Le blog de Dasola
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26 octobre 2017

La nuit des béguines - Alicie Kiner

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J'ai lu La nuit des béguines d'Alice Kiner (Editions Liana Levi, 321 pages), qui fait partie des romans de la rentrée littéraire 2017, car j'aime beaucoup les histoires qui se passent au Moyen-Age. En lisant ce livre, j'ai appris l'existence d'une institution unique en France, le grand béguinage de Paris, fondé par Louis IX, Saint-Louis. Il se situait dans le quartier du Marais. Des femmes indépendantes et libres (ce qui les rend suspectes aux yeux des ecclésiastiques), appartenant à une communauté religieuse laïque, y ont vécu pendant plus d'un siècle, entre le XIIIème et le XIVème siècle. Le livre se déroule entre janvier 1310 et mai 1315. En préambule du livre, il est fait allusion au 1er juin 1310, jour où, place de Grève à Paris, Marguerite Porete, une béguine, est brûlée vive pour avoir écrit un texte, "Le miroir des âmes simples et anéanties", qui critique les clercs et les théologiens en prônant une fusion amoureuse avec le Créateur sans besoin de l'intercession de l'Eglise. Avant d'être condamnée au bûcher, elle avait été mise à disposition de la justice papale et de l'inquisition. Il ne faut pas oublier qu'on est en pleine période de procès des Templiers. Mais le livre se concentre plus particulièrement sur le destin de quelques béguines, jeunes et moins jeunes, dans l'enceinte de ce lieu clos où les hommes ne sont pas admis. La vieille Ysabel fait office de médecin en composant des remèdes à base de plantes, elle accepte de recueillir Maheut, à la chevelure rousse, enceinte, qui fuit son mari. Agnès est l'intendante d'Ysabel. Elle a fui son mari violent et dépensier qui a ruiné sa famille. Je m'arrête là pour les présentations. Le béguinage était composé de maisonnettes séparées les unes des autres dans un grand enclos fermé la nuit. Ces cinq ans en compagnie de ces béguines m'ont beaucoup intéressée. Un livre à découvrir. Lire le billet d'Edyta.

29 septembre 2017

Dans les eaux du Grand Nord - Ian McGuire

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Dans les eaux du Grand Nord de Ian McGuire (Editions 10/18, 304 pages) est d'une lecture agréable, même si l'histoire apparaît sombre et violente. Cela se passe en 1859. Patrick Sumner, un chirurgien de l'armée britannique qui fuit son passé (une sordide histoire au Cachemire au moment de la révolte des cipayes en Inde en 1857 contre la Compagnie anglaise des Indes orientales), s'embarque sur le Volunteer, un baleinier du Yorkshire en route vers le Groënland. Dans l'équipage, il n'y a que des hommes et des jeunes garçons. Parmi eux, Henry Drax, un harponneur brutal et sanguinaire qui n'hésite pas à tuer si tel est son bon plaisir. On suit leur équipée à la recherche de baleines. Un jour, Patrick Sumner découvre qu'un des mousses du bateau a été violenté. Peu après, on retrouve ce jeune mousse étranglé. L'enquête sur le bateau va rapidement conclure que Drax est le coupable. Mais pendant ce temps-là, les intempéries immobilisent le baleinier prisonnier de la banquise. Je ne vous dirai rien de plus de l'intrigue bien menée pendant laquelle un ourson polaire et sa maman sont victimes de la cruauté des hommes. Un roman à emprunter en bibliothèque (comme moi).

Pour Snjor et Mörk de Ragnar Jonasson (voir le commentaire de Keisha), les deux romans, que j'ai beaucoup aimés, feront l'objet d'un futur billet.

30 août 2017

Règne animal - Jean-Baptiste del Amo

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Règne animal (Edition Gallimard, 418 pages parfois éprouvantes) de Jean-Baptiste del Amo n'est pas un roman confortable. L'histoire se décompose en 2 grandes parties: 1898 à 1917, et 1981.

A Puy-Larroque dans le Gers, au début du XXème siècle, Eléonore naît dans une ferme. La mère, "la génitrice" (on ne connaîtra pas son nom), femme sèche, dure et surtout bigote, n'éprouve aucun élan maternel pour ce bébé qu'elle voit comme un fardeau. La ferme vit grâce aux quelques animaux (en particulier des cochons) dont la génitrice s'occupe. Le père d'Eléonore tombe malade, il tousse beaucoup. Autant Eléonore éprouve de l'animosité envers sa mère, autant elle aime son père, Henri. Par la suite, elle aimera Marcel, un parent de la famille âgé de 19 ans au départ et qui reviendra "la gueule cassée" de la Grande Guerre. Avec lui, elle s'occupera de la ferme. J-B. Del Amo a une écriture puissante. Il ne nous épargne rien de ce qui se passe entre la naissance et la mise au tombeau. Il emploie un vocabulaire très organique, où la montée de sève le dispute à la décomposition des corps. On est dans le lisier, la m...de, le sang, la boue. Cette vie à la ferme n'a rien d'idyllique. Puis nous passons à 1981, la deuxième partie du roman. Eléonore est devenue une vieille femme qui n'a plus son mot à dire. Son fils Henri et les deux fils de celui-ci s'occupent de l'élevage industriel de centaines de cochons (verrats et truies) qui sont entravés. La description qu'Amo fait des conditions de vie de ces animaux nous met le coeur au bord des lèvres (et moi qui aime tant manger du porc...): quelle violence dans la manière d'élever ces animaux! J'ajouterai que tout va se déliter. J'avoue que cette partie m'a moins plu que la première. J'aurais aimé que l'écrivain donne plus de détails sur les soixante années qui séparent les deux parties. L'histoire peut rebuter, mais l'écriture emporte l'adhésion. Un prix du Livre Inter mérité.

Lire les billets de Keisha et Laure.

11 juillet 2017

Le merveilleux saloon de McSorley (Récits new-yorkais) - Joseph Mitchell

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Joseph Mitchell (1908-1996) est peu connu des lecteurs français (enfin il me semble). Il a été écrivain et journaliste, et a influencé Paul Auster et même Woody Allen. Ses chroniques furent publiées dans l'hebdomadaire new-yorkais The New-Yorker. C'est la première fois que ces textes sont publiés en français. Le merveilleux saloon de McSorley (Editions Diaphanes, 527 pages) rassemble 27 chroniques parues entre 1938 et 1955. Toutes ne m'ont pas passionnée, mais j'ai aimé le style vivant et certains personnages haut en couleur. Car Joseph Mitchell évoque les habitants de la ville de New-York. Des gens modestes ou hors du commun (comme une femme à barbe dans Lady Olga). Mazie, la propriétaire d'un petit cinéma dont elle est aussi la caissière nourrit tous les clochards alentour. Dans Un vieux de la vieille, Mitchell nous présente Dutch, un vieux qui organise un bal annuel à son propre bénéfice car, comme il dit si bien: "Je n'ai pas beaucoup de bon sens, mais j'ai trop de bon sens pour travailler". Dans Le club des sourds-muets consacré à la communauté importante des sourds-muets à New-York, on apprend qu'ils se réunissaient souvent dans un club et dialoguaient en langage des signes. Un autre texte, Les troglodytes, raconte l'histoire d'un couple qui a vécu dans une genre de grotte dans Central Park. J'ai aussi bien aimé l'évocation depuis l'arrivée de l'homme blanc des Indiens Mohawks (Les Mohawks sur les hauteurs d'acier) dont certains ont construit les gratte-ciel new-yorkais ou d'autres villes. Mais si je disais que mon texte préféré est le premier The old house at home qui évoque l'histoire du plus vieux saloon de New-York ouvert en 1854 ouvert par John McSorley dans le bas de Manhattan? Les chroniques n'ont en tout cas pas de lien entre elles, et donc vous pouvez en lire deux ou trois puis passer à d'autres lectures avant de reprendre le livre. 

5 avril 2017

Voyage en Guyane 2/2

Voici comme annoncé la suite de notre périple dans ce second billet.

La plus grande partie de la population guyanaise vit au bord de la mer. Les routes sont peu nombreuses. Une route principale relie Saint-Laurent à Saint Georges soit plus de 400 km. Entre les deux, on trouve Kourou, Cayenne, Iracoubo, Sinamary ou Mana. Pour atteindre Maripassoula (sur les bords du Maroni) ou Saul (en plein milieu de la jungle), il faut prendre un petit avion ou voyager en pirogue pendant quelques jours.

Cayenne, le chef-lieu du département de Guyane, a été fondée au XVIIème siècle. C'est une ville dont les rues sont perpendiculaires. Il est donc facile de s'y repérer. Il n'y a rien de remarquable à visiter, sauf peut-être le musée Alexandre-Franconie qui rasssemble des collections diverses dans les domaines de l'histoire naturelle, de l'archéologie, de l'ethnographie et de l'histoire locale. J'ai trouvé ce musée intéressant, et les gardiens (guyanais) étaient accueillants et sympathiques. Dommage qu'il y ait peu de visiteurs. A l'époque où l'on y a été, l'entrée était gratuite.

 P1030989 Les papillons morphos que l'on trouve en Guyane

P1040006 Une grosse araignée

P1040010 Maquette de Cayenne (au XVIIIème ou au XIXème siècle, je ne sais plus)

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Trois tableaux sur la vingtaine de toiles peintes par le bagnard Francis Lagrange qui avait été condamné comme faussaire à 18 ans de bagne au début des années 30. Ses tableaux saisissent bien la dure vie des bagnards.

P1040037 Le musée est installé dans une maison coloniale sur la place des Palmistes. La bibliothèque (très bien pourvue en livres sur la Guyane) se trouve dans le même bâtiment.

P1030974 Vue générale de Cayenne

P1030981 La cathédrale

P1030982 P1030984 Monument en mémoire des victimes de l'esclavage et de la traite négrière

Avant de partir vers Saint-Laurent du Maroni, on a fait une balade en canöé avec moteur sur la crique (rivière) Gabriel. L'eau est marron à cause de la proximité de l'Amazonie. On a surtout vu des paletuviers.

P1040041 Les pirogues à moteur dans lesquelles on fait les balades.

P1040056 Palétuvier

Sur la route de Saint-Laurent du Maroni, on s'est arrêté à Mana au bord de l'Atlantique. Je pense que cette petite ville en partie décrépite reflète un certain état de la Guyane...

P1040135 L'église.

P1040110 La maison qui abrite la bibliothèque, réinaugurée il y a un an

  P1040118   P1040109 Maisons qui restent en l'état faute de moyens (?)

P1040124 Les urubus, gros oiseaux qui ressemblent à des vautours, ne sont pas très beaux mais sont très utiles car ce sont de bons "nettoyeurs". Ces charognards éliminent rapidement les cadavres de l'environnement même s'ils ne dédaignent pas les proies vivantes.

La ville de Saint-Laurent du Maroni fondée par l'admininistration pénitentiaire il y a un siècle et demi fut pendant cent ans la seule "commune pénitentiaire spéciale" des territoires français. La visite du camp de la transportation est très intéressante. Notre guide était un Amérindien.

P1040152 Un immense manguier nous accueille à l'entrée du camp de la transportation.

P1040192 Des mangues

P1040161 Intérieur d'un bâtiment où sont mentionnés les mots : Tribunal Maritime Spécial. C'est en effet la Marine qui jugeait les bagnards placés en prévention.

P1040162 P1040168 Vue sur les rangées de cellules comportant une porte et un soupirail.

P1040180 Tout est dit

P1040181 Immense cellule où les bagnards étaient couchés les uns à côté des autres avec la cheville attachée

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Le soir, sur un grabas, dans certaines cellules, le bagnard avait la cheville enchaînée à une manille. Un des visiteurs a accepté d'être enchaîné. On ne sait pas si le pire était d'avoir la manille au-dessous ou au dessus de la cheville. On pourra répondre que cela faisait aussi mal d'une façon ou d'une autre.

P1040197 P1040198 Quelques bâtiments de Saint-Laurent

 

P1040199 L'église

P1040194 Une représentation de tortue luth - c'est une espèce menacée qui vient pondre en bord de mer à une soixantaine de kilomètre de Saint-Laurent entre mars et juillet.

On a essayé d'aller aussi à Saint-Jean du Maroni situé à une vingtaine de kilomètres de Saint-Laurent. Là se trouvait le camp de relégation. Malheureusement, il fallait appeler pour prendre rendez-vous. En effet, l'endroit où se situait le camp est aujourd'hui occupé par un camp militaire.

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P1040143    P1040145     P1040146 Le fleuve Maroni

Je terminerai en disant que les 9 jours que l'on a passés dans ce département français m'avaient bien plu malgré l'humidité et la chaleur. J'espère y retourner un jour rien que pour voir le zoo près de Cayenne qui vaut a priori le détour.

Je vous conseille la lecture de Au bagne d'Albert Londres (écrit en 1923), qui a en partie contribué à la fermeture du bagne.

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5 juin 2017

Celui qui va vers elle ne revient pas - Shulem Deen

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Voici un récit autobiographique qui m'a profondément déprimée (surtout la conclusion), mais le livre est vraiment très bien. Dans Celui qui va vers elle ne revient pas (Editions Globe, 408 pages), Shulem Deen, un Américain né en 1974, raconte les conséquences du fait qu'il a perdu la foi. Juif ultra-orthodoxe, il vivait à New Square, une petite ville fondée dans les années 1950 par un Juif hassidique venu d'Ukraine. La ville se situe à une cinquantaine de kilomètres au nord de New-York. Deen commence son récit avec cette nouvelle terrible. Le tribunal rabbinique de la ville a décidé de le bannir pour hérésie. Pendant 408 pages, Shulem revient sur sa vie, son éducation dans une yeshiva, puis son mariage arrangé à l'âge de 18 ans avec Gitty (les unions sont décidées par le Rabbin), sur la naissance de ses cinq enfants dans cette communauté ultra-fermée où les gens s'expriment en yiddish. Il s'agit pratiquement d'une secte que l'on ne quitte pas. Si on la quitte ou qu'on en est chassé, on ne revient pas. Les hommes étudient la Torah leur vie durant et ils n'arrêtent pas de prier toute la journée jusqu'à tard le soir. Les femmes sont des mères au foyer, elles font la cuisine exclusivement casher, élèvent les enfants (minimum cinq par couple). On ne trouve ni ordinateur, ni radio, ni télé dans les foyers. Ils vivent en autarcie, coupés du reste du monde. Shulem explique que sans éducation universitaire et sans formation, il a eu du mal à trouver du travail rémunérateur et donc à joindre les deux bouts pour nourrir sa famille. Shulem ne regrette rien mais on sent qu'il est malheureux de ne plus voir ses enfants. En effet, depuis son bannissement, Shulem ne voit plus ses trois filles et il a le droit de voir ses deux fils six fois par an jusqu'à leur Bar Mitzvah.

Merci à Dominique et Keisha qui m'ont donné envie de lire ce livre.

Lire aussi les billets de Gambadou et de Valérie.

2 avril 2017

Voyage en Guyane 1/2

Je profite du fait que la Guyane fasse parler d'elle pour revenir sur le voyage que j'ai effectué il y a six mois dans ce département français peuplé par plus de 250 000 personnes. La Guyane, dont les villes principales sont Cayenne, Kourou, Saint-Laurent du Maroni et Saint-Georges de l'Oyapock, est recouverte à plus de 95% d'une forêt équatoriale. Cette terre française n'a pas très bonne réputation car son nom évoque d'abord le bagne où plus de 70 000 personnes furent "reléguées" ou "transportées" entre 1795 et 1938. Le bagne de "Cayenne" a été définitivement fermé en 1946. Quand on parle de bagne de "Cayenne", il s'agit surtout de la colonie pénitentiaire de Saint-Laurent du Maroni que l'on a visité, mon ami et moi. C'est à plus de 250 km au nord du département, le long du Maroni qui fait frontière avec le Suriname. Les autres lieux tristement célèbres se rapportant au bagne sont les îles du Salut, qui regroupent l'île du Diable (que l'on ne visite pas), l'île Saint Joseph et l'ile Royale.

P1030797   le Catamaran qui nous a emmenés sur les ïles

  P1030807    P1030815  La maison-prison où Alfred Dreyfus fut enfermé de 1895 à 1897 sur l'île du Diable.

J'avais déjà publié deux photos ici.

P1030831 Une maison sur l'ile Royale

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P1030854 L'église  P1030855 L'hôpital des soldats

A Saint-Joseph, il n'y a rien ou presque: un grand bâtiment pénitentiaire dont les toits ont disparu et où la végétation a repris ses droits.

P1030898   P1030901  P1030902  P1030905

P1030897  P1030907  P1030904

Partir en Guyane en octobre est idéal car c'est la saison sèche. Il faisait beau, chaud (35° à l'ombre) et pas trop humide (c'est tout de même l'Equateur). La bonne nouvelle était que je n'ai vu ni entendu aucun moustique. Le vaccin contre la fièvre jaune est cependant obligatoire. L'insfrastructure hôtelière n'est pas importante car il y a relativement peu de touristes. Les métropolitains qui prennent l'avion pendant 9 h pour une traversée de plus de 7000 km viennent le plus souventl voir leur famille dont l'un ou plusieurs membres travaillent dans le domaine de l'aérospatial à moins qu'ils ne soient pompiers ou gendarmes. 

En parlant d'aérospatial et de fusées, la visite du CSG est incontournable. Nous n'avons malheureusement pas assisté à un tir mais on a vu les pas de tir de Soyouz, de Véga et bien sûr d'Ariane 5, et on a vu de loin le chantier pour la construction du pas de tir d'Ariane 6.

P1030918 Maquette d'Ariane 5 grandeur nature 

P1030961 La salle Jupiter où sont retransmis les tirs.

P1030935 Pas de tir de Vega   P1030930  Pas de tir de Soyouz   

 

P1030950 Pas de tir d'Ariane

La suite au prochain billet.

1 janvier 2017

Meilleurs voeux pour 2017

 JE VOULAIS SOUHAITER A TOUS MES BLOGUEURS FIDELES ET AUX AUTRES, UNE BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2017 SUR LE PLAN PERSONNEL; SURTOUT UNE BONNE SANTE ET LA REUSSITE DANS VOS  PROJETS.

QUE L'ANNEE 2017 EN GENERAL SOIT PLUS FAVORABLE QUE 2016! (On peut rêver).

P1030890 Un ara sur l'ïle Royale au large de Kourou en Guyane (octobre 2016)

P1030892 Le même ara avec l'ïle du Diable dans le fond (avec la petite maison prison où a vécu le capitaine Alfred Dreyfus pendant 4 ans)

12 mars 2017

Expo Vermeer et les maîtres de la peinture de genre

Après Miriam qui en dit beaucoup de bien, je voudrais à mon tour vous conseiller d'aller voir, d'ici le 22 mai 2017, l'exposition temporaire sur Vermeer et les maîtres de la peinture de genre qui se tient au Musée du Louvre à Paris. Il faut obligatoirement pré-réserver son billet pour une date et une tranche d'1/2 heure afin d'avoir la possibilité de voir l'exposition. Il y avait bien sûr de l'affluence mais j'ai vu pire. De plus, les visiteurs ne restaient pas très longtemps devant chaque tableau, et, quand on est dans les lieux, on a la possibilité de parcourir plusieurs fois l'exposition. 

Douze toiles de Vermeer ont été choisies, et elles sont présentées en même temps qu'une quarantaine d'oeuvres de Gérard Dou, Gerard Ter Borch, Gabriel Metsu, Frantz van Mieris, Pieter de Hooch, tous contemporains du maître de Delft (1632-1675). J'ai apprécié que les tableaux des différents peintres soient exposés par thèmes: la pesée (d'or), les épistolières et les correspondances amoureuses, les duos (musicaux), des jeunes femmes musiciennes jouant du clavicorde, du virginal ou même du luth; des jeunes femmes se faisant une beauté; les visites du médecin. J'ai aussi aimé les trois tableaux de Gérard Dou, Casper Netscher et Franz van Mieris sur le thème d'une jeune femmes avec un perroquet. Evidemment, on peut admirer La Dentellière (Vermeer) et La jeune femme à sa dentelle de Gérard Dou et La Laitière (Vermeer) et La Cuisinière hollandaise, toujours de Gérard Dou. L'exposition se termine ou presque avec L'astronome et Le Géographe de Vermeer peints à un an d'intervalle (en 1668 et 1669) et qui sont accrochés à côté de L'astronome à la chandelle de Gérard Dou.

Le choix des tableaux est judicieux et c'est bien de les voir en vrai. Je ne connaissais pas toutes les toiles et encore moins les peintres. 

Gerrit-Dou-The-Astronomer-by-Candlelight Gérard Dou P1050184 Vermeer

louvre-gerard-dou-la-cuisiniere-hollandaise-annees-1640-ou-debut-des-annees-1650 Gérard Dou P1050185  Vermeer

07-frans-van-mieris-the-elder-a-young-woman la-femme-au-perroquet-realisee-en-1666-de-caspar-netscher-1639-1684_5804607    Grérard-Dou-la-cage-ouverte Les perroquets

gdou_lace_maker  Gérard Dou P1050186 Vermeer

220px-Woman_Reading_a_Letter_by_Gabriël_Metsu Gabriel Metsu DublinVermeer Vermeer

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J'ai aimé ce tableau intitulé "Intérieur hollandais - Les pantoufles" de Samuel van Hoogstraten

Enfin, voici quatre tableaux de Vermeer de l'exposition que j'aime beaucoup

P1050190 Jeune femme assise au virginal            

P1050189 Jeune fille au collier de perles

P1050188 La lettre interrompue

P1050187 La pesée

25 décembre 2016

Palmarès cinéma 2016

En ce jour de Noël et comme je le fais tous les ans, voici mon palmarès cinéma totalement subjectif avec la liste de mes 22 films préférés en 2016 sur les 112 que j'ai vus. J'ai dû faire un choix parmi une trentaine de long-métrages qui m'ont le plus marquée. Il faut noter que j'ai retenu 4 films sud-coréens. Il n'y a pas d'ordre de préférence.

Sully de Clint Eastwood: un Eastwood sobre qui m'a passionnée.

Mademoiselle de Chan-Wook Park: pour les deux jeunes actrices, l'histoire et la beauté des décors et des costumes. Un de mes coups de coeur de l'année.

The Strangers de Hong-jin Na: un film sud-coréen entre polar et fantastique: une réussite.

Dernier train pour Busan de Sang-ho Yeon: un film de zombie mais pas que. Une réussite aussi.

Manchester by the sea de Kenneth Lonnergan: des longueurs mais un bon film d'acteurs. Casey Afflleck devrait rafler un Oscar.

Souvenir de Bavo Dufurne: quand je suis sortie de la salle, j'avais la "pêche". J'ai acheté dans la foulée le CD de Pink Martini.

Merci patron! de Francois Ruffin: un docu-fiction très réussi et souvent amusant. On peut comprendre que M. B. Arnault n'a pas dû beaucoup l'apprécier.

Janis: Little Girl Blue d'Amy Berg: j'ai découvert Janis Japlin grâce à ce documentaire. Je le recommande.

Les délices de Tokyo de Noami Kawase: un film poétique dont l'histoire m'a touchée.

Zootopie de Byron Howard et Rich Moore: une réussite totale des Studios Disney.

L'avenir de Marion Hansen-Love: Isabelle Huppert est excellente et crédible en prof de philo.

La passion d'Augustine de Lea Pool: l'histoire se passant dans les années 60 dans un internat religieux de filles nous permet d'entendre de la musique classique jouée et chantée avec beaucoup de talent et d'enthousiame.

The Witch de Robert Eggers : cette histoire étrange et horrifique se passe au XVIIème siècle. A voir même si la fin ne m'a pas totalement convaincue.

Love and Friendship de Whit Stillman: adapté d'une nouvelle de Jane Austen, un plaisir des yeux et des oreilles, et Kate Bekinsale est à l'aise dans son rôle.

Julieta de Pedro Almodovar: un des grands oubliés du dernier festival de Cannes. Superbe portrait de femme.

La tortue rouge de Michael Dudok de Wit: film d'animation poétique très beau visuellement.

Man on High Heels de Jing Jang: pour les scènes de combats très bien chorégraphiés et pour l'acteur principal magnifique vêtus de ses habits féminins.

Le fils de Jean de Philippe Lioret: une histoire émouvante où l'acteur québécois Gabriel Arcand fait merveille.

Un petit boulot de Pascal Chaumeil: une adaption réussie du roman de Iain Levinson.

Comancheria de David Mackenzie. Un réalisateur britannique qui filme l'Amérique frappée par la crise économique. Percutant!

Frantz de François Ozon. Un film qui m'a agréablement surprise. Très beau noir et blanc et Paula Beer est une actrice à suivre.

Premier contact de Denis Villeneuve: les extra-terrestres sont des heptapodes qui communiquent par jets d'encre dessinant des cercles. Magnifique.

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J'en profite pour vous souhaiter un joyeux Noël à tous.

Voici une photo prise en septembre 2015 en Norvège du côté du cap Nord qui peut évoquer la période de Noël.

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10 octobre 2016

14 juillet - Eric Vuillard

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Si vous ne l'avez pas encore lu, précipitez-vous sur ce récit paru tout récemment. Je ne connaissais le style et l'écriture d'Eric Vuillard: c'est superbe. 14 Juillet d'Eric Vuillard (Actes Sud, 200 pages) retrace au plus près les évenements de cette journée historique du 14 juillet 1789 où le peuple de Paris changea le cours de l'Histoire. Depuis quelque mois, la révolte gronde. Les ouvriers sont mal payés et mal nourris. La France souffre de famine, l'hiver 88-89 fut terrible. La dette de la France est exorbitante malgré Necker (qui a lui-même spéculé sur la dette française). Le récit commence le 27 avril 1789 avec la mise à sac et l'incendie de la Folie-Titon (d'où partit la première Montgolfière en 1783), rue de Montreuil, où vivait Réveillon, le directeur de la manufacture royale des papiers peints. Ce même Réveillon qui, quatre jours plus tôt réclama à l'assemblée électorale de son district une baisse de 25% des salaires de ses trois cents ouvriers qui avaient, paraît-il, "la montre dans le gousset". Lors de cette journée, il y eut plus de trois cents morts et autant de blessés. Pendant ce temps là, à Versailles, les gens de la Cour vivent encore dans l'opulence et l'insouciance. La veille du 14 juillet, (il faisait très chaud) le peuple de Paris se prépare à assiéger la Bastille où se trouve la poudre qui permettra de se servir des armes glanées un peu partout: au Mont-de-piété avec les objets gagés, au garde-meuble de la couronne, dans les théâtres et surtout aux Invalides où étaient entreposés 30 000 fusils. La force du récit qui le rend si vivant est que Vuilllard donne des noms, des prénoms, des professions et parfois des âges aux hommes et femmes anonymes qui prirent la Bastille. Un livre à conseiller et à offrir. Lire les billets enthousiastes de Clara, Dominique, Eva, Keisha et Sandrine.

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Je serai peu présente sur les blogs ces prochains jours : je fais une pause vacancière. A très bientôt.

20 septembre 2016

Ada - Antoine Bello

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Parmi la rentrée littéraire de 2016, j'ai porté mon choix sur cinq titres (voir un de mes billets précédents). J'ai commencé par Ada que j'ai lu avec un grand plaisir. Ada d'Antoine Bello (Editions Gallimard, 362 pages qui se lisent d'une traite) est un roman distrayant, amusant et jubilatoire. Dans cette histoire bien écrite et pleine de faceties, Franck Logan est chargé de retrouver Ada, mystérieusement disparue. Franck, âgé d'une cinquantaine d'années est policier et poète à ses heures (il compose des haïkus). Il est marié depuis plus de trente ans à Nicole, une française trotskyste qu'il a rencontrée à Paris pas loin de la Sorbonne. Ils ont deux enfants: Rosa et Leon. Franck doit retrouver Ada, une Intelligence Artificielle (AI) dont la tâche est d'écrire des romans à l'eau de rose style "Harlequin" dans lesquels on trouve aussi des scènes osées. Passion d'automne est le premier manuscrit écrit par Ada juste avant qu'elle ne disparaisse. Pour ce faire, elle a mémorisé 87301 romans du même genre. L'objectif est que 100 000 exemplaires soient vendus. Le programme informatique Ada a été développé par un informaticien du nom d'Ethan Weiss travaillant dans une société dans la Silicon Valley. Je ne vous raconterai rien de plus de cette histoire si ce n'est qu'Ada n'est pas toute seule. Une dizaine d'autres AI sont spécialisés dans d'autres domaines. Ada est un personnage à part entière, qui pense, répond, donne son avis, elle est rusée et arrive à tromper son monde. Avec ce roman, Antoine Bello nous a gâtés. Je vous le recommande tout comme Alex-mot-à-mots.

27 août 2016

Une histoire de tout, ou presque... - Bill Bryson

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Pendant trois ans, Bill Bryson a potassé quantité de livres et de documents et s'est entretenu avec des scientifiques pour arriver à ce livre de presque 600 pages qui se lit comme un roman. Une histoire de tout, ou presque... (Editions Petite bibliothèque Payot) explique l'infiniment grand et petit, ou pourquoi l'océan Pacifique est moins salé que l'océan Atlantique. J'ai approfondi mes connaissance sur la tectonique des plaques: l'Afrique remonte vers le nord, l'Australie descend vers le pôle sud, etc. J'ai aussi appris que le parc de Yellowstone aux Etats-Unis était en fait un mégavolcan qui, s'il se réveillait, provoquerait un cataclysme inimaginable. J'ai encore appris que la lune qui a permis en partie la vie sur terre s'éloigne de notre planète de 3,75 cm par an. Le livre parle des atomes, des molécules, de la radioactivité, des dinosaures, de l'eau, de l'apparition de la vie sur terre, de nos ancêtres hominidés, de la datation de la terre, comment on a pu mesurer la distance entre la terre et le soleil, etc. Il évoque les centaines de scientifiques qui depuis Newton ont permis de faire connaître un peu les mystères de notre terre et ceux de l'univers. Ce livre de vulgarisation est très accessible, amusant, intéressant, distrayant, enrichissant, etc. Je vous conseille de le lire. Merci Mr Bryson.

PS: et on ne va pas me demander de rédiger d'autres phrases alors qu'il fait 28,5° chez moi ce 26 août au soir!

6 juin 2016

La femme qui avait perdu son âme - Bob Shacochis

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La femme qui avait perdu son âme de Bob Shacochis (finaliste du prix Pulitzer 2014) fut, en ce qui me concerne, une lecture quelque peu laborieuse (comme l'écriture de ce billet), et pourtant que d'éloges de la part des critiques et des libraires! Ce roman peut faire l'objet du challenge "pavé de l'été" avant l'heure. Edité aux Editions Gallmeister, La femme qui avait perdu son âme fait 780 pages (!). Imprimé en petits caractères, ce roman que Shacochis a mis 10 ans (!) à écrire est découpé en 5 parties plus ou moins intéressantes se déroulant à des périodes et dans des lieux différents. Les phrases sont longues et les dialogues plus ou moins intégrés dans le corps du texte, sans guillemets. Ce n'est pas une lecture reposante. La première partie se passe à Haïti en 1996, après la chute de Duvalier. Une photojournaliste, Dottie Chambers, connue sous d'autres noms comme Jackie Scott, Renee Gardner ou Dorothy Kovacevic, vient d'être tuée sur le bord d'une route de l'île. C'est la femme qui disait avoir perdu son âme. Comme cela se passe en Haïti, il est question de culte vaudou et d'intervention des troupes américaines. J'ai trouvé cette partie assez difficile à suivre avec beaucoup de personnages. Dans la deuxième partie, que j'ai appréciée, l'écrivain fait un retour en arrière en 1944-45: en Croatie, un garçonnet, Stjepan Kovacevic, 8 ans, est témoin du meurtre de son père par un bosniaque musulman. Il gardera toute sa vie une haine contre les Musulmans. Plus tard, il deviendra un sous-secrétaire d'Etat à Washington sous le nom de Steven Chambers. Il s'agit du père de Dorothy (Dottie). La troisième partie (qui m'a aussi bien plu) se passe à la fin des années 80. Dorothy a 17 ans et elle rejoint son père en Turquie, à Istanbul. Elle va servir d'appât dans un piège tendu par son père pour démasquer un homme. Rien que cette partie fait 240 pages. Dans les deux dernières parties, on revient à la grande Histoire, où l'on apprend comment quelques individus comme Chambers sont à l'origine de la chute du Mur de Berlin ou de la guerre en Afghanistan.

Pour conclure, par rapport au résumé de la quatrième de couverture, je m'attendais à autre chose de ce roman, qui m'a déçue en partie et qui aurait pu faire 300 pages de moins: j'ai fait un gros effort pour le terminer. Lire les billets plus enthousiates de Leatouchbook, encoredunoir, Undernierlivre, motspourmots, et lireaulit.

Je serais plutôt en accord avec ce qui est écrit dans ce billet en ajoutant que j'ai lu ce roman l'esprit très reposé (et heureusement).

28 mai 2016

Mémoire de fille - Annie Ernaux

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En relisant le billet d'Aifelle qui m'a donné envie de lire le livre d'Annie Ernaux, je me rends compte que je suis passée à côté de Mémoire de fille (Editions Gallimard) et je le regrette. Mémoire de fille n'est pas un roman mais une plongée dans les souvenirs d'Annie Ernaux, qui raconte la fille de 1958, c'est-à-dire elle-même. Elle a presque 18 ans et pour la première fois elle quitte Yvetot et sa famille catholique pour être monitrice durant un mois dans une colonie de vacances laïque et mixte dans l'Orne. En deux pages, elle nous raconte sa première "nuit d'amour" du 16 au 17 août 1958, qui lui laissera un souvenir traumatisant. "Il me semble que je ne peux peux m'approcher davantage de la réalité. Qui n'était ni l'horreur ni la honte. Seulement l'obéissance à ce qui arrive, l'absence de signification de ce qui arrive." Peut-être parce que j'ai 22 ans de moins qu'Annie Ernaux et que j'avais 6 ans en mai 68, j'ai du mal à me sentir concernée voire même touchée par ce que l'auteur raconte. Cela ne m'empêche pas de recommander ce livre de 150 pages écrites au scalpel.

21 mars 2016

Livre Paris 2016

Ayant bénéficié, grâce à une gentille collègue, d'une invitation pour "Livre Paris" (nouvelle appellation du Salon du livre à Paris), je me suis rendue au salon samedi après-midi 19 mars 2016. Je n'avais pas prévu d'aller cette année au salon vu que l'entrée est toujours payante, j'ai donc été contente d'en avoir l'opportunité. Comme les dernières années, cet événement ne dure que quatre jours (du jeudi au dimanche) et il n'y a plus de nocturne. Cette année, la Corée du sud était le pays invité, ainsi que les villes de Constantine en Algérie et Brazzaville et Pointe Noire au Congo. Quand je suis entrée dans le Hall où se tenait le salon, j'ai vu principalement les enseignes des grands éditeurs. J'ai pris un plan mais n'avais aucune idée précise de ce que je voulais voir, des écrivains en dédicace, et je me suis laissée porter par la foule nombreuse, ce qui fait que je ne suis restée au salon que deux heures. Pour moi, cela me suffit. Moi qui n'avais pas l'intention de dépenser beaucoup, j'ai fait "chauffer" ma carte bleue. Je me suis retrouvée devant le stand des éditions du Seuil avec Lydie Salvayre qui attendait sagement pour dédicacer. Je lui ai dit que j'avais beaucoup aimé Pas pleurer. Elle m'a fait une gentille dédicace d'un livre de poche et s'est laissée prendre en photo. Cinq minutes plus tard, j'avais une dédicace de Boualem Sansal (j'ai été contente de le croiser), puis ça a continué avec Iain Levison (un homme très sympathique). Pour Pierre Lemaître (dont j'ai acheté le dernier roman), Jean Echenoz, Gilles Lagardinier, Bernard Minier, Fabrice Luchini, Mathias Enard, Jonas Jonasson, je me suis contenté de les prendre en photo comme j'ai pu car il y avait des queues interminables pour les dédicaces et beaucoup de monde autour de ces "personnalités". Je sais que j'ai loupé beaucoup de chose. Je n'ai pas été voir les petits éditeurs. J'espère faire mieux l'année prochaine. J'ajouterai que les 1er, 2 et 3 avril 2016, je me rendrai à Lyon, pour Quai du polar. Je me réjouis d'avance, surtout si j'ai l'opportunité de rencontrer des blogueuses/eurs).

P1030005  P1030002  P1030009 Pierre Lemaitre qui dédicaçait debout.

P1030001  Boualem Sansal

P1020999 Luis Sepulveda

P1020997 P1020996 Lydie Salvayre

P1030015 P1030010   Fabrice Luchini

P1030023 Jean-Philippe Blondel

P1030020 Matthias Enard

P1030031 Gilles Legardinier

P1030030 Vue d'ensemble

 P1030028 Iain Levison

P1030027 Bernard Minier

P1030026 Pierre Etaix (j'ai été émue de le voir)

P1030036 Quelques lecteurs fatigués

P1030035 Vue d'ensemble

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P1030033 Karine Giebel

P1030032 Jonas Jonasson

P1030053 Jean Echenoz

P1030054 Juste avant de repartir, j'ai assisté durant quelques instants à un débat avec Philippe Djian et Nancy Huston

P1030058 Quelques-unes de mes acquisitions.

8 avril 2016

Quai du polar 2016

Ca y est, je suis allée à Lyon pour Quai du Polar et ce salon m'a beaucoup plu. C'était mon premier séjour dans cette ville gauloise appelée Lugdunum sous les Romains. Pour moi, Lyon, c'était jusqu'à présent "Les six compagnons [de la Croix-Rousse]" de P.-J. Bonzon (bibliothèque verte). J'en ai lu une vingtaine dans ma jeunesse, il y a longtemps... C'est aussi Guignol et Gnafron, le quartier de La Croix-rousse, les Canuts, le tunnel de Fourvière et la gastronomie. Maintenant, pour moi, Lyon est une ville où il paraît faire bon vivre, où les gens m'ont semblé beaucoup moins stressés qu'à Paris et nettement plus aimables. J'ai découvert les quatre lignes du métro, Notre-Dame de Fourvière, la petite "Tour Eiffel", les deux théâtres romains, la cathédrale Saint-Jean, les rues piétonnes, les immeubles avec leur hautes cheminées, le fameux quartier de la Croix-Rousse et les traboules. Je suis prête à y retourner l'année prochaine.

Voici quelques photos de la ville où le fleuve Rhône conflue avec la rivière Saône.

P1030137 Station de métro Croix-Rousse

P1030140 Place de la Croix-Rousse

P1030159 Une traboule P1030167 Des hautes cheminées

P1030179 Une rue du vieux Lyon

P1030189   P1030198 La Basilique Saint Jean

 

P1030199  P1030200 Les théâtres romains

P1030204 Façade de Notre-Dame de Fourvière 

P1030210 L'intérieur de Notre-Dame de Fourvière

P1030205 Je confirme, ce n'était pas à Paris! La petite "Tour Eiffel", qui (elle) n'a pas été faite par Gustave Eiffel. Elle date de 1894. Elle sert d'antenne relais

P1030181 Façades d'immeuble sur les bords de la Saône

 

 

P1030213 Lyon, vue de Notre-Dame de Fourvière

P1030221 Place Bellecour

Je passe maintenant à Quai du Polar qui est un salon dédié au genre policier sous toutes ses formes. Créé en 2005, il s'est déroulé du 1er au 3 avril 2016. Parmi les lieux de Quai du Polar, le palais du commerce sert de lieu où sont rassemblés de nombreux écrivains dédicaçant à tout va. C'est impressionnant.

Voici les écrivains que j'ai été heureuse de croiser. Arnaldur Indridason (30 minutes d'attente pour une dédicace), Olivier Barde-Cabuçon, Jacques Côté (un écrivain québecois), Craig Johnson, Hervé Le Corre, Benoît Severac, Jérôme Leroy, Jo Nesbo, Sophie Henaff, Sandrine Collette, David Lagercrantz, Olivier Norek, Olivier Truc, Alexis Ragougneau (qui m'a confirmé que le père Kern, un de ses personnages principaux dans ses deux romans, souffrait de la maladie de Still), James Grady.

P1030090 Arnaldur Indridason

P1030091  P1030121 Craig Johnson (il a fait au moins 1 heure de dédicace toujours avec le sourire).

P1030096 Sophie Henaff (Je vous conseille son roman Poulets grillés, une lecture sympathique)

P1030100 David Lagercrantz (Millenium 4 est bien)

P1030103 Olivier Barde-Cabuçon

P1030102 Jacques Côté

P1030120 Hervé Le Corre

P1030122 Olivier Norek

P1030128 Sandrine Collette

P1030110 Vue d'ensemble

P1030109 Le plafond du palais du commerce

P1030127 Amélie Nothomb en "guest star", vendredi après-midi.

P1030222 Benoît Severac (j'ai lu en deux jours son roman Le chien arabe - très bien).

P1030224 Jérôme Leroy (je vous conseille ses deux romans Le bloc et L'ange gardien)

P1030226 Olivier Truc que l'on ne présente plus. Son prochain roman doit paraître en octobre prochain.

P1030231 Jo Nesbo

P1030235 Iain Levison [on ne se quitte plus! Déjà croisé au salon Livre Paris 2016]

P1030236 Alexis Ragougneau

P1030237 James Grady (Les trois jours du Condor)

P1030238 Donato Carrisi

Voici mes acquisitions, ma carte bleue a bien travaillé.

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Les trois jours que j'ai passés à Lyon me laisseront de très bons souvenirs.

14 janvier 2016

Arrête ton cinéma! - Diane Kurys

Parmi les sorties de cette 2ème semaine de l'année 2016, je vous recommande Arrête ton cinéma! le nouveau film de Diane Kurys, une adaptation du livre de Sylvie Testud paru en 2014, C'est le métier qui rentre, qui nous a été offert avant la projection. En effet, j'ai vu le film en avant-première et la séance était suivie par une rencontre conviviale avec l'actrice principale et et la réalisatrice. Arrête ton cinéma! est un film vif et enlevé et surtout très amusant. Le duo des soeurs productrices de films improbables formé par Zabou Breitman et Josiane Balasko est inénarrable. Sybille (Sylvie Testud), une actrice talentueuse, est en train d'écrire un scénario qui lui tient à coeur (une histoire sur sa famille) entre deux tournages. Elle souhaite d'ailleurs réaliser le film. Les soeurs Ceauscescou (tout un programme), Ingrid (Zabou Breitman) et Brigitte (Josiane Balasko), ont vent de ce projet, et elles décident de produire le film. Les deux productrices complètement "azimutées" se mêlent de tout et font réécrire sans arrêt le scénario. Je vous laisse découvrir comment la pauvre Sybille obéit au doigt et à l'oeil aux productrices qui se mêlent de tout et ont des avis contraires sur le scénario qui ne ressemble plus à grand-chose à la fin. J'ai apprécié le ton léger et déjanté de l'ensemble. Mention spéciale au pauvre Alphonse, le factotum et le souffre-douleur des deux productrices. On se demande comment il fait pour rester à leur service. A l'issue de la projection, les questions et réponses sont restées d'ordre général. Sylvie Testud a bien dit que cette histoire était autobiographique. Sinon, j'ai commencé son livre. Je ne manquerai pas d'en faire un billet plus tard. J'ai passé une excellente soirée. Lire le billet d'Alex-6.

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19 décembre 2015

La carte des Mendelssohn - Diane Meur

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Voici un roman atypique de la rentrée littéraire de 2015. Dans La carte des Mendelssohn (Sabine Wespieser Editeur, 461 pages plus 20 pages de sources et un index des personnes), l'écrivain s'est donné comme but d'établir une carte des descendants de Moses Dessau devenu Moses Mendelssohn, grand philosophe des Lumières (je ne le connaissais pas) qui servit de modèle au personnage de Nathan dans Nathan Le sage, la pièce de Lessing (un contemporain de Moses). Moses est surtout célèbre pour son ouvrage Phédon ou Entretiens sur la spiritualité et l'immortalité de l'âme. Diane Meur a eu l'idée de ce roman, qui est une véritable gageure, en pensant à celui qui fut le fils de Moses et le père de Félix (1809-1847) et Fanny (1805-1847). Abraham (1776-1835) -tel était son prénom- n'a rien fait de marquant durant sa vie à part d'avoir été banquier (mais peu de temps). Il s'est surtout concentré sur l'éducation musicale de ses enfants. Pour en revenir à Moses (1729-1786), traducteur de la Torah en Allemand, il se maria avec Fromet Guggenheim et eut dix enfants dont six vécurent. Parmi eux, Abraham et Joseph. Cette seconde génération a conçu de nombreux enfants, qui eux-mêmes, etc. Moses resta fidèle à la religion juive toute sa vie, tout comme son fils Joseph, qui fut le seul à ne pas se convertir. Les autres (dont Abraham) se convertirent au protestantisme voire au catholicisme. Je vous laisse découvrir ce roman foisonnant où Diane Meur nous fait régulièrement passer du passé au présent. Elle est arrivée, grâce à sa carte, à identifer 765 personnes sur 8 générations. Ce projet fou est passionnant, même si sur la fin on s'y perd un peu avec les personnes mentionnées. Un roman que j'ai pris grand plaisir à lire.

21 octobre 2015

Crimson Peak - Guillermo del Toro

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Voilà un film dont j'avais vu la bande-annonce et qui tient toutes ses promesses. Crimson Peak de Guillermo del Toro est gothique, sanguinolent, horrifique, mais visuellement je l'ai trouvé splendide et les acteurs sont convaincants. A la fin du XIXème siècle, aux Etats-Unis, Edith Cushing, perd sa maman de maladie, alors qu'elle est encore une enfant. Elle reste seule avec son père. Peu de temps après, le fantôme de la mère apparaît pour mettre en garde sa fille contre "Crimson peak". Il faut noter que le fantôme apparait tout habillé, mais en guise de visage, on voit un crâne de squelette noir assez terrifiant. Devenue une jeune fille à marier (elle est une riche héritière et enfant unique), son coeur balance entre un jeune médecin et un parfait inconnu, un beau brun ténébreux nommé Thomas Sharpe. C'est ce dernier qu'elle choisit. Thomas a une soeur, Lucille. Ces deux personnages vivent en Angleterre dans le Cumberland, dans une demeure immense et décrépite. Une partie du toit a disparu. C'est une maison "vivante" qui s'enfonce de plus en plus en dans le sol. Elle saigne et elle a été le lieu de drames affreux. Je ne vous en dis pas plus. Allez voir ce film parce que le scénario est bien écrit, parce que les effets spéciaux sont réussis, parce qu'il s'agit d'une histoire d'amour et parce que Jessica Chastain en brune fait très peur quand elle verse du poison dans le thé, sans oublier Tom Hiddleston pas mal de sa personne, ni que Mia Wasikowska est bien charmante en victime qui sait se défendre. Elle ne craint pas les fantômes, même effrayants. Une réussite. Lire le billet de Potzina.

15 septembre 2015

Voyage en Norvège avec l'Express côtier

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Accompagnée de la maman de mon ami, j'ai pris l'Express côtier (la flotte Hurtigruten se compose de 11 bateaux) qui longe les côtes de Norvège du Sud au Nord, de Bergen à Kirkenes (près de la frontière russe) et retour en 11 jours (soit plus de 2600 km). La moitié du trajet se situe au nord du cercle polaire. Toutes les deux, nous avons fait le parcours du sud au nord qui dure 5 jours et demi. Le bateau s'apparente à un palace flottant trois ou quatre étoiles. Le voyage est rythmé par les escales plus ou moins longues de jour et de nuit: 34 au total. L'Express côtier a été créé au XIXème siècle. Avant d'être un bateau pour les croisières, c'est aussi un moyen de locomotion pratique pour les Norvégiens pour se déplacer d'une ville à l'autre et d'une province à l'autre, car il y a peu de routes et peu de ponts. L'express côtier transporte aussi des marchandises. Avec ce bateau, on observe et contemple de manière très confortable le littoral norvégien composé de fjords, de ports et montagnes.

Voici quelques photos pour vous donner une idée des paysages et des villes. Il faut noter que le temps fut exécrable 4 jours sur 5.

P1020300  Bergen  P1020325  Paysage de fjord  P1020341  Ålesund P1020411  Ålesund aussi       P1020425  Ålesund encore P1020347  Montagne enneigée P1020351  Paysages de fjords P1020357 P1020361  Notre express côtier  P1020363  Paysages de fjords P1020403    P1020404  Châlet d'alpage   P1020430  Façade de la cathédrale de Nidaros (ancien nom de Trondheim). La pierre qui a servi à la construction est de la stéatite grise. Les parties les plus anciennes de la cathédrale datent du XIIème siècle.

P1020435  Côté de la cathédrale de Nidaros. Il n'est pas permis de prendre de photos à l'intérieur de l'édifice (très beau).

P1020440  L'île aux moines, au large de Trondheim

P1020458  Paysage de fjord avec un phare

P1020478  Elevage de saumons

P1020509  Harstad

P1020516  En quittant Harstad, on peut voir sur la côte l'église de Trondenes qui date de 1250. C'est l'église médiévale en pierre la plus au nord de la Norvège.

 

P1020545  Le vitrail à l'intérieur de l'église arctique de Tromsø.

P1020547  L'extérieur de l'église. Vous ne vous en rendez pas compte, mais il pleuvait beaucoup.

P1020554  Une église tout en bois à Tromsø.

P1020564  Un Sami et son renne albinos, on est en Laponie. Les arbres sont absents. Il y a seulement de la toundra avec une végétation qui pousse très lentement.

P1020565  Le globe qui marque le point le plus septentrional d'Europe. Il est installé sur une falaise datant de 500 à 600 millions d'années.

 

P1020522  Pour terminer, il paraît que c'est l'affiche publicitaire la plus photographiée de Norvège. Freia est une marque de chocolat.

 

13 avril 2015

Guatemala - 3

Voici mon avant-dernier billet sur le Guatemala. Je n'ai pas visité que des sites archéologiques. On a aussi été à la rencontre des gens, on a été dans quelques villes dont Antigua. Notre groupe a pratiquement fait le tour du pays. Nous avons pu admirer des oiseaux sur le Rio Dulce qui mène vers l'Atlantique. On a aussi vu une bananeraie ainsi qu'une plantation de café.

P1000690 Des bambous

P1000693    P1000695  Des graines de cafés

P1000697 Des yukkas P1000699 Des bananes.

En voici d'autres, des régimes de bananes suspendus prêts à être traités:

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P1010131 Les bananes sont transportées en suspension sur des rails. 

P1010136 Les bananes sont prioritaires!

P1000995 Des oiseaux dans les arbres le long du Rio Dulce.

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P1010014 Une poule d'eau marchant sur les nénuphars

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P1010035  P1010038 Des habitations sur le Rio Dulce

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P1010084 Des pêcheurs P1010095

 

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P1010101 Des cormorans pas loin de la ville de Livingston.

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P1010402 P1010485 P1010482    P1010404 Des rues d'Antigua (ville classée au patrimoine mondial de l'Unesco - ses habitants en sont fiers).  C'est une ville en altitude, relativement peu étendue, entourée de volcans. Les rues sont toutes à angles droits avec des maisons basses, car la ville est bâtie sur une zone sismique.

P1010413  P1010420  P1010426  On s'est trouvé à Antigua au début des semaines avant Pâques. Dans les églises, des tapis à base de sciure de bois sont dessinés à même le sol. On peut admirer les fleurs, les fruits et les légumes qui servent d'offrandes. C'est impressionnant.

 

P1010521 L'église de la Merced à Antigua

 P1010436 Des bus guatémaltèques

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P1010497  La place principale d'Antigua.

Le Guatémala est réputé pour son tissage. Les jupes que portent certaines femmes sont une de leurs richesses quand elles se marient.

 

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P1010559 Un tapis de fleurs

P1010746 Des femmes d'Antigua.

Déjà quatre semaines que j'étais partie en voyage...
Suite et fin dans un prochain billet.

29 septembre 2015

2084 - Boualem Sansal

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Après Le village de l'Allemand, 2084 (Editions Gallimard, 270 pages intenses) est le deuxième roman que je lis de cet écrivain. Boualem Sansal est né en 1947 en Algérie où il demeure. Par ses prises de position tant politique que religieuse, son oeuvre y est censurée. Je pense que 2084 ne va pas améliorer sa situation. 2084 peut s'apparenter à un roman qui se déroule dans le futur. Tout a commencé en 2084, où le "pays des croyants" est devenu l'Abistan, du nom d'Abi car désormais Yölah est grand et Abi est son fidèle délégué (suivez mon regard). L'Abistan est un immense territoire où la mécréance est bannie. L'économie n'est que religieuse. Les seuls voyageurs sont des pélerins qui suivent des routes balisées. Pendant des décennies, il y a eu une Grande Guerre Sainte, "La Char" aux millions de morts, qui a fait disparaître l'Ennemi. Maintenant, tout est calme sous l'oeil vigilant "big eye" d'Abi. Dans les soixante provinces d'Abistan, il n'y a que des interdits, de la soummission, des obligations cultuelles. Les gens sont en liberté surveillée. C'est le constat que fait Ati, le héros de cette histoire. Après deux ans d'absence, un en sanatorium pour soigner sa tuberculose et un an sur la route du retour, Ati revient dans sa ville de Qodsabad. Il se pose des questions sur tout ce qu'il voit, entend. Il commence à douter. Il est difficile de parler de ce roman tellement riche où chaque mot, chaque phrase a son importance. La lecture n'est pas forcément facile par moment mais comme Yölah, ce livre est grand. J'ai appris que ce roman était dans la première sélection de tous les prix littéraires de cette année. J'espère qu'il en aura un.

18 août 2015

Retour de ma pause vacancière (suite)

Avant Albi, nous nous sommes donc arrêtés au Château de Saissac (un des châteaux cathares) et Montolieu.

La construction du château remonte au Xème ou XIème siêcle.

P1020196  P1020198  P1020197

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P1020204  P1020206 Maquette du château

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Pas très loin de Saissac, on va à Montolieu, petit village pentu qui s'enorgueillit d'être un village du livre avec 15 librairies d'occasion. Nous sommes entrés dans au moins trois d'entre elles, des cavernes d'Ali Baba pour ceux qui aiment les livres. C'est à Montolieu que sont situées les Editions le dilettante.

P1020195 Une rue de Montolieu avec trois librairies. 

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Nous voici arrivés à Albi, chef lieu du Tarn où la cathédrale Sainte-Cécile ("un beau tas de briques", comme m'a dit mon ami) domine la ville. 

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P1020219 Clocher de la cathédrale.  P1020215 La cathédrale sous la pluie

Je n'ai pas photographié l'intérieur car il y avait beaucoup de monde dans l'édifice à cause de la pluie. Les murs sont entièrement peints et la cathédrale est célèbre pour son jubé (ou choeur), un des rares (une dizaine en France) qui n'ait pas été détruit. L'entrée pour admirer ce choeur est de 5 euros.

Albi est la ville natale du peintre Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901). Le musée pratiquement adossé à la cathédrale est très intéressant, tout comme le Musée Lapérouse, Jean François de Galaup, comte de La Pérouse (1741-1788), étant un autre albigeois célèbre. Un grand lycée de la ville porte son nom.

P1020218 Maison natale de Toulouse-Lautrec  P1020253 Statue de Lapérouse

 

Suite et fin, demain.

3 août 2015

La facture - Jonas Karlsson

 

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Avec La facture de Jonas Karlsson (Actes sud, 188 pages), j'ai passé un joli moment de lecture. L'histoire ressemble à un conte. Un jour, en Suède, le narrateur de cette histoire reçoit une facture à payer d'un montant exorbitant (l'équivalent de près de 600 000 euros). Il n'y prête pas forcément attention car il ne sait pas à quoi la somme demandée correspond. Peu de temps après, il reçoit un rappel pour cette facture non payée majorée par des intérêts de retard. Qu'à cela ne tienne, il fait son enquête par téléphone. C'est une certaine Maud qui prend son appel et qui lui confirme qu'il est bien redevable de la somme au vu des réponses à des questionnaires auxquels il a répondu assez récemment. On lui facture une somme qu'il doit payer et qui a été calculée en fonction de son indice BV (Bonheur Vécu) depuis qu'il est né. C'est une mesure qui a été votée par on ne sait qui et qui s'applique à tout le monde. Le narrateur qui n'écoute pas la radio, ne regarde pas la télé et ne lit pas les journaux est âgé de 39 ans. Il est célibataire sans enfant, gagne modestement sa vie en travaillant à mi-temps dans un vidéo-club pour cinéphiles. Ses seuls biens matériels sont les quelques CD et DVD qu'il a chez lui et il n'est que locataire de son appartement au loyer bas. Manger une simple glace chocolat-menthe ou framboise suffit à son bonheur. Il est heureux tout simplement. On suit avec intérêt comment le narrateur va peut-être ne pas payer cette facture. Ce roman n'est pas mal écrit du tout par un acteur suédois renommé dans son pays où il est né en 1971. Une découverte sympathique.

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