Le blog de Dasola
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1 janvier 2010

Mon Palmarès cinéma 2009 - Meilleurs voeux 2010

Vous l'attendiez tous, le voici. J'ai trouvé que cette année cinématographique avait recelé quelques très bons films que je vous recommande. Parmi les 141 films que j'ai vus, en voici 10 choisis au pied levé à voir et à revoir dans l'ordre de préférence:
Le ruban blanc de Michael Hanecke
(chroniqué le 07/11/2009)
Mary et Max de Adam Eliott
(chroniqué le 13/10/2009)
Il divo de Paolo Sorrentino
(chroniqué le 23/01/2009)
Un prophète de Jacques Audiard
(chroniqué le 27/08/2009)
Still walking de Hirokazu Kore-Eda
(chroniqué le 07/06/2009)
Departures de Yojiro Takita
(chroniqué le 11/06/2009)
The Chaser de Hong-jin Na
(chroniqué le 19/06/2009)
Gran Torino de Clint Eastwood
(chroniqué le 03/03/2009)
Fish Tank d'Andrea Arnold
(chroniqué le 07/10/2009)
Katyn de Andrzej Wajda
(chroniqué le 05/04/2009)

...et deux petits en plus que je ne dois pas oublier: Katalin Varga de Peter Strickland (chroniqué le 25/10/2009) ainsi que Morse de Tomas Alfredson (chroniqué le 07/02/2009).

Je constate à la relecture que je n'ai mis qu'un film francophone mais je voudrais mentionner tout de même A l'origine de Xavier Giannoli (chroniqué le 21/11/2009), Rapt de Lucas Belvaux (chroniqué le 11/10/2009) et Qu'un seul tienne et les autres suivront de Léa Fehner (chroniqué le 31/12/2009).

Je n'oublie pas non plus les reprises de grande qualité projetées à Paris (et que peut-être certains provinciaux ont eu la chance de voir), qui valent largement des films plus récents:
Victime de Basil Dearden
(chroniqué le 19/10/2009)
Tortillard pour Titfield de Charles Crichton (délicieuse comédie des studios Hammer)
The Molly Maguires de Sidney Lumet
(chroniqué le 13/09/2009)
Signore y Signori de Pietro Germi
(chroniqué le 11/08/2009)
Divorce à l'italienne de Pietro Germi (billet que je dois rédiger)
Le démon des femmes de Robert Aldrich
(chroniqué le 31/10/2009)
Les poupées du diable de Tod Browning avec l'immense Lionel Barrymore.

[Pour un "Top 10" annoncé initialement, on aboutit, tout compris, à 22, soit plus de 15% des 141 films vus en salle! (Note du statisticien)]

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A tous mes lecteurs,

Je  souhaite une bonne et heureuse année 2010, la santé, du travail, de l'amour et pleins de gentils commentaires sur vos blogs respectifs.

25 avril 2008

Mataharis - Iciar Bollain

Mataharis, de la réalisatrice et actrice espagnole Iciar Bollain (Ne dis rien), trace des portraits attachants et sensibles de trois femmes détectives à Madrid. La première, Inès, est célibataire et a comme compagnon un chat; la deuxième, Eva, recommence à travailler après un congé de maternité; la troisième, Carmen, a un mari mais ils n'ont plus rien à se dire et sont devenus des étrangers l'un pour l'autre. Les trois femmes travaillent dans une agence de détectives. On charge Inès de trouver des preuves contre un homme qui doit être renvoyé de la société où il travaille. Eva doit retrouver, pour un vieil homme, un amour disparu. Carmen surveille, pour un homme marié, une femme infidèle. Leurs vies privées et professionnelles s'entremêlent. En suivant son mari comme une détective, Eva découvre qu'il a un fils caché, né d'un amour de jeunesse avec qui il renoue des liens. Inès tombe amoureuse de l'homme qu'elle suit. L'homme pour qui travaille Carmen a une inclination pour elle. Tout le film est composé par petites touches et l'ensemble dégage beaucoup de sensibilité. Je suis allée voir ce film parce que j'avais énormément aimé le film précédent d'Iciar Bollain, Ne dis rien (2004), sur la violence conjugale. Mataharis n'est certainement pas aussi abouti mais je le conseille car c'est un très joli film.

13 mai 2009

La vague - Dennis Gansel

D'après ce que j'ai lu, La vague (d'abord un livre, puis maintenant un film) est inspirée d'un fait divers qui s'est passé aux Etats-Unis. C'est le genre d'oeuvre que j'aurais bien vu dans une émission télé de mes jeunes années, "Les dossiers de l'écran", pendant laquelle on nous diffusait un film suivi d'un débat. En ce qui me concerne, j'ai trouvé La vague (Die Welle) bien écrite avec une montée de tension: on pressent que cela va mal finir. L'histoire se passe en Allemagne dans une classe de jeunes de 16-17 ans dans un lycée. Pendant une semaine, un professeur est chargé d'un cours/séminaire sur le thème de l'autocratie. C'est impressionnant de voir que les jeunes en face du professeur (surtout les garçons) lui obéissent aveuglément en agissant parfois plus que demandé. Il est terrible de constater que les élèves pas encore adultes sont très influençables. Ils ont besoin de repères, de guide. Un en particulier, assez perturbé, prend le professeur comme "maître à penser" et commet un acte irrémédiable. Ce qui n'était qu'une expérience fictive devient une tragédie. A mon avis, le seul vrai fautif est le prof qui n'a pas vu venir (ou qui n'a pas voulu voir) ce qui allait se passer. Il éprouve un sentiment de puissance (même inconscient) face à ses élèves. Il ne martèle pas assez que c'est un cours comme un autre. Il n'a pas mis assez de garde-fous. Lui-même semble avoir des problèmes avec sa compagne (professeur comme lui). Ce n'est pas facile d'expérimenter l'autocratie. Il faut rester vigilant. Le sujet du film m'a beaucoup fait penser à un autre, allemand lui aussi, l'Expérience, d'Olivier Hirschbiegel (2003), où des hommes "jouaient" les rôles de matons et de prisonniers dans une prison. Cela dégénérait très vite.

15 février 2008

La flibustière des Antilles - Jacques Tourneur

Anna of the Indies (titre original à Hollywood du film de Jacques Tourneur en 1951) est un film où le pirate... est une femme. Je ne connaissais pas cette oeuvre, mais, grâce au DVD, cette lacune est réparée. Tous les ingrédients du film de pirates y sont: la mer des Caraïbes, les beaux bateaux (pareils à celui de l'ancêtre du Capitaine Haddock), une jolie musique qui accompagne très bien l'histoire, des combats à l'épée et des abordages au canon. Je ferai un aparté sur le mot "flibustier". Selon le "Petit Robert", on a donné le nom de "flibustiers" aux aventuriers de l'une des associations de pirates qui aux 16ème, 17ème et 18ème, écumaient les côtes et dévastaient les possessions espagnoles en Amérique. Pour en revenir à l'histoire, Anne (Jean Peters), "élevée" par le pirate Barbe Noire, est le capitaine Providence du "Sheba Queen" (La Reine de Saba). Elle est la seule femme sur le bateau parmi tous ces hommes qui lui obéissent au doigt et à l'oeil. De plus, ce n'est parce qu'elle est une femme qu'elle a plus de pitié au moment des abordages et du partage des butins. Même les prisonniers qui se sont rendus sont jetés par-dessus bord. Cependant, quand elle trouve dans le dernier bateau attaqué un marin mis aux fers à fond de cale (le beau Louis Jourdan), Anne l'épargne pour cette fois car elle a le coup de foudre. C'est une première pour elle. L'espace d'une scène avec une robe jaune-doré, elle se métamorphose en vraie femme. Mais Anne connaît les affres de la jalousie (le traître faux prisonnier et vrai capitaine LaRochelle est déjà marié) et elle veut se venger... Ce film, sans autre prétention que de distraire et sans temps mort, peut être vu par tous les publics. Comme d'habitude, je ne raconterai pas la fin. En revanche, je conclurai en disant que le personnage d'Anne dans La Flibustière des Antilles a été inspiré par deux femmes-pirates qui ont réellement existé : Anne Bonny et Mary Read.

3 janvier 2009

Trois courts-métrages d'Harold Lloyd

Si vous passez par Paris, que vous soyez petits ou grands, allez voir trois courts-métrages d'Harold Lloyd qui sont projetés dans une belle salle Art et Essais, le "Grand Action" dans le 5ème arrondissement. Les 3 films, Get out and Get under (1920), The Eastern Westerner (1920) et Never Weaken (1921) narrent des aventures délirantes bourrées de gags visuels dans lesquelles the Boy (le garçon) (Harold Lloyd) est le héros récurrent. Il y a aussi the Girl (la fille) (Mildred Davis). Chaque aventure dure environ une vingtaine de minutes. Dans Get out and Get under, the Boy, acteur amateur, doit rejoindre un théâtre le plus vite possible (car il est en retard). Il doit jouer le rôle principal. Pour ce faire, il prend une voiture (genre torpédo d'époque) légèrement récalcitrante. Dans the Eastern Westerner, il est envoyé dans l'ouest du far west: the Boy est en costume de ville. Il sauve une jeune fille des griffes d'un homme, croise des "méchants" portant cagoules genre KKK, mais triomphe de toutes les embûches qu'on lui tend. Dans Never Weaken, à New-York ou une autre grande ville qui lui ressemble, the Boy veut se suicider croyant que sa belle est prête à convoler avec un autre. Il occupe un bureau dans un étage élevé d'un building, et on assiste pendant tout le film à ses tentatives ratées qui l'entraînent à des acrobaties vertigineuses. Je ne connaissais pas du tout, et cela a vraiment été une belle découverte. La salle était réceptive à ce qu'elle voyait à l'écran, les adultes comme les enfants. Harold Lloyd a un physique de "jeune premier" avec des lunettes, est plutôt bien habillé, et durant toutes ses (més)aventures, il ne perd rien de son assurance. Il n'est jamais une victime, il ne se laisse pas "démonter" comme on dit. Il se tire avec brio de toutes les situations. Harold Lloyd a créé un personnage très différent de Chaplin, de Buster Keaton ou de Laurel et Hardy.

23 octobre 2008

L'homme de Londres - Béla Tarr

L'homme de Londres de Béla Tarr (en compétition au dernier festival de Cannes) est avant tout une oeuvre sensorielle, visuelle et auditive. Filmés dans un très beau noir et blanc, nous avons une suite de plans fixes avec la caméra qui suit les personnages alors que le décor ne bouge pas, cela donne une drôle d'impression. Dans une petite ville de bord de mer, du haut d'un genre de plate-forme fermée (phare?), un homme appelé Maloin assiste à un meurtre d'un individu qui a le temps de se débarasser d'une mallette que Maloin récupère par la suite. L'homme de Londres, adapté d'un roman de Simenon, peut se voir comme une expérience éprouvante. Par exemple, il y a les voix des acteurs (hongrois pour la plupart) qui crient leur texte. Ils sont tous doublés et ce doublage est volontairement asynchrone. Le doublage selon les personnages est soit en français, soit en anglais. Autre impression bizarre, dans certains plans, des acteurs de dos ne bougent pas d'un millimètre mais on les entend parler. L'intrigue, à mon avis, a peu d'importance en regard de l'objet cinématographique qu'est ce film. On aime ou on n'aime pas mais cela ne peut pas laisser indifférent. Cela dure 2h15 et très peu de personnes sont partis avant la fin. Il faut être prévenu, ce n'est pas un film grand public, c'est une oeuvre d'art comme l'a dit alex. Ce film, je ne l'ai ni aimé, ni détesté mais je suis contente de l'avoir vu. L'homme de Londres est projeté dans des salles "Art et Essai".

13 août 2008

Gomorra, dans l'Empire de la Camorra - Roberto Saviano

Comme promis dans mon billet du 19/07/2008 sur le film, voici ma chronique sur le livre de Roberto Saviano, Gomorra, Dans l'empire de la Camorra, très dense et étoffé. L'auteur nous plonge tout de suite dans le vif du sujet en commençant par nous parler du port de Naples devenu la plaque tournante de tous les trafics du monde entier. La Camorra (la mafia napolitaine) a la mainmise sur la drogue venant d'Amérique du Sud et sur sa transformation finale (dans des labos), les travailleurs clandestins, la contrefaçon (vêtements et accessoires), etc. L'enquête se finit par une description, qui fait froid dans le dos, du devenir des déchets toxiques d'une partie de l'Europe qui finissent dans les sous-sols de la magnifique province de Campanie (au mépris de toutes les lois en vigueur); et en attendant de trouver d'autres endroits, cela s'étend comme la gangrène, contaminant les terres (où poussent les arbres fruitiers et autres cultures) et faisant augmenter le taux de cancers chez les habitants. Je rappelle que la Campanie comprend Naples et sa région. Roberto Saviano ne révèle pas comment il peut donner autant de données précises sur ce qu'il raconte. Il nous croque la Camorra en panoramique en s'attachant à quelques "rouages" humains de cette machine inhumaine. J'ai eu l'impression qu'il se trouvait toujours sur le terrain au bon moment pour décrire les méthodes cyniques des trafiquants qui testent la drogue sur des héroïnomanes pour trouver les dosages optimums. Les Camorristes ont aussi des manières musclées voire sanglantes pour se faire attribuer des marchés publics immobiliers. Ils sont responsables du bétonnage de la région napolitaine et d'ailleurs. Les chiffres communiqués sont édifiants. Je comprends que Roberto Saviano ait désormais une garde rapprochée pour le protéger car il donne des indications vraiment précises et nominatives. Et quand on referme le livre, on ne regarde plus la mozzarella de la même façon puisque l'élevage des bufflones est aussi un des revenus conséquents de la Camorra.

3 juin 2008

Et puis les touristes - Robert Thalheim

Et puis les touristes, de Robert Thalheim (1), est un film allemand qui dure 1h15. Le titre original est "Am Ende kommen Touristen" (traduction approximative "A la fin les touristes arrivent"), ce qui pour moi est plus parlant (2)(3). Un jeune berlinois, Sven, a choisi de faire son service civil (et non militaire, on a le choix entre les deux en Allemagne). Il avait choisi les Pays-Bas mais il se retrouve malgré lui en Pologne, à Oswiecim (Auschwitz), petite ville banale et proprette qui vit du tourisme et d'une usine allemande IG Farben implantée depuis peu et qui permet d'employer des Polonais. Mais on sent encore une certaine rancune de la part des Polonais envers l'"envahisseur" allemand. Sur place, en dehors de loger dans une auberge de la jeunesse, Sven doit s'occuper d'un vieux polonais, Stanislaw, au très mauvais caractère mais qui parle allemand (alors que Sven ne parle pas un mot de Polonais). Stanislaw est un ancien déporté qui vit toujours dans le passé. Il se sent un devoir de mémoire. Quand sa santé le lui permet, il fait des conférences soit à des élèves (qui trouvent que le matricule tatoué sur le bras n'est plus très visible), soit à des officiels. Son passe-temps est de réparer des valises d'anciens déportés conservées au musée attenant au camp (et qui s'abîment). Mais il n'est pas doué et le remède est pire que le mal. Sven fait aussi la connaissance d'une jeune autochtone, Ania, guide du musée d'Auschwitz, qui rêve de partir de cette ville pour aller voir ailleurs. Suite à son absentéisme, le frère d'Ania vient de se faire renvoyer de l'usine IG Farben et il en conçoit une certaine amertume. Quand j'y pense, on ne sait pas ce qu'a voulu dire le réalisateur, ce qu'il veut montrer, prouver. Le scénario est original mais le traitement un peu maladroit, il y a des idées mais qui ne sont pas développées et l'histoire finit en queue de poisson. Pour le coup, le film est peut-être trop court.

(1) En réponse à la question de Baccawine (voir son commentaire ci-dessous), le film a été tourné en 28 jours pendant l'été 2006.
(2) En réponse à la remarque de Gérard Rocher (voir son commentaire ci-dessous), les touristes ne sont pas le sujet du film (ou si peu). Il n'y a qu'un plan où on les voit débarquer d'un car.
(3) On vient de me signaler que le "Canard Enchaîné "du 14 mai 2008 proposait comme traduction: "Et puis les touristes arrivent en dernier lieu".

5 août 2008

Serge Gainsbourg aurait eu 80 ans...

... cette année (il était né le 2 avril 1928 pour être précise). Cela ne nous rajeunit pas. Avant que j'oublie et que l'année s'achève, je voudrais rendre hommage à l'homme à la tête de chou, Gainsbarre. Je l'avais vu en concert au Casino de Paris peu d'années avant sa disparition le 2 mars 1991. C'était l'époque de la Guerre du Golfe et moi je travaillais dans une maison d'édition qui a maintenant disparu. Ce n'était pas mon chanteur préféré mais je reconnais qu'il était un très bon musicien. Provocateur: il a brûlé un billet de 500 francs (à l'époque) devant une caméra de télévision, mais à côté de cela, il s'était montré ému quand sa fille Charlotte a reçu un César pour l'Effrontée. Gainsbourg s'était créé un personnage public qui devait cacher un homme timide et pudique. Pour en revenir au concert auquel j'avais assisté, son petit Lulu était venu sur la scène: touchant. Gainsbourg avait chanté ses classiques comme La Javanaise que le public connaissait par coeur. Cinéaste un peu sulfureux: Je t'aime moi non plus (1976) ou Equateur (1983), il a même été acteur chez Claude Berri dans Je vous aime (1980) ou dans quelques puplums des années 60. Ses chansons ont été reprises depuis par de nombreux musiciens et chanteurs. 17 ans après sa mort, Gainsbourg est toujours bien vivant.

3 avril 2008

Richard Widmark avait 93 ans

J'aimais bien Richard Widmark, né le 26 décembre 1914 et qui vient de décéder le 24 mars dernier à 93 ans. C'était pratiquement le dernier grand acteur de l'âge d'or d'Hollywood. Il a commencé tard sa carrière d'acteur au cinéma après avoir fait de la radio et du théâtre. Il avait 33 ans quand il a débuté devant la caméra dans Kiss of death d'Henry Hathaway (1947). Il y jouait avec beaucoup de conviction le rôle d'un tueur qui lui a valu l'Oscar du meilleur second rôle masculin. Je le connaissais surtout dans des films noirs, Panique dans la rue (Panic in the streets) d'Elia Kazan (1950), Les forbans de la Nuit (Night and the City)(1950) de Jules Dassin (qui vient aussi de disparaître ces jours-ci) et Le port de la Drogue (Pickup on South Street) de Samuel Fuller (1953), des drames psychologiques comme La Toile d'araignée (The cobweb) de Vincente Minnelli (1955), avant de l'avoir vu comme acteur de westerns (cité dans mon billet du 25/11/07). Plus récemment, suite au succès de Madigan, long métrage de Don Siegel en 1968, une série télé éponyme de 6 épisodes, dans lequel Widmark jouait un détective, a été tournée en 1972-73. J'avais vu cette série en son temps, c'était très bien. Il est dommage que les chaînes de télévision n'aient pas rendu un hommage digne de ce nom à cet acteur qui ne fut jamais une star mais un bon acteur, tout simplement.

19 mars 2008

Le cahier - Hana Makhmalbaf

 

 

 

Y a-t-il ou non un hasard dans la programmation en salle de deux films sur l'Afghanistan? Je les ai vus pour ma part à bref intervalle. Après Les cerfs-volants de Kaboul (mon billet du 15/03/08), voici donc Le cahier. Je ne suis pas prête d'oublier le visage de Bachti, petite fille en tenue afghane haute comme trois pommes, dont le seul but est d'aller à l'école pour écouter des histoires drôles, pareilles à celles que lui raconte Abbas, petit bonhomme aux cheveux ras qui est en train d'apprendre l'alphabet sur un manuel. Nous sommes dans la région de Bâmiyân sur la Route de la soie, au pied de l'emplacement où les bouddhas de Bâmiyân se trouvaient avant qu'ils ne soient pulvérisés à la dynamite par le régime des Talibans en 2001. D'ailleurs, la première et la dernière séquence sont tirées du même document d'archives où l'on voit les deux bouddhas pulvérisés. Quand commence Le cahier (dont le titre original en anglais peut être traduit en français par "les bouddhas ont explosé de honte"), Bachti est chargée par sa mère de garder son petit frère. Pas très loin, Abbas, un petit voisin, récite à haute voix son alphabet. Nous sommes dans des habitations troglodytes. En entendant Abbas, Bachti, après avoir attaché le bébé par un pied pour qu'il ne s'enfuie pas, s'en va acheter un cahier qui lui permettra d'aller à l'école. Grâce à des oeufs qu'elle vend sur le marché (non sans mal), elle arrive à avoir un cahier à couverture jaune contre dix roupies. Elle n'a pas assez pour s'acheter un crayon. Pour le remplacer, elle prend le rouge à lèvres de sa mère. Et la voilà partie avec Abbas. Elle arrive d'abord dans une école de garçon en plein air, où le maître ne l'accepte pas parce qu'elle est une fille. L'école de fille se situe de l'autre côté de la rivière. Mais avant d'y arriver, elle sera malmenée (pour rire ou non) par une bande de garçons guère plus âgés qu'elle, qui jouent les "durs" avec des morceaux de bois (simulant des armes) dans les mains. Ils menacent de la lapider et lui mettent un sac en papier sur la tête. J'ai eu peur qu'ils mettent leur menace à exécution. Bachti, courageusement, arrive à s'en sortir (mais avec un cahier réduit à sa plus simple expression), etfait un passage bref dans une salle de classe, où la maîtresse a l'air de se désintéresser totalement de ce qui s'y passe. Puis retournant vers chez elle, à l'ombre où furent les bouddhas, Bachti est à nouveau menacée par les mêmes garçons. Ils veulent la tuer "pour rire". Abbas qui l'accompagne lui dit "de faire la morte comme cela, elle sera libre" (dernière réplique du film)... Hana Makhmalbaf, jeune cinéaste de 20 ans (une des filles, comme Samira, la réalisatrice de A 5h de l'après-midi (2003), et de La Pomme (1998), du cinéaste iranien Mohsen Makhmalbaf), dont c'est le premier film, montre une grande maîtrise de son sujet. La petite fille est de tous les plans et la cinéaste s'est mise à sa hauteur. C'est un beau film très fort où les adultes sont à peu près absents ou sans visage (à part le vendeur de cahiers aux yeux dorés ou un agent de la circulation). Une belle surprise et une révélation qui dure 1h20.

1 mars 2008

There will be blood - Paul Thomas Anderson

Je rédige ce billet immédiatement après avoir vu There will be blood de Paul Thomas Anderson. Je suis encore sous le choc. C'est un chef-d'oeuvre à ne manquer sous aucun prétexte, adapté (d'après ce que j'ai lu) des 150 premières pages du roman Le sang de la terre d'Upton Sinclair (1927), premier volet d'une trilogie qui vient de reparaître aux Editions Gutenberg. Tout d'abord, j'évoquerai l'interprétation de Daniel Day Lewis digne d'éloges, il est à l'écran de la première à la dernière image de ce long film de 2h40 qui passe très vite et qui est très riche sur le plan visuel. DDL ne surjoue jamais, il a plus que mérité son Oscar, il a pris l'intonation de voix (paraît-il) de John Huston. Il est habité par le personnage de Daniel Plainview. Tout commence en 1898, Plainview est en train de creuser tout seul un trou pour trouver du pétrole. Il prospecte sur des terrains désertiques en Californie et au Nouveau-Mexique. La seconde séquence se déroule en 1902, Plainview a maintenant de l'aide et ses recherches prennent tournure. Un de ses compagnons, qui a un bébé sur les bras, meurt à la suite d'un accident de forage. Ces deux séquences sont sans parole mais avec une musique crissante que l'on n'oublie pas. Toute la bande-son est un mélange de musique classique (3ème mouvement du concerto pour violon de J. Brahms ) et de musique contemporaine de Radiohead. Plainview recueille l'enfant qu'il élèvera comme son fils. C'est le seul moment de tendresse du film qui est aussi dur que le personnage principal dans un monde sans femme. Lors d'une scène, il déclare qu'il déteste le genre humain et que c'est pour cela qu'il veut devenir riche pour s'éloigner de ses semblables. En 1911, Plainview a gagné sa réputation de pétrolier mais il cherche toujours et encore. Il achète à bas prix des terrains à forer, dont un qui appartient à un membre très pieux d'une congrégation religieuse fondamentaliste. Pour conclure l'affaire, il accepte de faire partie de la dite congrégation et de se faire baptiser. Nous assistons à la confrontation entre Plainview et le jeune prêtre évangéliste (l'argent et la religion), Eli Sunday qui se trouve être aussi le fils du propriétaire du terrain convoité. Plainview, qui a des péchés à se faire pardonner (le meurtre d'un  homme qui s'est fait passer pour son frère), est sauvé, alléluia. C'est une des nombreuses scènes d'anthologie du film. En revanche, le fils adoptif de Plainview devient sourd suite à une explosion de gaz. Toute la dernière partie du film se passe en 1927. Plainview, fortune faite, vit retiré, tel Citizen Kane ou Howard Hughes. Il s'entraîne à la carabine sur des objets de son salon. Son fils adoptif, qui a appris la langue des signes, s'est marié avec la soeur d'Eli. Il décide de s'affranchir de la tutelle de son père. Connaissant le métier de pétrolier, il annonce à son père qu'il part au Mexique. Plainview le prend très mal. Ce fils devient un concurrent dans le business et il lui dit qu'il n'était qu'un bâtard dans un panier, "a bastard from a basket", phrase répétée de façon lancinante. Eli vient aussi lui réclamer de l'argent, ne sachant pas que Plainview n'a plus besoin de lui. Plainview lui fait dire qu'il est un faux prophète: dernière scène magistrale. La dernière réplique du film: "J'ai fini", après qu'il a tué à nouveau un homme, termine de façon abrupte There will be blood, film sans concession, dur comme du roc et qui n'a pas un plan inutile. A peine sorti, déjà un classique, à mon humble avis.

13 décembre 2007

Nous les vivants - Roy Andersson

Après réflexion, j'ai décidé de faire un billet séparé pour Nous les vivants de Roy Andersson : film iconoclaste qui ne raconte pas une histoire, mais où l'on assiste à un enchaînement de saynètes sans début, ni fin, des instants de vie baignés parfois dans le brouillard suédois mais qui laissent perplexe. Je n'ai pas ri mais je n'ai pas été émue non plus. Je me demande ce que le réalisateur veut nous dire à part que la condition humaine est à la fois tragique et comique. Tous les décors sont dans les tons beige et vert qui donnent à l'ensemble un sentiment de claustrophobie et de tristesse infinie. Je retiens la très belle scène vers la fin du film (digne de E la nave va de Fellini) où une grande maison à un ou deux étages, occupée par deux jeunes mariés, quitte un quai comme si elle était sur des rails. Des gens lancent des "viva" à ce départ. Cette scène est inoubliable. Le reste est déjà presque sorti de ma mémoire à part la dame grassouillette, coiffée d'un casque à pointe, en train de faire l'amour pendant que son partenaire parle de ses placements financiers. Je crois que j'achèterai le film quand il sortira en DVD pour revoir (et pourquoi pas apprécier) certaines séquences.

27 juin 2023

Il Boemo - Petr Václav

Grâce au cinéma, je complète ma culture générale. Je viens de voir et de beaucoup apprécier Il Boemo, qui retrace les quinze dernières années de la vie relativement courte de Josef Mysliveček (1737-1781), un musicien né en Bohème à Prague qui fit toute sa carrière en Italie où il fut adulé. Personnellement, je n'en avais jamais entendu parler. C'est un musicien qui est tombé totalement dans l'oubli et c'est bien dommage. Dans ce film, on entend de nombreux airs d'opéras. Mysliveček, qui avait un frère jumeau et qui était fils de meunier, a, en plus des opéras, composé des oratorio et des concertos. Quand le film débute, en 1781, on assiste à l'agonie et à la fin de vie du compositeur dont le visage a été rongé par la syphilis. Puis, dans un long flash-back, on suit la carrière de Mysliveček que le jeune Mozart admirait. Il y a une jolie séquence, qui se déroule en 1770 à Bologne, où Mozart improvise au clavecin devant le Bohémien. On nous montre que Josef Mysliveček participait à quelques parties fines dans la haute société. Les femmes aimaient cet homme grand et plutôt avenant et elles l'ont aidé dans sa carrière semble-t-il, dont une cantatrice, Caterina Gabrielli, très célèbre à son époque. Un très beau film chatoyant. Il y a un grand soin porté aux décors et aux costumes. Il ne faut pas comparer ce film avec Amadeus de Milos Forman. C'est totalement différent dans le ton. Dans Il Boemo, la musique de Mysliveček est très bien mise en valeur. Je recommande. Lire les billets de Selenie et Pascale.

2 mars 2022

Le chêne - Laurent Charbonnier et Michel Seydoux

Le Chêne est un documentaire épatant plein de suspense qui se passe dans et autour d'un arbre bicentenaire dans la région de Chambord en Sologne. Dans le documentaire sans paroles mais avec des sons et de la musique, on fait la connaissance pendant quatre saisons des habitants de cet arbre majestueux, plein de racines et de cavités. Des mulots, des geais, des pic-épeiches, des mésanges, un écureuil roux facétieux... Parmi les insectes, j'ai découvert le balanin du chêne (un charançon) avec une trompe qui sert à percer le cuticule d'un gland de chêne pour pondre un oeuf. J'avoue que je ne ne connaissais pas cet insecte singulier. Sinon quand un orage éclate, c'est la panique à bord du côté des mulots, car l'eau arrive jusqu'à eux en passant sous l'arbre. L'écureuil d'un très beau roux est vraiment chez lui dans cet arbre. Avec ses griffes, il s'y agrippe pour monter à grande vitesse. Pas loin du chêne rôde le renard, et le sanglier vient se frotter contre notre arbre. La nuit tombée, un hibou observe des proies éventuelles de manière intéressée. Le printemps arrivant, les naissances sont nombreuses, en particulier des oisillons, mais le danger les guette, par exemple une couleuvre qui grimpe le long du tronc. Je vous laisse découvrir ce qui arrive. C'est un documentaire qui convient aux petits et aux grands. Je l'ai vu dans une salle pleine avec quelques bambins. 

12 février 2022

La panthère des neiges - Marie Amiguet et Vincent Munier

Neuf semaines après sa sortie, La panthère des neiges est encore à l'affiche à Paris. Il faut dire que ce documentaire est de toute beauté avec des paysages des plateaux du Tibet à couper le souffle à 5000 mètres d'altitude. L'écrivain et globe-trotter Sylvain Tesson rêvait de voir une panthère des neiges. Dans sa quête, il est accompagné par un photographe animalier, Vincent Munier, qui se sent revivre dans ces paysages encore sauvages, loin des hommes. Avant que la panthère des neiges n'apparaisse sur l'écran, on aura eu l'occasion de voir comment Vincent Munier initie Sylvain Tesson à l'affût et à la patience dans des conditions climatiques très dures. Munier sait qu'une panthère n'est pas loin car il a repéré des marques de pattes. Les températures peuvent afficher jusqu'à moins 30° Celsius. Mais cela n'empêche pas des troupeaux de yacks noirs de parcourir de longues distances. On admire aussi des antilopes du Tibet, des oiseaux souvent très colorés, un loup gris, un renard du Tibet, trois ours, la maman et ses deux oursons. Personnellement, j'ai été fascinée par un chat de Pallas (ou Manul) qui est assez effrayant avec sa tête hirsute et ses yeux jaunes qui se lèvent vers le ciel. On le voit avaler un oiseau avec bec, plumes et os. On trouve ces chats dans certains zoos. Quand apparaît enfin la panthère des neiges, les deux hommes sont enthousiastes. On la voit dépecer une proie qu'elle a tuée il y a peu de temps. C'est un animal en danger d'extinction. En revanche, les textes en voix off n'ont rien d'exceptionnels. Un très beau documentaire qui dépayse. 

1 mars 2022

Tocsin pour un vaccin? - N°23

Je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) continue mes petites "revues de presse" subjectives sur Coco. L'actualité du jour (fin février 2022)? De vraies ou fausses questions sur le fait de savoir si le vaccin de Sanofi arrive, ou non, trop tard... sur le marché. De toutes manières, rappels, rappels...

Mais reprenons depuis le début... 

03/02/2022: Véran annonce qu'un tiers des près de 33 000 malades actuellement diagnostiqués "Covid-19" à l'hôpital sont des gens qui ont été testés positifs une fois hospitalisés pour autre chose (quoi, ces mauvais citoyens ne se faisaient pas tester au moindre soupçon de maladie?), et que le pass vaccinal pourrait être levé bien avant juillet 2022. Là, je me dis que Manu lit ma chronique... Bon, sur ce sujet de la levée, attendons de voir ce que vont en dire MM. Attal, Castex, Macron, ainsi que la Haute autorité de santé, le Conseil scientifique, l'Académie de médecine, l'UFML-Syndicat [présidé par le fameux Dr Jérôme Marty, rarement crédité ès qualité lorsqu'il intervient dans les médias], sans parler du Sénat, du Conseil Constitutionnel et (ah, j'oubliais - fin de la session parlementaire!) de l'Assemblée nationale...

C'est merveilleux. De même que le nuage de Tchernobyl s'était arrêté à nos frontières fin avil 1986, de même en 2022 le virus va arrêter de nous emmerder entre le début officiel de la campagne présidentielle et la fin des élections législatives.

09/02/2022: selon M. Attal, le pass vaccinal pourrait être levé, si tout va bien, fin mars ou début avril 2022 (quelques semaines avant les élections présidentielle, autrement dit). Aujourd'hui, la question est plutôt de savoir si les élections ne seront pas repoussées...

Selon Le Point du 27/01/2022 (p.16), une députée européenne bien connue à droite (LR) a suggéré à Macron, échangeant quelques mots avec lui après son intervention devant les députés européens à Strasbourg, de proposer un "pass sérologique" pour ceux dont l'organisme dispose de suffisamment d'anticorps et qui n'ont "pas besoin de se voir imposer un vaccin administratif"... Le Président de la République en a paraît-il pris bonne note: "nous y réfléchissons et il y aura d'autres annonces à venir". Ce pass sérologique existe en Suisse et à Monaco.

11/02/2022: chez les personnes vaccinées, le risque de forme grave est lié à l'âge ou à la comorbidité. Et attention, il a quand même fallu une étude portant sur 28 million de personnes (vaccinées) pour arriver à ces certitudes... 

03/01/2022: les frères Bogdanoff sont décédés du Covid-19 à six jours d'intervalle. Et voilà ce qu'en disait le Docteur Marty le 12/01/2022. Alors, qu'en déduire (ou non) sur l'importance du facteur génétique en ce qui concerne la possibilité de développer une forme grave? Y a-t-il eu déjà des études scientifiques portant sur des vrais jumeaux? 

Dans le prolongement de mes interrogations (et doutes), le mois dernier, sur la bonne volonté des vaccinés "malgré eux" après la mise en place du pass sanitaire en France (été 2021), je me demande si les ordinateurs qui nous gèrent sont capables de "suivre" le devenir de chaque "cohorte": depuis les personnes jamais vaccinées jusqu'au petit nombre de million de primo-vaccinés après la mise en place du pass vaccinal, en passant par ceux qui en seraient restés à une ou à deux piqûres (du vaccin de marque chose, truc ou bidule), en ayant ou non été malades à cause de l'un ou l'autre variant...

Et, plus largement, est-ce que des "tris croisés" permettent, avec des données aussi proches de la situation qu'il est possible de la suivre pour les millions de personnes gérées par "big data", de comparer le "réalisé" prenant en compte toutes ces "sous-ventilations" d'utilisateurs, avec les pourcentages de protection ou d'expression de formes graves ou non, et autres conséquences? Je n'oublie pas qu'on nous inondait (nous matraquait?), à l'avance, à coup de "modèles prédictifs" toujours plus péremptoires les uns que les autres? Vaccinez-vous, revaccinez-vous, qu'ils disaient... 

C'est quand même pas drôle... Avec les élections qui approchent (sans parler des JO!), on oublie presque que, en ce début 2022, l'épidémie est actuellement stabilisée à environ 200 décès quotidiens (ce qui, si je sais compter, fait 1000 morts tous les 5 jours, soit une trajectoire extrapolable à quelque 6000 morts par mois et 72 000 morts par an!). Et cela semble supportable à la fois par notre système hospitalier et par l'opinion publique. Mais si l'on prend la peine d'y réfléchir avec un peu de recul, n'est-ce pas effrayante, cette "insensibilité" qui s'est développée parmi nous, à partir du moment où nous ne craignons plus directement pour nous ou nos proches, à l'écart de tout péril immédiat (sacro-saint vaccin!), mais où ceux qui meurent sont "les autres", des inconnus... (non vaccinés ou "à risque"), presque des chiffres abstraits?

01/02/2022: les tests avec des prélèvements nasopharyngés à répétition pourraient-ils s'avérer dangereux? Dès le 8 avril 2021, il y avait eu un communiqué de presse de l'Académie de médecine... Se tester, pro-tester...?

Ces dernières semaines, les cas de contamination diminuent...? Mais le nombre de tests effectués aussi, non? Cela me fait vraiment penser au moyen infaillible de gagner aux courses...

15/02/2022: les pots au bureau devraient bientôt être de nouveau autorisés. Voilà une nouvelle qui va être abondamment commentée autour de la machine à café!

15/02/2022: "quand on pense à la dangerosité de Delta et à la contagiosité d’Omicron, le mot Deltacron est absolument effrayant! Pour le moment, les cas de Deltacron sont extrêmement rares et le cas britannique est le seul cas officiellement répertorié." Tout est dit...

Plus grave encore: un nouveau variant du virus circule chez les rats new-yorkais! Ah, les rats, sales bêtes!

22/02/2022: selon une étude (encore), le covid-19 causerait des lésions testiculaires aiguës chez les hamster. Aïe! Et chez les lapines?
Selon une autre (étude), les personnes contaminées feraient davantage de cauchemars. Non mais on rêve?

16/02/2022: 71% des Français favorables à la levée du Pass sanitaire (dont 41% "tout à fait" favorables)! Selon une étude? Non, selon un sondage...

17/02/2022: auditionné par la Commission d'enquête sénatoriale sur le passe vaccinal, le directeur de Doctolib a évoqué le chiffre de "3,9 millions de nos concitoyens non-vaccinés". Mais tout ne passe pas par Doctolib (youpi).

02/02/2022: l'appétence à se faire vacciner ou non serait liée au passé familial (un traumatisme infantile), "selon une étude"? Quand il n'y en a plus, il y en a encore... l'imagination des "étudieurs" est sans limite!

Et encore un peu d'éthologie: les femelles babouins maltraitées dans l'enfance sont moins sociables à l'âge adulte. Elles sont réticentes à se faire vacciner contre le Covid-19 malgré la pression sociale et les emmerdements afférents? [désolé, je ne pouvais pas laisser passer un tel rapprochement ...]. 

11/02/2022: un vaccin à base de plante, maintenant? J'avoue que je suis loin de comprendre - il est vrai que je n'ai même pas pu lire complètement l'article...  

04/01/2022: le viagra aurait des vertus insoupçonnées? Quelle belle histoire, hein, ô laboratoire Pfizer!

25/02/2022: enfin, une étude révèlerait pourquoi certains patients jeunes et sans comorbidités meurent du Covid-19 (et la plupart des autres, non): ce serait génétique! Un Prix Science 2022 bien mérité. En tout cas, ça valait bien la peine de vacciner tout le monde indistinctement avec les mêmes vaccins. Non? Maintenant, reste plus qu'à leur trouver un traitement sur mesure, à ces potentiels patients spécifiques... 

Bon, ce sera tout pour ce deuxième mois de l'année 2022. Précisons encore que, ce lundi soir, on trouve toute une série de chiffres sur Wikipedia (page consulté le 28 févrer 2022). Nombre de personnes contaminées par le Covid-19 en France: 22 742 043. Nombre de décès: 138 204. Population totale: 67 422 000. Et maintenant, pour la Russie et l'Ukraine: 16 055 851 contre 5 040 518 (contaminations). 343 934 contre 112 459 (décès). 145 912 022 contre 43 466 822 (population totale). Une fois que j'ai dit ça, est-ce qu'on en est plus avancé? 

Ah, et pour finir, je reviens sur le moyen infaillible de gagner aux courses évoqué plus haut. Tout le monde n'ayant pas la référence, je vais rappeler le "truc" utilisé par Lavarède pour se procurer quelques sous dans le livre de Paul d'Ivoi, Les cinq sous de Lavarède (en appâtant les crédules): "ne jouer que sur les gagnants"!

10 août 2020

Chongqing Blues - Wang Xiaoshuai

L'année dernière, à peu près à la même époque, j'avais vu So long, My son du même réalisateur. Chongqing Blues qui bénéficie d'une sortie confidentielle cet été (une seule salle à Paris) date de 2010. Il avait été sélectionné cette année-là en compétition au Festival de Cannes. J'avoue que je suis perplexe sur la politique des sorties de film et sur le fait que Chonqin blues ne sorte que maintenant, car c'est un très beau film (qui dure 1H55). L'histoire se passe dans la ville Chongqing, en pleine mutation. Peuplée de 32 millions d'habitants et située dans une municipalité grande comme l'Autriche, la ville est un très grand port fluvial au confluent des fleuves Yangzi et Jialing. Lin Quanhai revient 15 ans après avoir quitté sa femme et son fils Lin Bo (âgé de 10 ans à l'époque). Lin Quanhai est marin et il reste de longues périodes en mer. Dans une autre ville, il a fondé une deuxième famille. Il a désormais un petit garçon de 7 ans. Si Lin Quanhai revient à Chongqing, c'est pour savoir ce qui est arrivé à son fils Lin Bo, décédé à 25 ans quelques mois plus tôt lors d'une prise d'otages dans un magasin. C'était lin Bo, le preneur d'otages. A part un ami de longue date qui a une attitude bienveillante à son égard, les personnes qu'il interroge montrent de l'hostilité à son égard, comme son ex-femme qui lui claque la porte au nez, et le meilleur ami de Lin Bo qui se montre indifférent. Lin Quanhai déambule dans la ville très polluée où il fait très souvent du brouillard. Néanmoins, il rencontre des témoins directs de ce qui s'est passé, la jeune femme médecin qui est restée otage 5 heures, le policier qui a abattu Lin Bo, et même l'ex petite-amie de Lin Bo, qui évoquent un jeune homme que Lin ne connaissait plus et dont il ne se rappellait plus le visage. J'ai été très sensible à la manière de filmer du réalisateur avec la caméra à l'épaule au plus proche des acteurs. C'est un film sur l'absence de relation père-fils et sur l'incommunication entre les êtres. En arrière-plan, on voit une ville fantomatique traversée où la jeunesse désoeuvrée et fuyante fait ce qu'elle peut pour s'en sortir. Je recommande ce film.

10 février 2020

Hommages : Kirk Douglas et Robert Conrad

Vous me direz que j'exagère de rendre hommage dans le même billet à Kirk Douglas (1916-2020) et Robert Conrad (1935-2020). Ils n'avaient pas le même talent mais ils sont décédés à trois jours d'intervalle. Le premier était un grand producteur et acteur de cinéma, le deuxième est devenu célèbre avec son rôle de James West dans la série TV des années 60 Les Mystères de l'Ouest, puis plus tard dans le rôle de Pappy Boyington dans Les têtes brûlées dans les années 70. Dans ma jeunesse, j'avais un faible pour Robert Conrad. Dès que j'entendais le générique célébrissime des Mystères de l'ouest à la télé, j'étais devant le petit écran et rien ne pouvait m'en détourner.

Kirk Douglas était le dernier acteur de l'âge d'or d'Hollywood. Ce fils d'un chiffonnier biélorusse laisse une filmographie impressionnante comme Spartacus et Les Sentiers de la gloire de Stanley Kubrick, L'arrangement d'Elia Kazan, des westerns comme Règlement de compte à Ok Corral, Le reptile, Seuls sont les indomptés, La captive aux yeux clairs, etc, des films de Vincente Minelli comme La vie passionnée de Vincent Van Gogh ou Quinze jours ailleurs. Je ne peux pas tous les citer, il en a tourné presque 100 entre 1950 et 2004. Je rappelle que mon ami Ta d loi du cine a chroniqué le livre de Kirk Douglas paru en 2013 à propos du tournage de Spartacus.

10 septembre 2019

Les hirondelles de Kaboul - Zabou Breitman et Eléa Gobbé-Mévellec / Andy - Julien Weill

Après avoir vu la bande-annonce des Hirondelles de Kaboul de Zabou Breitman qui a écrit le scénario et Eléa Gobbé-Mévellec qui est la dessinatrice, je n'ai pas hésité à aller voir ce superbe film d'animation. Il s'agit d'une adaptation du roman de Yasmina Khadra (que je n'ai pas lu). J'ai adoré les dessins (des aquarelles) dans lesquels les personnages bougent ou parlent dans un décor très éclairé. Cela se passe à Kaboul en Afghanistan sous le règne des Talibans à la fin des années 1990. Ils font régner la terreur, ils exécutent sommairement tout individu qui ne se conforme à leur diktat. Ce sont surtout les femme qui sont les victimes. La musique et tout ce qui ressemble à un divertissement est interdit, les femmes sortent entièrement voilées. Les hommes sont obligés d'aller à la mosquée plusieurs fois par jour. Un jeune couple attendrissant, Zunaira (très jolie jeune femme) et Mohsen, qui sont très amoureux, ont du mal à joindre les deux bouts. Zunaira est douée en dessin mais ne travaille pas et Mohsen voudrait enseigner mais pas dans une école coranique. Ils se chamaillent souvent concernant leur avenir et c'est au cours d'une dispute sur un acte inacceptable qu'a commis Moshen que leur destin va basculer. Zunaira va croiser le chemin d'Atiq dont la femme est en train de mourir. Atiq est l'un des gardiens de la prison pour femmes de Kaboul. C'est plus un film plus pour adultes que pour enfants, dans la lignée du Chat du Rabbin ou de Parvana. L'histoire est triste mais j'ai perçu une lueur d'espoir au bout.

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Je voudrais évoquer maintenant une comédie douce-amère très sympathique, Andy. Sortie le 4 septembre 2019, elle risque de passer inaperçue. Thomas, un quadragénaire qui vient de se faire virer de chez sa n-ième copine est un homme qui considère que le travail, c'est fatigant (au point de le rendre physiquement malade). Il trouve refuge dans un foyer du SAMU social grâce à l'aide d'une de ses ex. Il veut trouver de l'argent vite gagné. Il devient "escort-boy" sous le nom d'Andy. Ce n'est pas un métier aussi facile et agréable que l'on pense. Ses débuts sont un fiasco et la suite aussi d'ailleurs. Heureusement qu'avec l'aide de Margaux, qui travaille au foyer, il met au point une combine que je vous laisse découvrir. Ce film sans prétention fait passer un bon moment grâce à Vincent Elbaz et Alice Taglioni.

2 mai 2019

Working woman - MIchal Aviad

Working woman est un film israélien qui évoque le harcèlement sexuel que subit dans son travail une jeune femme, Orna, mariée et mère de trois enfants. Orna est plutôt jolie avec ses beaux yeux. Elle est très amoureuse de son mari Ofer, qui vient d'ouvrir un restaurant grâce à des emprunts qu'il faut rembourser. Orna trouve un travail pour lequel elle montre des dispositions : vendre des appartements d'un programme immobilier sur le front de mer, près de Tel Aviv, à de riches clients français. Le promoteur Benny qui l'a engagée est content d'elle et lui promet une avance et un pourcentage sur les ventes des appartements. Et puis de manière impromptue, il attend d'elle autre chose... Un film bien joué qui a été applaudi à la fin de la séance à laquelle j'assistais. A voir. Lire les billets de Pascale et Miriam.

24 avril 2019

Les oiseaux de passage - Ciro Guerra et Cristina Gallego

Avant qu'il ne disparaisse des écrans, je veux évoquer le film colombien Les oiseaux de passage de Ciro Guerra et Cristinal Gallego que je vous conseille comme Princecranoir. Juste avant l'émergence des cartels de la drogue en Colombie dans les années 80, les premières personnes à tirer avantage de la culture de la marijuana et à faire fortune en vendant du cannabis aux gringos de la fin des années 60 au début des années 80, étaient des membres de tribus vivant dans l'arrière-pays. Les Wayyu (une tribu amérindienne) sont les protagonistes de cette histoire, où les croyances, sortilèges et présages dans les airs ou sur terre guident leur vie. Ils font parler les os des défunts, qu'ils déterrent pour prévoir l'avenir. Un peu par hasard, ils vont faire partie de ceux qui prospéreront grâce à la culture de la marijuana (Bonanza (prospérité en espagnol) Marihuana). Chez les Wayyu, certaines femmes commandent, comme par exemple Ursula, une maîtresse-femme, un peu sorcière, celle qui donne sa fille Zaida en mariage à Rapayet lors d'une cérémonie tribale, au tout début du film. C'est la même Ursula qui, à la fin, récupérera le corps de son petit-fils au milieu d'hommes armés qui pourraient tirer sur elle. C'est une femme sans pitié qui fait passer sa famille avant tout. Le film est découpés en cinq chapitres. La violence va crescendo. On presssent que l'histoire se terminera en tragédie pour ces tribus de Wayyu qui se font la guerre entre eux. Le film est visuellement superbe avec un rythme soutenu. A voir avant qu'il ne soit trop tard.

29 mars 2019

Agnès Varda est décédée aujourd'hui, 29 mars 2019

Je viens d'apprendre cette très mauvaise nouvelle. Je connaissais peu le cinéma d'Agnès Varda (1928-2019), oui, je l'avoue, mais son dernier film Visages, village est une pure merveille que je vous recommande. Un remède à la mélancolie (pour reprendre le titre d'une émission de radio que j'aime bien). Elle va rejoindre Jacques (Demy). Tristesse pour ceux qui restent.

23 mars 2019

Jusqu'ici tout va bien - Mohamed Hamidi / Rebelles - Allan Mauduit

Je chronique deux films vus l'un à la suite de l'autre.

J'ai trouvé Jusqu'ici tout va bien, de Mohamed Hamidi, très plaisant. Une petite agence de com, dirigée par Fred Bartel (Gilles Lellouche, en grande forme), vient de remporter un gros marché, mais dans le même temps, rien ne va plus avec le fisc. En effet, à cause d'une malheureuse domicilation non respectée, l'agence aurait dû être implantée dans le 93 à La Courneuve, dans une zone franche et non en plein Paris, Fred Bartel est redevable de plus d'1,7 millions au Trésor public. Pour éviter cette grosse amende, Fred et toute son équipe s'installent donc à La Courneuve où des bandes de gamins font du racket et les trafiquants de drogue prospèrent. Le ton du film est très "bon enfant". Tout ce petit monde s'entend plutôt bien. Bartel arrive même à trouver une grosse somme d'argent (sans l'aide des banques) pour faire face à une demande d'un client. Les personnages sont sympathiques même s'ils manquent un peu d'épaisseur. J'ai passé un bon moment. Lire le billet de Matchingpoints.

Je passe à Rebelles d'Allan Mauduit, un western urbain qui se passe à Boulogne sur Mer. Sandra (Cécile de France, que je n'ai pas reconnue immédiatement), ex-Miss Pas-de-Calais avec un coquard à l'oeil, revient chez sa mère qui vit dans un bangalow. Sandra trouve un travail dans la conserverie de poissons de la ville. Le travail est dur et astreignant et Jean-Michel, le chef d'équipe, un peu trop entreprenant. D'ailleurs, un soir, lors d'une astreinte, Sandra blesse grièvement Jean-Michel après que celui-ci ait cherché à la violer. Deux collègues, Nadine (Yolande Moreau, impayable) et Marilyn (Audrey Lamy, très bien), témoins du drame, veulent d'abord appeler les secours, mais y renoncent après qu'elles aient trouvé un sac rempli d'argent dans l'armoire du futur défunt. Je vous laisse découvrir comment les trois femmes vont se débarrasser du corps et prendre l'argent. Bien entendu, les ennuis commencent car l'argent appartient à quelqu'un. Le rythme du film est trépidant. J'ai souri et parfois ri devant une scène un peu "gore" dans le début du film. La séquence de la fusillade dans une maison vers la fin est digne d'un western d'antan. Les méchants sont plus bêtes qu'autre chose. On n'oublie pas de sitôt Sandra, Nadine et Marilyn, des femmes pleines de ressources avec du caractère, du culot et du courage qu'elles payent parfois assez cher. Un film sympa, pas très moral mais ce n'est pas grave. Lire les billets de ffred et Pascale.

13 novembre 2016

Jack Reacher: Never go back - Edward Zwick / Mr Wolff - Gavin O' Connor / Doctor Strange - Scott Derrickson

Jack Reacher: Never go back est la deuxième adaptation cinématographique d'un roman de Lee Child produite et interprétée par Tom Cruise. Comme j'avais pas mal aimé le premier Jack Reacher (avec quelques réserves), je n'ai pas hésité longtemps à voir ce deuxième volet. Le scénario tient sur un ticket de métro mais ce n'est pas grave car on ne s'ennuie pas une minute en compagnie de Jack, plus très jeune (Tom Cruise s'est empâté), qui apprend qu'il a peut-être une fille. Il doit surtout découvrir qui en veut à une femme militaire qui devait dîner avec lui et qui a été jetée en prison. Pour lui donner la réplique, Tom Cruise a choisi Cobie Smulders, une comédienne canadienne britannique qui m'est inconnue. Elle est très bien. Un bon film du samedi soir.

Dans Mr Wolff de Gavin O'Connor, je n'ai pas pu comptabiliser les cadavres (il y en a beaucoup), mais le film est distrayant. Lire le billet de Pascale. Christian Wolff (Ben Affleck, impavide) est un homme hors du commun. Autiste doué pour les chiffres, il est devenu le comptable de personnes véreuses. C'est aussi un tueur redoutable, grâce à un entraînement intensif depuis qu'il est petit avec des armes à feu de haute précision. Des flash-back montrent ce que fut son enfance avec un père militaire qui lui a appris à se battre. Pour faire suite à une demande d'une entreprise de haute technologie qui a un "trou" dans ses comptes, Wolff et une jeune employées vont devenir les cibles de tueurs redoutables. Il y a du rythme et des révélations inattendues sur certains personnages (sauf pour mon ami qui avait deviné).

Je finis avec Doctor Strange de Scott Derrickson dans lequel il faut louer les effets spéciaux, dont certains m'ont fait penser à ceux d'Inception: les immeubles distordus et les passerelles dans l'espace-temps. Stephen Strange (Benedict Cumberbatch) est un neuro chirurgien de talent qui est victime d'un grave accident de voiture. Ses mains ne réagissent plus. Il part à Katmandou dans un genre de temple où il est initié aux arts divinatoires et à la magie. Bien entendu, ses mains vont guérir. Il va affronter un groupe de zélotes dont le chef est Kaecilius (Mads Mikkelsen). Leur but? Détruire la terre. C'est le genre de film plaisant à voir sur grand écran. Pour une fois, j'ai trouvé le son moins assourdissant que d'habitude. Pourquoi pas?

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Je termine avec une mauvaise nouvelle (une de plus), la disparition de Robert Vaughn (22 novembre 1932 - 11 novembre 2016), qui incarna Napoléon Solo avec classe (avec son compère Illya Kuriakin [David McCallum]) dans la série Agents très spéciaux (1964-1968), une série que les jeunes de 20 ans ne peuvent pas connaître. Et il était le dernier survivant des Sept mercenaires de John Sturges.

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