Le blog de Dasola
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3 avril 2023

La flèche ardente - Christian Cailleaux /Jean Van Hamme / Etienne Schréder

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Quand j'ai vu chez mon libraire qu'une suite à l'album Le Rayon U d'Edgar P. Jacobs était parue, je me la suis procurée au plus vite. Les deux oeuvres n'ont aucun lien avec Blake et Mortimer. Cette suite intitulée La flèche ardente a été écrite par Jean Van Hamme et dessinée par Etienne Schréder et Christian Cailleaux (Edition Blake et Mortimer, 46 pages). Le format de l'album est un petit peu plus grand que Le Rayon U mais il a le même nombre de pages. La Flèche ardente commence là où Le Rayon U s'était terminé. On croyait que Dagon, le terrible Austradien, était mort, mais tel Olrik (qui lui ressemblera pour revenir dans de multiples albums), il a survécu à l'attaque des Norlandiens. Il débarque sur une île de l'archipel des Îles Noires où se trouve un gisement d'Uradium qui permettra à ceux qui s'en procureront d'avoir un pouvoir terrible pour dominer le monde. Sur cette île, on retrouve Nazca et sa fiancée Ica ainsi que quelques hommes singes. Ces derniers vont être exterminés. Une armée Austradienne est envoyée sur l'île par le cruel empereur Babylos III. Face à eux, quelques Norlandiens vont porter secours aux habitants de l'île. La flèche ardente du titre est le nom de code donné par le professeur qui a inventé l'arme qui lance le rayon U et qui permettra de dominer l'univers. Ce rayon est une sorte de laser. J'ai aimé les dessins et les couleurs un peu sepia. Certaines vignettes m'ont fait penser à la civilisation inca telle que montrée dans Le Temple du soleil d'Hergé. C'est un album très sympathique à lire qui se termine très bien. 

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17 janvier 2023

Changer l'eau des fleurs - Valérie Perrin

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Quand j'ai lu le titre du roman, Changer l'eau des fleurs (Le Livre de poche), je m'attendais à un roman assez léger, mais j'ai été intriguée par le nombre de pages du livre: 663 pages. Je me suis demandée ce que Valérie Perrin allait nous raconter sur autant de pages. Et bien, j'ai été séduite par l'histoire pleine de gravité vécue par Violette née Trenet, devenue Violette Toussaint. Violette s'est laissée séduire par Philippe Toussaint quand elle a eu 18 ans. Cette femme née sous X a vécu dans plusieurs familles d'accueil. Elle savait à peine lire et écrire quand elle a connu Philippe, un beau gosse qui "tombait" toutes les filles. Violette est une jeune femme qui ne se laisse pas trop abattre et pourtant elle aurait de quoi, entre un mari cavaleur et des beaux-parents méprisants (surtout la mère). Après être devenus gardes-barrières, Violette et Philippe se sont reconvertis en gardiens de cimetière en Bourgogne. C'est surtout Violette qui s'en occupe. Elle connaît les noms sur les tombes par coeur et elle écrit tout sur un registre. Cet endroit l'apaise et elle devient une jardinière hors pair dans le carré de jardin qui lui est alloué autour de la maison qu'elle occupe. Philippe, lui, part souvent faire un tour. Et un jour, il ne revient plus. Entretemps, Violette est devenue maman d'une petite Léonine, mais une tragédie les frappe... et on n'est qu'au milieu du roman. Le récit alterne le passé et le présent. Il y a beaucoup de personnages auxquels on s'attache. Un joli roman que je conseille tout comme Violette et Docbird. Et moi aussi, j'aime l'atmosphère des cimetières que je trouve reposante et pas du tout triste. 

19 mars 2023

Le soleil rouge de l'Assam - Abir Mukherjee

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J'ai eu grand plaisir à lire le quatrième roman d'Abir Mukherjee qui vient de paraître. Après L'attaque du Calcutta-Darjeeling, Les Princes de Sambalpur et Avec la permission de Gandhi, j'ai retrouvé dans Le soleil rouge de l'Assam (Edition Liana Levi, 411 pages) le capitaine Wyndham en février 1922, résolu à se désintoxiquer de son addiction à l'opium. Pour cela, il part dans un ashram dans la province de l'Assam, à trois jours de train de Calcutta. Son fidèle sergent bengali Satyendra Banerjee est parti voir sa famille à Dacca. Dès que Wyndham arrive, il voit quelqu'un qui lui rappelle un passé londonien douloureux. A partir de là, le récit alterne deux périodes et deux intrigues qui vont se rejoindre. La première intrigue se passe en 1905 dans un quartier de l'East End de Londres. Wyndham est un tout jeune inspecteur. Une femme, Bessie, est retrouvée morte chez elle. Son voisin du dessus, Israel Vogel, va être accusé du meurtre, parce qu'il est juif, et on retrouve l'arme du crime chez lui. Bessie travaillait chez un certain Jeremiah Caine, un homme d'affaires quelque peu véreux dont la femme venait de décéder. Dix-sept ans plus tard, à Assam, la cure de désintoxication est dure à supporter. Wyndham est nourri de riz, de lentilles et de breuvages qui le font vomir. Il tient néanmoins le coup et quand il quitte l'ashram, il fréquente d'autres Britanniques dont Emily Carter, l'épouse de Ronald Carter, un homme d'affaires prospère de la région. Emily a la passion de la mécanique et elle aime réparer les moteurs d'automobiles. Il se trouve que Ronald Carter meurt une nuit dans sa chambre fermée à clé de l'intérieur (et il était seul). D'étranges marques sont apparues sur sa poitrine. Wyndham ne croit pas à un accident et demande qu'une enquête soit faite. C'est le sergent Banerjee, revenu de vacances, qui va en être chargé. J'ai trouvé une fois de plus que l'écrivain avait réussi à captiver le lecteur même pour une histoire plus classique. Je vous recommande chaudement ce 4ème tome, qui peut se lire sans avoir lu les trois premiers.

20 décembre 2022

L'arche de Rantanplan - Achdé & Jul d'après Morris

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Après avoir cotoyé les cow-boys afro-américains dans Un cow-boy dans le coton, L'arche de Rantanplan (Lucky comics, 46 pages) nous permet de faire connaissance avec des personnes qui protégeaient les animaux dans l'ouest américain. En l'occurrence, en 1866, Henry Bergh (1813-1888) a fondé le mouvement de protection animale aux Etats-Unis. Dans l'album, Lucky Luke et Jolly Jumper croisent le chemin d'Ovide Byrde qui est près de se faire lyncher par les habitants d'une ville appelée Cattle Gulch qui deviendra plus tard Veggie Town. En effet, Ovide a eu le malheur de vouloir prendre la défense d'un pauvre cheval maltraité. Ovide est le président et le seul membre de la société protectrice des animaux du comté. Sa ferme est une véritable arche de Noé où vivent des animaux de la ferme qui sont remplis d'amour pour Ovide. Il y a même Rantanplan égaré par là qui dévore tout ce qui passe devant sa gueule par exemple des clés et qui va permettre à Ovide de s'enrichir très vite. Bien entendu un "méchant" fraîchement libéré de prison va mettre son grain de sel en obligeant les habitants de Cattle Gulch à adopter les animaux vivant chez Ovide. La vente de viande est abolie et les habitants de la ville deviennent végans (souvent contraints et forcés). Même les Indiens comanches, amis de Lucky Luke, voient leur vie chamboulée à cause d'un petit "papoose", le fils du chef qui change de nom de "Coyote affamé" en "Poireau agile" se convertit au véganisme. J'ai trouvé l'album très sympathique à lire.

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11 décembre 2022

Sa préférée - Sarah Jollien-Fardel

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Sa préférée (Sabine Wespieser Editeur, 200 pages), le premier roman de Sarah Jollien-Fardel née en Suisse en 1971, est une réussite. Il vient d'être récompensé par le prix du roman Fnac 2022 et il a été en lice pour le prix Goncourt. L'histoire se passe en Suisse, dans un village haut perché dans le Valais. Dès le début, Jeanne, la narratrice (le récit n'est fait que par une personne), nous fait entrer tout de suite dans le vif du sujet : la violence faite aux femmes. En l'occurence, Claire, la mère, et Emma, la soeur de Jeanne, sont maltraitées, battues, humiliées et (même violée pour Emma) par Louis, le père, un être fruste et frustré qui ne savait dire que des insanités. Jeanne, la plus jeune, est la seule à lui avoir tenu tête jusqu'au jour où il l'a tabassée à tel point qu'elle s'est retrouvée alitée. Dès qu'elle l'a pu, Jeanne est partie de la maison. Elle s'est rendue compte que les voisins et la famille savaient ce qui se passait, mais personne n'a levé le petit doigt pour aider ces trois femmes. Jeanne ne pardonnera jamais à son père pour ce qu'il a fait subir à sa soeur et à sa mère. Elle trouve refuge à Lausanne et éprouve de l'apaisement à nager dans le lac Léman. La nature tient une part importante dans l'histoire. Et Jeanne, malgré ses mauvais souvenirs d'enfance, revient souvent dans les montagnes valaisiennes. Par ailleurs, Jeanne a du mal à s'attacher profondément à quelques personnes comme Marine ou Paul, une femme et un homme dont elle tombera amoureuse. Un roman avec une écriture qui est tenue de bout en bout. Je conseille.

5 décembre 2022

Nos vies en flammes - David Joy

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Ayant beaucoup entendu parler de ce roman en bien, je me le suis procuré. Nos vies en flammes (Edition Sonatine, 324 pages poignantes) est un roman assez noir qui se passe de nos jours dans les Appalaches où vit une importante communauté amérindienne. Malgré que l'on soit à la fin de l'automne, des incendies ravagent le paysage. Ray Mathis qui travaillait au département des forêts est désormais retraité. Il est veuf, il a une chienne et un fils, Ricky, un jeune drogué qui ne fait rien pour s'en sortir. Un jour, Ricky appelle son père à l'aide car il doit 10 000 dollars à un homme dont on ne connaît pas tout de suite le nom. Ricky est salement amoché quand Ray le récupère après avoir donné ses dernières économies pour éponger la dette. Mais peu de temps après, Ricky meurt d'une overdose provoquée par un opioïde de synthèse. Et Ray Mathis va partir en croisade contre Walter Freeman, le dealer responsable de la mort de Ricky au yeux de Ray. Il va être plus ou moins aidé dans son entreprise par un certain Denny qui a assisté à la mort de Ricky. Vous me direz que tout cela n'est pas bien gai. Et bien non. Et je ne vois pas beaucoup d'espoir quand le roman se termine. Mais cela n'empèche pas que j'ai aimé ce roman qui se lit bien. Le personnage de Ray Mathis y est pour beaucoup. David Joy, avant d'écrire Nos vies en flammes, a fait publier un article en 2020 dans la revue trimestrielle America. L'article est repris en postface du roman. Il dénonce les milliers de morts à cause des opioïdes de synthèse, comme l'OxyContin fabriqué par le laboratoire Purdue Pharma, qui inondent les Etats-Unis. La diffusion de ces médicaments est nettement plus encadrée en France. 

Lire les billets de Yan, Ceciloule Pamolico, Clete, Richard, Jean-Marc Laherrère, Shangols.

8 septembre 2022

Là où chantent les écrevisses - Delia Owens

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Après l'adaptation cinématographique, voici un billet sur le roman Là où chantent les écrevisses de Delia Owens (Editions du Seuil, 475 pages). Je trouve que le film est très fidèle au roman ou inversement. Le roman est plus délayé que le film mais il ne se passe pas beaucoup plus de choses. Entre le film et le roman, j'ai retrouvé tous les personnages, même le chat. Le film qui commence en 1969, avec le procès de Kya, est composé de flash back pour remonter dans le temps. On retrouve pratiquement le même procédé dans le roman. Les péripéties entre le roman est le film sont les mêmes, tout comme la conclusion qui est identique. Si vous voulez connaître l'histoire, lisez le billet sur le film (que j'ai trouvé peut-être supérieur grâce aux séquences de nature tournées en Louisiane avec des plans splendides). Je n'ai pas trouvé que le roman avait des longueurs et il se lit agréablement avec des chapitres relativement courts. Ce n'est pas de la grande littérature, mais je ne regrette pas ma lecture. J'ai autant aimé le film que le roman. Et donc, si vous avez aimé le roman, je vous conseille d'aller voir le film.

Aifelle a été déçue. Krol n'a pas trop été convaincue non plus. En revanche, Philisine Cave a beaucoup aimé. Tout comme Eva, Manou, Keisha, Ritournelle, Hélène et Alex-mot-à-mots.

*****

PS du 09/09/2022 de ta d loi du cine ("squatter" chez dasola): dasola vient de m'autoriser à faire participer ses deux billets (livre et film) au "Mois américain 2022". Il s'agit de la 11e édition d'un "rendez-vous" bloguesque que s'efforcent aujourd'hui de perpétuer Pativore et Belette2991 (créatrice des logos) sous le titre "Le mois américain 2022 en solitaire". En effet, la blogueuse qui avait initié ce rendez-vous annuel, Titine75, avait renoncé à l'organiser de nouveau après la 9e édition de 2020. 

29 octobre 2022

Pleine terre - Corinne Royer

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L'histoire de Jacques Bonhomme dans Pleine terre de Corinne Royer s'inspire d'une histoire vraie qui s'est passée en 2017. Un paysan éleveur de vaches limousines a été tué par un gendarme après quelques jours de cavale. 

A la différence de Shangols qui a trouvé "l'écriture du roman bourrée de clichés usés jusqu'à l'os", j'ai aimé l'écriture de ce roman avec son histoire triste mais qui ne tombe pas dans le misérabilisme. Pendant les neuf jours de cavale, Jacques, qui conduit sa vieille voiture, ne s'est jamais vraiment éloigné de la ferme où il a vécu toute sa vie. Jacques est un homme grand, bien bâti, qui ne s'est pas marié. C'est un fermier qui a repris la ferme familiale et qui n'a rien voulu faire d'autre que de s'occuper de ses vaches limousines. Lors d'un contrôle, il se retrouve dans le collimateur des inspecteurs de la DDPP (Direction départementale de la Protection des populations), qui n'apprécient pas cet homme imposant qui ne se laisse pas intimider. Il semble que, parfois, Jacques n'ait pas rempli à temps les papiers pour les vêlages. Et pourtant, tout animal doit être tracé. Le récit alterne entre la cavale de Jacques Bonhomme et les témoignage d'amis, voisins, membres de la famille sur la personnalité et la vie de Jacques Bonhomme. C'est un roman que j'ai vite lu. Les chapitres sont courts. Je ne connaissais pas cette romancière qui a un style fluide. Je ne me suis pas ennuyée du tout. Ce fut une belle surprise.

Lire le billet de Krol. 

25 septembre 2022

Taormine - Yves Ravey

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Désormais, dès que je vois qu'un roman d'Yves Ravey est publié, je me le procure aussitôt. J'ai lu le roman Taormine (Editions de Minuit, 138 pages), mon sixième de l'écrivain, en une demi-journée. Comme le titre l'indique, l'histoire se passe en Sicile à Taormine et ses environs. Melvil (sans emploi, il refuse tous les postes qu'on lui propose) et Luisa (qui travaille au CNRS) Hammet viennent dans ce coin de l'ïle pour passer une semaine afin de se reposer et faire des excursions. Leur couple va mal. Melvil espère que la semaine en Sicile va aider à ce qu'ils se réconcilient. Après avoir atterri à l'aéroport de Catane, ils partent en direction de Taormine pour rejoindre leur hôtel 4 étoiles. Mais Luisa a tellement hâte de voir la mer tout de suite, qu'ils font un détour qui leur apporte de très gros ennuis. En effet, dès leur détour terminé, quand ils veulent rejoindre la route nationale, il fait nuit et il pleut, la voiture de location assez bas de gamme percute quelque chose. Même si la voiture est endommagée, elle peut rouler. Le couple ne s'est pas arrêté pour savoir ce qui s'est passé. C'est le lendemain que Luisa qui parle et lit l'italien apprend par les journaux qu'un petit garçon a été tué par une voiture. Autant Luisa, qui a des remords de conscience, voudrait aller au poste de police, autant Melvil qui est le narrateur ne se sent pas vraiment coupable. Il veut seulement trouver un garage pour réparer les dommages sur la carrosserie. Ils vont être pris dans un engrenage qui va leur coûter beaucoup d'argent. J'ai trouvé la fin très ouverte. Comme d'habitude, Ravey ne s'encombre pas de descriptions. Il s'en tient à la simple narration de l'histoire. On n'éprouve aucune sympathie pour les personnages mais cela n'empêche pas que j'arrive à espérer qu'ils s'en sortent, même si ce qu'ils ont fait est impardonnable. Un bon moment de lecture. 

4 octobre 2022

Les mystères de Barcelone - Lluis Danés

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Grâce à Baz'art, je suis allée voir Les mystères de Barcelone, un film catalan qui a été multiprimé à juste titre. Le titre en VO est plus explicite (La Vampire de Barcelone). Avec une sublime image en noir et blanc émaillée de rouge pour certaines scènes, le film nous emmène dans Barcelone en 1912. De jeunes enfants, surtout des petites filles, disparaissent. Elles sont toutes issues d'un milieu pauvre sauf une, Teresa Guitart, issue d'une riche famille. Le pays est en émoi. Les journalistes sont à l'affût d'indices. Sebastià Comas, un journaliste morphinomane, est particulièrement touché par l'enlèvement de ces petites filles. Lui-même a perdu une enfant. Il fait des cauchemars récurrents sur cette disparition. Teresa est heureusement retrouvée vivante. Une femme l'avait enlevée mais a priori, elle ne lui voulait pas de mal. Il s'agit d'Enriqueta Martí que l'on a surnommée à l'époque "La vampire de Barcelone". L'histoire est tirée d'un fait divers réel qui a défrayé la chronique pendant quelque temps. Il semble que dans son appartement, on ait retrouvé du sang et des os humains. Parallèlement, Sebastià Comas mène une enquête dans un bordel de Barcelone où l'on trouve des notables de la ville. Le lieu dont les murs, les rideaux et le mobilier sont de couleur rouge, fait froid dans le dos. Et on n'y trouve pas que des adultes consentants si je puis dire. On pourra trouver l'histoire assez glauque mais le réalisateur a su trouver la juste mesure. L'ensemble m'a beaucoup fait penser à un conte horrifique. Un film qui m'a vraiment plu.

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22 novembre 2021

Apeirogon - Colum McCann

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Je viens de terminer Apeirogon (Editions 10/18, 634 pages magnifiques) et je suis prête à le relire dans quelque temps. Ce livre extraordinaire est plutôt un récit éclaté en mille et un chapitres. Les personnages principaux sont réels. Parmi eux, on fait la connaissance de Rami Elhanan, 67 ans, un Juif isréalien et Bassam Aramin, 48 ans, un Palestinien musulman. Le premier est graphiste, le deuxième qui a eu la polyo dans sa jeunesse est un spécialiste de la Shoah. Ils sont devenus amis et militent pour la réconciliation entre les peuples. Les deux ont chacun perdu une fille à 10 ans d'intervalle. Smadar, la fille de Rami, est morte dans un attentat en 1997. Elle avait 13 ans. Abir, la fille de Bassam, a été tuée par une balle en caoutchouc en 2007. Elle avait 10 ans. Ce livre, quand on le commence, on ne le lâche plus. Les chapitres sont plus ou moins longs. Une phrase ou 3 pages. McCann nous parle de mathématiques, d'ornithologie et des oiseaux migrateurs (plus de 500 millions suvolent les collines de Beit Jala chaque année), de la vie à Jérusalem et à Jericho, du camp de concentration de Thieresenstadt, de la découverte des manuscrits de la Mer Morte, de musique comme celle de John Cage, de la construction du Mur qui sépare les Israéliens des Palestiiniens; et puis, McCann revient sans cesse sur ce qui est arrivé à Abir et Smadar et qui elles étaient. Et on apprend au milieu du livre qui sont Rami et Bassam, ce qu'ils ont vécu. Par exemple, Bassam a passé 7 ans de sa vie dans une prison israélienne. Un livre magnifique que je conseille absolument. Il n'est pas du tout difficile à lire et il est passionnant. Pour info, l'apeirogon(e) du titre est un polygone ayant un nombre infini (dénombrable) de côtés.

Lire les billets enthousiastes d'eeguab, de Manou, d'Eva, de Papillon, de Lettres d'Irlande et d'ailleurs, Joëlle et Nicole Grundlinger.

5 octobre 2021

Pays baltes 4/9 - Lettonie - 1

Ayant passé la frontière invisible entre Estonie et Lettonie, nous voici arrivés dans la ville de Cesis et son château fort, le mieux conservé de l'ordre teutonique en Lettonie. Il date du XIIIème siècle. La ville de Cesis, ou Wenden (en allemand), a été fondée par les chevaliers Porte-Glaive.

B1F736B8-9832-4123-A7D5-659AB5679637 Le château.

48AD72C6-05C0-4502-9105-C11CF800E71A Le château.

09A44263-6FA6-4FDF-8E28-2F00FD4EC261 Le plafond de la chambre du seigneur.

Avant de continuer notre route, nous avons dit bonjour à deux cygnes noirs qui nageaient dans un plan d'eau.

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Et nous voilà à Sigulda située dans un parc national où l'on trouve les ruines d'une forteresse de chevaliers Porte-Glaive.

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4EBC583A-8B7A-4BA1-B00C-167E027EC86C Le blason des chevaliers Porte-Glaive.

Et à quelques kilomètres de là, on peut visiter le musée-réserve de Turaida, avec encore les restes d'un château ainsi qu'une église luthérienne tout en bois datant de 1750.

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F7E0C8E7-2CBD-4ACB-BB4D-A487E54D3E1F Le château de Turaida vu d'à une distance d'à peu près 3 ou 4 km.

61695FCF-9128-4389-8B7C-03FEE0CF64C2 L'église luthérienne tout en bois.

Et enfin, on est arrivés à Riga qui, comme Tallinn, se trouve en bord de mer. Comme Tallinn, Riga faisait partie des villes de la ligue hanséatique au XIIIème siècle.

Riga rassemble le tiers de la population totale de Lettonie pays dont le solde migratoire et négatif. 

J'ai trouvé que l'architecture de la ville était très belle avec ses nombreux immeubles "Art nouveau" (1897-1912), dont l'un des architectes était un germano-balte Mikhaïl Eisenstein, le père du cinéaste Sergueï Eisenstein.

Quelques photos de ces immeubles:

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9CADB3CE-0992-4364-95ED-ED7771810FBE La maison du chat avec des éléments d'Art nouveau date de 1909 (il y a deux chats qui se tournent le dos tout en haut de l'immeuble).

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Dans un prochain billet, encore Riga.

9 mai 2021

Adultère - Yves Ravey

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Après le "pavé" de 634 pages de Laurent Mauvignier chroniqué le 3 mai, j'ai continué avec les éditions de Minuit en lisant un roman nettement plus court (140 pages), le dernier en date d'Yves Ravey. Adultère est le cinquième roman que je lis de cet écrivain au style bien à lui [cf., dans la col. de droite, l'Index des livres], avec toujours un narrateur qui est le "méchant" de l'histoire. Le narrateur, Jean Seghers gère une station-service qui vient d'être déclarée en faillite. Il a eu affaire avec Walden, le président du tribunal de commerce qui est en charge du dossier de la faillite. Seghers soupçonne sa femme Remedios (quel prénom étrange) d'avoir une liaison avec Walden et avec Ousmane (lui-même marié à Amina et père de deux enfants), le veilleur de nuit de la station-service. Ce même Ousmane attend de Seghers qu'il lui verse ses indemnités de licenciement. Comme il n'a pas l'argent nécessaire, Seghers donne à Ousmane, en gage de bonne volonté une gourmette en or, que sa femme Remedios lui avait offerte lors d'un voyage à Venise. En parallèle, Seghers lui signe une reconnaissance de dettes. Mais Seghers se sent floué et trahi et il commet un homicide, d'une manière que je vous laisse découvrir. C'est là qu'intervient Brigitte Hunter, une experte en assurances qui va mener à bien son enquête. Un roman qui se lit vite: peu de pages et des phrases relativement courtes. La trame de l'histoire ressemble assez aux romans précédents de Ravey. Il narre plus ou moins la même chose mais dans un contexte différent. 

16 juillet 2021

Billy Wilder et moi - Jonathan Coe

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Avec Billy Wilder et moi (Editions Gallimard, 292 pages), Jonathan Coe rend hommage aux films hollywoodiens d'avant les années 70, et en particulier à Billy Wilder (1906-2002). Calista, une jeune Anglo-grecque (personnage imaginaire), est la narratrice de cette histoire, qui suit le tournage en 1977 de l'avant-dernier film du réalisateur, Fedora, avec William Holden, Marthe Keller (qui à l'époque vivait avec Al Pacino) et José Ferrer. Le tournage s'est passé à Paris et en Normandie, à Munich et à Corfou (en Grèce). Par un concours de circonstances, Calista est devenue l'assistante du co-scénariste du film, I.A.L. (dit Iz) Diamond qui a été le scénariste d'au moins dix films de Billy Wilder, à partir de Certains l'aiment chaud (1959). Par là même, Calista devient un peu la confidente de Billy Wilder qui s'est rendu compte que le cinéma d'Hollywood d'antan a été supplanté par un nouveau cinéma dirigé par les "barbus" comme Steven Spielberg. D'ailleurs, Fedora n'a pas trouvé de financement américain. Les producteurs éventuels n'ont pas été intéressés par le scénario et c'est pourquoi Fedora est une production franco-allemande. Billy Wilder, comme d'autres réalisateurs de sa génération, a été obligé de fuir l'Allemagne nazie et quand il tourne Fedora, il n'était pas revenu en Europe depuis la guerre. Même s'il est content (il a le plaisir de remanger du brie de Meaux), les souvenirs les plus sombres de sa vie ressurgissent. Calista, qui ne connaissait rien au cinéma, se met à lire des encyclopédies sur le sujet. Elle ne connaissait pas non plus l'oeuvre de Billy Wilder qui a été très influencé par Ernst Lubitsch. Plusieurs années plus tard, à Londres, Calista mariée et mère de jumelles aura choisi sa profession: orchestrer des musiques de films. Pendant le tournage à Munich, elle croise Miklós Rózsa, le compositeur de musiques de films comme Assurance sur la mort, Ben Hur, Madame Bovary et des centaines d'autres. Ce roman qui se lit très agréablement m'a donné envie de revoir Fedora (en DVD). Un roman à lire et un film à voir. En postface, Jonathan Coe liste tous les témoignages et articles qui lui ont servis pour l'écriture de ce livre. Je vais me répéter, Jonathan Coe est un écrivain de talent dont j'ai lu presque toute l'oeuvre.

3 mai 2021

Histoires de la nuit - Laurent Mauvignier

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Je viens de terminer les 634 pages d'Histoires de la nuit de Laurent Mauvignier (Editions de Minuit). Quel formidable roman superbement écrit! Je n'avais encore rien lu de cet écrivain français. J'ai été éblouie par son style, des phrases parfois longues avec une ponctuation atypique. L'histoire en elle-même peut se résumer en peu de phrases. Dans un hameau appelé La Bassée quelque part en France, il y a trois maisons: celle de Patrice Bergogne, son épouse Marion et leur fille Ida âgée de 10 ans, une maison vide à louer et une troisième où vit Christine, une peintre sexagénaire aux cheveux rouges qui vit avec un berger allemand appelé Radjah. Depuis quelque temps, Christine reçoit des lettres anonymes dont on ne connaîtra pas la teneur. Patrice est éleveur et possède plusieurs vaches. Il est marié depuis quelques années avec Marion dont on va découvrir le passé agité. On devine que le couple formé par Patrice et Marion n'est pas très harmonieux, mais Ida est le ciment de leur relation. L'histoire se passe sur environ une demi-journée. On va fêter les 40 ans de Marion. Patrice, Christine et Ida s'occupent des préparatifs de la soirée qui s'annonce bien. Mais des éléments perturbateurs surgissent, en les personnes de Denis, Christophe et Le Bègue, trois frères qui ont des comptes à regler et vont apporter la violence. Le chien est rapidement éliminé. Par petites touches, Mauvignier nous dévoile pourquoi les trois frères sont là. Ils ont préparé leur venue depuis un certain temps. 634 pages pour raconter cette histoire peut paraître long? Et bien, pas du tout, en ce qui me concerne. L'écrivain prend son temps mais je n'ai pas trouvé de longueurs, une vraie gageure! Pour information, "Histoires de la nuit" est un livre de contes que Marion lit à Ida.

Lire les billets de Krol, Choup, Keisha, Pierre D, Une comète, Christw, dominique, Sandrion et Shangols. 

17 avril 2021

Les enfants sont rois - Delphine de Vigan

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Avec Les enfants sont rois de Delphine de Vigan (Editions Gallimard, 347 pages), vous allez faire la connaissance de Mélanie Claux (il s'agit d'une fiction). En juillet 2001, avec ses parents et sa soeur et onze (!) millions de téléspectateurs, l'héroïne avait suivi la finale de "Loft story". Quelques années plus tard, elle s'était présentée pour participer à ce genre d'émission. Sa candidature avait été retenue mais elle avait été éliminée dès le premier jour. On retrouve Mélanie en 2019, mariée avec Bruno Diore qu'elle a rencontré grâce à un site de rencontre sur Internet. Désormais mère de deux enfants, Sammy (8 ans) et Kimmy (6 ans), Mélanie va créer une chaîne vidéo sur YouTube, "Happy récré", où ses enfants sont filmés par elle plusieurs heures par jour. Les vidéos de ses enfants devenus "influenceurs" sont suivies par plusieurs milliers de gens qui mettent des "like". Car vu le succès de cette chaîne, des marques ont contacté Mélanie, et désormais cette mère et ses enfants promeuvent et placent des produits divers et variés comme des vêtements, des chaussures ou de la "junk food". Tout semble aller bien pour cette famille qui est devenue très riche, jusqu'au jour où Kimmy disparaît. Elle a été enlevée. A partir de là, Mélanie a l'occasion de rencontrer Clara Roussel, jeune femme petite par la taille mais avec une capacité de travail phénoménale, qui travaille à la brigade criminelle comme procédurière. Cette dernière avait elle-même regardé à l'époque le "Loft" en même temps que Mélanie. Elle se met à visionner des dizaines d'heures de vidéos avec les enfants pour essayer de comprendre le phénomène et elle s'aperçoit, par exemple, que Kimmy rechignait et n'était pas plus enthousiaste que cela d'être filmée de cette manière. C'est le premier roman que je lisais de Delphine de Vigan car j'ai été attirée par le sujet. Je l'ai trouvé très intéressant sur cette époque où l'on vit parfois pour être vu. Je trouve cela terrifiant. Lire les billets d'Eva et Les yeux dans les livres, Gambadou, Anne.

23 février 2021

Un été à Key West - Alison Lurie

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Dans le cadre de la LC (lecture commune) d'un ouvrage écrit par Alison Lurie proposée par Aifelle le 8 décembre dernier, j'ai choisi Un été à Key West (Editions Rivages, 276 pages) publié en 1998. A l'époque, cela faisait dix ans qu'Alison Lurie (03/09/1926-03/12/2020) n'avait rien publié. J'avoue que pour ma découverte d'Alison Lurie, je n'ai peut-être pas pris son meilleur roman. L'histoire, comme le titre l'indique, se passe pratiquement intégralement à Key West, une ville située à l'extrémité occidentale de l'archipel des Keys en Floride. Key West est connue grâce à Ernest Hemingway et Tennessee Williams qui y ont habité. Mais avant d'arriver à Key West, on fait la connaissance de Wilkie et Jenny Walker dans une belle demeure de Nouvelle-Angleterre sur la côté Est des Etats-Unis. Lui est écrivain et naturaliste, septuagénaire, il vit une mauvaise passe. Il se croit atteint d'une maladie mortelle et pour cette raison, il n'arrive pas à terminer son livre sur un hêtre rouge. Il se replie sur lui-même, il refuse les dîners mondains, il ne voit plus ses enfants et ne parle pratiquement plus à sa femme Jenny, sa troisième épouse qui a 25 ans de moins que lui. Jusqu'à présent, elle était son assistante. C'est elle qui corrigeait et tapait ses manuscrits. Depuis plusieurs mois, il ne lui demande plus rien. Au vu de cette situation, Jenny persuade Wilkie de passer ensemble quelques semaines à Key West. Ils louent une maison appartenant à un jeune homme atteint du sida. Cela m'a frappée qu'Alison Lurie ait ancré son récit dans la période douloureuse du temps du sida. On en parlait beaucoup plus que maintenant. Wikie a accepté de venir car il croit qu'il pourra se suicider plus facilement en se noyant. Jenny, elle, se métamorphose. Croyant que Wilkie ne l'aime plus, elle se décide à s'ouvrir aux autres et en particulier à Lee Weiss, une femme qui a été psychothérapeute et qui est devenue la propriétaire d'une pension prospère réservée aux femmes. Autant Lee considère Wilkie comme un vieux réactionnaire, autant elle tombe sous le charme de Jenny à qui elle porte secours une après-midi après que Jenny se soit fait piquer par des méduses. Plusieurs personnages apparaissent dans le roman qui n'ont pas forcément d'interaction avec le couple. C'est léger et grave à la fois. Mais je suis malheureusement restée à l'extérieur de cette histoire qui ne m'a pas touchée. J'espère qu'Aifelle aura mieux apprécié que moi Un Eté à Key West.

Lire le billet d'Aifelle nettement plus enthousiaste et qui renvoie à d'autres blogs.

9 janvier 2021

Mon blog a 14 ans aujourd'hui...

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... Et je commence à sentir un certain essoufflement. Il faut dire que l'année 2020 n'a pas contribué à me motiver: manque de films, manque de sorties au théâtre, manque d'expositions même s'il reste les livres à acheter ou à emprunter. En 2007, je me revois créer mon blog sur aceblog (aujourd'hui disparu). Je tapais sur mon petit ordinateur, sur un canapé dans ma salle-à-manger. Quand j'ai eu mon premier commentaire, j'avais été étonnée et contente que quelqu'un me lise et prenne la peine de me commenter. C'est mon ami qui m'a encouragée à créer ce blog et je me suis mise à écrire un billet tous les jours. Et puis je suis passée à un billet tous les deux puis trois jours. Mais ces derniers temps, j'ai du mal à tenir le rythme. Déjà parce que je ne peux plus aller au cinéma, et puis, je ne lis pas très vite. Lire un livre tous les trois jours, ce n'est pas possible pour moi. Par ailleurs, les blogs dignes de ce nom sont de moins en moins nombreux sur la blogosphère. Beaucoup ont malheureusement disparu. Des blogueurs cessent de publier sans explication. Les blogs sont soit supprimés, soit ils restent en ligne abandonnés dans le cyber espace. C'est un peu triste. Et concernant les plates-formes de blogs, j'ai de plus en plus souvent du mal à commenter, avec "erreur sur le commentaire", et cela devient de plus en plus récurrent. Je ne parle même pas de la plateforme canalblog qui n'arrête pas de nous jouer des (mauvais) tours: blog en maintenance, blog qui ne fonctionne plus, etc. Au bout d'un moment, c'est crispant. Je devrais changer de plate-forme mais je n'ai pas le courage de le faire.

Tout ceci n'est pas bien gai mais pour le moment je continue car j'aime aller voir les blogueurs fidèles (ils sont en lien sur la colonne de droite de mon blog) qui me donnent beaucoup d'idées sur des lectures. Certains publient de belles photos de régions de France ou de l'étranger avec un texte/ reportage qui sort des sentiers battus. Je remercie aussi mes blogueuses cinéma comme Pascale et FredMJG qui me permettent de jouer à des jeux cinéma. J'aime le côté anonyme et en même temps familier des blogs. A force, on arrive à tisser des liens. C'est le côté sympathique des blogs. Même si on n'est pas d'accord sur tout, on se fait des commentaires qui restent mesurés et sans animosité. 

Merci encore à tous mes lecteurs!

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[Hé ho, et moi (ta d loi du cine)? Et les stats du statisticien? J'espère qu'il me reste un peu de place pour quelques considérations chiffrées...]

En 2020, 131 personnes ont laissé au moins un commentaire sur le blog de dasola (soit 1574 au total sur l'année - le plus faible chiffre excepté l'année de la création du blog en 2007 [897 commentaires], bien loin du record de 2615 en 2014). Depuis 2018, ce total annuel plonge avec 200 commentaires en moins chaque année.

Cependant, le nombre de primo-commentateurs est reparti à la hausse (15), certains suite à une visite de dasola sur leur blog. En tout, 9 blogueurs.euses sont venus ou revenus en 2020 suite aux "prospections" que j'ai réussi à convaincre la maîtresse de blog de reprendre (visiter de nouveaux blogs ou des blogs non visités depuis fort longtemps...).

A titre de comparaison, parmi les 10 internautes venus en 2019 faire un premier commentaire, 2 sont aujourd'hui devenus "fidèles" (au moins 5 commentaires chez dasola). Parmi les 21 de 2018, c'est le cas de 4 blogueurs. Sur les 28 arrivés en 2017, ils sont 6 (au vu de la situation trois ans après, donc, dans ce dernier cas), dont 5 blogs toujours actifs en 2020. Pour les 34 qui étaient venus pour la 1ère fois en 2016, 7 ont aujourd'hui atteint le statut de "fidèles" (parmi eux, 6 sont revenus en 2020)...

Par contre, 31 de ceux venus en 2019, contre 46 de ceux venus en 2018, 51 de ceux venus pour la dernière fois en 2017 (dont 21 étaient des "fidèles") ou 21 de ceux venus en 2016... ne sont pas revenus en 2020 (même si dasola est parfois retournée visiter leur blog en 2020 - pour autant que celui-ci soit toujours en activité, ce qui n'est pas forcément le cas).

Tout cela ne contredit malheureusement pas ce que disait dasola ci-dessus sur le déclin général des blogs... Pour mémoire, vous pouvez voir les billets "statistiques" précédents en passant par le tag "Vie du blog".

31 décembre 2020

Fin d'année 2020

Pour ce dernier jour de 2020 qui fut une année assez épouvantable, voici le temps des voeux. J'espère que 2021 sera un tout petit peu meilleure. J'espère que les salles de cinéma, de spectacles vivants et les musées rouvriront ainsi que les bars, cafés et restaurants, que la pandémie diminuera, et je souhaite que le personnel soignant tienne le coup. J'espère aussi que l'on va pouvoir revoyager hors de nos frontières dans de bonnes conditions (et là, je ne suis pas très optimiste). A titre personnel, j'ai apprécié le télétravail et de lire plus qu'avant.

Je souhaite à tous ceux qui passent par mon blog, la meilleure année 2021 possible pour eux et leur famille. Et j'espère que Paris va redevenir animée et joyeuse, car la fermeture des restaurants, bars et cafés a fait de la capitale de la France une ville lugubre.

Sur ce, je vous laisse avec 15 Mohai de l'ïle de Pâques où je suis allée en novembre 2017, une éternité...

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20 décembre 2020

Palmarès cinéma 2020

Et bien, voici le temps de mon palmarès cinéma d'une année qui fut assez épouvantable pour des raisons sur lesquelles, je ne m'appesantis pas. Malgré les deux confinements, j'ai réussi à voir 68 films en salle. Ce qui est plutôt pas mal de mon point de vue. Chaque fois, avec le masque et la distanciation physique nécessaires.

Même si tous les films prévus par les distributeurs n'étaient pas au rendez-vous, même si le Festival de Cannes n'a pas eu lieu, il y a eu quelques pépites venues en particulier des pays d'Asie.

Voici mon propre palmarès de mes 10 films préférés par ordre de préférence. Les trois premiers sont déjà sortis en DVD et Bluray.

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Dans un jardin qu'on dirait éternel de Tatsushi Omori: ce film japonais permet de voir pour la dernière fois la regrettée Kirin Kiki, et l'histoire qui a un côté apaisant qui fait du bien. Je suis sortie très zen de la projection. Dans un des bonus du DVD, j'ai appris que le film avait été tourné dans la maison de la soeur de Kirin Kiki.

Séjour dans les monts Fuchun de Gu Xiaogang, magnifique film chinois. J'en redemande de cette qualité.

Lucky Strike de Kim Yong-Hoon, un polar coréen au scénario bien construit et très malin

Benni de Nora Fingscheidt, une histoire terrible sur une gamine que l'on ne peut pas oublier. Un premier film d'une grande maîtrise.

Chained de Yaron Shani, un film israélien avec des acteurs presque tous non professionnels, un choc. C'est le premier volet d'une trilogie et c'est le plus réussi (à mon avis).

Eté 85 de François Ozon, un bon film du réalisateur avec deux jeunes acteurs formidables. 

Antebellum de Gerard Bush et Christopher Renz, j'ai été séduite par le scénario.

1917 de Sam Mendes pour la réalisation. On a l'impression que le réalisateur n'a fait qu'une seule prise en ne lâchant pas les deux acteurs principaux.

Antoinette dans les Cévennes de Caroline Vignal - pour Patrick qui sait très bien braire quand il faut.

Tu mourras à 20 ans d'Amjad Abu Alaïa, un très beau film soudanais avec une histoire émouvante. C'est très dépaysant.

Voilà, mes choix ont été évidents, je n'ai pas hésité. 

J'espère qu'en 2021, les cinémas vont rouvrir et que l'on pourra voir plein de beaux films.

11 juin 2020

Piccoli - Derrière l'écran - Anne-Sophie Mercier

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Un mois après le décès de Michel Piccoli, je viens de terminer en une soirée Piccoli - Derrière l'écran d'Anne-Sophie Mercier (Allary Editions, 199 pages, mars 2020), une biographie très bien écrite sur cet acteur et producteur. La journaliste Anne-Sophie Mercier a réussi à faire un portrait d'un homme qui a relativement peu parlé de lui. J'admirais Michel Piccoli acteur, mais je ne connaissais rien de l'homme, à part qu'il a été marié 10 ans avec Juliette Gréco et qu'il a eu une fille Cordelia avec Eleonore Hirt, sa première épouse. Cet ouvrage ne fait pas dans le sensationnalisme. Mme Mercier nous raconte beaucoup sur l'enfance et l'adolescence de Michel Piccoli, un enfant passif et solitaire et gardant ses distances, qui dormait sur le canapé dans le salon de ses parents. Il n'avait pas de chambre à lui. Il est né parce que son frère aîné Jacques était mort en bas âge, deux ans avant sa naissance. Il a eu des rapports difficiles avec ses parents Marcelle et Henri, en particulier sa mère qui n'a jamais cessé se ressasser son chagrin pour la perte de son premier fils décédé. Elle ne montrait pas beaucoup de tendresse pour Michel même si leurs relations se sont apaisées par la suite. Henri était violoniste et Marcelle pianiste. Elle était l'une des enfants de Charles Expert-Bezançon, l'un des producteurs les plus importants du blanc de céruse (blanc de plomb) qui a été jugé responsable du saturnisme. Michel étouffait dans l'univers de sa famille. Quand il a eu treize ans, Michel a été envoyé dans un collège expérimental dirigé par un psychiatre et sa femme. Piccoli, qui était très critique en ce qui concernait son enfance, aura une phrase tendre envers ce couple, "la vocation et l'apostolat généreusement assumés" (p.50). Michel Piccoli passe la guerre un peu à Cavalaire dans le Var avec ses oncle et tante bien-aimés, George et Jeanne, avant de revenir à Paris. Il assiste de loin à la Rafle du Vel' d'hiv en 1942. Il commence à prendre de leçons de diction et trouve ses premiers rôles au théâtre. Il a même joué avec le TNP de Jean Vilar. Il lorgne aussi vers le cinéma et son vrai premier rôle qui le fait remarquer est celui d'un mineur dans les charbonnages du nord, dans Le Point du jour de Louis Daquin 1949 (il avait 24 ans). Dans différents chapitres, Mme Mercier évoque les films et les pièces de théâtre dans lesquels Piccoli a joué, ses mariages, ses convictions politiques de gauche, ses amitiés avec Reggiani ou Signoret, et il y a aussi un chapitre entier sur un poète et écrivain que je ne connais pas et qui est décédé en 1968, André de Richaud, que Piccoli admirait et qu'il a aidé financièrement. J'ai aimé ce livre qui donne très envie de (re)voir certains films de l'acteur.

18 juillet 2020

La variété Andromède - Michael Crichton

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Ces dernières semaines, j'ai pu revoir, à la télé et en DVD, Jurassic Park 1, 2 et 3, Jurassic World 1, 2. Le 6ème opus, Jurassic World Dominion, doit sortir en juin 2021. Toujours est-il que je rappelle que Jurassic Park et la suite Le Monde perdu sont deux romans qui ont été écrits par Michael Crichton (1942-2008). Cet écrivain a écrit pas mal de romans de science-fiction dont La variété Andromède qui date de 1969 et qui a vient d'être réédité en format poche (Archi poche, 331 pages). J'ai bien apprécié cette histoire qui pourrait arriver. Scoop est un programme de mise en orbite de vaissaux spatiaux américains autour de la terre, à environ 450 km d'altitude. Ils sont chargés de recueillir des organismes et de les ramener sur terre. Scoop VII lancé en février 1967 atterrit sur Piedmont, une petite ville de l'Arizona de 48 habitants, après un voyage de 2 jours et demie autour de la terre. Les habitants meurent d'un mal inconnu sauf deux individus, un vieillard et un bébé qui n'arrête pas de pleurer. Les oiseaux comme les vautours arrivés par la suite ne sont pas atteints non plus. Quatre éminents scientifiques dont un célibataire se retrouvent confinés dans le cadre du projet Wildfire dans un lieu clos comportant 5 niveaux. Au niveau 5, ils vont étudier les échantillons qu'ils ont pu récupérer dans la capsule. On apprend en particulier que l'échantillon extra-terrestre n'a pas d'acides aminés. Ils arrivent à trouver ce qui a provoqué la mort de toute une population. J'ai trouvé le roman agréable à lire dans le train, et on apprend plein de choses sur la biologie. Je conseille. Je ne savais pas qu'il existait une adaptation filmique de ce roman, Le Mystère Andromède réalisé par Robert Wise et qui est sorti en 1971. Je serais curieuse de le voir un jour.

10 novembre 2020

Le cerbère blanc - Pierre Raufast

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Quand j'ai acheté Le Cerbère blanc (Editions Arpège, 282  pages), je m'attendais à découvrir une histoire distrayante dans la veine de ce qu'a écrit Pierre Raufast jusqu'à présent. Et bien, ce n'est pas vraiment le cas. J'ai trouvé l'intrigue assez triste. Mathieu et Amandine naissent à un jour d'intervalle en juin. Ils grandissent ensemble dans la vallée de Chantebrie. Les parents s'entendent très  bien. Malheureusement, un jour les parents de Mathieu meurent tragiquement dans un accident de téléphérique. Mathieu qui a quinze ans se sent coupable. Peu de temps avant, il avait échangé un premier baiser avec Amandine. Quelque temps après, c'est au tour du père d'Amandine de décéder. Sans donner d'explications, Mathieu quitte la Chantebrie et Amandine pour partir vivre à Paris dans le but de suivre des études de médecine. Afin de payer ses études, il trouve un travail d'assistant chez un taxidermiste qui a créé un cerbère blanc. Mathieu et Amandine qui formaient un couple parfait vont vivre l'un sans l'autre plusieurs années. Je ne vous révélerai rien d'autre sauf le fait que la fin de l'histoire tire vers le paranormal. Le roman se lit bien mais j'ai nettement préféré les romans précédents comme Habemus piratam, La baleine thébaïde, La fractale des raviolis ou La variante chilienne. Krol et La chèvre grise ont nettement plus apprécié ce roman que moi. Alex-mot-à-mots a un avis aussi mitigé que le mien. 

15 mai 2020

MotherCloud - Rob Hart

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Voici un roman d'anticipation dont l'histoire peut se passer dans un avenir très proche et ce n'est pas une bonne nouvelle. On fait la connaissance de Paxton, un ancien petit patron ruiné, et de Zinnia dont on ne connait pas trop les intentions. Ils arrivent par car dans un endroit désertique. Les Etats-Unis sont devenus un endroit hostile écrasé par le soleil où l'eau potable est rare, tout comme la nourriture et le travail. Le reste du monde n'a pas l'air d'aller mieux. Paxton et Zinnia sont retenus pour travailler chez MotherCloud, une superstructure de l'e-commerce (suivez mon regard) où les marchandises sont emportées par des drones. Paxton, à qui on donne un polo bleu, est affecté au service de sécurité, et Zinnia à la préparation des commandes. Elle a reçu un polo rouge. Chaque affectation a sa couleur. Désormais, ils sont surveillés grâce à une montre au poignet qui, selon leur performance, leur donne des étoiles (le but étant d'avoir 5 étoiles). On leur attribue des logements très sommaires. Bien que leur condition de vie et de travail soient épouvantables, ils ne sont pas tentés de quitter ce complexe car dehors, c'est pire. On apprend assez vite que Zinnia a une mission de sabotage envers Mothercloud et son créateur Gibson. Ce dernier intervient dans le récit sachant qu'il n'a plus que quelques mois à vivre. C'est un véritable "page turner" que j'ai dévoré en deux jours, et j'avoue que je ne m'attendais à ce qui arrive vers la fin. Un récit bien mené avec du suspense. Un conseil, ne mangez pas de CloudBurger.

Lire le billet de Brize.

16 août 2020

La sentence - John Grisham

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Ca y est, je viens de terminer mon premier John Grisham. Je n'avais jamais lu de roman de cet écrivain jusqu'à présent.

La sentence (Editions JC Lattès, 499 pages) a paru juste avant le confinement et c'est en entendant de bonnes critiques lors d'un "Masque et la Plume" diffusé sur France Inter que je me suis décidée à découvrir cet écrivain qui est aussi avocat. Il a exercé dix ans dans un cabinet. Il s'est spécialisé dans les romans judiciaires se passant dans des Etats du Sud rural aux Etats-Unis. Il faut reconnaitre à M. Grisham son grand sens de la narration. La sentence est divisée en trois parties.
1ère partie - En octobre 1946, Pete Banning, la quarantaine, propriétaire respecté de plusieurs hectares de plantations de coton et fidèle de l'Eglise méthodiste dans une petite ville du Mississippi, tire sur Dexter Bell, le révérend de la paroisse. Condamné à mort, Pete Banning ne donnera jamais la raison de son geste. C'était un homme peu communicatif qui traitait bien les personnes (Noires) qui travaillaient pour lui. Il était marié et père de deux enfants.
2ème partie - Enrôlé dans un régiment de cavalerie pendant la Seconde guerre mondiale, Pete Banning va se retrouver aux Philippines et vivre un enfer comme la "marche de la mort" de Bataan en 1942, puis il sera prisonnier dans le camp d'internement O'Donnell, avant de rejoindre une unité de guerilla dans la jungle philippine et de combattre les Japonais. Il faut noter que sous la plume de Grisham, il y a une grande force d'évocation dans la description de ces événements. Revenu vivant après qu'il ait été déclaré mort, il retournera chez lui couvert de médailles.
3ème partie - Après la mort de Pete Banning, la vie devient difficile pour ses enfants, Joel et Stella, qui font des études universitaires. Liza, leur mère, a été internée de force par son mari peu de temps après qu'il soit revenu de la guerre, sans qu'on sache pourquoi. La femme du révérend assassiné et son nouvel ami attaquent la famille Banning pour obtenir des dommages et intérêts de leur part.

La sentence est un roman puissant très bien construit que je recommande. Lire le billet chez Polar, noir et blanc. Bigmammy en revanche n'a pas trop aimé.

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