Le blog de Dasola
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14 novembre 2022

Couleurs de l'incendie - Clovis Cornillac

Je n'ai pas lu la trilogie de Pierre Lemaitre dont Couleurs de l'incendie est le deuxième volet. Après Au revoir là-haut réalisé par Albert Dupontel, c'est Clovis Cornillac qui a réalisé Couleurs de l'incendie. Pierre Lemaitre a écrit l'adaptation et les dialogues de son propre roman. Le film débute en 1927 par des obsèques, celles de Marcel Péricourt, père de Madeleine (Léa Drucker), héritière de la banque fondée par son père. Ce même jour, une tragédie frappe Madeleine: son fils Paul, âgé d'environ 10 ans, se jette du haut d'une fenêtre de l'hôtel particulier familial. Il atterrit sur le cercueil de son grand-père. Cette chute le laisse hémiplégique des membres inférieurs. Devenue riche par héritage, Madeleine ne va pas en profiter longtemps, à cause de Gustave Joubert (amoureux de Madeleine sans que cela soit réciproque), devenu président de la banque. On se rend compte que c'est un  vrai "salaud" qui ambitionne de voler par ruse l'héritage de Madeleine et de Paul. Charles Péricourt (Olivier Gourmet), l'oncle de Madeleine, homme politique en vue, va s'allier à Joubert aux dépens de sa nièce. Charles est obnubilé par le besoin de récupérer de l'argent pour que ses deux filles fassent de beaux mariages. Et André Delcourt (Jérémy Lopez), l'ancien précepteur de Paul dont on découvre les penchants peu avouables, devient (grâce à Madeleine) journaliste dans un journal qui va soutenir les actions de Joubert. A partir de là, Madeleine a l'idée d'une vengeance contre les trois hommes. Elle se fait aider dans son entreprise par Lucien Dupré (Clovis Cornillac), l'ancien chauffeur de Marcel Péricourt. Pendant que les années passent, Paul grandit et devient un jeune homme amoureux de la voix d'une cantatrice (Fanny Ardant) dont il écoute les disques 78 tours. Cela va emmener la famille jusqu'à Berlin en 1934. Je ne vous dévoilerai rien d'autre du plan échafaudé par Madeleine pour se venger. Comme Pascale l'écrit, le film manque d'émotion mais cela ne m'a pas gênée. Et puis les relations entre Paul et sa nounou et celles entre Paul et la cantatrice m'ont émue. Un film de plus de deux heures qui se laisse voir agréablement. Lire les billets de Selenie et Henri Golant. 

8 novembre 2022

Le serment de Pamfir - Dmytro Sukholytkyy-Sobchuk

Comme Pascale, j'ai été enthousiasmée par ce long-métrage très maîtrisé du réalisateur (il n'avait réalisé précédemment que quatre court-métrages  et un documentaire). Ce film a été réalisé avant la guerre en Ukraine de 2022. Leonid surnommé Pamfir (Pierre), un Ukrainien qui vit dans une région à la frontière avec la Roumanie, revient auprès de sa femme Olena et de son fils Nazar après plusieurs mois d'absence. Il a travaillé en Pologne. Quand il revient, le carnaval de Malanka se prépare. C'est une fête païenne ukrainienne (mais aussi russe et biélorusse) où les hommes se déguisent en boucs, ours, loups. Nazar est un post adolescent perturbé du fait de la longue absence de son père. Il ne sait pas obéir. Après un office religieux, Nasar met le feu à l'église du village. Malgré ce que son fils a fait, Pamfir ne lui en veut pas et il promet au prêtre orthodoxe de rembourser les dégâts. La somme à rembourser est énorme et il n'a pas assez d'argent. C'est pourquoi il décide de renouer avec son ancien "métier" de contrebandier. Il y a une belle séquence où l'on voit quatre hommes dont Pamfir courir à travers une forêt hivernale dans les tons gris tout comme le ciel bas. Les routes sont gadouilleuses. Il y a un très beau travail sur l'image. Pamfir, lui, va tomber dans les griffes du mafieux du coin, un certain Oreste qui contrôle tout ce qui concerne la contrebande. Le sacrifice du père pour sauver son fils est magnifique. On ne peut pas oublier le dernier plan du film. Il faut noter l'interprétation remarquable de l'acteur principal Oleksandr Yatsentyuk. Un film hautement recommandable.

26 octobre 2022

RMN - Cristian Mungiu

Dès que je suis sortie de ma séance d'EO qui se termine dans un abattoir pour bovins, j'ai enchaîné avec RMN (IRM en français) qui débute dans un abattoir (là ce sont des moutons). Ce film du Roumain Cristian Mungiu est parlé en plusieurs langues: en roumain (sous-titres blancs), en hongrois (sous-titres jaunes) et en anglais ou allemand (sous-titres roses). J'ai trouvé ce film passionnant. Il se passe de nos jours en Transylvanie vers une fin d'année. Après avoir quitté son emploi dans un abattoir en Allemagne, Matthias revient dans le village multi-ethnique où il a laissé Rudi, son petit garçon, qui vit avec sa mère, Ana. Quand Rudi se rend à l'école en marchant dans la forêt, il éprouve de la peur. Matthias veut que Rudi domine cette peur, il veut en faire un petit homme. Matthias retrouve, par la même occasion, son père Otto et son ex-petite amie Csilla. Cette dernière co-dirige une usine qui fabrique du pain. Elle a du mal à recruter sur place et elle décide de passer une annonce. Trois Sri-Lankais se présentent et sont embauchés. Ils acceptent d'être payés le salaire minimum. Les villageois réagissent mal devant cette "invasion" des trois étrangers. Les menaces et les exactions contre ces émigrés prennent de l'ampleur. Il y a une scène magistrale dans une salle des fêtes où l'on voit tout le village discuter et se disputer sur le fait que les trois étrangers doivent partir car sinon, les villageois boycotteront le pain qui sortira de l'usine. Rien que pour cette scène qui dure plus de 10 minutes, je vous conseille de voir ce film qui aurait mérité un prix au dernier festival de Cannes, où le film était en compétition. Lire le billet de Selenie.

24 octobre 2022

EO - Jerzy Skolimowski

EO de Jerzy Skolimowski, qui a reçu le prix du jury à Cannes et à propos duquel je n'ai lu que des critiques positives ou presque, est un film que j'ai détesté (en tout cas, j'ai fait un rejet dès les premières images). La musique tonitruante m'a insupportée. Les couleurs tirant sur le rouge m'ont fait mal aux yeux. J'ai lu que c'est une expérience visuelle et sensorielle, certes mais j'aurais préféré voir EO (Hi Han en polonais) dans une histoire plus linéaire, moins psychédélique. Quand le film commence, EO travaille dans un cirque avec une écuyère qui le bichonne. C'est à ce moment-là que l'on apprend que les cirques n'ont plus le droit de faire travailler des animaux. Et donc EO passe d'un propriétaire à l'autre ou se trouve livré à lui-même. Les humains ne sont pas tous gentils avec lui et ils restent indifférents à son sort. Cet âne gris d'origine sarde marche beaucoup entre la Pologne et l'Italie, il se fait la plupart du temps maltraiter (à un moment donné, j'ai même cru qu'il était mort). En Italie, il y a toute une séquence dans laquelle on voit Isabelle Huppert (et sa fillle Lolita Chammah), mais l'âne est complètement hors champ. Je n'ai pas compris ce que Skolimowski voulait nous raconter. Et je ne vous dirai rien de la fin très triste. Heureusement que l'on nous prévient qu'aucun animal n'a été maltraité pendant le tournage (il y a eu au moins cinq ânes pour le rôle). Lire les billets de Lilylit, Mymp, Wilyrah.

30 octobre 2022

La conspiration du Caire - Tarik Saleh

Voici encore un film très réussi, de nationalité suédoise, réalisé par Tarik Saleh, un réalisateur d'origine égyptienne par son père mais exilé en Suède. Après Le Caire Confidentiel, le réalisateur nous revient avec un film qui a reçu à juste titre le prix du scénario à Cannes en 2022. Etant persona non grata en Egypte depuis des années, Tarik Saleh a tourné son film à Istanbul avec des acteurs arabes israëliens, arabes palestiniens, israélo-palestiniens ou même libano-suédois. La Conspiration du Caire se passe essentiellement dans l'enceinte de l'université Al Azhar, une institution sunnite. Adam, fils d'un pécheur, vient d'être admis dans cette université prestigieuse qui se situe au Caire. Adam arrive le premier jour de la rentrée à l'université pour approfondir sa connaissance du Coran et de l'Islam. Ce même jour, le Grand Imam de la mosquée Al Azhar meurt subitement. Il faut lui trouver un successeur parmi trois Cheiks qui enseignent ou ont des responsabilités dans l'université. Il y a trois postulants. Le chef de la sûreté de l'Etat déclare "Le Grand Imam est mort et nous devons donc nous assurer que celui qui va le remplacer partage nos idées". La lutte de pouvoir entre élites politique et religieuse est terrible et il y a même un mort. Adam va se retrouver pris au piège et devenir un "indic" pour la sûreté de l'Etat. On craint pour sa vie mais Adam montre qu'il est intelligent et doué pour déjouer le piège qui pourrait se refermer sur lui. Du point de vue visuel, il y a des plans vus de haut qui sont superbes quand il s'agit d'un rasssemblement d'étudiants, ou au moment de la prière dans la cour de l'université. Je vous recommande ce film tout comme Selenie. Pascale est nettement plus mitigée. 

28 septembre 2022

Coup de théâtre - Tom George / Don't Worry Darling - Olivia Wilde

En ce moment, je trouve peu de films qui me donnent envie de me déplacer dans une salle obscure. En voici deux, le premier, Coup de théâtre, m'a bien divertie. En revanche, je me suis posé beaucoup de questions au sujet du second.

Coup de théâtre de Tom George est délicieusement "british" avec un crime et quelques suspects. Cela se passe à Londres dans les années 50. L'énigme policière se passe dans le milieu du spectacle. Un producteur qui est aussi le narrateur au début du film est assassiné dans les coulisses du théâtre où se joue La souricière d'Agatha Christie. Sur scène, Richard Attenborough interprète un des rôles de la pièce avec son épouse. Une jeune policière zélée appelée Stalker fait souvent des conclusions hâtives sur qui a tué. Heureusement que son supérieur, l'inspecteur Stoppard, la freine dans ses élans. La délicieuse Saoirse Ronan qui joue Stalker vaut à elle seule le déplacement. Avec Sam Rockwell qui joue l'inspecteur, ils forment un duo irrésistible. Il faut noter que l'on a l'occasion de voir le personnage d'Agatha Christie compètement échevelée. C'est un film très amusant.

Je passe à Don't Worry Darling d'Olivia Wilde dans lequel jouent des acteurs et chanteurs qui me sont inconnus ou presque. Déjà, là, j'étais un peu larguée car les spectateurs avaient l'air de savoir ce qu'ils allaient voir et qui ils allaient voir. Il y avait beaucoup de monde dans la salle. L'histoire se passe a priori dans les années 50 à Victory, une ville localisée au milieu de nulle part dans un désert. Des couples jeunes et beaux avec ou sans enfants ont une vie qui semble idyllique. Toutes les maisons d'habitation spacieuses se ressemblent. Les jeunes femmes font le ménage et la cuisine tandis que les maris se dirigent dans un genre de bunker où ils exercent un travail top secret. Mais très vite, on se rend compte que des choses étranges se passent. L'histoire se concentre sur quelques couples dont celui formé par Alice et Jack Chambers. Alice en particulier commence à avoir des hallucinations. Et elle commence à voir des choses qu'elle ne devrait pas voir. Le cauchemar éveillé commence et puis j'ai suivi le fil de l'histoire en me demandant où la réalisatrice (qui joue aussi un personnage de l'intrigue) voulait en venir. Il y a plein de zones d'ombre, plein de questions restent sans réponses. Je n'ai ni aimé, ni détesté le film, je suis restée perplexe. Une spectatrice derrière moi a immédiatement dit à son conjoint "je n'ai pas aimé du tout". Lire le billet d'Henri Golant. 

1 octobre 2022

Covid-19: que nous distillent-ils? - N°30

Avec un beau "chiffre rond" atteint, je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) pense cette fois suspendre (pour la seconde fois) mes parutions "Covid-19" (30 billets en 31 mois, tout d'même!). Après, si Macron remet le couvert d'une manière ou d'une autre sur ce sujet, ma chronique reprendra...

Remontée d'un article très utile en cette période automnale: comment différencier les symptômes d'un simple rhume de ceux du Covid-19? Mais en cas de doute, vous pouvez toujours vous offrir un test, hein... 

07/09/2022: le gouvernement duplique sa communication entre covid-9 et crise de l'énergie... ? Ah bah ça doit être pour faire des économies.

08/09/2022: un pas en avant, cinq pas en arrière...  Selon le PNUD, dans le monde, le niveau de vie est revenu 5 ans en arrière à cause du Covid-19. Et une troisième guerre mondiale, ça donnerait combien d'années de recul? On va éviter de sous-entendre que si ça tuait 7 milliards sur 8, ça sauverait peut-être "la planète", hein...

21/09/2022: les anticorps du nez plus efficaces pour éviter l'infection au Covid-19 (plus exactement, les immunoglobines A)? Depuis le temps qu'on nous promet un vaccin à sniffer (ô bonheur)...

Même date: selon une étude, le risque de caillots sanguins mortels subsiste jusqu'à près d'un an après une contamination au covid-19. Pour les personnes les plus prédisposées, sans doute?

Il fallait, bien sûr, que cela se passe dans un pays développé et se réclamant du capitalisme. 240 millions de dollars auraient été détournés durant le covid-19... Business as usual, surtout au bon prétexte d'aide à l'enfance.

22/09/2022: la barre symbolique du million... de tests hebdomadaires a été franchie, a communiqué le Ministère de la santé. Avec 30 000 résultats positifs, surtout chez les jeunes de moins de 16 ans (d'âge scolaire, donc). Courage, braves gens, vaccinez-vous, re-vaccinez-vous... (enfin, c'est valable surtout pour toutes les personnes qui ont une indication à la vaccination).  

23/09/2022: après deux "rebonds" (Yahoo puis JDD), je suis arrivé sur The Conversation: cela rend compte d'une étude fort complète sur le "Covid long" (qui toucherait des millions de personnes dans le monde). La bonne nouvelle, c'est que les toutous spécialement formés sont capables de le détecter... 

24/09/2022: un autre coronavirus (à ce jour inoffensif pour les humains) pourrait poser un problème de santé publique si jamais il se "combinait" avec l'un de ses petits copains... Khosta à déclarer? 

Si j'ai bien interprété ce que j'ai glané à droite ou à gauche (y compris en demandant à des proches!), il semble que la principale utilisation (à défaut d'utilité) de TousAntiCovid soit (ait été?) de télécharger certificats de vaccination et attestations covid-19 en mode électronique sur smartphone. Tout ça pour ça... J'attends qu'une estimation nous donne le coût évité par rapport... aux impressions papier devenues potentiellement inutiles.

28/09/2022: je trouve que la presse parle de plus en plus du "covid long" ces dernières semaines. Et beaucoup moins de vacciner l'intégralité de la population. A mon avis, "Big Pharma" doit être en train de concocter tout un tas de traitements spécifiques, ou je ne sais pas ce que le terme de "campagne de presse" signifie!

A ce jour, le dernier variant à la mode serait Omicron BA2.75.2. Depuis 10 mois, Omicron n'a cessé de se réinventer, grâce à deux facultés: très haute transmissibilité et échappement immunitaire. Si jamais il se stabilise définitivement, j'espère qu'on l'appellera ZZ3,1415926... Mais finalement, si je comprends bien, l'homme et le virus ont fini par s'apprivoiser mutuellement? Allez, j'ai aucune envie de chercher l'intégralité des interventions filmées de Raoult (le professeur, pas le politicien!). Pour voir si, par hasard, ce ne serait pas une des choses (entre autres vérités ou contre-vérités) qu'il aurait prédites un jour ou l'autre... 

Pour ma part, j'ai fini par me payer mon propre test sanguin. Et voilà ce que ça dit ("sans le mot de passe du propriétaire, vous ne pouvez copier aucune partie du document").
"Sérologie quantitative anti-Sars-CoV2 (Covid-19)
(Technique immunoluminométrique permettant la détermination quantitative des IgG spécifiques dirigées contre la protéine Spike du Sars-Cov-2)
Recherche des IgG anti-Sars-CoV2 (Covid-19)             Positive
"
Titre des Ig G anti-Sars-CoV2 (Covid-19)                           90.5 BAU/mL
Interprétation: Titre < 33.8 : Négatif, Titre >= 33.8 : Positif
Présence d'IgG spécifiques en faveur d'un contact avec le Sars-CoV2 (Covid-19) ou d'une vaccination Covid."
En gros, ça me confirme ce dont je pouvais déjà, statistiquement, me douter, sans vraiment me servir à rien...

Hors sujets: 

23/09/2022 - encore une mauvaise nouvelle: au Groënland, l'état de santé de la morue arctique inquiète. (...inquiète les scientifiques, disons - pas la morue). 

Même jour: près de 50 incendiaires ont été arrêtés cette année, de tous milieux sociaux, âges et profils (majoritairement des hommes, parfois fragiles psychologiquement). Il y a quelques pompiers volontaires, mais ce n'est pas la majorité. Du genre? Hé ben moi, je trouve que ça va beaucoup mieux en le disant!  

...Et en même temps, on apprend sur le site Public Sénat que l'indemnité horaire des pompiers volontaires vient d'être augmentée (à 8,36 euros pour les sapeurs-pompiers, 10,13 euros pour les sous-officiers et 12,50 euros pour les officiers). Et la durée de service avant de toucher une rente annuelle est passée de 20 à 15 ans. Le tout cherchant à lutter contre la baisse des vocations. 

Ah, un dernier truc: je ne sais pas qui sont les communicants qui ont pondu le dernier logo en date sur le recyclage, ni combien ils ont été payés, mais ce sont des nuls, je trouve. C'est pas un bonhomme ("Triman") qu'ils auraient dû mettre en avant, mais un trimaran. La mer, si polluée finalement...

== Rappel: sauf catastrophe sanitaire majeure, il n'y aura pas de chronique "Covid-19" le 1er novembre (jour des morts?), ni les premiers des mois suivants... ==

26 août 2022

Les vieux fourneaux 2, Bons pour l'asile - Christophe Duthuron / Beast - Baltasar Kormakur

Etant fan des six albums déjà publiés (le 7ème doit paraître le 4 novembre 2022), je suis allée voir la deuxième adaption cinéma de la série BD Les Vieux fourneaux. Le scénario a été écrit par Wilfrid Lupano (comme pour les BD). Je ne m'attendais à rien de transcendant. Et bien contre toute attente, j'ai aimé ce film sympathique et plein de bons sentiments. On retrouve les trois inséparables Pierrot, Antoine et Emile. A Paris, Pierrot (Pierre Richard) décide de partir avec six migrants qui étaient cachés dans un immeuble hausmannien du IXème arrondissement. Il les emmène dans le village de Moncoeur (jumelé avec Montcuq) dans le sud-ouest de la France chez Antoine (Bernard Lecoq), qui vit dans une maison située pas loin de celle de sa petite-fille Sophie. Les migrants découvrent avec étonnement la vie de province, ses bons et ses mauvais côtés. Entre le maire en pleine période électorale et quelques chasseurs curieux, les migrants ne sont pas les bienvenus mais ils s'adaptent. Deux d'entre eux qui viennent d'Afrique Noire sont bricoleurs (et joueurs de pétanque). Ils réparent un vieux tracteur appartenant à Berthe, la voisine irascible d'Antoine. Emile (Eddy Mitchell) est amoureux d'elle de longue date, mais quand il se présente avec son bouquet de fleurs, en guise d'accueil, il reçoit des pelletées de lisier en retour. Quant à Sophie, elle fait ses tournées avec son théâtre de marionnettes, "Le loup en slip". Le scénario du film reprend une bonne partie du tome 5 (Bons pour l'asile), et il y a des éléments du tome 4 (La Magicienne). J'ai passé un très bon moment et en plus, cela nous a donné envie, à mon ami Ta d loi du cine et à moi-même, de relire la série des Vieux Fourneaux. Un régal.

Je passe à un film nettement plus stressant, Beast de Baltasar Kormakur, qui se passe en Afrique du Sud. Le docteur Nate Samuels (Idris Elba) vient passer quelques jours en Afrique du Sud avec ses deux filles. Il est veuf depuis peu. Lui et ses deux filles sont logés par un vieil ami de Nate, Martin Battlles, qui est biologiste et proche des animaux sauvages. Dès leur première virée dans des paysages un peu désertiques, ils vont devoir affronter un lion vindicatif dont la famille a été massacrée par de méchants braconniers. Le lion est ivre de vengeance. Il n'épargne rien ni personne. Pendant plus d'une heure, on se demande ce que le lion va faire, il semble invincible. Je vous laisse découvir les différentes péripéties qui jalonnent le film jusqu'à la conclusion. Un film qui se laisse voir mais avec des moments qui font peur même si c'est du cinéma. Le seul point commun avec Le roi lion, c'est peut-être les images de synthèse?

5 août 2022

Dédales - Bogdan George Apetri

Dédales du réalisateur roumain Bogdan Georges Apetri ne peut pas laisser indifférent. Le film comporte deux parties: avant et après une scène terrible en plein milieu, que je vous laisse découvrir. De nos jours, Cristina Tofan, une jeune novice (elle n'a pas encore prononcé ses voeux pour devenir nonne), quitte clandestinement le couvent où elle vit depuis trois mois. C'est une jeune femme frêle et pas très bavarde. Elle prend un taxi qui l'emmène dans un hôpital d'une ville voisine. Elle en ressort assez vite. Comme elle ne veut pas attendre que le taxi de l'aller vienne la reprendre, elle en prend un autre... Un peu plus tard ou quelques jours après, on fait la connaissance d'un policier, Marius Preda, menant l'enquête sur ce qui s'est passé. Je ne dirais rien de plus sur l'histoire. Je ne veux pas être accusée de trop en dire. Le film malgré sa dureté m'a plu. C'est un polar qui sort un peu des sentiers battus avec un flic "border line" pas spécialement sympathique mais qui compte bien arriver à ses fins. La fin est assez étrange. On ne sait pas ce qu'il en est, si c'est un rêve ou la réalité.  Le titre original du film est "Miracol" (miracle en français). Un film à voir malgré les réserves de Selenie.

2 août 2022

As bestas - Rodrigo Sorogoyen

As Bestas (c'est du galicien apparenté au portugais), que l'on peut traduire par "Les bêtes", se passe de nos jours quelque part en Galice (capitale Saint-Jacques de Compostelle). On fait la connaissance d'Antoine et Olga, des Français qui sont installés depuis deux ans dans une grande ferme au milieu d'un paysage de collines et de forêts. Ils font de la culture de tomates bio. Quand le film débute, on voit trois hommes attraper un cheval à mains nus. Ils l'immobilisent pour lui couper la crinière et le marquer. La séquence est filmée au ralenti et c'est magnifique. Assez vite, on se rend compte que dans ces contrées reculées où vivent des gens pas très riches, les Français qui ont refusé le vote pour l'implantation d'éoliennes ne sont pas les bienvenus. En particulier, deux frères, Lorenzo et Xan, qui vivent avec leur mère, montrent leur hostilité d'abord verbalement et puis physiquement. Ils espéraient l'argent que leur rapporterait les éoliennes. Ils rêvaient d'une autre vie. Au fur et à mesure, le spectateur resssent la menace sourde contre Antoine et Olga, mais surtout Antoine. Pendant les dernières quarante-cinq minutes du film, Olga est seule à affronter les épreuves. Pendant un an, elle fait des recherches sans abandonner. Elle continue de cultiver des tomates et se met à l'élevage de brebis. Elle ne veut pas tout quitter même si sa fille insiste. Dans une longue séquence, leur affrontement est terrible et c'est là que l'on admire le talent de Marina Fois dans le rôle d'Olga. Elle est exceptionnelle. Il y a vraiment deux parties distinctes dans ce film et c'est ces trois derniers quarts d'heure que j'ai préférés. Cela n'empêche pas que Denis Ménochet est très bien dans le rôle d'Antoine. Et il ne faut pas oublier les deux acteurs galiciens, Luis Zahera et Diego Anido, qui forment un duo très inquiétant. Un film dont on se souvient. Lire les billets de Pascale, Selenie et Rock07. 

1 septembre 2022

Covid-19, mais de quoi parlez-vous? - N°29

Même si je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) n'ai pas en permanence été "connecté" à la presse durant le mois d'août 2022, mon impression est tout de même qu'on parle de moins en moins de notre "cher" Covid-19, globalement.

09/08/2022: les performances des footballeurs atteints par le Covid-19 baissent pendant plusieurs semaines. C'est affreux.

10/08/2022: je juxtapose deux informations. Dix milliards de dollars pour de nouvelles armes pour l'Ukraine. 89 millions de dollars pour déminer l'Ukraine. Par association d'idées (je suis très fort pour les associations d'idées...), ça me fait penser aux milliards de chiffre d'affaires pour les entreprises fabriquant les vaccins... et aux quelques millions accordés parcimonieusement aux hôpitaux.

Si vous manquez de pif après un épisode covid-19, et que vous avez plus de 60 ans... Ça ne sent pas très bon! 

Une prochaine vague annoncée, "probablement pour l'automne". Ah bah on peut pas dire qu'il fait pas le job, Monsieur le Ministre, hein... Va-t-on nous remettre sous cloche fin septembre?

 11/08/2022 : et encore un petit plaisir potentiel en perspective (le virus Langya pourrait sévir)... Vous croyez qu'on va louper le coche, ou pas?

26/08/2022: Moderna porte plaine contre Pfizer et BioNTech pour violation de brevet, selon Le Point (source AFP) et Le Journal du Dimanche (avec AFP). Les loups entre eux (enragés? Qui communique(nt)?). Tout ça tournera en eau de boudin et se terminera par un accord (au montant strictement confidentiel) portant sur quelques milliards de dollars (une broutille). Je suggère qu'on fasse comme pour Renault, à la fin de la guerre: qu'on les nationalise, ces "Big Pharma"! 

24/08/2022: rien à voir (a priori) avec notre covid, mais un article médical m'a fait rire. Moralité que j'en tire? Messieurs, mangez plus de yaourts. Mesdames, arrêtez d'en manger!

En cherchant dans des "bribes" d'informations que j'avais stockées sans en faire état au fil des mois, je retombe sur une information sortie le 21 février 2021 (dans le New York Times, à l'origine), concernant Trump: apparemment, il avait été davantage malade du Covid-19, en octobre 2020, que ce qui avait été rendu public à l'époque. Sans commentaire (et on l'a soigné, aussi? Sans AUCUN commentaire...).

Un article de septembre 2020 à propos de l'utilité du masque: finalement, il serait plus utile pour protéger les autres de moi (si je suis contagieux) que pour me protéger (si je suis exposé à la contamination). Cependant, diminuant la quantité de virus auquel je suis exposé, il contribuerait à atténuer la gravité des symptômes de la maladie (via une sorte de mécanisme de "vaccination"? l'article parle de "variolisation"!! [j'avais dû l'éliminer parce que "réservé aux abonnés"?]). Pas très clair, tout ça... Finalement, on n'en sait trop rien?

Depuis combien de temps ne nous parle-t-on plus du nombre de masques vendus chaque jour ou chaque mois? Où en est ce business? Moi, mes masques dits "jetables", je les garde, et les réutilise (après décontamination? Cette question!) aussi longtemps que les élastiques tiennent (c'est vraiment bâti fragile, bien sûr...). Au fait, est-ce que ce n'était pas à cause d'attaches devenues défectueuses que nos "stocks gouvernementaux" d'un milliard de masques avaient fondu, depuis la crise du N1H1?
Et, bien entendu, je les range soigneusement, après chaque usage, mes masques lavables utilisé, dans leur enveloppe individuelle. Et, si je suis masqué sur une longue période d'affilée, j'en change au bout de 4 heures. Heu... je suis vraiment crédible, là?

J'avais eu il y a déjà longtemps l'idée d'associer quelques bribes de culture populaire concernant Henri IV avec le covid-19 (mes fameuses associations d'idées). Allez hop, mieux vaut tard que jamais.
C'est Henri IV qui, mécontent de ne pas avoir été accueilli dans une ville par 100 coups de canon, demande à l'édile pourquoi. "- Majesté, il y a mille et une raisons. La première, c'est que nous n'avons pas de canon... - C'est bon, je vous dispense des 1000 autres." Pourquoi est-ce que tout le monde n'a pas téléchargé TousAntiCovid sur son smartphone?
C'est Henri IV, qui surpris par l'orage, se réfugie dans une pauvre masure, dont la toiture laisse passer des filets d'eau... Le Roi au maître des lieux: "- Mais enfin... pourquoi ne répares-tu pas ce toit? - Oh, Sire, avec cette pluie? - Soit... Mais quand il ne pleut pas? - Ha, Sire, alors ce n'est pas la peine!". L'hôpital pourra-t-il faire face à la prochaine vague?

Pour le moment, en tout cas, l'hôpital gère. Et si l'hôpital gère, tout va bien, non?

Toujours beaucoup d'intérêt à regarder la page wikipedia comparant les scores par pays... même si les scores sont certainement (faute de tests) sous-estimés dans certains pays.
En France: plus de 34,5 millions de cas confirmés en France à fin août 2022. J'aimerais bien savoir quels ont été le nombre de tests réalisés, le chiffre d'affaires correspondant, la marge réalisée par les différents acteurs de la "filière" par rapport à ce qu'a dépensé la sécurité sociale, et pour tout dire les bénéfices tirés de ce gros business?

Est-ce que, à une prochaine occasion, le gouvernement sera capable de faire confiance a priori aux Français? Par exemple, dire ce qu'il en serait de l'absence de masques ("on n'en a pas mais fabriquez-en vous-mêmes", plutôt que "ça ne sert à rien") ou de la fermeture des bars à 22 h (parce que accidentogènes alors que les hôpitaux ont autre chose à faire...)? 

Il n'est pas impossible que cette "revue de presse chronique" soit l'une des dernières que je rédige sur le sujet. Je ne sais pas si elle manquera à grand monde...

20 juillet 2022

Les nuits de Mashhad - Ali Abbasi

Le même jour où j'ai vu La nuit du 12, j'ai enchaîné avec Les nuits de Mashhad d'Ali Abbasi. Pour des raisons que l'on peut deviner, le film a été tourné en Jordanie et il n'est pas près d'être diffusé en Iran dans un avenir proche. Grâce à ce film, l'actrice principale Zar Amir Ebrahimi, qui vit en exil en France depuis 2008, a reçu le prix d'interprétation féminine au dernier festival de Cannes en 2022. L'histoire est tirée d'un fait divers réel qui s'est passé en 2000-2001. Saeed, maçon de son état, ancien combattant du conflit Iran/Irak, vit dans la ville sainte de Masshad située à 900 km à l'est de Téhéran. Il est marié et père de trois enfants. Saeed, sans que l'on apprenne ses motivations profondes, est devenu un "serial killer" surnommé "l'araignée". Il a assassiné en tout seize prostituées dont la plupart étaient droguées. Quand il a été arrêté, il a dit qu'il voulait purifier la ville de ces femmes corrompues. Pendant le film, on assiste à au moins trois meurtres par strangulation, ce qui est le modus operandi du tueur. Ce sont des scènes très dures qui se passent chez lui. Rahimi (Zar Amir Ebrahimi), une journaliste venue de Téhéran, souhaite mener son enquête car la police piétine. Quelques scènes édifiantes montrent qu'être une femme seule en Iran n'est pas une sinécure. Quand Rahimi arrive à l'hôtel où elle doit loger, l'employé lui affirme qu'il n'y a aucune réservation à son nom. Dès qu'elle présente sa carte de journaliste, miracle, il y a bien une chambre à son nom. Plus tard, elle est importunée par un policier qui ne comprend pas qu'elle puisse lui dire non. Plus tard encore, quand elle se décide à devenir un appât pour attraper le tueur, on devine les regards concupiscents des hommes. La dernière partie du film nous montre que l'on est une rien du tout, que l'on n'existe pas lorsque l'on est une femme de mauvaise vie. Quand il est enfin arrêté, Saeed rallie beaucoup de monde malgré ce qu'il a fait. Même sa femme et son fils aîné le soutiennent. Saeed se croit sauvé. J'ai aimé ce film très dense et très fort, sans temps mort. Une fois de plus, les acteurs sont tous excellents. Un film que je recommande. 

18 juin 2022

Jean-Louis Trintignant (12 novembre 1930 - 17 juin 2022)

Je viens d'apprendre avec une grande tristesse le dècès de Jean-Louis Trintignant, l'un des derniers géants du cinéma français. C'était un acteur discret avec une voix reconnaissable entre toutes. Je n'ai pas eu le bonheur de le voir sur scène et je le regrette. Il semble qu'il a tourné presque 120 films. Je ne les connais pas tous, en particulier Z que je n'ai jamais vu (mais je vais me rattraper). Il a interprété des premiers et seconds rôles toujours avec talent.

Je retiens parmi sa très longue filmographie Et Dieu créa la femme de Roger Vadim, Eté violent de Valerio Zurlini, Ma nuit chez Maud d'Eric Rohmer, Un homme et une femme de Claude Lelouch, Le conformiste de Bernardo Bertolucci, Le désert des Tartares de Valerio Zurlini, Le train de Pierre Granier-Deferre, Eaux profondes de Michel Deville, Le bon plaisir de Francis Girod, Regarde les hommes tomber de Jacques Audiard, Ceux qui m'aiment prendront le train de Patrice Chéreau et Amour de Michael Haneke. 

1 juin 2022

Voyages, voyages... - N°26

La France, ton virus f... le camp?
Que devient donc notre pandémie planétaire? Silence radio à l'horizon - ou presque. En l'absence d'état de grâce tant pour un Président réélu que pour une nouvelle Première ministre, je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) suppose que le message bien pompidolien d'arrêter d'emm... les Français est, pour le moment, fort bien passé. Nous voilà tranquilles, au moins, jusqu'au 20 juin 2022. Au-delà, je ne jurerais de rien (le déluge?).

Que dire, alors, aujourd'hui?

Fin mai 2022, le sous-variant omicron B5 du covid-19, variant apparu en Afrique du Sud mais dont on a surtout commencé à parler quand le Portugal a été touché, est toujours faiblement représenté parmi les "études flash" (?), mais en augmentation. Bientôt... touché, coulé?

Encore un échappement vaccinal, va-t-il falloir une nouvelle campagne de vaccination/rappel? Pour un lot de 50 millions de doses (je déconseillerais d'en commander 67, ça risquerait d'être du gâchis...), quel prix, coco? Quelque chose comme 20 euros la dose environ en "tarif public" (tarif "direct fournisseur" en août 2021, semble-t-il)? Moins cher quand l'UE négocie en 2022 pour des centaines de millions de quatrièmes doses (je sais que je ne sais pas, hein...)? Allez, mettons qu'ils les touchent à 5 euros la dose... Quoi, ça ferait 250 millions d'euro en un an, en plus ou en moins, pour le budget français?... Combien de lits d'hôpital peut-on créer et pérenniser avec 250 millions d'euros? C'est vache, allez...

Et voici que pointe son museau la "variole du singe" (qui n'est pas une variole et ne concerne pas les singes?). 17 cas en France le 31/05/2022...  Rappelez-moi, déjà, le, nom de la seule maladie que l'OMS se targait d'avoir éradiquée (rendant inutile de vacciner les enfants)? Avec tous les "moins de 45 ans", il y a un GROS marché, coco!

Présentant des symptômes qui y ressemblent, on trouve aussi la "grippe" - ou "fièvre" - dite "de la tomate" qui aurait déjà frappé, en mai, plus de 80 enfants (de moins de 5 ans) dans l'Etat de Kerala, en Inde. 

Ah, et des fraises bio auraient - peut-être - donné une hépatite A à 17 personnes aux Etats-Unis, selon Reuter. A quoi se fier, pauvres que nous sommes... (aux fraises qu'on fait pousser soi-même sur son balcon?).

Bon, j'en reste là, j'ai mieux à faire pour le moment. Relire cet incurable pessimiste d'H. G. Wells, par exemple...

27 février 2022

Les César 2022

Cela faisait quelques années que je n'avais pas vu la cérémonie des Césars et j'avoue que j'ai apprécié ce rendez-vous du cinéma qui s'est déroulé le vendredi 25 février dernier  même si comme d'habitude, c'était trop long. Les mercis ont été innombrables mais il y a eu un ou deux discours intéressants comme celui d'Arthur Harari et Jacques Fieschi. Je regrette que des films tels que Bac nord et Boîte noire aient été oubliés dans la distribution et que, de même, certains n'aient pas été nommés comme Les deux Alfred ou Gagarine. J'ai été ravie que Aissa Diallo Sagna, une vraie aide-soignante dans la vie, reçoive le César du meilleur second rôle féminin dans La fracture, elle est vraiment très bien. Sinon, pour les hommages, celui de Xavier Dolan envers Gaspard Ulliel était un peu long alors que l'hommage à Bertrand Tavernier a été honteusement court. Cate Blanchett qui a reçu un César d'honneur était divine comme d'habitude. Par ailleurs, les films Illusions perdues et Annette (toujours pas vu) ont été bien récompensés. Il y a eu la fausse note en la personne d'une jeune femme en rouge qui a montré son "c.l". Je n'aurais pas cru que The Father soit récompensé du César du meilleur film étranger face à La loi de Téhéran ou Drive my Car.

Et vous, si vous avez vu les Césars, qu'en avez-vous pensé?

25 janvier 2022

Adieu Monsieur Haffmann - Fred Cavayé

Voici un film qui m'a remuée. Adieu Monsieur Haffmann de Fred Cavayé est adapté d'une pièce de théâtre que je n'ai pas vue. L'histoire commence à Paris en mai 1941. La première séquence du film se focalise sur un pied appareillé qui avance sur des pavés. Ce pied appartient à un "boiteux", François Mercier (Gilles Lellouche), employé chez Joseph Haffmann (Daniel Auteuil), un bijouter qui crée des modèles. C'est un artisan doué. Malheureusement pour lui et sa famille, du fait qu'ils sont Juifs, ils sont menacés d'être arrêtés sous peu. Très vite, Haffmann convainc sa femme de fuir en zone libre avec leurs enfants. Lui-même les rejoindra plus tard après avoir réglé le sort du magasin. Et pour ce faire, Haffmann fait une proposition étonnante à François Mercier et à sa femme Blanche (Sara Giraudeau). Il va leur vendre le magasin, qu'ils lui rétrocéderont lorsque la guerre sera terminée. Le jour même de sa fuite, Haffmann est obligé de revenir au magasin car il y a des contrôles d'identité dans toute la ville. A partir de là, Joseph s'installe dans le sous-sol et François et sa femme occupent l'étage. Le couple désespère d'avoir un enfant, un jour. Dans l'esprit de François germe une idée pas banale pour que Blanche tombe enceinte mais sans succès. Et puis les mois passent et le comportement de François évolue. Il devient un parfait salaud et il n'a plus aucun scrupules. Les trois acteurs sont bien. A la différence de Pascale, j'ai trouvé Sara Giraudeau très bien (en tout cas mieux que dans d'autres rôles). Gilles Lellouche interprète un rôle difficile et il s'en sort bien. Daniel Auteuil est égal à lui-même. Un film à voir à moins d'attendre sa sortie sur petit écran. En tout cas, pour une séance de début de soirée, un lundi soir à Paris, on était cinq dans la salle. Lire les billets de Pascale, Eimelle et Pierre D.

10 janvier 2022

Bilan 2021 pour "Le blog de dasola"

Après les quelques mots célébrant les 15 ans du blog "de dasola" (et non "de ta d loi du cine & de dasola" comme j'avais eu le culot de le mentionner à l'occasion du billet du 1er avril 2021), je (ta d loi du cine, "squatter" - et statisticien - chez dasola) vais signaler quelques chiffres constituant une esquisse de bilan pour l'année 2021.

Commençons par les billets.
2021 a marqué un record en nombre de billets: 156, un chiffre qui n'avait été dépassé que durant les quatre premières années du blog, de 2007 à 2010. Mais plus de 30% ont pour auteur... votre serviteur, cependant que ceux signés dasola n'ont été que 108, à peine davantage qu'en 2020 où la propriétaire et auteure principale du blog n'y avait contribué que pour 103 billets sur 128 (on constate que mes propres contributions ont doublé). Mais, sur les 15 ans de blog (soit 180 mois), je n'en suis même pas encore arrivé à avoir rédigé, en moyenne, un billet par mois. Dans le détail, mes billets ont consisté, principalement, en des "chroniques covid-19" le 1er du mois, en des hommages "Charlie Hebdo" le 7 du mois, en 8 participations au "Challenge Jack London" de ClaudiaLucia et en 12 participations à mon propre Challenge de la planète Mars [cf. colonne de droite].
Ceux de dasola se sont répartis entre 66 billets "cinéma", 30 billets "livres", 10 billets "Divers / culture" et un billet sur un réalisateur (Bertrand Tavernier). Ses 24 premiers billets "cinéma" de l'année 2021 ne parlaient que de films vus ou revus en DVD, en attendant (impatiemment!) la réouverture des cinémas (intervenue vers le 19 mai?).

Quelques mots ensuite sur le nombre de commentaires.
J'avais signalé l'an dernier que le nombre de commentaires déclinait d'environ 200 chaque année depuis 2018, étant passé de 1966 cette année-là à 1574 en 2020. La baisse a été bien moindre l'an dernier, puisqu'on a compté 1515 commentaires pour 2021. Et - victoire? - aucun mois n'en a connu moins de 100. Ce qu'il faut malheureusement remarquer, c'est la chute du nombre moyen de commentaires par billets sur 2021, qui n'atteint même plus 10. Si l'on peut noter que les 108 billets de dasola en totalisent 1151 (faits en 2021), en 2020, les 103 siens en totalisaient 1346 datant de la même année (sur un total de 1383 rédigés dans l'année sur des billets toutes années confondues). En 2021, on ne compte que 18 billets à avoir atteint ou dépassé les 15 commentaires (contre 49 sur 141 en 2017, par exemple). Le billet "14e anniversaire" du 9 janvier 2021 écrase, comme toujours, les autres (57 commentaires!). Remarquons encore que 52 commentaires de 2021 portent sur des billets antérieurs au 31 janvier 2021 (plus ou moins compensés par 13 commentaires de 2022 portant sur des billets 2021...). Quant aux 312 commentaires portant sur mes propres 48 billets de 2021 (6,5 commentaires en moyenne...), ils sont dûs à 74 commenteurs différents.
[Bon OK, j'aurais peut-être dû refaire ça sous forme de tableaux... Mais j'en aurais encore perdu certaines et certains!]

Et tout ceci nous amène (les derniers mais non les moindres) vers les blogueurs qui ont écrit nos commentaires.
Cette année, vous avez été un peu plus nombreux que l'année précédente à rédiger un commentaire ici (136 contre 131). La fréquentation du blog repose essentiellement sur un "noyau dur" de commentateurs.euses fidèles, le plus souvent eux-mêmes blogueurs.euses actifs.ves [l'inclusion, c'est compliqué!]. Deux personnes ont fait plus de 100 commentaires (Missfuji et Manou), 5 autres en ont fait plus de 50, et encore 15 ont fait au moins 20 commentaires, ou davantage. Seules 31 personnes n'ont pas encore fait au moins 5 commentaires sur le blog de dasola (dont 16 sont venues pour la première fois en 2021). Quatre blogueurs venus commenter chez dasola pour la première fois en 2021 sont désormais répertoriés dans la colonne de droite. En 2020, il y avait en eu seulement 16 primo-commentateurs (dont deux sont depuis devenus "fidèles"). [la colonne de droite, vous dis-je...]
A noter enfin que Missfuji, qui a fini par détrôner Maggie76 de ses records de commentaires sur 365 jours, est sans doute sur une bonne trajectoire pour battre aussi celui des 500 commentaires faits durant le laps de temps le plus court. Cela augure d'un "entretien par mail" à préparer pour 2023 en vue de sa présentation sur le blog de dasola... Elle sera certainement précédée par A_girl from earth dès 2022 (484 commentaires depuis mars 2009) pour ce genre de présentation dont sept blogueurs.euses ont déjà eu l'honneur ici!

Terminons par les quelque 81 "abonnés" du blog.
Pour autant que je puisse le savoir (on compte une douzaine d'utilisateurs de la fonction "d'Anonymisation" proposée par l'outil de canalblog!), en 2021, un peu moins de la moitié de ceux qui sont inscrits à la parution des nouveaux billets ont effectivement fait un com', et parmi eux près de la moitié n'a plus fait de commentaire depuis plus d'un an. L'annonce de chaque billet ne génère guère plus d'une dizaine de visites directement via le lien envoyé par mail à chaque abonné inscrit. Les inscriptions (5 en 2021) et les désinscriptions (6) se compensent à peu près. On peut supposer que certaines désinscriptions (d'un email caduc) sont suivies de l'inscription vers un nouvel email. D'autres personnes semblent s'inscrire et se désinscrire à plusieurs reprises au fil des ans - le temps d'oublier les thématiques du blog de dasola et de faire renaître l'envie de le suivre?

1 février 2022

Corona - Des chiffres par millions / en questions - N°22

Je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) crois utile de préciser une nouvelle fois que la sélection d'informations ci-dessous reflète assez clairement ma propre position: je ne vise nullement à l'exhaustivité ni même à "l'objectivité", c'est uniquement ce qui m'intéresse que je sélectionne dans les "revues de presse" accessibles sur internet (voire dans la presse "papier"). Par contre, je m'efforce de donner mes sources lorsque je fais allusion à un article de presse, et de préciser clairement ce qui est du seul domaine de mes intuitions personnelles...

Pour ce qui est des "testés positifs", à peine plus de 19 millions de cas ont été enregistrés par l'administration seulement, avec ce variant omicron dont on nous jurait fin 2021 qu'il était tellement contaminant qu'il allait rendre toute la France positive: je suis déçu! En un mois, on n'a même pas réussi à passer de 10 millions cumulés depuis le début à 20 millions, il va encore falloir attendre quelques jours pour ouvrir de beaux chiffres tout ronds (et en rester bouche bée?). Ça doit être la faute des gens, qui se protègent trop bien... 

Quoique... Je me pose une question. Parmi les quelque 12 ou 13 millions de personnes qui se sont fait tordre le bras, et se sont fait vacciner uniquement pour disposer du fameux "pass" leur permettant de mener une vie aussi normale que possible (en terme de sorties, voyages etc.), combien seront dans une logique de "faire l'autruche" en cas de suspicion d'être cas-contact ou même en cas de symptômes, tout simplement pour ne pas perdre, même temporairement, le précieux sésame (tant qu'ils ne se sentent pas gravement malades, bien sur)? La carotte était trop belle... 

C'est je crois vers la mi-janvier 2022 que le nombre officiel (administratif) de contaminations a dépassé les 20% de la population française (officiellement 67,4 millions), avec plus de 13,5 millions de contaminations. Que de symboles dans ces chiffres administratifs... 20%, c'est à peu près le nombre de cas positifs qui arrivent dans les résultats des tests. Autrement dit, lorsqu'on teste quotidiennement 1,5 million de personnes, on ajoute quelque 300 000 personnes au compteur. Si l'on en testait 3 mllions, n'en rajouterait-on pas 600 000? Et si l'on n'en testait que 750 000, le score n'augmenterait-il pas de 150 000 seulement? Transitivité (sic transit...)? Et j'ai toujours mes interrogations sur l'addition des contaminations via des variants différents, sur le fait qu'une même personne puisse avoir été contaminée plusieurs fois, et sur la prise en compte ou non des quelque 127 000 décédés du Covid sans parler des décès "naturels" depuis le début de l'épidémie). A part ça, pour chacune des sources (et versions) différentes de comptage "Covid", le chiffre est précis à l'unité...
18/01/2022: ça y est, l'INSEE a parlé, la population française se monte désormais à 67,8 millions (bilan démographique 2021)! Mince, il va falloir recalculer tous les pourcentages, non?

Ces histoires de population, ça me fait penser... S'il est vrai que je ne reçois guère de faire-parts de naissance ces deniers temps, je ne crois pas encore en avoir eu un seul entre les mains sur lequel la photo du nourrisson arborerait fièrement un masque anti-covid. Et vous?

10/01/2022: en fin d'article sur Public Sénat, M. Véran avait aligné de jolis chiffres statistiques lors de son audition. Très intéressant. Je crois savoir que les statistiques de "probabilités" portent sur des "grands nombres", mais n'ont jamais permis de faire une prédiction certaine appliquée à un individu? On sait qu'en tirant à pile ou face, on a 50% de chances d'avoir pile et 50% d'avoir face. Si l'on tire 100 fois de suite, il n'est pas certain d'avoir 50 et 50. Si l'on a eu 50 pile et 49 face, le 100e tirage ne donnera pas forcément face. Si l'on a eu 10 tirages de suite avec la même face, l'incertitude demeure pourtant pour le 11e tirage. Etc. Ou alors, j'ai pas tout compris à ces calculs de probabilité dont je croyais qu'ils avaient bien servi aux compagnies d'assurance-vie pour calculer leurs risques en fonction de l'âge de l'assuré, et éventuellement de quelques autres paramètres (tables de mortalité...), il y a déjà un ou plusieurs siècles?

Quels amateurs, quand même, que les chargés de com' de la Présidence... La fameuse interview dans Le Parisien * qui a énervé les "emmerdés" (relue et validée par l'Elysée, selon Le Canard Enchaîné du 12/01/2022) aurait dû paraître juste après le vote du Pass vaccinal... mais celui-ci a pris une semaine de retard (toute une semaine, mais une semaine seulement...).
* pas de bol, sur le site du Parisien, elle est... réservée aux abonnés... ;-/

Le même numéro du Canard Enchaîné se faisait un plaisir de signaler que le télétravail... c'est pas pour les "petites mains" qui s'occupent du courrier reçu par la Présidence. En 2020, les bureaux ont même été réorganisés en "open space".

Et, tiens, je m'en pose aussi une autre, de question. Au gros de la vague, à 10 millions de tests par semaine, on détectait (grosso modo) 1,5 millions de cas. Est-ce à dire qu'avec une capacité de 20 millions de tests, on en aurait détecté 3 millions? Ou bien que 5 millions de tests réalisés auraient découvert seulement 750 000 cas? Toutes choses égales par ailleurs, hein... 

N'empêche, il est loin le temps où la France avait eu du mal à franchir le seuil du million (été 2021?). Et les piquouzes piétinaient aussi... Au point que je m'imaginais que, pour couvrir (très théoriquement!") 67 millions de personnes, ça prendrait donc... un certain temps. Et comme à l'époque déjà, promis-juré, il n'y aurait jamais d'obligation de se faire vacciner, on tendait vers l'infini de l'incertain... Et je rêvais même tout éveillé en me disant que, si Manu avait la tentation de s'asseoir sur ses promesses et autres serments, qui c'est qui voudrait pas le réélire, mmmmh?

11/01/2022: est-ce que par hasard les Corses n'apprécieraient pas qu'on leur raconte des histoires (si je comprends bien cet article du Point)? 

Ce qui est toujours moins drôle, c'est l'augmentation du nombre des morts (bah oui, il ne peut pas diminuer non plus). J'ai un peu l'intuition que ce comptage macabre, précis à l'unité près, est tout de même approximatif (sous-estimé) d'environ 5 %. Cela fait des mois que j'avais lu que, dans les tout débuts de l'épidémie, on ne comptabilisait pas toujours comme "morts du Covid" beaucoup de gens, notamment des personnes âgées, décédées à domicile et "non testées" (pour un nombre évalué de 5 à 6 000 en décembre 2020 ?) - outre le décalage entre les chiffres de l'Agence Santé France et ceux de l'INSERM mis en évidence en avril 2021. 

10/01/2022: un nouveau variant aurait été détecté à Chypre, qu'on hésite à baptiser "deltacron"? Plus d'hésitation, il faut le baptiser "Ahlescons"... Bah, fausse alerte, finalement?

21/01/2022: ... et allez donc, la moitié des cas de Covid-19 séquencés au Danemark seraient dûs à un sous-variant (d'Omicron), maintenant (BA.2). Sous-pir(e)... 

11/01/2022: de son côté, le Québec songeait à imposer une taxe aux non-vaccinés. Ils sont fous, ces Québécois. Ou bien plus anglo-saxons que gaulois? Ah bah finalement non: leur Premier Ministre a su enclencher la marche arrière... ce mardi 1er février 2022.

29/01/2022 : encore des chiffres, mais des chiffres de business... Peut mieux faire, encore?

11/01/2022: Michel Cavaleri, de l'Agence européenne des médicaments (EMA, équivalente à la FDA américaine), a fait connaître ses craintes par rapport à des rappels vaccinaux trop fréquents. D'une part, ça pourrait finir par affaiblir le système immunitaire. D'autre part, ça finirait aussi par fatiguer (lasser?) la population... 

31/01/2022 : vous avez dit tests? D'une part - à savourer -, les garnements seront toujours les garnements. D'autre part, la modernité est au coin de la rue... avec votre smartphone.... 

Bon, j'arrête là pour ce mois de janvier 2022. Mais je ne m'interdis pas d'en faire remonter encore quelques infos gardées sous le coude pour les mois suivants...

24 décembre 2021

Palmarès cinéma 2021

Comme tous les ans, voici mon palmarès de cinéma. Une fois encore, je n'ai pas vu autant de films que j'avais prévu en raison du reconfinement, du couvre-feu conséquences du la COVID. Je rappelle que les cinémas avec jauge ont rouvert mi-mai 2021. 

J'ai vu 59 films dont quelques navets que je nommerai pas. Je ne retiens que les bons.

J'en ai choisi 15 dont un que je n'ai pas chroniqué.

Je commence par les trois films iraniens que je place en tête. 

La loi de Téhéran de Saeed Roustayi : le polar de l'année avec Bac Nord (voir ci-dessous). Le rythme est soutenu et le film montre que, drogués victimes ou dealers porteurs de 5g ou 500 gr, en Iran, l'exécution par pendaison les attendent.

Le Diable n'existe pas de Mohammad Rasoulof : quatre moyens métrages réunis en un seul long-métrage avec comme thème la peine de mort et ceux à qui on demande d'être des bourreaux à leur corps défendant.  

Un héros d'Asghar Farhadi. On n'oublie pas de sitôt le beau visage de Rahim et son sourire de plus en plus crispé au fur et à mesure que le film se déroule, et j'ai été émue par le petit garçon bègue.

Je continue avec des films français.

Illusions perdues de Xavier Giannoli. Peu de temps après une adaptation plutôt sympa d'Eugénie Grandet par Marc Dugain, le cinéma français a choisi de continuer d'adapter Balzac et c'est une réussite.

Bac Nord de Cedric Jimenez : un film sous adrénaline avec une histoire qui se passe dans les quartiers nord de Marseille. D'un côté les flics, de l'autre, des jeunes et moins jeunes de quartiers sensible. Au centre, le trafic de drogue. L'une des séquences finales est impressionnante. Une réalisation digne des meilleurs films américains.

La fracture de Catherine Corsini : les urgences d'un hôpital pendant une  nuit de manif des gilets jaunes et ce n'est pas triste. Valeria Bruni-Tedeschi est formidable.

Les deux Alfred de Bruno Podalydès, c'est le film qui m'a réconcilié avec les frères Podalydès, et Sandrine Kiberlain montre une fois de plus son talent comique.

Médecin de nuit d'Elie Wajeman qui vaut pour l'interprétation remarquable de Vincent Macaigne en médecin de nuit.

Gagarine de Fanny Liatard et Jérémy Trouilh, à la limite du documentaire, ce film plein de poésie arrive à nous faire croire qu'une barre d'immeuble peut se transformer en station spatiale. 

Je termine avec :

Compartiment n°6 de Juho Kuosmanen, ce "rail movie" m'a beaucoup plu. Son grand prix à Cannes est amplement mérité.

Drunk de Thomas Vinterberg, c'est le premier film que j'ai vu à la réouverture des salles. Je me suis dis, cela commence bien. Madds Mikkelsen et les autres acteurs sont formidables.

Les sorcières d'Akelarre de Pablo Agüero. Ce film nous plonge dans le Pays Basque du début du XVIIème s., au temps de la chasse aux sorcières. Les rôles féminins sont magnifiques.

Tre Piani de Nanni Moretti. C'est le premier film de Nanni Moretti que j'apprécie vraiment.

L'un des nôtres de Thomas Bezucha (Pascale en avait dit beaucoup de bien). Kevin Costner qui a produit le film est très bien avec Diane Lane. Ils interprètent des grand-parents voulant récupérer à tout prix leur petit-fils. J'ai vu le film sur grand écran. Il est resté à l'affiche pendant une semaine dans une seule salle. Et c'est tout à fait dommage. J'ai acheté le DVD et l'ai déjà visionné avec mon ami, je ne me rappelais même pas que j'avais pris le temps de le chroniquer.

First Cow de Kelly Reichardt, non chroniqué, est un film qui sort des sentiers battus. Je l'ai vu en juin dernier en avant-première et il m'a emballée. J'ai aimé la manière qu'a la réalisatrice de raconter l'histoire d'une vache dans l'ouest des Etats-Unis dont le lait va permettre de faire des gâteaux et des beignets. C'est aussi l'histoire d'une belle amitié entre deux hommes qui essaient de s'en sortir comme ils peuvent. Elle prend son temps pour raconter son histoire. Il s'agit d'une réalisatrice que j'apprécie beaucoup. Lire le billet sympathique de Pascale et celui de Mymp.

En revanche, je regrette sincèrement que des films de premier plan soient sortis directement sur petit écran, du fait que des plateformes les produisent. Je pense que le cinéma sur grand écran, c'est ce qu'il y a de mieux. Malheureusement pour moi, il faudra que j'attende la sortie en DVD/Blu-ray du nouveau film de Jane Campion. Les spectateurs doivent revenir dans les salles (il semble y avoir eu une baisse significative du nombre de spectateurs dans les salles cette année). 

21 décembre 2021

Un héros - Asghar Farhadi

Décidément, le cinéma iranien est dans une période faste: trois films très différents sortis cette année et il s'agit de trois réussites. La loi de Téhéran, Le diable n'existe pas et maintenant Un héros feront partie de mon top cinéma de cette année. J'ai été contente de voir que le réalisateur Asghar Farhadi était revenu en Iran pour nous offrir un film qui a reçu le Grand Prix au dernier festival de Cannes, ex-aequo avec Compartiment n°6. Rahim, âgé d'une trentaine d'années, obtient une permission de sortie de deux jours de la prison où il est emprisonné pour dettes depuis trois ans. Il n'a pas pu rembourser Bahram, son ex-beau-frère qui s'était porté garant pour lui auprès d'un usurier. Le beau-frère en veut énormément à Rahim qu'il prend pour un homme qui n'a pas de parole. On apprend qu'en Iran, on peut donc faire de la prison pour dettes. Au tout début de sa permission, Rahim est rejoint par Farkhondeh, la femme qu'il aime et qui lui apprend qu'elle a trouvé un sac plein de pièces d'or. Elle est aussi l'orthophoniste du fils de Rahim, qui souffre d'un grave bégaiement. Les dix-sept pièces d'or pourraient permettre à Rahim de rembourser une partie de sa dette mais ce n'est pas suffisant pour Bahram qui exige le remboursement complet. C'est alors que Rahim décide de rendre les pièces à la propriétaire du sac. A partir de là, tout s'accélère. Rahim devient un héros pour sa bonne action, surtout auprès du directeur de la prison et d'une association d'aide au pardon qui fait une quête pour lui. Il est devenu un homme médiatisé, mais des rumeurs malveillantes le concernant envahissent les réseaux sociaux. Et si tout cela était un coup monté? Rahim (l'acteur a un physique avenant) est une victime, mais il a aussi un côté pas très sympathique. Il ne se départit pas d'un sourire crispé. On ne sait pas trop ce qu'il pense. On voudrait qu'il s'en sorte, surtout pour son fils qui est très attachant, mais à la fin, son retour en prison semble inéluctable. Farhadi décrit une société iranienne où je n'aimerais pas vivre.

6 décembre 2021

Le diable n'existe pas - Mohammad Rasoulof

Je ne savais pas trop ce que j'allais voir avec Le diable n'existe pas du réalisateur iranien Mohammad Rasoulof. Je n'avais lu aucun résumé ni aucune critique. Et là, pendant deux heures trente, j'ai été happée par les quatre histoires. J'ai surtout été secouée par la première, intitulée "Le diable n'existe pas", qui suit Hesmat, la quarantaine, que l'on voit sortir en voiture d'un endroit très sécurisé. Il revient chez lui, regarde un peu la télé, puis il prend une douche, il récupère sa femme qui sort de son travail, il va chercher sa fille qui sort de l'école (et qui l'engueule car il est arrivé en retard). Ils vont faire des courses tous ensemble. Avec sa femme et sa fille, il part s'occuper de sa vieille mère en lui faisant la cuisine et le ménage, Il est l'incarnation tout à la fois du père, du mari et du fils idéal. C'est quand il retourne à son travail en pleine nuit que l'on découvre une faille dans la vie de cet homme. En poussant un simple bouton, il provoque la mort. J'ai reçu cette séquence comme un coup de poing. Je suis restée tétanisée pendant quelques secondes. 
Dans les trois autres histoires, il est aussi question de cette mort légale, la peine de mort, qui est pratiquée à grande échelle en Iran. Dans "Elle a dit, tu peux le faire", Pouya est un jeune conscrit qui ne veut pas donner la mort à un condamné. Il va sortir de cette situation de manière rocambolesque en rejoignant sa fiancée. Dans "Anniversaire", Javad bénéficie d'une permission de trois jours qui lui permet de rejoindre Nana, une jeune femme qu'il compte bien épouser. C'est une maison en deuil qui le reçoit car un ami de la famille vient d'être exécuté pour des raisons politiques. On apprend le lien entre Javad et la victime. Dans "Embrasse-moi", Bahram qui va bientôt mourir est un médecin qui n'a pas voulu collaborer à une exécution 20 ans auparavant. Il tient à voir sa fille biologique venue d'Allemagne qui n'était au courant de rien.
J'ai aimé la manière dont le réalisateur, qui a tourné dans une quasi-clandestinité, suit tous les personnages au plus près. Cela n'empêche pas que certains plans larges montrent des paysages iranien arides ou boisés.
Un très grand film qui a reçu l'Ours d'Or au festival de Berlin en 2020. C'est bien qu'il soit enfin sorti. Allez le voir. 

1 janvier 2022

Dix millions de meilleurs voeux pour l'année qui commence - N°21

Vingt-et-unième chronique alors que l'année 2021 vient de se terminer... C'est dommage, j'aurais pu commencer l'année 2022 avec la 22ème... si seulement je n'avais pas suspendu ma première série durant un mois... au moment où, avec la fin du confinement, un certain relâchement nous a été autorisé (très temporairement). Parce que, à cette époque aujourd'hui lointaine (août 2020), on croyait que le pire était derrière nous!

Au moment où vous me lirez, je suppose que le cap symbolique des 10 000 000 de "cas" de Covid-19 en France aura été franchi (les 6,7 millions soit 10% de la population française l'avaient été en août). Après, ce "compteur" couvre-t-il le nombre de contaminations (certaines personnes pouvant l'être à plusieurs reprises, vaccinés ou non), ou de personnes contaminées (et les morts, là-dedans?)? La définition exacte est beaucoup moins mise en avant que le chiffre. En gros, on saura qu'il y a aiguille sur sables mouvants quand ça dépassera les 67 millions!

Tous nos vieux copains perdus de vue, Alpha, Béta, Delta, Lambda et les autres... Que sont-ils devenus? 

Qui serait prêt, du coup, à prendre des paris sur l'imposition d'un vaccin prenant en compte les variants dérivés d'Omicron, dans 4 mois d'ici? Je me rappelle que M. Veran temporisait (début décembre) avec un "ça ne veut absolument pas dire qu'il y aura une quatrième piqûre"... qui ne signifiait pas grand-chose.

Pourquoi faudrait-il se positionner obligatoirement comme "Pro-vax" ou "Anti-vax"? On peut avoir des positions infiniment plus nuancées que cela... Cela me ferait même penser aux "non-binaires" du vocabulaire avec lequel certain.e.s militant.e.s parfois un peu excessifs.ves nous brisent les gonades menu.

Début décembre, j'avais en tout cas souri en lisant dans Le Canard enchaîné (01/12/2021) pourquoi on a échappé à Nu (qui se prononce comme "new" en anglais...) et à Xi (homophonie avec le Président chinois!).

02/12/2021: tiens, on annonce un nouveau test, plus rapide et plus efficace...  N'empêche que je reste déçu, il manque quelque chose... Le résultat orange fluo, "vous avez été infecté mais n'êtes plus contagieux, circulez-y- a-rien-à-voir!".
... Et en même temps, développer le travail en prison, quelle bonne idée pour faciliter la réinsertion des détenus... Vous croyez qu'ils auront droit au télétravail? 

04/12/2021: c'est grâce au VIH que le variant Omicron serait apparu en Afrique du Sud (si j'ai bien compris?)... Ou au fait que les pays "riches" ne payent pas (les vaccins, à Big Pharma) pour les autres? 

05/12/2021: ai bien rigolé à lire chacune des phrases de la chronique d'Anne Roumanoff sur le JDD de ce jour. Elle fait mouche à tous coups. Vous croyez qu'elle m'embaucherait comme collaborateur?

J'ai été regarder ce que la HAS (Haute autorité de santé) avait précisément dit sur la vaccination des enfants (de 5 à 11 ans). Le 30 novembre 2021, elle recommandait de vacciner ceux souffrant de comorbidités, OU ceux au contact de personnes particulièrement exposées au risque de formes graves. Le 20 décembre, elle suggérait d'élargir la possibilité de vaccination (sans obligation!) à tous les enfants de cette classe d'âge. Et demain?

27/12/2021: j'applaudis des deux mains le retour du port du masque en extérieur. Ma seule interrogation: pourquoi diable ne pas l'avoir remis en place plus tôt, au lieu de focaliser à l'excès sur la vaccination? Pour ma part, cela fait des semaines que je me suis découvert un "réflexe conditionnel": je mets tout de suite mon masque en sortant de chez moi (alors même que je ne me suis pas encore enfourné dans le métro ni ne suis entré dans un commerce)!

17/12/2021: tsssk... Ce malheureux Castex tout frémissant de rage à l'idée d'avoir été bafoué par les centaines de milliers de Français qui contournaient son beau pass sanitaire... (mais, comme il est dit, seul le prononcé fait foi... je vous laisse donc chercher la vidéo!).

06/12/2021: les infectés-vaccinés seraient protégés deux fois plus longtemps que les vaccinés tout court. Chassez le naturel, il revient au galop? 

08/12/2021: on savait déjà que le covid-19 pouvait tuer, mais à ce point...  En Allemagne, un homme tue toute sa famille puis se suicide pour un passe sanitaire falsifié. On n'en est pas encore là en France. Mais si la pression augmente...
Heureusement, le même jour, on découvrait une lueur d'espoir par une information "Santé" essentielle, messieurs. Usage interne?

09/12/2021: réponse "macro" à une question "micro", ou comment "la société" est globalement protégée, alors que VOUS pouvez parfaitement mourir du virus même si vous vous êtes conformé aux injonctions à vous faire vacciner...

22/12/2021: n'empêche qu'il y en a un qui avait trouvé LE filon: se faire payer pour se faire piquer... Oui, mais ça doit être un Belge, une fois!

Ah, quelques jours plus tôt (10/12/2021), un Néo-zélandais a fait bien mieux, et plus concentré: dix doses de vaccin en une journée. Et, non, ce n'est ni le test du futur protocole de vaccination par les autorités, ni une peur panique d'attraper le vaccin qui auraient motivé l'individu...

10/12/2021: un masque qui brille au contact du virus? J'en rêvais, les Japonais l'ont fait (sans faire l'autruche)! 

11/12/2021 - une information absolument incroyable (je fais du Xème degré, là, hein...): un faux pass sanitaire ne protège pas contre la maladie et on peut même en mourir! Hé oui, si le personnel médical avait su, à Garches, on lui aurait injecté des anticorps à temps, peut-être!

15/12/2021: cette salade niçoise touche aussi la ville d'origine elle-même, puisque parmi les malades admis en réanimation au CHU de Nice, à peu près 30% seraient faussement vaccinés... 

16/12/2021: il y aurait 110 000 faux pass selon Darmanin? Qui dit mieux? 182 000 recensés depuis le mois de juin, selon un nouveau bilan en date du 20 décembre? Tssk, pas très précis, tout ça... Peut mieux faire!

Dans ce contexte, M. Véran annonce l'absence de poursuites pour ceux qui se mettraient en règle, mais la tolérance zéro pour les "fournisseurs"... Carotte et bâton.

16/12/2021 - ces seniors (plus de 65 ans) qui ne croient plus au vaccin... Effectivement: des effets secondaires, un cycle sans fin, pas besoin du pass sanitaire... On peut tout à fait comprendre cette forme-là de bon sens, aussi... malgré la communication gouvernementale.

18/12/2021: pour la secrétaire d'Etat chargée de la Jeunesse et de l'Engagement, les personnes non-vaccinées sont des "pro-virus". Ah que cela fleure bon l'inflexibilité léniniste: "tous ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous"... qui était peut-être même déjà présente dans la Bible (pas mieux)?

19/12/2021: ça y est, Manu évolue, varie (mute?). Un grand tabou est tombé: il va falloir bientôt un pass vaccinal (et non plus sanitaire) même pour aller travailler! (Bah finalement non, le MEDEF n'a pas voulu...). La population française va bientôt être aussi gavée de vaccin anti-covid que les animaux d'élevage le sont d'antibiotiques préventifs, ...avec les mêmes effets néfastes? Certes, il ne s'agit que d'un élevage en batterie d'électeurs, mais... 

19/12/2021: heu, comment faut-il lire? Véran avoue, ou Véran gaffe? Le pass vaccinal est une forme déguisée d'obligation vaccinale... 

22/12/2021: comme prévu (à l'imitation des Américains [ou autre pays?]) et avec juste quelques semaines de décalage [par rapport à...], "la communication officielle" éprouve soudain le besoin de faire preuve de pédagogie auprès des citoyens pour expliciter et éclairer les chiffres fournis, avec tous les arguments statistiques légitimes. S'il y a aujourd'hui dix fois plus de vaccinés que de non-vaccinés dans les services d'urgence, et si les non-vaccinés sont majoritaires en nombre absolu en réanimation dans certains lieux, il faut cependant prendre la peine de pondérer les chiffres par rapport à chaque "population" représentative. Mais, tant qu'à expliciter, il faudrait aussi souligner que tous les non-vaccinés ne se retrouveront (très probablement) pas en réanimation non plus, et ne pas occulter, donc, que même certains vaccinés peuvent se retrouver en réanimation... (ah, si seulement on pouvait identifier pourquoi!). J'en appelerai en tout cas encore une fois à Audiard sur ce soudain besoin de communication incluant une "mise en perspective" des chiffres en valeurs et en pourcentages que l'on nous fournit si gracieusement depuis le début de la crise: "c'est bizarre, ce besoin qu'ont les matelots de faire des phrases" (après un bourre-pif?).

24/12/2021 - un petit cadeau de Noël: la montée en puissance de la communication sur le "business" du trafic de faux pass sanitaires. Ah bon, c'est pas de la philanthropie?

28/12/2021 - pas de bol! On se confine pendant 14 mois, et malgré tout... L'histoire ne dit pas quel variant ils ont attrapé... 

29/12/2021: c'était rigolo de lire en titre "Le gouvernement ne veut pas affoler" après le record de contaminations (près de 180 000 mardi 27 décembre - on a fait mieux depuis). Bref, il est inutile de fermer les écoles ou de reconfiner (ou même d'imposer le port du masque dans la rue, ou tout simplement dès qu'on met le pied hors de chez soi). Continuez à travailler, et surtout à empêcher que l'économie se grippe, elle aussi, braves gens... 

31/12/2021 - ah, enfin: un article de France Info (et c'est pas via Yah@@.fr que je l'ai trouvé!) donne une base de calcul qui me paraît moins alarmiste que les annonces gouvernementales. Il y a environ 5 million d'adultes non vaccinés, et 0,5%, statistiquement, développeront une forme grave qui les amènera à l'hôpital, soit 25 000 personnes... en espérant que leur arrivée sera la plus étalée dans le temps possible. Ceci avant que l'immunité naturelle soit enfin acquise (entre vaccins et contaminations bénignes). 
Sur France Info toujours, j'ai enfin compris qui est protégé par quoi: selon le porte-parole de l'Union des syndicats de pharmaciens d'officine, le masque chirurgical protège l'interlocuteur de celui qui le porte tandis que le masque FFP2 protège son porteur (mais est plus pénible à supporter...). 

Pour finir, une bonne résolution de Nouvel an: et si j'abandonnais yah@@.fr pour d'autres agrégateurs comme par exemple Alvinet.com, où l'on peut retrouver les infos classées par sources (titre de presse), classement que ces "commerciaux" de Yah@@ ont abandonné il y a bien des années déjà, dans une course au clic effrénée?

Plus généralement, et sans lien direct (quoique?) avec le Covid-19, je me sens grincheux face aux évolutions de ces toutes dernières année. Avec les "livraisons à domicile" (qu'elle se fassent en vélo ou à scooter), j'ai l'impression que c'est un pas de plus vers la perte de capacité à cuisiner notre nourriture, après avoir au fil des décennies perdu les compétences pour la produire (par la culture et l'élevage), ou pour se la procurer par la chasse et la cueillette - au fil des siècles. Et après? De manière accélérée, je le crains, nous perdons aussi les possibilités de nous déplacer à notre gré, non seulement savoir lire une carte sans accès GPS, mais aussi voir qui on veut, se rassembler avec qui on veut...! Les outils expérimentés et/ou légitimés aujourd'hui à l'occasion du Covid-19 seront toujours là demain, quel que soit le gouvernement au pouvoir... (sauf miracle ou sursaut "démocratique"?).

3 décembre 2021

Madres paralelas - Pedro Almodovar

J'ai vu en avant-première Madres paralelas, le nouveau film de Pedro Almodovar, qui a permis à Penelope Cruz d'être récompensée du prix d'interprétation féminine au dernier Festival de Venise. J'étais restée sur une déception avec Douleur et Gloire. Avec Madres paralelas, j'ai retrouvé Almodovar qui sait si bien filmer les femmes, jeunes ou plus mûres ou âgées. Janis (Penelope Cruz, absolument divine) et Ana (Milena Smit) se rencontrent dans une chambre d'hôpital. Elles sont sur le point d'accoucher. Janis (la quarantaine épanouie), qui est photographe, a eu une liaison avec Arturo (l'acteur Israel Elejalde est plutôt séduisant), un anthropologue judiciaire marié de son côté. Ana, elle, encore mineure, n'avait pas prévu de tomber enceinte. Elles accouchent chacune d'une fille. Elles restent en relation, d'autant plus que Janis, faisant suite à une remarque d'Arturo, s'interroge (je vous laisse découvrir sur quoi). Il y a une autre histoire qui se greffe en arrière-plan, où la profession d'anthropologue judiciaire d'Arturo joue un grand rôle. Il va tout faire pour permettre qu'une fosse commune soit mise au jour. En effet, des membres de la famille de Janis ont été victimes des phalangistes pendant la guerre d'Espagne. Plus de 100 000 morts ont été enterrés dans des fosses communes. J'ai aimé le ton général du film, ses couleurs chaudes, et puis Penelope est pratiquement de tous les plans. On sent qu'Almodovar est sous le charme. 

25 novembre 2021

Tre piani - Nanni Moretti

Moi qui ne suis pas une grande fan de l'oeuvre de Nanni Moretti, j'ai énormément aimé Tre piani (Trois étages en VF). Peut-être parce qu'il ne s'agit pas d'un scénario original écrit par Nanni Moretti mais d'une adaptation d'un roman israélien que je n'ai pas lu. Voir le billet de Miriam.

Dans le film, l'histoire commence de manière brutale. Andreea, un jeune conducteur ivre, renverse une femme qui traversait la chaussée avant que le véhicule ne termine sa course en percutant le bas de l'immeuble où il habite avec ses parents. A partir de là, on fait la connaissance des habitants d'un immeuble cossu situé à Rome. On va suivre la vie de ces habitants pendant 10 ans. Lucio (Riccardo Scamarcio) et Sara (Elena Lietti), qui sont les parents de Francesca, une petite fille de sept ans. Dora (Margherita Buy) et Vittorio (Nanni Moretti), deux magistrats. On découvre très vite que Vittorio est très intransigeant (c'est le moins que l'on puisse dire). Monica (Alba Rohrwacher), elle, vient d'avoir une petite fille appelée Béatrice. Elle souffre du fait que son mari est absent depuis des mois pour son travail. Je ne révélerai rien d'autre, à part que le film interroge sur plein de choses, et en particulier la responsabilité d'être parents. J'ai aimé le traitement du sujet: beaucoup de sobriété, et il y a de l'empathie pour les personnages, même pour ceux qui ont des choses à se reprocher. L'interprétation est de tout premier ordre, jusqu'aux enfants, très bien dirigés. Le film qui dure deux heures (que je n'ai pas vu passer) est revenu bredouille du dernier festival de Cannes et c'est regrettable. Lire les billets de Pascale et Matchingpoints.

1 décembre 2021

Virus, tu dors? Ton vaccin, ton vaccin va trop vite... - N°20

... mais on pourrait aussi chanter l'inverse [vaccin / virus]!

Voici déjà ma 20e chronique mensuelle, et ce ne sera sans doute pas la dernière... Qui s'en serait vraiment douté, il y a deux ans?

2 novembre 2021 - insidieux glissement de vocabulaire: je (ta d loi du cine, "squatter chez dasola) viens de découvrir la pub, à la TV, par laquelle les seniors sont incités à aller effectuer leur piqûre "de rappel" contre le Covid-19. Il n'est plus question seulement de "3ème piqûre"... Quelle sera donc désormais la fréquence de ces "rappels", certainement conçus comme "réguliers"?

30 novembre 2021 - ce soir, à 23 h 30, on frôlait semble-t-il les 120 000 morts officiels (119 997 selon y@hoo [Mise à jour : nov. 30 12.31pm PST Source de données : CDC, WHO], mais 119 131 selon Santé publique France). Courage, encore un petit effort...

...Et entre ces deux dates?

Après l'été, avec le froid et le vent, la bise ferait partie des causes du rebond de l'épidémie à l'automne, nous chante-t-on (mais je ne sais pas si nos journalistes sont capables de faire référence à la fable...).

A peine la campagne pour cette fameuse "dose de rappel" a-t-elle démarrée que les doutes sur la protection apportée par les vaccins actuellement commercialisés face au variant "Omicron" se font jour. Sera-t-il, ou pas, plus contagieux mais moins pathogène? Quand va-t-il débarquer? Il serait déjà là? Vite, dépêchons-nous de l'étudier...

En attendant, je pense que les Français ont bien été sensibles à l'argument "si pas de dose de rappel, alors passe sanitaire plus valide!", peut-être davantage qu'à tout autre argument? Des millions de personnes à piquer (une vingtaine de millions, entre les personnes fragiles et leur entourage)? Business as usual.

05/11/2021: un article publicitaire éveille ma suspicion. "Un décontaminateur d'air efficace contre le coronavirus", une machine qui peut décontaminer 25 m3 d'air en une heure? Il y est question d'un "laboratoire du CNRS", d'"une personne asthmatique", de COV (corps, ou composés, organiques volatils)? Pub mensongère? Bidon? Arnaque?

07/11/2021 - la double vaccination grippe-covid-19 est recommandée (pour les publics éligibles?): dès fin septembre 2021, la Haute Autorité de Santé (HAS) préconisait une piqûre dans chaque bras... Et avec les pieds, on applaudit?

Prémisses du 09/11/2021: "Je ne serai pas étonné qu'on aille progressivement vers des rappels vaccinaux pour tous les adultes", a affirmé Emmanuel Macron lors d'un déplacement dans le Nord. Hé ben, moi non plus, sincèrement, ce jour-là, je n'en étais pas étonné. Sans blague, qui donc pouvait être assez c... pour croire, rêver, y échapper, et qu'il suffirait de se faire vacciner une seule fois pour être peinard? Pour ma part, je le mettais en doute dès mon billet du 1er août 2021.

23/11/2021: Jean Castex, positif au Covid-19 en novembre, affirmait en juillet 2021 qu'avec 2 doses, on était sûr de ne plus être contaminés... Bah oui, mais vous comprenez, les conditions ont changé... (c'est JAMAIS la girouette qui tourne!).

Dès la mi-novembre, il n'y avait plus de terrasses éphémères à Paris. Etait-ce dû à la descente des températures? A une instruction de la Mairie de Paris de les démonter? Ou encore au fait que, maintenues, elles seraient devenues payantes? Je m'interrogeais. Vérification faite, la carotte municipale constituait bien en la promesse de renouveler l'opération en avril 2022 (mais sans doute plus gratuitement)...

Je crois avoir remarquer un moyen d'identifier les "touristes" provinciaux à Paris. Le provincial, lorsqu'il sort du métro, se dépêche de jeter son masque dans une poubelle (de peur de la contamination). Le Parisien le remet tranquillement dans sa poche pour son prochain trajet... Je n'oserais pas dire que le banlieusard, lui, porte dans le métro le masque sous le nez...

16/11/2021: 34 milliards de dollars par an, cela représenterait 1000 dollars par seconde? J'ai pas vérifié... Mais en tout cas, le "trio de tête" des entreprises fabriquant du vaccin semble, lui, bien se porter. Et rappelez-vous en bien, hein, de votre prochaine piqûre de rappel.

Selon que vous êtes adeptes convaincus par la vision du verre à moitié vide ou du verre à moitié plein, je vous laisse interpréter les chiffres qui mettent en parallèle les 90% d'adultes vaccinés face aux quelque 10% qui ne le sont pas (selon ce que j'ai compris du Point, sauf erreur de ma part), en terme de contamination comme en terme de cas graves... (et, "pour rappel", c'était avant l'entrée d'Omicron sur notre terrain!).

Petite parenthèse sans trop de rapport. Qu'est-ce que gm@il est intrusif! Cela fait des mois et des mois qu'ils me demandent ma date de naissance. Heureusement qu'il est facile de "passer à travers" et d'accéder tout de même à sa boite sans renseigner cette date... Aujourd'hui, le message de justification est: "Il manque votre date de naissance. Google a besoin de cette information pour se conformer à la loi." Mais au tout début, c'était plus "hard", avec quelque chose comme "La loi exige que vous communiquiez à Google votre date de naissance" (!). Je pense que G**gle a quand même dû se faire taper sur les doigts... Bah oui, ils ont besoin de vérifier si on a plus, ou moins, de 18 ans, pour jauger les contenus (ou les pub?) qui nous seront proposés.

Apparemment, en cette fin novembre 2021, ça se bouscule au portillon pour la troisième piqûre, pardon, la piqûre de rappel (première du genre, en attendant donc toutes les autres). Mais quelles peuvent être les parts respectives que prennent dans cette bousculade la peur de mourir, le civisme, le rêve de passer des fêtes insouciantes en famille, ou l'envie d'un pass sanitaire revalidé? 

Tiens, et l'application tousAntiCovid? On n'en entend plus guère vanter les mérites, le nombre d'abonnés ni le coût... Ca mériterait que je tâche de trouver quelques infos à ce sujet dans les prochaines semaines!

Une autre question me taraude: quel budget a-t-on consacré aux recherches sur les vaccins contre le paludisme, le SIDA, ou d'autres maladies dont les victimes ne sont pas forcément très solvables?

 A suivre l'an prochain, donc...

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