Le blog de Dasola
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25 octobre 2025

Tag "Si j'avais une librairie"

Cela fait fort longtemps que dasola ou même moi (ta d loi du cine, "squatter" sur son blog) n'avons plus participé à des "Tags" de la blogosphère.

En voici un qui fait rêver (surtout à l'approche de la retraite...): "Si j'avais une librairie". Je l'ai déniché récemment chez La bibliothèque Roz, qui a transposé un tag d'origine américain et qui dit: "Ce TAG consiste à imaginer la librairie de ses rêves et à la présenter, en répondant à 9 questions. Bien sûr, on est dans le rêve et le plaisir, on a aucune contrainte administrative ou financière, tout est possible. Je me suis bien amusée à rêver ma librairie, j’espère qu’elle vous plaira."

Voici mes propres réponses. 

 

1) Quels sont les horaires d’ouverture ?

Je pense que je me concentrerai sur des horaires en fin d'après-midi et en soirée, pour permettre aux lectrices et lecteurs de venir après leur journée de travail... 16 h - 22 h? Pour moi, ça me correspondrait bien, je suis plutôt du soir...

2) Y a-t-il de la musique d’ambiance ? Si oui, de quel genre ?

Je n'en vois pas l'utilité...

3) Y a-t-il un bar à café ?

La bonne question, déjà, est: y a-t-il des sièges, pour "se poser"?
Pourquoi pas... Je me rappelle avoir financé un projet de "Librairie-café" à Paris, dont les deux jeunes "porteurs de projet" avaient pris le concept en Amérique du Nord... 
Je connais aussi une ou deux librairies parisiennes (en neuf ou en occasion) qui proposent de la petite restauration et des boissons chaudes... 
Après, est-ce que cela a un effet positif sur le "chiffre d'affaires" ou pas, je ne sais pas!

4) Les clients sont-ils encouragés à s’attarder ?

Je ne sais pas... (ils ou elles ont peut-être envie de regagner leur domicile après une journée de boulot!).
Je pense que cela est lié à la question 5 et à la question 3...

5) La librairie propose-t-elle des évènements ?

Séances de dédicaces, séances de lecture par l'auteur... Oui bien sûr (avec l'idée que les livres seront "en vente" en nombre le jour même!).

6) Dans quel environnement est située la librairie ?

À Paris, dans une rue pas forcément passante, mais pas au fin fond de la banlieue non plus!
Pas trop loin d'une station de métro.
Dans un environnement qui n'est pas exclusivement "immeubles de bureau" mais où il y a aussi du résidentiel. 
Dans un environnement qui n'est pas exclusivement "populaire" (un peu de "résidences sociales", mais aussi du locatif privé, des propriétaires habitants...). 
Ou alors, dans une petite ville de province un peu endormie (5 à 10 000 habitants?), où il existe une bibliothèque (donc un lectorat), mais pas ou plus de librairie... et peut-être des locaux commerciaux à bas prix...

7) À quoi ressemble cette librairie ?

Beaucoup de livres dans des bibliothèques au mur...
Quelques tables pour mise en valeur de livres sur des thématiques données... 
Forcément de l'éclairage artificiel... En source d'éclairage, des "leds" (qui ne consomment pas trop!), mais dissimulés sous de vieux lampadaires, de vieilles appliques, des vieilles lampes à abat-jour...
J'aimerais bien pouvoir aussi gérer "à côté" une activité "livres d'occasion", avec des bacs où ils sont rangés verticalement et où l'on peut "feuilleter" rapidement les couvertures. Mais c'est vrai que c'est un autre métier... (pratiquement, le produit "livre de seconde main" se décotant excessivement vite, il faut quasiment les acheter "au poids" ou faire à ceux qui veulent se débarrasser des livres qui les encombrent la faveur de les leur reprendre gratuitement...).

8) Quels types de livres peut-on trouver dans votre librairie ?

Voir ci-dessus...
Plutôt de la fiction (y compris science-fiction), de la bande dessinée et des mangas... 
Des sciences humaines (mais pas de philo ni de théologie, si je suis mes propres centres d'intérêt!). 
De l'économie (classique, mais aussi sociale et solidaire), des ouvrages sur la création d'entreprise, sur l'agriculture et l'élevage bio...
Après, dans une librairie, le client peut commander tout livre qu'il veut se procurer!

9) Quel est le nom de votre librairie ?

Vingt ans après!
... Parce que, quand j'étais lycéen puis étudiant, jadis, j'ai longtemps eu plaisir à fréquenter une librairie (disparue il y a trois ou quatre décennies en fait) qui s'appelait... Les Trois Mousquetaires.

... Et je (ta d loi du cine) rajoute tout de même une question:
10) Quel est le modèle économique de cette librairie ?

Je pars du principe que je me "fais plaisir" avec cette activité, sans avoir besoin de compter sur elle pour me dégager le revenu minimal me permettant de vivre (celui-ci étant, idéalement, assuré par autre chose - ma retraite, par exemple). 
Je me rappelle avoir entendu parler d'un propriétaire de librairie qui avait dit au gérant mis en place: "écoute, toi et ton équipe, vous pouvez perdre jusqu'à 50 000 francs [suisses] par mois. Au-delà, je fermerai la librairie." Cette histoire (qui remonte aussi à plusieurs décennies) m'a toujours fait rêver...

27 février 2026

Films vus et non commentés en février 2026

J'ai vu quelques films en février qui m'ont plus ou moins plu. En voici déjà deux.

Je commence par Aucun autre choix du cinéaste sud-coréen Park Chan-Wook (futur président du Festival International de Cannes en 2026). Aucun autre choix est une libre adaptation du roman Le couperet de Donald Westlake. Ce livre avait déjà été adapté par Costa-Gavras en 2005 avec José Garcia dans le rôle principal. C'est l'histoire de Man-Su, qui était un homme comblé jusqu'à présent avec femme, deux enfants, deux chiens (genre labrador) et un travail qui lui plaisait. Malheureusement, l'usine de papeterie où il travaillait est rachetée par des Américains et bien évidemment, il fait partie des licenciés. Qu'à cela ne tienne. Il postule pour un autre emploi, car les temps deviennent durs financièrement, mais sa femme est là pour prendre des mesures drastiques. Voilà que Man-Su décide d'éliminer les candidats qui ont plus de chance que lui d'être embauchés sur le poste convoité. A partir de là, j'avoue que j'ai un peu décroché. Le ton du film m'a désarçonnée. Je me suis ennuyée, pour tout dire, alors qu'il se passe plein de choses, notamment les manières de mourir de chaque candidat sortent de l'ordinaire. J'ai trouvé le temps long (le film dure presque 2h15) malgré tout. Ce film n'était vraiment pas pour moi. Lire le billet de Pascale. 


Je passe à Urchin, un film anglais pas gai (ça rime). C'est le premier film d'Harris Dickinson, qui est aussi acteur. Urchin (oursin ou plutôt gamin des rues) suit la descente aux enfers (il n'y pas d'autre expression) de Mike, un jeune homme qui dort dans la rue et s'en prend à celui qui veut venir à son aide. On apprend qu'il a été un enfant adopté, mais c'est la seule chose que l'on apprendra de lui. Après être sorti de prison, il est incapable de garder un travail. Rien n'y fait, même quand des personnes veulent l'aider. Urchin comporte quelques moments oniriques qui donnent un peu de respiration à une histoire assez désespérée. L'acteur Frank Dillane qui interprète Mike est bien. Son air juvénile accentue la noirceur de l'histoire. Ce film sorti dans peu de salles n'est pratiquement plus projeté. 

16 avril 2026

Yellow Letters - İlker Çatak

Yellow Letters est un film germano-franco-turc du réalisateur allemand Ilker Çatak, d'origine turque. Ce long-métrage qui a reçu l'Ours d'or au dernier festival de Berlin m'a beaucoup plu. Il est sorti en salle le 1er avril 2026. L'histoire est très prenante pendant plus de deux heures. Elle se passe de nos jours en Turquie entre Ankara et Istanbul, même s'il est bien précisé que Berlin joue le rôle d'Ankara et Hambourg celui d'Istanbul. Les acteurs, très talentueux, sont tous turcophones. Le film débute à Ankara sur la scène du théâtre national. Derya Tufan, une actrice dans la quarantaine, joue le rôle principal dans une pièce écrite par son mari Aziz, qui est aussi professeur d'université. Ils sont les parents d'une adolescente, Ezgi, qui voudrait s'émanciper. À la fin d'une représentation, Derya, qui est fatiguée, refuse de faire une photo avec un homme important du gouvernement et à partir de là, les ennuis commencent. Aziz reçoit une "lettre jaune" qui signifie sa mise à pied. Il ne peut plus enseigner et Derya est aussi mise au chômage. Ils sont surtout accusés d'avoir critiqué le dirigeant turc en place. L'action se déplace vers Istanbul où ils sont logés par la mère d'Aziz, qui est ravie d'avoir de la compagnie. Aziz devient taxi de nuit et Derya ronge son frein avant, peut-être, de redevenir actrice, mais à quel prix? Rien que pour les acteurs turcs qui jouent plutôt au théâtre en Turquie, il faut aller voir ce film recommandé aussi par Pascale et Selenie. 

22 mai 2026

Les goûteuses d'Hitler - Silvio Soldini

Les goûteuses d'Hitler de Silvio Soldini est un film dont le scénario est adapté d'un roman de Rosella Postorino paru en 2018. Cette romancière s'est inspirée de la vie de Margot Wölk qui, deux ans avant son décès en 2012, avait raconté son histoire. L'intrigue se passe entre 1943 et 1944 en Prusse orientale (désormais en Pologne). Le film tourné en allemand se focalise sur Rosa Sauer et six de ses compatriotes qui ont été choisies pour goûter les plats préparés par le cuisinier personnel d'Hitler avant que ce dernier ne les mange. Rosa est une jolie femme blonde qui espère le retour de son mari Gregor envoyé sur le front russe. C'est une épreuve de goûter les plats pour ces sept femmes en très bonne santé. Elles sont obligées de goûter les futurs déjeuners et dîners et d'attendre une heure après les repas pour voir si elles s'empoisonnent ou non. Elles sont étroitement surveillées, parfois giflées par quelques soldats ou officiers dont un certain Albert. Elles sont obligées de manger toute leur assiette. C'est un calvaire payé deux cents marks par mois. J'ai aimé ce huis-clos au cours duquel on évoque l'attentat manqué contre Hitler en juillet 1944 ou la débâcle de l'Allemagne. On apprend la vraie identité d'une des sept femmes. Rosa, elle, est une jeune femme courageuse qui essaye de ne pas se laisser faire. J'ai aimé ce film qui dure deux heures que je n'ai pas vu passer.

29 mars 2009

Films vus et non commentés depuis le 5 mars 2009

Je suis catastrophée car les semaines passent très vite, je vois beaucoup de films mais j'ai aussi d'autres activités (la lecture par exemple), et en plus, je travaille. Je m'aperçois avec horreur que je prends du retard dans mes billets cinéma, c'est pourquoi je chronique encore 5 films d'un coup, 4 anglo-saxons et 1 italien. Ce billet fait suite à celui du début du mois de mars.

Concernant The International (l'Enquête) de Tom Tykwer, j'y suis allée les yeux (presque) fermés car je fais partie du "fan club" de Clive Owen, bel acteur brun aux yeux verts qui fait fondre la gent féminine (et peut-être masculine). C'est lui qui aurait pu être James Bond... En revanche, Noami Watts joue un peu les utilités dans ce thriller dont le moment fort est une fusillade au musée Guggenheim à New-York. On en apprend de belles sur les banques d'affaires au travers de celle qui est prise pour exemple. Son siège est un grand immeuble de verre aussi inhumain que les hauts dirigeants qui y travaillent. Le film confirme l’adage que «l’argent n’a pas d’odeur». Ici, la banque est impliquée dans la vente d'armements sophistiqués. A défaut, elle peut faire aussi dans l'humanitaire du moment que l'on en parle dans les journaux. L’histoire est bien menée. Je ne suis pas ennuyée.

Le déjeuner du 15 août de Gianni di Gregorio est un film italien qui dure une heure 10 (c’est sa grande qualité). Ffred a été sévère pour ce film (Dominique un petit peu moins), je suis plus indulgente. Nous sommes à la veille du 15 août, à Rome, un homme d’une cinquantaine d’année, célibataire, vit avec sa mère (du genre vieille coquette). Il est aux petits soins pour elle. Ils habitent dans un appartement spacieux à Rome en copropriété: endettés, ils ont 3 ans de factures d'électricité à payer ainsi que des travaux d’ascenseur. C'est le réalisateur qui est l'acteur principal: il aime faire la cuisine et boit volontiers (un peu beaucoup) du vin blanc. Il se retrouve à s'occuper de 4 vieilles dames dont sa mère pendant ce week-end. Elles se chamaillent mais en fin de compte, le pauvre Gianni n'est pas prêt de s'en débarrasser. Film sympathique mais pas inoubliable.

Marley et moi de David Frankel est une histoire bien-pensante et pleine de bons sentiments. Une histoire sur la famille idéale pour l’Américain de base qui s’est reconnu (le film a fait un carton aux Etats-Unis). Un couple se marie, ils travaillent tous les deux dans le journalisme. Elle voudrait un enfant, il lui achète un chien, Marley (en hommage à Bob), un labrador très tout-fou. Elle tombe tout de même enceinte et arrête de travailler. Lui continue sa carrière où il gagne une certaine notoriété grâce une chronique sur sa famille (3 enfants tout de même) et Marley. Owen Wilson et Jennifer Aniston ne s’en tirent pas mal et Marley est très convaincant. Sa disparition à la fin a fait pleurer ma voisine à côté de moi dans la salle.

Dans Last chance for love (traduction française de Last Chance Harvey!!!!) de Joel Hopkins, j'ai trouvé qu'Emma Thompson n'était pas bien filmée. Moi qui l'aime beaucoup, cela m'a fait quelque chose. Mais elle est à l'aise dans son rôle d'Anglaise, vieille fille à la quarantaine bien sonnée, qui rend encore des comptes à sa maman. Quand elle croise Dustin Hoffmann à l'aéroport d'Heathrow de Londres (elle mène des enquêtes de satisfaction), rien n'est gagné d'avance. Lui interprète un compositeur américain de musique de pub qui se rend au mariage de sa fille. C'est lui qui fait les premiers pas. L'histoire se passe sur 48 heures. A part ça, la fille (et l'ex-femme) de Dustin Hoffman dans le film sont absolument "à baffer". Antipathiques au possible. Cela m'a fait plaisir de revoir Dustin Hoffman dans un rôle où je l'ai trouvé à l'aise. Mais tout cela est un peu languissant. Peut se voir éventuellement si on a du temps et si on se sent romantique.

Je suis allée voir Miss Pettigrew d'un réalisateur que je ne connais pas (Bharat Nalluri) parce que j'avais bien aimé la BA, je me suis dit que cela ressemblait à Miss Henderson présente de Stephen Frears (film que je recommande). Avec Miss Pettigrew, on est loin du compte. Ce qui pêche principalement, c'est la mise en scène (totalement inexistante). On assiste à une suite de scènes où les acteurs ont l'air de bien s'amuser; dans la salle presque déserte où je me trouvais, c'était moins évident. L'histoire se passe à la fin des années 30. Les décors et les costumes sont bien. Les acteurs aussi. Frances Mc Dormand en gouvernante mal attifée qui a du mal à trouver un travail est touchante. Tout finit très bien mais c'est tout.

1 septembre 2011

Lancement d'un tag sur les séries de BD?

C'est (la fin de) l'été, Dasola est partie et risque d'être peu à portée d'ordinateur, je (Ta d loi du cine) peux danser - pardon, squatter ce blog (j'ai les clés) comme l'an dernier!

Pour commencer, un billet que je procrastinais depuis fort longtemps. Le "Tag des 15 auteurs" (qui a pas mal tourné en 2010) m'inspire, pour ma part, une liste de 15 séries de BD. Règle du jeu: entendons par série au moins trois albums avec les mêmes héros...
Je vais éviter aussi bien les "incontournables" datant d'il y a plusieurs décennies (Tintin, Spirou, Corto Maltese, Astérix, Lucky Luke...) que les "blockbusters" actuels (Thorgal, Largo Winch...), sans même parler des Manga (ceci est une autre histoire [cf. billet du 15/11/2017!]). 
Je privilégierais en ce qui me concerne des séries sans doute assez peu connues, mais dont j'apprécie assez les "histoires d'hommes". Il s'agit plutôt de séries réalistes (au moins dans le scénario, sinon toujours dans le dessin). La plupart de ces séries sont "terminées", mais certaines sont toujours "en cours". Mes exemplaires, en général, je les ai achetés d'occasion...

Bien entendu, en tant qu'initiateur, je triche: je m'accorde davantage que 15 minutes pour lister toutes les informations sur 15 séries de BD importantes pour moi. J'ai encore triché sur le nombre puisqu'il y en a 17 en tout... C'est vrai que j'aurais pu aussi considérer que 2 séries ont le même auteur; ou bien qu'il existe, à tout le moins, une "convergence intellectuelle" entre Frank Cappa et Johnny Focus... Les séries sont classées selon l'ordre du "BDM" (une bonne référence en matière de BD), dont je tire également les infos sur auteurs [sauf dates venant de Wikipedia] et parutions.
Et enfin, s'il est hors de question que je "tague" 15 autres personnes, ... je vous convie à le faire si l'idée vous en plaît! C'est parti...

15 séries de Bandes dessinées qui, pour moi, valent la peine d'être lues:

Air mail
Dessin et scénario: Micheluzzi (1930-1990).
3 vol., parus de 1984 à 1986 chez Dargaud.

Buddy Longway et Jonathan Cartland (deux séries qui se croisent)
Buddy Longway: Dessin et scénario Derib, 20 vol., parus de 1974 à 2006 chez Le Lombard.
Jonathan Cartland: Dessin Michel Blanc-Dumont, scénario Laurence Harlé (1949-2005), 10 vol., parus de 1975 à 1995 chez Dargaud.

Le Chariot de Thespis
Dessin: Rossi, scénario Bonifay (sur les 2 derniers vol.)
4 vol., parus de 1982 à 1988 chez Glénat.

Dorian Dombre
Dessin: Francis Vallès, scénario José-Louis Bocquet.
3 vol., parus de 1989 à 1991 chez Glénat.

Les Fils de l'Aigle
Dessin et scénario: Faure (sauf les 5 premiers vol., scénario Vaxelaire).
11 vol., parus de 1985 à 1998 chez 4 ou 5 éditeurs et ré-éditeurs...

Frank Cappa
Dessin et scénario: Manfred Sommer (1933-2007).
4 vol., parus de 1984 à 1989 aux Humanoïdes associés puis chez Kesselring.

L'Indien français et Zoulouland (ces deux séries dessinées par Ramaïoli ont fini par se rejoindre).
L'indien français: Dessin Ramaïoli, scénario René Durand; 8 vol., parus de 1978 à 1992 chez Glénat (le dernier chez Soleil Productions).
Zoulouland: Dessin et scénario Ramaïoli (sauf. vol.1 René Durand); 18 vol., parus de 1987 (vol.1 chez Lavauzelle) à 2003 chez Soleil Productions.

Ivor
Dessin et scénario: Zoran.
5 vol., parus de 1986 à 1988 chez Le Lombard.

Jimmy Tousseul
Dessin: Desorgher, scénario Desberg (avec Despas pour les 2 derniers, série "Les nouvelles aventures de Jimmy Tousseul").
15 vol., parus de 1989 à 2008 chez Dupuis, puis aux éditions Caravelle et enfin chez Glénat qui a republié la série.

Johnny Focus
Dessin et scénario: Michelluzi (1930-1990).
3 vol., parus en 1985 chez Kesselring et chez Artefact.

Jonathan
Dessin et scénario: Cosey.
14 vol., parus de 1977 à 2008 chez Le Lombard.

Julien Boisvert
Dessin: Michel Plessix, scénario Dieter.
4 vol., parus de 1989 à 1995 aux Editions Guy Delcourt.

Mérite maritime
Dessin: Stéphane Dubois, scénario Alain Riondet (1945-1998).
3 vol., parus de 1992 à 1997 chez Casterman. [série chroniquée le 3 novembre 2024]

Les Peaux-rouges
Dessin et scénario: Hans Kresse (1921-1992).
9 vol., parus de 1974 à 1982 chez Casterman.

Soda
Dessin: Luc Warnant (2 premiers vol.) puis Bruno Gazzotti, scénario Tome.
12 vol., parus de 1987 à 2005 chez Dupuis.

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PS: suite à un échange "hors-blog", on m'a fait remarquer que je n'avais pas précisé ce que j'attendais des blogueurs: dont acte. Hé bien, sur le modèle du "tag des 15 auteurs" (qui ramène encore plusieurs dizaines de blogs différents quand on fait une recherche sur G**gle...), il s'agit de donner sur votre blog "votre" liste de 15 séries de BD favorites, théoriquement sans y passer plus de 15 minutes, et héroïquement de repasser le bébé à 15 autres blogueurs nommément cités en les mettant au défi d'en faire autant. Un "tag", quoi.

6 mai 2023

La dernière reine - Damien Ounouri et Adila Bendimerad

Quel beau film que voilà! Ceci grâce à l'actrice prinicipale Adila Bendimerad, qui est aussi co-scénariste, co-productrice et co-réalisatrice de La dernière reine. J'ai trouvé ce film algérien somptueux, tant pour l'image que pour les décors et les costumes. Je n'avais jamais entendu parler de l'histoire qui nous est racontée. Nous sommes transportés en 1516 à Alger. La reine Zaphira (Adila Bendimerad) est la première épouse de l'émir d'Alger Salim Toumi. Elle a encore son fils Yahia auprès d'elle, mais plus pour longtemps. Il doit avoir une dizaine d'années. Yahia est l'amour de sa vie. Elle est prête à tuer pour lui. C'est un gamin très remuant qui n'obéit pas beaucoup. Sur ces entrefaites, un corsaire, Aroudj Barberousse, et ses hommes, aident Salim Toumi à liberer Alger du joug espagnol. Malheureusement, peu de temps après, Salim est retrouvé étranglé dans son palais. A partir de là, Zaphira va tenir tête à tous les hommes qui se dressent contre elle, en particulier ses frères et son père. Face à elle, Aroudj commence à éprouver des sentiments. Il souhaite même se marier avec elle. Tout se termine en 1617 d'une manière que je vous laisse découvrir. Mais pour revenir au film dans son ensemble où des scènes intimes alternent avec des scènes groupes ou de combat. C'est vraiment du bel ouvrage. Il semble que le film rencontre son public et c'est mérité. Lire les billets de Selenie, Trillian et Pascale. 

10 novembre 2021

Compartiment n°6 - Juho Kuosmanen

Compartiment n°6 du réalisateur Juho Kuosmanen a reçu le Grand prix ex-aequo avec le film Un héros de l'Iranien Asghar Farhadi au dernier au Festival international du film de Cannes en 2021. En hiver, à Moscou, Laura, une jeune femme finlandaise, aime Irina, une Russe avec qui elle vit. Toutes les deux devaient prendre le train pour se rendre à Mourmansk, la plus grande ville au monde au nord du cercle arctique. Dans la région, on a découvert des pétrogloyphes (des dessins sur pierre) vieux de 10 000 ans que Laura désire voir. Il se trouve qu'Irina se prétend occupée à autre chose (et il semble qu'elle veuille se débarrasser de Laura), renonce au voyage prévu, mais Laura décide faire le trajet et elle se retrouve dans un compartiment de train qu'elle doit partager avec un jeune homme russe, Vadim. Ce dernier, un peu rustre et bien porté sur la bouteille, lui demande si elle est une prostituée. Leur relation débute donc de manière houleuse mais elle va s'améliorer au gré des longues haltes qui ponctuent leur voyage. Ils font des rencontres et boivent de la vodka. Vadim part à Mourmansk pour travailler sur le port. C'est un jeune homme beaucoup plus sensible qu'il n'y paraît. On découvre même qu'il est un peu jaloux. C'est un "road-movie" en train qui se voit agréablement même si tout le film est filmé dans une lumière sombre. Le train est vétuste (surtout les sanitaires) mais on peut trouver de l'eau chaude pour boire du thé. Et on apprend que l'on peut difficilement voir les pétroglyphes l'hiver car les routes sont impraticables. Les deux acteurs principaux que je ne connaissais pas sont très bien. Lire les billets de Pascale, Baz'art, Le bleu du miroir, miriam et Lilylit.

26 août 2020

La femme des steppes, le flic et l'oeuf - Wang Quan'an

Après l'Arabie saoudite, je vous emmène en voyage en Mongolie intérieure.

La première séquence de Öndög (en VO), La femme des steppes, le flic et l'oeuf (en VF), de Wang Quan'an, commence par un paysage de la steppe mongole vu en accéléré d'une vitre d'un 4x4. Trois policiers, dont un qui doit partir à la retraite le lendemain, parcourent la steppe avant de s'arrêter devant un corps de femme dénudé et sans vie. Ne sachant pas trop quoi faire, les deux vétérans chargent le "bleu", un jeune homme de 18 ans, de veiller sur le corps. Ils promettent de revenir le lendemain pour emporter le cadavre à fin d'autopsie. Puis ils demandent à une bergère, l'habitante la plus proche de l'endroit où se trouve le corps, de veiller sur le jeune flic. Elle a une carabine dont elle sait très bien se servir pour éloigner les prédateurs comme les loups. Elle se déplace sur une magnifique monture toute poilue, un chameau de Bactriane. Et nous voilà donc embarqués dans un histoire improbable qui nous permet de voir un ciel bleu éblouissant sans nuages, un paysage de steppes à perte de vue, et de connaître un peu la vie quotidienne d'une jeune Mongole encore célibataire qui est courtisée par un voisin. On a l'occasion de voir des troupeaux de chevaux mongols, comment on tue un mouton (âme sensible s'abstenir) et on assiste même à la naissance d'un petit veau qui est vite emporté dans la yourte de la bergère pour qu'il ne meure pas de froid. En effet, il semble faire très froid dans cette région où il n'y a pas d'électricité  (surtout dans les yourtes) mais où le réseau mobile passe bien. L'oeuf du titre, en dehors du symbole de la procréation, est un oeuf de dinosaure trouvé dans la région par le voisin. La Mongolie est une région où l'on a trouvé beaucoup de squelettes et d'oeufs fossilisés de dinosaures. Les dialogues sont rares, les personnages souvent filmés de loin. C'est un film dépaysant qui vous permet de voyager loin pour le prix d'un simple ticket de cinéma. Allez le voir. Henri Golant le conseille aussi.

25 octobre 2018

Dilili à Paris - Michel Ocelot

Dilili à Paris de Michel Ocelot est un dessin animé épatant qui m'a conquise. A la fin du XIXème siècle ou au début du XXème siècle, Dilili, une petite fille née d'un père français et d'une mère kanak, a eu comme préceptrice Louise Michel. Orpheline, Dilili vit désormais chez une comtesse. C'est une petite fille très bien élevée et au langage châtié. Elle fait la connaissance d'Orel, un beau jeune homme qui se déplace en triporteur et connaît Paris comme sa poche. Nous sommes aux alentours de 1900 et Paris est en émoi, des petites filles disparaissent. Dilili et Orel vont mener l'enquête. Cela leur permet de croiser le chemin de gens célèbres: Marie Curie (et ses filles), Louis Pasteur, Modigliani, Toulouse-Lautrec, Marcel Proust et Céleste Albaret, Erik Satie, Claude Debussy, Monet, Renoir, Rodin et Camille Claudel, etc, qui leur donnent des indices ou des conseils. On saura à la fin pourquoi les "méchants" de l'histoire, les "mâles-maîtres" enlèvent les petites filles. Ce film est d'abord un enchantement des yeux et des oreilles. C'est un très bel hommage à Paris et à ses monuments emblématiques comme la Tour Eiffel ou le Sacré-Coeur. Une partie de l'histoire se passe aussi dans les souterrains de l'Opéra de Paris. Les images alternent le dessin pur et l'incrustation de photos de lieux parisiens. Le tout est remarquablement fait. Un film qui ravit, semble-t-il, petits et grands. Lire le billet très enthousiaste de larroseurarrose.

28 septembre 2018

Alpha - Albert Hughes / Première année - Thomas Lilti

Voici deux films tout à fait estimables.

Je commence par Alpha d'Albert Hughes, sorti fin août et qui est resté très peu de temps à l'affiche à Paris (ce qui est dommage), mais qui est encore projeté dans quelques dizaines de salles en France (ce qui est très bien). Le scénario nous ramène dans le passé, vers -20 000 ans "avant le présent", au paléolithique supérieur en Europe. Les hommes (dont le jeune Keda), membres d'une tribu de chasseurs-cueilleurs, partent à la chasse au bison des steppes. Lorsqu'ils se retrouvent face à face avec un troupeau, les choses tournent mal et Keda tombe dans un ravin. Il reste inanimé longtemps. Les autres membres de la tribu, dont son père, qui le croient mort, le laissent tout seul. Tant bien que mal Keda va essayer de retrouver les siens. Pendant son voyage, il croise la route d'une meute de loups. L'un d'entre eux par un concours de circonstances va s'attacher à ses pas. Keda le nomme Alpha. Une jolie histoire qui peut plaire aux jeunes et aux adultes. Ce n'est jamais mièvre et les paysages sont beaux. Je vous laisse découvrir le coup de théâtre final. Lire les billets d'Henri Golant et Martin.

Je passe maintenant à Première année, un bon film tonique au rythme soutenu comme la vie que mènent les deux personnages principaux, Antoine et Benjamin. Antoine a réussi à avoir une dérogation afin de tripler sa première année pour accéder sur concours en deuxième année de médecine. Il avait été admis la deuxième fois mais était trop loin dans le classement pour espérer avec une place en médecine. Il n'avait plus le choix qu'entre dentaire et pharmacie. Il a préféré se désister et refaire une année. L'histoire a été écrite avant la fin du "numérus clausus". Benjamin, lui, arrive directement du lycée. Il a des capacités évidentes et il commence son année plutôt "cool". On apprend vite que son père est chirurgien viscéral. C'est par hasard que Benjamin et Antoine vont se cotoyer et commencer à réviser ensemble. Malgré le fait qu'ils soient dans une année où la compétition est très rude, ils s'entraident sauf quand Antoine "pète un cable" après avoir pris connaissance du résultat d'un partiel. On suit l'emploi du temps d'enfer que ces étudiants ont pendant cette année éliminatoire. Le concours final, c'est 60 QCM en 3 heures soit 2 minutes par question avec un choix de 0 à 5 réponses. Vincent Lacoste et William Lebghil sont sensationnels. J'ai vu le film dans une salle pleine de gens jeunes (des étudiants ou des futurs médecins?). Ffred a passé un bon moment ainsi que Princecranoir.

21 juillet 2018

Parvana - Nora Twomey / Fleuve noir - Eric Zonca

Pour ceux qui ne l'ont pas encore vu, courez voir Parvana, une enfance en Afghanistan de Nora Twomey. Ce dessin animé réalisé par une Irlandaise est une réussite tant au niveau de l'histoire qu'au niveau de l'animation. En 2001, en Afghanistan, les Talibans font régner la terreur sur le peuple afghan. Parvana et son père qui a perdu une jambe à la guerre contre les Russes essayent de vendre, pour survivre, quelques pauvres biens leur appartenant. Un jour, le père qui a été professeur et a appris à lire et à écrire ses enfants dont Parvana est arrêté d'une manière arbitraire par quelques Talibans. A partir de ce moment-là, la vie de Parvana, de sa mère, de sa grande soeur et de son petit frère devient difficile. La mère de Parvana, en voulant aller rendre visite à son mari en prison, est tabassée violemment car les femmes ne peuvent pas sortir seules sans être accompagnées d'un mari ou d'un frère. Qu'à cela ne tienne, Parvana qui est pleine de courage se coupe les cheveux et met les vêtements de son autre frère mort on ne sait comment. Elle peut désormais marcher dans les rues et acheter de la nourriture. Elle espère aussi parvenir à rendre visite à son père. Quelques rencontres vont l'aider dans son projet. A la différence de Pascale qui a un ressenti assez pessimiste sur ce que raconte l'histoire et sa conclusion, je suis plus positive. C'est vrai que ce qu'on nous raconte n'est pas gai ni pour les Afghans en général, ni pour les femmes en particulier, mais le film est beau à regarder et la fin plus optimiste que ce que je croyais.

En revanche, évitez d'aller voir Fleuve noir d'Eric Zonca. Il s'agit de l'adaptation d'Une disparition inquiétante de Dror Mishani (Editions du seuil). Il paraît que le roman est bien. Je n'en dirais pas autant du film vu en avant-première le 15 juillet pendant la finale de la coupe du monde de foot... J'avais été attirée par la bande-annonce. Le film est totalement raté. Vincent Cassel, pas à son avantage avec ses cheveux gras, joue un commandant de police qui a des problèmes avec son fils qui deale de la drogue. Sandrine Kiberlain est une mère éplorée qui prévient la police que son fils a été enlevé et Romain Duris joue le rôle d'un professeur de français pas très net et assez inquiétant. Le casting m'avait donné envie de voir le film, mal m'en a pris. Certaines scènes sont à la limite du ridicule. L'histoire ne tient pas vraiment debout. Comme m'a dit une collègue, c'est zéro. Pour le coup, je regrette presque de ne pas avoir vu le match de foot...

15 juillet 2018

Woman at war - Benedikt Erlingsson

Malgré les quelques bémols de Pascale, je vous conseille d'aller voir Woman at war (Une femme en guerre). Petite paranthèse: j'aimerais savoir pourquoi ce titre en anglais pour la sortie en France, alors qu'il s'agit d'un film islandais dont le titre original est Kona fer í stríð (traduction littérale de "Femme en guerre"). Cela doit être plus vendeur...  Je ferme ma parenthèse.
Toujours est-il que l'histoire commence quand Halla (une très belle femme) fait sauter des fils électriques de pylones avec une arbalète dans les paysages sublimes d'Islande. Elle provoque une panne générale de courant dans la région de Reykjavik et en particulier dans une usine d'aluminium. Entre deux sabotages, Halla reprend ses activités "normales" dans la capitale comme chef de choeur de chorale très appréciée. L'Islande est en émoi à propos de ces sabotages et l'étau commence à se resserrer autour d'elle. Heureusement qu'un cousin et la soeur d'Halla (elles se ressemblent comme deux gouttes d'eau) vont lui venir en aide. Et Hella qui, à 49 ans, est toujours célibataire, va enfin pouvoir adopter une enfant suite à une demande qu'elle avait faite quatre ans auparavant. Il s'agit de Nika, une petite Ukrainienne, orpheline de père et mère et qui a vu mourir sa grand-mère. Je vous laisse découvrir comment Halla pourra partir en Ukraine malgré le fait qu'elle soit traquée en Islande. Chaque séquence du film comporte de la musique, car un trio de musiciens accompagne Hella dans toutes ses périgrinations et un choeur de trois Ukrainiennes fait quelques apparitions. Un film à voir en VO, car on a le plaisir d'entendre la langue islandaise. L'actrice principale Halldóra Geirharðsdóttir est sensationnelle et les paysages arides d'Islande donnent envie d'aller les découvrir. Un joli film plein de poésie.

1 juillet 2018

Sans un bruit - John Krasinski

J'ai enfin vu Sans un bruit de John Krasinski (qui est aussi l'acteur principal du film). Dans le genre "film d'anticipation horrifique", c'est plutôt réussi. Dans un futur très proche, l'histoire commence le 89ème jour (après un événement dont on ne saura rien). La famille Abbott, le père, la mère et les trois enfants, pieds nus et sac au dos, sont dans un magasin dont il ne reste plus grand-chose. La maman prend des pilules pour soigner un de ses deux fils. Ils communiquent en langue des signes et font le moins de bruit possible. Sur le chemin du retour vers chez eux, le plus jeune des enfants, qui a déclenché la sirène d'une fusée, se fait tuer par une "chose" véloce et sans pitié. Fin du préambule. On passe au 472ème et 473ème jours pendant lesquels les choses se précipitent. Evelyn Abbott (Emily Blunt, très bien) est enceinte de plusieurs mois et l'accouchement est proche. Le père, Lee (John Krasinski), emmène son fils à la pêche, et là, près d'un torrent, il peut enfin lui parler de vive voix. Regan, l'aînée des enfants, est sourde. Elle porte des appareils auditifs fabriqués par son père. Malheureusement, ces appareils ne sont pas très efficaces  jusqu'à ce que... Quant aux êtres extraterrestres qui semblent avoir envahi la Terre, on les voit de plus en plus et surtout de mieux en mieux au cours de l'histoire. Ils ressemblent à Alien croisé avec Terminator pour la tête et ont une forme vaguement humaine pour le reste du corps. Ils ne craignent pas l'eau mais sont aveugles. Ayant une ouÏe surdéveloppée, ils attaquent dès qu'ils entendent un son. Je m'arrête là pour l'histoire. J'ai donc trouvé l'ensemble bien mené, bien joué. On sent l'angoisse monter car l'étau se resserre autour de la famille. J'ai aimé la conclusion qui lorgne vers Mars Attacks de Tim Burton. J'ai vu, pour une fois, le film en VF. Cela ne m'a pas dérangée car pratiquement tous les dialogues sont en langue des signes sous-titrés en français. Lire les billets de Pascale, ffred et Wilyrah. [Suite Sans un bruit 2 sortie et chroniquée en juin 2021]

23 mai 2018

Everybody knows - Asghar Farhadi

Sur les conseils de Pascale et Aifelle, je suis allée voir Everybody knows (Tout le monde sait) du cinéaste iranien Asghar Farhadi. J'ai hésité, j'y suis allée et verdict: j'ai aimé mais sans plus. Cela n'a pas la force de Une Séparation (2011 - pour moi, c'est son meilleur film), A propos d'Elly (2009) ou même Les enfants de Belle Ville (2004). C'est en revanche plus réussi que Le passé et même que Le client. Comme Matchingpoints, je me demande pourquoi le film porte un titre anglais (plus vendeur?). En effet, l'histoire se passe en Espagne avec des acteurs qui parlent espagnol. Tout le début du film est réussi, en particulier la séquence du mariage puis le repas et la fête qui s'ensuivent. Laura (Penelope Cruz) est venue assister au mariage de sa soeur dans un village espagnol. Elle arrive d'Argentine avec ses deux enfants dont Irène, l'ainée, une jeune fille assez insupportable. Le mari de Laura, Alejandro (Ricardo Darin), est resté en Amérique du sud. Après la cérémonie et les réjouissances, l'histoire vire au tragique, quelqu'un est enlevé et une rançon est rapidement demandée. Ce ressort dramatique ne m'a pas convaincue, je ne l'ai pas trouvé vraisemblabe surtout quand on fait la connaissance des ravisseurs vers la fin. La famille ne voulant pas appeler la police, chacun mène l'enquête et les jalousies et les rancoeurs sont mises au jour. Seul Paco (Javier Bardem), l'ancien amant de Laura, m'a paru sympathique. Quand le film se termine, c'est là que l'histoire commence vraiment. On aimerait connaître ce qui va se passer. On peut aller voir le film pour les acteurs, même si j'ai trouvé que Ricardo Darin, qui est un acteur que j'adore, joue les utilités. Dommage pour lui. Lire le billet de ffred pas très convaincu non plus.

8 juillet 2017

Sans pitié - Sung-hyun Byun / Le jour d'après - Hang Sang-Soo

Voici deux films coréen, le premier que j'ai beaucoup aimé (j'ai suivi le conseil de Pascale) et le deuxième qui m'a un peu ennuyée.

Sans pitié de Sun-hyun Byun fait penser au film de Martin Scorcese Les Infiltrés (2006), qui était lui-même un remake du film hong-kongais The Internal affairs (2002). Dans Sans Pitié, un jeune flic, Hyun-soo (j'ai cru à un adolescent) accepte une mission d'infiltration, qui consiste à passer trois ans en prison et à se rapprocher du "caïd" Jae-ho qui fait la loi dans la prison. On apprend que Hyun-soo est flic bien après le début du film, quand il l'avoue à Jae-ho. Sans pitié joue avec la chronologie: 2 ans avant, 3 mois après, etc. Cela permet aux spectateurs de se repérer dans les méandres de l'intrigue. J'ai été intéressée par les relations entre le jeune n'ayant peur de rien, se battant avec plus fort que lui, et l'ainé. C'est une relation père-fils voire plus si affinités. Je me suis posé la question. Il y a un doute qui plane jusqu'au bout. Quand les deux sortent de prison, ils s'associent. Ils court-circuitent un autre Coréen, ce qui leur permet de faire affaire avec un gang de Russes lors d'un achat de cachets de méthamphétamine. Par ailleurs, une femme-flic pas sympathique (la chef de Huyn-soo) s'en mêle. Elle n'a aucun état d'âme et compte bien "coincer" tout le monde. Je le répète, le rythme du film est haletant grâce à sa rupture dans la chronologie de l'histoire. Pour un presque premier film, le réalisateur a fait du bon travail. Lire le billet enthousiaste de Pascale.

Je n'en dirais pas autant pour Le jour d'après réalisé par Hang Sang-Soo. Ce film en noir et blanc m'a paru statique bien qu'il y ait aussi des flash-back: quatre personnages sont à l'écran (pas forcément en même temps). Le décor se résume pratiquement à l'intérieur d'une maison d'édition. Bongwan, éditeur et écrivain primé, est marié. Il a une maîtresse qui vient de le quitter. Elle était son employée dans la maison d'édition. Areum, une jolie jeune femme prend sa place, et c'est elle qui est giflée par la femme de Bongwan qui croit qu'il s'agit de l'amante de Bongwan. Cette gifle arrive largement au tiers du film. Avant, il ne se passe pas grand-chose, ça parle, ça crie, ça pleure. Et Bongwan ne réagit pas beaucoup. Il m'a paru sans épaisseur. On se demande comment deux femmes ont pu lui tomber dans les bras, sans compter que la nouvelle ne semble pas non plus le laisser indifférent. Le noir et blanc est certes beau, mais c'est un peu long, et j'ai trouvé la fin (où Bongwan ne se rappelle plus d'un visage) assez étrange. Lire le billet de Strum.

2 juillet 2017

Visages, villages - Agnès Varda et JR

Courez voir Visages, villages d'Agnès Varda (89 ans cette année) et JR (34 ans). Sorti cette semaine, ce film se place entre la fiction et le documentaire. La cinéaste et le plasticien, réalisateurs et acteurs du film sont partis sur quelques routes de France du nord au sud en passant par la Normandie. Ils ont décidé d'aller à la rencontre des gens, comme des anciens mineurs, des dockers et leurs épouses, des éleveurs de chèvres, des ouvriers d'une usine chimique, ainsi qu'un cultivateur ou tout un village. A partir de la rue Daguerre dans le XIVème où vivent Agnès Varda et son chat, JR et Agnès roulent en "camion photo". En effet, ce camion fait du tirage de photos très très grand format que JR colle sur des murs de maisons, de grange, d'usine, sur des entrepôts, des conteneurs, ou même des wagons de marchandises. Les photos représentent les gens qu'ils croisent et à qui ils parlent. C'est le sujet principal du film, et ces rencontres sont magnifiques et touchantes. Pendant leur périple, Agnès et JR n'arrêtent pas de se taquiner sur la finalité de leur projet. Agnès a des problèmes de vue, elle voit flou. Mais elle prend des photos avec son petit appareil numérique. Elle demande souvent à JR d'enlever les lunettes noires qu'il porte en permanence. J'ai du mal à parler de ce film qui m'a tellement plu et m'a tant émue. Quand JR tient la main tremblante de sa grand-mère centenaire, j'ai eu la larme à l'oeil. Autant qu'à la fin du film, quand Agnès Varda et JR prennent le train pour aller en Suisse afin de rencontrer Jean-Luc Godard. Agnès Varda est fébrile. Elle n'a pas vu Godard depuis 5 ans. Ils resteront devant une porte close et un message sybillin sur une vitre de la maison fait fondre en larmes Agnès Varda. M. (Mathieu Chedid) a composé une très belle musique. Ce film est un pur bonheur à ne pas rater. Les spectateurs dans la salle (plutôt plus jeunes que moi) avaient l'air de cet avis.

17 juin 2017

Marie-Francine - Valérie Lemercier / The Jane Doe Identity - André Øvredal

La bande-annonce de Marie-Francine m'a donné envie de voir le nouveau film de Valérie Lemercier qui est aussi la co-scénariste avec Sabine Haudepin et l'actrice principale. Elle joue même un double rôle car Marie-Francine a une soeur jumelle Marie-Noëlle. Quand l'histoire commence, Marie-Francine, 50 ans, apprend que son mari la quitte pour une plus jeune qu'elle. En même temps, elle est licenciée économique du laboratoire de recherche où elle travaille. Marie-Francine repart vivre chez ses parents. C'est eux qui ont l'idée de lui donner la gestion d'une petite boutique de cigarettes électroniques dans un quartier huppé de Paris où se trouve l'appartement familial. Il faut dire que les parents sont bourgeois catholiques et golfeurs. Philippe Laudenbach et Hélène Vincent sont assez irrésistibles dans les rôles des parents de Marie-Francine, tout comme Danièle Lebrun, Patrick Préjean et Pierre Vernier qui font une courte apparition. Merci à Valérie Lermercier d'avoir pensé à eux. Sans oublier Patrick Timsit dans le rôle d'un cuisinier portugais qui tombe amoureux de Marie-Francine. Lui, c'est sa femme qui l'a quitté pour une autre femme! C'est un film sympa même si je n'ai pas eu le coup de foudre (quelques passages scatologiques pas nécessaires à mon goût) qui permet d'entendre de la musique de Moustaki et "Quand on s'aime" par Michel Legrand et Nana Mouskouri ainsi que "L'amour, c'est comme une cigarette" de Sylvie Vartan et même du Fado par Amalia Rodriguez. Lire les billets de ffred, géraldine, tinalakiller.

Je passe maintenant à un "petit" film de série B, The Jane Doe Identity d'André Øvredal, un réalisateur norvégien dont c'est le premier film américain. Ce film d'horreur se passe dans un petit institut médico-légal quelque part aux Etats-Unis, où exercent Tommy, un médecin légiste, et Austin, son fils qui lui sert d'apprenti. C'est d'ailleurs là qu'ils vivent. On leur apporte le corps d'une jeune femme trouvé à demi-enterré dans une maison où plusieurs crimes sanglants viennent d'être commis. "Jane Doe", nom que l'on donne lorsque l'on ne connait pas le nom de la personne, semble n'avoir aucune blessure apparente, ses yeux sont moins vitreux qu'ils devraient être, le corps n'est pas rigide. Au fur et à mesure que les deux hommes avancent dans l'autopsie, des phénomènes étranges inquiétants surviennent autour d'eux. Je m'arrête là. Moi qui ne vais jamais voir ce genre de film, j'y suis allée car ffred en a dit du bien. Et puis Brian Cox et Emile Hirsch (Into the Wild) jouent les deux rôles principaux. Ce huis-clos horrifique à la réalisation très serrée et sans effet grandiloquent est très réussi. J'ai en particulier aimé la fin.

22 décembre 2016

Souvenir - Bavo Defurne

Dans Souvenir de Bavo Defurne, Isabelle Huppert est comme toujours sensationnelle en ancienne chanteuse du prix de l'Eurovision (arrivée 2ème), qui travaille désormais dans une usine qui conditionne des grosses terrines de pâté. Liliane, dont le nom de chanteuse était Laura, est une femme très seule, froide et distante, elle reste à l'écart de ses collègues. Quand elle rentre du travail, elle boit un peu et regarde des jeux télévisés. C'est alors que Jean apparaît dans sa vie. Jean (joué par Kévin Azaïs), c'est un jeune ouvrier intérimaire qui veut se consacrer à la boxe dans la catégorie "poids léger". Il reconnait la chanteuse que fut Liliane. C'est un genre de coup de foudre qui va les unir. Jean décide de devenir le manager de Liliane, qui accepte après quelques réticences. C'est Isabelle Huppert qui chante. Elle a elle-même choisi des chansons du nouvel album de Pink Martini sorti en novembre 2016. C'est un régal. Un film qui donne la pêche! Bien évidemment, je le conseille, et il ne dure qu'1H30. Voici un lien audio vers la chanson principale, "Joli garçon".

14 janvier 2017

Harmonium - Koji Fukada

Harmonium qui a été beaucoup apprécié par Chris est un film japonais de Koji Fukada (un réalisateur que je ne connaissais pas). l'harmonium renvoie à l'instrument de musique dont joue Hotaru, la fille de Akie et Toshio. Dans une petite ville japonaise, de nos jours, Toshio, Akie et Hotaru mènent une vie relativement morne. Toshio, un homme mutique, travaille dans un atelier de métallerie qui jouxte la maison d'habitation. Sa femme Akie suit de près l'éducation de leur fille et en particulier l'aide pour jouer de l'harmonium. Jusqu'au jour où Yasaka, en pantalon noir et chemise blanche, se présente dans l'atelier. Il ne sait pas où aller. On comprend tout de suite que Yasaka et Toshio se connaissent. Ils partagent un lourd secret. Yasaka, qui est logé et nourri, selon la volonté de Toshio, devient un intime de la famille jusqu'à ce qu'une tragédie survienne. Huit ans plus tard, Toshio est devenu plus loquace, alors que sa femme, rongée par le remord, souffre de "TOC" (trouble obsessionnel compulsif). Quant à Hotaru, elle est devenue gravement handicapée. Il y a beaucoup de précision dans la réalisation. Les comédiens sont bien, mais j'avoue avoir été frustrée par la toute fin. Néanmoins, dans son ensemble, Harmonium constitue un film à voir. Il a reçu le prix du jury de la section "Un certain regard" au Festival International du film de Cannes en 2016. Lire aussi le billet d'Alex-6.

4 août 2016

Man on High Heels - Jin Jang

Après The Strangers, voici un autre film sud-coréen que je conseille. J'ai vu les deux films à un jour d'intervalle. Une fois de plus, je constate que ce film venu d'Asie porte un titre anglais. C'est devenu courant. Pourquoi ne pas avoir laissé le titre original (Hai-hil) ou le sortir avec un titre français? Je ferme la parenthèse.

Man on High Heels est le premier film de Jin-Jang (qui réalise des films depuis 20 ans) à bénéficier d'une sortie en France. C'est peut-être parce qu'il a été récompensé du Grand prix au dernier festival policier de Beaune. Man on High Heels ("L'homme aux talons hauts") raconte une histoire originale. Ji-Wook est un flic de légende qui est admiré de tous, même par la pègre locale. Ji-Wook est un homme grand, beau et athlétique, qui veut devenir une femme. Quand il s'habille en femme avec des hauts talons, il a beaucoup de classe. Mais son secret est bien gardé dans ce pays très machiste. Quelques flash-back avec une musique un peu sirupeuse montrent Ji-Wook adolescent amoureux d'un camarade. Pour en venir à l'histoire purement polar, on assiste à une séquence d'ouverture grandiose. Ji-Wook, sans se servir de son revolver à 6 coups, arrive à mettre KO une dizaine d'hommes dans une salle de restaurant. Le combat est chorégraphié comme un ballet. Tout comme, plus tard dans le film, la séquence de lutte avec des parapluies. Ji-Wook envoie à l'hôpital un chef mafieux dans un état grave, le frère de ce dernier en profite pour essayer de devenir à son tour le chef. Les dernières scènes sont sanglantes mais il y a une certaine distanciation dans la façon de filmer. Ce film de 2H05 m'a vraiment beaucoup plu. A voir rien que pour les séquences décrites ci-dessus. Lire le billet d'Alex-6.

29 juillet 2016

The Strangers - Hong-jin Na

Après The Chaser et The Murderer du même réalisateur, je viens de voir The Strangers (sorti le 6 juillet 2016), le nouveau film du Sud-Coréen Hong-jin Na. Le film dure plus de 2H30 sans temps mort. The Strangers se passe de nos jours, dans la petite ville de Goksung ("Goksund" est le titre original du film). Des événements étranges commencent à s'y dérouler: les membres d'une famiille sont massacrés par un des leurs, pris d'une crise de folie. Un policier de la ville, Jong Goo, qui est mal considéré par sa hiérarchie (on le trouve paresseux et peu fiable), se met à enquêter à titre personnel, car Hyo-Jin sa petite fille, jusqu'à présent si souriante, change tout à coup de personnalité. Elle devient agressive, ordurière, avec des accès de violence. Comme les autres personnages pris de folie, elle est couverte de plaques d'urticaire. On découvre qu'un vieil ermite, un Japonais, s'est installé dans une masure au fond des bois. Des cauchemars récurrents où il voit le Japonais avec des yeux rouges dévorant des animaux crus réveillent Jong Goo. La liste des morts s'allongent dans la ville où il pleut souvent des trombes d'eau sans que l'on sache quoi faire. Un chaman est néanmoins appelé à la rescousse pour exorciser Hyo-Jin. La scène est impressionnante et n'est pas ridicule. Qui est l'incarnation du Mal? Le Japonais ou une autre personne? Est-ce des humains ou des fantômes? Le film comporte des moments éprouvants et sanglants et une atmosphère angoissante, avec un confrontation finale dans une grotte que l'on n'oublie pas entre Satan et un jeune diacre. J'ai aimé le film dans son ensemble. Un film à découvrir. Dans un prochain billet, je parlerai d'un deuxième film sud-coréen, sorti le 20 juillet et qui m'a aussi beaucoup plu. Lire les billets de Trillian, Tinalakiller, Mymp et Ffred.

26 juin 2016

Le monde de Dory - Andrew Stanton

Le monde de Dory, le nouveau dessin animé des studios Pixar/Disney, représente une belle réussite visuelle et scénaristique. L'histoire, bourrée d'humour, est une suite au Monde de Nemo sorti en 2003. Dory, le poisson chirurgien bleu qui souffre de "trouble de la mémoire immédiate", qui avait bien aidé Marin (un poisson-clown) à retrouver son fils Nemo, est l'héroïne de ce nouveau long-métrage. Malgré sa mémoire défaillante, Dory se souvient qu'elle a un père et une mère. Elle décide de partir à leur recherche. Dory a beaucoup de courage. Elle est même téméraire, à la limte de l'inconscience. Elle va traverser un océan et être aidée par Hank, un poulpe neurasthénique à sept (et non huit) tentacules (il en a perdu un). Pour ce faire, Hank se sert de ses cellules chromatophores pour se fondre dans le décor (ce sont des moments très amusants). Destinée, un requin-marteau myope, ainsi que Bailey, un belouga dont le sonar donne des signes de faiblesses, vont aussi beaucoup contribuer à ce que Dory atteigne son but. Je ne vous dirai pas si Dory retrouve ses parents. En tout cas, la salle a applaudi à la fin et j'ai passé 103 minutes très sympathiques.

9 février 2015

Felix et Meira - Maxime Giroux

Voici un film sorti le 4 février 2015 qui risque de passer inaperçu. Cela serait dommage car ce film canadien raconte une histoire touchante qui se passe pour partie dans le milieu juif hassidique. Meira, mère d'une petite fille (encore bébé), Elishevah, est marié à Shulem. Elle a de plus en plus de mal à supporter le carcan de la communauté hassidique dans laquelle elle vit. Elle n'a pas le droit de dessiner ni d'écouter de la musique. Elle est douée dans la première matière et aime écouter du jazz. Felix, lui, traîne son spleen. Il vient de perdre son père et il a hérité d'une certaine somme d'argent. Il n'a pas d'attache à part sa soeur. Par hasard, il rencontre Meira dans une épicerie casher à Montréal. Ce n'est pas forcément le coup de foudre entre ces deux êtres, mais ils commencent à se parler, à se revoir. Ils sont très différents et pourtant ils vont se rapprocher. J'ai apprécié ce film tout en retenue dont l'histoire est narrée par petites touches. Les personnages sont tout en nuance particulièrement Shulem, le mari de Meira qui se révèle ne pas être aussi psychorigide qu'on pourrait le penser au début. Un joli film à voir avec tout de même une fin un peu décevante (en ce qui me concerne): à force d'être dans la retenue, ça se termine dans le flou sur leurs relations futures...

12 août 2014

Détective Dee II (La légende du dragon des mers) - Tsui Hark

Ayant beaucoup aimé Détective Dee (et la flamme fantôme) sorti il y a 3 ans, je me suis précipitée pour voir Détective Dee II (La légende du dragon des mers) du même réalisateur. Le film est sorti le 6 août 2014. Je l'ai vu en 2D (et c'est très bien comme cela). Chronologiquement, l'histoire qui nous est contée dans Détective Dee II est antérieure à celle de La flamme fantôme. Dee vient d'être nommé juge auprès la cour impériale en 665 après J.-C. Dès la première séquence très spectaculaire, on assiste à la destruction presque totale de la flotte impériale par un monstre marin (que l'on ne voit pas). Parallèlement, une jeune courtisane est enlevée par des hommes masqués. Le juge Dee est chargé par l'impératrice de mener l'enquête sur cet enlèvement. Cette enquête l'amène à poursuivre un homme mutant recouvert d'écailles. De fil en aiguille, Dee découvre un complot ourdi contre l'empereur et la cour. Ce qui fait le charme du film, c'est en particulier les manières qu'ont les personnages de se déplacer: ils grimpent, sautent de toit en toit, marchent à l'envers avec une aisance à nulle autre pareille. C'est virevoltant. Les combats sont spectaculaires. Du grand art. Je dirais que l'intrigue elle-même m'a moins emballée que celle de La flamme fantôme mais l'ensemble vaut la peine d'être vu.

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