Le blog de Dasola
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28 avril 2017

A sauts et à gambades - présentation de Dominique (à l'occasion de ses 500 commentaires chez Dasola)

Dominique (A sauts et à gambades) venant de faire son 500e commentaire sur le blog de Dasola, je (ta de loi du cine, squatteur et statisticien de dasola) lui ai demandé si elle accepterait de se prêter à quelques questions-réponses. Elle m'a dans un premier temps donné un accord de principe en disant que ça l'amusait beaucoup, puis, moins de deux jours après, renvoyé ses réponses en disant que cela lui a fait plaisir de participer à cette enquête.

Je précise que lorsque j'avais préparé ce questionnaire (pour Aifelle, en 2014, mais elle avait décliné la proposition à l'époque...), je m'étais inspiré pour les questions de plusieurs blogs littéraires ayant une rubrique "interview de blogueurs / blogueuses" (Delph, de http://mespetitesidees.wordpress.com, Le bouquineur, de http://lebouquineur.hautetfort.com, Linette de http://lire-en-nuisette.fr).

Réponses de Dominique à lire donc ci-dessous!

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Bonjour Dominique, pour que les lecteurs comprennent qui vous êtes, pouvez-vous vous présenter? Derrière ce prénom (le vrai?), pouvez-vous nous livrer quelques éléments biographiques? Dans quelle tranche d’âge vous situez-vous (car un lecteur de 20 ans n’ayant pas le même ressenti qu’un de 60, cette information a son importance)?
Avez-vous fait des études ou exercé une profession ayant un rapport avec la littérature?

Dominique est mon véritable prénom et le pseudonyme ivre de livres est un petit clin d'oeil à ma passion.
J'ai 66 ans et je lis depuis ...60 ans !
Mon métier n'a rien à voir avec le livre, l'édition, les bibliothèques mais j'ai fait du bénévolat en bibliothèque pendant quelques années.

* Parlons un peu de vous et de votre blog: A sauts et à gambades (promenades littéraires). Quand et pourquoi avez-vous souhaité le créer? Pourquoi la plateforme "hautetfort"?

J'ai ouvert ce blog en novembre 2008 à une période où par la force je me suis retrouvée avec du temps libre, le blog fut une façon d'occuper mon temps en faisant quelque chose qui immédiatement m'a plu. Hautetfort m'a convenu immédiatement et je ne regrette pas mon choix, j'y suis restée fidèle.

* Vous n'y parlez pratiquement pas d'autre chose que de livres (un seul billet BD, un peu de poésie et de "bribes" diverses...): pourquoi?

Cela correspond à ma façon de lire, j'ai lu beaucoup de BD pendant les années où j'étais bénévole car je voulais me tenir au courant, aujourd'hui c'est un genre qui m'attire peu spontanément mais c'est certainement une erreur, j'ai énormément aimé récemment une BD sur un roman de Philippe Claudel que l'on m'avait offert.
La poésie j'en lis beaucoup mais je trouve très difficile d'en parler donc je met de temps à autre un billet mais j'ai du mal.

* En ce qui concerne la lecture: quel est votre but avec ce blog ?
Débroussailler le champ immense des lectures possibles, faire partager vos émotions de lectures…?

Un peu tout ça, le plaisir de partager une bonne lecture, avoir la joie d'un retour positif de lecteurs et lectrices qui ne seraient pas allés spontanément vers un livre donné.
Contre-balancer un peu la sur-médiatisation envers certains livres.

* En moyenne et à titre indicatif, combien lisez-vous de bouquins par mois? Et pour rester dans les chiffres, quelle est la moyenne de fréquentation de votre blog par jour?

Je lis de 12 à 15 livres par mois et cela depuis des années, il y a bien entendu des fluctuations comme ces derniers mois où j'ai moins lu mais moins c'est encore pour moi environ 7 à 8 livres minimum.

La fréquentation du blog je ne la connais plus depuis que Hautetfort a supprimé la fonction statistique il y a maintenant deux ans je crois, à l'époque la fréquentation était très irrégulière mais aux environs de 800 visites par jour.

* Suivez-vous les statistiques de votre blog? Avez-vous une idée du nombre de vos visiteurs?

idem, à l'époque le nombre de visiteurs était à peu près 20 000 à 25 000 par mois, aujourd'hui je ne sais pas et mon envie de savoir ne va pas jusqu'à installer un système sur le blog, pour être franche je m'en fiche un peu.

* En tant que lectrice, comment vous définiriez-vous? La lecture tient-elle un rôle important dans votre vie?

Un rôle central, je ne m'imagine pas ne lisant pas, à un moment où j'ai crains pour ma vue j'ai commencé à stocker des livres audio pour le cas où, j'y ai pris goût et aujourd'hui j'en écoute régulièrement.

* Combien de temps consacrez-vous à la lecture chaque jour?

Plusieurs heures maintenant que je suis à la retraite, je lis très tôt le matin 2 à 3 heures et idem le soir, je ne regarde que peu la télévision alors ...

* Salons du livre, rencontres avec les auteurs et séances de dédicaces … Les recherchez-vous?

J'ai beaucoup fréquenté les salons du livre mais plus aujourd'hui mais pour des raisons de santé et non par manque d'intérêt.

* Votre endroit favori pour lire?

Mon fauteuil ou mon lit mais je peux lire à peu près n'importe où, dans une file d'attente, dans le métro, le bus, et autrefois je lisais même en faisant la cuisine, si si, et en marchant ce qui m'a valu quelques bleus et bosses.

* Etes-vous plutôt livre papier ou liseuse électronique?

Les deux mon capitaine, le livre papier est prioritaire bien sûr et ma maison comporte 4 grandes bibliothèques mais j'ai aussi une liseuse depuis plusieurs années et je la juge indispensable pour les déplacements, les voyages, les vacances.

* Comment choisissez-vous vos lectures? (bouche-à-oreille, cadeau, article de presse, hasard…)? Avez-vous un genre favori? Un auteur vraiment – préféré?

Je visite beaucoup les sites des éditeurs, je lis la presse spécialisée :
Lire, Le magazine littéraire, les pages littéraires de certains journaux. Ensuite je suis mon flair, je lis systématiquement plusieurs pages d'un livre quand je le choisis en librairie pour sentir le style, le rythme ...
Je lis par ricochet un livre dont on parle dans un livre par exemple, je lis par cercle concentrique autour d'un sujet : exemple j'ai lu Les vies de Job de Pierre Assouline qui parlait de Job de Joseph Roth donc ...
Et bien entendu les amis blogueurs qui me prennent par la main et m'emmènent vers des livres que je n'aurais jamais ouverts autrement.

J'aime beaucoup la littérature classique, mais aussi la littérature étrangère, l'histoire et les récits de voyage, en fait je suis plutôt éclectique dans mes goûts car je suis curieuse.
J'ai un ou deux auteurs vraiment préférés : Montaigne et Proust en tête mais aussi Henry James et Balzac, Faulkner et Austen.

* A quoi êtes-vous sensible lorsque vous avez un livre en main?

Ça dépend du contenu, si c'est de la philo, de l'histoire ou un roman, l'enveloppe m'importe peu pourvu que la typographie soit bonne et le livre propre mais si c'est de la poésie, un livre sur la peinture, là j'aime avoir un beau livre en main.

* Offrez-vous des livres? Si oui comment les choisissez-vous?

Oui j'offre très souvent des livres autour de moi, dans l'ensemble ma famille lit beaucoup. J'offre en fonction des goûts bien sûr et en essayant de proposer des lectures qui élargissent un peu le domaine habituel, par exemple je vais offrir un manga à un amateur mais dont l'histoire se passe dans l'antiquité !  Histoire de le transporter ailleurs.

* S’il ne fallait en retenir qu’un? Quel livre vous a le plus profondément marquée, parmi tous ceux que vous avez pu lire?
* Pourquoi celui-ci?

Les Essais de Montaigne parce que c'est un livre qui aide à vivre.

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* Avez-vous un souvenir (bon ou mauvais) marquant d’une lecture enfantine ou adolescente?

Le Journal d'Anne Franck, lu très jeune et qui a à jamais changé ma vision de l'existence. Sans doute parce que jusque-là j'avais lu des livres où le bien l'emportait toujours: j'avais lu une version raccourcie de David Copperfield, Sans famille par exemple et pour la première fois ce n'était pas un roman mais la vraie vie et elle était injuste et violente, et Anna Karénine lu très tôt, trop tôt mais où j'ai découvert ce qu'était la passion amoureuse.

* Comme d’autres «dévoreuses de bouquins», êtes-vous vous aussi tentée par l’écriture?

Pas vraiment ma passion est trop grande pour la lecture et puis je me sens bien trop mauvais écrivain pour rivaliser avec les auteurs que j'aime.

* Vous rappelez-vous comment vous aviez découvert le blog de Dasola?

Je crois me souvenir que je suis arrivée chez Dasola en venant de chez Aifelle, ce furent les premiers blogs que j'ai fréquenté régulièrement et je leur suis très fidèle.

* Un dernier mot pour conclure cet échange? Quelle question auriez-vous voulu que l'on vous pose?

« Etes-vous parfois tentée d'arrêter le blog ? »

Merci Dominique!

13 décembre 2016

Tu tueras le père - Sandrone Dazieri

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Tu tueras le père de Sandrone Dazieri (Editions Presse Pocket 724 pages) est un thriller qui se lit bien malgré sa longueur. Il m'avait été recommandé (avec petite coccinelle!) par ma libraire que je remercie. La jeune commissaire Colomba Caselli, âgée de 32 ans, reprend du service après un long congé dont on apprendra la cause au cours de l'histoire. Elle souffre encore d'angoisse. Pour retrouver un jeune garçon qui vient d'être enlevé, elle va demander de l'aide à Dante Torre. Ce dernier, âgé de d'une quarantaine d'années, avait été enlevé à l'âge de 6 ans et enfermé dans un silo dans la banlieue de Rome pendant 11 ans. Il n'a jamais pu voir son ravisseur qui a priori s'est suicidé. Dante souffre de nombreux troubles comme la peur du noir, et dort sur la terrasse de son appartement. Il n'arrête pas de se gaver de tranquillisants et aime boire des cocktails. Le "père" du titre fut son bourreau qui pour le punir l'obligeait à se donner des coups violent sur sa main gauche qui s'est atrophiée. Colomba et Dante forment un duo cabossé par la vie auquel on s'attache rapidement. Ils vont mener une enquête douloureuse car il semble que le ravisseur de Dante ait de nouveau frappé, 25 ans après qu'on l'ait cru mort. Et il n'agit pas seul. Je vous laisse découvrir la résolution de cette intrigue aux vastes ramifications. En mai 2017, un deuxième volet doit paraître. Je le lirai certainement quand il paraîtra en poche.

8 septembre 2016

Un bouddhiste en colère - Seth Greenland / Surtensions - Olivier Norek

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Voici deux romans empruntés en bibliothèque cet été.

J"ai lu le premier suite à un billet lu sur le blog de Colette. J'ai pris un certain intérêt à cotoyer, dans Un bouddhiste en colère de Seth Greenland (Editions Liana Levi, 410 pages plaisantes), la famille de Jimmy Duke, ex-policier renvoyé pour avoir désobéi à des ordres de sa hiérarchie: il avait sauvé un chien de l'euthanasie. Bruno (c'est le nom du chien) est devenu le fidèle compagnon de Jimmy. Depuis, Jimmy essaye de gérer son stress et sa colère en s'initiant au bouddhisme par internet. L'histoire se passe a Palm Springs, en Californie, où les températures sont souvent caniculaires. Jimmy a deux frères. L'aîné, Randall, un homme politique, est en pleine campagne électorale. Dale, le benjamin, sort tout juste de prison. Lourdement handicapé, il se déplace en fauteuil roulant. Randall est le père de la jeune Brittany et l'époux de Kendra, bisexuelle qui a eu une courte liaison avec Nadine, son professeur de tennis. Cette Nadine entretient par ailleurs une relation avec un policier, Harding Marvin (responsable du renvoi de Jimmy), qui soutient Mary Swain, la rivale politique de Randall (j'espère que vous suivez). Plusieurs concours de circonstances malheureux, dans lesquels Dale est impliqué, vont amener Jimmy derrière les barreaux. Je ne vous en dit pas plus. C'est un roman distrayant qui m'a plu. La fin pourrait présager qu'il y ait une suite mais ce n'est pas sûr du tout.

Je passe à Surtensions (Editions Michel Lafon, 500 pages haletantes) d'Olivier Norek, c'est son troisième roman et c'est le troisième que je lis. J'ai beaucoup aimé retrouver Victor Coste et son équipe, Sam, Ronan et Johanna. On est tenu en haleine jusqu'au bout. Cela commence avec le meurtre "gratuit" d'un jeune homme de confession juive après son kidnapping. Le meurtrier est arrêté. De là, on fait la connaissance d'Alex[andra] Mosconi, la seule femme d'une famille de mafieux corses, qui va tout faire pour faire évader son jeune frère condamné pour cambriolage. Je vous laisse découvrir le lien entre les deux affaires qui s'entremêlent avec d'autres. Certaines ne sont qu'effleurée. Une fois de plus, Olivier Norek démontre son talent de conteur qui tient en haleine ses lecteurs. Lire les billets de Zazymut, Cannibales lecteurs et Lea Touchbook.

21 avril 2016

Le chien arabe - Benoît Séverac / Le blues de Bertie - Alexander McCall Smith

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Après les Chevelues, un roman policier original qui se passait au temps des Gaulois, Benoît Severac (qui vit à Toulouse) a écrit une histoire qui se déroule de nos jours. Le chien arabe (Edition La Manufacture de livres, 284 pages), lu en un week-end au retour du dernier salon Quai du Polar, m'a emballée. Ce roman noir se passe dans le quartier des Izards au nord de Toulouse (l'un des plus mal famés de la ville rose, où l'islamisme radical fait des ravages) en plein été, époque où Toulouse est une fournaise. Nourredine Ben Arfa, le caïd du quartier, attend une "livraison" de Barcelone. Il se sert de chiens rottweilers comme "mules" afin de transporter de la drogue. Le même soir, Samia, sa soeur, emmène au cabinet vétérinaire l'un des chiens qui n'arrive pas à éliminer la drogue dans ses intestins. La vétérinaire, Sergine Ollard, 1m88 pour 80kg, qui vient d'être quittée par son petit ami, éprouve très vite de la sympathie pour Samia. Sergine va vite se retrouver dans une lutte entre deux camps, aussi dangereux l'un que l'autre. J'ai aimé la fin plutôt optimiste. Un bon roman bien écrit à découvrir. Je remercie M. Séverac pour la gentille dédicace à mon ami.

 

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Pour une lecture détente, je conseille maintenant Le blues de Bertie (Editions 10/18, 303 pages), le 7ème tome de la série "44 Scotland Street". On retrouve Bertie, toujours 6 ans 3/4, qui aimerait se faire adopter par une nouvelle famille. Matthew et Elspeth embauchent Anna, une jeune nounou danoise, pour s'occuper de leurs triplés, trois garçons. Anna se révèle une "nounou en or", qui par son sens pratique et d'organisation gère avec maestria toutes les situations et soulage les parents qui peuvent enfin se reposer. Domenica et Angus préparent à vivre ensemble puisqu'ils vont se marier. Stuart, le papa de Bertie, est admis dans une loge maçonnique, au grand dam de son épouse Irène, toujours aussi insupportable. J'arrête là l'énumération de quelques péripéties de ces histoires que je suis avec sympathie depuis le premier tome.

18 mars 2016

L'étrangleur de Pirita - Indrek Hargla

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Nous avions laissé Melchior l'Apothicaire en 1422 (ici) et nous le retrouvons dans L'étrangleur de Pirita (Editions Gaïa Polar, 383 pages) toujours à Tallin, neuf ans plus tard, en 1431 (entre mars et juin), entouré de sa femme Keterlyn et de ses jumeaux Melchior et Agatha qui ont presque atteint l'âge adulte. Melchior a désormais plus de 50 ans. Agatha est une jeune fille intelligente qui apprend plus vite que son frère les secrets de remèdes pour guérir. A une lieue de Tallin, Melchior est appelé dans le monastère des brigittines pour essayer d'identifier le mal dont souffre une des religieuses, Taleke, qui ne prononce plus que des borborygmes depuis plus de trois mois. Sur le chemin du monastère, Melchior déterre un cadavre qui été étranglé et a été à demi dévoré. Il semble être là depuis l'automne précédent. D'autres meurtres par strangulation vont suivre, dont la pauvre Taleke elle-même. Les bâtiments et en particulier la chapelle sont en construction depuis des années. Ce monastère pratique une certaine mixité puisqu'il y a des moines et des moniales qui cohabitent sans se cotoyer, et le monastère accueille des pélerins qui séjournent un temps plus ou moins long. Comme pour les trois autres romans, Hargla sait nous plonger dans le XVème siècle du nord de l'Europe (peu connu - en ce qui me concerne). Comme dans les romans précédents, il y a un avant-propos éclaiant. Pour résoudre ces meurtres, Melchior va se retrouver à déchiffrer des caractères runiques qui mettront sur la piste du meurtrier. Hargla sait rendre les personnages proches de nous ,et il est toujours précis dans ses descriptions, dont la fabrication de certains remèdes. Dans ce roman, Melchior va vivre une tragédie que je vous laisse découvrir, mais a priori, on devrait le retrouver dans un cinquième tome, enfin je l'espère. A nouveau, je vous conseille de lire les romans dans l'ordre. Des quatre romans, L'étrangleur de Pirita est presque mon préféré. Lire le billet de Sandrine.

26 janvier 2016

Des garçons bien élevés - Tony Parsons / Fleur de cactus - Barillet et Grédy

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Après Keisha et Dominique, je vais à mon tour dire du bien des Garçons bien élevés de Tony Parsons (Editions de La Martinière, 430 pages), un polar plutôt bien mené mais qui ne m'a pas paru révolutionnaire et qui m'a semblé avoir un air de "déjà lu" (pas d'exemple précis, mais impression générale).  Max Wolfe, qui vient d'être nommé à la brigade des homicides à Londres, se retrouve à enquêter sur un homicide puis sur un deuxième. La première était un banquier, le deuxième était un SDF. Les points communs entre les deux victimes? Ils ont été égorgés, et vingt ans auparavant ils étaient dans la même classe d'un collège anglais assez chic, Potter's Field "dernière demeure des chiens royaux" (ceux d'Henry VIII). Grâce au prologue, dès le début du roman, on comprend les liens qui unissent les victimes, le forfait qu'ils ont commis. En revanche, on veut savoir qui est leur meurtrier, et pourquoi il a attendu si longtemps pour se venger. Max Wolfe qui est le narrateur de l'histoire vit avec sa fille Scout et Stan, un chien King Charles qu'il vient de lui offrir. Le roman étant écrit au présent de narration, le roman se lit vite.

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Ceci n'ayant rien à voir avec cela, je voulais recommander une pièce de théâtre qui triomphe à Paris, Fleur de cactus de Barillet et Grédy (écrite en 1964) qui se joue au théâtre Antoine. Michel Fau, qui fait la mise en scène et joue le rôle principal, donne la réplique à Catherine Frot. Les autres comédiens sont tous très bien. Je suis allée voir le spectacle mardi dernier, 19 janvier 2015. J'avais acheté les places dès novembre. Je pense que ça se joue à guichet fermé jusqu'au 21 février 2016 (date de la dernière représentation à Paris) avant que la pièce ne parte en tournée en province (enfin j'espère). Le spectacle dure deux heures. Il n'y a pas un temps mort grâce aux décors peints et mobiles. Nous avons passé une très bonne soirée. D'ailleurs, mon ami a acheté le texte de la pièce. Il faut noter tout de même (une fois de plus) que le prix des places n'est pas donné. 

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22 novembre 2015

Une vie entière - Robert Seethaler / La variante chilienne - Pierre Raufast

 

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Après Le tabac Tresniek qui m'avait plu, j'ai lu avec grand plaisir le nouveau roman de l'Autrichien Robert Seethaler, Une vie entière (Edition Sabine Wespieser, 150 pages). Cette "vie entière" est celle d'Andreas Egger, né à la toute fin du du XIXème siècle, qui mourra à 79 ans sans avoir quitté les alpages autrichiens, sauf pendant dix ans entre 1942 et 1952. Andreas est un orphelin élevé durement par un oncle qui n'arrête pas de lui donner des coups avec une baguette de coudrier pendant toute son enfance. Il en deviendra boiteux. A l'âge adulte, sa faiblesse dans les jambes sera compensée par sa force dans les bras. Il mène une vie simple. Exerçant plusieurs activités agricoles, il économise et acquiert une cabane sur un lopin de terre à cinq cents mètres d'altitude, pas loin d'une forêt. Il tombe amoureux de Marie, la jeune employée de l'auberge du village. Marié puis veuf à cause d'une avalanche, il s'enrôle en 1942 dans l'armée allemande. Il part dans le Caucase où il sera fait prisonnier. Revenu en 1952, Andreas continuera sa petite vie en étant guide de montagne. L'existence d'Andréas ne fut pas exaltante mais Robert Seethaler, avec un style sobre, nous la rend passionnante. On est touché par Andréas qui s'est contenté de peu de chose et a connu des malheurs sans se révolter. Un beau roman que je vous conseille. Lire les billets du Petit carré jaune et de Cannibales lecteurs.

La variante chilienne (Alma Editeur, 260 pages) est le deuxième roman que je lis de Pierre Raufast, après La Fractale des raviolis. L'histoire est celle de Florin, un homme, âgé de 60 ans, qui, à la suite d'un accident à la tête à l'âge de treize ans, n'éprouve plus de sentiment, d'émotions. Et ses souvenirs s'arrêtent à l'accident. Comme il oublie désormais tout au fur et à mesure, il collectionne des cailloux tous différents qui lui servent de pense-bêtes. Grâce à eux, il se remémore certains épisodes de sa vie qu'il raconte à Pascal, un professeur de lettres de 57 ans, et à Margaux, une des élèves de Pascal en villégiature dans une maison voisine. Enfant, Florin grand fumeur de pipes, a vécu dans un village où il a plu pendant 13 ans (!) sans discontinuer. Il se rappelle une partie de capateros (jeux de cartes appris au chili avec une variante) qui se jouait à quatre. Il en profite pour narrer l'histoire de ses partenaires, dont un surnommé "l'érudit" qui avait appris 14 langues mortes. Pascal et Margaux racontent aussi un peu leurs vies. Margaux se sent responsable de la mort de sa mère noyée dans une piscine. Un épisode marquant de la vie de Florin est celui où il a travaillé en tant que fossoyeur dans un cimetière. Cela lui a fait cotoyer des individus peu recommandables. Tout le roman est construit de cette façon, des histoires pas reliées entre elles mais dont le fil conducteur est Florin. C'est un roman qui se lit vite et pratiquement d'une traite car on veut connaître la suite à chaque fin de chapitre. Pierre Raufast démontre qu'il a un grand sens de la narration. C'est vif et léger. Lire les billets de Keisha, Noukette et Philisine cave.

4 décembre 2015

Epilogue meurtrier - Petros Markaris

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Avec Epilogue meurtrier (Editions du Seuil, 280 pages), Petros Markaris m'a fait plaisir. En effet, ce roman est une suite (et une fin?) à sa trilogie Liquidations à la grecque, Le justicier d'Athènes, Pain, éducation, liberté, trois romans hautement recommandables. Dans Epilogue meurtrier, nous sommes en 2014. La crise grecque bat son plein si je puis dire. A Athènes, l'essence se fait rare, les gens circulent tant bien que mal en transports en commun. Quand le roman commence, la fille du commissaire Charritos vient d'être admise à l'hôpital après avoir été agressée violemment à la sortie du tribunal. Elle est avocate et plaide pour les populations immigrées. Pendant qu'elle se remet de ses blessures, Charritos apprend que sa fille a été attaquée par des membres sympathisants du parti politique d'extrême-droite "Aube dorée". Il est fait mention que ce groupe gangrène une partie de l'administration grecque dont la police. Petros Markaris établit un constat inquiétant sur le racisme envers les non-grecs depuis le début de la crise. Charritos doit aussi s'occuper d'une mort par pendaison. Ce suicide entraîne une vague de meurtres, quatre au total dont un directeur d'école privée et un affairiste ayant de l'entregent qui servait d'intermédiaire entre l'administration grecque et des entrepreneurs. Les crimes ont été commis avec un vieux Smith & Wesson et c'est tout un groupe qui revendique ces assassinats: "les Grecs des années 50". Je vous laisse découvrir qui ils sont. Un roman que j'ai aimé parce que Markaris sait rendre ses personnages proches de nous. J'espère qu'il y aura un cinquième tome à cette "trilogie". Lire les billet de Claude le Nocher et de Jean-Marc Laherrère (actu du noir).

28 juillet 2015

Je suis Pilgrim - Terry Hayes (Challenge pavé de l'été 2015)

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C'est la troisième année que je m'inscris chez Brize au challenge "pavé de l'été" (merci à elle). Après 2666 de Roberto Bolaño et Les corrections de Jonathan Franzen, je me suis attaquée à un thriller écrit par Terry Hayes qui comporte 900 pages. Le narrateur, dont on ne saura jamais le vrai nom, est un homme qui a écrit un livre de référence en criminologie et médecine légale. Il a aussi travaillé dans le passé dans les services secrets. Quand le roman commence, il est appelé à titre d'expert sur la scène d'un crime à New-York. Une femme a été sauvagement assassinée et rendue méconnaissable. L'homme qui utilise comme nom de code Pilgrim devine que ce crime a été commis par une femme et qu'elle s'est inspirée de son ouvrage pour effacer tous les indices. Cette affaire va servir de contrepoint au reste de l'histoire dans laquelle Pilgrim va nous raconter l'histoire du Sarrasin. En Arabie Saoudite, le Sarrasin assiste à l'exécution de son père par décapitation. Ce dernier, zoologiste de profession, avait critiqué la famille royale. Le Sarrasin n'aura de cesse sa vie durant d'assouvir sa vengeance contre la famille des Saoud et leurs alliés, les Américains. Le roman tient en haleine et jusqu'au bout on se demande si le Sarrasin traqué par Pilgrim va arriver ou non à ses fins. Malgré les 900 pages, le roman se lit vite. C'est un "page-turner" idéal pour l'été. Personnellement, j'aurais aimé que l'histoire du crime du début soit plus étoffée. Elle m'a paru presque plus passionnante que le reste. L'auteur nous fait voyager de Djeddah (en Arabie Saoudite) au Liban puis en Afghanistan; des Etats-Unis pour repartir en Allemagne avant de repartir dans la région de Bodrum en Turquie. Je ne suis pas aussi enthousiate que je m'y attendais mais pourquoi pas?

19 juillet 2015

Le glaive du bourreau - Indrek Hargla

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Je viens de terminer la troisième enquête avec l'apothicaire Melchior. Les deux premières (là et là) m'avaient beaucoup plu, tout comme comme celle-ci. Dans Le glaive du bourreau d'Indrek Hargla (Editions Gaïa, 444 pages), nous retrouvons Melchior en 1422. Les événéments se passent entre le 16 septembre et 13 octobre à Tallin en Estonie. Wibeke Bose, la fille du bourreau de la ville, assiste à l'assassinat d'un homme par un autre dans la forêt avoisinante. Elle devient un témoin gênant pour le meurtrier, elle le paiera de sa vie. Jusqu'à ce que l'on découvre le meurtrier, le bourreau ne procédera plus à des exécutions. Comme dans les romans précédents, Indrek Hargla nous décrit les us et coutumes estoniennes au XVème siècle ainsi que les relations très étroites qu'entretenait Tallin avec d'autres villes hanséatiques comme Lübeck et son marché aux harengs (schonemarkt). Melchior, une fois de plus, démontre son intelligence et sa perspicacité autour d'une table de jeu. Il démasque l'assassin grâce à d'un magicien et un jeu de cartes (qui ressemble au tarot). C'est brillamment mené, j'ai beaucoup aimé. D'ailleurs, j'attends les romans  suivants avec un certaine impatience. J'ai noté qu'il y en avait encore au moins deux à traduire en français (source wikipedia).

4 mai 2015

Le blues du braqueur de banque - Henning Jensen / Rouge est le sang - Sam Millar

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C'est en lisant un billet de Cathulu et au vu de la couverture que j'ai lu ce roman assez savoureux. J'avertis tout de suite que le titre Le blues du braqueur de banque d'Henning Jensen (Editions Babel, 220 pages) est assez trompeur. Le braqueur n'est que le narrateur de cette histoire rocambolesque d'un crime presque parfait (mais pas tout à fait). Max est le conseiller politique de Tom, le Premier ministre danois en place. Ils sont amis d'enfance. Cela n'empêche pas qu'à la suite d'une dispute dans un hangar à bateaux, Max tue Tom en lui assénant un coup sur la tête avec une bouteille de whisky. Max, sachant normalement se sortir de situations de crises politiques et diplomatiques avec brio, tombe sur un "os" en la personne de Signe, une jeune femme qui été témoin (indirect) du meurtre. On suit avec intérêt les péripéties qui vont amener Max à rencontrer le braqueur de banque. Un roman distrayant qui se lit vite.

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Je passe maintenant à un roman très noir et violent de Sam Millar, Rouge est le sang (Point Seuil, 275 pages). C'est le troisième que je lis de l'écrivain après Les chiens de Belfast et Poussière tu seras. Après un prologue où un homme est exécuté comme traître pendant le conflit nord-irlandais, l'histoire se passe vingt ans plus tard. Paul Goodman, âgé d'une vingtaine d'années, se fait engager dans un abattoir après une période de chômage. Cet abattoir est dirigé par Shank, un homme peu recommandable. Shank est épaulé par ses deux filles, Violet, un être très violent au visage défiguré, et Geordie, qui souffre d'une myopathie. Avec son meilleur ami Lucky (avec qui il joue au billard) et qui est témoin involontaire d'un crime, Paul va se retrouver en fâcheuse posture. Je vous laisse découvrir les liens qui unissent Paul et l'homme exécuté vingt ans auparavant, et comment un certain Philip Kennedy va devenir une sorte de justicier et sauver Paul. J'avoue que j'aime le style de l'écrivain, donc je conseille malgré la noirceur de l'histoire.

22 mai 2015

Le jardin de bronze - Gustavo Malajovich

Estimant que les sorties cinématographiques intéressantes se font rares en ce moment, je n'ai jamais autant lu. Les périodes de "pont" du mois de mai m'ont aussi beaucoup aidée.

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J'ai trouvé Le jardin de bronze (Actes noirs / Actes Sud, 2014) de l'Argentin Gustavo Malajvich très réussi. Quand on commence ce roman bien construit, on ne le lâche plus, j'ai été captivée par ses 500 pages sans temps mort. L'intrigue, au suspense haletant, nous entraîne de Buenos Aires en Argentine jusqu'à Parana dans la province d'Entre Rios, à 470 km au nord de la capitale. Tout commence en avril 1999: Fabian, qui est architecte, son épouse Lila et leur petite fille Moira âgée de quatre ans mènent une vie a priori tranquille.... jusqu'à ce que Moira et sa baby-sitter péruvienne Cecilia disparaissent sur le parcours qui devaient les mener à un goûter d'anniversaire d'une copine de Moira. L'enquête policière piétine très vite. Mais grâce à l'aide de César Doberti, un enquêteur privé, Fabian reprend espoir malgré des fausses pistes et pas mal d'impasses dont une tragique. On découvre le cadavre de Cecilia tuée avec une arme étrange que je vous laisse découvrir. Pendant presque dix ans, Fabian convaincu que Moira est toujours vivante, va continuer de vivre vaille que vaille, on ne peut pas en dire autant de Lila... Une petite araignée en bronze et son alliage très particulier parmi les affaires de Moira va faire avancer l'enquête qui prend un tournant décisif. A Parana, un homme mystérieux, sculpteur de grand talent mais à l'esprit dérangé vit reclus dans une demeure au milieu d'un jardin fait de statues de bronze. Ces statues représentent une femme, toujours la même. J'espère vous avoir convaincus de lire ce roman qui semble avoir été peu chroniqué sur les blogs. Voici néanmoins deux avis, celui de Richard et celui de La petite souris, qui partagent mon enthousiasme. J'attends avec intérêt de lire le prochain roman de cet écrivain. Le jardin de bronze est le premier d'une série.

24 février 2015

Le reptile - Joseph L. Mankiewicz / New-York 1997 - John Carpenter

A force de chroniquer deux ou trois films sur le même billet, je viens de me rendre compte que ma réserve de films nouveaux vus s'épuisent (ou presque). Je ne vois pas tout par manque de temps et surtout certains films récents ne m'attirent pas du tout. Je n'ai pas encore vu le Eastwood (mais j'irai). Heureusement que les films "en boîte" (DVD) existent.

Voici deux films que j'ai revus avec plaisir en compagnie de mon ami pour qui ce fut une découverte.

Je commence avec l'avant-dernier film de Joseph L. Mankiewicz (1909-1993), Le reptile (There was a crooked man en VO), qui date de 1970. Il est l'occasion de voir s'affronter Kirk Douglas et Henry Fonda, entourés de quelques têtes connus comme Hume Cronyn, Warren Oates ou Burgess Meredith. C'est l'histoire savoureuse de Paris Pitman Jr (Kirk Douglas), une canaille sans foi ni loi, qui, après avoir dévalisé une famille de notables avec l'aide de quelques complices, cache le gros magot récolté dans un nid de serpents à sonnette (tous les complices sont morts). Arrêté tandis qu'il était en compagnie de deux demoiselles dans une maison close, il est envoyé dans une prison perdue en plein désert de l'Arizona. Paris Pitman n'a de cesse de vouloir s'évader. Ses camarades de cellule proposent de l'aider moyennant une part du magot dissimulé. Les péripéties sont nombreuses et Henry Fonda, le directeur de la prison à l'air nonchalant, veille. Il y a beaucoup d'humour, c'est une mécanique bien huilée. Un très bon film avec une fin "piquante".

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Et maintenant je passe à New York 1997 (Escape from New York en VO) de John Carpenter, qui est un réalisateur que j'apprécie énormément. Il tourne des films qui ressemblent à des westerns (dont il connait les codes). New York 1997 a été tourné en 1981 (déjà!). En 1997, l'île de Manhattan est devenue une prison haute sécurité dont nul ne peut s'évader. Les prisonniers sont livrés à eux-mêmes, ils ont leurs propres lois. La statue de Liberté sert de poste de commandement pour la police qui surveille l'île. Snake Plissken (Kurt Russell), un ancien militaire qui devait être incarcéré dans la prison pour un hold-up, est chargé d'aller secourir le président des Etats-Unis dont l'avion personnel vient de se "crasher" quelque part dans l'île. En échange Plissken sera gracié. Il a 24 heures pour effectuer sa mission, sinon il mourra. On lui a injecté une capsule explosive. Le film est l'occasion de revoir les deux tours jumelles dominant l'île plongée dans le noir (il n'y a plus d'électricité). La loi de la jungle règne. Manhattan dévastée est devenue un "no man' land". Les détenus sont comme des ombres. On sent la menace partout mais la violence est plus suggérée que montrée. Le suspense est tenu jusqu'au bout. Outre Kurt Russell et Harry Dean Stanton, on a le plaisir de revoir les regrettés Lee Van Cleef, Ernest Borgnine (qui parcourt les rues de Manhattan à bord de son taxi) et Donald Pleasence. Ce film qui dure 1H34 se voit et se revoit volontiers. On retrouvera le personnage de Snake Plissken dans Los Angeles 2013 (1996), toujours de John Carpenter. Personnellement, je n'ai pas trop aimé cette sorte de suite.

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30 mars 2015

Un hiver à Paris - Jean-Philippe Blondel / La tuerie d'octobre - Wessel Ebersohn

Avant de revenir sur mon voyage au Guatemala, voici un billet sur deux livres lus juste avant de partir et pendant mon voyage

Je commence par Un hiver à Paris de Jean-Philippe Blondel (Editions Buchet-Chastel, 260 pages). C'est le premier Blondel que je lis et j'ai été séduite par son écriture fluide. Je pense que l'écrivain écrit un récit en partie autobiographique. A son retour de vacances, Victor, un écrivain reconnu, reçoit un lettre d'un certain Patrick Lestaing qui le renvoie en 1984, soit trente ans en arrière, au temps où il était en khâgne dans un lycée parisien. C'était l'hiver et un drame épouvantable s'est déroulé presque sous ses yeux: le suicide d'un élève de sa classe, Matthieu, qui après une altercation avec un professeur, s'est jeté par dessus une balustrade. Victor narre ce qui s'ensuivit: sa volonté de vivre face à cette mort, la compétition entre élèves lors des concours, ses sentiments confus envers Paul Rialto, le meilleur élève de la classe, sa brève relation sentimentale avec une autre élève, Armelle. C'est un roman que je conseille.

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Je change de registre avec La tuerie d'octobre de Wessel Ebersohn (Rivages / Noir, 400 pages), qui se déroule en Afrique du sud en 2005, avec un retour dans le passé en 1985, le 22 octobre. En effet, à cette époque, Abigail Bukula a assisté à l'âge de 15 ans au massacre de ses parents, militant anti-apartheid. Le crime a été perpertré par des blancs. Vingt plus tard en 2005, Abigail, devenue juriste et fonctionnnaire du nouveau gouvernement, revoie Leon Lourens qui faisait partie du commando responsable du massacre. C'est lui qui lui avait sauvé la vie. Leon lui demande de l'aider car les autres membres du commandos ont été assassinés au fil des ans, toujours à la même date, le 22 octobre, étranglés avec une corde à piano. L'enquête est bien menée et on croise les personnages intéressants comme Yudel Gordon, juif et psychiatre des prisons, et Michael Bishop. Un polar honnête.

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7 avril 2015

Temps glaciaires - Fred Vargas / De l'importance d'avoir sept ans - Alexander McCall Smith

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Je n'ai pas résisté longtemps à lire Temps glaciaires (490 pages), le nouveau roman de Fred Vargas: on en trouve des piles dans toutes les librairies. La nouveauté réside d'abord dans le fait que Fred Vargas a changé d'éditeur. C'est maintenant Flammarion qui l'édite, en gardant la même conception de visuel sur la couverture: une photo en noir et blanc entouré de noir. Je le dis tout de suite, j'ai été moins séduite que par L'armée furieuse. L'intrigue qui (à mon avis) traîne en longueur nous entraine sur un îlot islandais, où 10 ans auparavant un groupe de Français ont vécu un drame épouvantable. De nos jours, une enseignante à la retraite, Alice Gauthier (qui faisait partie du groupe de français en Islande), est découverte inanimée dans sa baignoire: elle s'est ouvert les veines. Elle faisait partie de l'"Association d'étude des écrits de Maximilien Robespierre" comme les deux ou trois autres personnes qui vont connaître aussi une mort tragique (suicide? Meurtre maquillé?). Le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg et toute son équipe mènent l'enquête jusqu'en Islande. Par ailleurs, ils se plongent dans la période de la Terreur en 1794, époque trouble où Robespierre et ses partisans ont fait condamner Danton et Camille Desmoulins avant d'être eux-même guillotinés. C'est un roman qui aurait gagné à être resserré. J'ai trouvé les 100 dernières pages haletantes, les presque 400 pages précédentes nettement moins.

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Et maintenant, je passe au sixième tome de la série "44 Scotland street" d'Alexander McCall Smith, De l'importance d'avoir sept ans (Editions 10/18, 355 pages). Je suis fan de cette série depuis le premier. A Edimbourg, on retrouve Bertie Pollock qui a hâte d'avoir enfin sept ans, son petit frère Ulysse, sa maman Irène (toujours aussi horripilante) et son papa Stuart. Matthew et Elspeth apprennent qu'ils vont avoir des triplés (trois garçons!). Quant à Angus (flanqué de son chien Cyril), Domenica et Antonia, ils vont se rendre en Toscane, dans la région de Florence. Antonia va souffrir du "syndrome de Stendhal" devant tant de beauté. Le roman composé de courts chapitres se lit d'une traite. J'ai encore pris beaucoup de plaisir à suivre les aventures de Bertie, petit garçon sérieux, poli et attachant qui mériterait d'avoir une autre maman qu'Irène, femme insupportable (je vous laisse découvrir pourquoi cette dernière disparaît momentanément du paysage écossais). Vivement la suite. Les six tomes peuvent se lirent indépendamment même si c'est mieux (selon moi) d'avoir lu les cinq romans précédents. Lire les billets ici, ici, ici et là.

22 novembre 2014

Le lecteur de cadavres - Antonio Garrido

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Voici un roman policier au rythme haletant qui vous transporte au XIIIème siècle en Chine dans la ville de Lin'an (aujourd'hui Hangzhou, dans le sud du pays). Le titre Le lecteur de cadavres d'Antonio Garrido (Editions Grasset, 600 pages) est déjà tout un programme. L'écrivain espagnol s'est beaucoup documenté pour écrire ce roman en se servant de la vie du premier médecin légiste de tous les temps. On ne connait rien de la vie de Ci Song né en 1186 mais il a laissé une oeuvre abondante. En 1206, Ci Song a donc 20 ans. Il vient de perdre ses parents dans l'incendie de leur maison, son frère Lu est exécuté pour un crime qu'il n'a peut-être pas commis et sa petite soeur appelée Troisième est atteinte du même mal que les deux soeurs aînées (décédées depuis quelques temps déjà). Song Ci est un homme qui a une particularité physiologique: il ne ressent aucune douleur physique même quand il est blessé. Sinon, grâce un juge, il a pu suivre dès l'âge de 17 ans, des cours à l'université en droit puis en médecine. A 20 ans, Ci est capable de découvrir quelles sont les causes de décès de personnes mortes plus ou moins naturellement. Je vous passe le début de ses aventures dans la ville de Lin'an pour arriver directement dans le palais de l'empereur qui ayant eu ouïe-dire de ses talents, lui demande d'enquêter sur le meurtre d'un eunuque affreusement mutilé appartenant à la cour. D'autres meurtres vont suivre. Iris Bleu, une belle femme aveugle dont le charme fait tourner la tête de Ci va jouer un rôle crucial dans l'histoire. On peut deviner assez vite qui est le coupable mais pas forcément son mobile. C'est vraiment passionnant. On a du mal à lâcher ce roman que je vous recommande. Chez sentinelle parle très bien de ce livre sur d'autres aspects.

10 novembre 2014

Hérétiques - Leonardo Padura

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Je viens d'achever ma lecture des 600 pages du nouveau roman de l'écrivain cubain Leonardo Padura, Hérétiques (Editions Métailié). Keisha en parle très bien et renvoie à des liens très intéressants. Je la rejoins dans les louanges. Le roman se décompose en trois grandes parties: Livre de Daniel, Livre d'Elias, Livre de Judith, et une sorte d'épilogue appelée "Genèse".

J'ai découvert Leonardo Padura (né en 1955) avec Les brumes du passé (où j'ai fait la connaissance de son héros, Mario Conde), j'ai continué avec L'homme qui aimait les chiens et maintenant Hérétiques où on l'on retrouve Mario Conde (ancien flic devenu chasseur de beaux livres), ses amis, son chien mal élevé, son éternelle fiancée et surtout La Havane qui en 2007-2008 suinte toujours la quasi-misère, le manque de tout, le délabrement des maisons et des équipements publics. Dans ce roman, Padura mêle la fiction et la grande Histoire. Il y est pas mal question de la persécution des Juifs entre 1939 et 45, mais l'écrivain revient aussi à la fin de son roman (dans "Genèse") sur les massacres perpétrés en Pologne au XVIIème siècle contre le peuple élu. Un petit tableau de Rembrandt représentant un jeune homme juif ayant servi de modèle du Christ sert de fil rouge au roman.

Dans la première partie, en 1939, Daniel Kaminski, jeune garçon d'origine juive polonaise d'à peine 10 ans réfugié chez son oncle Joseph à Cuba, s'apprête à revoir enfin son père, sa mère et sa soeur Judith qui arrivent en bateau d'Europe avec un tableau de Rembrandt dans leurs maigres bagages. Comme tous les autres passagers, la famille ne pourra pas débarquer mais le tableau, oui... En 2007, le fils de Daniel Kaminski contacte Mario Conde pour savoir ce qui est arrivé au tableau réapparu à Londres pour être vendu aux enchères.

Dans la deuxième partie, nous faisons un saut dans le temps, à Amsterdam (la nouvelle Jérusalem) au XVIIème siècle. Elias Ambrosius Montalbano de Avila, jeune Juif séfarade, devient à force de patience un des élèves de Rembrandt, qu'Elias surnomme "Maître". Il posera aussi pour lui. Et pourtant, dans la tradition juive, les représentations humaines sont interdites. Elias passe outre, il le paiera par un exil forcé. Je vous laisse découvrir ce chapitre passionnant où l'on entre dans l'intimité du plus grand peintre hollandais du XVIIème siècle.

Dans la troisième partie, nous voilà revenus à Cuba en 2008, une jeune fille appelée Judy a disparu depuis 10 jours quand Yadine, une amie de la jeune fille, fait appel à Mario Conde pour la retrouver. Je vous laisse découvrir comme lui le monde des "émo", le lien qui relie Judy et Yadine au tableau. Les ramifications sont nombreuses.

Le roman est vraiment passionnant, facile à lire. Je vous le recommande.

23 janvier 2015

Retour à Little Wing - Nickolas Butler / Le tabac Tresniek - Robert Seethaler

Voici deux romans très différent et dont l'un m'a bien davantage plu que l'autre.

Je commence par Retour à Little Wing (Editions Autrement, 440 pages) le premier roman de Nickolas Butler, celui qui a pas mal plu sur les blogs mais en ce qui me concerne ne m'a pas enthousiasmée plus que cela. Cinq copains d'enfance, Hank, Beth, Lee, Kip et Ronny, tous nés à Little Wing, une bourgade du Wisconsin du "Middle West américain", prennent la parole tour à tour et nous racontent un peu de leur vie présente et passée. Hank s'est marié avec Beth, ils s'occupent d'une ferme. Lee est devenu un chanteur à succès. Ronny ne peut plus faire de rodéo (suite à un accident). Quant à Kip, il est devenu un chef d'entreprise. Je n'ai pas trouvé que les personnages avaient beaucoup de relief, et les atermoiements de l'un d'entre eux sur l'infidélité avant le mariage m'ont ennuyée. Bof. Lire les billets plus ou moins positifs de Wens, Sandrine, Eva.

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Et voici maintenant Le tabac Tresniek, de l'écrivain autrichien Robert Seethaler (Edition Sabine Wespieser, 250 pages), qui nous renvoie à la fin de l'été 1937, à Vienne, en Autriche. Le jeune Franz Huchel, 18 ans, vient travailler dans la capitale de l'Autriche dans un tabac tenu par un vieux monsieur unijambiste, Otto Tresniek (il a perdu sa jambe lors de la première guerre mondiale). Ce tabac est un lieu où la bourgeoisie juive rencontre les classes populaires. C'est là que se rend régulièrement Sigmund Freud ("le docteur des fous"), rongé par son cancer de la mâchoire mais qui continue à fumer des havanes. C'est grâce à la lecture des journaux que Franz va faire son éducation politique. En revanche, il reste totalement désemparé (malgré les conseils de Freud) quand il rencontre Anezka, une jeune femme de Bohême dont il tombe éperdument amoureux au premier regard. En arrière-plan, la montée du nazisme (l'Anschluss entre l'Allemagne et l'Autriche aura lieu en mars 1938) va bouleverser la vie du tabac et de ses occupants. Sans vous révéler la fin (ça se termine mal), Franz va prouver son courage de manière assez culottée (comprenez ce que vous voulez). C'est un roman qui se lit bien, une lecture agréable.

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6 septembre 2014

Police - Jo Nesbo / Le collier rouge - Jean-Christophe Rufin

Voici deux romans n'ayant rien en commun, mais je les ai lus l'un après l'autre.

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Le premier, Police, est un "pavé" de presque 600 pages (Editions Gallimard). Jo Nesbo a pris l'habitude de faire long mais on ne s'ennuie pas. Comme les volumes précédents, il se lit d'une traite. Pour mon plus grand plaisir, j'ai retrouvé Harry Hole que je croyais mort (lire Fantôme). A Oslo (Norvège), ayant été démis de ses fonctions de policier, Hole donne des cours à l'académie de police. Cela ne l'empêche pas de participer à une enquête. En effet, quelques membres de la police sont assassinés sur les lieux de crimes non résolus. Côté vie privée, Harry essaye d'avoir une vie plus stable en s'apprêtant à épouser Rachel Fauke, sa compagne avec qui il a vécu de manière épisodique (voir les romans précédents). Harry est toujours épaulé par des ex-collègues qui lui sont restés fidèlès, tandis que Mickael Bellman, le tout nouveau directeur de la police, toujours aussi antipathique (lire les tomes précédents), va se trouver dans le viseur du tueur (si je puis m'exprimer ainsi). Le seul indice que je vous indiquerai sur le meurtrier des policiers c'est qu'il fait lui-même partie des forces de police. Quand le roman se termine, on devine aisément qu'il y aura une suite (le suspense est insoutenable). Pour mieux apprécier Police, je vous conseille d'avoir lu le tome précédent, Fantôme. Lire le billet d'Ingannmic.

 

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Maintenant, je passe au roman Le collier rouge de Jean-Christophe Rufin (Editions Gallimard, 160 pages). Une grande partie de l'histoire est révélée par le bandeau autour du livre, cela ne m'a pas empêchée d'avoir du plaisir à lire ce roman bien écrit et dont l'histoire m'a touchée. L'écrivain s'est inspiré d'une événement réel qu'on lui a raconté. Pendant l'été 1919, Morlac, un héros de la grande guerre sur le front d'Orient, est emprisonné dans une prison déserte et il attend son jugement qui doit être prononcé par Lantier, un juge. Celui-ci, issu de l'aristocratie, est un homme pétri de certitudes mais non dénué d'humanité. Pendant qu'il procède à l'interrogatoire de Morlac, à l'extérieur de la prison, un chien appelé "Guillaume" (comme le Kaiser) n'arrête pas d'aboyer. Il a a été au front pendant toute la guerre au côté de Morlac. Et dans une ferme aux alentours dans ce Berry écrasé par la chaleur, une femme et son petit garçon Joseph attendent quelqu'un. Avec ce roman qui se lit vite et bien, Rufin évoque les horreurs et les absurdités de la guerre de 14-18 en peu de mots. Je conseille.

Lire les billets de Clara et Argali.

23 août 2014

Ce qui reste de nos vies - Zeruya Shalev (Présélection du prix FNAC 2014 [3/5])

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Je ne connaissais pas du tout Zeruya Shalev (née en 1959), qui est une cousine de l'écrivain Meir Shalev. Ce qui reste de nos vies (Gallimard, collection Du monde entier, parution le 04 septembre 2014) a été mon vrai coup de coeur parmi les cinq romans lus. Ce roman qui fait plus de 400 pages est ample et écrit dans un style que j'ai trouvé magnifique. Rien n'est laissé au hasard. Il n'y a pas une ligne en trop. De nos jours, en Israël, l'auteur nous met en présence d'une famille dont la mère, Hemda, octogénaire et grabataire, qui est pratiquement au seuil de la mort. Veuve, elle a deux enfants, Dina, dont elle n'est pas proche, et Avner, son fils, qu'elle préfère de beaucoup. Le roman nous narre quelques semaines dans la vie de ces personnages. Hemda se remémore son passé de petite fille dans un kibboutz et l'adoration qu'elle avait pour son père décédé le jour où elle accouché de sa fille. Sa fille Dina quant à elle, professeur dans un collège et ayant atteint la quarantaine, a un désir d'enfant que son mari qui est photographe, lui refuse. Ils ont déjà ensemble une grande fille qui est en train de s'émanciper. Avner, le fils d'Hemda, marié et père de famille, s'interroge sur sa vie de couple après avoir croisé une femme lors d'une de ses visites à sa mère soignée dans un hôpital de Jérusalem. C'est un très beau roman qui évoque les liens familiaux avec ses joies et ses peines, la jalousie, la colère, l'envie, et que je vous recommande. Si vous le lisez, j'espère qu'il vous plaira autant qu'à moi. Gallimard a publié les trois précédents romans de Zeruya Shalev traduits en français.

19 juin 2014

Black coal - Diao Yinan

Je voudrais évoquer Black coal de Diao Yinan qui a reçu le Lion d'or au dernier festival du cinéma de Venise. L'acteur principal Liao Fan a, quant à lui, reçu le prix d'interprétation masculine. Ce polar se passe pour une grande partie dans une province chinoise, dans une atmosphère ouatée, pendant l'hiver. Il y a beaucoup de neige et on sent le froid. En 1999, des parties d'un corps démembré sont retrouvées dans différents trains transportant du charbon (coal). Quelques policiers enquêtent et l'affaire se termine dans un bain de sang dans une teinturerie. Suite à ce fiasco, l'un des flics, l'inspecteur Yang, est mis sur la touche. Cinq ans plus tard, en 2004, les crimes reprennent: deux nouveaux cadavres démembrés sont retrouvés dans du charbon embarqué dans un train. Yang, devenu alcoolique, insiste pour aider ses anciens collègues dans la reprise de l'enquête. Une jeune femme employée dans la teinturerie est au coeur de cette histoire au rythme lent et elliptique. Il y a une très belle photo mais je dois dire que cela n'a pas été suffisant pour que je sois plus enthousiaste que cela, je me suis un peu ennuyée et je pense ne pas avoir été la seule dans ce cas-là pendant la projection. Au moins 4 personnes sont parties avant la fin, et dès que le générique de fin a débuté, les gens se sont rués assez vite hors de la salle. Ce n'est pas si courant.  

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Sinon, pour la deuxième année consécutive, j'ai été sélectionnée pour mon plus grand plaisir pour être jurée du prix du Roman Fn*c. J'ai reçu cinq romans, j'en ai déjà lu trois. Deux sur trois m'ont beaucoup plu et le quatrième que j'ai commencé est aussi très bien. Parmi ces cinq, trois sont français, l'un est traduit de l'hébreu et l'autre de l'américain. Ils ont été écrits respectivement par trois femmes et deux hommes. Ces livres paraîtront en août et septembre 2014. Je ne peux pas en dire plus pour l'instant mais restez à l'écoute.

Voici une photo mystère qui rassemble les ouvrages.

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29 avril 2014

Les sentiers du désastre / Comment voler une banque - Donald Westlake

Voici deux romans policiers très amusants du grand Donald Westlake (1933-2008). Ils ne comportent aucune violence manifeste, et tout ne se termine pas forcément très bien pour les malfrats qui sont les héros récurrents de ces deux histoires et de quelques autres. En effet, j'ai fait la connaissance de John Dortmunder et de ses deux acolytes: Andy Kelp et Stan Murch, des gangsters non violents, cambrioleurs et escrocs "à la petite semaine", embarqués dans des "coups" fumants et fumeux qui partent en vrille. Les histoires très divertissantes se passent toujours à New-York ou dans sa région sur la côte Est des Etats-Unis.

 

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Dans Les sentiers du désastre (Rivages/noir, 380 pages), sur une idée de Chester Fallon, un copain d'Andy, Dortmunder et sa bande se font engager comme majordome, secrétaire, garde du corps et chauffeur auprès de Monroe Hall, un milliardaire malhonnête. Ce dernier possède une magnifique collections de voitures que guignent les quatre compères. Bien évidemment, rien ne se passe comme prévu et quand les voitures partent dans un musée, Dortmunder et les autres, bien que contrariés, ne perdent  pas leur sang-froid. Ils feront mieux la prochaine fois... C'est distrayant au possible.

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Je continue avec Comment voler une banque, toujours de Donald Westlake (Rivages/noir, 280 pages), où Victor (ancien agent du FBI et neveu d'Andy) émet l'idée originale de voler une banque. En l'occurrence, il s'agit d'une banque provisoire installée dans un mobile home pendant que la banque "en dur" est reconstruite. Dortmunder, Andy et Stan vont en effet voler la banque avec l'aide de Victor et d'un complice. May, l'amie de Dortmunder sera aussi de la partie. J'ai trouvé l'histoire hilarante et la fin d'anthologie: la banque coule au fond de la mer. M. Westlake avait vraiment beaucoup de talent.

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Avec mon ami, nous avons visionné tout récemment le film Les quatre malfrats réalisé par Peter Yates, qui date de 1972, avec Robert Redford dans le rôle de Dortmunder. C'est une adaptation de Pierre qui roule (The Hot Rock) parue aussi chez Rivages/Noir: Dortmunder & Co sont engagés pour voler un diamant dans un musée pour le compte d'un dignitaire africain. Que de péripéties avant que Dortmunder puisse récupérer le diamant qui, après avoir été volé, transite par une prison, un commissariat et enfin une banque. Tout à fait réjouissant aussi. Je recommande ce DVD.

17 mars 2014

Pain, éducation, liberté - Petros Markaris

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Après Liquidations à la grecque et Le Justicier d'Athènes, Petros Markaris termine sa trilogie de la crise grecque avec Pain, éducation, liberté (Editions du Seuil, 250 pages vite lues). Le roman, écrit à l'origine en 2012, verse presque dans la science-fiction. En effet, l'histoire commence le 31 janvier 2013, au moment où la Grèce revient à la drachme, tout comme l'Italie à la lire et l'Espagne à la peseta. Les finances grecques sont tellement catastrophiques que les fonctionnaires tels que le commissaire Charitos et ses collègues ne vont plus percevoir de salaires pendant trois mois (minimum). A Athènes, les manifestations se succèdent. Pendant ce temps, un tueur se met à sévir en s'en prenant à au moins trois anciens étudiants de l'école Polytechnique d'Athènes. Les étudiants de cette grande école avaient été à l'origine du début de la fin de la dictature militaire en Grèce en 1973. Les trois victimes visées ont quelque peu renié leurs idéaux par la suite en ayant des carrières fulgurantes par des moyens pas toujours orthodoxes. Chacun des meurtres est accompagné d'un message enregistré sur le portable des victimes: Pain, éducation, liberté. Comme dans les volumes précédents, on retrouve donc avec plaisir le commissaire Charitos, sa femme Adriani (qui ne veut même plus regarder les informations à la télé), sa fille Katérina et son gendre Phanis qui se partagent les frais de bouche car tout est cher et rationné. L'intrigue est plutôt bien menée. Un roman agréable que je vous conseille comme les deux autres. Ils peuvent se lire éventuellement dans le désordre.

6 mars 2014

Les nouvelles aventures de Vidocq - Marcel Bluwal

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Il y a déjà un moment que je voulais l'évoquer...
Quand j'ai su qu'un coffret réunissant les 13 épisodes de la série "Vidocq" allait enfin sortir à la fin de 2013, je me suis réjouie. Cette série qui date de 1971 (pour les 6 premiers épisodes) et de 1973 (pour les 7 suivants) fait partie de mes grands plaisirs télévisuels de mon enfance, une de mes petites madeleines. Et je trouve que ça vieillit honorablement. Bien écrit, très bien interprétée, cette série vaut la peine d'être vue et revue. Les affrontements du chef de la Sûreté Vidocq et de la baronne de Saint-Gély, plus exactement François et Roxane, autrement dit encore Claude Brasseur et Danièle Lebrun, sont jubilatoires. Surtout qu'ils tombent régulièrement dans les bras l'un de l'autre à la fin de chaque épisode alors qu'ils sont censés être des ennemis mortels. François Vidocq, évadé du bagne de Toulon, est devenu le Chef de la Sûreté en ces temps troublés du premier Empire et de la Restauration entre 1810 et 1820. Flanqué d'acolytes (tel Desfossés [Jacques Seiler]) ex-bagnards comme lui, François Vidocq va déjouer des complots divers et variés. Il est aussi assisté par Flambard (Marc Dudicourt, inénarrable), un inspecteur de police zélé, le souffre-douleur de toute l'équipe. Au fil des épisodes, on peut noter le soin apportés aux décors (beaucoup d'extérieurs ont été tournés à Senlis), aux costumes, aux dialogues. C'était un temps où la télévision française ne lésinait pas sur les moyens. Les acteurs et les télespectateurs sont à la fête. Faites-vous offrir le coffret des 13 épisodes, vous ne le regretterez pas. En bonus, il y a des entretiens avec Claude Brasseur, Danièle Lebrun, Marc Dudicourt et Marcel Bluwal.

9 novembre 2013

Puzzle - Franck Thilliez / Demain j'arrête! - Gilles Legardinier / Petits suicides entre amis - Arto Paasilinna

 Voici trois romans lus récemment.

Je commencerai par Puzzle (Editions Fleuve noir), le nouveau roman de Franck Thilliez. Il a même bénéficié de la pub dans le métro parisien, c'est dire. Je résumerais mon sentiment sur ce roman en deux onomatopées: mouai, bof. C'est le premier Franck Thilliez que je lisais. J'ai fait figure d'extra-terrestre face à tous les fans de cet écrivain (et ils semblent nombreux). En effet, à l'occasion d'une soirée privée (à Paris) organisée par une enseigne très connue, trente personnes -dont moi- ont rencontré Franck Thilliez, qui fêtait ses 40 ans le 17 octobre dernier. Franck Thilliez nous a expliqué parmi d'autres choses qu'avant de commencer un roman, il se documentait beaucoup sur les faits divers scientifiques ou autre. En l'occurrence, Puzzle tourne autour d'un jeu de rôle virtuel et réel, "Paranoïa", et de la découverte par des policiers d'un crime de masse dans un chalet en montagne. En effet, 8 personnes ont été assassinées avec un tournevis orange. Sinon, le roman qui traite de schizophrénie et de psychiatrie se passe en grande partie dans un hôpital psychiatrique désaffecté en pleine montagne. Là, un homme nommé Hadès est le maître d'un jeu (une sorte de chasse au trésor) qui doit rapporter 300 000 euros au gagnant. Parmi les 7 candidats, il y a Ilan Dedisset et Chloé Sanders. Je ne vous en dirai pas plus, sauf pour souligner que le roman m'a paru long (428 pages tout de même), que c'est moyennement bien écrit et qu'au bout du compte, l'intrigue est embrouillée: j'ai été un peu perdue dans les méandres de l'histoire. Peut-être est-ce volontaire de la part de l'auteur? J'ai récupéré deux autres romans de Franck Thilliez dans ma PAL: Atomka (l'avant-dernier paru), et un volume qui rassemble ses deux premiers romans, Train d'enfer pour Ange rouge et Deuils de miel où l'on fait connaissance des deux personnages récurrents qui apparaissent dans un roman sur deux: le commissaire Sharko et le lieutenant Sibersky.

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Maintenant, voici Demain j'arrête! de Gilles Legardinier (Editions Pocket, 400 pages), qui a été chroniqué sur de nombreux blogs. Ecrit par un homme, ce roman nous raconte l'histoire de Julie Tournelle, jeune employée de banque dans une ville de province qui va devenir employée dans une boulangerie par amour pour Ric Patratas (cela ne s'invente pas). Ce jeune homme mystérieux semble cacher un secret. Tout le monde est beau et gentil dans ce roman: les hommes sont tous débrouillards, de vrais gentlemen envers les dames. En revanche, Julie m'a paru un peu godiche par moment, mais elle a un coeur en or. J'ai trouvé ce roman gentillet, mais pas de quoi fouetter un chat avec un bonnet péruvien.

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Pour terminer, j'ai continué ma découverte d'Arto Paasilinna (lire mon billet) avec Petits suicides entre amis (Editions Folio, 290 pages), et je n'ai pas été déçue. Une trentaine de finlandais déprimés, mélancoliques, ruinés (je vous laisse les découvrir) se retrouvent dans un beau car Pullman, car ils ont décidé de se suicider tous ensemble en faisant le grand saut dans l'océan au cap nord en Norvège, mais rien ne se passe comme prévu. Des récalcitrants de dernière minute retardent le moment fatal de passer de vie à trépas. J'ai suivi avec intérêt le voyage de ces personnages qui, après la Norvège, vont aller en Suisse et de là jusqu'au sud du Portugal, après avoir échangé des coups avec des Allemands querelleurs. Sans dévoiler la fin, on peut deviner que tout va bien se terminer pour les suicidaires qui vont retrouver le goût de vivre. Un roman vraiment sympa.

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