Le blog de Dasola
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Pour les challenges de l'année en cours, 
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18 août 2015

Retour de ma pause vacancière (suite)

Avant Albi, nous nous sommes donc arrêtés au Château de Saissac (un des châteaux cathares) et Montolieu.

La construction du château remonte au Xème ou XIème siêcle.

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P1020204  P1020206 Maquette du château

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Pas très loin de Saissac, on va à Montolieu, petit village pentu qui s'enorgueillit d'être un village du livre avec 15 librairies d'occasion. Nous sommes entrés dans au moins trois d'entre elles, des cavernes d'Ali Baba pour ceux qui aiment les livres. C'est à Montolieu que sont situées les Editions le dilettante.

P1020195 Une rue de Montolieu avec trois librairies. 

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Nous voici arrivés à Albi, chef lieu du Tarn où la cathédrale Sainte-Cécile ("un beau tas de briques", comme m'a dit mon ami) domine la ville. 

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P1020219 Clocher de la cathédrale.  P1020215 La cathédrale sous la pluie

Je n'ai pas photographié l'intérieur car il y avait beaucoup de monde dans l'édifice à cause de la pluie. Les murs sont entièrement peints et la cathédrale est célèbre pour son jubé (ou choeur), un des rares (une dizaine en France) qui n'ait pas été détruit. L'entrée pour admirer ce choeur est de 5 euros.

Albi est la ville natale du peintre Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901). Le musée pratiquement adossé à la cathédrale est très intéressant, tout comme le Musée Lapérouse, Jean François de Galaup, comte de La Pérouse (1741-1788), étant un autre albigeois célèbre. Un grand lycée de la ville porte son nom.

P1020218 Maison natale de Toulouse-Lautrec  P1020253 Statue de Lapérouse

 

Suite et fin, demain.

3 août 2015

La facture - Jonas Karlsson

 

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Avec La facture de Jonas Karlsson (Actes sud, 188 pages), j'ai passé un joli moment de lecture. L'histoire ressemble à un conte. Un jour, en Suède, le narrateur de cette histoire reçoit une facture à payer d'un montant exorbitant (l'équivalent de près de 600 000 euros). Il n'y prête pas forcément attention car il ne sait pas à quoi la somme demandée correspond. Peu de temps après, il reçoit un rappel pour cette facture non payée majorée par des intérêts de retard. Qu'à cela ne tienne, il fait son enquête par téléphone. C'est une certaine Maud qui prend son appel et qui lui confirme qu'il est bien redevable de la somme au vu des réponses à des questionnaires auxquels il a répondu assez récemment. On lui facture une somme qu'il doit payer et qui a été calculée en fonction de son indice BV (Bonheur Vécu) depuis qu'il est né. C'est une mesure qui a été votée par on ne sait qui et qui s'applique à tout le monde. Le narrateur qui n'écoute pas la radio, ne regarde pas la télé et ne lit pas les journaux est âgé de 39 ans. Il est célibataire sans enfant, gagne modestement sa vie en travaillant à mi-temps dans un vidéo-club pour cinéphiles. Ses seuls biens matériels sont les quelques CD et DVD qu'il a chez lui et il n'est que locataire de son appartement au loyer bas. Manger une simple glace chocolat-menthe ou framboise suffit à son bonheur. Il est heureux tout simplement. On suit avec intérêt comment le narrateur va peut-être ne pas payer cette facture. Ce roman n'est pas mal écrit du tout par un acteur suédois renommé dans son pays où il est né en 1971. Une découverte sympathique.

5 mars 2015

Duane est dépressif - Larry McMurtry

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Je viens de finir la lecture d'un roman distrayant malgré son titre, Duane est dépressif, de Larry McMurtry (Editions Sonatines, 600 pages sympathiques - il se lit vite). Quand commence l'histoire, Duane Moore, 62 ans, un petit entrepreneur prospère dans le Texas, décide du jour au lendemain de laisser son pick-up au garage et de se déplacer à pied d'un point à un autre. Marié depuis 40 ans à Karla, il a quatre enfants et le double de petits-enfants. Duane m'a paru un brave type sous la plume de l'écrivain. Le fait qu'il ait décidé de marcher plutôt que prendre le pick-up alerte Karla qui décrète que son mari est dépressif. Celui-ci se rend compte que depuis 50 ans, il a mené une vie un peu vaine, voyant tout à travers les vitres de son pick-up. Sa famille compte trop sur lui et sur sa femme dès qu'il y a le moindre problème. En effet, ses enfants souffrent de différentes addictions. Ils vivent tous ensemble dans la grande maison familiale, endroit où survient au moins une catastrophe quotidienne. A partir de ce jour, il laisse à un de ses fils la direction de son entreprise. Duane emménage dans une cabane distante de 10 km de la maison (presque tous les jours, il parcourt cette distance à pied). Tout seul, il aime se mettre dans un transat pour regarder le ciel étoilé. Qui dit dépression, dit psy. Duane va aller consulter à pied (puis à bicyclette) une psychiatre, Honor Carmichael, une femme qui préfère les femmes. La vie de Duane va prendre un tournant. Je vous laisse découvrir les personnages hauts en couleur que Duane côtoie ainsi que les péripéties qui jalonnent le récit et dans lequel A la Recherche du temps perdu de Marcel Proust joue un rôle non négligeable. Ce n'est pas le roman du siècle, mais j'ai beaucoup beaucoup aimé. Merci à Keisha qui l'a recommandé et m'a donné envie de le lire.

6 juin 2015

Les douze tribus d'Hattie - Ayana Mathis

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J'avoue tout de suite que je m'attendais à autre chose du premier roman "éblouissant" (dixit la 4ème de couverture) d'Ayana Mathis (Editions Gallmeister, 300 pages). Hattie est une afro-américaine qui, en 1925, vient d'avoir des jumeaux à 17 ans. Arrivée de Georgie en 1923, elle s'est installée à Philadelphie avec son mari August. Les titres de chapitre qui composent le roman se réfèrent aux prénoms des onze enfants (cinq garçons et six filles) et une petite-fille d'Hattie. En 1925, les deux jumeaux d'Hattie, Philadelphia et Jubilee (un garçon et une fille), âgés de sept mois, souffrent d'un refroidissement. Ils sont gravement malades. Dans le chapitre suivant, en 1948, il est question de Floyd, joueur de trompette dans un "jazz band" à la sexualité trouble: il aime autant les garçons que les filles (situation pas évidente pour un Noir, à cette époque, aux Etats-Unis). Puis nous passons à Six, un garçon de quinze ans qui en 1950 va devenir un rêvérend prêcheur dans une église baptiste. Je m'arrête là, ne voulant pas évoquer chacun des chapitres. L'histoire s'arrête en 1980 avec Sala, la petite-fille d'Hattie. Hattie est réellement le personnage central de cette histoire, une femme, une mère et une épouse déçue par son mari. Elle restera marquée par la disparition de ses deux premiers enfants. Elle ne croit pas vraiment en Dieu et elle considère que le monde n'est pas gentil. Elle a un caractère difficile, effrayant parfois ses enfants quand ils sont petits. Elle ne semble pas très maternelle mais ses enfants ont été tout pour elle. Hattie a dû se battre jour après jour pour donner à manger aux siens. Le reproche principal que je ferais au roman est que tout est survolé. On ne sait pas ce que deviennent les enfants d'Hattie, les années passant. D'un chapitre à l'autre, on n'entend plus parler d'eux ou presque. Et certains chapitres ne m'ont pas touchée plus que cela. Enfin, j'ai trouvé que l'écriture d'Ayana Mathis n'avait rien d'exceptionnel. Une lecture pas vraiment indispensable selon moi. Lire les billets d'Alex-mot-à-mots, d'Anne, d'Evalire.

28 mai 2015

Meursault, contre-enquête - Kamel Daoud

 

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Meursault, contre-enquête de Kamel Daoud (Actes sud, 150 pages) est un roman intelligent, riche et très bien écrit qui m'a beaucoup plu. C'est un livre écrit par un "Arabe", un Algérien qui fait honneur à la langue et à la littérature françaises. Journaliste vivant à Oran, Kamel Daoud, né en 1970, est un écrivain sur lequel on devra compter (enfin je l'espère). Ce roman (le premier de l'écrivain), publié d'abord en Algérie en 2013, évoque des thèmes qui ont créé une polémique en Algérie. En revanche, dans ce pays où les livres sont peu diffusés, Meursault, contre-enquête a été vendu à près de 6000 exemplaires (un vrai succès). Le titre très évocateur renvoie bien évidemment au Meursault dans l'Etranger de Albert Camus qui (dans ce roman camusien) tue en 1942 sur une plage, près d'Oran, un Arabe dont on ne sait jamais le nom. Dans le roman de Daoud, le narrateur de l'histoire s'appelle Haroun, il s'agit du frère de l'"Arabe". Avec sa mère M'ma, Haroun a vécu dans le souvenir de cette tragédie. 68 ans après, Haroun, devenu un vieil homme en attendant peut-être la mort, revient sur ces événements. Grâce à lui, on apprend que son frère l'"Arabe" s'appelait Moussa. Haroun ne s'est jamais marié mais il a néanmoins aimé. Devenu fonctionnaire à l'inspection des domaines, il a mené une vie terne en vivant au côté de sa mère. Ce roman permet surtout à Kamel Daoud d'évoquer l'Algérie plus contemporaine qui n'a pas su se moderniser, où la religion prime sur tout le reste. Haroun, qui est devenu athée, déteste la religion qui est pour lui "... un transport collectif que je ne prends pas. J'aime aller vers ce Dieu, à pied s'il le faut mais pas en voyage organisé...". Je le fais rarement, mais j'ai lu une partie du texte à haute voix pour m'en imprégner. Un roman passionnant (qui a été récompensé du Goncourt du 1er roman 2015 et du Prix François Mauriac 2014) que je vous conseille. Il faut noter la première phrase de chacun des deux romans. Dans L'Etranger, « Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. » Dans Meursault, contre-enquête, « Aujourd'hui, M'ma est encore vivante ».

Lire le billet plus négatif de Malika.

25 avril 2015

Un membre permanent de la famille - Russell Banks / Attention au parquet! - Will Wiles

Je viens d'achever coup sur coup, un recueil de nouvelles de l'Américain Russell Banks (je n'avais encore rien lu de cet écrivain) et le premier roman d'un écrivain britannique Will Wiles, né aux Indes.

Je commence par douze nouvelles écrites par Russell Banks, rassemblées dans un recueil portant le titre de la seconde des nouvelles, Un membre permanent de la famille (Actes sud, 240 pages). Leur longueur est variable mais elles ne dépassent pas une trentaine de pages. J'ai vraiment beaucoup aimé huit nouvelles sur douze (ce qui n'est pas mal). Parmi elles, mes deux préférées sont Un membre permanent de la famille (il s'agit d'une chienne) et Blue (assez horrifique). Dans Un membre..., un couple, parent de trois filles, vient de se séparer. La garde alternée pour les trois filles ne posent pas de problème. En revanche, pour les animaux de la famille, les choses ne se déroulent pas aussi simplement: autant le chat mâle appelé Scooter est considéré comme le chat du père (et il s'installe chez lui), autant Sarge, la vieille chienne arthritique, à moitié aveugle et presque sourde, n'arrive pas à s'habituer la séparation de cette famille qu'elle considère comme sa meute. La fin de la nouvelle laisse un sentiment de tristesse. Dans Blue, à Miiami, Ventana, une femme noire, ayant économisé pendant trois ans, a bien l'intention de s'acheter une voiture pour être un peu plus indépendante. Ventana, 47 ans, va dans un concessionnaire de voitures d'occasion qu'elle a repéré depuis un moment avec 3500 dollars cachés dans son corsage. Ventana étant arrivée en fin d'après-midi va jusqu'au fond du parc pour regarder les voitures. Personne ne fait attention à elle et la voilà enfermée. Tout à coup, elle se retrouve face à face à un énorme pitbull, toutes babines dehors. Je vous laisse découvrir ce qui va se passer. Personnellement, l'histoire m'a fait peur. Comme d'autres nouvelles du recueil, Russell Banks termine son histoire de manière abrupte alors qu'on aimerait savoir ce qu'il va se passer. J'ai aimé le style très concis de l'écrivain. Lire le billet d'Eva.

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Et maintenant, je passe à Attention au parquet! (Liana Levi, 295 pages) qui est un roman loufoque, ordonné (il se passe sur une période de huit jours), un peu long au démarrage, mais au final, j'ai beaucoup aimé cette histoire dans laquelle le narrateur va vivre un cauchemar éveillé. Ce narrateur, dont on ne connaîtra pas le nom, quitte Londres pour un pays d'Europe de l'ancien bloc de l'Est afin d'occuper temporairement un bel appartement appartenant à son ami musicien Oskar, maître du bon goût. En effet, l'appartement respire la propreté et il est meublé avec goût. Il est clair, bien agencé. Le sol est entièrement recouvert d'un parquet en chêne français sans défaut. Les locataires de l'appartement sont deux chats joueurs que le narrateur doit nourrir. Il doit les empêcher d'aller sur le sofa et les fauteuils du salon. Tout est luxe et volupté. Oskar, quant à lui, est parti à Los Angeles afin de régler son divorce. Il a laissé à son ami plein d'instructions sur des feuillets disséminés dans tout l'appartement. Les recommandations sont particulièrement précises concernant le parquet en cas "d'accident": tâches, rayures, etc. J'ai suivi avec beaucoup d'intérêt à partir du cinquième jour (p.145) la descente aux enfers vécue par la narrateur. Je vous laisse découvrir comment il en est arrivé là. C'est un roman grinçant mais somme toute assez drôle malgré la fin tragique d'un chat et d'une femme de ménage (mais chut!).

Lire les billets de Clara et Cathulu.

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4 avril 2015

Guatemala - 2

Je continue sur le Guatemala avec la suite des visites de sites Mayas: Quiriga et ses hautes stèles et surtout Copan au Honduras à 12 km de la frontière du Guatemala.

P1010145  Une stèle datant de 775 après J.-C.

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P1010175 L'une des plus hautes stèle de Quirigua.

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P1010182 Un autel.

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P1010165 Les stèles protégées sous des toits de chaume.

P1010171 Une chimère.

 

 

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Pour atteindre Copan, le plus beau site visité, où les aras sont nombreux, il faut passer la frontière pour atteindre le Honduras.

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P1010217  P1010221 un kapokier.

Quand vous arrivez dans le site de Copan, vous êtes accueilli par des aras en liberté (ils sont nourris trois fois par jour). Les vols de aras sont superbes. On en prend plein les yeux. C'est un oiseau monogame qui peut atteindre l'âge vénérable de 100 ans.

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P1010237 Un des nombreux tumulus qui abrite un édifice. Depuis presque 1000 ans, la nature a repris ses droits, en particulier les arbres aux longues racines.

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P1010244 La plupart des sculptures sur le site sont des copies. Les originaux sont conservés dans un vaste musée à l'entrée du site.

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P1010247 Un édifice à moitié enfoui avec un arbre au mileu.

P1010251 P1010258 P1010259 Un autel : sur chaque côté sont réprésentés les 16 rois mayas qui ont régné à Copan (entre 400 et 800 après J.-C.), dont le plus célèbre est le 13ème, surnommé "18-lapin", qui a été décapité lors d'un sacrifice.

P1010274 Le dieu Jaguar.

P1010275 Le Soleil.

P1010289 Le terrain de jeu de pelote.  P1010325

P1010304 Il y a encore des traces de couleur sur certains bâtiments: la couleur principale utilisée par les Mayas était le rouge. Les deux autres couleurs étaient le jaune et le bleu.

P1010301 Et voici, recouvert par une bâche, le fameux escalier hiéroglyfique: il "comporte le plus long texte maya connu (2 200 glyphes), sculpté avec beaucoup de précision dans la pierre des contremarches. Malheureusement, sur les 63 marches, seulement 15 ont été trouvées encore à leur place, dont 5 partiellement détruites : les autres s'étant effondrées, elles ont été replacées de façon arbitraire lors de la restauration de l'édifice en 1935. Il n'a donc pas été possible de déchiffrer entièrement le puzzle incomplet actuel; le texte constitue une chronique de la dynastie copanèque depuis le premier roi Yax K'uk' Mo'. Les cinq statues assises tout au long du milieu de l'escalier représentent les cinq prédécesseurs de K'ak' Yipyaj Chan K'awiil. Ce dernier est représenté sur la Stèle M qui se trouve au pied de l'escalier" (source Wikipedia).

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P1010320 Un des côtés de l'escalier.

P1010291 J'aime beaucoup cette tête.

P1010322 Encore des traces de couleurs.

 

P1010328 Un bel oiseau.

P1010330 Une des stèle sur la place de Copan.

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P1010361 Les 5 dernières photos ont été prises dans le musée de Copan. Grand édifice aéré.

Suite dans un prochain billet.

2 avril 2015

Guatemala - 1

Pour mon premier billet sur le Guatemala, je commence par un site Maya (les sites que l'on visite ont tous été abandonnés par les Mayas au plus tard vers 1000 après J.-C.). La nature a repris ses droits en enfouissant les bâtiments. Le site de Ceibal (ou Seibal) dans le département du Petén n'a rien de remarquable, mais il est peuplé de singes hurleurs dont le cri impressionne. On ne les a pas vus, mais on les a beaucoup entendus en fin d'après-midi, une heure avant que le soleil ne se couche. Je rappelle que, dans cette région, le soleil se lève à 6H du matin et se couche à 18H toute l'année. Le pays n'a pas de paysages grandioses, mais il est montagneux avec quelques volcans en activité, et il a une belle végétation tropicale: bananiers, caféiers, cacaoiers. Le Guatemala comme toute l'Amérique centrale est une zone sismique, car il est situé au carrefour de trois plaques tectoniques.

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P1000738 Voici le site de Ceibal représenté sur une maquette.

P1000740 Seul le petit édifice au milieu de la photo a été mis au jour, tout le reste est encore enfoui.

P1000746  Voilà l'édifice. Quelques stèles disséminées aux alentours sont protégées par des toits de chaume.

P1000748 Comme celle-ci ou celle-là. P1000762

P1000742 Les photos représentent le Ceiba (Fromager ou Kapokier), l'arbre sacré des Mayas. Pendant ses vingt premières années, l'écorce de l'arbre est couverte d'épines coniques dont se servaient les Mayas pour se percer les oreilles, les lèvres et même le sexe.

P1000825       P1000827 Un ceiba vieux de 300 ans à l'entrée du parc et site archéologique de Tikal situé au nord Guatemala dans la région de Peten (comme Ceibal).

Concernant Tikal, c'est semble-t-il le site archéologique le plus connu du Guatemala. Il a une superficie de 16 km2.

 

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P1000884  La place principale de Tikal.

P1000888  Sur cette photo, on voit le terrain du jeu de pelote (les Mayas y jouaient). Il semble qu'à à l'issue du jeu les vainqueurs étaient sacrifiés, car le sacrifice était un honneur suprême. La connotation religieuse était très forte.

 

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P1000911 Tikal vu du sommet du Temple IV: avec les arbres feuillus et très hauts, on ne voit que peu de choses.

P1000916  P1000922 Mygale ou Tarentule? Je ne me rappelle plus. Elle était très pacifique. La main est celle d'un des gardiens de Tikal.

P1000851 Une termitière (les termites sont minuscules), on en a vu plusieurs dans le parc de Tikal.

 

P1000927 Un singe araignée ou atelle, perché haut dans un arbre à la sortie du parc de Tikal.

 La suite dans un prochain billet.

PS: pour ceux qui me demandent des nouvelles de mon amaryllis, je l'ai retrouvée en pleine forme: elle fleurit bien au bout d'une grosse tige interminable.

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27 mars 2015

Guatemala - préambule

De retour après 10 jours de circuit au pays des Mayas, j'ai pris beaucoup de photos (plus de 1000) de la faune, de la flore, des sites mayas et de la population guatemaltèque. Ce fut un voyage magnifique plein de couleurs et de soleil.

Voici quelques photos avant quelques billets plus longs.

P1000684 Un Quetzal, l'oiseau mythique du Guatamala. Il est en voie de disparition. C'est l'emblème du pays.  On a eu une chance incroyable d'en voir un. Les plumes de la queue servaient d'ornements sur les coiffes des nobles Mayas.

P1000760 Une stèle sur le site de Ceibal

P1000790 Un lever de soleil sur le lac Péten Itza

P1000890 Le site de Tikal, le temple n°2 sur la place principale

 

P1010234 Un des nombreux aras en liberté sur le site de Copan au Honduras (à la frontière du Guatemala).

D'autres billets suivront mais il faut que je me remette du décalage horaire et que je trie mes photos.

16 novembre 2014

Silex and the City - 5. Vigiprimate - Jul / Le perroquet des Batignolles (T.2): La ronde des canards - Boujut, Tardi et Stanilas

Voici deux BD que j'attendais avec une certaine impatience, le 5ème tome de Silex and the City et la suite (et pas encore fin) du Perroquet des Batignolles.

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Je commence donc par Silex and the City - 5. Vigiprimate de Jul (Editions Dargaud) où l'on retrouve, comme dans les quatre précédents (il paraît un tome par an), la famille Dot Com en -40 000 avant J.-C. Dans cet album, URL (le garçon) et Web (la fille) décident de quitter le "nid familial" et la vallée. URL part travailler dans une ONG dans le Maghreb paléolithique tandis que Web a gagné à la loterie sa "Darwin card" qui lui permet de partir aux USA (dans le néolithique) pour travailler. Elle rêve de faire du cinéma. Quant aux parents, Spam et Blog, ils décident de faire un voyage en amoureux au Maroc. Pendant sa mission, URL est enlevé par des terroristes. Je vous laisse découvrir comment il sera libéré avec d'autres otages grâce à Web. Une fois de plus, Jul fait une transposition de notre monde actuel dans la préhistoire avec beaucoup d'humour. C'est vraiment un album dans l'air du temps. J'attends bien entendu la suite.

Lire les billets sur les tomes précédents ici, ici et là.

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Je continue avec Le perroquet des Batignolles - La ronde des canards de (Michel) Boujut, Tardi et Stanislas (Editions Dargaud). Je ferais remarquer qu'il y a eu un intervalle de trois ans entre la parution du premier album et celui-ci: c'est long. D'autant plus que cinq albums en tout sont prévus (d'après mes renseignements). J'espère que l'intervalle sera moins long avant le prochain. Je rappelle que cette BD est une adaptation d'un feuilleton radiophonique diffusé sur France Inter en 1997.

Nous retrouvons Oscar Moulinet, preneur de son à Radio France, dans sa quête de canards en or où sont dissimulés des bouts de bandes magnétiques. Ces bandes mises bout à bout délivrent un message énigmatique énoncé par Emil Schmutz, vendeur de faux tableaux. Le mystère s'épaissit. Le perroquet fait quelques apparitions indirectes. Il est pas mal question du quartier des Batignolles, de cinéma, de Lyon et de l'institut Lumière, du Louvre et du Radeau de la Méduse. C'est un album très coloré. A la fin de l'épisode, on n'est pas très avancé sur l'énigme et beaucoup de nouvelles questions se posent. Vivement la suite (dans pas trop longtemps, donc, j'espère).

2 novembre 2014

Les Vieux fourneaux: Ceux qui restent / Les Vieux fourneaux: Bonny and Pierrot - Lupano et Cauuet

Je vais enfin chroniquer Les Vieux fourneaux: Ceux qui restent après que de nombreux blogueurs/-euses l'aient fait avant moi. C'est parce que le deuxième tome Les Vieux fourneaux: Bonny and Pierrot vient juste de paraître. Et je pense qu'un tome 3 ne tardera pas (1).

Dans Les Vieux fourneaux: Ceux qui restent, on fait la connaissance de Pierrot, Antoine et Mimile qui forment un trio de septuagénaires assez irrésistibles. Anciens ouvriers syndicalistes, Pierre et Antoine ont gardé leur franc-parler. Antoine vient de perdre sa "chère et tendre" Lucette avec qui il était marié depuis 54 ans. Antoine et Mimile sont venus pour le consoler à l'occasion de ces funérailles (ils arrivent en retard). On fait aussi la connaissance de la petite-fille d'Antoine, Sophie, enceinte jusqu'aux yeux, tout le portrait de sa grand-mère (et elle en a le caractère). Comme cette histoire, qui se passe entre la France et la Toscane et entre le passé (les années 60) et le présent, a été pas mal dévoilée sur différents blogs (Noukette, Aifelle, Violette, Moka ou Stephie, sans oublier A_girl_from_earth, pas plus séduite que cela), je n'y reviendrai pas. Je trouve que c'est un album qui mérite plusieurs lectures. Personnellement, j'avoue avoir été un peu déçue à ma première lecture de ce tome que je n'avais pas trouvé si drôle que cela. Et je n'avais pas forcément compris toute l'histoire. Mais en le relisant, j'ai saisi tout le sel de cette histoire bien menée avec des personnages attachants. Certaines répliques font vraiment mouche. Et j'ai donc été très contente (mon ami aussi) de retrouver les trois v... - pardon, seniors - ainsi que Sophie dans un deuxième tome plein de rebondissements (je conseille de lire les deux tomes dans l'ordre).

Dans Les Vieux fourneaux: Bonny and Pierrot, Sophie a accouchée d'une petite Juliette, elle s'occupe toujours de son théâtre de marionnettes (qu'elle a repris à la suite de sa grand-mère Lucette). En voulant soutenir une cause qui tient à coeur à Pierrot (à la fin du premier tome, elle est devenue millionnaire en euros), Sophie crée un drame en envoyant une grosse somme d'argent en liquide à Pierrot avec un mot signé "Ann Bonny" (coïncidence, Ann Bonny était le surnom d'une femme appelée Anita que Pierrot avait tendrement aimé cinquante ans auparavant et qu'il croyait morte). Bien entendu Pierrot est bouleversé. Pendant ce temps, on suit les tribulations d'une bandes de papis et mamies qui commettent des "attentats gériatriques". Ils habitent dans des îlots de l'Archipel Anarchiste Autonome (réseau dont fait partie Pierrot). Je vous laisse découvrir le stratagème astucieux de Sophie qui va convaincre Pierrot qu'Ann Bonny n'est pas Anita, 50 ans après. Dans les nombreuses péripéties de cet album, vous constaterez qu'il est difficile de trouver une baguette de pain toute simple, et aussi comment des airbags peuvent se transformer en bombes redoutables. Si je vous disais que j'ai préféré ce deuxième tome au premier? Je recommande absolument.

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(1) Tome 3, Celui qui part, chroniqué le 16/11/2015.

21 octobre 2014

Andalousie (Al Andalus) 4/4 - Antequera, Malaga, Marbella, Ronda, et Jerez de la Frontera

Comme annoncé, voici mon quatrième et dernier billet sur mon circuit Andalou.

Le soleil ayant été de la partie jusqu'au bout, on a pu admirer des paysages magnifiques sur fond de ciel bleu. Après Grenade et l'Alhambra, nous avons fait un arrêt à Antequera qui est considérée comme le coeur et le poumon de l'Andalousie. Elle fait partie de la province de Malaga.

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En contrebas de cette arche des géants, on peut voir un chantier de fouilles de thermes romains:

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Nous sommes arrivés à Malaga, fondée par les Phéniciens au VIIIème siècle avant J.-C. au bord de la Méditerranée: une grande ville que j'ai trouvée sympathique.

P1050099 Une vue des arènes

P1050103 Le théâtre romain construit à l'époque de l'empereur Auguste, où Malaga était sous domination romain. Ce théâtre se situe en contrebas de l'Alcazaba qui est un palais et une forteresse, bâti au XIème siècle quand Malaga a été sous domination arabo-berbère.

P1050105 Les fortifications de l'Alcazaba.

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P1050108 Théâtre romain et Alcazaba

Après un arrêt à Marbella, station balnéaire très connue mais pas forcément inoubliable...

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...nous sommes arrivés à Ronda, capitale spirituelle de la tauromachie. Ses arènes (Plaza del toros) qui sont les plus anciennes d'Andalousie, datent de 1785.

P1050118 P1050119 La salle de restaurant où nous avons déjeuné, dont les murs sont entièrement recouverts de souvenirs divers et variés sur la tauromachie.

P1050120 P1050126 Dans ces arènes s'est déroulée la première corrida moderne en 1785.

Ronda est aussi connue pour sa gorge de 170 m de profondeur (El Tajo). Cette gorge coupe la ville en deux. Quand on regarde vers le bas, on se dit qu'il ne faut pas avoir le vertige.

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Je termine par Jerez de la Frontera, célèbre pour son vin (Xérès en français ou Sherry pour les Anglais, 16° et 36° de taux d'alcool).

C'est aussi une ville bien connue pour son école équestre et ses célèbres chevaux andalous. On a visité le musée équestre et assisté à un entraînement des chevaux: cela a beaucoup d'allure. Les photos étaient interdites.

Cela ne m'a pas empêchée de prendre en photo un couple de chevaux, en bronze, qui si trouve sur une place de Jerez : un étalon et une jument.

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Pour conclure, pour ceux qui veulent aller en Andalousie, c'est 2H15 d'avion de Paris jusqu'à Séville. Y aller hors saison si possible. Le mois d'octobre est un mois idéal. J'ai noté l'afflux de touristes asiatiques jeunes dans tous les lieux connus: c'est impressionnant. Et, selon les guides à qui j'en ai parlé, ce n'est que le début. Petite mise en garde pour terminer: pour ceux qui aiment (comme moi) envoyer des cartes postales, acheter les timbres de préférence dans une poste "Correos". J'ai appris qu'il existe des services privés qui éditent des timbres (j'en ai acheté à un marchand de cartes postales). Ces timbres sont vendus plus chers et vos cartes n'arriveront pas, si vous les avez naïvement déposées dans une boite aux lettres "normale".

Voilà, je suis prête à repartir en Andalousie.

15 octobre 2014

Andalousie (Al Andalus) 1/4 - Séville

Et maintenant, voici mon premier billet sur l'Andalousie où j'ai passé une semaine enrichissante. Je suis remontée loin dans le passé. Très belle région où trois religions (juive, musulmane et chrétienne) ont cohabité en bonne intelligence pendant quelques siècle, du VIIIème au XIème siècle. Cette région a été conquise tour à tour par les Phéniciens (XIème siècle avant J.-C.), par les Grecs, puis par les Carthaginois en même temps que les peuples ibères (VIème au IVème siècle avant J.-C.), puis les Romains sont arrivés et l'Andalousie est devenue une province romaine appelée la Bétique. Ensuite, les Wisigoths occupèrent l'Andalousie dans les premiers siècles de notre ère suivis par les Berbères emmenés par Tarik en 711 après J.-C. L'Andalousie devenue Al Andalus est d'abord un Emirat puis un Califat. Cordoue rivalisait avec Bagdad à cette époque. C'est alors que les Chrétiens deviennent prépondérants à partir des années 1200 (en 1236, chute de Cordoue et de la dynastie des Almohades). 1492 est une année marquante à plus d'un titre: découverte de l'Amérique par Christophe Colomb et l'arrêté d'expulsion des Juifs d'Espagne (Sefarad) par Isabelle de Castille et Ferdinand d'Aragon. Jusqu'au XXème siècle, l'Andalousie n'a eu de cesse de laisser des bâtiments remarquables qui font aujourd'hui l'admiration des touristes. L'Andalousie est d'une grande richesse architecturale tant en qualité qu'en quantité.

Voici quelques exemples en photo.
Je commence par Séville où j'ai débuté mon circuit.
La place d'Espagne construite pour l'exposition ibéro-américaine de 1929:

P1000341 Elle forme un hémicycle.

P1000340 Elle est traversée par des canaux. Et quatre ponts (représentant les quatre provinces fondatrices de l'Espagne) enjambent ces canaux.

P1000376 Un bâtiment face au musée archéologique à côté de la Place d'Espagne. Je l'ai prise pour les reflets dans l'eau.

P1000376 D'ailleurs (à la demande de mon ami), voici la photo à l'envers...

P1000398 L'une des deux tours de la place d'Espagne

P1000409 Deux exemples de céramique peinte (azuleros) représentant les provinces d'Espagne

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P1000418 La Tour d'or sur les bords du Guadalquivir. Elle fut érigée au XIII siècle sous la domination Almohade

P1000354 La cathédrale de Séville avec la Giralda

P1000424 La Giralda qui domine la cathédrale est l'ancien minaret de la Grande Mosquée almohade. Aucune autre construction ne doit atteindre sa hauteur.

 

P1000429 L'intérieur de l'Alcazar qui a été bâti vers 844 sous les Omyyades d'Espagne.

P1000431 L'Alcazar encore

P1000435 Un des plafonds. Pendant mon voyage, j'ai fait beaucoup de photos de plafonds, qui sont des merveilles.

 

P1000436 Toujours l'Alcazar (+ photo suivante)

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P1000353 Un patio

Sur les 6 km de remparts de Seville que Bizet nous fait connaître, il en reste 500 mètres.

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P1000416 Comme beaucoup de villes en Espagne, voici les arènes (Plaza de toros) où on assiste à des corridas. Il y a de moins en moins, le football est passé par là.

La suite de mon voyage (Cordoue) dans mon prochain billet.

25 août 2014

Puzzles

J'aime faire des puzzles. C'est un plaisir que j'ai gardé de mon enfance, un loisir calme et de patience. Ce qui me plaît surtout, ce sont les puzzles de 1000 pièces, avec de belles images (reproduction d'oeuvres de peinture). J'ai l'impression qu'on en trouve de moins en moins dans le commerce. Je peux y passer des heures au total, et surtout laisser étalé le puzzle en cours sur une table durant des semaines, en y mettant quelques pièces de temps en temps. Il faut me voir, ma grosse loupe à la main, tâchant de comparer la pièce que je tiens avec la photo sur la boite. J'ai aussi besoin de la lumière du jour. Ce n'est pas tellement un loisir d'hiver pour moi. En général, je commence par le cadre, puis par les éléments les plus faciles, et je remplis peu à peu. Un puzzle de 1000 pièces représente plus ou moins 50 x 65 cm. Il y a quelque temps, j'avais commencé un puzzle de 1500 pièces, mais l'image ne me parlait pas assez, j'avais l'impression de ne pas avancer, je l'ai défait et rangé. Il faudra que je le reprenne plus tard. Tout à la fin, ce qui est frustrant, c'est quand il reste encore 1 ou 2 trous, et que la boite est vide de pièces. Il faut alors chercher par terre, sous les meubles, sur la table... Ca m'est encore arrivé pour ce puzzle-ci. Je l'avais acheté après ma visite à Giverny.

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22 juin 2014

Two Faces of January (Les deux visages de Janvier VF) - Hossein Hamini

Sorti mercredi 18 juin 2014, Two Faces of January d'Hossein Hamini est un film assez prenant jusqu'au final (je suis moins dure que ffred qui s'est ennuyé). L'histoire est adaptée d'un roman de Patricia Highsmith, qui porte le même titre et que je ne connaissais pas. En 1962, un couple d'Américains, Colette (Kirsten Dunst) et Chester McFerland (Viggo Mortensen), font un voyage d'agrément en Grèce, et séjournent à Athènes. Là, ils croisent Rydal (Oscar Isaac), un américain comme eux, qui parle grec. Son métier de guide lui permet aussi d'escroquer les touristes. Il est tout de suite fasciné par Colette. On découvre assez vite que ce couple fortuné qui semble sans histoire n'est pas aussi lisse qu'il le paraît. Ils ont beaucoup à se reprocher. Le film bénéficie d'une lumière superbe et d'une belle musique d'Alberto Iglesias (le compositeur de prédilection des films de Pedro Almodovar). Les paysages grecs dont ceux d'Heraklion et de Crète sont bien filmés. Les spectateurs dans la salle où j'étais m'ont semblé assez captivés par cette histoire criminelle où les décès surviennent accidentellement (?). J'ai trouvé la mise en scène fluide. L'une des dernières séquences qui se passe à Istanbul est très réussie. Le couple formé par Viggo Mortensen et Kirsten Dunst m'a paru crédible. A vous de voir. En tout cas, je compte bien lire un jour le roman reparu pour l'occasion et dont j'ai trouvé une édition de 1986 dans la bibliothèque loisirs dont je m'occupe.

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13 juin 2014

Les brumes de l'apparence - Frédérique Deghelt / Les amants imparfaits - Pierrette Fleutiaux /Caprice de la reine - Jean Echenoz

En préambule, je voudrais dire que les trois livres ci-dessous n'ont pas vraiment été des coups de coeur même si du point de vue littéraire, je n'ai rien à redire. Mais les sujets ne m'ont pas enthousiasmée surtout les deux premiers.

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Les brumes de l'apparence de Frédérique Deghelt (Actes sud, 360 pages, paru en mars 2014) est le premier roman que je lis de cette auteure. Et je l'ai fait par hasard. J'avoue que l'histoire m'a laissée perplexe. Gabrielle, une Parisienne dans la quarantaine, apprend qu'elle a hérité d'un domaine composé de deux maisons en ruine au milieu d'une forêt traversée par un cours d'eau en plein centre de la France. Gabrielle a une vie active bien remplie, un grand fils et un mari chirurgien esthétique. Avant de les mettre en vente, elle est amenée à passer une nuit dans une des maisons sans électricité et sans réseau téléphonique. Coupée du monde des vivants, dans cet endroit hanté par un ancêtre malfaisant, elle va se découvrir médium: elle voit des personnes décédées. Sa vie privée va s'en trouver bouleversée. Je ne m'attendais pas à ce genre d'histoire. Frédérique Deghelt va jusqu'au bout de son propos avec exorcisme à l'appui. Surprenant.

 

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Les amants imparfaits de Pierrette Fleutiaux (Babel, 300 pages, 2007). J'ai acheté ce roman (paru en 2005 aux éditions Actes Sud) à la foire "Lire à Limoges" en avril dernier. Il m'a été gentiment dédicacé par Mme Fleutiaux. Comme pour Frédérique Deghelt, c'est le premier roman que je lis de cet écrivain. A nouveau, je ne peux pas dire que j'ai été emballée par l'histoire de Raphaël et des jumeaux Camille et Léo. Pierrette Fleutiaux écrit d'une façon qui m'a paru complexe en prenant beaucoup de chemins détournés (ce qui ne m'a pas rendu la lecture facile) pour nous raconter comment Raphaël, 20 ans, Léo et Camille, 17 ans, comparaissent devant un tribunal. Il faut attendre presque 300 pages pour le savoir. Raphäel qui est aussi le narrateur raconte sa rencontre avec Léo et Camille quand il avait 9 ans et les jumeaux 6 ans, dans une petite ville de province au centre de la France. Issus d'une famille aisée, Léo et Camille qui se ressemblent beaucoup fascinent Raphaël (né, lui, dans une famille modeste). Son père est décédé et c'est sa mère qui l'élève. Et pourtant Léo et Camille m'ont paru être des êtres assez ambigus (j'ai cru deviné qu'ils avaient une relation incestueuse), ni très sympathiques ni intéressants. Je suis restée très en dehors de cette histoire et j'ai fini soulagée d'avoir été jusqu'au bout.

 

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Je termine avec Caprice de la reine de Jean Echenoz (Editions de Minuit, 120 pages), qui rassemble sept récits disparates de longueurs inégales. J'ai retenu le premier, intitulé "Nelson". En 7 pages concises et précises, Echenoz nous raconte un moment dans la vie de l'Amiral Nelson en 1802. Borgne, manchot, souffrant de sequelles du paludisme et du mal de mer (!), il est invité à un dîner dans le Suffolk. Là entre deux plats, il quitte la table des convives, s'en va à l'orée des bois alentour et plante des glands qui donneront des arbres. Ces mêmes arbres serviront à contruire des bateaux et des tonneaux. C'est d'ailleurs dans un tonneau rempli d'eau-de-vie que le corps de l'amiral sera conservé, quand il mourra à la bataille de Trafalgar. On retrouve tout l'art d'Echenoz dans ce récit. J'ai aussi beaucoup aimé "Génie civil" (40 pages), sur l'histoire des ponts en général, et d'un pont en particulier, situé en Floride. Un dénommé Gluck, ingénieur en génie mécanique et spécialiste des ponts, est le fil conducteur de cette histoire. Ayant donné rendez-vous à une jeune femme près d'un pont en Floride, il va être le témoin impuissant de la collision d'un bateau contre le pont et tout ce qui s'ensuit à cause d'un orage hors norme. Une fois encore, Echenoz déploie son talent d'écrivain en peu de mots mais tellement évocateurs. Les cinq autres récits m'ont moins convaincue. De cet écrivain, je préfère les quatre romans que j'ai déjà lus.

10 juin 2014

Les poings contre les murs (Starred up) - David Mackenzie

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Mercredi 4 juin 2014 est sorti un film que je vous conseille malgré son sujet dur et ses images brutales (le film est interdit aux moins de 12 ans). En Grande-Bretagne, Eric Love, 19 ans, un jeune homme prêt à en découdre, vient d'être transféré d'un centre pour déliquants mineurs vers une prison pour adultes "starred up" (en VO). Dès la première séquence, le spectateur est mis dans le bain. Eric subit une fouille en règle et est installé dans une cellule individuelle. A partir de là, Eric enchaîne les comportements violents (c'est un écorché vif). On découvre par bribes qu'Eric a eu une enfance difficile, victime de la violence des adultes. Balloté de foyer en foyer (sa mère est partie), Eric retrouve son père Neville qui purge une peine à perpétuité dans la même prison. Eric sait se défendre, mais devient la tête de turc de certains détenus et de membres du personnel pénitentiaire (qui le prennent pour un individu irrécupérable). Cependant, son père, lieutenant d'un des caïds de la prison, veille sur lui. Par ailleurs, un éducateur de prison qui s'est attaché à Eric arrive à le convaincre de suivre quelques séances de thérapie en petits groupes qui ont pour but de canaliser la violence. Le film ne laisse aucun répit au spectateur. Jusqu'au bout, on se demande comment tout cela va tourner. Le réalisateur sait maintenir le suspens et aucune scène ne tombe dans le sordide. Après R, voici un deuxième film très réussi sur l'univers carcéral d'autant plus que tous les acteurs sont excellents, Jack O'Connell (Eric) en tête. Le film a été tourné dans une prison désaffectée en Irlande du nord. Lire le billet de Wilyrah.

8 avril 2014

Lire à Limoges 2014

Comme l'année dernière (où je n'avais pas fait de billet, mon dernier remonte à 2011), je me suis rendue au salon "Lire à Limoges" où Françoise Chandernagor était l'invitée d'honneur. Cette manifestation s'est déroulée du 4 au 6 avril 2014. L'entrée est libre. Sous un grand barnum, les auteurs sont rassemblés côte à côte autour de stands. Je m'y suis rendue à deux reprises, le samedi 5 avril. D'abord en matinée où l'affluence était raisonnable. Là, j'ai pu parler quelques instants avec Pierrette Fleutiaux très souriante et sympathique. Elle m'a dédicacée deux de ses romans, Des phrases courtes, ma chérie et Les amants imparfaits.

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Assise tout à côté, il y avait Françoise Chandernagor, tout aussi souriante même si ce n'est pas évident sur la photo.

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Sinon, de nombreux lecteurs attendaient leur tour pour avoir une dédicace de Katherine Pancol. Cette dernière prenait même la peine d'échanger quelques mots avec les gens.

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Après déjeuner, accompagnée par ma cousine, nous nous sommes rendues de nouveau sous le Barnum et là, l'affluence était à son comble et il faisait très chaud. Ce salon permet de découvrir des éditeurs et des auteurs régionaux. Un stand était consacré au Moulin du Got. Sinon, j'avais espéré faire dédicacer Mauvais genre par Chloé Cruchaudet qui devait venir. Malheureusement, s'étant coincé le dos, elle n'était pas là.
Selon le quotidien régional, Le Populaire du Centre, le succès a été au rendez-vous pour cette manifestation à l'atmosphère bon enfant.

21 mars 2014

Salon du livre 2014 de Paris

J'ai eu l'occasion d'aller à l'inauguration du salon du livre à Paris, hier après-midi, jeudi 20 mars 2014 entre 17H et 22H. A Paris, on se serait cru au mois de juin, il faisait chaud. Peu d'écrivains présents (il me semble) mais beaucoup de gens de la profession qui discutaient autour de bouteilles de champagne, de tranches de saucisson et autres petits fours. D'ailleurs on repérait tout de suite où se trouvaient les victuailles au vu de l'affluence ou non à certains stands. Pour une soirée d'inauguration, j'ai trouvé qu'il y avait pas mal de monde. Les éditeurs très connus sont présents, d'autres toujours absents, comme José Corti (par exemple). On trouve plus de 800 exposants dont le pavillon Argentine (pays invité de de cette année) et Shanghaï. Le livre numérique n'est pas oublié.

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Pour donner une idée du nombre de bouteilles de champagnes consommées (rien qu'à un seul stand).

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Des "book seats" de toute les couleurs à vendre (amical clin d'oeil à Dominique)

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Shanghaï, ville invitée

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Juste à côté de Shanghaï, le pavillon de l'Argentine où Julio Cortazar est à l'écrivain à l'honneur

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Une allée

Je suis revenue avec un roman de Kenneth Cook et deux BD pour mon ami.

J'attends bien évidemment les comptes-rendus de ceux et celles qui se rendront au Salon.

14 février 2014

Quattrocento - Stephen Greenblatt

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C'est grâce à Dominique (que je remercie) que j'ai eu envie de lire Quattrocento de Stephen Greenblatt (Edition Flammarion, 288 pages + 40 pages de notes et 10 pages d'index en fin de volume). Stephen Greenblatt, un universitaire américain, est un spécialiste de Shakespeare. Il ne s'agit pas d'un roman, mais d'un genre d'essai universitaire très accessible pour le grand public qui nous raconte comment un texte, De la nature de Lucrèce (écrivain de l'Antiquité qui vécut peut-être entre -98 et -55 av J.-C.), a été un des facteurs du début de la période de la Renaissance. Il nous brosse surtout le portrait d'un homme, Le Pogge (Poggio Bracciolini), un italien (1380-1459) qui fut secrétaire apostolique auprès d'un Pape. Scribe hautement qualifié célèbre pour sa belle écriture, il savait déchiffrer les parchemins (particulièrement en vélin) qui lui passaient entre les mains, et il les recopiait et les diffusait (c'était sa manière de gagner sa vie). Très bon latiniste, il était aussi un chasseur de manuscrits. C'est en Allemagne, en janvier 1417, dans l'abbaye de Fulda, que Le Pogge découvrira le texte De la nature que l'on croyait disparu (il avait été composé 1400 ans plus tôt). Ce poème de 7400 hexamètres évoque des méditations philosophiques sur la mort, la religion, le plaisir et surtout l'athéisme (l'indifférence à l'égard des dieux). Dans une période, le XVème siècle, où les tribunaux de l'Inquisition étaient encore en activité, le livre de Lucrèce était dérangeant. Le texte développe des idées plus subversives encore (pour l'époque jusqu'à nos jours), comme le fait que "...l'Univers est composé de particules (atomes) élémentaires de matière (humains et animaux compris), que l'Univers n'a pas de concepteur ni de créateur. Les particules n'ont pas été fabriquées et ne peuvent être détruites. L'ordre et le désordre du monde ne sont pas le produit d'un plan divin. La providence est le fruit de l'imagination, etc ..."(pages 204 à 222). Dans ce chaptitre, Greenblatt a établi une liste exhaustive des grandes idées de De la nature (De rerum natura). Puis l'auteur revient sur le personnage du Pogge, mort à 79 ans, père de 18 enfants, qui vécut un temps en Angleterre sans faire de découvertes de manuscrits aussi marquantes. Enfin, Stephen Greenblatt parle de la postérité du texte de Lucrèce, qui influença des hommes comme Montaigne, Molière, Giordano Bruno, Botticelli, Machiavel, peut-être Spinoza, Galilée et Thomas Jefferson, l'un des auteurs de la Déclaration d'indépendance américaine où il est fait mention "La poursuite du bonheur" comme dans le texte de Lucrèce. J'ai trouvé ce livre bien documenté, argumenté, en un mot idéal pour un lectorat américain (si j'ose dire). Je dirais que c'est un peu scolaire mais pas désagréable.

27 novembre 2013

L'analphabète qui savait compter - Jonas Jonasson

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Après Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, voici le nouveau roman trépidant de Jonas Jonasson, L'Analphabète qui savait compter (475 pages, Editions Presses de la Cité). L'histoire commence dans le ghetto de Soweto en Afrique du Sud, en plein Apartheid, dans les années 60. On  fait la connaissance de Nombeko Mayeki, une jeune Noire de 5 ans, orpheline de très bonne heure, qui commence sa vie en vidant les latrines. C'est une gamine qui ne sait pas lire mais qui est surdouée pour les chiffres. Je vous passe les quelques péripéties qui l'amènent à devenir détentrice de plusieurs diamants et à apprendre à lire. A quinze ans, en 1976, suite à un accident de voiture dont elle est victime, elle se retrouve condamnée pendant sept ans à devenir domestique chez le chauffard, un ingénieur afrikaaneer, alcoolique et incompétent dans son domaine. Pourtant, ce dernier est chargé de transformer l'Afrique du Sud en puissance nucléaire. Pendant ces 7 ans, assoifée de connaissance, Nombeki va acquérier une grande culture scientifique. A plus de 9000 km de là, dans la région de Stockholm deux jumeaux, Holger et Holger - l'un n'ayant pas été déclaré à l'état-civil - mènent une enfance pas banale, l'un étant doué pour les études, l'autre pas, entre une mère aimante et un père vouant une haine irraisonnée à la royauté en place. Je vous laisse bien entendu découvrir les circonstances qui provoqueront la rencontre improbable entre les jumeaux et Nombeko, elle-même poursuivie par les services secrets israéliens (elle voyage avec une bombe atomique non déclarée). L'histoire est totalement délirante et invraisemblable, mais sous la plume de Jonasson cela devient presque naturel. Il a un sens du rythme et de la narration incroyable. Et il ne perd jamais le lecteur. Je vous recommande ce roman déjanté.

21 novembre 2013

Inside Llewyn Davis - Ethan et Joël Coen

Inside Llewyn Davis d'Ethan et Joël Coen, c'est avant tout de la musique folk et deux chats roux fugueurs. Comme un mouvement perpétuel, le film commence et se termine de la même façon, on suit quelques jours dans la vie de Llewyn Davis, qui squatte chez les uns les autres à New-York pendant l'hiver 1961. Llewyn est un homme seul qui a du mal à percer en tant que chanteur guitariste. Il se produit seul ou accompagné dans quelques lieux de concert. Sur un laps de temps relativement court (ces quelques jours), Llewyn va vivre une rupture amoureuse, une audition (ratée) à Chicago, une dispute entre amis suivi d'une réconciliation, et se mettre à la poursuite d'un chat roux. Dans Inside Llewyn Davis, en dehors de la photo qui est très belle (New-York en hiver est superbe), on entend des chansons qui m'ont plu. Je me suis d'ailleurs acheté la bande originale du film, cela fait longtemps que cela ne m'était pas arrivé. Ce film d'atmosphère est plaisant. Il y a un côté nostalgique un peu triste. Je recommande d'autant plus que l'acteur principal, Oscar Isaac, est vraiment bien. Un très beau rôle. Enfin, je signale un billet d'Eeguab très intéressant sur le livre qui a inspiré les réalisateurs.

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5 novembre 2013

Le bleu est une couleur chaude - Julie Maroh

Après avoir vu La vie d'Adèle, j'ai voulu lire la BD dont s'est librement inspiré le réalisateur Abdellatif Kechiche. J'avoue avoir énormément aimé Le bleu est une couleur chaude (Editions Glénat, 150 pages). Cette BD m'a paru empreinte de délicatesse et de fragilité et somme toute très pudique. On sent une sensibilité féminine totalement absente du film. Quand débute l'histoire, Clémentine (l'Adèle du film) est décédée et Emma se met à lire les journaux intimes que lui a laissés la jeune morte. Comme on peut dire d'un roman que c'est un roman d'amour, là, nous avons une BD d'amour. Vers le milieu des années 90, Clémentine, 16 ans, tombe amoureuse d'Emma, une fille un peu plus âgée, avec toutes les conséquences douloureuses que cela peut entraîner. Avant acceptation (jusqu'à être rejetée par ses parents), Clémentine grandit et vit au rythme de sa relation avec Emma, la jeune femme au cheveux bleus. La couleur bleue est très présente dans l'album. J'ai mis une heure pour lire cette tragique histoire (et j'ai été émue). Le film, lui, dure trois heures (et j'ai été relativement contente quand j'ai vu le générique de fin...).

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23 septembre 2013

Palmer en Bretagne - Pétillon / Silex and the City (4. Autorisation de découverte) - Jul / Le démon du soir - Florence Cestac

Dans Palmer en Bretagne de Pétillon (Editions Dargaud), Jack Palmer, le détective bien connu, surpris par la marée, va rester coincer sur un rocher au large d'une île bretonne entourée d'algues vertes qui puent. Comme personne ne veut aller à sa rescousse, il est obligé d'attendre que la marée redevienne basse. Surnommé "Crétin" par son employeur Maroilles, Palmer va assister de loin à la mort d'un jogger mais il va louper tout le reste des nombreuses péripéties décrites dans les 51 pages de cette BD distrayante. On y parle d'art moderne, de homards bretons et canadiens, d'algues vertes, de cochons et porcelets, de kouign-amann, de "fest-noz", mais aussi de chantage à l'assurance, de pédalo, de cycliste et du temps breton...

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Voici maintenant Silex and the city, tome 4 (Autorisation de découverte) de Jul, album (publié chez Dargaud) dans lequel on retrouve la famille Dotcom, qui fait face à la maladie de la maman, Spam, qui a un cancer opérable. Les Dotcom doivent trouver l'argent pour financer l'opération. Dans le même temps, la famille pense que Web, la fille, est enceinte, et on découvre que, dans sa jeunesse, le grand-père Julius a vécu un temps en couple avec un homme. Comme pour les trois précédents albums, il y a plein de références à notre monde moderne. J'ai trouvé cet album plus construit que les précédents avec un vrai fil conducteur: je conseille.

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Je terminerai par un album (encore aux éditions Dargaud mais je ne l'ai pas fait exprès) dessiné par Florence Cestac, Le démon du soir ou la ménopause héroïque. Noémie, presque 60 ans, apprend qu'elle n'a pas de cancer du sein, après plusieurs jours d'angoisse. Elle décide de changer de vie du jour au lendemain en envoyant tout promener: mari, boulot, etc. Car Noémie veut profiter de la vie au maximum. Noémie devient tonique, vit des expériences sexuelles assez intenses. La vie commence vraiment à 60 ans. C'est une BD très optimiste à lire par les femmes de tous âges.

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2 septembre 2013

Chambre 2 - Julie Bonnie

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Comme je n'ai pas voulu trop faire trainer les choses, j'ai lu en 2H, dimanche 1er septembre 2013, Chambre 2 de Julie Bonnie (Editions Belfond, 180 pages) un livre qui vient d'être récompensé par le prix du roman Fnac 2013. Dans ce premier roman d'un jeune écrivain née à Tours, la narratrice, Béatrice, est une aide puéricultrice qui exerce dans une maternité. Le moins que l'on puisse dire est que Béatrice ne s'épanouit pas dans ce travail qui est dur psychologiquement (elle souffre de nausées). Aide-puéricultrice depuis presque 10 ans, ce fut une manière de gagner sa vie après avoir abandonné son métier de danseuse nue et après que Gabor (violoniste de jazz de talent) le père de ses deux enfants, l'ait quittée. Pleine d'empathie, Béatrice souffre de plus en plus dans son âme devant la détresse de ces femmes parturientes. Béatrice nous décrit les mères désemparées, rejetant leur nouveau-né, se posant plein de questions pratiques, n'arrivant pas à allaiter leur petit d'homme. Béatrice s'attarde sur le fait que pendant l'accouchement, le corps de la femme subit un bouleversement et/ou une blessure (quand il y a une césarienne). La maternité (où les hommes qui exercent sont peu nombreux) est considérée comme un lieu de solitude où le personnel tient un discours formaté qui ne répond pas forcément à ce qu'attendent les jeunes accouchées. A côté de ça, Béatrice nous décrit la naissance de son fils Roméo, 15 ans auparavant, comme une pure jouissance. J'ai trouvé ce roman maîtrisé et bien écrit. En revanche, il est peut-être à déconseiller aux jeunes femmes sur le point d'accoucher. C'est à vous de juger. Lire les billets enthousiastes de Clara et Cathulu.

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QUELQUES BLOGS DÉSORMAIS EN PAUSE (À MON GRAND REGRET)

QUELQUES INFIDÈLES (NE ME RENDENT PLUS MES COMMENTAIRES...)

QUELQUES INTROUVABLES (BLOGS SUPPRIMÉS OU DISPARUS?)

SANS BLOG (COMMENTATEURS SUR LE MIEN)

STATISTIQUES, INFORMATIONS, RECORDS (DEPUIS LA CRÉATION DU BLOG)

  • * Blog créé le 09/01/2007, transféré sur Canalblog en juin 2007, migré à l'insu de son plein gré sur l'outil Overblog en février 2024 *
  • 3183 billets (au 15/10/26) dont tous ont eu au moins un commentaire
  • 38 059 commentaires (au 16/10/26 [+ 2 [anciennement 203] "égarés" lors de la migration"]) [dont 274 dasola] par au moins 1305 personnes, dont 99 (re)venues en 2026
  • 425 blogueurs [dont 136 actifs en 2026] m'ont fait au moins 5 et jusqu'à 1338 (au 10/08/2026) commentaires (voir ci-dessus)
  • Abonnés (être prévenu à chaque nouveau billet publié sur le blog): 80 au 21/07/26 (via "Newsletter" ci-dessus)
  • Billet commenté par le plus de personnes: 77 commentaires par autant de commentateurs/trices (billet du 09/01/2014)
  • Billet comptant le plus de commentaires: 123, par 46 commentateurs/trices différent(e)s (billet du 10/06/2023)
  • Record de commentaires en 1 an de date à date par 1 même blogueur-euse: 160 par Manou (du 01/08/23 au 31/07/24)
  • Record de commentaires en un mois: 355 en janvier 2014
  • Record de commentaires en une année civile (même blogueur-euse): 162 par Manou en 2024
  • Record de commentaires en une journée: 44 le 09/04/2009
  • Records de nouveaux commentateurs en un mois: 24 (dont 22 blogueurs) en mai 2008 et mars 2009
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