Le blog de Dasola
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21 juin 2021

Nomadland - Chloé Zhao

J'ai hésité à voir Nomadland de Chloé Zhao, le film qui a été récompensé aux Oscars 2021 comme meilleur film, sans avoir de raison particulière. Et puis je me suis décidée. Nomadland nous raconte l'histoire de Fern (Frances McDormand) qui, en 2011, a perdu son emploi et sa maison à la suite de la crise financière de 2008. La ville d'Empire dans le Nevada, où vivaient Fern et son mari, est devenue une ville fantôme. Même son code postal (zip code en VO) a été supprimé. Fern, veuve depuis peu, est devenue une "houseless" et non une "homeless" se met à parcourir dans une camionnette l'ouest américain où la neige et le froid alternent avec le soleil brûlant. Fern gagne sa vie grâce à un travail saisonnier chez Amazon où le travail ne semble pas trop harassant. Elle va aussi être employée dans un camping ou dans un parc national. Mais ces parcours en camionnette permettent à Fern de faire de belles rencontres avec des gens comme elle dans le cadre d'un "Desert rendez vous" (dans le texte), pendant lequel les gens échangent des conseils, écoutent, se remontent le moral mutuellement. Un homme nommé David, que Fern va trouver à plusieurs reprises sur son chemin, voudrait faire un bout de route avec elle, mais Fern apprécie sa solitude. Maintenant qu'elle vit sur les routes, elle n'a plus l'intention de s'établir quelque part. J'ai apprécié la beauté des paysages et les rapports très fraternels entre les personnages. Le tout baigne dans l'optimisme. La réalisatrice ne s'est pas appesantie sur "Pourquoi tant d'Américains de tous âges vivent ainsi en marge dans des conditions très précaires." Un film qui se laisse voir mais de là à lui donner l'Oscar du meilleur film... Frances McDormand, qui est aussi coproductrice du film, y est bien.

22 février 2020

L'opposition, Mitterrand vs Rocard - Georges Naudy

A l'heure où le débat politique et tout ce qui s'y rapporte ne volent pas bien haut (enfin, c'est mon opinion), je voulais vous inciter à aller voir une pièce de théâtre et un documentaire (1) qui se donnent en ce moment.

Le jour de la Saint-Valentin, mon ami Ta d loi du ciné m'a proposé d'aller au théâtre de l'Atelier à Paris pour voir L'opposition, Mitterrand vs Rocard qui se donne depuis le 24 janvier.Nous sommes à la fin de 1980, une nouvelle élection présidentielle se profile. Mitterrand est assis à son bureau, il lit La mort de Socrate de Lamartine, le téléphone sonne. On lui annonce que Michel Rocard vient le voir. "Ah oui, il se fait beaucoup remarquer mais il n'a rien de remarquable". Et voilà, le ton est donné. Pendant 1H25, on assiste à l'affrontement à fleuret moucheté entre François Mitterrand, premier secrétaire du Parti Socialiste, et Michel Rocard, inspecteur des finances aux idées plus à gauche que celles de Mitterrand. Qui sera le candidat socialiste à l'élection? Mitterrand se montre souvent cruel, il a la répartie brillante. Quand il est attaqué sur ses relations troubles pendant la deuxième guerre, il riposte avec brio. Lorsque Rocard repart à la fin, on sait qui a gagné la partie. Le texte de la pièce est composé de répliques authentiques des deux hommes. Rien que pour Philippe Magnan qui interprète Mitterrand, la pièce se laisse voir. Mais à la réflexion, je me demande, si Mitterrand et d'autres hommes politiques de l'époque étaient encore parmi nous, comment ils auraient composé avec les réseaux sociaux et Internet.

(1) Note de Ta d loi du cine ("squatter" et secrétaire de rédaction chez dasola): absente de Paris, dasola m'a laissé les clés du blog. J'ai constaté qu'elle avait programmé dans un même billet une chronique théâtrale et une cinématographique. Hé bien non, il faudra attendre demain pour lire son billet "cinéma"...

28 mars 2019

Convoi exceptionnel - Bertrand Blier

Le nouveau Bertrand Blier, Convoi exceptionnel m'a plu pour ses dialogues absurdes, souvent drôles, un peu crus, mais dits avec talent par Gérard Depardieu (Taupin) et Christian Clavier (Foster), les deux personnages principaux. Ils sont entourés d'une pleiade de comédiens, tous épatants comme Alex Lutz, Audrey Dana, Alexandra Lamy ou Philippe Magnan. Il n'y a pas vraiment d'histoire car les personnages vont d'un endroit à un autre, font des choses (même commettre un meurtre), en attendant que des personnes arrivés "par hasard" leur donnent des pages d'un scénario. Ils le suivent à la lettre avec les dialogues, même s'ils ne savent pas pourquoi. Le film dure 1H20. J'ai passé un bon moment, surtout vers la fin quand Depardieu, toujours gourmet, mange du foie gras en énonçant une recette pour cuire du poulet qui donne l'eau à la bouche. Et puis, une scène du fim m'a donné envie de revoir Quai des Orfèvres de Clouzot pour une chanson que chante Suzy Delair, Danse avec moi. C'est que j'ai fait en rentrant chez moi. Merci M. Blier. Lire les billets de Pascale et Ffred.

PS : Pour rebondir sur ce qu'a écrit Miss Fujii dans son commentaire, dans la salle où j'étais, on n'était pas nombreux et au moins trois personnes (dont un couple à côté de moi) sont partis avant la fin. En résumé, "ça passe ou ça casse". C'est dommage parce que j'ai bien aimé la fin.

3 mars 2017

Certaines femmes - Kelly Reichardt

Après Wendy et Lucy (2008) et La dernière piste (2010), voici le troisième film de Kelly Reichardt que je vois. Je n'ai pas voulu louper ce film car la réalisatrice a un ton bien à elle quand elle raconte des histoires de personnes un peu en marge (Wendy & Lucy) ou quand elle s'essaye au western (La dernière piste). Certaines femmes, qui est un genre de films à sketches, se passe au Montana, dans une petite ville américaine. Il s'agit de quatre portraits de femmes. On fait d'abord la connaissance de Laura (Laura Dern, très bien), une avocate qui vient de passer sa pause déjeuner en compagnie de son amant Ryan dans un hôtel voisin du cabinet où elle exerce. Laura s'occupe d'une affaire qui semble simple mais son client ne l'est pas. Il ne peut accepter le fait de ne recevoir aucun dommage et intérêt sur une malfaçon de sa maison. Plus tard, on retrouve Ryan avec sa femme Gina (Michèle Williams). Tous les deux vivent avec leur fille adolescente dans une grande tente au milieu des bois. Gina aimerait récupérer auprès d'Albert, un vieil homme qui est aussi leur voisin, de gros blocs de pierre déjà taillés qui pourraient permettre de construire une maison. La troisième histoire fait se rencontrer une jeune femme qui s'occupe d'un ranch avec Elisabeth Travis, avocate stagiaire et qui a accepté de donner des cours sur le droit scolaire. Elisabeth doit faire quatre heures (!) de route pour donner son cours du soir. C'est par hasard que la jeune femme du ranch assiste au premier cours. Un peu garçon manqué, elle est fascinée par Elisabeth (Kristen Stewart) dont on apprendra par la suite qu'elle fait son stage dans le cabinet de Laura. La boucle est bouclée. Ce film nous permet d'admirer de beaux paysages. C'est un film qui touche par son rythme lent et par tous les non-dits. Les actrices sont toutes excellentes. Je conseille.

Strum et Fabior aussi.

8 octobre 2016

Miss Peregrine et les enfants particuliers - Tim Burton

Miss Peregrine et les enfants particuliers (peculiar en VO), qui dure 2H07, m'a beaucoup plu pour différentes raisons. D'abord pour l'histoire, dans laquelle des enfants hors normes (une petite fille à la force surhumaine, une autre capable de faire pousser n'importe quoi de végétal en une minute, une jeune fille aussi légère que l'air qui porte des chaussures en plomb pour rester au sol, un garçon entouré d'abeilles qui sortent de sa bouche, une petite fille avec une mâchoire vorace derrière ses cheveux blonds, etc.) vivent dans une belle demeure isolée au Pays de Galles. Ils sont prisonniers d'une boucle (loop en VO) temporelle bloquée au 2 septembre 1943. Puis, pour Eva Green, sublime Miss Peregrine à la chevelure de jais, une "ombline" chargée de protéger ces enfants en étant la gardienne du temps. Quand elle se métamorphose en oiseau, c'est beau et gracieux. Enfin pour les effets spéciaux très réussis comme ceux pendant un affrontement entre squelettes animés et monstres "creux". Ce film où le fantastique et la poésie sont mêlés vaut la peine d'être vu. C'est du vrai cinéma. A conseiller à un public adolescent comme adulte.

10 février 2018

Jusqu'à la garde - Xavier Legrand

J'ai vu Jusqu'à la garde de Xavier Legrand en avant-première dans une salle relativement pleine. C'est une histoire très dure. Un couple divorce. Antoine (Denis Menochet, impressionnant) et Miriam (Lea Drucker) passent devant une femme juge. Cette dernière doit décider les conditions de la garde du plus jeune enfant du couple. La fille aînée, qui vient d'avoir 18 ans et vit avec sa mère, a un petit copain. Le fils, Julien, qui appelle son père "l'autre", ne voudrait plus le revoir. Il l'a écrit noir sur blanc. Et pourtant, quelques jours après l'audition pendant laquelle les avocates ont plaidé pour leur client respectif, il a été décidé que le père aurait un droit de garde sur son fils. La scène en huis-clos avec la juge montre la maîtrise du réalisateur dans sa manière de filmer. Julien se force à aller avec son père un week-end sur deux. Les relations sont tendues, c'est le moins que l'on puisse dire. Au fur et à mesure que se déroule le film, on se rend compte que ce père, un peu rondouillard et à l'air larmoyant, peut devenir menaçant voire violent. La séquence finale laisse les spectateurs tétanisés. Le film qui est le premier long-métrage du réalisateur a été récompensé à juste titre du prix de la mise en scène et du prix du premier film au dernier Festival du film de Venise. A voir. Lire le billet d'Anne (larroseurarrose).

22 novembre 2018

Sale temps à l'hôtel El Royale - Drew Goddard

J'ai pris un plaisir fou devant Sale temps à l'hôtel El Royale dont l'histoire respecte à peu de chose près l'unité de temps, d'action et de lieu. A la toute fin des années 50, on voit un homme arriver dans une chambre dont il s'empresse d'enlever et puis de remettre le parquet. A l'arrivée d'une nouvelle personne dans cette chambre, il est abattu d'un coup de fusil. 10 ans plus tard, quelques personnages arrivent dans ce même hôtel "El Royale" qui a la particularité d'être bâti à cheval entre la Californie et le Nevada. Une grande bande rouge par terre délimite la frontière entre les deux états. Un prêtre puis une chanteuse entrent dans le hall désert ou presque. Un homme, un père de famille, est déjà là qui attend qu'on lui donne sa clé de chambre. L'hôtel étant inoccupé, chacun peut choisir sa chambre. Le réceptionniste, qui surgit enfin, essaye de dissuader le prêtre de rester en lui disant que ce n'est pas un endroit pour lui. Le bâtiment est à peu près entretenu, même si la clientèle se fait rare. Un peu plus tard, une jeune femme se présente. Par la suite, à l'abri des regards, elle sort une jeune femme baillonnée qui était cachée dans le coffre de la voiture qu'elle a conduit pour venir et elle la fait entrer dans sa chambre. A partir de là, les choses deviennent étranges car on comprend que les personnages sont là pour des raisons plus ou moins avouables ou précises. Le père de famille est en réalité un agent du FBI, le prêtre n'en n'est pas un et il souffre de problème de mémoire, le réceptionniste qui est drogué a un comportement agité. La chanteuse est trop pauvre pour se payer un hôtel plus cher avant un concert. Et les deux jeunes femmes, dernière arrivées, sont soeurs. Un septième personnage s'invitera plus tard. Je m'arrête là pour l'histoire qui a fait penser à du Tarantino à mon ami et à Henri Golant. Pour moi, le film m'a plutôt fait penser aux premiers films des frères Coen comme Blood Simple, Arizona junior ou même Barton Fink. En tout cas, j'ai apprécié ce huis-clos avec une histoire vue sous différents angles. Les rebondissements sont multiples - tout comme les cadavres.

1 décembre 2018

Les veuves - Steve McQueen

Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, Steve McQueen n'est pas l'acteur de Bullit revenu d'entre les morts, mais un réalisateur anglais noir qui s'est fait connaître avec Hunger, Shame et 12 year a slave. Avec Les Veuves, il s'attaque au genre "policier". Les Veuves est un "remake" condensé d'une mini-série britannique de 1983 écrite par Linda La Plante. Steve McQueen et Gillian Flynn sont co-scénaristes du film. La séquence d'ouverture est assez remarquable. Il y a une alternance de plans entre une scène intime (un homme et une femme s'embrassent) et une course-poursuite suite à un braquage qui se termine mal. L'histoire se passe de nos jours à Chicago. Quatre malfrats sont morts dans un fourgon et l'argent volé a disparu. Des élections municipales approchent et parmi les candidats qui s'affrontent, il y a Jamal Manning qui vient menacer Veronica, la veuve d'Harry, l'un des malfrats décédés. Il veut récupérer l'argent qu'Harry lui devait. Veronica, une syndicaliste enseignante qui ignorait le gros des activités de son mari, convainc les deux autres veuves du braquage dont Alice (une très jolie grande bringue d'1m90) de l'aider dans un nouveau "coup" qui lui permettrait de rembourser la dette de son mari et des autres. A la différence des braqueuses d'Ocean's 8, Veronica et les trois autres ne pratiquent le hold-up par plaisir. C'est pour sauver leur peau. Issues de milieu social différent, elles vont former une équipe soudée et aller jusqu'au bout. J'ai aimé ce film bien mené et bien interprété avec un ou deux coups de théâtre. Et la fin qui évoque la reconstruction d'une bibliothèque dans une école grâce à une somme pas forcément bien acquise m'a plu. Pascale est nettement moins emballée que moi.

25 novembre 2018

Amanda - Mikhaël Hers

Amanda a 7 ans, c'est une petite fille rieuse qui aime manger des Paris-Brest une fois tous les deux jours juste avant de dîner. Amanda vit avec sa maman Sandrine dans le XIIème arrondissement de Paris. Sandrine, professeur d'anglais, élève seule sa fille. Elle a souvent recours, pour aller chercher Amanda à l'école, à son jeune frère David, âgé de 24 ans, qui travaille au service des espaces verts de la Ville de Paris. Il complète ses revenus en servant d'intermédiaire entre un propriétaire foncier de plusieurs studios et des locataires. David est un jeune homme qui se cherche encore. Il prend la vie comme elle vient jusqu'au jour où Sandrine meurt brutalement. La séquence où l'on voit des corps ensanglantés sans vie sur l'herbe est marquante. Le chagrin s'abat sur David et Amanda. David ne sait pas quoi faire. Etant pratiquement le seul parent d'Amanda, il décide de devenir son tuteur. Avant la tragédie, on a appris à connaître David et sa soeur qui sont proches. A cause de tout de ce qui arrive, David va renouer, au moins le temps d'un match de tennis, avec sa mère anglaise qui avaient abandonnés ses enfants 20 ans auparavant. C'est un film plein de pudeur où l'on voit David et Amanda pleurer (pas en même temps) pour différentes raisons, et c'est beau. Amanda de Mikhaël Hers vaut la peine d'être vu au moins pour Vincent Lacoste qui s'affirme de plus en plus comme un très bon acteur. Sinon, je n'ai pas été autant émue que Pascale. Lire aussi les billets de Strum et de mymp.

27 août 2017

Une femme douce - Sergueï Loznitsa

Il faut tout de suite prévenir qu'Une femme douce du réalisateur ukrainien Sergueï Loznitsa, sorti mercredi 16 août 2017, n'est pas un film facile. Il dure 2H23 et l'on sort de la projection assez secoué (en ce qui me concerne). Quand le film commence, une femme trouve un avis de la poste dans sa boîte aux lettres. Le colis qu'elle avait envoyé à son mari en prison vient de lui être retourné sans explications. C'est au bureau de poste que l'on découvre l'univers kafkaïen dans lequel vivent les gens en Russie de nos jours. La préposée n'est pas aimable quand elle redonne le colis à la femme qui décide d'aller le porter elle-même. A partir de là, comme la prison est très très loin dans une campagne reculée, on part avec cette femme digne et belle qui a mis une jolie robe, qui ne sourit pas et prononce peu de mots. L'actrice Vasilina Makovtseva est extraordinaire. Elle prend un train, puis un autre dans lequel les gens chantent en buvant de la vodka. A chaque étape, la femme subit des humliations et des rebuffades sans qu'elle réagisse vraiment. Arrivée dans la ville où se trouve la prison, un taxi la conduit pas très loin du bâtiment sinistre bâti au milieu d'un paysage désolé. On sent sourdre une violence latente. Dans la prison et aux alentours, ce n'est que refus, bêtise, incompréhension, menaces à peine voilées, fausse gentillesse. La violence, la femme l'évitera longtemps jusqu'à la scène finale que j'ai trouvé insoutenable. Le film est baigné par une belle lumière. Les plans sont travaillés et j'ai trouvé certaines séquences marquantes comme le moment surréaliste qui réunit plein de personnages vus auparavant dans l'histoire. Ce n'est pas un film grand public. Il peut plaire ou rebuter mais il ne peut pas laisser indifférent. Il faut noter que ce film est une production franco-germano-lituanienne. Le réalisateur vit en Allemagne et le film a été tourné en Lituanie. Lire le billet de ffred.

24 août 2017

Dunkerque - Christopher Nolan

Dunkerque permet à Christopher Nolan d'évoquer la célèbre bataille en mai et juin 1940 quand les armées britannique, française, belge et hollandaise prises en étau par les Allemands ont battu en retraite à Dunkerque. Grâce à l'opération Dynamo, plus de 300 000 soldats anglais ont pu rejoindre l'Angleterre dans différentes embarcations, dont beaucoup menées par des civils britanniques. Christopher Nolan a fait le choix de nous montrer l'opération Dynamo sous trois angles: dans l'air avec quelques "Spitfire" britanniques qui abattent autant qu'ils peuvent des avions ennemis qui bombardent soldats et bateaux ; dans l'eau où plusieurs bateaux sont coulés tandis qu'une petite embarcation partie d'Angleterre repêche un pilote et des marins naufragés ; sur la plage immense où des files de soldats attendent de pouvoir partir. On suit plus particulièrement le périple de plusieurs personnages dont trois soldats (Tommy, Gibson et Alex) qui cherchent à rejoindre l'Angleterre en prenant différents bateaux. Puis Collins, l'un des pilotes de Spitfire, qui tout en mitraillant des avions ennemis surveille en permanence sa jauge d'essence défectueuse. Je n'oublie pas Dawson, le pilote du petit bateau de plaisance évoqué plus haut. Il semble que ce Dawson s'inspire de l'officier de marine Charles Lightoller (rescapé du Titanic en 1912). J'ai trouvé le film très bien fait, rien à dire, mais je n'ai pas été aussi enthousiaste qu'ont pu l'être les blogueurs ci-dessous, peut-être parce que l'on ne voit aucun Français ou presque. Il manque quelque chose, je trouve.
Lire les billets de Pascale, Princecranoir (dithyrambiques tous les deux) et Matchingpoints.

19 mai 2017

A mon âge, je me cache encore pour fumer - Rayhana

Avant qu'il ne soit trop tard, je veux vous conseiller de voir A mon âge, je me cache encore pour fumer de Rayhana. A l'origine, il s'agit d'une pièce de théâtre écrite par la réalisatrice (dont c'est le premier film) qui a été jouée en France (lire le billet d'Hélène). A part l'introduction et la conclusion qui se passent en extérieur, l'action se déroule dans un hammam d'Alger en 1995, au moment où les attentats du GIA font rage. Au générique de fin, on apprend que les séquences en intérieur ont été tournées dans un hamman de Thessalonique construit en 1444 (lire https://fr.wikipedia.org/wiki/Bey_Hamam). Fatima (Hiam Abbass) est responsable d'un hammam avec Samia, sa jeune collègue dévouée qui, à 29 ans, n'est toujours pas mariée. Ce hamman est fréquenté par différentes femmes de tous âges et de toutes conditions. On s'attache rapidement à plusieurs d'entre elles, dont une vieille femme qui explique comment elle a été mariée dès l'âge de 11 à un de ses oncles. Une femme qui vient de divorcer est contente de l'avoir fait, même si elle été physiquement blessée. Une jeune veuve est regardée avec suspicion car son mari faisait partie du GIA. Ce hamman sert aussi de refuge à Miriem, enceinte sans être mariée, qui est menacée de mort par son frère qui la poursuit. Le lieu est sombre, les coupures d'électricité fréquentes, mais on sent une énergie  dégagée par toutes ces femmes très solidaires entre elles. J'ai beaucoup aimé ce film. Les actrices y sont pour beaucoup.

6 mai 2017

Get out - Jordan Peele

Aujourd'hui, j'évoquerai Get out, un film d'horreur (genre cinématographique dont je ne suis pas fan), mais une fois n'est pas coutume. Il n'est pas dénué d'humour et on peut le voir comme un portrait de la nouvelle Amérique de Trump. Ce film à très petit budget a rapporté beaucoup depuis sa sortie aux USA en février 2017. C'est le premier film du réalisateur. Dès la séquence d'ouverture, on sent l'angoisse poindre. C'est la nuit, un jeune noir marche en cherchant une adresse dans une banlieue calme sur un plan. Tout à coup, il est attaqué et enlevé dans une voiture blanche. Après ce prégénérique, on fait la connaissance de Chris, un jeune noir photographe, et de Rose sa petite amie, une jolie jeune femme blanche issue d'un milieu démocrate très aisé. A priori, Rose n'a pas révélé à ses parents que Chris était noir mais elle le rassure. Son père, neurochirurgien, aurait voté une troisième fois pour Obama s'il avait pu. Chris et Rose partent justement pour le week-end visiter les parents et le frère de Rose. Juste avant leur arrivée, un daim s'écrase contre leur voiture. Ce n'est que le début des événements étranges et effrayants que va vivre Chris, bien accueilli par la famille qui vit dans une très belle demeure loin de tout. Il faut noter que les deux domestiques de la maison sont noirs, mais leur comportement paraît étrange. Ils semble apathiques. Dès le premier soir, la mère de Rose, Missy, une psychiatre, pratique l'hypnose sur Chris. Et ce n'est pas terminé car le lendemain, une multitude d'amis blancs des parents viennent pour une surprise-partie dont on se demande la finalité Je ne vous en dirais pas plus car il y a plusieurs retournements de situations qui effraient ou font sursauter. Moi qui ne suis pas très fan de ce genre de film, je me suis laissée séduire par Get out bourré de qualités avec des acteurs convaincants et un scénario malin qui prend les spectateurs par surprise. Je vous le recommande.

11 avril 2016

L'avenir - Mia Hansen-Løve

L'avenir de Mia Hansen-Løve sorti le 6 avril 2016 vaut la peine d'être vu, pour l'histoire et pour l'interprétation impeccable d'Isabelle Huppert qui joue le rôle d'un professeur de philosophie (et j'y ai cru). De nos jours, à Paris, Heinz (André Marcon) et Nathalie, professeurs de philo tous les deux, mènent une vie tranquille avec leur deux enfants adultes qui ne vivent plus avec eux. Le couple vit parmi les livres. Nathalie croit en son métier. Grâce à la philosophie, elle souhaite que ses élèves pensent par eux-mêmes. Nathalie s'occupe beaucoup de sa mère Yvette (Edith Scob), qui n'arrête pas de l'appeler pour un oui ou pour un non. Un jour, Heinz annonce à Nathalie qu'il la quitte pour une autre femme. Nathalie ne lui fait pas de scène. Tout se passe à l'amiable entre gens intelligents, même si Nathalie, quand elle est seule, se met à pleurer. Davantage que le fait que son mari soit parti, Nathalie est surtout peinée qu'Heinz ait emporté énormément d'ouvrages, ce qui a vidé les bibliothèques. D'autres événements vont arriver dans la vie de Nathalie, qui change de manière de vivre. Elle part rejoindre dans la région de Valence un groupe de gens plus jeunes qui discutent de philosophie. Parmi eux se trouve Fabien, un de ses anciens élèves. J'ai trouvé ce film agréable à voir, je ne me suis pas ennuyée. Il a reçu l'Ours d'argent de la mise en scène au dernier festival de Berlin, début 2016.

10 décembre 2014

Mr Turner - Mike Leigh

Mr Turner de Mike Leigh, présenté au dernier festival de Cannes (2014), a été récompensé via l'interprétation de l'acteur principal, Timothy Spall, qui incarne le peintre anglais Joseph Mallord William Turner (1775-1851). Le film s'attarde sur les vingt dernières années de la vie de l'artiste, qui a beaucoup influencé les impressionnistes. A plus de 50 ans, "le peintre de la lumière" reconnu par ses pairs vit plutôt confortablement dans une vaste demeure en compagnie de son père (ancien barbier, premier admirateur de son fils, c'est lui qui lui prépare ses couleurs et ses toiles) et d'une servante, toute dévouée (corps et âme). Pendant 2H30, on regarde Turner émettre très souvent des borborygmes. C'est un homme renfrogné, pas très aimable, pas très beau. Il ne vit que pour dessiner et peindre. Il part souvent des journées entières avec un petit carnet et un crayon et il se met à dessiner face au ou contre le soleil qu'il considère être un dieu. Il aime se balader au bord de la mer. Il n'hésite pas à prendre un ferry pendant des tempêtes pour en capter les couleurs. Turner est célèbre pour ses peinture de marines. Il se rend souvent à Margate, dans le Kent, où il rencontre Mme Booth, une charmante veuve de son âge. Elle deviendra sa compagne. Entretemps, son père décède et Turner affronte une ancienne compagne, mère de ses deux filles. Quant à la domestique, elle souffre d'une maladie de peau qui la défigure. Turner fréquente ses contemporains à l'occasion de quelques salons pendant lesquels sont exposées des toiles de différents peintres plus ou moins célèbres, dont lui-même et John Constable. Enfin, le réalisateur montre que Turner a connu le début du chemin de fer et les prémices de la photographie. Il s'amuse à se faire prendre en photo avec le procédé du "daguerréotype". J'ai été admirative des costumes et des décors. Le chef opérateur a fait un très beau travail sur la couleur et la lumière. Il y a de très beaux plans. Mike Leigh a rendu somme toute un bel hommage au peintre, même si j'ai trouvé le film un peu long (2H30, je le répète). Lire les billets d'Alex-6 et de ffred.

26 juillet 2013

Frances Ha - Noah Baumbach

Voici un des deux films que j'ai vu juste avant de partir en Ecosse.

Frances Ha de Noah Baumbach est un film en noir et blanc qui dégage un certain charme auquel je n'ai pas été sensible. Frances est une jeune femme de 30 ans qui se cherche encore. Elle n'arrive pas à trouver un emploi dans la danse (danseuse ou chorégraphe). Parallèlement, elle hésite aussi entre différents endroits où habiter. Après avoir été en colocation avec sa meilleure copine, Sophie, elle se retrouve à partager le loyer exorbitant d'un appartement à Brooklyn avec deux garçons. Puis, après un séjour à Noël chez ses parents, elle loge dans un collège huppé où elle trouve un petit boulot. Entretemps, elle fait un aller-retour à Paris (on se demande pourquoi). A la fin, elle trouve un "job" dans la danse (comme elle l'avait rêvé), et bien entendu un logement bien à elle. Greta Gerwig, actrice principale et co-scénariste du scénario, est charmante mais son personnage m'a crispée. On devine dès le début que rien de mal ne peut lui arriver: c'est "un conte de fée sans prince charmant". Le noir n'ajoute rien, si ce n'est que cela fait plus chic. Je ne comprends pas l'engouement pour ce long-métrage, mais allez-y si vous le coeur vous en dit. Et puis l'affiche donne envie. Lire le billet d'Alex.

14 mars 2013

Au bout du conte - Agnès Jaoui

J'étais certainement dans de très bonnes dispositions, mais Au bout du conte d'Agnès Jaoui m'a beaucoup plu, malgré la musique (au bout d'un moment, elle m'a crispée), et malgré un scénario un peu faiblard. Les atouts de ce film sont d'abord et avant tout les acteurs, Jean-Pierre Bacri en tête, avec sa tête de grincheux complétement désabusé. Il est tordant en professeur d'auto-école qui sait quel sera le jour de sa mort (le 14 mars, si, si). Il l'apprend à l'occasion de l'enterrement de son propre père. J'aime le fait qu'il y ait dans ce film des acteurs de théâtre que l'on ne voit pas souvent: Dominique Valadié, Didier Sandre, Laurent Poitrenaux. Laura (Agathe Bonitzer), un mélange du Petit Chaperon rouge et de Cendrillon, rêve du Prince Charmant. Elle croit l'avoir trouvé en la personne de Sandro, jeune musicien compositeur de musique contemporaine, avant qu'elle ne se retrouve prise dans les griffes (si je puis dire) du Grand méchant loup (Benjamin Biolay). L'histoire n'est pas facile à raconter (à la différence d'un conte), mais ce n'est pas bien grave et je me suis sentie toute guillerette quand je suis sortie de la projection. C'est un film vraiment très sympa, souvent drôle, où Agnès Jaoui joue le rôle d'une fée avec plein d'enfants autour d'elle. A vous de juger.

2 mars 2013

Alceste à bicyclette - Philippe Le Guay / Möbius - Eric Rochant

Suite au billet de Gambadou, je suis allée voir Alceste à bicyclette de Philippe Le Guay (Les femmes du 6ème étage). C'est l'occasion de voir Fabrice Luchini en forme dans le rôle d'un acteur retiré du monde du spectacle depuis plus de 3 ans. Gauthier Valence (Lambert Wilson), star d'une sitcom, voudrait monter Le Misanthrope de Molière au théâtre. Pour ce faire, il a l'idée d'aller jusqu'à l'île de Ré où vit Serge Tanneur (Fabrice Luchini) afin de le convaincre de lui donner la réplique. Ils joueraient à tour de rôle Alceste et Philinte. Ce film permet de nous faire entendre les alexandrins de la pièce, et de constater (selon moi) que Fabrice Luchini n'est pas forcément l'acteur idéal pour jouer Alceste, il met trop d'emphase dans sa diction. Comme point de détail, je dirais que la coiffure de Lambert Wilson (la chevelure rabattue) ne lui sied pas du tout. Une grande partie du film se passe sous la pluie, heureusement que Maya Sansa, ravissante actrice italienne, apporte un peu de soleil avec son délicieux accent. Sinon, il faut voir ce trio se déplacer à bicyclette (dont l'une sans frein). Les relations entre Gauthier et Serge deviennent à l'image de celles d'Alceste et Philinte: houleuses et teintées de jalousie. Je vous laisse découvrir l'épilogue dans lequel le 113ème vers de la pièce est essentiel car il ne faut pas se tromper quand il s'agit de dire "effroyable" haine plutôt qu'effrayante ou indicible. Un bon moment de cinéma qui donne envie de se replonger dans Molière.

Par ailleurs, suite au conseil d'Alex et au billet de présentation très complet d'Alain, je suis aussi allée voir Möbius d'Eric Rochant. Et je suis un peu embêtée d'en parler, mais j'avoue que je n'ai rien compris à l'histoire si ce n'est qu'il s'agit une histoire d'espionnage financier (ou diplomatique?). On croise des espions russes, américains, monégasques (le film a été tourné pour partie à Monaco), un agent double, un espion russe amoureux d'une jeune Américaine, espionne et qui plus est "tradeuse" de talent. Pour rendre les choses plus complexes, on donne des surnoms à chaque agent. Au bout de cinq minutes du film, j'étais complétement perdue. D'autant plus que j'ai trouvé que la prise de son n'était pas terrible: je n'ai pas compris les dialogues du début. Jean Dujardin joue bien, même s'il n'est pas crédible en espion russe. J'ai trouvé que l'ensemble faisait très artificiel. C'est un film qui se prend très au sérieux, alors que certains dialogues (entre Cécile de France et OSS... pardon Jean Dujardin) m'ont semblé très "cucul la praline". Tout ça pour dire que je ne peux vraiment pas donner d'autre avis sur ce film.

7 janvier 2013

Argo - Ben Affleck / Jack Reacher - Christopher McQuarrie

Voici deux films américains que j'ai vus pendant les vacances de Noël et qui se laissent voir agréablement.

Le premier, Argo de Ben Affleck, s'inspire de faits réels. En novembre 1979, en Iran, après la fuite de Shah aux Etats-Unis, l'ambassade des Etats-Unis avait été prise d'assaut par les Iraniens. Nous étions en pleine révolution islamique avec l'imam Khomeiny. Six ressortissants américains employés de l'Ambassade américaine à Téhéran arrivent à s'échapper et partent se réfugier au consulat du Canada. La CIA tente une opération pour les exfiltrer, l'opération "Argo", du nom d'un film qui ne verra jamais le jour. Je vous laisse découvrir comment Hollywood a aidé la CIA et comment une coopération intelligente entre deux pays (USA et Canada) a porté ses fruits. Ben Affleck qui interprète aussi le rôle principal est excellent dans son rôle d'agent de la CIA parti sauver ses compatriotes. C'est un film sans esbrouffe, bien mené et passionnant. Il rencontre un joli succès mérité. Il ne faut pas oublier que, historiquement, les autres employés de l'ambassade sont restés otages plus d'un an, et n'ont été libérés par l'Iran qu'en janvier 1981, après l'élection de Reagan qui a succédé au Président Carter.

Le second film, Jack Reacher de Christopher McQuarrie (scénariste entre autre de l'excellent Usual suspects de Bryan Singer), est adapté d'un roman de Lee Child (je n'ai encore rien lu de cet écrivain). Jack Reacher, ancien membre de la police militaire américaine, est un héros récurrent de plusieurs de ses romans. C'est Tom Cruise (qui n'apparaît pas tout de suite à l'écran) qui interprète ce personnage énigmatique et insaisissable (au sens propre comme au figuré). En Pennsylvanie, sur la côte Est des Etats-Unis, un "sniper" tue de manière délibérée au fusil de précision cinq personnes (quatre femmes et un homme). James Barr, un ancien Marine, est rapidement appréhendé. Sur le point d'être jugé et condamné à la peine capitale, il demande à son avocate que Jack Reacher fasse quelque chose. Le film dure 2H10 mais on ne voit pas le temps passer. L'histoire est un peu cousue de fil blanc avec des "méchants" très méchants (mention spéciale à Werner Herzog dans le rôle du "Zec"), un "traître" (dont on ne connaîtra pas vraiment les motivations) et une jolie avocate qui se donne du mal pour innocenter son client. Et Jack Reacher se bat bien. Il y a une très belle scène nocturne de poursuite en voiture. Sinon, le bémol que j'émettrais est que ce film promeut l'auto-défense puisque Jack Reacher fait justice lui-même.

4 janvier 2013

Mes top et "flop" cinéma 2012

Comme les années précédentes, je voulais établir un top de 20 (vingt) films vus, aimés et commentés sur les 107 (cent sept) que j'ai vus en 2012. Je me rends compte que j'ai eu davantage de mal à trouver vingt films dignes d'intérêt qu'à lister ceux que je n'ai vraiment pas appréciés (et je ne les ai pas tous cités).

Mes films préférés, dans le désordre:

Skyfall de Sam Mendes : du lourd, du bon, du distrayant, que demander de plus?

Amour de Michael Haneke : dur, mais Emmanuelle Riva est sensationnelle.

Royal Affair de Nikolaj Arcel : beau à regarder et une histoire intéressante et méconnue.

Les adieux à la reine de Benoît Jacquot : pour l'envers du décor de Versailles et des actrices bien mises en valeur.

Elena d'Andreï Zvyagintsev : remarquable dans la narration. Une vision de la Russie qui fait froid dans le dos.

Dix hivers à Venise de Valerio Mieli pour Venise l'hiver loin des sentiers battus.

Ernest et Célestine de Stéphane Aubier et Vincent Patar car l'histoire est charmante sans être jamais niaise.

Les nouveaux chiens de garde de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat : édifiant, tout le monde devrait le voir.

La taupe de Tomas Alfredson : passionnant, un film qui prend son temps. J'avoue avoir calé à la lecture du roman que je n'ai pas terminé.

El Chino de Sebastian Borensztein : sympathique comédie argentine avec Ricardo Darin et son beau regard bleu.

Margin call de J. C. Chandor pour s'instruire sur la crise financière de 2008. Edifiant.

Barbara de Christian Petzhold : un très beau portrait de femme.

God Bless America de Bobcat Goldthwait : j'aime ce style de film qui tire sur tout ce qui bouge.

Moonrise Kingdom de Wes Anderson : attachant

Le grand soir de Gustave Kervern et Benoît Delépine : le tandem Dupontel/Poelvoorde fait des merveilles.

Frankenweenie de Tim Burton : visuellement très beau et j'ai beaucoup aimé l'histoire

Starbuck de Ken Scott : ce film québecois donne la pêche.

Les enfants de Belle Ville d'Asghar Farhadi : il était temps que ce film de 2004 sorte enfin.

Summertime (The Dynamiter) de Matthew Gordon : les acteurs non professionnels sont épatants.

La vie sans principe de Johnny To : assez jubilatoire

Je sais que j'en ai oublié quelques-uns mais j'ai fait des choix.

 

Dans les "flops" à éviter, je citerais:

Associés contre le crime de Pascal Thomas : du grand n'importe quoi avec Catherine Frot et André Dussolier qui se demandent pourquoi ils ont accepté de tourner ce film.

Sherlock Holmes (II) de Guy Ritchie : moins bien que le premier.

The Deep Blue Sea de Terence Davies : vraiment pas ma tasse de thé malgré la présence de Rachel Weisz.

Adieu Berthe de Bruno Podalydès : une comédie pas drôle.

Bowling de Marie-Castille Mention-Schaar : souffre d'un manque évident de scénario et réalisation.

Mains armées de Pierre Jolivet : quelle déception!

To Rome with love de Woody Allen : qu'est-il arrivé à Woody?

Paris-Manhattan de Sophie Lellouche : est-ce un film?

Avengers de Joss Whedon : quel boucan!

Terri d'Azazel Jacobs : bof!

Killer Joe de William Friedkin : malsain, j'ai fais un rejet surtout vis-à-vis de Matthew McConaughey.

Detachment de Tony Kaye : vraiment pas terrible surtout scénaristiquement parlant. Pas de billet.

Cornouaille d'Annie Le Ny : je n'ai pas compris ce que voulait nous raconter la réalisatrice. Pas de billet.

Madame Solario de René Féret : il paraît que le roman introuvable aujourd'hui est très bien. Ce n'est pas forcément le cas du film (à mon avis). 

Paperboy de Lee Daniels : même sentiment que pour Killer Joe. Pas de billet, une phrase...

Cogan d'Andrew Dominik, trop bavard et des affèteries dans la réalisation. Je me suis ennuyée. Pas de billet.

Faust d'Alexandre Sokourov : un pensum, je n'ai pas écrit de billet.

A l'aveugle de Xavier Palud : une idée de Luc Besson... Pas de billet.

Bullhead de Michael R. Roskam : je n'ai pas écrit de billet, film éprouvant.

La grammaire intérieure de Nir Bergman : je n'ai pas compris grand-chose et je n'ai pas écrit de billet.

1 janvier 2013

Mes meilleurs voeux pour 2013

Après une année 2012 pas forcément très exaltante (sur le plan cinéma notamment) qui a néanmoins passé à toute allure, je vous souhaite une très bonne année 2013 pour vous tous et vos proches avec des projets, des attentes récompensées, une bonne santé et tout ce que vous pouvez désirez. Et j'espère que mes fidèles blogueuses et blogueurs seront encore au rendez-vous.

20 novembre 2012

Le capital - Costa Gavras

Voici un film, Le capital de Costa-Gavras, à voir pour constater une fois de plus que le monde des banques d'affaires et de la finance en général joue un jeu en se servant de la bourse. Ces banques n'ont aucun état d'âme à licencier des milliers de membres de leur personnel, et se dévorent les unes les autres à coup d’OPA sauvages et de délits d'initiés. Personne ne se fait de cadeau. C'est un monde cruel et vorace qui vit dans le virtuel (les gens communiquent par écrans interposés). On est proche du néant. Le narrateur du film est Marc Tourneuil (Gad Elmaleh). Homme jeune et ambitieux, il devient président de la banque Phenix, une banque d'affaires internationale qui emploie de par le monde plus de 100 000 personnes. Cette banque est en proie aux rivalités et on croit que Tourneuil sera celui qui "paiera les pots cassés". L'histoire est bien menée même s'il y a quelques séquences de trop (celles avec la mannequin par exemple). Ceci mis à part, les acteurs sont tous parfaits dans leurs rôles. Il faut noter que les personnages féminins (interprétés entre autres par Natacha Régnier et Céline Salette) humanisent cette histoire dominée par le cynisme et le mépris. Retenez l'une des dernières répliques du film: "Continuons de prendre aux pauvres pour donner aux riches", énoncée devant une assistance hilare qui applaudit pendant que nous, spectateurs, riont jaune. Film à voir, à mon avis (je me répète).

17 février 2012

La Taupe - Tomas Alfredson

Si vous vous attendez à un film trépidant avec beaucoup de rythme, passez votre chemin. La Taupe du réalisateur suédois du très réussi Morse, Tomas Alfredson, prend son temps. Quelques flash-back ponctuent cette histoire d'hommes d'où se dégage une atmosphère rétro qui convient bien au sujet. On se croirait dans un film des années 70 (l'histoire se passe en 1973). J'ai voulu voir ce film car les premiers rôles sont interprétés par des acteurs connus: Gary Oldman, Colin Firth, Ciaràn Hinds, John Hurt par exemple, et j'aime bien le genre "film d'espionnage" plutôt rare sur les écrans. Je n'allais pas bouder mon plaisir. Pour résumer l'histoire tirée d'un roman de John Le Carré, George Smiley (Gary Oldman), espion retiré des affaires, est chargé de découvrir la "taupe" travaillant pour les Soviétiques, infiltrée dans les services secrets britanniques. Pendant deux heures (que je n'ai pas vues passer), j'ai été passionnée par cette histoire où on assiste à quelques morts tragiques (des jeunes femmes). Le titre original du film et du roman, "Tinker Tailor Soldier Spy", se réfère à des surnoms donnés à 4 des protagonistes principaux soupçonnés tour à tour d'être la "taupe". George Smiley qui est l'enquêteur l'est peut-être aussi (la "taupe"). Ce film n'est certes pas un chef-d'oeuvre mais mérite toute votre attention car on passe un bon moment. Il m'a fait penser à La lettre du Kremlin de John Huston (qui est un film moins sage).

Prochain billet : El Chino de Sebastian Borensztein.

14 février 2012

Une bouteille à la mer - Thierry Binisti

La semaine dernière, après Les nouveaux chiens de garde, j'ai vu trois films qui m'ont beaucoup plu:

Voici le premier (je vais les chroniquer dans l'ordre où je les ai vus):

Une bouteille à la mer de Thierry Binisti évoque la correspondance par bouteille à la mer interposée puis par Internet entre Tal Lévine, une jeune Française de 17 ans arrivée depuis peu d'années à Jérusalem, et Naïm, un jeune Palestinien de 20 ans, "enfermé" dans la bande de Gaza qui est entourée d'un mur. Tal vit avec ses parents et a un frère qui fait son service militaire. Naïm traîne avec d'autres garçons. Il s'occupe en livrant des tee-shirt et vit avec sa mère, infirmière dans un hôpital. Après un attentat meurtrier dont elle est témoin, Tal envoie une bouteille à la mer (Méditerranée) avec un message demandant à la personne qui la trouvera de correspondre avec elle. Voilà comment débute une belle relation épistolaire entre Tal et Naïm, qui va les changer tous les deux. 90 km et un conflit qui n'en finit pas les séparent. Thierry Binisti ne prend parti ni pour l'un ni pour l'autre camp, où les attentats et les tirs de roquettes peuvent survenir n'importe quand. C'est un film optimiste (on peut rêver) alors qu'un cochon ne peut pas poser son sabot sur le sol palestinien (voir Le cochon de Gaza) et que dans Une bouteille à la mer, un Palestinien ne peut pas mettre un pied sur la terre d'Israël. Le scénario de cette émouvante histoire a été écrit par Valérie Zenatti qui l'a adapté de son propre roman, Une bouteille dans la mer de Gaza (2005).

Prochain film chroniqué: La Taupe de Tomas Alfredson.

19 novembre 2011

Tag - Portrait chinois

Un tag que j'ai trouvé très sympa a circulé ces jours-ci dans la blogosphère. Je réponds avec retard (c'est Aifelle qui m'a taguée avec des questions auxquelles je réponds bien volontiers).

Si j'étais:

1) Un monument: la Tour Eiffel, je suis née pas loin de l'endroit où elle est érigée. Je l'aime, ma Tour Eiffel, surtout depuis qu'elle scintille le soir. C'est féérique.

2)
Une héroïne ou un héros romantique: je ne sais pas, j'ai un esprit fleur bleu mais pas forcément romantique.

3)
Un animal
: le tigre, c'est mon animal préféré depuis toujours.

4)
Un état d'esprit
: aller de l'avant, toujours. Ne pas se laisser abattre.

5) Un paysage
: de désert, avec une oasis.

6) Un défaut
: prendre beaucoup de choses trop à coeur. C'est nuisible pour mes nerfs.

7) Un alcool
: le porto, le seul apéro que je bois.

8) Un rêve
: gagner suffisamment d'argent pour en donner autour de moi à ceux qui en ont besoin, car on a beau dire, l'argent ne fait pas le bonheur mais cela aide un peu.

9) Une maison
: au bord de la mer avec de belles baies vitrées.

10) Une série télé
: Fringe, c'est une série addictive, j'ai vu récemment en DVD la saison 3, les 22 épisodes à la suite. On est scotché à son fauteuil.

Je ne sais pas qui taguer car j'ai l'impression que beaucoup l'ont déjà été. Voici donc 10 questions pour ceux et celles que cela amuse:

Si vous étiez:

- Un film:
- Un acteur/Une actrice:
- Une couleur:
- Une devise:
- Un aliment:
- Une qualité:
- Un nombre:
- Un roman:
- Une chaussure:
- Un objet:

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