Le blog de Dasola
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Pour les challenges de l'année en cours, 
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27 mai 2020

Octobre - Soren Sveistrup

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J'ai trouvé les 729 pages d'Octobre du Danois Soren Sveistrup (Livre de Poche) absolument haletantes. Dès que vous commencez ce roman, vous ne le lâchez plus. De nos jours, en octobre dans la banlieue de Copenhague, le corps d'une mère de famille est retrouvé dans un parc pas loin de chez elle. Elle a été amputée d'une main. Quelques jours plus tard, le cadavre d'une deuxième femme est retrouvé, cette fois-ci, ce sont les deux mains qui ont été amputées. Puis, c'est au tour d'une troisième femme qui est amputée des deux mains et d'un pied. Chaque fois, les policiers trouvent des petits bonhommes fabriqués avec des marrons et des bouts d'allumettes. A propos des policiers, on fait la connaissance de deux inspecteurs, Naia Thulin et Mark Hess. Mark Hess est un excellent inspecteur malgré ses démélés avec sa hiérarchie. Naia, mère d'une fillette, a une vie sentimentale cahotique. L'enquête s'avère difficile car, sur les bonhommes en marron, on trouve une empreinte digitale de Kristine, la fille du ministre des affaires sociales. Kristine a disparu un an plus tôt, son corps n'a pas été retrouvé et l'enquête est close. On apprend que les femmes assassinées n'étaient pas des mères exemplaires, et on essaye de trouver le lien qui les relie. Les policiers en sont à croire que Kristine est peut-être encore en vie. Je vous laisse vous plonger dans ce roman qui se déroule sur une période d'un mois. Les chapitres sont courts et cela explique pourquoi il se lit si vite. Après MotherCloud, c'est à nouveau un vrai "page-turner". L'écrivain est le créateur et le scénariste de la série danoise The Killing que j'avais bien appréciée.

18 mai 2020

Ceux que nous avons abandonnés - Stuart Neville

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Après Les fantômes de Belfast, Collusion et Ratlines,  je viens de terminer Ceux que nous avons abandonnés, de Stuart Neville (Rivages/Noir, 359 pages poignantes), qui se passe encore à Belfast. Dès le début, en 2007. on sait que Ciaran et Thomas Devine, deux frères de 12 et 14 ans, ont commis l'irréparable. Ils avaient été recueillis chez un couple et leur fils. Ils ont massacré le père de cette famille. Sept plus tard, Ciaran sort d'un centre fermé. Son frère a été libéré deux ans plus tôt. Ciaran est un garçon fragile sous la coupe de son frère. Leur relation amour/haine est terrible. C'est lui qui a été considéré comme le bras armé de meurtre. Face à eux, on fait la connaissance de Paula Cunnigham, une agente de probation qui vit avec son chien Angus, et de Serena Flanagan, l'inspectrice qui s'était occupée de l'enquête à l'époque. Elle est mariée et mère de deux enfants. Inconsciemment, Serena s'est attachée à Ciaran, qui n'arrive pas à agir et à penser sans son frère. Après un nouveau meurtre, Flanagan soupçonne que les deux frères sont impliqués. Une histoire terrible très bien racontée par l'écrivain que je vous conseille de découvrir si vous ne le connaissez pas. Et un roman de moins "à lire" (prélevé dans ma PAL)!

24 mai 2020

Déconfinement, vous dis-je.

Juste avant d'aller chez le coiffeur, le 13 mai dernier (presque quatre mois sans y aller, mes cheveux ne ressemblaient plus à rien), mes premiers achats du déconfinement, le 11 mai 2020, furent des livres dans ma librairie de quartier derrière chez moi. Vous ne pouvez pas imaginer comme j'étais heureuse de pouvoir dépenser pour autre chose que de la nourriture. J'en ai acheté cinq dont Mothercloud. Comme d'autres à Paris, cette librairie, qui accorde habituellement une remise de 5% à ses clients fidèles, ne la fera plus pendant quelques mois. Je le comprends très bien. Il faut noter que cette crise sanitaire a beaucoup profité à des entreprises comme Am...on qui ont encore augmenté leur CA. Donc, je vous le demande, allez acheter vos livres dans les librairies indépendantes même si elles ne font pas de remise. Voici mes quatre autres achats livresques. Tant pis pour mes PAL qui dégringolent dans tous les sens.

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23 mars 2020

Le champ - Robert Seethaler

Dans cette période de confinement qui ne fait que commencer, j'en profite pour lire. J'espère que j'aurais fait baisser ma PAL qui déborde d'ici quelque temps.

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Après Le tabac Tresniek et Une vie entière, je me suis réjouie de voir qu'un troisième roman de l'Autrichien Robert Seethaler était paru. Le champ (Editions Sabine Wespieser, 276 pages) donne la parole à des morts du cimetière "le champ" de Paulstadt, une petite ville imaginaire située en Autriche. Ces morts au nombre de 29 (17 hommes et 12 femmes) ont tous une identité, un nom et un prénom qui forment les titres de chapitres. Les chapitres font entre deux mots et une dizaine de pages. Vingt-neuf personnages de milieux sociaux différents, un journaliste, une prostituée, un prêtre, le maire, un mari et une femme mal assortis, le propriétaire d'une mauvaise terre, une pensionnaire de maison de retraite, un enfant tombé dans un étang, une centenaire, un garagiste, une fleuriste, etc. Un roman avec 29 récits différents qui parfois se rejoignent. Certains monologues ou récits renvoient à d'autres. Sous la plume de Seethaler, on ressent de l'empathie pour tous les personnages même les moins sympathiques. La plume est belle et souvent poétique. Certains chapitres sont de belles déclaration d'amour. L'ensemble forme un roman pas triste du tout et que je vous conseille de découvrir.

Lire le billet de Marilyne.

19 avril 2020

Sur les ossements des morts - Olga Tokarczuk

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Grâce à ce livre, j'ai fait la connaissance de l'oeuvre d'Olga Tokarczuk, prix Nobel de littérature 2018 (décerné en 2019). Sur les ossements des morts (Editions libretto, 281 pages) est un roman qui m'a énormément plu. Il est dominé par un très beau personnage féminin, Janina Doucheyko. Agée d'une cinquantaine d'année, cette ancienne ingénieure des ponts et chaussées et ancienne professeur d'anglais est devenue institutrice à temps partiel. Elle vit seule dans une maison faisant partie d'un hameau en forêt quelque part en Pologne, pas loin de la frontière tchèque. Dans ce hameau, Janina a deux voisins, Madoga et Grand pied, qui vivent là à l'année, comme elle. Janina, férue d'astrologie, semble préférer les animaux aux hommes. Elle ne se remet pas de la disparition de ses deux chiennes qui ont été tuées. Passionnée par l'oeuvre du poète William Blake, elle entreprend de traduire certains des poèmes de ce dernier avec l'aide de Dyzio, un ancien élève qui travaille au poste de police de la ville voisine de Kłodzko. Un matin, Janina est appelée par Madoga, qui vient de découvrir Grand pied mort. Il s'est étouffé avec un petit os. D'autres morts suspectes suivront, des notables passionnés de chasse. Janina est convaincue que ce sont les animaux qui se vengent. Les traces de pattes d'animaux sont nombreuses sur les lieux des crimes. On ne l'écoute pas, en considérant que c'est une femme excentrique. Elle a un franc-parler qui ne plaît pas à tout le monde. Je ne dirai rien de plus sur ce roman, sauf qu'il faut le lire, et vous n'oublierez de sitôt Janina qui déteste son prénom. Pour information, "Sur les ossements des morts" est un vers de William Blake.

Lire les billets de Krol, Dominique, Claudialucia, Marilyne et Lilly... sans oublier Luocine.

22 octobre 2019

Pour Sama, Journal d'une mère syrienne - Waad Al-Kateab et Edward Watts

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Pour Sama est un documentaire bouleversant. Waad Al-Kateab, native d'Alep en Syrie, a filmé pendant plus de 5 ans (entre 2011 et 2016) la guerre à Alep. Cela a commencé en 2011 avec la propagation du printemps arabe en Syrie et les premiers tirs sur les manifestants pacifiques par le régime de Bachar El-Assad. L'armée syrienne libre est créée en juillet 2011 en réaction à cette répression. De là, il y a une nouvelle étape avec la mise en action d'avions bombardiers du régime. Waad a commencé à filmer avec son smartphone puis avec une mini-caméra. Elle, qui souhaite devenir journaliste, veut laisser un témoignage à sa fille Sama, née le 1er janvier 2016 à Alep. Au début, l'image est hachée, on ne voit pas grand-chose, et puis au fur et à mesure que le film se déroule (il dure 1h40), on est pris par les images et les visages. Waad a réussi à garder la bonne distance, quand les blessés plus ou moins graves ou les morts arrivent dans l'hôpital administré par son ami médecin Hamza, qui deviendra son mari. On voit de loin des bombes à fragmentation ou des bombes baril lancées depuis des avions russes sur la population civile, dont beaucoup d'enfants. On ne peut pas oublier ces visages de gamins qui pleurent parce qu'ils ont perdu leur petit frère. Les hôpitaux sont aussi bombardés. Il y a du sang partout. Mais parfois un miracle survient, comme dans le cas d'un nouveau-né sorti en catastrophe du ventre de sa mère gravement blessée et enceinte de neuf mois. On croit le bébé mort-né et puis non, à force de le secouer de haut en bas et de le masser, il pousse son premier vagissement. C'est magnifique. Quant à la petit Sama qui ne pleure même pas quand il y a le bruit d'un bombardement, elle aura vécu un an à Alep en zone de guerre.

9 janvier 2020

13 ans de blog (ô bonheur)

Pour ce treizième bloganniversaire célébré par le blog de dasola, je (ta d loi du cine, squatter - et statisticien - chez dasola) me suis demandé comment vous sortir quelques statistiques inédites de derrière les fagots.

Je me suis donc intéressé (c'est la période!) aux voeux de nouvelle année qu'elle a publiés depuis le 31/12/2008 inclus jusqu'au 1er janvier 2020 (sa 1ère année de blog, en 2007, est "hors catégorie", car le billet du 24 décembre 2007 souhaitait "Joyeux Noël et bonne année" avant une pause qui a duré jusqu'au 7 janvier 2008...).

J'ai concocté un petit graphique avec le nombre de commentaires le 31 décembre (pour les deux années où le "billet des voeux " a été publié dès ce jour-là), le nombre de commentaires obtenus du 1er janvier au 8 janvier inclus (avant le "bloganniversaire"), et les éventuels commentaires ultérieurs. Le plus tardif était intervenu en 2015 (le 27 janvier), tandis qu'en 2018 il n'y en a plus eu après le 6 janvier, mais je n'ai pas su intégrer cette donnée au graphique (la date de dernier commentaire pour le billet "Voeux" de chaque année...).

Stats_voeux_actualisees
[Graphique mis à jour le 01/02/2020]

Depuis le début de l'année 2020, à ce jour, ce sont 44 personnes différentes qui sont déjà revenues (dont, on l'a vu, 28 sur le billet des voeux).

Quelques autres informations sur cette année 2019 qui est désormais loin derrière nous (même si certaines choses commencées avant les fêtes se poursuivent aujourd'hui - la grève des transports, par exemple): 121 personnes différentes sont venues faire chez dasola un commentaire, sur l'un des 129 billets qui y ont été publiés et qui ont totalisé 1741 commentaires. Mais seuls 21 billets ont atteint ou dépassé le cap des 20 commentaires, et seul celui des voeux a dépassé les 30. On aura donc assisté, cette année encore, à une lente érosion du nombre total de commentaires comme de celui des commentateurs (c'est bien une décroissance, mais non un effondrement!).

Enfin, notons tout de même que le cap du 26 000e commentaire sur le blog a été franchi le 20 décembre 2019, cependant que celui du 2000e billet avait été passé le 3 septembre 2019 (déjà). Mais au rythme actuel, on n'est pas près d'atteindre le chiffre du 1200e commentateur! Aujourd'hui 9 janvier 2019, les compteurs du blog de dasola s'établissent respectivement à 2044 billets, 26 115 commentaires et 1176 personnes venues au moins une fois déposer un commentaire chez dasola.

Je ne peux que déplorer (comme déjà fait précédemment) que dasola ne veuille plus "travailler" (désolé si ce mot égratigne les yeux!) à "prospecter" des blogs (et leurs blogueurs!) qu'elle ne connaît pas encore (et qui ne la connaissent pas non plus!). Pour 2019, en l'absence d'efforts, nous avons trace de seulement 10 nouvelles personnes qui étaient venues découvrir le blog de dasola, dont 8 via un commentaire unique, une pour 3 commentaires, et une qui est devenue "fidèle" (plus de 5 commentaires, entraînant mention dans la colonne de droite): Céline, en l'occurrence. Les chiffres de fréquentation cumulés dans ladite colonne de droite permettent comme chacun sait de repérer les blogueurs et blogueuses avec lesquels les échanges ont été ou demeurent assidus.

Un petit coup de chapeau particulier: en terme de nombre de commentaire par un blogueur sur 12 mois, c'est Missfujii qui est aujourd'hui recordwoman toutes catégories (que ce soit de date à date, ou sur une année civile). Depuis son tout premier commentaire (cf. colonne de droite), il n'y a guère eu que 30 billets sous lesquels elle n'a pas mis au moins une petite phrase de commentaire. A ce rythme-là (et s'il se maintient), elle aura droit à un entretien pour se présenter en tant que blogueuse, à l'occasion de son 500e commentaire chez dasola, d'ici à fin décembre 2023!

Plus près de nous, en 2020 je pense, "les" Matchingpoints ne devraient plus tarder à passer sous les projecteurs de cette présentation. Pour rappel, en 2019, cela a été le tour de Keisha (au mois d'avril - déjà!).

Et voilà, c'est donc reparti pour le 14ème millésime du blog de dasola (où ma propre participation reste modeste - moins d'une centaine de billets signés "ta d loi du cine, squatter chez dasola", alors que celui-ci est le 2044e paru sur le blog - en 13 ans, comme titré).

23 janvier 2020

Miss Islande - Auður Ava Ólafsdóttir

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Je viens de terminer Miss Islande d'Auður Ava Ólafsdóttir (Editions Zulma, 261 pages). J'ai trouvé ce roman lumineux, avec des personnages attachants qu'on est triste de quitter quand on arrive à la fin en suspens. En 1942, en Islande, dans une ferme sur les terres de la Saga des Gens du Val-au-Saumon, est née Hekla, trois semaines avant terme. Hekla est aussi le nom d'un volcan islandais qui fera une éruption peu d'années après. C'est son père, passionné par les volcans, qui lui a donné ce prénom. Il y a plus de 200 volcans en Islande. On retrouve Hekla en 1963, en route pour Reykjavik par autocar. Elle cherche du travail tout en rêvant d'écrire pour être publiée. Arrivée dans la capitale, elle rend d'abord visite à Ysey, son amie d'enfance, qui à 22 ans est déjà mariée et mère d'une petite fille. Isey s'évade de la réalité en écrivant un journal. Elle admire beaucoup Hekla. Cette dernière va partager un appartement avec Jon John son meilleur ami, côté masculin. Ce marin qui rêve de créer des robes est homosexuel. Ce n'est pas facile dans les années 60 pour une femme et un homosexuel de vivre leur vie comme ils l'entendent. Dans ce roman, il est question du concours de Miss Islande qu'Hekla pourrait tenter, mais il est surtout question de livres, de sagas et d'écrivains islandais. Après une période un peu rude pour moi, j'ai beaucoup apprécié ce livre qui se lit vite, avec une belle histoire qui fait du bien. Je le recommande bien sûr, tout comme Eimelle, Hélène, Philisine Cave, Krol, Cathulu et Cuné. Miss Islande a été récompensé du Prix Médicis étranger fin 2019.

4 janvier 2020

Séjour dans les monts Fuchun - Gu Xiaogang

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L'année cinéma 2020 commence bien avec ce film chinois de 2H30, Séjour dans les monts Fuchun. Cette première oeuvre du réalisateur a cloturé la semaine de la critique au festival de Cannes en mai 2019. A Fuyang, ville au nord ouest de Shanghaï, on assiste à une réunion familiale. Dans un restaurant appartenant à son fils ainé, une grand-mère fête ses 70 ans entourée de ses quatre fils. L'ainé est marié à une femme de caractère, le deuxième qui est pêcheur vit désormais avec sa femme et son fils unique dans son bateau de pêche. En effet, leur habitation a été rasée comme d'autres dans leur quartier en pleine mutation. Le troisième ne travaille pas et ne trouve pas d'épouse au grand désespoir de sa famille. Quant au dernier, il a la charge seul de son fils trisomique, sa femme l'ayant quitté. Il gagne sa vie au jeu et cela l'amène à avoir des ennuis. La grand-mère est victime d'un malaise cardiaque, mais elle ne meurt pas, et ses fils se demandent comment ils vont pouvoir s'occuper d'elle après l'hôpital. Elle perd la tête et ils faut payer les soins hospitaliers. Dans la séquence suivante, on voit deux jeunes gens, une jeune femme et un jeune homme, parler de choses et d'autres tout en marchant le long de la rivière Fuchun. La caméra ne les lâche pas et les suit à la même allure. La jeune femme est la fille unique du couple de restaurateur. Malgré l'opposition de sa mère, elle voudrait épouser le jeune homme qui est enseignant. Pendant ce temps, la ville de Fuyang change, des habitations sont détruites, un ouvrier trouve des vieilles photos abandonnées dans un tiroir. Le restaurateur subit des pressions de "racketteurs". La grand-mère aussi est un peu laissée à l'abandon dans une maison de retraite avant que l'un des fils la reprenne chez lui. Le réalisateur observe tous les personnages sans les juger, et pendant ce temps, le temps passe avec le cycle des saisons, automne, hiver, printemps et été. Il y a des plans magnifiques d'arbres et de bâtiments sous la neige. J'ai quitté les personnages à regret, mais, à la fin, on nous annonce que c'est la fin du premier volet. En effet, le réalisateur a prévu une trilogie. J'ai hâte de voir la suite, pas encore tournée semble-t-il.

J'ai vu le film dans une salle pleine et très attentive. J'ai trouvé le film intéressant sur la Chine d'aujourd'hui.

Lire les billets d'Anne et de Pascale.

En conclusion, il faut noter que Séjour dans les monts Fuchun est le titre d'une oeuvre peinte avec la technique du lavis entre 1348 et 1350 sur un rouleau horizontal par l'artiste chinois Huang Gongwang (1269-1354).

12 avril 2020

Terres brûlées - Eric Todenne

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Après Un travail à finir, j'ai lu Terres brûlées (Editions Viviane Hamy, 311 pages, paru en mars 2020), le nouveau roman d'Eric Todenne. Comme dans le précédent, l'intrigue nous ramène dans le passé. Cette fois ci, on retourne presque 80 ans en arrière pendant la deuxième guerre mondiale puis 10 ans plus tard, en 1952, pour arriver en 1973 et enfin de nos jours. Au commissariat de Nancy, j'ai retrouvé l'inspecteur Andréani et son collègue Couturier qui doivent clore une affaire assez simple : un notaire, Rémi Fournier, a été retrouvé mort, asphyxié, dans son pavillon qui a brûlé. Aidé par la psychologue Francesca, les recherches sur cette mort les renvoie donc dans le passé en Moselle en 1940. C'était le temps où ce département est devenu allemand, où les Juifs qui habitaient la région ont été déportés et leurs terres cédées à d'autres ; c'était aussi le temps des dénonciations. En 1952, Sarah Silberman, seule survivante d'une famille de propriétaires terriens, vient réclamer ce qui lui revient au notaire d'un petit village. Malheureusement, elle décède la nuit suivante dans l'incendie criminel de la ferme familiale. En 1973, Remi dont le vrai nom est Isaac Silberman (il est le fils de Sarah); se rend coupable d'un incendie, semble-t-il, à l'encontre d'une famille de trois personnes dans leur ferme. Je ne vous dirai rien de plus sur l'histoire bien menée. Mon bémol serait que la plupart des protagonistes sont traités superficiellement comme Sarah ou Rémi qui ne sont que des ombres. C'est dommage car le roman se lit bien. Le titre Terres brûlées renvoie a priori à un morceau de solo de batterie d'un CD de Charles Mingus.

14 décembre 2019

La vallée des immortels, Tome 2 - Yves Sente, Teun Berserik et Peter Van Dongen

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A la fin du tome 1 de la Vallée des immortels (Menaces sur Hong-Kong), nous avions laissé Philip Mortimer en fâcheuse posture puisqu'il vient d'être enlevé à Hong-Kong par un dénommé Nathan Chase qui n'est autre que l'infâme Colonel Olrik, ennemi mortel de Blake et Mortimer. Je rappelle que l'histoire se situe juste après Le secret de l'Espadon. d'Edgar P. Jacobs. Dans La Vallée des immortels, tome 2 (Le millième bras du Mékong) (Editions Blake et Mortimer, 56 pages), Francis Blake et les forces de police hong-kongaise sont à la recherche de Mortimer. Mortimer qui a perdu sa pipe lors de son enlèvement a été embarqué dans un petit bateau, puis par avion, pour être mené vers Xi Li, un des derniers Seigneurs de la Guerre qui ne rêve que de prendre le pouvoir en Chine, persuadé qu'il est le descendant de celui qui a aidé le premier empereur de Chine à unifier cet immense territoire. Il veut que Mortimer répare une "Aile rouge" avec lequel Olrik s'était enfui. Je vous passe pas mal de péripéties. Il faut vous laisser la surprise. La vallée des immortels est un endroit dans la province de Yunnan où l'on peut trouver des émeraudes et la perle de vie qui pourrait sauver quelqu'un. Dans cette vallée, il y a aussi des pandas géants plutôt agressifs, des serpents et surtout des dragons. Là, on vire dans le fantastique. Yves Sente s'éloigne assez de l'univers de Jacobs. On peut l'accepter ou non. Quant à Chase/Olrik, qui s'est allié à Xi Li, il espère bien pouvoir s'emparer du "Skylantern", un engin de guerre au système d'élévation vertical inventé par Mortimer.
Il faut noter que pour une fois, ni Blake, ni Mortimer ne reconnaissent Olrik sous le postiche de Chase.

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Le skylantern.

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Voici les pandas.

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Pour terminer, mon ami Ta d loi du cine s'est rendu à ma place (je n'étais pas à Paris) à une rencontre avec les auteurs dans une bibliothèque médiathèque à Paris, le 21 novembre 2019 (la veille de la sortie nationale de l'album) à partir de 19h. La présentation a duré une heure et à la fin, les auteurs ont dédicacé des exemplaires.

22 novembre 2019

La peau des anges - Michael Katz Krefeld / Indésirable - Yrsa Sigurðardóttir

Voici deux romans que j'ai trouvé assez haletants avec des intrigues bien menées.

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La peau des anges du Danois Michael Katz Krefeld (Edition Babel Noir, 487 pages) alterne trois récits, l'un se déroulant en 2010-2012, le deuxième en 2013 et le troisième en 1979-1980. En 2010, Masja, une jeune Lituanienne de 21 ans qui se prostitue, est amoureuse d'un certain Igor avec qui elle rêve de fonder une famille. Lui, en revanche, n'hésite pas à la sacrifier en la vendant à un réseau de prostitution basé en Suède, en échange d'une dette de jeu. Igor vient de perdre 40 000 couronnes danoises au poker, qu'il ne peut évidemment pas rembourser. En 2013, on fait la connaissance de l'ex-inspecteur de policie Thomas Ravnholdt, dont la femme a été assassinée chez elle. Il n'arrive pas à s'en remettre et n'arrête pas de boire. Il vit avec un gros chien baveux. Par l'intermédiaire d'un patron de bar, il accepte d'aider une Lituanienne qui ne sait pas ce qu'est devenue sa fille (Masja) dont elle a aucune nouvelle depuis 2 ans. Dans le même temps, à Stockholm, un sérial-killer sévit, il assassine des jeunes prostituées. Et cela nous ramène dans le passé en 1979... Evidemment, les trois récits vont se rejoindre. J'ai apprécié que ce ne tombe pas dans le glauque. A priori, La peau des anges est le premier volume d'une série. J'espère qu'Actes Sud va traduire les suivants.

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Je passe à Indésirable de l'Islandaise Yrsa Sigurðardóttir (Edition Babel Noir, 317 pages). Là aussi, le récit alterne deux époques: vers 2010 et en 1974 (entre janvier et mars). De nos jours, en préambule, on assiste à une tentative de suicide (d'un père et de sa fille). Oðinn, après avoir travaillé dans l'usine de construction de son frère, travaille dans un bureau gouvernemental. Veuf depuis peu, il a la garde de sa fille Rún qui est perturbée. Il n'arrive pas à savoir si sa femme Lara s'est suicidée ou si sa mort (en passant par la fenêtre de leur appartement) est accidentelle. En remplaçant une collègue décédée subitement, Oðinn est chargé d'enquêter sur un foyer éducatif réservé à des adolescents à problèmes dans les années 1970. A l'époque, deux garçons étaient morts asphyxiés dans une voiture. Par ailleurs, le couple qui dirigeait le foyer a perdu un bébé à la naissance sans que l'on sache ce qu'ils avaient fait du corps. Et donc en 1974, on fait la connaissance d'Aldis, l'un des membres du personnel du foyer. C'est une jeune femme pas forcément très sympathique. C'est par elle qu'on va connaître une partie de l'histoire. On apprend des choses que le lecteur peut deviner, mais je ne m'attendais pas à ce qui nous est révélé dans l'épilogue du roman.

13 septembre 2019

Le coeur de l'Angleterre - Jonathan Coe

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Etant une grande admiratrice des romans de Jonathan Coe, je me suis précipitée pour acheter son nouveau roman Le coeur de l'Angleterre (Gallimard, 544 pages plaisantes et instructives) dès qu'il a paru. Il y a de nombreux panneaux dans le métro parisien qui en font la publicité. A priori, Jonathan Coe a repris des personnages de Bienvenue au club (2001) et Le cercle fermé (2004), il faudrait que je relise ces deux romans. Le coeur de l'Angleterre commence en avril 2010 avec les obsèques de Sheila, la mère de Benjamin et Loïs Trotter et il se termine avec un bébé du Brexit dont la naissance est prévue le 29 mars 2019 (c'était la date initiale prévue de sortie du Royaume-Uni de l'UE). L'histoire se passe entre Birmingham et Londres avec des incursions en Europe du Nord et dans la région de Marseille. Benjamin, la cinquantaine, va enfin publier son premier mais court roman, inspiré de son histoire personnelle. Sa soeur Loïs, presque 60 ans, vit plus ou moins séparée de son mari. Elle a une fille, Sophie, qui est enseignante en histoire de l'art. Doug Anderton, un journaliste plutôt de gauche, ami de Benjamin, a une liaison avec une députée conservateur. D'autres personnages apparaissent dans l'histoire dont la toile de fond est la montée du populisme après l'union, même factice, du peuple britannique au moment des Jeux Olympiques de 2012. Jonathan Coe donne des éléments factuels qui expliquent ou pas comment une démocratie en est arrivée à dérailler complètement, à ce que David Cameron ait décidé d'un référendum qui n'a pas abouti au résultat escompté le 23 juin 2016. En effet, 52% de la population a voté pour quitter l'UE accusée de tous les maux. Cameron a démissionné dans la foulée. Jonathan Coe raconte comment la politique influe sur le destin des personnages du roman, comme une rupture (temporaire) dans un couple. Le roman se découpe en trois parties : La joyeuse Angleterre, L'Angleterre profonde et La vieille Angleterre. Le roman est très bien construit avec un style fluide. On sent que Jonathan Coe est un peu désabusé et pas très optimiste sur ce qui se passe dans son pays. Et depuis 2018, année où Coe a écrit son roman, on constate malheureusement que la situation politique au Royaume-Uni ne s'arrange pas. Je rappelle que la date du Brexit est prévue pour l'instant pour le 31 octobre 2019. 

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Et à part ça sur ma terrasse au 5ème étage à Paris orientée nord, mon ami ta d loi du cine fait pousser des tomates depuis début juillet 2019, en l'occurrence, des tomates cerise jaunes. Je n'en reviens pas mais elles mûrissent lentement mais sûrement. C'est une voisine qui nous a donné les plants.

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6 septembre 2019

Le couteau - Jo Nesbo

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Après La Soif, je craignais un peu de ne pas revoir Harry Hole, le grand inspecteur de police norvégien, grand et maigre avec un majeur en moins et une balafre. C'est pourquoi, dès que j'ai appris que Le couteau (601 pages, Série noire Gallimaard) avait paru, je me suis précipitée pour l'acheter toutes affaires cessantes. Harry a réintégré la police criminelle d'Oslo pour s'occuper de vieilles affaires, dont celle impliquant Svein Finne, un violeur multirécidiviste presque octogénaire, qui vient d'être libéré après plusieurs années de prison. C'est Harry qui l'avait arrêté. Svein voulait que ses victimes tombent enceintes de ses oeuvres. Harry qui a maintenant 50 ans ne vit plus avec Rakel qui l'a mis à la porte. On saura la raison vers la fin. Un matin il se réveille avec du sang sur les mains et il apprend que Rakel a été assassinée de plusieurs coups de couteau. A un moment donné il devient suspect. Lui-même se pose des questions car il ne se rappelle de rien. Accablé de chagrin, il va néanmoins mener son enquête. Il va même soupçonner Svein. Je ne vous en dirai pas plus. Malgré sa longueur, le roman se lit bien. Il y a pas mal de rebondissements avant qu'Harry trouve l'assassin. Je n'avais pas trouvé le coupable. Un bon cru.

22 août 2019

Sous la grande roue - Selva Almada

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Je suis tombée par hasard sur ce roman en bibliothèque et je ne regrette pas mon choix. Sous la grande roue de l'écrivain argentine Selva Almada (Editions Métailié, 182 pages) raconte comment deux grands adolescents, jadis bons amis, sont arrivés à s'entretuer avec des poignards dans une fête foraine. Le roman retrace la courte vie de Pajarito Tamai et Marciano Miranda, nés à quelques heures d'intervalle dans une petite ville argentine écrasée par le soleil. Ils ont grandi dans des maisons voisines et sont devenus des copains très tôt malgré l'hostilité des pères respectifs, fabricants de briques. Le récit se déroule de manière implacable avec des révélations dont une qui entrainera la tragédie finale. La violence est omniprésente comme l'assassinat du père de Marciano. Le style est concis sans un mot de trop, tout ce que j'aime.

Lire le billet très détaillé de Simone et celui d'Yv.

6 novembre 2019

Le crépuscule de Shigezo - Sawako Ariyoshi

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Le crépuscule de Shigezo (Editions Mercure de France, 304 pages) de Sawako Ariyoshi (1931-1984), publié en 1972 au Japon, est paru pour la première fois en français en 1986 aux Editions Stock, sous le titre de Les années du crépuscule. Sawako Ariyoshi a beaucoup traité de la condition des femmes au Japon. Elle a été comparée à Simone de Beauvoir. Je l'ai lu dans une édition de 2018.

A Tokyo, Akiko et Nobutoshi Tachibana sont mariés depuis plusieurs années et ont un fils de 17 ans appelé Satoshi. Dans un petit pavillon attenant à leur maison, vivent Shigezo, 84 ans, et sa femme, les parents de Nobutoshi. La femme de Shigezo décède brutalement d'une attaque et Shigezo se retrouve seul. Akiko, qui n'a aucun lien de sang, commence à s'occuper de lui comme le veut la coutume. Le récit décrit plus de six mois de la vie d'Akiko qui se trouve bouleversée par ce qui arrive. Shigezo perd la tête, il souffre de démence sénile. Lui qui était un tyran domestique qui s'est plaint toute sa vie de problèmes intestinaux, retombe en enfance. Akiko assume seule la charge, son mari et sa belle-soeur, les enfants de Shigezo, ne l'aident  absolument pas, ils ne sentent pas concernés. Akiko qui travaille dans un cabinet d'avocats est obligée de rester de plus en plus souvent chez elle pour s'occuper de Shigezo. Elle perd le sommeil. On se demande comment elle tient. Sawako Ariyoshi brosse un portrait terriible de la condition des personnes âgées au Japon où rien n'est vraiment prévu pour eux, à part l'asile psychiatrique en dernier recours. Akiko qui doit prendre toutes les décisions seule ne peut s'y résoudre. Une histoire émouvante avec un beau portrait de femme. Akiko a bien du courage.

31 octobre 2019

La fille de Vercingétorix - Jean-Yves Ferri et Didier Conrad

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Dans cet album écrit par le duo Jean-Yves Ferri (pour le texte) et Didier Conrad (pour les dessins), on apprend que Vercingetorix, le vainqueur de la bataille de Gergovie mais le vaincu d'Alésia, avait une fille, Adrenaline, une grande ado rousse qui a été élevée par des Arvernes et a une tendance à fuguer. La fille de Vercingétorix est emmenée dans le village gaulois par ses pères adoptifs, Monolitix et Ipocalorix, membres du FARC (Front Arverne de Résistance Checrète). Ils veulent la soustraire à Adictoserix, un "pisteur" à la solde de César qui souhaiterait qu'Adrénaline soit élevée à la romaine. Adrénaline, comme toutes les grandes ados de son âge, veut qu'on la laisse tranquille. Elle rêve de partir sur un bateau pour se diriger vers l'île de Thulé car elle en a ras l'amphore qu'on se serve d'elle et du torque (donné par son père) pour faire la guerre. Elle se lie avec Blinix et Selfix (les fils respectifs d'Ordralfabétix et de Cétautomatix) qui vont l'aider à s'enfuir, mais Adictoserix et son cheval Nosferatus ne sont pas loin. Un album plaisant qui fait passer un bon moment. Pour ma part, je l'ai préféré à Astérix et la Transitalique, même si mon préféré des quatre (à ce jour) signés Conrad & Ferri reste Le papyrus de César.

Pour la petite histoire, à Paris, on connait beaucoup mieux la rue d'Alésia qui traverse le XIVème arrondissement d'ouest en est (et sa station de métro) que la rue de Gergovie (beaucoup plus modeste) au moins 5 fois moins longue. Elle est parallèle à la rue d'Alésia. Comme quoi, une défaite est mieux célébrée qu'une victoire.

10 juillet 2019

So long, My son - Wang Xiaoshuai

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Parmi les sorties du 3 juillet 2019, j'avais noté un film chinois de 3 heures, So long, My son. Je ne regrette pas mon choix. C'est un film intéressant porté par deux acteurs, un homme et une femme récompensés au dernier festival de cinéma de Berlin en février dernier. On les suit pendant 30 ans entre 1986 et 2015. L'histoire est racontée de manière non chronologique entre passé, présent et futur. Grâce à cela, on ne voit pas passer les trois heures. L'origine de l'histoire est venue à l'esprit du réalisateur Wang Xiaoshuai, quand il a appris par la radio la fin de la politique de l'enfant unique en 2011. Cette politique avait été initiée par Deng Xiaoping en 1979. En 1994, Yaojun, le père, et sa femme Liyun, perdent leur petit garçon, Xingxing, leur enfant unique. Avant le décès accidentel de Xingxing, noyé dans les eaux d'un barrage en Chine du nord, on apprend que Liyun, après être tombée enceinte d'un deuxième enfant, avait été forcée à se faire avorter sous la pression d'une parente responsable du planning familial dans l'usine où Liyun travaillait. Le couple subit plusieurs coups du sort comme celui d'être rejeté par leur fils adoptif. Après avoir tout quitté dans le nord, et coupé les ponts avec leurs amis, le couple s'installe dans le sud de la Chine en bord de mer où Yaojun s'occupe d'un atelier de réparation mécanique. Mais il ne parle pas le dialecte parlé dans la région. Il y a quelques scènes marquantes comme celle où, devant des centaines d'ouvriers, un contremaître explique qu'il va être obligé de licencier certains d'entre eux. Je me suis parfois perdue dans la chronologie mais ce n'est pas bien grave. Un beau film à voir rien que pour les acteurs.

22 septembre 2019

Voyage dans le sud Ardèche et le Pont du Gard

Après quelques désagréments dûs à une crevaison de roue de ma voiture (je vous passe les détails), j'ai enfin pu partir une semaine dans le sud Ardèche. Avec mon ami on a visité la grotte Chauvet 2, une réplique de la "vraie" grotte fermée définitivement au public. On ne peut pas prendre de photos à l'intérieur. Avec cette visite, on peut constater que l'on est passé de l'artisanat à l'industriel : 55 minutes de  temps de visite montre en main. Des groupes de 28 personnes maximum toutes les dix minutes. On nous met des écouteurs dans les oreilles pour entendre les explications de la guide. On va à l'essentiel, c'est à dire les empreintes de mains et de paumes, les bisons, les rhinocéros et les deux ensembles impressionnants, le panneau des chevaux et celui des lions (la réplique est de dimension plus "concentrée" que l'original). Je n'ai pas éprouvé l'émotion ressentie lors de mes visites à Font de Gaume et Combarelles même si les dessins de Chauvet sont datés entre -36000 et -29000 avant 1950. En revanche, à côté de la grotte, je conseille la visite de la galerie de l'Aurignacien, des "sapiens" de l'époque de la grotte. Ce sont eux qui sont les auteurs des dessins.

L'Ardèche est avec la Dordogne, le département le plus riche en grottes ornées ou non. Avant la grotte de Chauvet situé près de Vallon Pont d'Arc,

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nous avons visité l'Aven d'Orgnac, seule grotte classée "Grand site de France". On a pu descendre jusqu'à 121 mètres de profondeur en descendant plus de 700 (!) marches. Mes jambes ont mis deux jours pour se remettre de l'épreuve. Heureusement que l'on remonte en ascenseur en 50 secondes. En bas, c'est magnifique, on va d'une salle à l'autre en admirant diverses concrétions. Certaines sont toujours "vivantes", on voit les gouttes d'eau qui tombent, et éclaboussent parfois. La grotte a été découverte en 1935 par Robert de Joly. La formation de la grotte remonte à presque 130 millions d'années.

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Il ne faut pas quitter le site sans avoir visité le musée de la Préhistoire qui est passionnant.

Sinon, en sud Ardèche, on trouve des petits villages comme Balazuc, Vogüe, Labeaume qui ont le label "Villages de caractère".

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P1110447 Vogüe et son château que j'ai visité

Je ne pouvais quitter le sud Ardèche sans aller dans le Gard, pas loin de Nîmes, là où se trouve depuis 2000 ans le "pont romain" haut comme le Colisée de Rome qui a servi d'aqueduc pendant 400 ans entre le 1er siècle et le Vème siècle après J.-C. L'aqueduc proprement dit faisait 52 km de long. Le Pont du Gard est la partie monumentale de l'aquaduc. C'était ma première visite du pont et je n'ai pas eu de chance, car suite à la visite d'un ministre et du président du Sénat, la rive gauche du pont était fermée, on ne pouvait pas le traverser intégralement et on a été privés de la visite du musée. Cela n'empêche que le pont vaut la peine d'être vu.

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Et pendant la semaine, il a fait un temps radieux avec une température à plus de 30° à la mi-septembre.

J'ai passé une semaine très agréable.

PS : voici une photo prise à Vogüe.

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13 mai 2019

Monrovia, Indiana - Frédérick Wiseman

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Voici un documentaire chroniqué par Henri Golant. J'avais vu que Monrovia, Indiana était sorti dans quelques salles, mais sans y avoir prêté attention plus que cela. Ce qui m'a donné envie de voir ce documentaire de 2H23, c'est le fait que les 1400 habitants de Monrovia en Indiana avaient voté à 76% pour Donald Trump en 2016. Je n'avais jamais vu de film de Frédérick Wiseman (né en 1930). Je suis contente d'avoir réparé cette lacune. Le réalisateur voulait faire découvrir aux spectateurs, la vie des petites villes américaines, celles dont on parle peu dans les films. Il n'y a ni voix off, ni commentaire, ni musique additionnelle. Ceux qui sont présents à l'écran ne prennent pas la pose. Ils oublient la caméra. Monrovia est une ville agricole et d'élevage. Les premiers plans montrent des vaches puis des cochons prêts à partir à l'abattoir (enfin, c'est ce que j'ai compris) et des champs de maïs et de blé. Nous sommes dans la "green belt" (ceinture verte) des Etats-Unis. Wiseman se focalise bien entendu sur les habitants. ceux qui vont chez le coiffeur, chez le marchand d'armes, au restaurant (entre les sodas et la nourriture grasse, ils ne font pas dans le diététique), au supermarché, à la kermesse. Ils assistent à des ventes de matériel agricole. On voit même une cérémonie maçonnique. J'ai bien aimé les séances du conseil municipal (qui sont animées) où il est question d'ajouter un banc devant la bibliothèque. Quand dans un café, ils parlent entre eux, ils évoquent leurs maladies ou leurs voisins. C'est fascinant. La religion est un élément central dans leur vie: ceux qui se déclarent croyants sont à 63,4 évangélistes protestants. Il faut noter qu'à l'écran, on voit peu de Noirs, d'Hispaniques ou d'Asiatiques. Les Blancs Américains représentent 63,7% de la population. Et ils ont un revenu annuel médian par ménage supérieur au reste des Etats-Unis. Dans la note du réalisateur, il dit qu'il a été surpris par le manque de curiosité et d'intérêt qu'ils manifestent pour le monde extérieur à leur ville. Je trouve que c'est un documentaire sociologique passionnant, que je n'ai pas trouvé trop long.

12 avril 2019

La flor - Mariano Llinás

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J'ai terminé de voir La Flor de Mariano Llinás, cet ovni cinématographique argentin de plus de 13 h (dont 1/2 heure de générique de fin!). Je pense que ce film n'est projeté pratiquement qu'à Paris (dans trois salles). Le film est sorti en quatre parties, d'une durée d'environ 3h20 chacune, à une semaine d'intervalle, depuis début mars 2019. La Flor, film inclassable et irracontable, comporte six épisodes d'inégales longueurs: le troisième épisode à lui seul dure presque 5h30. En revanche, le sixième épisode ne dure que 30 minutes. Ces six épisodes sont six histoires correspondant peut-être à un genre cinématographique. Les quatre premiers épisodes ont un début mais pas de fin. Le cinquième épisode tourné en noir et blanc et sans aucun son est un hommage au film Partie de campagne de Jean Renoir. Le sixième épisode, très court par rapport aux autres et filmé de loin avec une image vaguement floue, n'a pas de début, mais on assiste à l'épilogue. Mais me direz-vous, on peut se demander comment je n'ai pas calé avant la fin car honnêtement j'aurais pu. Hé bien, étant une spectatrice curieuse (comme d'autres), j'ai voulu savoir ce qui allait se passer puisque les trois premières parties se terminent avec un laconique "à suivre". Ce qui m'a donné envie d'aller voir les quatre parties de ce film, ce sont les quatre actrices principales, issues du théâtre argentin (elles ont formé une compagnie théâtrale). Je les ai trouvé remarquables. Dans chaque épisode, elles jouent des rôles très différents plus ou moins importants, à part le 5ème épisode où elles ne sont pas présentes. J'avoue que j'ai trouvé l'ensemble un peu inégal. Je recommande tout particulièrement les deux premiers épisodes qui composent la première partie. Dans le premier, une momie très "Rascar Capac", comme dans Tintin, a des pouvoirs maléfiques qui rend fou ceux qui s'en approchent. Dans le deuxième épisode, mon préféré et je pense le plus réussi, on assiste à un mélo musical. Il s'agit d'une chanson qui ne parvient pas à se faire, parce qu’un duo de stars de la variété, couple en voie de séparation, refuse de se trouver en présence dans le même studio d’enregistrement. A partir du troisième (celui qui dure plus de 5 heures), je trouve que cela se gâte un peu avec une vague histoire d'espionnage pendant la Guerre Froide et ce qui s'ensuit après (il y a des longueurs). Ce qui est amusant, c'est que les trois quarts du dialogue est en français. On retrouve nos quatre actrices / espionnes poursuivies par des tueuses engagées par un certain Casterman (comme l'éditeur de Tintin). Dans le 4ème épisode, elle sont tour à tour des sorcières ou des actrices qui jouent dans un film pendant que le réalisateur décide de filmer des arbres. J'ai déjà parlé du cinquième épisode. Quant au sixième, on voit des femmes (les quatre actrices) au bord d'une rivière. Je n'ai pas forcément compris ce qui se passait, à part qu'elles allaient être libérées. Voilà, je pense que mon billet prendra moins de temps à lire que je n'en ai passé (plus de 13 heures!) dans une salle de cinéma pleine. Si vous en avez la possibilité, allez voir au moins la première partie, Flor 1, comprenant les deux premiers épisodes, qui vous donneront envie de continuer. 

10 juin 2019

1793 - Niklas Natt och Dag

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1793 (Editions Sonatine, 436 pages haletantes) est un roman policier historique de belle facture qui est recommandé par plusieurs libraires. C'est le premier roman d'un écrivain suédois de 40 ans, descendant d'une des plus anciennes familles de la noblesse suédoise. Et son nom de famille se traduit littéralement par "Nuit et Jour".La construction de 1793 est astucieuse avec quatre parties.
L'écrivain a choisi l'année 1793 car à Stockholm, il y a eu plusieurs chefs de police qui se sont succédés cette année-là, dont un escroc. On est dans une période trouble. Le roi Gustav III de Suède vient d'être assassiné en 1792. La Révolution français souffle aussi sur les monarchies du Nord.
L'histoire commence en automne 1793 où Cardell, un vétéran de la guerre russo-suédoise qui a perdu un bras, repêche dans le lac Fatburen à Stockholm, un cadavre sans bras ni jambes avec la langue coupée et énucléé, mais à qui il reste des cheveux blonds. Cecil Winge, un homme de loi tuberculeux, est demandé pour enquêter sur cette mort. Il est connu pour avoir des principes et écouter les accusés jusqu'au bout en leur permettant de s'exprimer dans les tribunaux. Il s'adjoint l'aide de Cardell.
Retour en arrière : en été 1793, un jeune homme, Kristofer Blix, écrit plusieurs lettres à sa soeur en lui narrant ses mésaventures. Il est sans travail malgré des études d'aide chirurgien. Avec sa bonne mine, il arrive à se faire prêter de l'argent à droite, à gauche, qu'il met en jeu aussitôt avec un camarade lors de parties de cartes. Il va participer à la partie de trop contre des tricheurs. Il ne peut pas rembourser ses dettes qui sont rachetées par un homme inquiétant qui lui demande de faire quelque chose d'épouvantable. Après cela, il sera libre.
Encore un retour en arrière : au printemps 1793, on fait la connaissance d'une jeune fille, Anna Stina, qui, parce qu'elle a repoussé les avances d'un jeune homme, un ami d'enfance, passe pour une prostituée et est condamnée à travailler dans l'île de Langholmen (toujours à Stockholm), dans une filature où les conditions de vie sont épouvantables. Les femmes jeunes et moins jeunes meurent de faim et sont en butte aux châtiments corporels perpétrés par des soldats. Anna Stina fait tout pour s'évader de cet enfer. 
La quatrième partie se passe pendant l'hiver 1793, à la fin de l'année. On reprend le cours du temps. L'enquête menée par Winge (qui va de plus en plus mal) et Cardell se décante grâce à des lettres qui leur ont été confiées. Ils découvrent qui est l'auteur des mutilations sur le cadavre et le commanditaire.
J'ai trouvé le roman passionnant et l'intrigue s'articule bien. Un très bon thriller où les personnages de fiction côtoient des personnages ayant rééellement existés.
Lire le billet du Capharnaum éclairé.

18 février 2019

La neuvième heure - Alice McDermott

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J'ai suivi les conseils de Dominique (que je remercie) sur ce roman. La neuvième heure d'Alice McDermott (Editions Quai Voltaire, 282 pages) a reçu le prix Fémina étranger en 2018. J'ai trouvé le contexte original: au début du XXème siècle à Brooklyn, un quartier de New-York (où est née l'écrivain), Jim, un homme d'une trentaine d'année (irlandais catholique) qui vient d'être licencié, se suicide au gaz dans l'appartement où il habite avec sa femme Annie. Il avait demandé à cette dernière d'aller faire des courses. Arrivée sur les lieux, la soeur Saint-Sauveur appartenant à une congrégation religieuse s'occupant des pauvres et des malades prend tout de suite Annie, enceinte de quelques mois, en affection. Malheureusement, la soeur n'arrivera pas à faire enterrer Jim en terre consacrée car il s'est suicidé. Qu'à cela ne tienne, les soeurs vont prendre soin d'Annie et lui donner un travail à la blanchisserie du couvent. C'est là que va naître Sally, une "enfant de couvent". Le roman se passe sur plusieurs années. Annie et Sally vont cotoyer quelques soeurs aux personnalités attachantes comme Soeur Illuminata ou Soeur Jeanne, qui sont toutes dévouées aux personnes malades qu'elles visitent, comme Mme Costello. L'histoire se termine sur un meurtre que je ne vous révélerai pas. C'est un roman qui se lit vite. J'ai aimé, même si je n'ai pas eu le coup de foudre.

30 octobre 2018

Le mystère Jérôme Bosch - Peter Dempf

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Je vous conseille Le mystère Jérôme Bosch de Peter Dempf (Editions Pocket, 541 pages), que j'ai trouvé passionnant. Je l'avais repéré dans une ou deux librairies que je fréquente. Je dis tout de suite que je suis une grande admiratrice de l'oeuvre du peintre flamand Jérôme Bosch né Jheronimus van Aken à Bois le duc (‘s-Hertogenbosch en néerlandais - d'où son pseudonyme) en 1450 et mort en 1516.
En 2013, à Madrid au musée du Prado, un prêtre illuminé asperge de quelques gouttes d'acide Le Jardin des délices, une des oeuvres (un tryptique) les plus célèbres du peintre (cette peinture à l'huile sur bois est datée d'entre 1494 et 1505). Un restaurateur allemand, Michael Keie est appelé au chevet de l'oeuvre. Il découvre assez vite qu'aux endroits qui ont été altérés, il y a des symboles cachés. Baerle, le prêtre responsable de la dépradation du tableau, ne parle pas aux femmes, et il refuse donc de dire à la thérapeute Grit Vanderwerf qui s'occupe de lui pourquoi il a vandalisé la toile. En revanche, il est content d'avoir un auditoire masculin en la personne de Keie et d'Antonio, un vieil historien d'art qui exerce au musée. Il leur explique qu'il a trouvé dans son couvent de Salamanque un manuscrit écrit en 1511 par un certain Petronius Oris, qui avait reçu l'ordre du grand inquisiteur en place d'écrire son histoire. Et nous voilà transportés dans le passé aux alentours de 1500: Petronius arrive d'Augsbourg avec des lettres de recommandation de Dürer et de Jörg Breu. Bosch l'embauche comme portraitiste. Très vite, Petronius ne se sent pas à l'aise à Bois le Duc car les bûchers de l'Inquisition sont dressés tous les jours aux abords de la ville. Il se sent surveillé et menacé. Les Dominicains font la chasse aux Adamistes et tous ceux qui ont des pensées hérétiques. Quand Petronius commence à travailler pour Bosch, le maître a déjà peint la partie gauche du tryptique. Il semble que le thème du jardin des délices est subversif pour l'église catholique. Je vous laisse découvrir pourquoi. De nombreuses péripéties émaillent le récit, où un Juif converti, Jacob Van Almaengien, joue un rôle important. Le pauvre Petronius va subir plusieurs agressions physiques et se retrouver entre les mains de l'inquisition. Heureusement qu'il a quelques alliés, dont Zita, dont il va tomber amoureux. Un récit haletant et bien mené qui donne envie d'étudier de plus près Le Jardin des délices de Jérôme Bosch.

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9 janvier 2019

Edmond - Alexis Michalik / Douzième bloganniversaire

Cette semaine sort un film épatant que j'ai pu voir en avant-première. J'avais vu Edmond, la pièce, il y a deux ans au Théâtre du Palais-Royal. Elle a été un triomphe et a reçu 5 Molière en 2017. Alexis Michalik, l'auteur et le metteur en scène, l'a transposée avec talent sur grand écran. Le sujet d'Edmond, c'est Edmond Rostand et la création de sa pièce Cyrano de Bergerac. A la fin de l'année 1897, Rostand a 29 ans. Il est marié et est déjà père de deux enfants. Il vit avec sa femme, Rosemonde [Gérard] dans un bel appartement. Edmond aime écrire des vers mais pour le moment il est en panne d'inspiration. La dernière de ses pièces qui vient d'être créée à Paris, est un "four" malgré la présence de Sarah Bernhardt dont Edmond est le protégé. Il cherche une idée. Honoré, le tenancier (d'origine antillaise ou africaine) d'un bar, va lui donner l'idée d'écrire une pièce avec Cyrano de Bergerac comme personnage principal. Coquelin aîné, l'un des comédiens les plus célèbres de son temps, insiste pour créer la pièce qu'Edmond n'a pas encore écrite. Il mettra à peine trois semaines pour écrire des alexandrins dont certains restent dans les mémoires comme la tirade du "nez". Le texte du personnage de Cyrano est le plus long du répertoire français : 1600 vers! Le film est très bien réalisé, ça virevolte, les acteurs sont excellents, Olivier Gourmet en tête. A la fin, une partie du public dans la salle a applaudi. C'est mérité. Je pense et j'espère que ce film sera un succès. Et il donne envie de lire ou relire Cyrano de Bergerac. Lire les billets de Pascale et Roland (Rock07).

Sans transition, je laisse mon billet à ta d loi du cine, mon statisticien qui, à l'occasion du 12ème anniversaire de mon blog, va (si j'ai bien compris) vous donner encore quelques chiffres.

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Des images valant mieux que de longs discours (pour ceux-là, voir les articles précédents "centaines" ou "bloganniversaires" dans le tag "Vie du blog"), voici les "images" des "données brutes" des nombres de billets et de commentaires, mois par mois, durant ces douze ans de blog. J'aurais (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) pu faire de belles courbes... Boarf. Si je tente une "projection" (rappelons que les prévisions sont une chose difficile, surtout quand elles concernent l'avenir, et loin de moi l'idée de prétendre "pontifier" en tant qu'"expert"!), si, donc, le rythme de publication de billets sur le blog de dasola se maintient, le 2000e billet devrait être atteint... disons cet été! Sans doute pas en même temps (sauf miracle) que le commentaire N°25 000 dont je me réserve à l'avance l'honneur, quitte à ce que je "triche" un peu le moment venu, dans quelques mois!

Stats_BILLETS_blog_MFE_090119    Stats_COM_blog_MFE_090119

Ces deux tableaux ne sont pas corrélés. Des commentaires ont pu (et peuvent toujours!) être faits sur des billets bien antérieurs. Certains billets suscitent davantage de commentaires que d'autres: les billets "Voeux", "Palmarès", "Centaine" ou ..."Bloganniversaire" ont infiniment plus de succès que les "billets du 7" de Ta d loi du cine. Un exemple d'analyse entre mille possibles? On voit que même le mois où le moins de billets ont été publiés (5, en septembre 2012) a connu un nombre de commentaires honorable (100). Mais je vous laisse vous repaître de ces chiffres et les ruminer vous-même!

PS: et bonjour et bonne année aux quelque 50 personnes déjà (re)venues sur ce blog en moins de 10 jours en 2019. Si ça se trouve, elles représenteront peut-être un tiers de l'effectif total des commentateurs de toute l'année 2019!

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