 691, il y a la liste des sources qui ont permis à l'auteur d'écrire son récit. A partir de la page 700, ce sont les remerciements avant un index (jusqu'à la page 733) et enfin une postface jusquà la page 755. 

Dans Retour à Lemberg, il y a quatre personnages principaux : Leon Buchholz, le grand-père maternel de Philippe Sands, Hersh Lauterpacht et Raphael Lemkin, deux juristes et Hans Frank qui fut Gouverneur général de Pologne pendant la Seconde Guerre Mondiale. Le point commun entre ces personnages est la ville de Lemberg, Lviv, Lvov ou Lwow (La ville aux lions) qui selon les époques et les conflits a été autro-hongroise, puis polonaise, puis annexée par l'URSS, par l'Allemagne jusqu'en 1945, et encore l'URSS. En 2023, Lviv est en Ukraine.

Le récit se décompose en chapitres plus ou moins longs. Philippe Sands commence son récit par la biographie de Leon Buchholz, qui après avoir fui Lemberg en 1939, vivra à Paris d'abord seul. Il sera rejoint par sa fille Ruth (née en 1938) quelque mois plus tard et enfin par Rita, sa femme. Sa fille Ruth le rejoindra grâce à l'aide d'une certaine Miss Tilney que Philippe Sands évoque dans un court chapitre. Puis j'ai découvert la vie et l'oeuvre de deux éminents juristes d'origine juive qui ont fait leurs études de droit à Lemberg pendant l'entre-deux-guerres. Hersh Lauterpacht (né en 1897) et Raphael Lemkin (né en 1900). Ils sont à l'origine de deux concepts fondamentaux : Lauterpacht sur "le crime contre l'humanité". "Il se concentra sur la protection des individus, non des groupes ou des minorités" (p197). Lemkin qui dans son ouvrage "Le règne de l'Axe en Europe occupée"(1944) adoptait une approche différente de celle de Lauterpacht, cherchant à protéger les groupes. Lemkin utlisait le terme de "génocide": destruction d'un groupe (p197). Hans Frank (né en 1900 à Karlsruhe), qui était à l'origine un juriste, est devenu ministre de la justice en Bavière puis, par la suite, Gouverneur des provinces polonaises occupées entre 1939 et 1945. Il est l'un des responsable de l'extermination des Juifs en Pologne. Dans sa juridiction, il y avait les camps de Treblinka, Sobibor et Majdanek. Il est à l'origine de la création des ghettos à Varsovie et Cracovie. Pendant le procès de Nuremberg, il a reconnu partiellement sa responsabilité mais s'est rétracté par la suite. Son journal de 38 volumes (il consignait tout au jour le jour) a servi comme élément à charge dans le procès de Nuremberg. Frank fait partie de ceux qui sont à l'origine de l'extermination des familles de Lemkin et Lauterpacht restées à Lamberg et dans les environs. Le procès de Nuremberg est évoqué dans un chapitre de 70 pages. Je rappelle qu'il y avait quatre chefs d'accustion : complot, crime contre la paix, crime de guerre et crime contre l'humanité. Le terme "génocide" n'a pas été retenu, au grand désespoir de Lemkin. De son côté, Lauterpacht a participé à la rédaction des plaidoiries pour la partie britannique.

Parmi ceux qui ont apporté leur témoignage à Philippe Sands (qui est aussi juriste), il y a Niklas Frank, le benjamin de la famille de Hans Frank qui a jugé très négativement les agissements de son père.

J'ai trouvé ce livre passionnant de bout en bout et il se lit facilement. Je n'avais jamais entendu parler de Lemkin et Lauterpacht. Il y aurait plein de choses à dire sur ce livre que je vous laisse découvrir.

Pour l'anecdote, ce week-end, je lisais ce livre en voyageant en train. Et parmi les passagers, il y avait quelqu'un qui lisait aussi Retour à Lemberg.

 C'était ma quatrième participation aux challenges "Les épais de l'été 2023" et "Pavés de l'été 2023".

Epais
[Challenge Les épais de l'été 2023, organisé chez dasola par ta d loi du cine]


[Challenge Pavés de l'été 2023 chez sibylline] 

22 janvier 2022

Monument national - Julia Deck

 20220122_152629

Hier, vendredi 21 janvier 2021, je suis allée dans une librairie de province que je fréquente et j'ai repéré tout de suite le nouveau Julia Deck, Monument National, qui vient de paraître en ce début d'année 2022. Je l'ai lu d'une traite entre hier et aujourd'hui. J'ai beaucoup apprécié ce roman non dénué d'humour. Monument national (Editions de Minuit, 205 pages haletantes) se passe aux alentours de 2018-2020, entre le département numéroté 93 et la lisière de la forêt de Rambouillet. La narratrice principale s'appelle Joséphine Langlois, et elle est âgée de 7 ans et demi. C'est la fille adoptive d'Ambre (Adrienne) et Serge Langlois, grand acteur français, un "monument national". Avec une intendante et son époux, une cuisinère et son mari, une nurse, un chauffeur et un jardinier, Ambre (qui a été Miss Provence-Alpes-Côte d'Azur), Serge et Joséphine (qui, originaire d'Asie centrale, s'est inventé un frère jumeau fantôme nommé Ory) vivent dans un château qui ressemble au Petit Trianon avec quatre façades carrées. Il ne faut pas oublier les chiens bichons de la maîtresse des lieux, lesquels meurent malheureusement à une vitesse accélérée. Ambre est du même âge que Virginia, la fille d'un premier mariage de Serge, qui est chanteuse pop. Dans le département du 93, on fait connaissance de Cendrine Barou, la mère de Marvin, un gamin hyperactif. Elle est caissière dans un magasin "U". On apprend que Cendrine Barou n'est pas son vrai nom. Cette femme se cache sous une fausse identité. On saura pourquoi à la fin du roman. Par un concours de circonstances et par l'intermédiaire d'un Noir parfaitement noir qui va devenir coach sportif de la famille Langlois, Cendrine devient la nurse à la place de la précédente qui a été renvoyée peu de temps auparavant. Dans le 93, il y a aussi Aminata, une collègue de Cendrine. Mathias Doucet, le gérant du "U", se déclare "gilet jaune" dès l'automne 2018. Tout ce petit monde va se retrouver à Rambouillet  après la première attaque cardiaque de Serge Langlois. Pour célébrer l'anniversaire du "monument national", Brigitte et Emmanuel M... font l'honneur de leur présence. Il y a une question très importante qui vient à la surface quand Serge Langlois décède. La fortune familiale se compose de biens immobiliers (le château, son terrain et ses dépendances, vingt-deux véhicules de luxe et de collection, un yacht et une maison à Trinidad et Tobago et des liquidités sur des comptes offshore). Je vous laissse découvrir qui hérite de quoi. C'est assez inattendu. Je le répète, un roman très distrayant.

2 janvier 2022

Meilleurs voeux pour 2022

Avec un jour de retard,  je souhaite à tous les blogueurs et les autres qui passent par là une très bonne année 2022 qui, j'espère, sera meilleure que les deux précédentes.

 

Je souhaite qu'on arrive à endiguer cette "foutue" pandémie pour revenir à une vie "normale".

En ce qui me concerne, j'espère avoir l'envie de retourner plus souvent au cinéma pour voir de bons films et de me remettre à lire avec plus d'entrain.

*********************************************************

Mon ami qui sait que j'aime faire des puzzles (il y avait longtemps que je n'en avais pas fait) m'a offert un puzzle de 1000 pièces pour mon Noël. 

Il représente le plan de Paris. Je l'ai terminé en 6 jours. Il m'a permis d'apprendre plein de noms de rues que je ne connaissais pas. Cela m'a fait passer un très bon moment, merci à lui. 

P1140174

4 juin 2021

L'ami - Tiffany Tavernier

P1120402

Je viens de terminer L'ami de Tiffany Tavernier (Edition Sabine Wespieser, 257 pages). Le roman se décompose en deux parties : la première est un roman noir où Thierry et sa femme Elisabeth découvrent que les voisins qu'ils fréquentaient presque tous les jours depuis quelques années n'étaient pas ce qu'ils paraissaient: un couple "normal. Quand, un samedi matin, Thierry et Elisabeth voient la police arriver dans la maison voisine, ils apprennent que leur voisin Guy est un dangereux serial killer de petites filles. Sa femme Chantal était sa complice. Thierry, qui est le narrateur de l'histoire, tombe des nues et voit sa vie fracassée. Lui et sa femme ne se doutaient de rien. C'est d'autant plus terrible que Guy était le seul ami proche de Thierry, qui un homme assez fermé aux autres et qui ne se lie pas facilement. Pendant les 157 premières pages, on assiste au délitement du couple formé par Thierry et Elisabeth. Leur fils Marc, âgé de 23 ans, est parti dans le sud-est asiatique comme barman. Elisabeth, qui est une personne fragile, pleure sans arrêt jusqu'au moment où elle décide de partir en laissant Thierry. Elle voudrait vendre mais lui qui a fait tant de chose dans la maison ne veut pas. Autour d'eux, c'est aussi le chaos. Thierry est odieux avec ses collègues. On lui conseille de prendre des vacances. Ils sont aussi harcelés par les journalistes, les parents des victimes, et la police n'est pas d'une grande aide. Elle se contente de faire des trous dans le jardin du voisin pour trouver d'autres petites victimes. Dans les 100 pages suivantes, Thierry décide de partir sur les traces de son enfance en Corrèze. Il fait une sorte d'instrospection qui m'a moins intéressée que le début. Mais c'est un roman qui se lit vite et que je vous conseille tout comme Belette, Krol et Une comète. 

30 octobre 2020

Gabrielle Chanel - Manifeste de mode

P1120099

Vendredi 23 octobre 2020, j'ai eu la chance d'aller à l'exposition Gabrielle Chanel - Manifeste de mode. Elle a lieu jusqu'au 14 mars 2021. J'espère que si vous passez par Paris après le deuxième confinement, vous pourrez voir cette très belle exposition qui a lieu au Palais Galliéra - Musée du costume dans le XVIème arrondissement de Paris. La maison Chanel a par ailleurs financé des travaux dans ce bâtiment en créant une galerie en sous-sol. Pendant la visite, on est masqués mais on peut prendre des photos des robes, tailleurs et autres ensembles créés par Gabrielle Chanel entre 1920 et 1970. Les accessoires ne sont pas oubliés comme les bijoux, le sac 2.55 et le parfum N°5. Parmi les vêtements présentés, j'ai une préférence pour les tailleurs puis les robes de jour. Une expo à voir. A la boutique, il y plusieurs publications dont un catalogue à moins de 12 euros qui complète bien la visite.

20201023_192830

20201023_192949

20201023_193059

20201023_193139

20201023_193220

20201023_192551

20201023_192556

20201023_192723

20201023_192747

20201023_192825

20201023_191954

20201023_191959

20201023_192041

20201023_192107

 

20201023_191747

20201023_191756

20201023_191849

20201023_191914

20201023_191943

20201023_191458

20201023_191504

20201023_191652

20201023_191706

20201023_191732

20201023_190313

20201023_190333

20201023_190407

20201023_185719

20201023_185802

20201023_185852

20201023_190013

20201023_190305

20201023_185138

20201023_185209

20201023_185243

20201023_185314

20201023_185621

20201023_184421

20201023_184450

20201023_184544

20201023_184704

20201023_184845

2 août 2020

Jurassic Park - Michael Crichton

 P1110840

Après La variété Andromède qui vient de reparaître, j'ai continué avec un autre roman de Michael Crichton, Jurassic Park , publié en 1992 en France (sous le titre Le parc jurassique) et que Steven Spielberg a adapté au cinéma en 1993. Le film a connu un grand succès au box-office. Personnellement, je l'avais vu avec un collègue et j'avais été terrifiée quand le Tyrannosaure apparaît pour la première fois. Dans le roman, les personnages sont les mêmes. Hammond, le créateur du parc, est un vieillard exécrable et mégalomane. Concernant les petits-enfants d'Hammond, le garçon, Tim, est l'aîné, à l'inverse du film. La petite Lex est une gamine geignarde et insupportable. Comme dans le film, on retrouve Alan Grant, le paléontologue, et Ellie, une collègue, ainsi que Ian Malcolm, un mathématicien assez sentencieux qui fait des exposés sur la théorie du chaos. Et c'est en effet à quoi on assiste dès qu'un informaticien avide et inconscient sème la pagaille dans le système de sécurité du parc, avant de partir soi-disant pour peu de temps. Et les dino, me direz vous? Les plus dentus et griffus sont présents: 2 tyrannosaures (1 adulte et un ado), les raptors en grande forme et en grand nombre, super intelligents, qui vivent en groupe et bougent la tête comme les oiseaux. Ils arrivent à se reproduire alors qu'a priori, il n'y a que des femelles. Vers la fin du livre, on a quelques descriptions assez sanglantes d'humains dévorés vivants. Le message du livre, c'est que recréer des espèces disparues il y a 65 millions d'années n'est pas forcément une bonne idée (!), tout comme séparer les espèces les unes des autres dans les enclos électrifiés. Les conséquences peuvent être graves voire mortelles. Ma lecture fut agréable et intéressante. C'est un très bon complément au film. La suite, Le Monde perdu, publié 5 ans plus tard, m'attend [chroniqué le 28/08/2020].

19 août 2020

De pierre et d'os - Bérangère Cournut

 P1110850

J'ai acheté De pierre et d'os de Bérengère Cournut (219 pages + annexes, Le Tripode 2019), ce roman, pour la bibilothèque loisirs dont je m'occupe, pour varier avec Guillaume Musso et Agnès Ledig. Bien m'en a pris, j'ai été touchée par ce récit qui se passe dans une époque non précisée. Uqsuralik, "la femme de pierre", est une jeune Inuit qui se retrouve, une nuit, séparée de ses parents, de son frère et de sa soeur, lorsque un morceau de banquise se fend et forme une faille. Elle est d'un côté et sa famille de l'autre, et ils ne peuvent se rejoindre. Le père d'Uqsuralik a juste le temps de lui envoyer une peau d'ours et une amulette. Uqsuralik va commencer à marcher en compagnie d'une chienne de traîneau et de quatre jeunes chiens mâles. Uqsuralik est entourée par le brouillard. Elle arrive à rejoindre trois familles Inuit qui vivent en communauté. Douée pour la chasse, Uqsuralik tue un phoque annelé pour nourrir tout le monde. Elle se fait donc accepter par le groupe, si ce n'est qu'un des fils d'une famille lui est hostile et la surnomme "Arnauutuq", "Garçon manqué". Il a du mal à supporter qu'une jeune fille soit meilleure que lui pour chasser. Il va lui faire payer cet affront. Le temps passe, Uqsuralik est devenue une jeune femme en âge d'enfanter. Elle donnera naissance à Hula puis elle rencontrera un chasseur qui est aussi chamane. Les Inuits bougent souvent au gré des saisons et de la chasse. Ils font très attention à ce que leur disent les esprits qui les entourent. Ce roman est un dépaysement complet. J'ai beaucoup apprécié les différents chants qui ponctuent l'histoire. Ce roman qui a reçu le prix du Roman Fnac l'année dernière en 2019 est hautement recommandable.

Lire les billets de Yuko, Zazymut, Karine et Manou.

9 avril 2020

La loi du rêveur - Daniel Pennac

P1110665

J'ai lu, en une après-midi, le nouveau roman de Daniel Pennac, La loi du rêveur (Editions Gallimard, 166 pages). Je suis restée perplexe après l'avoir terminé. Il n'y a pas vraiment d'histoire. Son livre commence quand Pennac avait 10 ans et qu'il annonce à son copain Louis que "la lumière, c'est de l'eau", et c'est à la suite de cette conversation que Pennac est devenu écrivain. Le premier chapitre raconte un rêve de Pennac fait dans son sommeil. Puis il saute du coq-à-l'âne en en proclamant son admiration pour l'oeuvre de Federico Fellini (1920- 1993) qui a écrit Le livre de mes rêves. Pennac révèle que le réalisateur notait et dessinait ses rêves dès qu'il se réveillait. Certains de ses rêves sont devenus des scénarios, puis des films tournés dans le studio 5 de Cinecittà. Pennac évoque ses séjours dans le Vercors depuis qu'il est enfant dans une maison où désormais il vient régulièrement avec son épouse, ses enfants et ses petits-enfants. Je n'ai ni aimé ni détesté ce "roman" qui n'en est pas vraiment un. J'attends la réaction des personnes qui liront ce livre.

29 février 2020

Une machine comme moi - Ian McEwan

P1110633

Le nouveau Ian McEwan, Une machine comme moi (Editions Gallimard, 385 pages), se passe en Angleterre en 1982 sous le gouvernement de Margaret Thatcher, au moment de la guerre des Malouines qui a opposé le Royaume-Uni à l'Argentine. Dès les premières pages, l'écrivain évoque Alan Turing qui est toujours vivant et les Beatles qui sont toujours quatre. L'intelligence artificielle et l'ère du numérique sont en plein développement grâce à Alan Turing. Charlie Friend, 32 ans, notre héros et narrateur, achète pour 86000 £ un androïde viable fabriqué en série (il y en a en tout 25, 12 "Adam" et 13 "Eve"). Adam ressemble à un humain et est capable d'avoir des sentiments et des états d'âme. Charlie, lui, est un dilettante qui spécule en ligne sur les cours de la bourse et les taux de change. Il est par ailleurs amoureux de Miranda, sa voisine de 10 ans sa cadette. Au début, ces trois personnages cohabitent en harmonie : Adam écrit des Haikus et il déclare son amour à Miranda qui ne reste pas insensible. Pendant ce temps, le Royaume-Uni est secoué par plusieurs catastrophes. Le pays perd la guerre et le premier ministre travailliste qui a succédé à Margaret Thatcher est assassiné. Et puis la vie tranquille du trio se dérègle : Adam qui gagne à son tour de l'argent par ordinateur le redistribue en faisant le bien autour de lui plutôt que de le donner à Charlie et il essaie de réparer quelques injustices dont une impliquant Miranda. On se rend compte qu'Adam et ses congénères, qui ont des principes et respectent certaines règles, ne sont pas encore prêts à vivre avec les humains, êtres imparfaits par excellence. McEwan a beaucoup d'empathie pour tous les personnages de son roman qui se lit avec plaisir. Je vous le conseille tout comme Kathel.

8 novembre 2017

L'intérêt de l'enfant - Ian McEwan

P1050752

J'ai hésité à lire L'intérêt de l'enfant de Ian McEwan (230 pages, Editions Gallimard), car j'ai eu peur du sujet assez sombre. Eh bien j'ai beaucoup aimé ce roman dans lequel Fiona, juge aux affaires familiales, est totalement dévouée à son travail. A 59 ans, mariée, elle n'a pas eu d'enfant et elle est en train de vivre quelques problèmes de couple. Appréciée par ses pairs, elle essaye avant tout, pour chaque affaire, de prendre une décision dans l'intérêt des enfants. C'est une femme au jugement sûr. Elle aussi une pianiste amateur plutôt douée. Un jour, elle doit rendre un jugement délicat. Pour mieux statuer et se rendre compte par elle-même, elle se rend à l'hôpital au chevet d'Adam, un jeune homme, âgé de 17 ans et 9 mois, atteint de leucémie. Il doit être transfusé pour être sauvé. Les croyances religeuses d'Adam et surtout celles de ses parents interdisent les transfusions sanguines. Ils sont témoins de Jehovah. Dans l'intérêt de l'enfant, puisqu'Adam n'a pas encore atteint sa majorité, Fiona rend un jugement. Je vous laisse découvrir lequel, avec toutes les conséquences qui s'ensuivent. J'ai été très touchée par Fiona. On sent que McEwan aime son personnage. Un roman qui se lit vite. Je vous le conseille.

17 octobre 2017

Le garçon - Marcus Malte

P1050724

Le garçon de Marcus Malte (Editions Zulma, 534 pages) a été récompensé par le prix Fémina en 2016. Je trouve ce prix mérité. C'est le premier roman de l'auteur que je lis, et il m'a beaucoup plu. Je l'ai trouvé lyrique, ample et très bien écrit. Le garçon ne porte pas de nom, il ne parle non plus. Quand le roman commence, le garçon a 14 ans, nous sommes en 1908. Il porte le corps de sa mère qui vient de mourir. Elle paraissait 60 ans alors qu'elle en avait 30. Le garçon marche en se dirigeant vers la mer. Il se retrouve à l'étang de Berre. Après avoir dressé un bûcher pour brûler le corps de sa mère, le garçon se met à marcher vers le nord. Il est recueilli pendant quelques mois dans un hameau. Mais après en avoir été chassé, il continue son périple à bord d'une roulotte conduite par Brabek, "l'ogre des Carpathes", un ancien artiste de cirque qui a fait rouler sa bosse aux Etats-Unis. Brabek étant mort subitement, le garçon va arriver pas loin de Paris. Là, il a un accident de circulation causée par Emma, une jeune femme qui va l'aimer d'une manière absolue pendant 4 ans. Elle prénomme le garçon Félix. Pendant presque 130 pages, on se retrouve dans la vie intime sensuelle et érotique d'Emma et Felix. Puis, en 1914, tout s'arrête. La guerre est déclarée et Felix devenu Mazeppa part au front. Il survit à tous les combats avant d'être blessé vers la fin de la guerre. Condamné pour un délit au bagne de Cayenne pendant 7 ans, il termine sa vie dans la cordillère des Andes. J'ai tout dit et rien dit en même temps sur la vie de ce Garçon que je vous conseille de découvrir. Oncle Paul, Ingannmic, L'or des livres, zazymuth et The cannibal lecteur sont aussi enthousiastes que moi.

Le blog de Dasola
  • CINEMA, LIVRES, DVD, SPECTACLES, TV - BILLETS DE BONNE ET (parfois) MAUVAISE HUMEUR. Critiques et opinions sur films, livres et spectacles. [Secrétaire de rédaction et statistiques: "ta d loi du cine" (274 commentaires, du 17/01/07 au 30/09/26)].
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Newsletter
80 abonnés
Liens (en cours de mise à jour)

²F4aA²** INDEX AUTEURS (LITTÉRATURE), FILMS & REALISATEURS (CINÉMA) **

*** CHALLENGES DE L'ANNEE EN COURS ***


** LE SITE DU STATISTICIEN **


*** LIENS ***
(BLOGUEURS COMMENTANT SOUVENT LE MIEN)

  • = Onze blogueuses et blogueurs ayant fait au moins 500 commentaires chez dasola se présentent =
  • On crée un lien lorsqu'un blogueur a commenté au moins cinq billets en venant à (au moins) deux dates différentes sur ce blog. 
  • Une adresse de mail (xxx@yyy.fr ou com...) [non publiée!] est exigée par Canalblog pour enregistrer votre commentaire. 
  • Vous ne voyez pas tout de suite apparaître votre commentaire, car il doit d'abord être validé (cela peut prendre quelques heures)
 
CINÉMA (23 blogs en activité)

DIVERS - CULTURE (53 blogs en activité)

LIVRES (63 blogs en activité)

QUELQUE TRISTESSE

QUELQUES BLOGS DÉSORMAIS EN PAUSE (À MON GRAND REGRET)

QUELQUES INFIDÈLES (NE ME RENDENT PLUS MES COMMENTAIRES...)

QUELQUES INTROUVABLES (BLOGS SUPPRIMÉS OU DISPARUS?)

SANS BLOG (COMMENTATEURS SUR LE MIEN)

STATISTIQUES, INFORMATIONS, RECORDS (DEPUIS LA CRÉATION DU BLOG)

  • * Blog créé le 09/01/2007, transféré sur Canalblog en juin 2007, migré à l'insu de son plein gré sur l'outil Overblog en février 2024 *
  • 3181 billets (au 11/10/26) dont tous ont eu au moins un commentaire
  • 38 052 commentaires (au 1/10/26 [+ 2 [anciennement 203] "égarés" lors de la migration"]) [dont 274 dasola] par au moins 1305 personnes, dont 99 (re)venues en 2026
  • 425 blogueurs [dont 136 actifs en 2026] m'ont fait au moins 5 et jusqu'à 1338 (au 10/08/2026) commentaires (voir ci-dessus)
  • Abonnés (être prévenu à chaque nouveau billet publié sur le blog): 80 au 21/07/26 (via "Newsletter" ci-dessus)
  • Billet commenté par le plus de personnes: 77 commentaires par autant de commentateurs/trices (billet du 09/01/2014)
  • Billet comptant le plus de commentaires: 123, par 46 commentateurs/trices différent(e)s (billet du 10/06/2023)
  • Record de commentaires en 1 an de date à date par 1 même blogueur-euse: 160 par Manou (du 01/08/23 au 31/07/24)
  • Record de commentaires en un mois: 355 en janvier 2014
  • Record de commentaires en une année civile (même blogueur-euse): 162 par Manou en 2024
  • Record de commentaires en une journée: 44 le 09/04/2009
  • Records de nouveaux commentateurs en un mois: 24 (dont 22 blogueurs) en mai 2008 et mars 2009
Pages