Le blog de Dasola
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26 septembre 2008

Impressions sur l'Est canadien (1)

Toronto et son Festival de cinéma
Toronto est presque devenu un passage obligé pour des films venus du monde entier afin d'avoir une chance d'être acheté par un distributeur américain et d'y faire carrière. Ce festival est ouvert au grand public. Quelle différence avec Cannes! Les projections se font dans différents cinémas de la ville. J'ai pu voir des queues de personnes qui attendaient pour assister à une séance. A part cela, Toronto est une ville laide du point de vue architecture mise à part deux ou trois édifices dont le vieil hôtel de ville. Les immeubles d'habitations semblent être en préfabriqués, les autres bâtiments hébergent, pour la plupart, les deux pôles d'activités de cette ville anglophone: les banques et les sociétés d'assurances. 

Les Chutes du Niagara
Notre périple a commencé par une excursion là-bas, à 1h30 de route de Toronto. Surtout si vous allez aux Chutes du Niagara, faites-les AVANT Iguaçu (je ne connais pas les chutes Victoria au Zambèze) sinon vous serez déçu. Niagara ce sont deux belles chutes (surtout celle côté canadien) mais c'est tout. Nous avons pris un bateau "The maid of the mist" qui s'approche de très près et cela a été l'occasion de prendre une bonne douche. La ville de Niagara reste une destination pour jeunes mariés (surtout américains?) avec une partie de la ville formatée à cette intention, style Disneyland en plus hideux. En revanche, près de Québec, vous avez les chutes Montmorency dont je n'avais jamais entendu parler et que j'ai vues de loin car les deux fois où on aurait dû y aller, il a fait mauvais temps.

Les phares de Gaspésie
Cette région visitée vers la mi-séjour m'a rappelée la Bretagne, avec ses phares en bord de mer (il s'agit de phares côtiers et non sur îlots). Je suis montée sur l'un d'eux (150 marches). Certains sont toujours en état, mais surtout dans un but de conservation du patrimoine: aujourd'hui, ces phares sont supplantés par la navigation au GPS. D'autres ont été transformés en auberge ou en musée. Nous n'avons pas pu malheureusement bénéficier d'une visite guidée car notre temps de visite était mesuré. Comme bâtiments, ils ont des formes et des couleurs variés. Le plus ancien remonte à 1858. Je ne vous infligerai pas les miennes, mais vous trouverez quelques photos sur internet

7 décembre 2007

Représentations de petites catégories (sans commentaires)

Cette «compilation» parachève mon retour sur mes billets «sans commentaires» par les catégories les moins représentées sur mon blog (cf. mon précédent billet du 16/11/2007).
Petite satisfaction: tous ceux de la catégorie «Réalisateurs» ont été abondamment commentés. Et, fort heureusement, tous ne consistent pas en hommages après décès. Par contre, pratiquement tous les billets sur le théâtre (ceux ci-dessous) n’ont eu aucun succès. Peut-être est-ce une question de public, soit sur ce blog, soit en général (la sortie au théâtre est bien plus onéreuse qu’une place de cinéma)?

Acteurs/Actrices
Cécile de France - Marion Cotillard (15 mars 2007)

Laurel et Hardy (26 mai 2007)
Jean-Claude Brialy (1er juin 2007)

Télévision
Théâtre filmé (29 janvier 2007)

Les Mystères de l'Ouest - Série TV (6 février 2007)
Suspect n°1 avec Helen Mirren (6 avril 2007) (1)

Théâtre
L'affaire de la rue de Lourcine - Eugène Labiche - mise en scène Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff (18 mars 2007)

Délit de Fuite - Jean-Claude Islert (8 mai 2007)
La Tempête - William Shakespeare (mise en scène Dominique Pitoiset) (11 mai 2007) (1)
Les temps difficiles - Edouard Bourdet (4 juin 2007)
Mars et Vénus au théâtre (14 novembre 2007)

(1) Commentaire suscité par le présent billet durant le mois où il est resté en page d’accueil de mon blog.

11 décembre 2007

Un baiser s'il vous plaît - Emmanuel Mouret

Dans une même soirée, après avoir vu Cow-Boy (que je chroniquerai plus tard), j'ai assisté à l'avant-première d'Un baiser s'il vous plaît d'Emmanuel Mouret, réalisateur et scénariste, qui était présent ainsi que les trois actrices du film (Virginie Ledoyen, Frédérique Bel et Julie Gayet). Je commence donc par Un baiser s'il vous plaît (qui sort mercredi 12 décembre 2007), suite à une demande insistante de mon ami. Je crois qu'il aime le titre...
Après Changement d'adresse du même réalisateur (et que j'avais beaucoup aimé), j'ai été un tout petit peu déçue par celui-ci. C'est moins ludique, moins aérien. Virginie Ledoyen n'est pas très à l'aise dans l'univers de ce cinéaste, elle récite trop son texte. Les dialogues, écrits dans une langue que l'on ne parle pas dans la vie de tous les jours, ne lui facilitent pas la tâche. En revanche, quel bonheur de revoir Frédérique Bel (remarquée dans Changement d'adresse), elle donne du piquant à ce film que l'on pourrait sous-titrer "On ne badine pas avec l'amour" - non, je veux dire, en fait, "On ne badine pas avec un baiser". En effet, le fait d'échanger un baiser entre deux personnes fait voler en éclats, et un mariage, et une liaison amoureuse. A la fin du film, la scène du baiser entre Julie Gayet et Mikael Cohen est une des plus belles que j'ai vue depuis longtemps. La musique du film tirée d'oeuvres classiques très connues donne du charme à l'ensemble. Emmanuel Mouret, avant la projection, a déclaré tout simplement qu'il avait été content d'écrire et de réaliser Un baiser s'il vous plaît avec ces trois actrices. Le film a été très applaudi à la fin.

9 décembre 2007

Lessivée par Blogger

Petit coup de gueule suite à une récente modification de l'enregistrement des commentaires sur les plates-formes over-blog et blogspot.
Jusqu'à tout récemment, lorsque je commentais des billets sur des blogs de ces plates-formes (où se trouvent 14 de mes "fidèles", une quinzaine d'autres blogueurs venus mettre au moins un commentaire chez moi, et d'autres que je visite), pour commenter, il suffisait de cliquer sur "autre" et on inscrivait son pseudo ainsi que son site web (lien automatique).
Maintenant (je m'en suis aperçue dimanche 2 décembre), il est seulement possible d'écrire, sous "pseudonyme", son pseudo, et je suis obligée de penser à indiquer mon adresse de blog en corps du commentaire (sans que le lien fonctionne, bien entendu!). J'ai même essayé de me créer un compte "blogger", mais ça ne suffit pas, il faudrait que je m'y crée un blog (encore!). Je déteste les systèmes "propriétaires" et exclusifs!

10 décembre 2007

Ce que mes yeux ont vu - Laurent de Bartillat

Pour ceux qui aiment les énigmes sans meurtre ni violence, je recommande Ce que mes yeux ont vu, premier film de Laurent de Bartillat. L'histoire se passe dans le monde de l'art et tourne autour du peintre Jean-Antoine Watteau, célèbre pour le "Gilles" exposé au musée du Louvre. Au début du film, de nos jours, Lucie (Sylvie Testud), fille d'une actrice, fait un exposé suite à des recherches qu'elle effectue sur ce peintre du XVIIIème. Elle s'intéresse plus particulièrement à la peinture appelée "l'Enseigne Gersaint" qui représente un salon tapissé de peintures de grands maîtres de l'époque à l'exception d'un seul...
Pourquoi Watteau a-t-il peint une femme vue de dos ? Il semble avoir été fasciné par le monde du théâtre. Une actrice de l'époque a certainement été le grand amour de sa vie qui conserve quelques pans de mystère. Lucie cherche à savoir qui elle est. L'exposé de Lucie intéresse un certain Dussart (Jean-Pierre Marielle), spécialiste de renommée mondiale du peintre Watteau. Après l'avoir encouragée dans ses recherches, il fait tout pour la faire abandonner sans raisons apparentes.  Néanmoins, elle ne renonce pas. Au contraire, elle découvre l'identité de l'actrice et fait une très belle découverte  qui a un rapport avec des tableaux repeints l'un sur l'autre.
A part ça, j'émettrai une petite réserve sur l'histoire annexe avec James Thierrée qui joue un sourd-muet. A mon avis, cela n'ajoute rien au film et tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. Pour vous faire votre propre opinion, allez voir ce film qui m'a passionnée.

2 décembre 2007

Qu'est-ce que cela vous évoque quand on parle de "vieux" films?

Je revenais tranquillement de déjeuner quand tout à coup, je me suis dit: et si je demandais à mes blogueurs fidèles (et aux autres) ce qu'ils pensent du terme "vieux" film? Combien de fois l'ai-je entendu dans les conversations : "Alors ça te dirait d'aller voir un "vieux" film?" ou alors "Tiens, ils donnent encore un "vieux" film ce soir!" Je n'ai jamais entendu le terme "ancien" film par exemple. Pourquoi cet adjectif "vieux" pour qualifier un film "ancien"? Il y a un côté péjoratif dans cet adjectif.
Pour beaucoup, un "vieux" film est une oeuvre réalisée dans un passé plus ou moins proche, selon les générations. Souvent en noir et blanc avec un son crachotant et une image avec des rayures. Mais pour certains "jeunes", un film qui a plus de 10 ans, c'est déjà un "vieux" film. D'autres y englobent tous les films d'un certain âge, aussi bien ceux que l'on appelle des "classiques" que des "navets vénérables". Il est courant d'entendre "Comme ce film a mal vieilli!" ou "... bien vieilli!". Et pourtant, on parle rarement de "vieille" peinture, de "vieille" littérature ou de "vieille" musique. Le cinéma, aussi appelé le 7ème art, apparaît comme un art éphémère alors qu'il a déjà (à peine) plus de 100 ans. Je ne sais pas si c'est un critère, mais combien de "vieux" films ont disparu ?
Dans un de ses commentaires du 26/11/07, un de mes blogueurs fidèles, Karamzin, m'écrit (autodérision?) qu'il parle de "vieux" films. Il faudrait trouver un adjectif moins négatif. N'êtes-vous pas d'accord?

6 décembre 2007

La nuit nous appartient - James Gray

Après les excellents Little Odessa (1994) et The Yards (2000) qui se passaient déjà dans la population d'origine Russe à New York, La nuit nous appartient (We Own the Night) de James Gray nous captive dès le début. Deux frères, l'un flic, Joseph (Joe, joué par Mark Whalberg) (1), et l'autre tenancier d'une boîte de nuit, Robert (Bob, joué par Joaquim Phoenix) (1), ont un père, flic aussi, Albert (Bert) (Robert Duvall). Robert semble le "vilain petit canard" de la famille. Il fréquente des Russes qui le protègent en ignorant le fait qu'il soit fils et frère de policier. En effet, ces Russes se trouvent (sous des airs respectables) être organisateurs d'un vaste trafic de drogue. D'ailleurs la façon d'importer la drogue est plutôt originale (allez voir le film pour la découvrir). Après Les Promesses de l'ombre de David Cronenberg (voir mon billet du 11/11/07), la Mafia russe est si je puis dire sous les feux des projecteurs. Un tragique événement fait prendre à Robert une décision radicale. Il devient flic à son tour et trahit en quelque sorte les personnes qu'il croyait être ses amis. L'histoire se passe en automne ou en hiver donnant un air lugubre à l'ensemble. Une course-poursuite d'anthologie est filmée à travers les vitres des voitures et sous un rideau de pluie. Tous les comédiens sont remarquables, Joaquin Phoenix en tête, qui fait d'ailleurs partie de la distribution du prochain James Gray en cours de tournage (Two Lovers) [chroniqué le 29 novembre 2008].

(1) Merci à Bertrand (voir son commentaire ci-dessous) de m'avoir fait remarquer un quiproquo que je viens de rectifier. Contrairement à ce que j'avais écrit au départ, Joseph est le flic et Robert est le tenancier de boîte de nuit.

13 octobre 2007

John Cassavetes

Acteur et réalisateur, John Cassavetes (1929-1989) est une personnalité à part dans le cinéma américain. Il a produit et réalisé ses films grâce à son métier d'acteur. Il a eu beaucoup de mal à les faire. Heureusement qu'il avait une bande de "potes" (dont sa femme, Gena Rowlands) qui tournaient souvent à titre gracieux dans ses films: Seymour Cassel, Ben Gazzara et Peter Falk parmi les plus connus ont joué dans beaucoup de long-métrages de Cassavetes. Je citerais Minnie et Moskowitz (1971 - qui vient de sortir en DVD), Meurtre d'un bookmaker chinois (1974), Gloria (1980), Une femme sous influence (1976). Dans Husbands (1970), Opening Night (1977) et Love Streams (1984), il était aussi acteur. John Cassavetes c'est aussi un des Douze Salopards (1967) de Robert Aldrich et le mari de Mia Farrow dans Rosemary's Baby (1968) de Roman Polanski, dans lequel il jouait un rôle très inquiétant et que je déconseille toujours aux femmes enceintes (ce film n'a rien perdu de son impact). Et puis, il a tourné dans onze épisodes d'une série télé, Johnny Staccato (1959). Les épisodes font moins de 30 minutes, ils sont en noir et blanc et ont une ambiance jazzy sensationnelle, et John Cassavetes en a réalisé cinq. John Cassavetes y était vraiment très bien en détective privé, pianiste de jazz. J'ai vu des épisodes, il y a plusieurs années, à la télévision française, diffusés après un magazine de cinéma (malheureusement disparu), "Cinéma, Cinéma" d'Anne Andreu et Michel Boujut. Cela serait bien qu'un jour Johnny Staccato soit édité en DVD zone 2.

3 décembre 2007

Revenir vers une oeuvre au bout de quelques années

Comme je ne pense pas être toute seule dans mon cas, voici quelques réflexions sur le fait que les goûts changent ou évoluent en matière de cinéma, lecture, musique ou que sais-je, au bout d'un certain nombre d'années. Je n'en suis pas à brûler ce que j'ai adoré (j'en connais qui le font), mais j'éprouve une certaine indifférence, ou la passion n'est plus la même. Et inversement, certaines oeuvres que j'avais moyennement aimées à 20 ans, je les ai revues récemment et cela a été une révélation.
C'est peut-être pour cela que je ne relis pas les livres que j'ai aimés. Je les conserve mais j'en lis d'autres (j'en ai tellement à lire...). J'ai fait une exception pour Les Thibault de Roger Martin du Gard (voir mon billet du 20/01/07), chef-d'oeuvre de la littérature française qui m'avait beaucoup marquée en son temps. Je les ai relus en 2006 avec grand plaisir mais j'ai un peu calé sur la fin en sautant quelques pages. Je n'ai pas été aussi enthousiaste.
Quand j'avais 15 ans, les oeuvres de Baudelaire ou Hugo, je ne les ai ni appréciées ni comprises comme à 40 ans.

Pour le cinéma, j'ai vu Noblesse Oblige (Kind Hearts and Coronets) de Robert Hamer (1949), avec Alec Guinness, il y a plus de 25 ans à la télévision. Cela ne m'avait pas plu, je m'étais ennuyée à mourir (c'était un "vieux" film). Depuis, je l'ai acquis en DVD. Je l'ai revu l'année dernière, et encore cette année, et j'ai adoré. C'est absolument génial. Le film est l'incarnation de l'humour "british" (voir mon billet du 19/03/07).
Inversement, j'avais beaucoup aimé l'Appât (The Naked Spur), l'ayant vu il y a plusieurs années au cinéma, dans le cadre d'un cycle Anthony Mann. Je l'ai revu cette année, toujours sur grand écran (j'en parle dans mon billet du 25/11/07 sur quelques westerns en vrac), et bien j'ai été plutôt déçue. Je n'ai pas vraiment accroché.
Entre 1993 et 94, j'ai vu de multiples fois La Leçon de piano de Jane Campion (voir mon billet du 15/05/07). J'étais totalement "obsédée" par ce film. Depuis, je ne l'ai jamais revu et je ne suis pas sûre que je le reverrai. J'ai tourné la page. C'est ma façon de fonctionner. Je n'y peux rien.

15 octobre 2007

Meurtre dans un jardin anglais - Peter Greenaway

Réalisateur anglais que j'ai beaucoup aimé à la fin des années 80, Peter Greenaway se fait plus discret depuis quelque temps. Et je le regrette. Je l'ai découvert grâce à un film qui a eu une grande notoriété, Meurtre dans un jardin anglais (The draughtman's contract, 1982). L'histoire est résumée dans le titre du film. Mr Neville (Anthony Higgins), peintre de son état, est engagé par Mrs Herbert(Janet Suzman) pour réaliser 12 esquisses du jardin de la propriété du couple Herbert. Mr Neville a la malchance de dessiner ce qu'il n'aurait pas dû : le meurtre de Mr Herbert dans le dit jardin. Entre deux dessins, Mr Neville a des relations intimes avec Mme Herbert. Devenu témoin gênant, il aura un destin tragique. Peter Greenaway, avant d'être réalisateur, a été monteur, et c'est un peintre avec une certaine notoriété. Cela se sent dans son cinéma. Tous les plans sont très travaillés. Les mathématiques et les formes géométriques ainsi que le jeu sur les couleurs jouent aussi un rôle important. On pourra critiquer que le cinéma de Peter Greenaway ne dégage pas d'émotion, que l'on n'est pas ému ou que c'est un peu trop cérébral. Mais, esthétiquement, on peut éprouver un grand plaisir des yeux et des oreilles pour ceux qui aiment Michael Nyman, compositeur attitré des films de Peter Greenaway.

13 septembre 2007

Rentrée littéraire - Est-ce bien raisonnable ?

D'après ce que j'ai entendu, la rentrée littéraire, événement médiatique s'il en est, c'est plus de 720 (sept cent vingt) romans ou nouvelles français ou étrangers dont 100 premières oeuvres qui sont parus ou vont paraître dans les mois de septembre et octobre. Personnellement, sachant que lire un livre prend du temps et que le prix d'un livre grand format n'est pas donné, et que les lecteurs potentiels ont d'autres dépenses à la même époque, au bout du compte, je pense que seuls une petite dizaine vont trouver leur public. Ce sont ceux dont parleront les critiques littéraires à la radio ou dans les journaux. Certains titres seront mieux mis en valeur que d'autres chez les libraires. Il me semble que les jeux sont faits d'avance. L'année dernière, il y a eu le "phénomène" Littell qui a tout écrasé sur son passage. Cette année, on cherche. Les prix littéraires sont dans deux mois. La pression va monter et 700 romans et nouvelles vont tomber dans les oubliettes. Pourquoi n'étale-t-on pas la sortie de tous ces ouvrages sur une année plutôt que sur un mois ou deux ? D'autant plus que beaucoup sont publiés par des "petits" éditeurs avec un tirage réduit. Ces publications qui, a priori, n'ont aucune chance d'obtenir un prix quelconque pourraient sortir à un autre moment dans l'année et là, ils auraient une chance de rencontrer un public plus large.

27 avril 2007

Livres empruntés ou livres achetés

Je trouve un plaisir infini à acheter des livres plutôt qu'à les emprunter en bibliothèque, encore faut-il avoir, et la place, et l'argent. Mais bon, quand on aime, on ne compte pas. Je préfère acheter les livres, soit parce que j'ai lu une bonne critique, soit parce que la quatrième de couverture m'inspire, etc. Mais dès les achats terminés, je ne les lis pas forcément tout de suite, tant s'en faut, et je les accumule. Puis, quelques mois après, tout à coup, je décide de lire tel ou tel ouvrage. Je n'ai pas de limite de temps pour le faire. En revanche, un livre emprunté, ce n'est pas la même chose. J'ai été inscrite à une bibliothèque municipale dans l'arrondissement de Paris où je vis. Je me rappelle que les dernières nouveautés (et c'est toujours le cas), il fallait les lire en une semaine chrono pour que chacun puisse en profiter, ce qui est tout à fait normal. Mais moi, j'ai du mal, c'est presque de la lecture forcée, alors que lire doit être un plaisir avant tout. Et puis, quand un livre me plaît, j'aime le garder. 

26 avril 2007

Lord of War - Andrew Niccol

A l'occasion de la diffusion ces jours-ci sur Canal+ de Lord of War d'Andrew Niccol (2005), j'en profite pour rédiger un billet sur ce film que j'ai vu l'an dernier et dont le sujet ne m'attirait guère sur le papier. Le film n'est pas un film d'action de plus mais bien autre chose, il fait réfléchir. Même si, à notre niveau, on ne peut pas faire grand-chose vu les enjeux financiers. Du point de vue purement cinéma, j'ai été "bluffée" par la mise en scène qui va aussi vite qu'une balle sortant d'un barillet. Le sujet est brûlant, l'histoire d'un marchand d'armes joué par Nicolas Cage qui se raconte à la première personne. J'ai rarement vu un film américain relativement polémique qui soit aussi cynique à l'image de son personnage. Youri Orlov (Nicolas Cage) exerce un métier monstrueux avec un talent extraordinaire. Il explique qu'une personne sur douze dans le monde possède une arme et que son métier est d'en vendre aux 11 restantes. Grand succès public et critique à sa sortie, le film est à voir.

19 avril 2007

Lectures imposées ou livres choisis

Pendant les années de collège et de lycée, en classe de français, on étudie des pièces de théâtre (Molière, Victor Hugo, Musset), de grands romans français classiques (Balzac, Flaubert, Zola), de la poésie (Baudelaire). Les explications de texte font partie des devoirs écrits accompagnés de dissertations. Ces lectures obligées ont une conséquence parfois malheureuse. En effet, certains élèves ont subi ces lectures comme des punitions et sont dégoûtés à tout jamais de la lecture. Moi, bonne lectrice qui aime les livres, j'ai été un peu dans le même cas de figure avec Madame Bovary de Flaubert et Le Rouge et le Noir de Stendhal. Je n'ai terminé ni l'un, ni l'autre car les histoires ne m'ont pas intéressé à cette époque-là. En revanche, je recommande à tous de lire ou relire ces classiques à l'âge adulte. Le plaisir est infini, on comprend souvent ce que l'on n'avait pas compris adolescent. On doit pouvoir choisir les livres que l'on veut lire. La lecture est un exercice intellectuel parfois difficile mais tellement enrichissant. Lisez quand et si vous pouvez, mais lisez en commençant par cet ouvrage très vite lu : Comme un roman de Daniel Pennac.

22 mai 2013

Mud - Jeff Nichols / Sous surveillance - Robert Redford

Voici deux films américains que j'ai appréciés (surtout le second).

Mud de Jeff Nichols met un peu de temps à démarrer, surtout le premier quart d'heure. Puis on suit avec intérêt les aventures de deux jeunes garçons, Ellis et Neckbone, qui vont se frotter au monde des adultes où règnent le mensonge, l'hypocrisie, les non-dits et la violence. En Arkansas, sur les rives du Mississippi, Ellis et son copain vont aider Mud, un homme recherché pour le meurtre d'un homme (Mud a voulu protéger la femme qu'il aime). Il est surtout traqué par le père et le frère de l'homme qu'il a tué. Les deux adolescents vont voler des pièces détachés destinées à retaper un bateau qui permettra à Mud de s'enfuir. Les points forts du film sont les personnages de deux garçons, en particulier Ellis qui va payer cher certains de ses actes. Concernant les personnages des adultes, Jeff Nichols les a quelque peu sacrifiés, comme par exemple Juniper, la petite amie de Mud, qui joue les "utilités". C'est donc un film qui se laisse voir mais, à mon avis, ce n'est pas un des grand films de l'année. Lire les billets mitigés de Mymp ou Yuko et les avis très positifs de Luocine et Tinalakiller.

Je voulais voir Sous surveillance de Robert Redford sans connaître l'histoire. En général, j'aime ce que fait cet acteur / réalisateur et je n'ai pas été déçue, même si l'histoire (très classique) et la réalisation ne révolutionneront pas le cinéma. Mais ce fut surtout le plaisir de voir une brochette d'acteurs qui ont l'air contents d'être là: Julie Christie, Robert Redfort (lui-même), Chris Cooper, Nick Nolte, Susan Sarandon, Sam Elliott, Stanley Tucci, Brendan Gleeson. Jim Grant (Robert Redford), avocat, veuf et père d'une petite fille, voit son passé le rattraper après qu'un jeune journaliste ait découvert qu'il est recherché depuis 30 ans pour meurtre. En effet, Jim Grant alias Nick Sloan était membre d'un collectif américain de la gauche radicale (Weather Underground) qui luttaient contre la guerre du Vietnam 1960-70 et voulaient renverser le gouvernement. Poursuivi par le FBI, il renoue avec d'anciens membres de son groupe afin de trouver la personne qui pourrait le disculper du meurtre dont il est accusé. On suit la course-poursuite avec intérêt, les paysages sont beaux. J'ai vraiment passé un excellent moment. Je conseille. Lire le billet de ffred.

8 mars 2007

Mauvaise foi - Roschdy Zem

Avec un sujet un peu similaire à Just a Kiss, Roshdy Zem, acteur passé derrière la caméra, nous fait une belle surprise sur le sujet du mariage mixte (juif et musulman) et toutes ses conséquences lorsque l'enfant paraît.  Après avoir vu le film, j'en ai discuté avec des collègues qui ont trouvé le film très juste. Eux-mêmes avaient vécu des situations similaires. Le couple, joué par Roschdy Zem lui-même et Cécile de France, ne s'était jamais posé de questions sur son avenir, sur la religion, le nom et la religion d'un futur bébé jusqu'à ce que la jeune femme tombe enceinte. Quand ils se décident (enfin) à aller voir ses parents à elle, la mère, en particulier, est effondrée, comment sa fille juive peut-elle être avec un musulman ? De fil en aiguille, après une presque rupture, et une éventuelle interruption de grossesse, tout finit bien. Deux enfants plus tard, les deux grands-mères baby-sitters sont aux anges. Le film est un hymne à la tolérance entre religion.

7 mars 2007

Adaptation littéraire à la TV - Guy de Maupassant

Auteur de romans et surtout de nouvelles, Guy de Maupassant se prête admirablement à des adaptations télévisuelles. On dirait qu'il avait pressenti l'invention de la TV. Dans les années 60, Claude Santelli nous a enthousiasmés avec ses adaptations de certaines nouvelles. Et là, bonne nouvelle, le mardi 6 mars, France 2 a diffusé en "prime time" comme on dit maintenant deux téléfilms tirés de nouvelles de Maupassant: une de 60 minutes, Histoire d'une fille de ferme, la deuxième de 30 mn, la Parure (réalisée par Claude Chabrol). Les nouvelles sont cruelles, émouvantes, très bien écrites, un rêve pour un adaptateur-scénariste. France 2 prend une très bonne initiative de programmer des émissions de qualité, elle joue enfin son rôle de télévision publique de diffuser une certaine idée de la culture à une heure de grande écoute.

16 avril 2013

Le Temps de l'aventure - Jérôme Bonnell

Voici un film qui nous raconte la brève rencontre d'Alix, une femme dans la quarantaine, avec un homme dont elle a croisé le regard dans un train qui la mène de Calais à Paris. Le Temps de l'aventure se déroule à Paris pendant une journée, le 21 juin, jour de la fête de la musique. Venue pour passer une audition entre deux représentations théâtrales d'une pièce d'Ibsen à Calais, Alix, qui est actrice, va vivre une belle mais éphémère relation charnelle avec un Britannique venu, lui, pour un enterrement. Ce film permet surtout à Emmanuelle Devos (Alix), qui est filmée au plus près, de trouver son plus beau rôle. Alix va se trouver à un moment charnière de sa vie: partir avec cet homme inconnu et tout abandonner, ou alors continuer comme si rien n'était arrivé. J'ai relevé quelques séquences notables comme celle de l'audition où Alix montre l'étendue de sa palette d'actrice, ou celle de la confrontation entre Alix et sa soeur: c'est "saignant". Et puis, il y a Gabriel Byrne qui joue l'amant d'un jour d'Alix: il est vraiment très bien. Ce film pourra déconcerter certaines personnes, mais je pense qu'il vaut vraiment la peine d'être vu. Et j'ai trouvé somme toute la fin assez ouverte.

25 septembre 2020

Antoinette dans les Cévennes - Caroline Vignal

Voici un film qui m'a permis de prolonger mes vacances. Malgré les critiques mitigées entendues au Masque et la plume, j'ai été contente de voir Antoinette dans les Cévennes de Caroline Vignal. Antoinette Pouge (formidable Laure Calamy) est une institutrice pas encore mariée mais qui a eu quelques liaisons amoureuses. Le dernier amant en date s'appelle Vladimir. Il est le père d'une élève d'Antoinette. Quand le film commence, les vacances scolaires débutent et Antoinette se réjouit de partir une semaine avec Vladimir. Malheureusement, il a d'autres projets : faire de la randonnée avec sa femme et sa fille en Lozère sur le chemin de Stevenson. Je rappelle que le romancier écossais Robert Louis Stevenson (1850-1894) parcourut, à l'automne 1878, 200 km en 12 jours dans les Cévennes en plein pays camisard. Il était accompagné d'une ânesse, Modestine. Ni une, ni deux, Antoinette arrive dans les Cévennes et loue un âne appelé Patrick. Comme pour Stevenson, les relations entre Antoinette et Patrick sont un peu compliquées au début, puis les choses s'arrangent quand Antoinette raconte sa vie amoureuse à Patrick. Les soirées étapes qui jalonnent la randonnée permettent à Antoinette de faire connaissance avec des randonneurs plutôt curieux et inquisiteurs. A un moment donné, Antoinette croise le chemin de Vladimir et de sa famille ce qui amène à une scène clé entre Antoinette et la femme de Vladimir. Je regrette que les Cévennes ne soient pas mieux mises en valeur, mais le film est vraiment sympathique et fait passer un bon moment.

5 août 2018

Skyscraper - Rawson Marshall Thurber / Mission impossible - Fallout- Christopher McQuarrie

Par ces températures caniculaires, j'aime bien allé au cinéma pour me rafraîchir. C'est vrai que parfois, j'ai des faiblesses sur le fait d'aller voir certains films purement divertissants. C'est le cas de Skyscraper, sorti il y a presque un mois mais que je n'avais pas encore chroniqué.

Skyscraper a été un "bide" aux Etats-Unis, mais il cartonne à l'international, en particulier en Chine. Will Sawyer, un expert en sécurité devenu unijambiste à la suite d'une opération qui nous est révélée en préambule (il est un ancient agent du FBI), a pour mission de vérifier le système de sécurité du plus haut gratte-ciel du monde (225 étages), situé à Hong-Kong. Le bâtiment, qui vient d'être achevé, a été baptisé "Pearl" (Perle). Et de ce fait, une perle qui ressemble à une balle de tennis domine l'édifice. Le propriétaire et promoteur, un Hong-kongais, a installé ses appartements dans les étages les plus hauts. Will Sawyer est marié à la chirurgienne qui lui a sauvé la vie et ils ont un garçon et une fille. L'action est rondement menée. La mallette qui contenait les codes de sécurité est dérobée à Will pendant qu'il fait un déplacement en ville. Des "très méchants" arrivent à bloquer les systèmes de sécurité et un incendie éclate dans un des étages où la famille de Will s'est installée. On suit avec intérêt comment Will va parvenir à rejoindre sa femme et ses enfants afin de les sauver. Il y a une scène assez incroyable avec une grue. L'ensemble est totalement invraisemblable, mais on passe finalement un bon moment car il faut noter la qualité des effets spéciaux assez spectaculaires et puis Dwayne Johnson qui joue Will Sawyer est bien. Henri Golant et Pascale n'ont pas détesté non plus.

En parlant encore de mission, j'avais hâte de voir Mission impossible-Fallout (le 6ème de la série) avec Tom Cruise qui, à presque 56 ans (il a mon âge!) fait encore des prouesses dans les scènes d'action. J'avoue avoir été un peu déçue par le scénario touffu qui comporte trop de retournements de situation, et comme l'écrit Pascale, c'est trop long. En revanche, un bon tiers du film se passe à Paris. On peut voir Bercy, les quais près de la gare d'Austerlitz, le Grand Palais, Passy, les Jardins du Palais Royal, le Trocadéro, et, cerise sur le gâteau, la Place de l'Arc de Triomphe que Tom Cruise et sa moto prennent à contresens. Ethan Hunt (Tom Cruise) et son équipe réduite (ils sont trois) doivent récupérer trois sphères remplies de plutonium. Ces bombes servent de monnaie d'échange contre un illuminé, Salomon Lane, qui était déjà dans l'opus précédent. Ce Salomon veut que la paix règne sur terre et donc tout le monde ou presque doit mourir (CQFD). Comme l'écrit Henri Golant, la scène de l'hôpital est très bien faite. Tout le monde s'y laisse prendre. En revanche, les séquences finales en hélicoptère m'ont paru interminables, et on devine très vite qui est le "méchant" de l'histoire (tout ça à cause d'un téléphone portable abîmé ou non...) . C'est un peu "too much". Tout ça pour dire que j'avais préféré l'opus précédent. A vous de voir. Wolvy128 en dit beaucoup de bien.

2 août 2018

My Lady - Richard Eyre

Parmi les sorties cinéma d'hier mercredi 1er août, je vous conseille d'aller voir My Lady (Titre français (!) de The Children Act) qui est l'adaptation du roman de Ian McEwan, L'intérêt de l'enfant dont j'avais écrit tout le bien que j'en pensais ici. "My Lady" est le titre que l'on donne à Fiona Maye quand on s'adresse à elle. Elle est juge aux affaires familiales. L'actrice Emma Thompson incarne "My Lady". On a l'impression qu'elle a été juge toute sa vie. Présente dans pratiquement tous les plans, elle est impériale dans ce rôle. Fiona Maye est une juge très absorbée dans les affaires qu'elle traite au point qu'elle délaisse sa vie de couple. Son mari, Jack (Stanley Tucci, très bien), qui l'aime toujours souffre de cette situation et lui annonce qu'il va certainement avoir une liaison avec une autre. Fiona lui lance un ultimatum et se replonge dans ses papiers. Elle doit traiter un nouveau cas délicat: Adam Henry, âgé de 17 ans et 9 mois, doit subir une transfusion sanguine pour être sauvé. Les parents, témoins de Jéhovah, s'y opposent. Heureusement, Adam encore mineur subira la transfusion au nom de "l'intérêt de l'enfant" qui prime sur tout le reste. Le film est très fidèle au roman, c'est Ian McEwan lui-même qui a écrit l'adaptation. J'ai été fascinée par le cérémonial juste avant les audiences où l'on voit "My Lady" aller dans son bureau, écrire deux ou trois mots, en sortir pour frapper à une porte, juste en face, s'ouvrant directement sur la salle d'audience. J'ai aimé le personnage de Nigel Pauling, l'assistant personnel de Fiona, totalement dévoué à sa "Lady". J'ai été très émue par le film, peut-être plus que par le roman. Film à voir en VO bien entendu. Lire le billet de Pascale.

23 juin 2018

Désobéissance - Sebastian Lelio

Rachel Weisz, l'une des deux actrices principales et coproductrice du film Désobéissance, est à l'origine du projet. J'ai lu que c'est elle qui avait acheté les droits du roman La désobéissance de Noami Alderman, paru en 2008 aux éditions de l'Olivier.

A New-York, Ronit Krushka, qui est photographe, apprend une terrible nouvelle. Elle prend l'avion pour revenir à Londres afin d'assister à l'enterrement de son père, le grand rabbin Rav Krushka, victime d'une attaque. Ronit a quitté la communauté juive hassidique londonienne depuis plusieurs années. On apprend par certaines répliques pourquoi Ronit s'est éloignée du carcan imposé par cette communauté où les femmes portent une perruque, où les couples mariés font l'amour une fois par semaine, le vendredi soir, et où tout le monde a l'air de se surveiller. Ronit s'intalle chez Dovid, un ami d'enfance et futur rabbin. Et quelle n'est pas sa surprise d'apprendre que Dovid a épousé Esti, la meilleure amie de Ronit. On comprend dans le déroulement de l'histoire pourquoi elle est si surprise. Par ailleurs, Ronit est accueillie avec froideur par son milieu. De très belles scènes émaillent le film, dont une scène d'amour que je vous laisse découvrir. Les deux Rachel, Rachel Weisz et Rachel McAdams, sont magnifiques dans les rôles de Ronit et Esti. Le film se passe dans une lumière crépusculaire. En résumé, j'ai beaucoup aimé ce film bien dirigé mais j'ai trouvé la fin ratée. Le réalisateur n'a pas su clore l'histoire des trois personnages. Pascale a la même impression que moi.

5 octobre 2016

Frantz - François Ozon

J'étais allée voir Frantz de François Ozon faute de mieux et, tout compte fait, j'ai été agréablement surprise. Dès les premières images, j'ai été "embarquée" dans cette histoire qui se passe en 1919 d'abord en Allemagne puis en France. Dans un petit village d'Allemagne, Anna se rend tous les jours sur la tombe (vide) de Frantz, son fiancé tué au combat. Elle vit chez les parents de Frantz. Un jour, elle se rend compte que des fleurs fraîches ont été posées sur la tombe et elle croise Adrien, un jeune Français qui les y a apportées. Séjournant temporairement dans le village, Adrien Rivoire va à la rencontre des parents (le père est médecin) de Frantz qui le reçoivent d'abord avec hostilité. En effet, à peine un an après l'armistice, les Français sont vus d'un mauvais oeil. Adrien voudrait avouer le lien qui le lie à Frantz. Mais il n'y arrive pas. Il quitte l'Allemagne sans crier gare et c'est au tour d'Anna de se rendre en France pour retrouver Adrien. Elle connait la vérité qui n'est pas toujours pas bonne à dire et, grâce à elle, les parents de Frantz vont garder une bonne image d'Adrien. Le scénario est adapté d'un film d'Ernst Lubitsch qui date de 1932, lui-même adapté d'une pièce de Maurice Rostand (le fils ainé d'Edmond), L'Homme que j'ai tué. Je ne connais ni l'un ni l'autre. C'est pourquoi j'ai cru, au début, que la relation entre Adrien et Frantz était tout autre que ce qui est révélé. Il faut surtout aller voir le film avec une très belle image en noir et blan pour Paula Beer qui joue Anna. Elle est merveilleuse. Lire les billets de Matchingpoints, de Pascale et de ffred.

29 février 2016

The revenant - Alejandro G. Iñárritu

Ayant lu et entendu des avis très contrastés à propos de The Revenant du Mexicain Alejandro G. Iñárritu, j'y suis allée sans a priori. J'ai été agréablement surprise par ce film à la très belle photographie, aux paysages enneigés grandioses et par l'histoire du trappeur Hugh Glass (qui a existé). Le scénario est a adapté d'une partie du roman The Revenant de Michael Punke écrit en 2002. L'histoire se passe dans les années 1820 dans le Missouri. Une vingtaine de trappeurs, qui ont déjà pas mal de fourrures, sont attaqués par des Indiens à la recherche de la fille d'un des leurs qui été enlevée. Hugh Glass (Leonardo di Caprio, pas mal du tout), le guide du groupe de trappeurs, est attaqué peu de temps après afoir fui les indiens par un ours Grizzly vindicatif qui veut protéger son petit. Grièvement blessé, Hugh Glass assiste impuissant au meurtre de son fils, un sang mêlé indien Pawnee par un dénommé Fitzgerald. Ce Fitzgerald abandonne Hugh en l'enterrant plus ou moins vivant. Revenu à la vie, Hugh n'aura de cesse de poursuivre Fitzgerald, parcourant 300 km afin de venger son fils. Le film qui dure 2H30 ne laisse pas de répit aux spectateurs. J'ai trouvé le rythme soutenu. Il y a quelques séquences marquantes comme celle où il se protège du froid en se pelotonnant dans une carcasse de cheval qui vient juste de mourir. J'ai été surtout frappée par les paysages, la neige, le froid que l'on ressent presque. La seule couleur qui ressort le plus souvent, c''est celle du sang sur la neige. D'après ce que j'ai lu, l'ours grizzly n'est qu'une image numérique; eh bien j'ai trouvé le trucage très réussi. Personnellement je conseille ce film "nommé" dans plusieurs catégories aux Oscars 2016. Lire les billets très contrastés d'Alain, de ffred, d'Alex-6, de Wilyrah et de Mymp. Et lire le billet élogieux de Pascale.

26 septembre 2015

Agents très spéciaux: Code U.N.C.L.E - Guy Ritchie / Le prodige - Edward Zwick

Voici deux films plaisants mais pas inoubliables.

Je commence par celui réalisé par Guy Ritchie, Agents très spéciaux: Code U.N.C.L.E, une adaptation sur grand écran de la série télé des années 60 (dont j'avais vu plusieurs épisodes). L'intrigue du film est une sorte de "prequel" de la série. En 1962 ou 1963, en pleine Guerre Froide, Napoleon Solo (espion américain de la CIA) et Ilya Kuryakin (espion russe du KGB) sont à la recherche à Berlin est de la même personne, la fille d'un scientifique qui a fabriqué une bombe atomique et qui l'a vendue à des très "méchants". Les 10 premières minutes du film sont haletantes. Après, le rythme ralentit. Napoleon et Ilya sont ennemis de principe et ils vont se gêner mutuellement avant de s'allier pour désamorcer la bombe. La "méchante" de l'histoire est une belle et très grande italienne. Napoleon (comme dans la série) va essayer de la séduire tandis qu'Ilya reste en retrait. Il y a quelques trouvailles mais l'ensemble manque de folie et pas mal d'humour. Une suite est prévue mais vu que le film a été un "bide" aux USA, rien n'est moins sûr.

Je passe au film Le prodige d'Edward Zwick qui retrace la vie tourmentée du joueur d'échecs américain Bobby Fisher (1943-2008) depuis son enfance à Brooklyn dans le milieu juif russe dans les années 50 jusqu'au tournoi historique en Islande à Reykjavik en 1972 entre lui et le Russe Boris Spassky (Arnaldur Indridason s'est servi de ce tournoi comme toile de fond dans Le Duel). J'avoue que j'ai trouvé le personnage de Bobby Fisher absolument odieux, très conscient de sa valeur. Il est odieux avec tout le monde et en particulier avec sa mère. Il est tyrannique, ayant des revendications qui ont contribué de façon décisive, lors des tournois, à l'amélioration de la condition de joueur d'échecs professionnel, tant du point de vue financier que de l'organisation matérielle des tournois. Malgré ses origines juives, il est antisémite. Il semble avoir souffert de schizophrénie paranoïde. Tobey Maguire, coproducteur du film, fait une interprétation assez remarquable de ce personnage complexe. Et même si on ne connait pas les règles du jeu d'échecs (comme c'est mon cas), on n'est pas gêné pour comprendre ce film, que je conseille pour le sujet.

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